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 Puisque dans nos veines coule le même sang [Pv Sophie Atlan]

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MessageSujet: Puisque dans nos veines coule le même sang [Pv Sophie Atlan]   09.01.10 17:33

" Ma chérie,

Cela fait cinq ans que nous nous adressons plus la parole, je le regrette amèrement, je t’ai fait parvenir plusieurs lettres déjà auxquelles tu as tout juste répondu, avec froideur. Pardonneras-tu un jour ton père qui n’a voulu que te protéger par cet enlèvement voici quatre ans. Je comprends aujourd’hui mon erreur, tout l’Europe parle de l’amour que le Roi et toi vous vous portez. Mais tu sais bien les aventures que Sa Majesté a eu avant de te rencontrer et de t’aimer d’un sentiment sincère, oui je l’avoue j’ai eu peur. Peur que tu ne sois qu’une de plus sur cette liste déjà longue, que tu souffres, que tu sois déshonorée à jamais, je ne l’aurai pas supporté. Néanmoins force m’est faite à cette heure de reconnaître que je me suis trompé. Vous vous aimez et je ne ferai rien de plus pour vous séparer … Je voudrais tant te revoir et te parler, j’ai tant de choses à te dire, à te confier, une révélation à te faire mais si c’est difficile de t’en faire part par le peu de réponses que tu m’offres. Ma chérie, ne pourrions nous pas nous accorder une trêve ?

Ton père qui t’aime "



***

" Père,

Votre courrier m’a beaucoup ému, je puis comprendre vos raisons même si votre geste fut beaucoup trop extrême. C’est pour cela que j’oublie ce que vous m’avez fait subir, car de cette séparation à laquelle vous nous avez contraint Louis et moi-même n’a fait que renforcer nos liens. Peut-être devrais-je même vous en remercier … Mais vous me parlez de révélations et vous me faites peur ! Seriez-vous atteint de quelque mal ? S’agit-il de Mary ? Comment se porte t-elle ? Parlez sans détours et sans crainte, que se passe t-il ?

Bien à vous,

Votre fille attentionnée "


***

" Ma chérie,

Je prends demain un navire pour la France, retrouvons nous dans une semaine à la corne d’abondance, une auberge de Paris. Je n’ai pas le cœur de te dire tout ceci par écrit, je préfère le faire de vive voix.

Ton père à qui tu manques

***


Meudon
Dix jours plus tard …


L’hiver laissait son empreinte blanche sur toutes les routes aux abords de la Capitale. Le carrosse d’Amy avait bien du mal à circuler sur ses chemins gelés, mais la favorite ne pensait pas à ces difficultés, mais à bien d’autres qui l’attendaient en cet après midi. Ce que lui avait appris son père voici trois jours ne la quittait plus. Une sœur ? Une demi-sœur ? Sophie Atlan ? Ainsi donc son père avait trompé sa mère, après des retrouvailles chaleureuses dues à cinq ans d’absence, la favorite en voulait encore à son père. S’était-il excusé pour obtenir la faveur qu’il réclamait d’elle ? Prendre soin de cette jeune fille !

Bien sûr la comtesse n’était pas sans cœur surtout pour une personne de son sang mais comment annoncer à cette personne ce lien qui les unissait, lui donner peut-être de l’espoir et lui rétorquer que son père ne pouvait pas la reconnaître officiellement puisqu’elle n’était qu’une fille du peuple. Devait-elle tout avouer ? Devait-elle mentir ? La situation devenait délicate.

Grâce à une relation Angélique de Vileroy repartie en province, Amy avait découvert que Mademoiselle Atlan ne comptait plus parmi ses dames de compagnie et que celle-ci avait rejoint Meudon.


- Nous arrivons Madame la Duchesse.

Le carrosse s’immobilisa soudain et l’épaisseur de la neige fit grincer les roues. Amy se recouvrit la tête du capuchon de son long manteau, se protégea les mains de son manchon en fourrure d’Hermine. Elle se rendit à l’église et rencontra presque tout de suite le prêtre qui s’y trouvait. Celui-ci occupé à placer des cierges auprès d’une statue de la Sainte Vierge fut surpris d’accueillir en ce lieu saint une aussi grande dame.

