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 Madame la Comtesse

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MessageSujet: Madame la Comtesse    Madame la Comtesse  Icon_minitime20.01.11 14:06

Olympe - Mancini
Comtesse de Soissons
ft. Jennifer Connelly

Madame la Comtesse  16897497591249_gauche Madame la Comtesse  21448757809710_milieu


    ► 29 Ans
    ► Madame la Comtesse, Surintendante de la Chambre de la Reine
    ► Origines italiennes dans le sang et dans l'âme
    ► Mariée et mère de six enfants


    « Il était une fois ... »

    11 juillet 1637 –Rome 02h46

    Les hurlements s’amplifièrent et réveillèrent les deux aînés de la famille, qui dormaient dans la chambre au dessus. Michele Mancini entendit du mouvement à l’étage et se rendit dans la chambre de Laure-Victoire et Paul pour les voir tous deux, en larmes. Il alla réveiller la gouvernante qui n’avait rien entendu.

    -Madame est au travail, veillez à rassurer les enfants et à ce qu’ils se rendorment rapidement…

    Il redescendit juste à temps pour entendre les premiers cris de l’enfant. Le médecin, appelé d’urgence au beau milieu de la nuit, coupa le cordon et confia l’enfant à une domestique qui s’empressa de la baigner.

    -C’est une fille, monsieur le baron, et une bien jolie !

    En effet, le bébé n’avait rien des maigres enfants que Michele Mancini avait pu voir dans sa vie. Au contraire, la troisième enfant était bien rose et bien en chair. A peine fut-elle rincée qu’elle remuait déjà dans tous les sens. La domestique, un peu perdue, vint la remettre aux bras de sa mère qui, épuisée mais heureuse, accueillit l’enfant avec un sourire.

    -Que disent les astres, Michele ?
    -Que du bon, Geronima, que du bon…

    La jeune maman eut un petit sourire, croyant dur comme fer à ce que disaient les astres. Son époux s’approcha, les parchemins en main et les lui ouvrit pour lui montrer les écrits faits à partir de ses observations nocturnes.

    -Les étoiles sont parfaitement alignées cette nuit et promettent un destin exceptionnel à notre fille…
    -Olympia… Te voilà née sous une bonne étoile…

    20 septembre 1647 – Rome 11h45

    Olympe était assise dans le salon, en pleine leçon de latin avec son précepteur. Laure-Victoire, quant à elle, lisait, assise dans un fauteuil près de la cheminée. Paul était sorti en compagnie de Marie et Philippe et de la gouvernante. Geronima entra brusquement dans le salon, visiblement agacée. Tout le monde s’arrêta pour la regarder tandis qu’elle pliait une lettre qu’elle posa sur la table.

    -Laure-Victoire, Olympe, vous êtes invitées par votre oncle à rejoindre la cour de France…

    Les yeux des deux petites filles se mirent à pétiller de joie et d’excitation. Geronima continua de parler et le nom de Paul fut aussi évoqué mais Olympe rêvait déjà. Dès qu’elle en eut la permission, elle courut dans sa chambre pour dévaliser ses armoires. Elle allait à la Cour ! Cette idée lui emplissait le cœur de joie : elle qui en avait toujours rêvé. Elle était si heureuse de quitter cette chaleur italienne où elle se devait de rester enfermée toute la journée pour « parfaire son éducation ». Quoi de mieux que la cour pour apprendre ? Elle serait la plus belle, elle parlerait au Roi et elle existerait ! Laure-Victoire était toute aussi ravie, bien que plus réservée. Les deux jeunes filles, âgée de dix et douze ans, passèrent toute la soirée à parler de la Cour : Comment était-ce ? Comment devait-on s’habiller ? Comment devait-on parler ? Comme il faudrait être prudente !
    Au moment de partir, Olympe embrassa tendrement la petite Marie qui aurait bien aimé faire partie de l’expédition, ainsi qu’Alphone, Philippe et Hortense. Les quatre enfants avaient vu le jour après Olympe et étaient bien trop jeunes pour les suivre. Olympe embrassa tendrement sa mère qui était bien attristée de voir ses deux préférées quitter le domicile familial, si jeunes. Pourtant, Laure-Victoire, Olympe et Paul étaient plus heureux que jamais de partir : ils allaient à la Cour !


