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 "A boire tavernier!" [Louix XIV, Elodie de Froulay, Louis de Mortemart]

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« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Tout vient à point à qui sait attendre
Côté Lit: Mon épouse essentiellement, Bianca surtout, puis des fées et bien d'autres jolis visages auxquels je ne peux résister.
Discours royal:



• Je touche au coeur •
Elles coulent à pique.

Âge : 30 ans
Titre : Bestih de Loulou et de Riri et duc de Vivonne, général des Galères royales
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MessageSujet: "A boire tavernier!" [Louix XIV, Elodie de Froulay, Louis de Mortemart]   18.09.11 22:19

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On disait qu’un roi ne pouvait avoir d’ami, mais ce soir-là, l’on pouvait faire trahir ce précepte en regardant seulement le front soucieux du duc de Vivonne, enfoncé dans un fauteuil du petit boudoir de la marquise de Dreux-Brézé. Un coude négligemment posé sur le guéridon, tenant sa tête, il observait le manège de la jeune femme qui tentait par de nombreux moyens de se faire écouter de son assemblée bien trop dissipée. Vivonne attendait patiemment que la jeune eu femme cessé ces tentatives, qu’elle congédie ses convives et qu’enfin ils puissent rester seuls, mais leur hôte ne donnait aucun signe qui eu contenté le jeune duc.
Son pied battait une mesure, tandis qu’il sirotait distraitement un vin blanc en détaillant le visage de l’exquise marquise. Elle avait le front clair, les yeux tels deux amandes, au regard doux et enfantin ; ses cheveux d’un blond foncé allaient vers une couleur noisette et délicatement relevés, dégageaient la nuque pâle de la jeune femme.
Louis écoutait à peine la conversation. Sa patiente atteignait ses limites et avant que la jeune femme ne pu parvenir à son but, il avait pris sa décision.
-…j’ai alors dis à ce bon Charmeuil : « Monsieur »…
-Mes hommages, madame, la coupa brusquement Vivonne en se redressant d’un bon, le sourire aux lèvres pour atténuer ce départ précipité.
-Vous nous quittez, duc ?
-Pardonnez-moi de m’enfuir avant de n’avoir eu le final de cette affaire, mais soyez certaine que je ne raterai pas l’autre occasion que vous m’offrirez !
La marquise hésita un instant, pendant lequel on pu lire sur son visage toute la déception que provoquait ce départ.
-Allez, monsieur. J’espère qu’il ne s’agit que de l’appel de votre charge, aucune autre excuse ne saurait me contenter, fit-elle d’une voix plaintive !
-Il s’agit de cela, madame.

Il lui baisa courtoisement la main dans un regard brillant avant de s’éclipser. Seul dans les couloirs des appartements, il respira enfin. Il avait réussi à s’échapper de ces griffes et à présent, pourrait tout à loisir mettre son projet à exécution.
Le Grand Coucher était passé depuis assez de temps pour que le petit soit lui aussi terminé. En réfléchissant quelques secondes, Vivonne devina aisément l’occupation du souverain la veille de cette somptueuse fête d’anniversaire prévue. En l’absence de la favorite et unique femme comblant le lit royal, le souverain était donc seul. Inutile de songer à la pauvre Reine, Vivonne connaissait assez les jours où le roi allait la visiter. Tout était donc huilé pour faire ce qu’il n’avait fait depuis de bien longues années ! Quoique le souverain puisse dire ou faire, ce soir-là, Vivonne n’avait qu’une intention : rappeler au roi qu’il était homme avant tout et que ce soir, la duchesse de Guyenne était absente. Lorsqu’on avait grandit avec le roi, l’on pouvait se permettre d’imaginer cela, pour Vivonne.

Le sourire aux lèvres, tel un enfant ayant imaginé les plans les plus audacieux, il prit le chemin des appartements royaux, évitant quelques endroits où il était certain de trouver une présence imprévue. En quittant la marquise, il avait tiré un trait sur toute activité qui pouvait se passer dans les murs versaillais et qui ne relevaient ni du sommeil, ni de l’amour. Dans ces deux cas, Vivonne ne voulait les trouver ce soir même. Il ne restait qu’une ultime solution qu’il allait mettre en pratique à l’instant.
Sa charge lui permit d’aller et venir comme bon lui semblait dans l’aile royale et dès qu’il reconnu la porte qu’il cherchait, il frappa un coup sec, prêt à jouer finement ce qu’il avait convenu lorsque le battant s’ouvrit, montrant le visage peu éveillé de Bontemps.
-Monsieur le duc ? Qu’y-a-t-il de si grave pour que vous veniez ici à cette heure de la nuit !
-Monsieur Bontemps, je ne puis vous expliquer, cela doit rester tu, mais vous êtes le seul qui pouvez faire ce que je dois vous demander.
-Je n’entends rien de ce que vous voulez dire, Vivonne, allez au fait, répliqua le valet en restant courtois.
-Je dois voir le roi au plus vite, Bontemps. Et de préférence hors de ces appartements grouillant de gardes, chuchota Vivonne en baissant la voix.
Le regard du valet s’agrandit. Tout dans l’attitude du duc présageait une intrigue importante et connaissant le jeune homme et sa position, il cru à une nouvelle capitale provenant de mers lointaines. Une décision de guerre ou pour un combat, certainement !
Bontemps s’éveilla un peu plus et hocha la tête après quelques secondes de silence, pendant lesquelles Vivonne se retenait de ne pas le secouer tel un prunier.
-Je vais voir ce que je peux faire, duc, dit simplement Bontemps en refermant la porte.
-Attendez !
-Quoi donc ?
-Si sa majesté accepte, nous nous retrouverons dans la chambre de campagne verte. Les passages secrets qui y mènent assureront sa discrétion.
Le valet acquiesça et ferma la porte.

Resté seul, Vivonne ne pouvait s’empêcher de faire les cent pas devant la porte, prêt à errer dans la galerie des glaces désertes, bien plus vaste !
Il fallait être Vivonne pour proposer une telle chose au roi. Mais Louis ne craignait pas la disgrâce royale, peut-être un long courroux, mais il savait que cela ne durerait. Tous deux avaient trop de fois été compagnons de nombreuses situations peu révélées publiquement pour que Vivonne s’inquiète de son nouveau projet !
Quelques minutes et une centaine de pas plus tard, la tête de Bontemps réapparu.
-Il vous attend, mais je ne peux vous dire s’il est de méchante humeur ou non, dit-il en soupirant.
-Merci, monsieur Bontemps, répondit Louis dans un large sourire ! Rendormez-vous vite, je ne vous dérange plus !

Le battant se ferma à nouveau et Louis prit aussitôt la direction du petit cabinet, d’où il récupéra les couloirs privés et de là le passage secret qu’il connaissait bien. Il chemina à la lueur d’un flambeau avant de pousser une porte de chêne, donnant sur une petite chambre sans fenêtre.
Les murs étaient recouverts d’une tapisserie verte représentant des scènes campagnardes. Une petite console, un guéridon, un lit et une commode composaient le seul mobilier de la pièce. Il était inutile d’imaginer ce qu’il pouvait se passer dans cette confortable petite chambre isolée des regards indiscrets.
Mais déjà une autre poignée tourna et sur l’autre mur, la tapisserie pivota, laissant apparaître la silhouette du roi. D’un geste, Vivonne ôta son chapeau et se composa une expression contrite.
-Sire, j’espère que vous me pardonnerez cette audace, commença-t-il avant de connaître l’humeur royale. J’ai ce soir osé venir déranger votre solitude afin de vous souhaiter de vive voix un heureux anniversaire…et vous offrir un présent hors des regards acérés de jaloux et opportuns.

Si la salutation au roi, ajoutée à une révérence, était des plus sincères, le regard de Vivonne le trahissait largement. Quiconque le connaissait suffisamment pour y deviner qu’il avait bien autre chose en tête que souhaiter une bonne fête au roi. Et Vivonne savait que ceci ne pouvait échapper au souverain.


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« Le luxe n'est pas un plaisir
Mais le plaisir est un luxe. »





*N'ouvrez ce spoiler que si vous ne croyez plus en la crédibilité de Vivonne.*
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Côté Coeur: Belle et douce Amy, l'unique. Peu importe mon alliance ...
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MessageSujet: Re: "A boire tavernier!" [Louix XIV, Elodie de Froulay, Louis de Mortemart]   01.10.11 15:37

Le coucher du Roi était une grande institution, tout comme le cérémonial du lever. Il y avait le grand coucher, face à la Cour, il y avait le petit coucher où ne restait que des familiers, les proches du monarque qui le laissèrent petit à petit. Il ne restait finalement dans la chambre de Louis XIV que lui et le premier valet de Chambre, ce fidèle Bontemps, qui dormait sur un lit de veille au pied de celui du monarque. Seulement, il n'était pas aisé de dormir avec Louis XIV, celui-ci avait tendance à être insomniaque et peu quémandeur de sommeil, quelques heures lui suffisait. Alors une fois toute la cérémonie fut passée, Louis put s'extirper de son lit et passer dans un des cabinets d'à côté pour continuer de travailler à la bougie et écrire. Puis surtout à penser. Dans quelques minutes, il allait être minuit, nous serons donc le cinq septembre 1666, le journée de son anniversaire, son vingt-huitième anniversaire.

