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 Les petits secrets de famille {Sophie & Amy}

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Côté Coeur: Mère enfin apaisée et femme comblée mais pour combien de temps encore ?
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MessageSujet: Les petits secrets de famille {Sophie & Amy}   15.10.14 20:39

Chapelle royale, 1er avril 1667

Mais où était sa sœur ? Où était donc Sophie ? L'après midi était d'une banalité affligeante, la promenade avec sa suite venait de se terminer et il fallait tuer le temps avant que son repas ne soit dressé dans ses appartements. La France étant en guerre, il n'y avait point de petit souper ou de grand banquet puisque le Roi était au front et non à Versailles ! Le favorite soupira d'ennui. Que n'aurait-elle pas donné à cet instant, malgré sa morosité pour se rendre à Paris où le charivari battait son plein ! On disait que certains grands noms s'y étaient rendus d'ailleurs ! Elle en aurait donc le récit détaillé dès que ceux-ci seraient revenus à la Cour, mais ce n'était pas la même chose, n'est ce pas ! Amy, se déplaçant depuis plusieurs minutes de rangées en rangées au cœur de sa bibliothèque privée referma soudainement un livre, pour en ouvrir un autre ! Oui ! Une lecture des fables de monsieur de la Fontaine aurait été plus que jamais la bienvenue, ces contes l'amusaient ! Néanmoins ni l'auteur ni la lectrice n'étaient à Versailles ! Pour le fabuliste, cela était concevable puisqu'il s'était retiré à Château Thierry pour s'assurer que ses terres ne souffraient pas trop durement de l'hiver et des combats, en revanche Amy n'avait pas donné congés à sa suivante …

Cependant bien que contrariée par son absence, la duchesse de Guyenne ne voulut pas mettre en avant son insolence ou sa désobéissance et ne questionna pas par conséquent, sa suite à son sujet. Et puis, est-ce que la favorite du puissant royaume de France prête attention à une simple lectrice, le bas de l'échelle ou tout comme dans sa Maison ? Surtout lorsqu'elle en compte une dizaine ? Non ! Cela aurait pu éveiller certains soupçons sur l'intérêt qu'elle lui portait et Amy n'allait pas d'elle-même créer de nouveaux sujets de ragots à son encontre ! Ceci aurait été plus que stupide ! Alors elle rongea son frein voilà tout … Sophie finirait bien par réapparaître, alors elle ferait mine de ne se pas s'être aperçue un quelconque instant de son absence !

Mais c'est bien connu, tout ne se passe pas toujours comme on le prévoit.

Pourtant, lorsqu'on lui annonça que son cousin par alliance, Benoît de Courtenvaux attendait dans son antichambre, elle était bien loin de se douter de ce que cette visite allait engendrer. Elle le fit entrer après avoir congédié toutes ses dames de compagnie croyant à quelques nouvelles de son mari parti en voyage diplomatique au Royaume de Malte. Leur échange n'intéressait personne d'autre qu'elle après tout, et les oreilles indiscrètes en seraient pour leur frais ! Le marquis toujours aussi impeccable de sa personne, la salua puis en vint directement au but.

- Madame, pardonnez mon intrusion à cette heure, mais je me trouvais au charivari tantôt et j'y ai trouvé votre lectrice, mademoiselle Atlan. Elle chantait à la gloire des anglais dans une taverne assez mal famée et était entre les mains d'ivrognes dont j'ai pu la tirer que difficilement. Mais ce n'est pas tout …

Le visage d'Amy s'empourprait de plus en plus au fil du récit de son cousin. Elle n'aurait su dire ce qui la mettait la plus en colère, que sa sœur se soit retrouvée entre les griffes de braillards portés sur la boisson et qu'elle ait pu mettre ainsi sa vie en danger, ou qu'elle ait chanté pour l'ennemi ! Si l'on apprenait que dans la Maison de la favorite, se trouvait quelqu'un qui ne soutenait pas le Roi dans cette guerre, on la tournerait bien vite en ridicule !