    14 février 1657 – Palais Cardinal 13h26

    Olympe revenait tout droit de la partie de chasse matinale de Sa Majesté lorsqu’on l’informa que le cardinal souhaitait la voir et au plus vite. Après s’être rapidement changé, elle se rendit chez son oncle, éventail en main. En dix ans, Olympe était devenue une jeune femme accomplie. Elle n’était pas des plus belles de la Cour et savait bien que ses origines italiennes n’étaient pas forcément acceptées dans une société où la blondeur et la blancheur sont des facteurs de beauté. Elle savait par sa mère qu’elle n’était pas la plus laide des Mancini mais tout le mérite revenait à la petite Hortense qui, à onze ans seulement, présentait des charmes bien étonnant pour une italienne. Olympe ajusta ses boucles brunes dans un miroir avant de se faire annoncer chez son oncle. Le Cardinal la reçut aussitôt, avec tous les honneurs qu’elle méritait. Après tout, elle n’avait aucun titre et aucune fonction mais elle régnait à la Cour. Elle était reine du cœur du Roi et reine des ragots. Il baisa sa main et lui annonça que des réjouissances la concernant seraient bientôt à célébrer.

    -Et bien, mon oncle, ne me faites point languir davantage, de quoi s’agit-il ?
    -J’ai donné votre main à Eugène-Maurice de Savoie Carignan. Il est fils de la princesse de Savoie, descendant elle-même des Bourbon et j’offrirais, lors de ces noces, le titre de comte de Soissons, qui appartient également à ses ancêtres…

    Olympe savait qu’elle n’avait pas vraiment de mot à dire dans cette affaire mais l’idée du mariage ne la révoltait pas. Elle esquissa même un sourire et questionna davantage son protecteur sur l’homme en question. Il semblait plutôt bien fait et s’il n’était pas doté d’un esprit remarquable, il pouvait se montrer brave guerrier et homme d’honneur. Il était de noblesse suffisante pour Olympe et celle-ci était ravie de savoir qu’elle serait comtesse. Evidemment, Laure-Victoire avait été duchesse mais celle-ci vivait en dehors de la cour et sa troisième grossesse la rendait souffrante. D’un coup d’éventail, Olympe remercia son oncle et le quitta. Dès le lendemain, elle en fit l’annonce au Roi qui ne s’en offusqua pas. Il faut dire qu’aucun des deux ne s’imaginaient devenir mari et femme et cette idée ne les avait jamais empêché de quoique ce soit. Olympe ne voyait que du bon en ce mariage et fut pressée de rencontrer celui qui allait partager sa vie pendant de longues années…

    21 juin 1659 – Hôtel de Soissons 22h15

    Olympe était assise dans un fauteuil, auprès de la cheminée. Dans la pièce d’à côté, la gouvernante tentait tant bien que mal de calmer les pleurs du nourrisson. Louis-Thomas, deux ans à peine, était assis sur le tapis, près de sa mère, et l’observait. Ses cheveux clairs inquiétaient la mère qui savait bien que le fils était plutôt de sang royal. Elle entendit un domestique approcher.

    -Madame la Comtesse, votre sœur Marie est à la porte et souhaite être reçue…
    -Marie, dites-vous ? A cette heure ?

    Le domestique acquiesça.

    -Bien, faites-la entrer…

    Tandis qu’on lui obéissait, Olympe attrapa son aîné dans ses bras et le porta à la gouvernante. Le jeune Philippe, quelques jours à peine, venait enfin de s’endormir. Olympe confia donc son enfant et retourna dans le petit salon où Marie venait d’entrer, les yeux plein de larmes. Olympe soupira : sa sœur était une romanesque et elle savait très bien ce qui l’attendait. Voilà quelques mois que Marie avait remplacé Olympe dans le cœur du Roi et Olympe en avait été verte de jalousie. Même son époux (qui s’arrangeait bien de cette relation adultère) regretta qu’Olympe appartienne au passé. Tant pis, « Madame la Comtesse » comme on l’appelait se trouva d’autres occupations et passa au rang « d’amie » du Roi. Voilà qui lui plaisait tout autant. En tous cas, Marie, elle, n’arrivait pas à se faire à l’idée que le Roi allait en épouser une autre et qu’elle serait condamnée à quitter à la Cour. Dans un torrent de larmes, elle annonça qu’elle partait le lendemain et qu’elle se sentait mourir d’amour. Olympe ne put que la consoler et baiser le front de cette petite sœur qu’elle avait tant raillé dans les salons.