Prendre une année supplémentaire ne lui faisait pas encore bien peur, et Louis avait davantage pensé à distraire sa Cour que de disserter sur le temps qui passait. Demain, ou tout à l'heure plutôt, toute la noblesse viendrait s'extasier devant la grotte de Thétys qu'il avait commandé à Le Vau, viendrait s'amuser, danser et faire la fête. Tous ou presque. A cette pensée, Louis poussa un soupir en regardant à la fenêtre la nuit régnant sur son domaine. Certains seront absents certes, mais une seule personne lui manquerait. Sa belle, sa douce Amy ne serait pas présente cette année, pour des raisons évidentes : sa grossesse arrivait bientôt à terme, elle s'était expatriée en Guyenne pour vivre plus sereinement, loin de la Cour et mettre leur enfant au monde tranquillement. Cela était une décision raisonnable et la meilleure que les deux amants aient pu trouver. Seulement l'absence se faisait pesante, cinq mois sans voir sa belle anglaise, juste avoir quelques lettres et des nouvelles par l'intermédiaire de Du Perche … D'ailleurs où était cet imbécile ? Il aurait du arriver ce soir pour lui apporter les informations au sujet d'Amy et comment cela se passait autour du château de la Roche-Corbon ! La patience n'était pas une qualité du monarque, il savait se tempérer en affaires mais en privé, cela était autre chose ! Et plus l'absence s'étendait, moins il était patient …

Il n'avait pas quitter la vue sombre de Versailles de ses yeux bleus lorsqu'il entendit toquer à la porte. Se retournant, Alexandre Bontemps, les yeux à demi-clos, tiré de son lit, venait voir le Roi. S'il était levé à cette heure là, c'est qu'il y avait quelque chose d'important.

Votre Majesté, Monsieur …
Du Perche est là ?
Coupa Louis, persuadé que son espion venait tout juste d'arriver.
Non sire, Monsieur le Duc de Vivonne voudrait vous voir.
A quel sujet ? Parlez, Bontemps.
Il ne m'a rien dit, cela semblait important au ton de sa voix. Il vous attend dans la chambre de campagnes verte.
Dites-lui que je l'y rejoins.


Le valet disparut porter le message. Louis n'avait pas montrer quelconque signe d'agacement ni de joie, restant d'une neutralité absolue. Que lui voulait Vivonne aussi tardivement ? Beaucoup de choses lui vint à l'esprit, toujours des histoires graves mais rien ne le fit penser à ce qui allait lui arriver. Le monarque endossa une robe de chambre bleue et la ferma, se chaussa, plus pratique pour se faufiler dans les passages secrets. Lorsque Bontemps revint, il tint la porte, tendit un flambeau à Louis qui s'engouffra dans le chemin inconnu de la plupart des personnes. Lui les connaissait parfaitement, il n'y avait rien de mieux pour circuler dans le château sans être vu, rejoindre de multiples endroits où le commun des mortels n'avait accès. Arrivé derrière une tapisserie, Louis pénétra enfin dans la pièce où se trouvait, au milieu du simple mobilier, son ami Vivonne.

Sire, j’espère que vous me pardonnerez cette audace.
Qu'avez vous à me dire à une heure si tardive, Vivonne ?
J’ai ce soir osé venir déranger votre solitude afin de vous souhaiter de vive voix un heureux anniversaire…et vous offrir un présent hors des regards acérés de jaloux et opportuns.


Louis le fixa, surpris de ces paroles. Puis il leva finalement les yeux au ciel. Son ami d'enfance avait toujours ce culot de ceux qui osaient tout. Il connaissait sa place privilégiée, le Duc en profitait, parfois un peu trop mais jamais sans dépasser les bornes que fixait Louis. Mais quelle idée de faire lever le monarque en pleine nuit pour souhaiter un bon anniversaire ! D'accord, Louis ne dormait pais, mais c'est le principe ! Et puis, quel était ce cadeau ? Il fallait tellement s'attendre à tout de la part du Mortemart. Soupirant tout d'abord, Louis reporta ses yeux azurs sur son ami, l'air sérieux.

Vraiment ? Vous me faites lever pour … Un présent ? Cela aurait pu attendre demain, Vivonne ! Vous n'êtes décidément pas sérieux !

S'il lui faisait la morale, la curiosité était piquée au vif. Si Vivonne pouvait tout se permettre, c'est qu'il avait aussi une imagination débordante et n'était jamais à court d'idée en tout genre. Alors savoir qu'un présent attendait Louis, le monarque pouvait s'attendre à tout … sauf à ce que son ami allait lui proposer. Croisant tout d'abord les bras sans le quitter des yeux, le bourbon esquissa finalement un petit sourire.

Alors ? Dites moi ce que vous avez à m'offrir, nous n'allons pas y passer la nuit, surtout qu'elle est déjà bien avancée. Je connais assez ce sourire et ce regard pour savoir que vous tramez quelque chose !

C'est sûr que pour tramer quelque chose, Vivonne allait proposer de quelque chose de totalement peu conventionnelle au Roi de France, mais pas si insensée à son ami. Il fallait voir les différents points de vue …



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« C'est toujours l'impatience de gagner
qui fait perdre. »
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MessageSujet: Re: "A boire tavernier!" [Louix XIV, Elodie de Froulay, Louis de Mortemart]   06.10.11 15:14

Vivonne s’abstint d’afficher un trop large sourire face au regard suspicieux du roi. Quelle que puisse être sa réponse finale, il savait qu’il n’encourait aucune grave punition de la part du monarque, que d’autres pourtant auraient reçu séant.

-Vraiment, s’étonna le roi en levant un sourcil ? Vous me faites lever pour … Un présent ? Cela aurait pu attendre demain, Vivonne ! Vous n'êtes décidément pas sérieux !
-Sire, je ne le suis que pour les affaires qui en demandent, répondit-il d’une voix malicieux, le regard pétillant.

Il attendit toutefois un accord tacite du roi avant toute chose. S’il l’avait mené jusque-là, il savait qu’il ne fallait plus empiéter sur le libre arbitre du souverain. Ces limites étaient devenues si naturelles au fil des ans que Louis le fit instinctivement. Les mains croisées dans le dos, fixant derrière le roi le vêtement posé sur une console, il attendit l’accord royal.

-Alors ? Dites moi ce que vous avez à m'offrir, nous n'allons pas y passer la nuit, surtout qu'elle est déjà bien avancée. Je connais assez ce sourire et ce regard pour savoir que vous tramez quelque chose !
-Ah, s’exclama Louis en osant enfin bouger ! Son sourire s’élargi alors qu’il contournait le roi pour atteindre la console. Je suis heureux que vous acceptiez, sire, car voici deux vêtements qui nous iront à ravir.
Il attrapa une veste de damas rouge sombre, ornée simplement et sans obséquiosité. Il l’étendit devant lui pour la montrer au roi, avant de la reposer sur la console dans un geste.
-Vous rappelez-vous, sire, nos escapades adolescentes, alors que nous n’avions encore ni charge ni devoir comblant nos existences ? Il parlait d’une voix insouciante, tout en jaugeant les deux vestes, l’autre étant d’un vert-forêt rehaussée de quelques passementeries d’or. J’ai été ce soir nostalgique de ces années hélas trop oublié, continua-t-il d’un ton exagéré, et face à cette charmante Dreux-Brézé qui pourtant me faisait languir d’impatience, l’idée de revenir, le temps d’une courte soirée, à cette innocence passée m’a caressé.
Il se tu un instant avant de reprendre dans un sourire satisfait.
-Je dois avouer que cela m’a plu, sire.
Il se courba alors, une main repliée sur le ventre, avant de se relever et de défaire sa propre veste, restant en pourpoint. D’une main il saisi la veste rouge qu’il enfila, tendant la verte au roi, la présentant comme le lui demandait son rang les matins de privilège. Il s’inclina respectueusement.
-Sire…

A peine le roi avait-il passé les bras dans les manches que Vivonne ajusta les épaules de son maître comme il avait pris l’habitude de le faire parfois, et passant lui-même une perruque de couleur noire, dénotant avec ses habituels cheveux bruns, il tendit la seconde au roi avant d’ouvrir la porte de la petite chambre. Il passa la tête au travers, il s’empara de l’unique chandelier et le projeta devant lui.
-Sire, dit-il enfin d’une voix plus calme après ce débordement d’énergie qui n’avait eu pour but que d’ôter toute possibilité au roi de le réfréner, êtes-vous donc prêt à être à nouveau, le temps d’une soirée d’anniversaire, celui que vous étiez il y a dix années de cela ?
Son sourire franc mais enjôleur acheva de convaincre le roi qui le suivi au travers des dédales du petit couloir sombre.