- Cette petite tient des propos parfois un peu trop révolutionnaires, j'ai assisté à ses discours. Elle critique ouvertement le pouvoir légitime du roi ! Sauf votre respect Madame, une réputation peut être détruite pour moins que ça surtout celle de la maîtresse du roi. Alors je le dis dans votre intérêt et dans celui de votre mari, mon cousin, il faudrait soit la rappeler à l'ordre, soit la renvoyer de sa charge.

C'est bel et bien ce qu'elle comptait faire : la sermonner comme jamais ! Parvenant que difficilement à se montrer calme envers son parent, elle lui garantit d'écouter ses conseils et lui demanda où Sophie se trouvait.

- Je n'ai pas voulu la traîner vêtue en gueuse jusqu'ici. Elle aurait immanquablement attiré l'attention et vos intérêts sont les miens maintenant. Alors je l'ai laissée à la Chapelle. Au moins, elle est au bon endroit pour se repentir !
- Merci, je vais y aller de ce pas.

Une fois le marquis sorti, Amy fit savoir qu'elle prendrait son repas bien plus tard que prévu afin de prier pour le salut du Roi.  En ces temps troublés, quoi de plus normal ! Le pas déterminé et les sourcils froncés, elle se dirigea donc vers la chapelle et en ouvrit bientôt les portes.

Sa sœur était là arpentant le sol marbré, les mains sur ses hanches. Elle paraissait autant en colère qu'elle !

Ses murs épais qui n'avaient jamais entendu que des prières et parfois des complots chuchotés au sein des confessionnaux, allaient selon toute vraisemblance camoufler bientôt quelques cris. Les premiers sortirent de la bouche de la favorite.

- Que faisiez-vous à Paris plutôt que d'être à mon service, mademoiselle ? Et que me rapporte t-on qui plus est ? Que votre conduite a été inqualifiable ! J'attends vos explications mais avant tout, vos plus plates excuses !

______________________

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" Je vois en toi quelque chose qui offense le vulgaire. L'envie et la calomnie te poursuivront. Alors dans ce désert égoïste qu'est la vie, ne pense plus qu'à toi. "

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Dernière édition par Amy of Leeds le 04.12.14 0:34, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Les petits secrets de famille {Sophie & Amy}   02.11.14 18:52

Mais pour qui se prenait-il cet énergumène ? Non satisfait de l'avoir menottée à l'entrée d'une cave puis de l'avoir kidnappée pour la reconduire au château de Versailles, voila maintenant qu'il la laissait poireauter dans la chapelle royale sans la moindre explication ! Décidément, on aura tout vu aujourd'hui ! Sophie était dans une fureur noire, jamais elle n'avait été aussi en colère. Personne n'a le droit de toucher à sa liberté, un point c'est tout ! Pauvre, riche, beau, laid, jeune, vieux, inconnu ou ami... pas d'exception à cette règle d'or. La jeune femme mène sa vie comme ça lui chante, fait ce qu'elle veut, dit ce qu'elle pense et en assume la totale responsabilité en toutes circonstances. Aucun homme sur terre n'a le pouvoir de lui imposer quoi que ce soit ! Cet inconnu se rendait-il compte de ce qu'il faisait vraiment en agissant de la sorte ? Aux yeux de Sophie, ses actes démontraient seulement qu'il considérait que ses désirs et ses choix avaient plus de valeur que les siens. Cette pensée était juste insupportable pour la jeune femme. Mais bon sang ! Qui était-il pour s'accorder de lui-même le droit de disposer de sa vie selon ses souhaits ?  

Le raisonnement de Sophie n'était pas dépourvu de toute logique cependant la colère qu'elle éprouvait la menait à des conclusions erronées. Elle n'était pas capable de percevoir les bonnes intentions qui avaient motivé Benoit au début de toute cette histoire. Il n'avait rien fait de plus qu'essayer de la protéger, l'estimant en danger au milieu de ces ivrognes quelque peu remontés contre elle. C'est dans la nature humaine de vouloir prendre soin d'une demoiselle en détresse. L'incompréhension venait du fait qu'ils n'avaient pas du tout la même analyse de la situation. Sophie de son côté estimait que si son comportement lui attirait des ennuis, c'était uniquement son problème et qu'elle devait y faire face. Elle s'était toujours débrouillée seule depuis son adolescence, elle était de taille à régler ses comptes comme une grande sans l'aide de personne. Depuis quand avait-elle besoin qu'un preux chevalier accoure à sa rescousse pour la sortir du pétrin ?