- Je vous remercie mon père de m’avoir reçu aussi promptement, je parlerai sans ambages, connaissez-vous une jeune personne du nom de Sophie Atlan ?

- Certes ma fille, elle loge non loin d’ici, au 7 rue du bourg

Amy allait tourner les talons sur un merci, lorsque celui-ci ajouta :

- Mais à cette heure elle doit être encore chez sa patronne, une bourgeoise qui coiffe les personnes du château. Sa boutique se nomme " Coup de poudre "

- Je vous sais gré de ce renseignement précieux mon père, je vous souhaite une bonne journée.

La comtesse reçut une rapide bénédiction et sortit en toute hâte du presbytère. Le château situé un peu plus loin, Amy décida de ne prendre aucun risque de tomber dans son état, et remonta dans le carrosse, demandant au cocher de trouver " Coup de poudre ". En un quart d’heure, il s’arrêta devant celle-ci. Il s’agissait d’une mignonne petite boutique dans un bâtiment ancien mais fort charmant. La favorite ôta son capuchon, entra et une petite clochette sonna à son arrivée.

- Qui est-ce ?

- Voyez comme elle est bien mise ! Sans doute une dame de la Cour !

Les précieuses qui se faisaient coiffer eurent tout à coup des yeux exorbités et fixés sur elle. Elles désiraient toutes connaître le nom de cette riche personne. Une femme quelque peu dodue fit alors son apparition de l’arrière boutique. Elle vint à elle un sourire gracieux aux lèvres, et lui fit presque une révérence.

- Bien le bonjour votre grâce, en quoi puis je être utile ?

- Bonjour, je cherche Sophie Altan, on m’a dit qu’elle travaillait ici.

- C’est en effet exact.

- Je désirerais lui parler avec votre permission.

La bonne femme presque vexée qu’Amy ne soit pas venue pour une coiffure, mais pour sa soubrette repartit de mauvaise grâce dans l’arrière boutique afin de la chercher. La favorite n’écoutait plus les propos entretenues par les clientes, ses mains étaient moites et son regard ne quittait plus le petit rideau qui la séparait de sa demi-sœur. A quoi ressemblait-elle ? …

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MessageSujet: Re: Puisque dans nos veines coule le même sang [Pv Sophie Atlan]   07.05.10 11:21

Les premier rayons de l'aube scintillaient sur la neige blanche qui recouvrait les toits des maison de la petite ville où vivait désormais Sophie. En cet hivers froid, une petite laine supplémentaire n'était pas de trop! Un frisson parcourt l'échine de la jeune femme... Le feu si chaleureux de la cheminée de sa chambre c'était éteint pendant la nuit et la température de la pièce était devenue glaciale! Cependant Sophie aimait cette sensation de froid, cela lui rappelait qu'elle était bel et bien vivante en ce jour... Elle ne regrettait aucunement la tendance de la Cour à trop chauffer les pièces qu'elle appréciait que moyennement. Combien de fois la jeune Angélique de Vilenoy dont elle était la suivante lui avait demandé de remettre une buche dans la cheminée alors qu'elle se serait au contraire plutôt dévêtue de son châle? Au moins une centaine!

*Ahh, la comtesse de Vilenoy! Une fort charmante personne * pensa la jeune femme en se levant.

Cela faisait maintenant prés d'une saison que cette noble dame avait quitté la Cour de Versailles pour retourner sur es terres. Sophie sera toujours reconnaissante à Angélique de lui avoir permis de quitter on emplois aux cuisines du château... et aussi de lui avoir donné l'occasion de rencontrer l'homme de sa vie au cours d'une de leur promenade dans les jardins... Et oui, la petite Sophie s'était amourachée d'un des jardiniers... Que voulez vous! Il faut croire que tout arrive.

La cloche de l'église retentit huit fois au loin!
Ah, comme la jeune demoiselle avait horreur du son de cette maudite cloche qui lui annonçait chaque matin qu'il était l'heure de se rendre chez cette grosse bourgeoise pour aller laver son magasin! Sophie avala son petit déjeuné en vitesse et se mit en route vers la boutique. Comme elle haïssait ce travail! C'était encore pire que de s'occuper des cuisines de Versailles. Et ce n'est pas peu dire! Enfin, d'un autre côté la jeune femme n'était pas mécontente d'avoir trouvé un emplois, cela lui permettait de survivre jusqu'à ce qu'elle ai de nouveau l'occasion de retourner au château comme domestique... et retrouver son beau jardiner...