Ils débouchèrent quelques minutes plus tard dans un coin reculé de la cour où attendait un coche noir au blason inexistant. Louis ouvrit la portière pour laisser place au roi.
-Je vous en prie…
Il grimpa à sa suite, fit claquer sa main contre la portière et le coche s’ébranla bruyamment sur les pavés versaillais.

-Là où nous allons, sire, votre visage est si méconnu que vous serez en sécurité, lui expliqua d’un ton plus sérieux Vivonne. S’il devait arriver quelques mésaventures, vous savez que ma main est sûre, mon jeu adroit et que je préférerai laisser ma vie pour sauver la votre, lui assura-t-il d’une voix des plus sincères.
Il se tu un instant avant de reprendre dans un sourire.
-Mais l’endroit est connu par quelques de mes connaissances et je puis vous assurer que nul danger ne sera encouru. Toutefois, reprit-il, il est préférable que votre Majesté choisisse un nom d’emprunt pour cette escapade !
Il babilla ainsi durant quelques temps, ne prêtant en réalité aucune attention aux réactions que pouvait avoir le roi face à cet enlèvement impromptu. Louis ne lui avait guère laissé le choix, menant la danse à sa guise, sachant que sous l’effet de la surprise d’une telle entreprise, le temps d’agir était restreint.
-…j’ai connu une fois un gentilhomme fort aimable et bien portant. Il était le compagnon de nombreuses sorties comme celles-ci, racontait-il d’une voix enjouée ! Il m’a suivi dans notre expédition contre les turcs et s’est défendu comme un homme d’honneur. Il a hélas contracté je ne sais quelle maladie qui l’a fait fuir de lui-même dans des contrées qu’il me tarde de connaître. La Suisse, dit-on est une région des plus pittoresque et sa politique est parfois si complexe que la curiosité me pousse à l’étudier, si seulement ma charge et mes enfants me laissaient quelques temps de répit…Le pauvre bougre est depuis alité, dit-on, mais écrit ses mémoires avec force et passion malgré sa situation. D’ailleurs, soupira Vivonne sans laisser au roi le temps de parler, je ne crois pas qu’il y ait de bonne ou de mauvaise situation ; et si nous devions résumer sa vie aujourd’hui, je dirais même que ce sont d’abord des rencontres, des gens qui lui ont tendu la main à un moment où il était seul, où il ne pouvait pas…où il était seul chez lui. Et c’est d’ailleurs curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une telle destinée. Parce que, sire, quand on a le goût de la chose, de la chose bien faite, le beau geste, parfois on ne trouve pas l’interlocuteur en face, je dirais même : le miroir qui aide à avancer.
Il s’arrêta un instant soupira et reprit aussitôt, le regard vague suivant les pavés de la route.
-Alors ça n’est pas son cas, comme je voulais dire, puisque lui, au contraire, a pu. Il me disait encore une fois dans sa dernière missive « Je dis merci à la vie. Je lui dis merci, je chante la vie, je danse la vie, je ne suis qu’amour ! Et finalement, quand beaucoup de gens me disent aujourd’hui « Comment fais-tu pour avoir cette humanité ? » je leur réponds, Vivonne, « C’est le goût de l’amour. ». Vous voyez, sire, c’est ce goût de l’amour qui l’a poussé à cette rédaction de ses Mémoires…mais demain, qui sait ? Peut-être simplement à se mettre au service de la communauté et à faire le don…le don de soi !

Il lâcha un ultime sourire faussement innocent au roi avant de jeter un œil au dehors. Le coche s’arrêta brusquement devant l’enseigne d’un cabaret de belle allure.
-Nous voici arrivés, sire, s’exclama-t-il guilleret avant de sauter à terre ! Ah, et mon malheureux ami se nomme Adelphe de Langremont, il est préférable, si cela vous convient, d’adopter ce nom dans ce haut lieu de réjouissance !


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MessageSujet: Re: "A boire tavernier!" [Louix XIV, Elodie de Froulay, Louis de Mortemart]   09.10.11 18:27

C’est avec un plaisir qui, s’il n’avait pas été contraint de cacher un nombre certain de choses à son entourage, aurait pu ne pas être dissimulé que le jeune Eric de Froulay s’était vu accorder une journée de permission. Non pas que la casaque lui soit devenue pesante, mais la demoiselle se dissimulant derrière le prestigieux uniforme aux insignes du roi ne pouvait nier avoir besoin de ce moment de calme, pour ne pas dire de solitude, dans le simple et raisonnable but de remettre de l’ordre dans ce qui en manquait. Fuyant habilement un frère qui n’avait certainement pas besoin d’être au fait de son escapade, Elodie s’était rapidement retirée dans sa chambre, avait abandonné l’habit trop voyant pour de simples vêtements de gentilhomme et n’avait pas attendu que quiconque puisse se placer au travers de sa route pour s’échapper de la caserne. Dix heures du matin sonnaient, et un long soupir de soulagement échappa à la jeune femme lorsque, talonnant vivement sa monture, elle vit disparaître derrière elle la silhouette de l’hôtel des mousquetaires. Plus rien ne l’y attachait jusqu’au lendemain matin, et c’est sous l’apparence d’une demoiselle et non du gentilhomme qu’elle n’était pas qu’elle passerait la journée. Il n’était pas utile d’espérer mettre de l’ordre dans quoi que ce soit si elle devait la passer à mentir dès lors qu’on l’accosterait. Pas plus qu’il ne l’était de songer un instant être tranquille dans Versailles – si petite, finalement, lorsque l’on y connaissait quelqu’un. Et bien trop nombreuses étaient les connaissances qu’elle était susceptible d’y croiser… et aussi tentante l’idée lui semblât-elle concernant l’une d’entre elles, elle avait besoin de n’en rien faire. Paris serait parfaite, et le trajet qui devait l’y conduire ne pouvait que lui être profitable. A Paris, elle était anonyme. Elle, certes. Mais les autres, elle s’en rendrait vite compte, ne l’étaient pas. Et étaient capable bien plus que n’importe quoi de troubler les heures sereines qu’elle se prévoyait.

Un détour rapide par la couronne de blé lui permit d’emporter quelques fripes féminines dont elle se vêtirait une fois sur place, et rapidement, Elodie prit la route de la rayonnante capitale, ravie de pouvoir se débarrasser l’espace d’une journée de tout ce qui l’encombrait… ou la troublait. Le trajet, sous les grandes et efficaces foulées de sa monture, lui sembla passer bien plus rapidement qu’à l’accoutumée, et ce ne fut qu’aux abords des premiers bâtiments parisien qu’elle émergea de ses remuantes pensées. Sa dernière rencontre avec Philippe, elle devait se l’admettre, l’avait bien plus que troublée. Et s’il était certain qu’elle n’était pas prête à en parler à qui que ce soit – pas plus que ne serait-ce que se le formuler clairement à elle-même – ses sentiments n’avaient plus rien de l’amitié à laquelle s’était convaincue de s’astreindre. Et ça n’est pas sans un pincement d’appréhension qu’elle songea à leur prochaine leçon d’escrime. Reconnaître les choses, certes. Mais de là à les lui avouer… Elodie était une jeune femme – trop – téméraire, c’était un fait. Mais dans ces premiers élans de cœur, il lui fallait reconnaître qu’elle redevenait totalement la demoiselle qu’elle reniait sous les habits de mousquetaire. Ma pauvre fille, se pourrait-il que tu deviennes sentimentale ? A cette idée, une moue perplexe étira ses fines lèvres, suivie d’un sourire. Peut-être. Mais à la seule image du jeune homme lui adressant un sourire, quelques jours plus tôt, elle ne put s’empêcher de s’imaginer qu’il ne s’agissait peut-être pas d’une si mauvaise chose. Peut-être. Et si elle se morigéna aussitôt de cette pensée, Elodie ne pouvait empêcher un vague, très vague espoir de l’effleurer. Rien que de très banal, en somme, pour une jeune femme amoureuse.