Sophie tournait en rond, comme si l'agitation pouvait l'aider à faire sortir toute cette frustration... Elle arpentait le carrelage de la chapelle dans tous les sens pendant ce qui lui sembla une éternité. Qu'attendait-elle au juste ? Elle n'en avait pas la moindre idée... Qu'on décide de son sort ? Personne n'avait assez d'influence sur elle pour cela. Une vraie tête de mule aussi obstinée qu'une gamine celle-là quand elle s'y mettait !

La jeune femme était tellement absorbée par tous les sentiments qui l'animaient depuis la fin de l'après-midi qu'elle ne prêtait pas la moindre attention au lieu qui l'entourait. Sans doute le choix de cette salle pour la faire patienter l'aurait faite sourire en d'autres circonstances. Il n'y avait rien de plus ironique que de laisser la moins croyante de tous les résidents du château en tête à tête avec Dieu. C'était la première fois que la demoiselle mettait les pieds dans cette pièce alors que plusieurs années s'étaient écoulées depuis le jour où on lui avait offert un travail à la cour. D'ailleurs, elle était bien même incapable de se souvenir de la dernière fois où elle était entrée dans une église, c'est pour dire. La jeune femme était trop préoccupée à vivre pour se demander ce qui arrivera à son âme dans l'au-delà. Elle essayait de se comporter quotidiennement de la façon qui lui semblait la plus juste. Pas besoin de la menace de brûler en enfer pour qu'elle se montre honnête et généreuse. De plus, l'idée d'être surveillée en permanence par une entité supérieure qui en prime s'accorde le droit de te juger n'avait rien de bien séduisant à son goût. Elle préférait penser que l'homme était capable de bonté sans rien attendre en retour d'autrui. Sophie ne croyait pas du tout en Dieu mais en revanche, elle avait une foi inébranlable en l'Humanité. Cette façon de voir les choses assez originale pour son époque lui avait attiré des ennuis à plusieurs occasions. Sophie avait bien compris qu'il valait mieux pour elle de ne pas crier trop fort sa vision de la religion, pourtant elle ne cachait pas pour autant son manque de piété.

Sophie commençait maintenant vraiment à s'impatienter. Plus les minutes passaient, plus sa colère augmentait. Des bruits de pas non loin résonnaient désormais... Peut-être allait-elle enfin avoir des réponses. Les bras sur les hanches, elle fit face à la personne qui entrait, la langue bien acérée prête à jeter à la figure de n'importe qui tous ses ressentiments.
Vous ne devinerez jamais qui donc fit son entrée à cet instant ! Amy of Leeds... La sublime favorite du roi, en personne. Sa patronne. La surprise était bien au rendez-vous.

Vous ? Ici ? ne pu-t-elle s'empêcher de lâcher, saisie d'étonnement.

Sophie ne comprenait décidément plus rien à ce qui lui arrivait aujourd'hui. Mais quelle pouvait bien être la logique dans tout ça ???

Sans lui laisser le temps de placer une phrase, la grande dame attaqua :
"Que faisiez-vous à Paris plutôt que d'être à mon service, mademoiselle ? Et que me rapporte t-on qui plus est ? Que votre conduite a été inqualifiable ! J'attends vos explications mais avant tout, vos excuses ! "

Mes excuses ? Sophie éclata de rire. La situation était tellement inattendue qu'elle en devenait comique. Sérieusement, mes excuses ?

