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 Quand Merteuil et Valmont complotent ...

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Sofia Farnèse

« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Je l'ai fermé par sa faute. Seul lui pourrait le rouvrir un jour ...
Côté Lit: Je ne suis pas de celles qui se couchent pour un sourire. A peine pour un diamant, mais souvent pour la passion.
Discours royal:



♈ LA BELLA FARNESE ♈
Più bella cosa non c'è

Âge : 24 ans
Titre : Princesse Farnèse, Princesse Chimay par mariage
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MessageSujet: Quand Merteuil et Valmont complotent ...    Quand Merteuil et Valmont complotent ...  Icon_minitime16.04.15 14:46

Quand Merteuil et Valmont complotent ...  2zre1wg
« La nature n'a accordé aux hommes que la constance,
tandis qu'elle donnait aux femmes l'obstination. »
Les soirées peuvent se montrer pleines de surprises. En ce bal donnée par le duc de Lorraine, comme quoi la guerre n'empêche pas les divertissements, Sofia avait un objectif de taille : finir de séduire le prince du Danemark, qu'il lui tombe tout cru, et s'assurer un avenir digne de la princesse qu'elle était ! Et puis un jeune prince nouvellement célibataire ne pouvait qu'être un excellent galant, et voire même plus ! Oui, la Farnèse aimait prévoir à long terme et s'assurer un avenir. Faire la belle, c'était une excellente occupation au quotidien, recevoir des cadeaux, des petits mots, se pavaner à la Cour … mais Sofia le savait, tout cela était éphémère, il fallait préparer le terrain pour l'avenir, et quoi de mieux que de se faire passer la bague au doigt, qui plus est par un bon parti, riche de préférence ? C'était pour cela qu'elle avait sorti ses beaux atouts dans cette robe rouge flamboyante décolleté en rond avec de la dentelle.

C'était de la pure coquetterie qu'aimer être admirée, sentir les regards sur soi, parfois envieux, parfois jaloux, et d'autres rêveurs, elle aimait créer la sensation, ne pas passer inaperçue et sentir désirée, voire même un peu jalousée, les femmes sont souvent les plus cruelles pour cela. Mais de tous ces regards, seul celui du prince danois comptait car il était la cible de ce petit manège. Qu'il était facile à berner, à manipuler et à séduire, il aimait aussi qu'on le désire, mais qu'on lui résiste aussi. Sofia n'avait pas envie d'être une simple poule de lit, et c'est pour cela qu'elle soufflait le chaud et le froid avec lui, donnait pour reprendre ensuit, et ne pas passer le pas de sa chambre. Du moins pas de suite. Ce soir peut être ? Non, il lui fallait un dernier cadeau, histoire que ça vaille le coup. Il ne suffit pas d'être beau et riche, il faut aussi être généreux, c'est tout de même une qualité de taille ! Et là oui, la taille comptait … du carat bien sûr ! Tout était parfait dans le plan de la jeune femme, ces danses où l'on ne pouvait se toucher ressemblaient presque à une parade de séduction, le prince semblait prêt à mordre à l'hameçon. Mais alors pourquoi avoir eu l'idée de partir ?

C'était simple, Sofia avait remarqué dans la foule un compagnon de complot avec qui elle ne s'était pas entretenue depuis un certain temps. Le saxon avait mis sur pied un plan diabolique pour séduire une jolie colombe et l'intrigante qu'elle était n'avait pas pu s'empêcher de s'en mêler, et elle voulait savoir où cela avait évolué, Derek n'ayant pas donné signe depuis un certain temps. Cela ne prendrait que quelques minutes, l'histoire de savoir comment avançait leur entreprise et si leur proie avait envoyé un courrier. Le temps d'une danse ou deux, en somme !

« Je passe mon tour pour la prochaine danse, je viens de voir un ami dans la foule, je dois venir aux nouvelles de sa fiancée, une bonne amie à moi. Je ne serais pas longue, vous avez le temps d'amuser une de vos admiratrices qui n'attendent qu'un signe de vous. » lança t'elle au prince.