Au bout d'un quart d'heure, la jeune femme arriva devant la boutique 'Coup de poudre'. Le magasin était déjà ouvert... Une grosse dame attendait à l'intérieur tapant du pied, les sourcils froncés... Prenait une fausse mine fautive la demoiselle poussa la porte et attendit que l'orage éclate.

-Encore en retard Mademoiselle Atlan! Comme d'habitude n'est ce pas?

Sophie baissa la tête, tentant de prendre un air honteux. Si elle voulait garder son travail, il fallait bien que que sa patronne pense qu'elle culpabilisait...

-J'imagine que vous avez encore passé votre soirée à la taverne avec je ne ais quels ami peu fréquentables et que vous n'avez pas réussi à vous lever à l'heure! Est ce que je me trompe? C'est scandaleux mademoiselle Atlan! Cela fait cinq fois ce mois ci que vous n'êtes pas à l'heure! Si cela se reproduit je serait contrainte de vous mettre à la porte!

*Comme si c'était une contrainte pour vous!* Ne pu s'empêcher de penser Sophie!

-Je suis désolée madame, cela ne se reproduira plus...

-J'espère bien! Aller, au travail maintenant. Je retiendrait cinq sous sur votre salaire pour votre retard.

-Bien madame. J'y vais de ce pas!

*Elle n'allait tout de même pas imaginer que j'allais la remercier de sa clémence quand même! * rumina Sophie en quittant la pièce pour se rendre dans l'arrière boutique.

Jamais la patronne de Sophie ne l'aurait renvoyée, même ci cette dernière arrivait en retard tous les jours. En effet, la jeune femme accomplissait on métier à la perfection et connaissait les dernière modes à la Cour, ce qui était très précieux pour sa patronne.
Sophie n'avait jamais dit qu'elle avait été suivante d'une comtesse à la Cours, elle ne tenait pas a ce que cela se sache dans la ville. Les gens ne comprendraient pas pourquoi elle n'y était pas restée et imagineraient qu'elle s'était faite congédiée pour vole ou encore parce qu'elle était incompétente. Si Angélique ne l'avait pas gardée à son service cela était uniquement parce que la comtesse n'en avait pas les moyens, mais cela était une chose qu'elle gardait secrète par amitié envers son ancienne maîtresse pour ne pas que sa réputation soit salie.

Au bout que quelques heures à préparer des poudres et autre onguents pour les précieuses qui venaient e faire coiffées, sa patronne entra brusquement dans l'arrière boutique. D'ordinaire, jamais la bourgeoise n'entrait dans cette pièce et restait dans la boutique à s'occuper de es clientes. Si elle avait besoin d'aide elle l'appelait autrement elle la laissait faire son travail.

- Qu'y a-t-il madame? Demanda Sophie d'un ton étonné et curieux

-Quelqu'un te demande dans la boutique! Va y.

Puis la patronne s'écarta pour la laisser passer. De plus en plus étonnée la jeune femme sortie donc de l'arrière boutique pour aller rencontrer cette mystérieuse personne...

C'est ainsi, ses longs cheveux noir en bataille et un tablier ainsi que ses mains tachés de poudre qu'elle rencontra pour la première foi la Comtesse de Leeds qui n'était autre que sa demi-sœur dont elle ignorait son lien de parenté.
Ayant reconnue la dame qui était en face d'elle grâce aux enseignements qu'Angélique lui avait donnés, Sophie effectua une petite révérence pris la parole.

-Madame la Comtesse, ravie de vous rencontrer, commença-t-elle avec son sourire a la fois chaleureux et ironique qu'elle affichait devant les personnes de la Cour. Puis-je savoir ce qui me faut l'honneur de cette visite sans vouloir me montrer trop indiscrète?

La jeune femme attendit la réponse de la comtesse avec la plus grande curiosité.