    -Marie, c’était rêver que de croire que tu serais Reine, va rencontrer ce mari que l’on t’a promis et trouve-toi de quoi t’occuper le temps de rentrer en grâce… Je suis sûre que Sa Majesté te rappellera à lui…

    Les mots ne rassurèrent pas la petite sœur qui voulait tout sauf quitter la Cour où vivaient à présent toute sa famille et son grand amour. Olympe finit par la rassurer en lui promettant de lui écrire et la laissa repartir après que les larmes se soient séchées. Quelle vie !

    20 Janvier 1666 – Hôtel de Soissons 20h30

    Olympe tournait en rond : mais quand viendraient les nouvelles ? Enfin, un marquis, dont Olympe ne connaissait pas le nom, entra brusquement dans le salon où tout le grand Paris attendait. Le cœur battant, Olympe l’invita à parler.

    -La Reine Mère a expiré son dernier soupir !

    La salle fut partagée entre soulagement et peine. Olympe qui savait dissimuler ses sentiments comme personne, poussa un léger soupir. Elle se tourna vers le marquis.

    -Et le Roi ?
    -En larmes dit-on, tout comme Monsieur !

    Olympe battit de son éventail et se rassit dans son fauteuil, regardant autour d’elle les conversations qui augmentaient dans son salon. C’est une dame de haute noblesse qui se tourna alors vers la comtesse.

    -Et bien, madame, vous pouvez au moins vous réjouir d’être à présent Surintendante de la chambre de la Reine…

    Olympe laissa son regard s’évader par la fenêtre. Elle détestait Marie-Thérèse qu’elle préférait railler dans son dos avec ses amies mais elle lui devait ce haut poste. Et à présent qu’elle était Reine de France, et la seule, Olympe grimpait aussi les marches. Elle esquissa un faible sourire avant d’autoriser tout le monde à rentrer chez soi. Demain, il faudrait porter le deuil…


    « Que diable, vous êtes à Versailles ! »

    Un paradis ou un enfer versaillais ?

    Lorsque Geronima Mancini avait annoncé qu’Olympe irait à la cour, la petite fille sauta de joie. Etant de nature discrète et observatrice, elle écoutait beaucoup les conversations des grands et lisait avec attention les lettres envoyées de Paris par son oncle. Ainsi, elle s’était faite une petite idée de cette cour majestueuse, et de son roi. Avec Laure-Victoire, sa sœur aînée, elles avaient imaginés ensemble les robes merveilleuses qu’elles pourraient porter et le plaisir sans fin d’une vie à la cour. C’était le paradis qu’on leur offrait sur un plateau d’argent.
    Installée à la cour dès l’âge de dix ans, Olympe a eu le temps d’observer, d’écouter et de comprendre. Que ce soit bien installée dans les salons avec son oncle ou en partant précipitamment pour la Belgique pendant la Fronde, Olympe a su analyser et interpréter les faits et gestes des courtisans. Elle observait l’attitude de son oncle, comprenant qu’il fallait évidemment se créer un masque pour ne pas exposer explicitement ses sentiments. Mensonges, ragots, cachotteries et plaisirs, voilà comment Olympe décida de mener sa vie. Etant dotée d’un esprit fin et malin, elle a tout de suite su s’imposer en s’approchant du Roi. A présent, si elle n’est plus dans le lit du monarque, elle garde une place essentielle à la Cour et impressionne par sa facilité de détruire une réputation. Maline, parfois méchante mais surtout manipulatrice, elle joue toutes les cartes…


    Vérité ou fantasme du complot ?

    Un complot ? Olympe n’aime pas vraiment tremper là-dedans. Si elle aime les manigances et faire tomber ceux ou celles qui la dérangent, elle reste fidèle à son roi et sait qu’elle lui doit tout. Pourquoi donc irait-elle risquer sa place à la Cour ? Ayant été une victime indirecte des complots contre son oncle, elle voue une haine sans merci à cette très haute noblesse qui se revendique de sang royal mais qui cherche avant tout à s’enrichir et à obtenir des titres. Elle n’est pas de ces grands complots comme on dit et s’intéresse plutôt aux intrigues de Cour et aux questions du « qui trompe qui avec qui ». Cette histoire de complot, elle n’en est pour l’instant pas au courant mais reste méfiante, connaissant les princes de sang et leurs folies. Elle reste en tous cas une grande fidèle à son Roi et au trône de France, quoiqu’il arrive.