Ralentissant sa monture à l’entrée de la ville, la jeune femme s’enfonça un moment dans les rues déjà animées, cherchant sans se presser un endroit où se changer et où elle ne risquait pas de tomber sur une tête connue. Il lui fallut une bonne heure pour tomber sur cette auberge qui semblait également se targuer de faire cabaret à la nuit tombée. Le tenancier jaugea un instant le gentilhomme qui se trouvait devant lui, puis l’invita à le suivre jusqu’à la chambre qu’on lui avait demandé pour la journée. Elodie le remercia, ferma derrière elle et de longues minutes plus tard, en lieu et place du mousquetaire, sortait de la petite pièce une demoiselle vêtue avec la sobre élégance des jeunes bourgeoises, un sourire éternellement énigmatique aux lèvres et la sensation bien ancrée d’une journée s’annonçant sans le moindre accrochage. Belle idée, certes. Et pas totalement fausse, qui plus est. Après tout, elle n’avait pas encore parlé de la nuit… C’est donc pleine d’ignorance pour ce que lui réservait la suite des évènements qu’elle se faufila hors de l’auberge, évitant les personnes susceptibles de reconnaître le gentilhomme qui était entré sous les traits de la demoiselle qui sortait. Si elle pouvait s’éviter les problèmes, elle ne s’en porterait que mieux. Et c’est d’ailleurs ce qu’elle fit, tout au long de la journée, déambulant un long moment entre les étales d’un marché voisin, prenant part à une conversation sur le dernier pamphlet à la mode, s’intéressant un moment au cas d’une robe avant d’y renoncer, passant deux grandes heures aux alentours de luxuriants jardins. Bref, tant de choses qu’elle n’avait pas fait depuis des lustres, en somme, et ne referait sans doute pas de si tôt. La soirée commençait à s’étirer lorsqu’elle regagna l’auberge et si l’idée de faire route vers Versailles dès qu’elle y pénétra l’effleura, elle repoussa de quelques heures encore l’échéance. La nuit ne l’effrayait pas, et le gentilhomme qu’elle ne tarderait pas à redevenir était de toute façon bien armé.

Raison pour laquelle ne se déroba pas lorsque deux vieux marchands installé à une table arrêtèrent la « jeune demoiselle innocente » qu’elle était pour les aider à départager les résultats d’une partie de cartes. Amusée, Elodie se pencha sur la question, leur fit remarquer qu’ils avaient tous les deux triché, ce qu’ils savaient parfaitement et éclata de rire lorsqu’ils lui expliquèrent qu’au point où ils en étaient, le vainqueur était généralement celui qui trichait le mieux. C’est ainsi que la jeune femme se vit donner une leçon de techniques déployées et élaborées en trente ans d’expérience visant à truquer le plus efficacement et discrètement possible une partie. Leçon somme toute fort instructive, et la demoiselle se prit à songer que s’il le méritait, elle pourrait peut-être apprendre deux ou trois petites choses à François, afin qu’il puisse une fois au moins avoir le dessus sur du Perche. Un sourire étira ses lèvres à cette pensée alors que, se disputant sur la façon la moins voyante de dissimuler une carte dans sa manche, ses camarades de table s’étaient levés. Elle les observa un instant, amusée, avant de détourner les yeux vers la porte qui venait de s’ouvrir sur deux gentilshommes pour reconnaître sur l’un d’entre eux les traits du Duc de Mortemart. A nouveau, elle sourit, puis appelée par l’un des joueurs, s’intéressa à nouveau aux cartes disposées devant elle. La présence du duc n’était qu’à moitié étonnante, après tout… elle n’avait simplement pas encore dévisagé son compagnon.

Il se passa encore dix minutes avant qu’elle n’abandonne les vieillards. Avec force protestations, il voulurent la retenir, mais Elodie s’échappa en leur promettant de repasser un soir – ils étaient des habitués. Il était temps de retourner à la caserne. Elle avait sa journée, certes, mais si elle aurait bien passé une nuit loin des mousquetaires, sa garde matinale ne lui en donnait pas la possibilité. Et cependant, elle ne le savait pas encore, mais la soirée était loin, très loin d’être terminée. Une fois debout, elle se dirigea vers le couloir menant à sa chambre, la tête tournée vers ses vieux compagnons, position qui l’empêcha de se rendre compte qu’un jeune homme transportant deux plateaux s’apprêtait à lui rentrer dedans. C’est en voulant l’éviter au dernier moment qu’Elodie trébucha, et se rattrapa de justesse et par pur réflexe à la première chose – et en l’occurrence, la première personne venue. Et c’est en se rattrapant à la première personne venue qu’elle signa définitivement le report de son retour à Versailles.
« Pardonnez-moi, je n’avais… commença-t-elle, tout en levant les yeux vers le propriétaire des deux bras qui venait de la rattraper. »
Qu’il s’agisse de duc qu’elle avait vu rentrer plus tôt ne l’aurait pas coupé, si elle n’avait pas rencontré le regard de son compagnon. Un instant, elle resta figée, puis se détourna vivement, pour poser à nouveau les yeux sur Mortemart. Rêvait-elle… ou venait-elle d’apercevoir le Roi de France ?
« … pas vu le… le serveur, bafouilla-t-elle pour terminer sa phrase sans oser vérifier ses doutes. »
Le roi… dans une taverne. Il y avait comme un os.
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MessageSujet: Re: "A boire tavernier!" [Louix XIV, Elodie de Froulay, Louis de Mortemart]   30.10.11 19:51

Il n'en revenait pas ! Son ami lui proposait de sortir du château, en pleine nuit, sans garde ? Le monarque n'en croyait pas ses oreilles et regardait le vêtement tendu par son ami comme un objet venu d'ailleurs. Quelle mouche l'avait piquée ! Et Louis, n'ayant nullement de temps de parole tellement son ami d'enfance parlait se retrouva presque contraint d'enfiler veste et perruque. Il ne comprenait pas vraiment ce qui lui arrivait, le monarque pensait à une mauvaise blague au tout départ. Puis il s'en convainquit intérieurement. Le passage que Vivonne lui montrait ne le conduirait pas à une sortie mais sur une autre pièce où ils pourraient faire la fête à l'abri des regards.

êtes-vous donc prêt à être à nouveau, le temps d’une soirée d’anniversaire, celui que vous étiez il y a dix années de cela ?
Comme si vous m'aviez donné le choix …

Il pesta mais pourtant s'engouffra dans les passages secrets de Versailles, dans la poussières et la lumière presque absente. Mais lorsqu'ils se retrouvèrent devant un carrosse anonyme, le monarque devait bien se résigner à quitter sa demeure royale pour la nuit. Il maugréa entre les dents mais monta tout de même dans le véhicule, levant les yeux au ciel lorsqu'il s'assit. Et le périple commençait, sans en savoir réellement la destination.

Là où nous allons, sire, votre visage est si méconnu que vous serez en sécurité …
J'espère bien! lança le Roi

Mais il ne put pas en placer d'autre, Vivonne était d'humeur à parler, il semblait presque incapable de s'arrêter, son flot de paroles ne cessant pas. Quel pipelet quand il s'y mettait !

Il est préférable que votre Majesté choisisse un nom d’emprunt pour cette escapade !
C'est certain, j'avais pensé …

Mais c'est qu'il le coupait, le malotru ! Et le voilà qu'il se mettait à parler, presque sans se laisser le temps de respirer. Et tous ces mots sortant de sa bouche, Louis avait effleuré l'idée de lui couper la langue. Qu'est ce qu'une connaissance de son ami venait faire dans la conversation ? Un homme exilé en Suisse, malade, quel intérêt ? Le monarque souffla, ennuyé de cette diarrhée verbale mais toutes ses tentatives pour le couper furent veine, Vivonne ne se laissait point déstabilisé. Après tout, vu sa position et sa famille, il était le parfait courtisan, de ceux qu'on peut difficilement ébranlé et les deux se connaissaient suffisamment pour qu'il n'y ait aucune animosité et surtout, savoir que quand le Mortemart avait une idée en tête, rien ne le faisait changer d'avis.

je ne crois pas qu’il y ait de bonne ou de mauvaise situation ; et si nous devions résumer sa vie aujourd’hui, je dirais même que ce sont d’abord des rencontres …

Mais de quoi parlait-il ? Louis écoutait malgré tout le flot de mots mais n'y trouvait aucun discours logique, il semblait parler pour combler le silence ou éviter les reproches royaux. Et il s'en sortait parfaitement bien, le bougre ! Louis abandonna l'idée même de lui couper la parole, les voici arriver dans Paris, ils dépassèrent les portes de la capitale. Les bras croisés et ne quittant pas Vivonne des yeux, le monarque attendait de savoir où ils allaient atterrir et surtout, quand allait-il arrêter de parler ! Et lorsque le cocher se stoppa net, Louis passa la tête à l'extérieur pour voir l'enseigne d'une taverne. Il y avait bien des années qu'il avait abandonné les sorties nocturnes dans les lieux où son visage était inconnu aux yeux des badauds. Il avait grandi, il avait surtout davantage de responsabilités. Il portait la France sur ses épaules, que diable ! Et voilà le Roi de France se mêler à sa population et même changer de nom.

Ah, et mon malheureux ami se nomme Adelphe de Langremont, il est préférable, si cela vous convient, d’adopter ce nom dans ce haut lieu de réjouissance !
Vous me donnez le nom d'un homme malade de la vérole ! Hé bien, merci beaucoup Vivonne, j'en suis touché. Répondit Louis, légèrement vexé.