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MessageSujet: Re: Puisque dans nos veines coule le même sang [Pv Sophie Atlan]   17.08.10 15:53

Les dames dont les cheveux attendaient impatiemment d’être poudrés, pour une réception à l’hôtel particulier du premier consul le soir même, se questionnaient sans discrétion aucune. Amy les écoutait avec une pointe d’amusement, malgré son anxieté.

- Je serai prête à parier cent louis qu’il s’agit bien d’elle.

- Vous divaguez ma chère, que ferait donc la maîtresse du Roi ici ?

- Elle cherche la soubrette, vous l’avez bien entendu.

- Ceci est fort étrange. Non, il ne doit pas s’agir d’elle. Une favorite a toutes les domestiques qu’elle souhaite. Elle n’a point besoin de venir les quérir en ces lieux.

Ce qu’elles disaient n’était que trop vrai, c’est pour cela qu’Amy avait déjà réglé tous les détails de sa future rencontre avec Sophie Atlan, afin que l’affaire passe la plus inaperçue possible. D’ailleurs la jeune fille se faisait attendre, sans doute cette mégère de patronne la retenait-elle à quelque avilissante besogne. D’un autre côté, la comtesse était si fébrile à l’idée de la voir, que peut-être les minutes lui semblaient inconsciemment des siècles. Elle leva donc les yeux au ciel et soupira profondément, se plaignant de la sorte de cette interminable attente.

Lorsque la jeune fille enfin lui apparut, le cœur de la favorite ne put s’empêcher de faire un bond dans sa poitrine. La ressemblance avec Harry of Leeds était frappante, à les mettre côte à côte, les remarques telles que : Vous êtes tout à fait son portrait, auraient fusé. A bien y réfléchir, Mary également possédait une forte ressemblance avec son père Noailles, qu’Amy avait déjà pu croiser dans les couloirs du palais. Seule elle, tenait donc physiquement du côté des Maridor, de sa mère Louise dont le portrait en pied la représentait aussi blonde que les blés.

La comtesse resta donc figée quelques instants, tandis que la servante s’avançait vers elle, un sourire courtois aux lèvres. O surprise, Sophie s’adressa à elle comme si elle la connaissait déjà. Cependant elles ne s’étaient guère déjà croisées ! La favorite chercha dans ses souvenirs et sous cet effort, elle fronça les sourcils. Non Amy était servie par bon nombre de personnes et ne pouvait se souvenir de toutes, mais vraiment c’était la première fois qu’elles se rencontraient. Les pies aux alentours les scrutaient avec toute la curiosité du monde.


- Je suis moi-même ravie de faire votre connaissance, mademoiselle. J’aurai aimé vous entretenir en privé quelques instants, si bien sûr votre maîtresse vous le permet ?

La favorite jeta un regard par-dessus l’épaule de la jeune fille, pour avoir la dite approbation de la propriétaire de « Coup de Poudre » Elle ne doutait pas de l’obtenir cela dit, vu son rang, vu son équipage, vu les louis qu’elle venait de poser sur une des tables, comme cette femme aurait-elle pu refuser ?

- Mais bien sûr, j’offre la matinée à Sophie et elle ne sera aucunement lésée, sur ses gages !

- Je vous remercie, vous êtes bien aimable Madame.

L’ironie et le cynisme étaient également l’apanage de la favorite. Elle avait déjà pu noter que sa demi- sœur et elle possédaient ces deux traits de caractère, ce qui lui plaisait, il fallait bien l’avouer. Amy ouvrit la porte de la boutique et fit signe à Sophie de sortir. Une fois à l’extérieur, la comtesse fit quelques pas en direction de son équipage.

- Vous devez être glacée jusqu’aux os, mademoiselle. Nous serons plus à l’aise à l’intérieur de mon carrosse, j’y ai des couvertures chaudes. Jean, vous ferez le tour de la ville je vous prie.

Le cocher descendu de son siège, fit dégringoler le marche pied et offrit la main aux deux dames, puis obéissant aux ordres d’Amy, l’équipage se mit à en route.