Elle le quitta, non sans un regard vers ces pimbêches qui n'attendaient que cela : qu'elle laisse sa place. Sofia n'abandonnait pas, mais l'intrigue ne pouvait jamais attendre. Surtout de ce genre là : Derek, fiancé  à une irlandaise, avait décidé de se créer une nouvelle identité pour séduire la douce Mary of Monaghan en la prenant par les sentiments, devenant un parfait gentleman éprit d'amour pour elle. Le but ultime étant que Mary atterrisse dans son lit. Non seulement Derek aurait une nouvelle conquête à son actif, mais compte tenu de cela, il pouvait annuler ses fiançailles. Un plan diabolique à dire vrai ! Et que faisait Sofia dans l'histoire ? Ce qu'elle savait faire de mieux : l'hypocrite. Sofia s'était rapprochée de Mary et se la jouait confidente, avant de l'influencer pour tomber dans les bras de ce prétendant, malgré sa vertu et son engagement, parce que seul l'amour comptait véritablement. A dire vrai, la Farnèse vomissait ses conseils dégoulinants de bons sentiments, elle ne pensait pas un mot de ce qu'elle disait à la douce Mary, mais si c'est cela qu'elle voulait entendre … L'italienne lui avait proposé de l'aider à rédiger une lettre pour son bel allemand, mais à cause de ses histoires stupides de scandale, révocation de chez la Reine, et son départ pour Rome, elle n'avait pas pu tenir sa promesse. Tout juste avait envoyé une lettre à Mary pour s'excuser de son départ précipité, avait donné sa version de son histoire pour minimiser ce scandale, et n'avait plus participé à ce drôle de complot, dont elle voulait savoir si cela avait avancé. Mais pour cela, il fallait retrouver Derek, le saxon disparaissait pile au moment où on avait besoin de lui !

Sofia le chercha du regard, avant de le trouver en conversation, apparemment ennuyeuse vu qu'il cachait son bâillement, avec quelques autres personnalités. Il fallait maintenant trouver un subterfuge pour l'enlever de ces messieurs barbants et en savoir enfin plus. Et comme une courtisane avec plus d'un tour dans son sac, la voici arriver, toute souriante et saluer ces messieurs, qui le firent en retour.

« Pardonnez moi messieurs de vous importuner, mais mon frère, le général Farnèse, souhaiterait s'entretenir avec monsieur de Saxe. dit-elle de sa plus belle voix.
Que diable un espagnol voudrait bien dire à un saxon ? lâcha un des hommes, surpris.
Oh, je ne suis que la messagère, ne me parlez pas de politique ! Vous me suivez ? »

Et voici les deux compères s'éloigner de ces vieux hommes sans intérêt, dont l'un était d'un sans gêne à poser ce genre de question ! A présent que les deux complices s'étaient retrouvés, il était temps de discuter !

« Il paraît que vous êtes un homme à l'emploi du temps chargé, il est rare que je vous croise, commença t'elle sur un ton badin, Mais à présent que je vous tiens, il est temps que nous parlons de notre … petite affaire. »

Les yeux de l'italienne pétillaient de malice rien qu'en y repensant, espérant ne pas être déçue des réponses de son Valmont.

« Je vous en supplie, dites moi qu'elle vous a écrit, qu'elle est assez stupide pour l'avoir fait. Que Nancy ait tout de même un quelconque intérêt ! »


______________________

PRINCESSE VENALE ✽
“Dans les contes pour enfants, les princesses donnent des baisers aux crapaud. Dans la vie réelle, les princesses embrassent les princes et ceux-ci se transforment en crapauds.”


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Derek de Saxe

« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: pas encore de problèmes cardiaques, merci de vous en préoccuper
Côté Lit: Surprise, ça bouge!
Discours royal:



En toute modestie
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MessageSujet: Re: Quand Merteuil et Valmont complotent ...    Quand Merteuil et Valmont complotent ...  Icon_minitime01.05.15 19:42

Un siècle semblait s'être écoulé depuis son arrivée en Lorraine.Toul avait été un désastre, le temps morose n'avait pas aidé à effacer cet échec de son esprit,pas plus que la compagnie dont il bénéficiait, celle ci laissant cruellement à désirer. L'annonce de la tenue d'un bal aurait dû le réjouir, mais il savait qu'il était condamné à y croiser  les mêmes personnes insipides que celles qui peuplaient son quotidien dans cette contrée oubliée de Dieu.