Le sang de Sophie ne fit qu'un tour ! Personne n'avait le droit d'exiger une pareille chose de sa part ! Déjà, des excuses ça ne se réclame pas. Elles s'offrent naturellement lorsqu'elles sont sincères. Puis elle n'avait pas le moindre tort dans l'affaire ! Elle se rapprocha telle une furie vers son interlocutrice. Sur un ton froid à l'extrême, elle poursuivit :

De quoi devrais-je m'excuser au juste madame ? Je fais ce que je veux, que ça vous plaise ou non ! Je n'ai aucune explication à vous fournir, c'est ma vie privée et elle ne vous regarde en rien. De quel droit vous permettez-vous de me sermonner de la sorte ?

Peu lui importait le statut de noblesse d'Amy à cet instant. Elle n'avait que faire de se montrer insolente. Ca ne serait d'ailleurs pas la première fois que ça lui arrivait de manquer de respect à une personne de la cour. Ce qu'elle voulait, c'était relâcher toute cette tension qui l'oppressait depuis sa rencontre avec Benoit quelques heures auparavant (heures qui lui ont paru être une éternité). Elle voulait se libérer, vider son sac. Pas de chance pour Amy, c'était elle qui se retrouvait en face. Sa colère n'avait au fond rien de personnel envers la favorite. Elle se retrouvait juste là, au mauvais moment. Sophie avait toujours été un peu trop impulsive. Les mots filaient hors de sa bouche avant qu'elle n'ai eu le temps de les filtrer. Parfois ils s'avéraient blessants, mais jamais cela n'était le but qu'elle cherchait à attendre.

Sophie ne protestait pas sur les motivations d'Amy à vouloir la protéger, bien qu'elle les ignorait encore totalement d'ailleurs. Elle ne protestait pas non plus par rapport au fait qu'elle désirait des explications sur son attitude. Non, ce qui la mettait hors d'elle, c'était la réalisation des évènements. On ne faisait que lui imposer des contraintes, c'était la meilleure façon de la faire se braquer. Encore on aurait pris le temps de lui expliquer ce qui se passait, peut-être qu'elle n'aurait pas aussi mal pris les choses. Mais là ! ... Là on l'avait forcée ! On ne lui avait laissé aucun choix, on lui imposait tout en se fichant de son avis. Sophie était assez intelligente pour faire preuve de compréhension et d'analyse de la situation. On lui aurait expliqué les différentes possibilités s'offrant à elle, elle aurait choisi sans doute la plus logique qui était celle de suivre Benoit et de se retrouver ici face à Amy. Pourtant ce n'est pas ce qui avait été fait. Maintenant, les hostilités venaient d'être lancées... Faites les paris !

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MessageSujet: Re: Les petits secrets de famille {Sophie & Amy}   03.12.14 17:10

" Mes excuses ?  Sérieusement, mes excuses ? "

Tant de joueurs aiment parier gros sur de simples cartes à jouer, mais si seulement ceux là avaient pu assister à cette scène, nul doute qu'ils auraient misé toute leur fortune, sur un renvoi pur et simple de Sophie ! Amy, en favorite toute puissante, faisait la pluie et le beau temps à Versailles et en particulier dans sa Maison. Une personne lui déplaisait  et elle n'avait qu'à dire un mot pour que cette dernière regagne ses terres de province, et ne paraisse plus à la Cour avant de longs mois voire des années. Bien du monde se souvenait encore de la veille de la guerre où la duchesse avait remercié froidement Christine de Listenois.  Alors que quelqu'un ose lui rire au nez, pardon éclate de rire même, ce n'était pas même envisageable ! On riait d'elle derrière un éventail et dans les salons, mais pas à sa barbe ! Aussi, si Sophie n'avait pas été sa sœur  …

Mais justement est-ce que son attitude ne lui faisait pas plus de peine, ne la mettait pas plus en colère, par rapport à ce lien que Sophie ignorait encore ? L'insolence de sa lectrice lui avait toujours plu, avait toujours fait sa fierté, mais à ses dépends c'était autre chose !

" De quoi devrais-je m'excuser au juste madame ? Je fais ce que je veux, que ça vous plaise ou non !"
- De quoi ? C'est la meilleure !