Puis les deux hommes entrèrent dans la taverne. Il y avait du monde sans avoir foule. Son vieil ami semblait s'y sentir comme un poisson dans l'eau alors que le monarque dévisagea les personnes présente, observa les lieux et finit par suivre Vivonne qui se dirigeait vers une table. Cela faisait bien une dizaine d'années qu'ils n'avaient pas fait ces sorties impromptues et il était étrange au Bourbon de se retrouver parmi son peuple, n'arrivant pas vraiment à s'y sentir à l'aise, ni même avoir l'envie de sourire. Sans savoir pourquoi, Loulou savait que cette soirée n'était pas la meilleure idée du Mortemart. D'ailleurs, il tourna la tête vers lui, ce dernier semblait fier de cette sortie.

J'espère que vous êtes content ! Vous m'avez arraché à mon sommeil et mon château pour être ici. Nous aurions pu boire ailleurs, je ne comprends pas pourquoi vous avez tenu à venir ici.

il restait de mauvaise foi, Vivonne ne l'avait pas non plus enlevé, il aurait pu très bien dire non et retourner se coucher. Un petit sourire sur le visage royal trahissait ses pensées et il reprit.

Mais je dois avouer que ceci est un original anniversaire … Bien que cela ne se reproduira pas !

Qui sait ! Peut être pas à son anniversaire, mais le duc pouvait bien retenter au culot pour une autre occasion. Ou même pas besoin d'occasion, son ami était capable de tout et à tout moment. Mais un événement vint animer la soirée des deux hommes. Le serveur passa et une jeune femme manqua de justesse de lui foncer dedans, cette dernière finit sur les genoux de Vivonne !

Pardonnez-moi, je n’avais … pas vu le… le serveur

Louis se mit à rire doucement puis leva à nouveau les yeux sur la jeune femme avant de regarder son ami.

Je comprends davantage pourquoi vous êtes incapable de stopper vos conquêtes féminines. Si celles-ci vous tombent dans les bras …

Il est vrai que Vivonne avait une passion pour les jolies femmes qu'il ne savait rarement s'arrêter, contrairement au monarque qui avait à présent son épouse et sa favorite, cela lui suffisait amplement. Un homme vint demander ce qu'ils voulaient bien boire.

Hé bien donnez nous notre meilleur vin. Pour la demoiselle aussi, qu'en pensez vous Vivonne?


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MessageSujet: Re: "A boire tavernier!" [Louix XIV, Elodie de Froulay, Louis de Mortemart]   07.12.11 21:10

-Vous me donnez le nom d'un homme malade de la vérole ! Hé bien, merci beaucoup Vivonne, j'en suis touché. Répondit Louis, légèrement vexé.

-Je vous en prie, sire, répondit Vivonne toujours aussi impertinent, mais dont la voix empêchait quiconque de lui en vouloir. S’il savait séduire les femmes, il avait également un don certain pour ne pas se faire détester lorsqu’il lançait quelques mots insolents. C’était là tout le charme des Mortemart dont certains se méfiaient.

Il poussa la porte de la taverne, s’enivrant de l’odeur et des bruits caractéristiques du lieu. Il ne se souvenait plus depuis combien de temps il n’y avait été, mais certainement trop longtemps. Les affres de sa vie privée l’avait suffisamment retenu, il vivait ce soir son retour parisien tant attendu. Et quel meilleur prétexte que cet anniversaire royal !

-J'espère que vous êtes content ! Vous m'avez arraché à mon sommeil et mon château pour être ici. Nous aurions pu boire ailleurs, je ne comprends pas pourquoi vous avez tenu à venir ici.
-Parce que le propriétaire me réserve toujours sa meilleure table, répondit-il sans se démonter.
- Mais je dois avouer que ceci est un original anniversaire … Bien que cela ne se reproduira pas !

Vivonne avisa le sourire en coin qui trahissait le roi et se fraya un passage parmi les clients pour retrouver la table habituelle. Certains reconnaissaient l’habitué des lieux en se courbant à se rompre le dos, laissant traîner les plumes de leurs chapeaux au sol. Vivonne se contentait de les gratifier d’un sourire : la présence du roi le retenait dans ses gestes les plus innocents.
-Hélas sire, je sais que vous vous méfierez l’an prochain, je devrai trouver une idée tout aussi originale ! Diable….ma tâche se complique !

Il aperçu le propriétaire qui s’approcha du duc dès qu’il croisa son regard, s’essuyant les mains sur son tablier et tâchant d’aplatir ses cheveux en bataille d’un geste de la main.
-Ah ! monseigneur ! vous voici de retour ! Votre table est libre, lança-t-il en poussant par le bras une jeune serveuse qui s’empressa de nettoyer la place, sous l’œil brillant de Vivonne ! Je vous envoie un de mes garçons pour vous et votre ami !
-Je suis de retour et compte rester à Paris aussi longtemps que la ville et votre taverne voudront de moi, lâcha Vivonne en se dirigeant vers la table !

Il se retournait à peine qu’une chose le heurta de plein fouet et se fut lorsqu’il la rattrapa dans ses bras qu’il s’aperçu qu’il tenait là l’une des plus exquises créatures qu’il pouvait croiser dans la taverne.
-Pardonnez-moi, je n’avais…
A demi affalée à terre, il ne pouvait que voir l’échancrure de son décolleté s’il baissait les yeux vers elle et dans un regard brillant, il l’aida à se relever non sans profiter de la silhouette élancée de la jeune femme.
-… pas vu le… le serveur…
-Si je vous disais que j’ai payé ce serveur pour qu’il puisse me faire croiser votre regard, me pardonnerez-vous cette chute, lui dit-il dans un sourire charmant ?
- Je comprends davantage pourquoi vous êtes incapable de stopper vos conquêtes féminines. Si celles-ci vous tombent dans les bras …
-Ah, sir…..Langremont ! Croyez-bien que je vis parfois un véritable calvaire, commença-t-il, avant de poser sa main sur la hanche de la jeune fille pour la pousser vers leur table. Je ne sais comment les contenter toutes, acheva-t-il en s’asseyant sur le banc de chêne ! Mademoiselle, je vous dois toutes les excuses dont je suis capable. Ne me culpabilisez pas en refusant de vous joindre à nous, je vous en prie !

Il lui adressa un regard bien trop implorant pour que l’on puisse y résister mais avant qu’il ne pu continuer, le serveur avait rejoint leur table.
- Hé bien donnez nous notre meilleur vin, lança le roi ! Pour la demoiselle aussi, qu'en pensez vous Vivonne?
-Voilà qui me plaît !
Il passa son bras autour des épaules de la jeune fille, oubliant là toute étiquette – et peut-être également toute distinction – sans hésiter à laisser glisser ses yeux vers l’échancrure de la robe.
-Etes-vous donc seule ici, mademoiselle ? Je ne voudrais attiser la colère d’un galant, d’un frère ou d’un père !


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« Le luxe n'est pas un plaisir
Mais le plaisir est un luxe. »





*N'ouvrez ce spoiler que si vous ne croyez plus en la crédibilité de Vivonne.*
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MessageSujet: Re: "A boire tavernier!" [Louix XIV, Elodie de Froulay, Louis de Mortemart]   12.12.11 17:03

Depuis le temps qu’elle parcourait les rues de Versailles, tout comme celles de la capitale, Elodie avait d’ors et déjà connu bien des (més)aventures ; et ce, qu’elle s’y promène sous le costume respecté des mousquetaires ou celui de la demoiselle. Trois ans déjà, dont un peu plus de deux à prendre les risques de jouer ce double-jeu qui, elle devait l’admettre, avait fini, et à plusieurs reprises, par manquer de lui coûter beaucoup. Et pourtant, malgré ces heures entières passées à déambuler, elle le savait : Elodie n’était pas au bout de ses surprises. On peut vivre tout ce que l’on veut, les ruelles et tavernes des deux véritables centres du royaume de France ne révélaient jamais toutes leurs facettes. Certes, elle en était consciente, et s’attendait à tout. A tout, sauf une chose, pour être exact. Et la jeune femme avait beau savoir faire montre d’une imagination débordante, s’il y avait bien une idée qui ne lui avait jamais ne serait-ce qu’effleuré l’esprit… c’était celle de croiser le roi dans une taverne. Tomber sur le duc de Mortemart ne l’étonnait guère – sa réputation le précédait – mais, en ce qui concernait… Louis XIV… il ne fut guère difficile de lire la stupeur sur son visage. La plupart – et même la totalité des joyeux lurons attablés dans la grande salle n’auraient pas reconnu le monarque. La demoiselle s’écroulant à moitié sur le duc aurait pu être n’importe laquelle des – rares – représentantes de la gente féminine qui occupaient cette même salle. Mais il avait fallu que ce soit Elodie, et Elodie avait déjà au bien des occasions de voir le roi. Cette charge de mousquetaire la poursuivait, définitivement, où qu’elle se trouve. Et dire que, depuis un certain nombre de mois déjà, on serinait la compagnie à grand renfort de mises en gardes sur la sécurité de Louis XIV. Sandras savait-il que son monarque trouvait le moyen d’échapper à toute protection pour aller risquer sa royale vie dans les rues parisiennes ? Elodie en doutait sincèrement. Et sans doute ne s’en serait-elle pas préoccupé le moins du monde… s’il n’avait pas fallu qu’elle tombe – littéralement – sur le premier gentilhomme du royaume et son éternel comparse.