Il y aurait des femmes, certes, mais il ne devait pas être lui même car il n'était pas même d'humeur à se mettre en chasse.Si c'était pour tomber une nouvelle fois sur une de ces quiches qui peuplaient la Lorraine, il préférait encore l'abstinence. Toutefois il avait bien dû faire acte de présence au bal, c'est la raison pour laquelle il se tenait à présent aux côtés de vieux hauts gradés des troupes saxonnes qui se remémoraient avec nostalgie de leurs exploits militaires passés. Le Saxon tentait par politesse de paraitre intéressé, préférant tout de même leur compagnie à celle de Don Juan José ou de Brandebourg, mais il ne pouvait s'empêcher de bailler. Il scruta la salle, tentant d'apercevoir quelques bouées de sauvetage à même de l'aider à s'échapper, mais Morgan Stuart avec qui il avait sympathisé était déjà en charmante compagnie.

C'est alors qu'il aperçut une chevelure brune qui ne lui était pas inconnue. Se pourrait il qu'il ait des visions? Des rêves éveillés? Non il n'y avait pas de doute, c'était bien elle. Il se rappela alors des rumeurs qui avaient circulé à son sujet dernièrement, voilà qui expliquait sans doute sa présence ici. Elle ne perdait en tout cas pas une minute si l'on en jugeait par la façon dont le prince danois à ses côtés la dévorait du regard.

Il n'avait pas avancé d'un pouce avec elle, mais voilà qu'un membre de la maison Oldenbourg dont son arrière-arrière grand- mère Anne du Dannemark-dieu ait son âme- faisait parti semblait de son côté être près du but. Son lointain parent bénéficiait il est vrai d'un avantage non négligeable, être un Oldenbourg et le frère d'un roi apportait davantage de prestige qu'être un Wettin,même si l'on était le futur électeur d'un Etat relativement puissant comme la Saxe et la belle Italienne le savait très bien. Bien sûr il avait toujours su que la Farnèse était une opportuniste, qu'elle connaissait son charme et misait généralement sur l'étalon le plus prometteur mais il ressentait malgré lui une petite pointe de jalousie qu'il ne s'expliquait pas en la voyant avec le danois. Troublé, il détourna le regard et reporta son attention sur ses ennuyeux compagnons.

Manifestement le hasard voulait qu'il ne puisse détacher son regard d'elle bien longtemps car quelques minutes plus tard, elle débarqua sans crier gare et prétexta que son frère- qu'il ne se souvenait pas avoir rencontré- voulait s'entretenir avec lui. Cette femme mentait décidément avec un aplomb terrifiant,cela forçait l'admiration! Elle avait manifestement quelque chose à lui dire en tête à tête, mais quoi?! Il était pourtant rare qu'elle soit empressée de se trouver en sa compagnie.

« Il paraît que vous êtes un homme à l'emploi du temps chargé, il est rare que je vous croise, mais à présent que je vous tiens, il est temps que nous parlons de notre … petite affaire. »

Voulait elle dire par là qu'elle était désireuse de continuer ce qu'ils avaient commencé ce jour fatidique où ils avaient été interrompu par un vase?Elle n'avait pourtant eu aucun scrupule à l'abandonner inerte dans la chambre. Sans compter qu'elle semblait n'avoir d'yeux que pour ce danois.
Il ne put cacher sa déception lorsqu'il comprit qu'elle parlait de l'affaire vipère contre colombe. Ce n'était donc que l'amour de l'intrigue qui l'amenait à lui.Il aurait dû s'en douter, que croyait il donc? Que la lune était à portée de main?!

« Je vous en supplie, dites moi qu'elle vous a écrit, qu'elle est assez stupide pour l'avoir fait. Que Nancy ait tout de même un quelconque intérêt ! »

Voilà qui ne faisait que ranimer sa mauvaise humeur, car là aussi son entreprise se voyait pour le moment être un échec total.
Aussi il lui répondit par une remarque un brin cinglante:

" Il semble qu'en plus d 'avoir perdu votre position dans la maison de la Reine,vous avez également perdu la main ma chère. car vous avez failli à votre tâche. La victoire et la gloire nous font hélas tout autant défaut à l'un qu'à l'autre.

Serait ce que votre talent pour l'intrigue s'est envolé ou bien étiez vous occupée à autre chose ou plutôt par quelqu'un d'autre?"

lança t-il en regardant Edouard du Dannemark.