    Plutôt colombe ou vipère ?

    Colombe ou vipère ? Ah ah… Quelle drôle de question ! Olympe est loin d’être une colombe, blanche, innocente et symbole de la paix… Oh que non ! Non, Olympe est une vraie vipère, piquante, curieuse et agressive. Elle a le sang chaud du sud et raffole des ragots de la Cour, c’est d’ailleurs ce qui organise sa vie. Olympe est toujours à l’affut de la moindre information sur tel ou tel courtisan, la folie de telle ou telle courtisane. Elle a des yeux et des oreilles partout et sa place de surintendante de la chambre de la Reine lui permet de côtoyer les plus grands. Olympe ne va pas au théâtre ou à l’opéra pour l’art mais pour observer. Elle passe beaucoup de temps à observer et à railler ceux ou celles qui le méritent. Elle est d’une influence importante à la Cour et le moindre faux pas vis-à-vis d’elle peut remettre rapidement en question votre place à la Cour alors… méfiance…

    « Plus bas la révérence, plus bas. »

    ► Lilou
    ► 19
    ► Tous les jours
    ► Longue vie au Roi
    ► En cherchant sur internet !
    ► Suggestions : Quelques informations plutôt : Je n'ai pas pu parler de tous les liens d'Olympe avec les gens de la Cour parce que cela aurait pris beaucoup trop de temps et ça a été très difficile de faire un "choix" pour les anecdotes !! Je compte voir les liens au cas par cas, en essayant de coller au plus près de la réalité... Smile
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MessageSujet: Re: Madame la Comtesse    Madame la Comtesse  Icon_minitime24.01.11 0:54

C'est fini pour ma part Smile
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Amy of Leeds


Amy of Leeds

« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Mère enfin apaisée et femme comblée mais pour combien de temps encore ?
Côté Lit: Le Soleil s'y couche à ses côtés.
Discours royal:



♠ ADMIRÉE ADMIN ♠
Here comes the Royal Mistress

Âge : A l'aube de sa vingt septième année
Titre : Favorite royale, comtesse of Leeds et duchesse de Guyenne
Missives : 7252
Date d'inscription : 10/09/2006


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MessageSujet: Re: Madame la Comtesse    Madame la Comtesse  Icon_minitime24.01.11 11:10

Bonjour et bienvenue à toi Olympe ! cheers

Ne t'en fais pas pour les liens, tu es un personnage inventé et non proposé dans les scenarii des membres, donc ce n'est pas vraiment une obligation, tant que tu stipules (en particulier frère et soeur) dans ta fiche de liens lorsque tu la feras, pour qu'on sache quelle relation vous entretenez.

Je ne vois rien à redire à ta fiche, je te valide donc. Smile

Je te laisse prendre le chemin des rangs, logements et fiche de liens dans l'admnistration. ^^

Bon jeu parmi nous Very Happy

PS : Ton vrai prénom est celui de ton adresse email (je suis admin et je peux donc voir les emails Razz ) car si c'est celui là, on a le même. What a Face

______________________

La duchesse de Fer
" Je vois en toi quelque chose qui offense le vulgaire. L'envie et la calomnie te poursuivront. Alors dans ce désert égoïste qu'est la vie, ne pense plus qu'à toi. "

Le rouge et le noir
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MessageSujet: Re: Madame la Comtesse    Madame la Comtesse  Icon_minitime24.01.11 11:37


Merciiii !
J'y cours !

Amy of Leeds a écrit:

PS : Ton vrai prénom est celui de ton adresse email (je suis admin et je peux donc voir les emails Razz ) car si c'est celui là, on a le même. What a Face

Oh oui Very Happy
Lilou est mon pseudo, hihi va falloir faire attention de ne pas nous confondre Laughing
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MessageSujet: Re: Madame la Comtesse    Madame la Comtesse  Icon_minitime

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