« Si je vous disais que j’ai payé ce serveur pour qu’il puisse me faire croiser votre regard, me pardonnerez-vous cette chute ? »
Ramenée à elle par les paroles du duc de Mortemart, Elodie leva vivement les yeux vers lui alors qu’il l’aidait à se redresser. S’il ne s’agissait dudit duc, peut-être aurait-elle douté un instant avoir réellement entendu ces mots. Mais il se disait tant de choses – véridiques ou non – sur les conquêtes de Vivonne et sa redoutable de manière de leur faire la cour qu’elle ne se posa pas un seul instant la question. Remise sur ses pieds, elle s’apprêtait à répondre, bien qu’encore difficilement revenue de sa surprise, mais la voix du roi coupa net toute tentative.
« Je comprends davantage pourquoi vous êtes incapable de stopper vos conquêtes féminines. Si celles-ci vous tombent dans les bras… lança-t-il en riant doucement. »
Par réflexe, Elodie tourna la tête vers lui, consciente qu’elle n’avait pas encore prononcé le moindre mot et que sa surprise, facilement lisible sur ses traits, pouvait finir par paraître étrange aux deux hommes. Elle ne se doutait que trop bien qu’elle était la seule dans cette auberge à pouvoir reconnaître un monarque dont les traits échappaient à la plupart de ses sujets, et que c’était précisément pour cette raison qu’il se trouvait dans cette taverne. Les coïncidences ne réussissaient définitivement jamais à la jeune femme.
« Ah, sir…..Langremont ! Elodie avait-elle eu le moindre doute ? L’erreur du duc le balaya aussitôt. Croyez-bien que je vis parfois un véritable calvaire, Je ne sais comment les contenter toutes ! continua Mortemart en entraînant la demoiselle vers une table. Si elle ne se formalisa pas de la main posée sur sa hanche, cette dernière n’en laissa pas moins échapper une drôle de moue. Mademoiselle, je vous dois toutes les excuses dont je suis capable. Ne me culpabilisez pas en refusant de vous joindre à nous, je vous en prie ! »

Avait-elle seulement le choix ? Enfin, Elodie parvint à faire naître sur ses lèvres un sourire qui se voulait amusé, d’ors et déjà assise aux côté du duc. L’un des plus grand Dom Juan de Versailles était entrain de lui faire la cour… sous les yeux du roi, visiblement fort amusé de la situation. Merveilleux.
« Je m’en voudrais de vous faire sentir coupable, monsieur, répondit-elle enfin, ayant récupéré de son assurance. Tout comme je m’en voudrais de m’immiscer dans votre soirée… »
A ces mots, elle osa enfin lever les yeux vers le roi, comme pour chercher un appui – pourquoi pas, après tout, puisqu’il n’était visiblement pas roi, ce soir, mais monsieur de… Langremont – et trouver un moyen de s’enfuir rapidement. Peine perdue, car lorsque le garçon apparut pour prendre commande :
« Hé bien donnez nous notre meilleur vin ! Pour la demoiselle aussi, qu'en pensez vous Vivonne ? lança Louis XIV, arrachant un sourire toujours avenant, mais un brin plus crispé à Elodie. Si même le roi s’y mettait…
- Voilà qui me plaît ! »
Bien, elle avait compris : elle n’était pas encore rentrée à Versailles. Certes, elle aurait pu se lever et prendre fermement congé, comme elle l’aurait fait avec n’importe qui d’autre. Mais la présence du roi fit qu’elle n’y songea même pas. Elle défiait à elle toute seule et quotidiennement la moitié de ses édits – sans compter les duels –, elle n’avait pas besoin en plus de risquer de laisser sa naturelle insolence prendre le dessus.

Mortemart la sortit une seconde fois de ses pensées, passant soudain un bras sur ses épaules. Elodie leva les yeux, et n’eut pas même besoin de suivre le regard du duc pour savoir où il se portait, constat qui la poussa un instant à hausser les sourcils. Ce soir, la Cour s’oubliait…
« Etes-vous donc seule ici, mademoiselle ? Je ne voudrais attiser la colère d’un galant, d’un frère ou d’un père !
- Soyez tranquille, répondit-elle avec un sourire, aucune de ces trois menace ne plane sur vous ce soir. »
Un instant, elle tenta d’imaginer François, la surprenant à cet instant précis, entourée comme elle l’était, mais y renonça rapidement. Finalement, face aux différentes réactions potentielles de son frère… elle préférait ne rien imaginer du tout. Et puis, après une rencontre comme celle-ci, elle pouvait être certaine d’avoir droit au sermon du siècle. Heureusement pour elle, le roi ne connaissait pas assez ses mousquetaires pour se douter de quoi que ce soit. Un instant, elle leva les yeux, le regard attiré par les joueurs de carte qu’elle avait laissé et qui, placé quelques tables plus loin, dans le dos du monarque, lui jetaient de temps à autre des regards intrigué. Vivement, elle détourna la tête, revenant à Vivonne avec une moue mutine.
« Dites-moi, que font deux gentilshommes tels que vous dans cette taverne ? demanda-t-elle, cédant à sa curiosité. Avec un effort, elle posa une seconde fois son regard dans celui du roi. Je ne lui soupçonnais pas de tels clients. »
En effet, c’était le moins qu’on puisse dire. Quelques instants plus tard, le serveur qu’elle avait manqué de heurter et qui lui valait cette… improbable rencontre se dressa devant leur table, déposant trois vers et le vin demandé.
« A quoi buvons-nous, messieurs ? »
Oui, Elodie avait changé de stratégie : elle jouait le jeu quelques moments, et s’échappait en toute simplicité. Du moins, espérait-elle.
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MessageSujet: Re: "A boire tavernier!" [Louix XIV, Elodie de Froulay, Louis de Mortemart]   15.01.12 16:54

Hélas sire, je sais que vous vous méfierez l’an prochain, je devrai trouver une idée tout aussi originale ! Diable….ma tâche se complique !
Pauvre de vous ! se moqua Louis avec un petit sourire. Pas sûr en effet, que l'an prochain je sois aussi facile à sortir.

D'ailleurs, il se demandait encore comme il avait pu laisser Vivonne le traîner en dehors de son château, de nuit, sans aucune escorte. Personne ne savait qu'il était là, il pourrait arriver n'importe quoi au Roi de France sans que sa garde et le reste du monde ne soit au courant. Et parmi les gens dans la taverne, peu levèrent les deux sur eux, et ceux qui le firent n'avaient pas l'air de le reconnaître. Après tout, la population voyait assez peu son roi, souvent de loin dans son carrosse, le monarque n'était donc pas un visage familier pour ces gens. Sa fierté fut un peu piquée au vif sur le coup mais finalement, n'était-ce pas mieux ainsi ? Il pouvait passer la soirée tranquille avec son ami d'enfance qui avait l'air de se sentir comme chez lui en ces lieux !
Une fois installés à la table, les choses s'enchaînèrent assez rapidement, avec l'arrivée avec cette jeune fille inconnue qui tomba littéralement sur Vivonne. Cela avait un côté risible, cet homme à femmes leur faisaient toutes, ou presque, tournées la tête, et voilà qu'une tombait dans ses bras au sens propre du terme. Il était logique que le roi en fasse la remarque, ce à quoi son ami – qui avait toujours les mots pour rebondir – répondit :

Ah, sir…..Langremont ! Croyez-bien que je vis parfois un véritable calvaire. Je ne sais comment les contenter toutes ! Mademoiselle, je vous dois toutes les excuses dont je suis capable. Ne me culpabilisez pas en refusant de vous joindre à nous, je vous en prie !
Je m’en voudrais de vous faire sentir coupable, monsieur. Tout comme je m’en voudrais de m’immiscer dans votre soirée…

Ils n'étaient plus à ça près, inviter une gueuse à leur table, surtout qu'elle avait l'air de plaire à son amie, il n'y avait qu'à voir la façon dont Vivonne l'avait pris par la taille et le regard en direction de son décolleté. Louis leva les yeux au ciel, son ami ne changerait jamais, mais après tout c'est comme cela qu'il l'appréciait depuis toujours. Le Bourbon regardait faire avec la demoiselle mais se posait une question : pourquoi le regardait-elle ainsi ? Cette inconnue avait-elle reconnu le Roi ? Louis se posa la question mais vite chassa cela de sa mémoire, cela serait d'une grande malchance qu'il n'y ait qu'elle qui le reconnaisse. Non, elle devait juste se demander ce que deux nobles pouvaient bien faire dans une taverne parisienne à cette heure. D'ailleurs, elle vint de le faire.