- Mademoiselle Atlan, sans doute êtes vous surprise par ma visite, bien que j’ai pu noter que vous me connaissiez déjà. Je suppose que cela est en partie du à notre relation commune, madame de Villenoy. Je viens justement sur sa recommandation. Vous avez été pour elle une suivante parfaite, et je me fie complètement à son jugement. Aussi, je viens vous proposer la charge de lectrice de ma Maison.

Un sourire quelque peu ironique encore s’afficha sur ses lèvres.

- A moins bien entendu que vous ne désiriez demeurer auprès de … votre actuelle maîtresse.

Il s’agissait de la première partie de l’affaire. Qu’elle accepte ! Amy n’était pas prête à tout lui révéler aujourd’hui. Tout d’abord elle désirait l’avoir auprès d’elle, lui offrir une vie agréable, apprendre à la connaître … Seul l’avenir déciderait pour la suite.

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MessageSujet: Re: Puisque dans nos veines coule le même sang [Pv Sophie Atlan]   03.09.10 14:02

Dit-donc! Cette journée débutait décidément de la plus étrange des façons! La favorite du Roi se pointe dans une petite boutique de province pour voir une simple domestique et sa patron se montre généreuse avec Sophie alors qu'elles se haïssent mutuellement sans se l'avouer. Le monde ne tournait apparemment pas rond aujourd'hui!

Avec un charmant sourire exagéré à outrance Sophie se vit obligée de remercier sa patron de son beau geste.

_ Merci madame de votre acte de bonté envers moi.

Puis, sans la moindre gène, elle tourna grossièrement le dos à la grosse bonne femme, démontrant par cette action à quel point les mots qu'elle venait de prononcer lui avaient coûté. L'hypocrisie à laquelle Sophie était contrainte chaque jour que Dieu fait lui donnait des ulcères! Comme cette société était mal faite!

*Heureusement oui que tu m'accordes ma journée sans me la retirer de ma solde vieille peau ! Il ne manquerait plus que ça! * ne pu s'empêcher de penser la jeune domestique.

Face à la favorite du roi, la jeune femme se radoucie quelque peu. Il était rare que les personnes du grand monde se souciaient des domestiques. Rien que le fait d'entendre Amy exprimer son vœu de s'entretenir avec elle sous la forme d'une requête et non de l'exiger comme beaucoup de noble l'aurait fait à sa place accordait déjà à la comtesse une petite place dans l'estime de Sophie.

*C'est que cette dame me semble ma foi fort sympathique*

Un sourire franche et amical replaça le sourire factice de Sophie.

_ C'est avec plaisir que je vous suivrais Madame pour entendre ce que vous souhaiter me dire.

La jeune femme rejoignit donc la Comtesse ç l'extérieur de la boutique lorsque celle-ci lui fit signe de la suivre.
A sa grande surprise, Amy lui proposa de prendre place à l'intérieur de son carrosse. Depuis quand les domestiques étaient traités avec tant d'égards par les nobles?

*Dit-donc, cette dame à des manières fortes étranges pour une noble! Que me veut-elle donc?*

Cependant Sophie ne laissa rien paraitre des interrogations qui ne faisaient que se multiplier à une vitesse hallucinante dans sa tête. Pourquoi la favorite du roi venait-elle en personne la voir? Pourquoi ne l'avait-elle pas faite mander au château? Pourquoi être venue la chercher à la boutique si elle souhaitait de la discrétion?
L'imagination de la domestique étant débordante, une centaine de réponse tout aussi abracadabrantes les unes que les autre fusaient dans son esprit. Peut-être qu'Angélique avait été impliqué dans quelques histoires et qu'on voulait faire parler Sophie contre son ancienne maîtresse? Si ça se trouve Amy voulait protéger Angélique? Ou peut-être était-ce l'inverse?
Rien ne pouvait l'aiguiller, pas un indice n'avait filé depuis le début de l'entrevue.

*Avec l'esprit tordu des nobles, comment pourrai-je prévoir leur réactions de toute façon? Je me fatigue pour rien là*

La jeune femme chassa donc ces question qui ne faisaient qu'embrumer sa réflexion et se contenta de monter dans le carrosse à la suite de la Comtesse. Elle allait bientôt avoir des réponses, à quoi cela servait donc de s'impatienter de la sorte?
Sophie attendit poliment en silence que la belle dame prenne la parole, ce qu'elle fit de suite:

- Mademoiselle Atlan, sans doute êtes vous surprise par ma visite, bien que j’ai pu noter que vous me connaissiez déjà. Je suppose que cela est en partie du à notre relation commune, madame de Vilenoy. Je viens justement sur sa recommandation. Vous avez été pour elle une suivante parfaite, et je me fie complètement à son jugement. Aussi, je viens vous proposer la charge de lectrice de ma Maison.