Puis ayant avalé le reste de son verre de vin d'un trait, les traits déformés par un rictus,il la renseigna :

"La Diablesse m'est fidèle. Mon insistance n'y a rien fait. Elle repousse toutes mes avances tout en m'assurant de son amitié.Je n'y comprends rien.Vous qui avez lu mes lettres, n'étaient elle pas convaincantes, n'étaient elles pas touchantes? On  m'a donc fiancé à une nonne, une sainte. Aviez vous bien pensé à me dépeindre comme un homme exécrable?On m'avait pourtant assuré de la candeur de cette irlandaise. J'aurais cru qu'elle se laisserait facilement prendre au piège,mais peut être n'est elle pas si naïve que je le pensais."

Lui qui était habituellement si composé, si sûr de lui, ne l'était pas tant ce jour là et par moment,alors qu'il parlait,  le tourbillon d'émotions qui l'engloutissait intérieurement s'affichait momentanément sur son visage. Jalousie,morosité,incompréhension,rage, frustration s'y mêlaient.

"Ou bien peut être a t-elle déjà un autre galant à qui elle a d’ors et déjà accordé sa préférence. "

ajouta t-il avec un rire mauvais non sans lancer à l'Italienne un regard étrange.Il avait failli rajouter "comme vous"mais s'était retenu de justesse. Après tout, qu'est ce que ça pouvait bien lui faire.Il y avait plein d'autres poissons dans l'océan. Se forçant à sourire il rajouta donc:


" Mais pourquoi me lamenter à ce sujet, après tout si c'est avec un autre qu'elle s'abandonne, le résultat sera le même pour moi. Vous qui l'avez davantage cotoyé que moi,lui connaissez vous par hasard des amis proches de sexe masculin?"

______________________

Pervers  Pervers  Pervers  Pervers  Pervers  Pervers  Pervers  Pervers  Pervers  Pervers

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Sofia Farnèse

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MessageSujet: Re: Quand Merteuil et Valmont complotent ...    Quand Merteuil et Valmont complotent ...  Icon_minitime15.08.15 22:19

Il était mal vu qu'une femme puisse s'entretenir avec un homme sans chaperon près d'eux. Sofia vous montrerait son frère, à quelques mètres de là, en tenue à l'espagnole – en noir donc – à discuter avec d'autres hommes aux tenues si sombres, et vous dirait que son chaperon se tenait dans la même salle qu'elle, qu'il n'y avait donc aucun problème. Respectueuse des conventions, à demi seulement. Il fallait l'avouer, elle bouillonnait d'impatience de savoir de qu'il se passait, si cette Monaghan un peu trop coincée avait enfin sauté le pas pour écrire cette fichue lettre. Ce n'était tout de même pas compliqué, on ne lui demandait pas la lune ! Sofia était persuadée que son travail avait payé, même si elle avait espéré rester un peu plus longtemps pour la travailler au corps. Depuis son départ de Versailles en précipitation et sa déchéance, la princesse italienne n'avait envoyé qu'une missive à Mary, pour lui annoncer son départ justement, et lui donner son adresse romaine pour avoir de ses nouvelles. La petite ingrate n'avait pas envoyé le moindre pli, comme si elle avait autre chose à faire chez Madame, à part pleurnicher entre diverses humiliations …

Il fallait que cela fonctionne, cela l'amuserait un petit peu durant quelques jours, à jubiler, à savoir ce que Derek allait lui répondre, ce qui allait se produire. Sofia exultait d'avance de savoir l'avancée de ce petit jeu qui l'amusait follement. Alors pour cela oui, elle était prête à laisser un prince seul quelques minutes, à mentir à des princes germaniques de l'âge de son défunt père et parler seule à seul avec un homme, à la réputation sulfureuse de surcroît ! On ferait n'importe quoi au nom de l'intrigue. Pourtant le saxon se montrait bien moins enthousiaste, et même bougon. Pire, il osa même prendre la princesse italienne de haut.

« Il semble qu'en plus d 'avoir perdu votre position dans la maison de la Reine,vous avez également perdu la main ma chère. car vous avez failli à votre tâche. La victoire et la gloire nous font hélas tout autant défaut à l'un qu'à l'autre. Serait ce que votre talent pour l'intrigue s'est envolé ou bien étiez vous occupée à autre chose ou plutôt par quelqu'un d'autre? Derek tourna la tête dans une direction et Sofia vit qu'il désignait de ses yeux sombres, le prince danois. Elle répliqua par un petit rire jaune.
Je pense que la timidité et la bigoterie de cette idiote n'a d'égal que votre mauvaise foi, mon cher. Et la jalousie est un bien vilain défaut. »

Non mais, pour qui se prenait-il à juger de la sorte ? Sofia tentait de faire bonne figure, mais une chose est sûre : elle était déçue de sa pupille stupide qui n'avait même pas osé se déclarer. Les deux se gratifiaient d'une mine maussade. Si elle avait su, elle n'aurait pas quitter le prince, dansant actuellement avec une rousse empâtée et au sourire tarte. Le saxon lui donna un peu plus d'explications.