Dites-moi, que font deux gentilshommes tels que vous dans cette taverne ? Je ne lui soupçonnais pas de tels clients.
Paris doit garder sa réputation de perpétuelle surprise, mademoiselle !
répondit Louis.

Il ne venait que très rarement à Paris, délaissant ce Louvre trop froid et lugubre pour Versailles le magnifique. Cette ville était réellement pleine de surprises, trop à son goût. Une ville d'agités où naissent les complots et les révoltes, où tout le monde se soulève avant de retourner sa veste. Depuis la Fronde, Louis avait pris ses distances avec Paris. Peut être n'était-ce pas la meilleure idée qu'il ait eu mais cela lui permettait de vivre au calme et de mettre en pratique ses rêves de grandeur, alors que Paris restait sombre et où tout le monde s'entassait. Mais il se voyait très mal dire tout cela à haute voix, après tout il n'était plus Louis XIV pour quelques heures mais Adelphe de Langremont, alors il devait bien penser différemment, restant assez vague. Puis, Vivonne saurait mieux parler à sa place, après le magnifique monologue que Louis eut dans le carrosse, il laissait l'art de la conversation à son ami ! Le vin arriva enfin sur la table.

A quoi buvons-nous, messieurs ?
Oh il y aurait beaucoup d'occasion pour boire ce soir, n'est ce pas Vivonne ? Vous avez toujours le bon mot en tout occasion, je vous laisse le privilège de savoir à quoi nous levons nos verres. Et soyez créatif … Mais cela, je vous fais confiance, vous avez toujours des idées, disons hors du commun !


Comme par exemple faire sortir le Roi dans une taverne ! Il n'y avait finalement que Vivonne pour faire cela, lui seul se permettait un peu tout et n'importe quoi. Le pire est que Louis le laissait faire, il lui laissait un peu trop de liberté sûrement. Mais cela était amusant ? Du moins, pas si horrible que le monarque aurait pu penser. Juste, il ne fallait pas traîner ni se faire repérer. Alors il fallait agir le plus normalement possible, comme en cet instant avec un petit sourire.

Vous connaissez nos noms, commença-t-il en pensant que lui en avait donné un faux, aurions nous l'honneur de connaître le votre mademoiselle ?

Quelle soirée improbable tout ce même. Le Roi de France, se faisant passer pour un noble lambda, demandant le nom d'une demoiselle sans noblesse, qui se révélait en fait être la nièce de leur ami Froulay et une mousquetaire qui plus est ! Évidemment, cela aucun des deux hommes ne le savaient et ce n'était pas plus mal. Mais quelle soirée, tout de même …

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MessageSujet: Re: "A boire tavernier!" [Louix XIV, Elodie de Froulay, Louis de Mortemart]   29.02.12 11:28

-Je m’en voudrais de vous faire sentir coupable, monsieur, répondit-elle enfin, ayant récupéré de son assurance. Tout comme je m’en voudrais de m’immiscer dans votre soirée…
-Quelle sotte idée, voyons, la gratifia-t-il d’un large sourire !
Elle ? S’immiscer dans leur soirée ? Il ignora superbement le regard échangé entre ses deux compagnons de table, faisant signe à une serveuse de leur apporter trois chopes. La jeune et ronde jeune femme gloussa en reconnaissant l’habitué des lieux et s’approcha de leur table un instant, mais d’un geste de la main, Louis la stoppa dans son élan et pivota sur le banc pour se remettre face au roi.
- Soyez tranquille, reprit la jeune femme, aucune de ces trois menace ne plane sur vous ce soir.
-Mais si l’une d’elles pointait son nez ce soir, j’aurais vite fait de vous ravir à leurs yeux avant qu’elles ne le fassent, lança-t-il d’un ton enjôleur en faisant glisser sa main des épaules à la hanche de la jeune fille pour se rapprocher d’elle.
Elle avait cette fraîcheur particulière qu’il ne trouvait jamais à la cour. Cette fraîcheur des jeunes filles du peuple et même s’il était prévu d’avance qu’il repartirait ce soir en l’unique compagnie du roi, Louis ne voulait pas laisser passer ce petit plaisir d’admirer toutes ces petites beautés naturelles.
Son regard amusé, sa petite bouche mutine…elle ne pouvait que faire succomber l’adulateur de la gente féminine qu’il était.
-Dites-moi, que font deux gentilshommes tels que vous dans cette taverne ? demanda-t-elle, piquée de curiosité ? Je ne lui soupçonnais pas de tels clients. Louis avait saisi au vol de regard de la jeune femme adressé au roi et malgré toute son inconscience ce soir-là, il eu un lueur de lucidité et détourna la parisienne de son voisin de table en glissant son index sous le menton de la jeune fille, lui faisant ainsi tourner la tête vers lui. Ah ! Ces yeux… !
- Paris doit garder sa réputation de perpétuelle surprise, mademoiselle, avait lancé l’Adelphe de la soirée !
-Nous savions que les jeunes femmes y ont l’équilibre incertain et voulions le voir de nos propres yeux….mais qui ne sont pas aussi adorables que les vôtres,ajouta-t-il dans un large sourire, l’œil pétillant de malice.
Il ôta – enfin ! – sa main de la hanche de la jeune femme qui accueillir le serveur qui posait deux bouteilles du meilleur vin de la maison. Louis avait déjà attrapé les verres qu’il remplit consciencieusement avant de les tendre à ses voisins.
L’alcool…si Vivonne tenait chacune de ses soirées jusqu’à des heures indues, c’est qu’il savait rester assez sobre et que l’alcool avait toujours été un plaisir qu’il consommait bien trop modérément. Sa vivacité et son bagou ne lui demandaient pas de se désinhiber ! Il ne se versa qu’une moitié de verre et à la suite de son adorable voisine, le leva.
-A quoi buvons-nous, messieurs ?
-Oh il y aurait beaucoup d'occasion pour boire ce soir, n'est ce pas Vivonne ? Vous avez toujours le bon mot en tout occasion, je vous laisse le privilège de savoir à quoi nous levons nos verres. Et soyez créatif … Mais cela, je vous fais confiance, vous avez toujours des idées, disons hors du commun !
-AH ! Puisque vous me laissez cet honneur, Langremont, je crois que nous pouvons porter ce verre à cette rencontre fort improbable qui n’aurait été possible sans l’intervention – divine, j’en suis sûr – de ce garçon maladroit !
Il bu une gorgée de vin avant d’appuyer ses coudes sur la table et d’observer la jeune fille.
-Vous connaissez nos noms, demanda le roi, aurions nous l'honneur de connaître le votre mademoiselle ?

Louis se releva alors, portant à nouveau son verre.
-Oh et puisque nous sommes un 4 septembre, portons ce verre à notre souverain, lança-t-il non sans jeter un regard appuyé au roi, mais cette fois un regard des plus sincères, où l’on pouvait y lire tout le respect d’une amitié vieille depuis près de 20 ans, envers un ami et un roi.
Mais ce pouvait être également un regard d’excuse, Louis se doutant pertinemment que cette excursion ne serait pas totalement impunie !
-Mais laissez-moi deviner votre nom, reprit-il en fronçant le sourcil…il posa un index sur ses lèvres, observant un instant la jeune fille. Eloïse ? Non, certainement pas….les Eloïse sont fades, inconséquentes et ne sont pas dotées de vos atours !...Voyons… Delphine ? Sûrement pas, elles sont souvent brunes comme le jais ! Quant aux Gabrielle, elles sont parfois bien sournoises et cela se lie dans leurs yeux…Elodie, peut-être ?

