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 Quand les secrets sont rois.

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Côté Coeur: Belle et douce Amy, l'unique. Peu importe mon alliance ...
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Discours royal:



ADMIN ROYAL
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Titre : Roi de France
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Date d'inscription : 26/08/2006


MessageSujet: Quand les secrets sont rois.   09.07.13 22:42




« Le secret excite la vénération. »
La guerre n'était là que depuis un mois, les quelques batailles n'avaient pas entaché le moral des troupes, mais des négociations s'imposaient. Il ne servait à rien de se battre si la diplomatie fonctionnait. Les deux clans étaient d'accord pour se rencontrer et débattre comme des adultes responsables et raisonnables. Enfin, ces mots n'étaient pas des qualificatifs lorsqu'on avait en ennemi le duc de Lorraine, Charles IV qui avait une haine féroce de la France depuis des années, depuis qu'il avait voulu jouer sur tous les fronts et croire être plus fort que le royaume de France. Autant dire que cette ambassade ne serai pas de tout repos pour ceux qui allaient oser passer de l'autre côté de la frontière. D'ailleurs, qui envoyer ? Il y avait toujours foule d'hommes qui se prétendaient diplomates, voulant sauver le monde pour leur roi, mais sans jamais rien réussir. Pour que la France soit représentée par des incapables, non merci ! Et Louis n'irait pas en personne, il laissait le soin à Guillaume d'Orange, jeune stathouder des Provinces Unies d'être l'état-major représentant de la force alliée. Le jeune homme avait de la ressource, une grande intelligence mais un manque de terrain, et on n'apprend qu'en pratiquant, c'était bien connu. Le camp hollandais avait ses représentants, il restait aux français de se décider sur les personnalités.

C'est pourquoi le souverain était dans sa tente, en compagnie de son ministre Louvois pour établir une liste d'hommes chargés de négocier la paix. Louvois n'était pas bien motivé à cette tâche, il aimait les combats et la violence, une sorte d'Arès personnifié, en moins grec physiquement parlant et pas du genre guerrier !

Et pourquoi pas Luxembourg ? Voici un homme qui a du métier et de la diplomatie.
Je ne vais pas envoyer tous mes maréchaux à Nancy. De Rochebaron est déjà bien suffisant, déclara le souverain. Si les négociations échouent, vous pouvez être certain que cela va découler sur un combat, je veux pouvoir compter sur mes maréchaux.
Bien, Votre Majesté. Un lieutenant-général serait tout à fait apte.

Louis acquiesça, ce qui permit à Louvois de dérouler une autre liste. Il avait tout prévu apparemment, on ne pouvait pas lui reprocher cela.

Je pense que votre majesté approuvera le choix de monsieur de Froulay. Un militaire de formation, droit, réfléchi et ...
Je connais monsieur de Froulay, il n'est guère la peine de me relater ses qualités. Mais vous faites un bon choix, vous avez l'oeil. Après tout, le loup voit tout.

Le petit jeu de mots fit sourire le souverain d'amusement mais fit sourire jaune le ministre, qui n'appréciait que moyennement la plaisanterie sur son nom et son caractère. Mais il ne fallait pas contredire le roi de France si on ne veut pas perdre sa place, ou pire encore. Puis il reprit :

Monsieur de Créquy me semble qualifié aussi pour faire partie des négociateurs.
En effet. Bon choix monsieur le ministre.

Il manquait quelques personnes au convoi quand un page fit son entrée en saluant le souverain qui déplia la lettre, signée d'Artagnan. Son bras droit pour le réseau d'espions demandait peu d'audience, Louis lui faisait entièrement confiance pour toutes les affaires dont il s'occupait, et de ses méthodes, même si celles-ci n'étaient pas toujours bien subtiles, mais elles avaient le mérite d'être efficaces. Congédiant Louvois, le reste du convoi lorrain pourrait attendre quelques heures. Le ministre parti, le page aussi, le roi était seul l'espace de quelques instants, ce qui arrivait rarement depuis qu'il avait posé le pied au campement. Stratégies, rapports, discussions ... il y avait toujours quelque chose à demander au roi, Louis devant tout approuver. Même en dehors de son château, il restait un monarque absolu, commandant de A à Z. Et bien qu'il ait laissé tomber la perruque et les habits de brocard pour une tenue plus confortable, il respirait toujours la majesté.

Le mousquetaire Charles d'Artagnan fit enfin son entrée, laissant les pensées du monarque de côté pour s'entretenir sur les choses sérieuses et surtout secrètes. Car ce culte du secret et de la dissimulation faisait partie intégrante de la personnalité royale qui limitait les confidences et n'avait confiance absolu en peu de monde, dont faisait partie d'Artagnan.

Monsieur d'Artagnan, il est bon de pouvoir vous parler. J'avais l'intention de vous faire venir à moi, les grands esprits se rencontrent.

Le souverain avait toujours une idée lorsqu'il disait ce genre de phrases. Quand on est roi, il faut penser à tout et ne jamais reposer sur ses lauriers, rester à l'affut de tout, décider seul mais malgré tout prendre conseil de personnes de confiance. Et évidemment, il parlait toujours en premier.

Voyez, certaines personnes de notre réseau sont de l'autre côté de la frontière, prêtes à nous envoyer des documents, mais n'ont personne pour jouer les intermédiaires. Nancy est surveillée et va l'être davantage durant l'ambassade qui va se tenir sous peu. La solution temporaire serait d'envoyer quelqu'un à l'intérieur même, parmi les envoyés français.

Il se tut un instant, comme pour s'approuver lui-même, puis reprit :

Malheureusement, mes hommes sont pour la plupart dans l'incapacité de s'y rendre. Monsieur du Perche n'est pas encore arrivé, ce cher d'Anglerays n'est pas à proprement un diplomate ... Je vous passe la liste mais me voici à cours d'idées et cette liste doit être bouclée au plus vite, pour qu'ils puissent partir dès l'aube. Avez-vous une idée de qui pourrions-nous envoyer ?

Ah, ce "nous" royal, une caractéristique des grands rois qui incluait la France avec sa propre personnalité. Cela pouvait prêter à sourire, mais ce n'était guère l'intention du monarque français, qui attendait une réponse de son fidèle mousquetaire.

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« C'est toujours l'impatience de gagner
qui fait perdre. »
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