« La Diablesse m'est fidèle. Mon insistance n'y a rien fait. Elle repousse toutes mes avances tout en m'assurant de son amitié. Je n'y comprends rien. Vous qui avez lu mes lettres, n'étaient elle pas convaincantes, n'étaient elles pas touchantes?
A presque sentir mon cœur battre. répondit-elle, ironique.
On  m'a donc fiancé à une nonne, une sainte. Aviez vous bien pensé à me dépeindre comme un homme exécrable? On m'avait pourtant assuré de la candeur de cette irlandaise. J'aurais cru qu'elle se laisserait facilement prendre au piège,mais peut être n'est elle pas si naïve que je le pensais.
Que nous le pensions, ne m'oubliez pas. Elle soupira, pour expliquer que ce n'était pas sa faute. A croire qu'elle n'a rien écouté à mes paroles. Bien sûr que j'ai peint votre portrait comme il le fallait. Menteur, buveur, fornicateur jusqu'à l’extrême, je vous ai même rajouté quelques maladies et horreurs physiques qui déplaisent. Je lui ai répété que vous étiez le diable … Elle se tourna vers lui et croisa son regard. Elle haussa un sourcil. Hé bien quoi ? Ce tableau semble un peu trop fidèle à votre nature ? Aurait-il fallu qu'une gueuse témoigne que vous vous balader avec une fourche et que des cornes vous poussent sur le front les soirs de pleine lune ? »

Que pouvait-elle rajouter de plus pour dépeindre l'affreux fiancé qui ne se montrait jamais ? A part encensé son double angélique, mais même là, ça n'avait pas marché. Qui était donc cette demoiselle si imperméable aux émotions si douces, alors qu'on a un cœur si tendre ? La réflexion suivante serait une solution :

« Ou bien peut être a t-elle déjà un autre galant à qui elle a d’ors et déjà accordé sa préférence. Pendant qu'il rit, elle haussa les épaules. Mary lui en aurait tout de même parlé, un galant en vaut bien un autre. Mais pourquoi me lamenter à ce sujet, après tout si c'est avec un autre qu'elle s'abandonne, le résultat sera le même pour moi. Vous qui l'avez davantage côtoyé que moi,lui connaissez vous par hasard des amis proches de sexe masculin?
Pas que je sache, ou rien de notable. Je sais que le chevalier d'honneur de la reine se montre prévenant avec elle, mais il l'est avec toutes les demoiselles en détresse. Sa sœur est ainsi, cette petite bigote d'archiduchesse … Après il faut voir dans la maison du prince qui n'est pas à voile et à vapeur, mais il ne doit y en avoir beaucoup. »

Elle eut un petit sourire en coin, imaginant la maison royale princière avec tous ces mignons qui n'avaient aucune dignité, à la solde de leur prince. Il fallait sacrément l'aimer pour se faire torturer d la sorte. Alors y être un homme qui aime les femmes dans ce milieu, devait ressembler à l'antichambre de l'enfer. Une nouvelle fois elle soupira et prit tout ceci comme un jeu, la vie de cette idiote ne valait pas grand-chose.

« Je vous en dirais plus quand la guerre sera finie. Je ferais mon grand retour à Versailles. Sans doute Derek fut-il surpris, et elle n'en était que plus grisée, et impatiente. Voici qu'avant mon départ, la duchesse d'Orléans m'a confiée son envie de me voir dans sa Maison, et qu'elle ferait des pieds et des mains pour que je puisse la distraire. Avec mon voyage à Rome et maintenant coincée ici, j'attends désespérément la paix pour me refaire une place au soleil, dans un milieu bien moins sombre des duègnes et des rats. Je serais au plus près de notre chère colombe et si elle n'est pas si fidèle à ses engagements, je le saurais … »

Elle s'y voyait déjà ...


______________________

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