La moue sereine de Sophie se dissipa bien vite. Était-ce tout? N'avait-elle rien d'autre à lui dire?
Si c'était le cas, Amy ne se serait pas déplacée en personne pour lui proposer un emploi à la cour, cela était certain. Il y avait forcément autre chose... Pourtant son interlocutrice ne semblait pas vraiment avoir envie d'en dire plus.
La domestique fixa la Comtesse une dizaine de secondes.

*Que vais-je bien pouvoir répondre à ça moi?*

Bien sur, cela faisait des mois que Sophie rêvait de retourner à Versailles! Il faut bien avouer que la vie la bas était bien plus confortable et la solde meilleure mais ce n'était point pour cela que la jeune femme souhaiter y retourner. En effet une dés raisons qui la poussait à vouloir accepter l'offre d'Amy était d'une part l'intérêt du travail qu'elle lui proposait. Le père de Sophie lui avait fait prendre de cours de lecture et d'écriture dans son enfance auprès d'un prêtre de Paris. Cela lui avait couté une fortune! Mais son père avait été intraitable, cela était indispensable pour elle de savoir lire et écrire pour 'ne pas se faire couillonner par des imbécile dans la vie' d'après ses mots. Le langage de l'homme avait toujours été un peu cru en toute circonstance. Et Sophie devait se faire violence en de nombreuses occasion pour ne pas suivre son exemple.
Ces cours allait de nouveau s'avérer utile apparemment aujourd'hui. La première fois, ça avait été pour la convaincre que les prêtres sont des charlatans doublés d'escots, mais cela ets une toute autre histoire.
La seconde raison qui la poussait à accepter la proposition de la Comtesse était que l'homme de on cœur travaillait également à Versailles... Mai bien évidement, elle n'allait pas raconter cela à la favorite du roi...

Sophie laissa échapper une moue songeuse sur son visage... La raison de la présence de la Comtesse en ce lieu loin de la cour continuait tout de même de la tracasser...

*Et puis zut!*

_D'accord, j'veux bien de votre charge, annonça Sophie d'un ton léger

Elle pris soudain un air sérieux, ce qui ne lui arrivait que très rarement. N'y tenant plus elle rajouta d'un ton neutre sans la moindre émotion jetant un froid glacial dans le carrosse:

_ Et maintenant, pouvons nous parler de la véritable raison de votre présence ici Madame?

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MessageSujet: Re: Puisque dans nos veines coule le même sang [Pv Sophie Atlan]   09.09.10 19:21

Le moins que l’on pouvait dire en écoutant Sophie Atlan, c’est que cette jeune fille ne manquait ni d’aplomb, encore moins d’audace, et surtout pas d’intelligence. Amy la considérait avec fierté, car jusqu’alors elle ne se représentait nullement cette autre demi-sœur. Bien au contraire, les mystères de l’imagination étant ce qu’ils sont, la favorite avait d’elle des pensées bien trompeuses autant les unes que les autres. Tantôt harpie, tantôt ange, Sophie n’était finalement ni l’une ni l’autre ! Il s’agissait d’une forte tête, sans doute aussi butée qu’elle, d’une révoltée autant qu’elle avait pu en juger avec la patronne de l’établissement.

Aussi, la façon toute directe et légère avec laquelle elle accepta la charge qu’elle lui proposait, fit sourire Amy ! Décidément elle lui plaisait, même si bien sûr, Sophie ne possédait en rien le caractère de Mary ni sa douceur. Elle ne pourrait jamais sans doute avoir le même amour fraternel qui l’unissait à Mary. Mais Amy, tendre de cœur, chérissant toute personne portant son sang, était désormais assez persuadée qu’elles apprendraient toutes deux à s’apprécier. Tout au moins elle l’espérait.