Amy en tapa des mains avec exaspération, tout en levant les yeux au ciel ! Sa lectrice ne se rendait vraiment pas compte des éventuelles conséquences de son comportement !

- De gagner vos gages, sans faire votre travail par exemple ?  Est-ce que je vous paie pour aller boire dans les tavernes, ou pour me servir, dites moi ?

Elle eut tout à coup envie de la gifler, pour lui ouvrir les yeux sur la situation mais elle ne devait pas ! Ce n'était pas une bonne idée !

- Sans compter le fait de me mettre dans l'embarras si l'on apprend que vous chantez debout sur une table, des petits airs pour l'ennemi ! Nous sommes en guerre, je vous le rappelle !  Et dois-je parler de vos idées politiques contre le roi ?  Vous devriez au contraire me remercier de vous demander que des excuses et des explications, et non de faire vos malles !

Et devant les yeux d'Amy, tandis qu'elle monologuait passa l'image de la reine Marie Thérèse qui si elle apprenait ceci, ne manquerait pas de dire que la Putain avait à son service d'autres putains et que ce n'était pas étonnant ! Elisabeth d'Alençon partirait alors en croisade pour faire régner l'ordre dans Sa Maison ! Ne le faisait-elle pas déjà dans celle de Monsieur ? Puis succéda à cette vision imaginaire, celle des ministres et même celle du roi qui aurait été en droit de lui faire des reproches ! Le son de sa voix grave qui lui signifierait sa grande colère, elle pouvait même l'entendre, voilà à peu près ce que Louis lui dirait :  " Vous avez chez vous, quelqu'un qui ne voudrait que ma perte ? Pourquoi est-elle encore à Versailles et non pas à la Bastille ? " Car il ne fallait pas croire, tout tendre qu'il pouvait être avec elle dans leurs moments intimes, il ne manquerait pas d'être autoritaire sur ce sujet !  

En somme, il ne fallait pas que ça se sache et il fallait surtout que Sophie ne fasse plus rien pour se faire remarquer !  Voilà pourquoi, elle devait baisser la tête pour cette fois et prononcer ces mots magiques : " Je m'excuse ! "

" Je n'ai aucune explication à vous fournir, c'est ma vie privée et elle ne vous regarde en rien. "

Ce qui devait arriva, face à la tête de mule qui lui faisait face, Amy ne se contint plus. Fait très rare chez une personne de son sang froid so british !  

- Ce n'est pas une question de vie privée lorsque vous sortez en plein charivari, évènement déjà dangereux en soi , c'est une question d'inconscience ! Surtout quand vous vous donnez en spectacle devant des ivrognes, qui pourraient vous voler, vous violer ou pire même si vous leur résistez !  Dieu sait que vous êtes du genre à le faire, en plus !

Et voilà qu'elle mettait le doigt sur ce qui la gênait véritablement … Tous les aspects politiques étaient bien sûr très importants, mais c'était son instinct de protection qui plus fort que tout, ne supportait pas d'avoir échoué ! Heureusement il n'était rien arrivé mais demain ou après demain, si elle recommençait ? Il ne fallait pas plus que cette idée pour qu'elle réagisse avec emportement ! Surtout, quand on ne l'écoutait absolument pas …

" De quel droit vous permettez-vous de me sermonner de la sorte ? "
- Du seul droit que je suis votre sœur, bon sang !

Ce dernier mot dit, la bouche d'Amy resta ouverte comme celle d'une carpe. Elle ne pouvait pas croire qu'elle l'avait dit, que Sophie l'avait poussée à de tels retranchements ! Secouant la tête comme assommée par ce secret qu'elle avait pourtant gardé pour le lui avouer dans un bien meilleur moment, elle ne put que s'asseoir sur un des bancs de la chapelle royale.

- Oui, on est sœurs, même si nous pourrions chercher loin une ressemblance entre nous, non ?

Alors un rire nerveux s'empara d'elle. Ce n'était vraiment pas le moment bien sûr, mais lorsque quelque chose est incontrôlable, on ne peut pas lutter !

Et en parlant de lutte, il était certain que Sophie n'en resterait pas là !

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