- Je suis ravie que vous acceptiez aussi promptement cette charge, vous ne le regretterez pas mademoiselle !

Amy s’apprêtait donc à ordonner à son cocher que l'on prenne la direction de son domicile pour que l’on récupère les effets de sa nouvelle lectrice, lorsque …

" Et maintenant, pouvons nous parler de la véritable raison de votre présence ici Madame? "

Cette question brutale et inattendue de Sophie la coupa net dans son élan. Un froid instantané s’empara de ses membres, tandis qu’elle en restait médusée. La favorite pouvait s’attendre à tout de la part d’un noble. Amy pouvait également ne rien laisser au hasard dès qu’il s’agissait de mentir à quelqu’un en audience. La comtesse possédait ce self control so british qui ne lui donnait aucune émotion compromettante, utile à un éventuel ennemi. Mais là … il s’agissait d’une première ! Qu’une personne du peuple, future employée lui demande des comptes, elle n’y était décidément pas habituée. Sa mâchoire s'en crispa !

Amy respectait ses domestiques et même dans le temps s’était confiée à une jeune cuisinière, Marine Gavois sur ses sentiments. En somme, elle n’était pas de ces nobles prétentieux qui écrasaient d’un seul regard ce que les plus grands appelaient " la populace " Mais de là à se faire questionner … non la coutume ne voulait pas ça ! En clair, Sophie Atlan venait de prendre de court, pour la première fois de son existence, la favorite en titre, ce qui était une prouesse de taille quand on la connaissait !

Un silence lourd s’installa quelques instants entre les deux jeunes femmes. Que répondre à cela ? Qu’elle était le fruit adultérin de son père Harry of Leeds ? Que c’était pour prendre soin d’elle, qu’elle venait la tirer des griffes de cette femme ? La tête commença à lui tourner dangereusement, aussi elle passa une main sur son front quelques secondes. Main aussi froide que le marbre. Lui dire la vérité donc ? Non non il ne fallait pas, la lui dire en partie peut-être ? Car l’émotion que venait de lui donner sa nouvelle suivante ne lui permettait pas le mensonge, elle aurait rougi, bégayé lamentablement.


- Vous avez raison mademoiselle … je vais vous expliquer pourquoi je suis venue moi-même à votre rencontre.

La comtesse se redressa sur la banquette, afin de prendre une certaine contenance avant de commencer.

- Voilà … je me dois de vous dire que votre ancienne maîtresse, Madame de Villenoy m’a confié qu’elle vous avait engagé sur le conseil et puisque vous avez des pensées si pertinentes, disons le clairement, plutôt l’ordre déguisé d’un homme. Je ne le connais pas, mais ce que je peux vous dire c’est que cet homme, particulièrement intéressé par votre sort faisait en sorte que vous ayez la meilleure vie qui soit. Il était apparemment le messager et l’exécuteur des ordres d’un autre.

La comtesse disait vrai … cet homme, un grand homme de la Cour était en quelque sorte le protecteur français de Sophie au nom de leur père commun. Amy ne le connaissait pas, mais elle avait entendu dire qu’il s’agissait d’un homme fort puissant !

- Je ne peux vous en dire plus hélas … Angélique de Villenoy qui d’abord n’avait fait cela que sous une forme de pitié, vous a apprécié par la suite réellement et vous a alors chaudement recommandé à moi. Si vous le voulez bien donc mademoiselle, votre charge auprès de moi vous apportera la prospérité, mais également peut-être la clef de cette énigme.

Elle osa poser sa main sur la sienne dans un geste amical et sincère.

- Je suis convaincue que votre vie possède un véritable secret, je vous offre mon appui pour le découvrir !

La favorite ne disait pas totalement faux ! Elle-même, bien qu’elle en sache beaucoup plus sur le sujet, ne connaissait pas tout et bien des points restaient obscurs ! De plus , elle le lui dirait, oui elle le lui dirait … mais pas aujourd’hui, pas maintenant ! Alors elle enchaîna …

- Allons-nous chez vous récupérer vos affaires ?

Passant la tête par l'ouverture de la porte de son carosse, Amy ordonna à son cocher de prendre enfin la direction de la maison de Sophie. Une nouvelle vie les attendait toutes deux à Versailles.

HJ : Je te laisse répondre et clôturer à ton tour le topic. Wink

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MessageSujet: Re: Puisque dans nos veines coule le même sang [Pv Sophie Atlan]   31.10.10 21:29

Un léger sourire éclaira le visage de Sophie. Elle ne s'était pas trompée dans ses déductions. La contesse n'était pas venue pour rien jusqu'ici. La réaction tendue de la jeune femme qui lui faisait face ne pouvait être trompeuse. La petite révolté écouta donc attentivement les révélations que semblait être sur le point de lui faire la favorite du roi.

*Alors comme ça un homme haut placé me protègerait! Mais comment cela pouvait-il être possible? *

Toutes les convictions que Sophie avait s'effondraient les unes après les autres... Comment avait-elle pu passer à coté de cela?
Tout sa vie durant, elle avait été persuadée que la noblesse de ce beau royaume n'avait que faire de sa petite personne. Et même lorsque sont père était mort, ce funeste jour où le carrosse d'une Duchesse l'avait renversé... Cette dernière n'avait fait que détourner les yeux du cadavre sanguinolent avec le plus grand dédain! Pas un regard pour la jeune fille à coté... Pas même une aumône pour l'orpheline que la fillette venait de devenir!
Sophie les avait maudit, tous ces nobles, ainsi leur désir de domination sur le peuple français. Elle haïssait les grands airs qu'ils prenaient en toute circonstance, leurs manières qui étaient si souvent indécentes envers le tiers état mais le comble de l'exaspération pour elle était cette pseudo supériorité qu'ils s'accordaient eux-même. Adolescente, elle avait bien vite établit la conclusion que pour survivre dans cette société, elle avait intérêt à ne pas accorder de crédit à leur parole. Moins elle avait affaire à eux, mieux elle se porterait!
Jamais la jeune femme n'avait eu le moindre appuis de qui que ce soit appartenant à la noblesse avant de rencontrer Angélique.
Et aujourd'hui la favorite du roi, la grande Amy Of Leeds, se pointe à son lieu de travail pour lui annoncer que ce qu'elle était devenue, elle le devait à un mystérieux inconnu de leur monde.

Non, elle ne pouvait pas l'accepter! Elle mentait, cela ne pouvait être autrement! Sophie ne devait rien à personne, elle n'avait jamais rien demandé... Ça ne pouvait pas être vrai...

Sophie baissa les yeux vers le plafond du carrosse un instant en prenant une grande inspiration afin de parvenir à se remettre les idées au clair...
Puis son regard croisa celui de son interlocutrice.

*Comment savoir ? … *

Dans un tic, Sophie se mordit la joie gauche. Cela était le signe d'une préoccupation profonde chez elle. Cependant, ce n'était pas vraiment le moment de s'attarder dans des réflexions sans fin. Elle chassa ce dilemme qui n'obtiendrait pas de réponses dans l'immédiat pour ce concentrer sur la réalité.

C'est à ce moment que la jeune femme se rendit compte que la comtesse avait posé sa main sur la sienne. Ce geste amical lui décrocha un sourire. Ce dont elle était sûre désormais, c'est que cette femme ne pouvait pas lui vouloir du mal à moins d'être la meilleure comédienne à avoir foulé la terre.

- Je suis désolée de vous de vous interroger de cette façon, je suis bien consciente que ce ne sont pas vraiment des manière qu'on emploie chez vous j'imagine. Mais voyez-vous j'aime bien savoir où je mets les pieds avant de m'y rendre.

La jeune femme espérait que ces simples excuses feraient en sorte que la comtesse ne lui tienne pas trop rigueur de son audace. La plupart des nobles n'appréciaient guère ce qu'elle même jugeait comme une qualité. Quitte à travailler pour Amy, autant ne pas la froisser des leur première rencontre.

- Allons-nous chez vous récupérer vos affaires ?

- Oui, je veux bien Madame. Je m'en aurais pas pour longtemps à préparer mes affaires.

Le carrosse se mit a avancer et le bruits des sabot raisonna sur la route pavée.

* En route pour Versailles! Et pour tirer au clair tous ces mystères... *

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