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MessageSujet: Re: "A boire tavernier!" [Louix XIV, Elodie de Froulay, Louis de Mortemart]   05.03.12 16:56

Elodie aurait été curieuse de savoir ce que pouvaient bien faire le duc de Mortemart et le roi de France dans une simple taverne, et ce sans la moindre escorte. Qu’ils soient ici de façon anonyme – pour le roi du moins, car il semblait évidement que Vivonne, lui, ne passait pas inaperçu – elle en convenait. Mais sans même avoir pris la moindre précaution… ? C’était là une question qui méritait réponse, mais comme elle ne pouvait décemment dire qu’elle els avait reconnu et se contenta d’une vague interrogation, la demoiselle n’eut bien évidemment aucune réponse.
Au contraire, alors qu’elle osait poser sur le monarque un regard qui aurait pu en dire un peu trop long, Mortemart glissa un doigt sous son menton, et poussa ainsi la demoiselle à tourner la tête vers lui tandis que son autre main restait égarée sur ses hanches. Dans une autre situation, Elodie se serait fait un plaisir de renvoyer le Dom Juan à sa place. Ce soir, elle dut se satisfaire d’une moue perplexe.
« Paris doit garder sa réputation de perpétuelle surprise, mademoiselle, lança le faux Langremont en guise de réponse aux questions de la jeune femme. Ah ça, pour une surprise…
- Nous savions que les jeunes femmes y ont l’équilibre incertain et voulions le voir de nos propres yeux… mais qui ne sont pas aussi adorables que les vôtres, ajouta Vivonne dans un sourire enjôleur. »

A son tour, Elodie ne put réprimer un soupir. Aussi gênant la rencontre pouvait-elle être, elle n’en restait pas moins cocasse, et si elle se devait de redouter un faux-pas, il aurait été idiot de ne pas s’amuser un peu. Après tout, l’occasion ne se présentait pas tous les jours de croiser Louis XIV dans une taverne…
L’arrivée du vin coupa court à ces pensées à l’instant même où la main du duc quittait sa hanche. Instinctivement, elle se repoussa contre le dossier de sa chaise, saisissant au passage le regard du serveur qui la dévisageait curieusement. Elodie, quant à elle, observa les verres, et le vin qui y coulait, l’œil circonspect. Tel que la soirée était lancée, elle craignait de devoir passer un peu plus de temps que prévu en compagnie des deux éminents gentilshommes. Un instant, elle songea qu’elle avait au moins cette chance que son cher cousin, que l’on disait fort proche de Mortemart et du roi, ne les accompagne pas. Elle craignait moins de sermons de sa part que de celle de François, mais tout de même. Si cette rencontre pour le moins inattendue restait son petit secret, elle ne s’en plaindrait pas.

« Oh il y aurait beaucoup d'occasion pour boire ce soir, n'est ce pas Vivonne ? lança le roi lorsqu’elle proposa un toast. Vous avez toujours le bon mot en toute occasion, je vous laisse le privilège de savoir à quoi nous levons nos verres. Et soyez créatif… Mais cela, je vous fais confiance, vous avez toujours des idées, disons hors du commun !
- AH ! Puisque vous me laissez cet honneur, Langremont, je crois que nous pouvons porter ce verre à cette rencontre fort improbable qui n’aurait été possible sans l’intervention – divine, j’en suis sûr – de ce garçon maladroit !
- Improbable, c’est le mot ! répondit Elodie en faisant légèrement teinter son verre contre ceux de ses compagnons du soir. »
Un sourire lui échappa, alors qu’elle sirotait une gorgée de vin. Chassez le naturel, il revient au galop, et cette insouciance – insolence – naturelle dont elle savait faire preuve n’était jamais loin. Aussi ne se priva-t-elle pas d’un nouveau coup d’œil vers le roi, puis plus loin, derrière lui, le regard attiré par ceux de ses anciens compagnons qui s’étaient mis à chuchoter au-dessus de leurs cartes. S’ils savaient…

« Vous connaissez nos noms, aurions nous l'honneur de connaître le votre mademoiselle ? demanda soudain Louis XIV. »
Elodie ouvrait la bouche pour répondre, gagner du temps afin de trouver quel nom donner au monarque – hors de question de dire la vérité ! – mais le duc l’interrompit avant qu’elle n’ait pu prononcer le moindre mot.
« Oh et puisque nous sommes un 4 septembre, portons ce verre à notre souverain. »
… il l’avait fait. Etrangement, à la seconde où elle avait proposé un toast, la demoiselle en avait été certaine. Suivant le regard de Vivonne, elle se contenta d’une moue amusée et de lever son verre, retenant une réplique qui l’aurait sans doute trahie.
Là-dessus, elle porta son verre à ses lèvres, les pensées toujours tournée vers cette histoire de nom qui, si elle avait été repoussée d’un instant par le duc, ne saurait tarder à revenir.

« Mais laissez-moi deviner votre nom, reprit d’ailleurs ce dernier. Un sourire amusée, Elodie déposa son verre sur la table, et se tourna vers lui, soutenant son regard. Eloïse ? Non, certainement pas… les Eloïse sont fades, inconséquentes et ne sont pas dotées de vos atours !... Voyons… Delphine ? Sûrement pas, elles sont souvent brunes comme le jais ! Quant aux Gabrielle, elles sont parfois bien sournoises et cela se lie dans leurs yeux… Elodie, peut-être ? »
Si elle avait eut son verre, nul doute qu’elle aurait manqué de s’étouffer. Fort heureusement, elle n’avait rien en main, et put se borner à partir d’un grand éclat de rire – un brin nerveux, certes. Combien de chance y avait-il pour qu’il tombe sur le bon prénom ? Décidément, ce soir était celui des étranges hasards.
« Jeanne ! lança-t-elle soudain prenant finalement la première idée qui lui passait par la tête devant l’air perplexe du roi face à son hilarité. Je m’appelle Jeanne. Jeanne… Mouldeux ! ajouta-t-elle en se rappelant cette vieille femme qui lui avait fait la conversation un soir à propos de son mari, sorti de l’ombre à elle ne savait quelle bataille pour porter secours à un « copain » tombé avant lui et la sauver elle – c’était ses mots. Mais peut importait, tant qu’elle avait une identité. Auriez-vous pu trouver celui-ci ? »
Innocente, elle adressa un grand sourire à Mortemart, avant de plonger un instant dans son verre pour se donner contenance, et dissimuler le rouge qui menaçait de lui monter aux joues.

Les choses auraient pu s’en tenir là, mais il fallut que quelque chose qui devait décidément lui en vouloir en décide autrement. Alors qu’Elodie levait les yeux, cherchant une façon convenable de s’éclipser et de sortir de là, elle eut la – très – désagréable surprise de voir une silhouette se dessiner derrière le roi.
« Eh bien, mad’moiselle, tout va bien j’espère ? »
Seigneur. Les joueurs de cartes. Elodie ouvrit de grands yeux, sans comprendre le pourquoi d’une telle question. Malheureusement, le buveur – parce qu’il avait clairement bu – se chargea rapidement de l’éclairer.
« Non parce que si ces messieurs vous importune, j’peux vous en débarrasser vous savez, continua-t-il. C’pas parce que c’est des messieurs d’la cour qu’il faut vous laisser faire ! »
Il y eut un bref, mais pesant, très pesant instant de silence… au moment où il posa brusquement la main sur l’épaule du roi. Elodie dut contenir une grimace crispée, souhaitant soudain disparaître sous terre.
« Non, ce n’est rien… commença-t-elle, mais visiblement, en vain.
- D’abord, vous êtes qui vous ? On vous a jamais vu ici, et j’aime pas bien les petits nouveau moi ! continuait l’homme, en s’adressant au monarque. »
Mais quelle idée de faire sortir le roi, en pleine nuit, dans une taverne !


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MessageSujet: Re: "A boire tavernier!" [Louix XIV, Elodie de Froulay, Louis de Mortemart]   31.03.12 21:52

AH ! Puisque vous me laissez cet honneur, Langremont, je crois que nous pouvons porter ce verre à cette rencontre fort improbable qui n’aurait été possible sans l’intervention – divine, j’en suis sûr – de ce garçon maladroit !
Improbable, c’est le mot ! lança la jeune femme.

Son petit sourire ne disait rien qui vaille. Non, Louis se faisait des idées, cette fille ne pouvait l'avoir reconnu, le peuple de Paris ne connaissait leur Roi que par la monnaie – et le souverain ne le trouvait pas bien ressemblant – et quelques portraits pas toujours bien faits. Louis tentait de chasser cette idée saugrenue de la tête et préféra demander le nom de celle qui les accompagnait à leur table ce soir. Mais Vivonne avait décidé de ne pas faire vœu de silence, se levant une nouvelle fois pour trinquer pour une autre raison.

Oh et puisque nous sommes un 4 septembre, portons ce verre à notre souverain.

Il avait … osé ! Dans leur regard échangé, on pouvait interpréter deux choses : un regard complice, ils se connaissaient depuis si longtemps maintenant, les deux Louis étaient des amis comme il était difficile d'en faire. Mais d'un autre, le monarque caché ne pouvait s’empêcher de reprocher en silence cette indiscrétion tandis que le duc s'en excusait, le tout par le regard. Cela dura à peine quelques secondes, puis Louis se saisit de son verre et le leva.

Au Roi, qu'il nous entende depuis son lit versaillais. répliqua t'il, un petit sourire amusé.

Drôle de situation n'est ce pas ? Être obligé de trinquer à sa santé et à son anniversaire mais feindre de ne pas être cette personne, endossant le nom d'une autre personne. Il y avait de quoi devenir schizophrène, même si ce nom n'existe pas à leur époque, cette maladie qui donnait de multiples personnalités à des personnes tout à fait normal en somme. Mais il devait bien avouer que cette situation l'amusait, la preuve puisqu'il en jouait en cet instant. Il fallait bien faire preuve d'humour car ce soir, le comique était poussé très loin puisqu'on assistait à la sortie d'un roi dans une taverne ! Même Molière n'aurait pas eu cette idée saugrenue dans une de ses pièces !

Mais l'on passait déjà à un autre sujet. Il y a quelques instants, Louis avait demandé le nom de la jeune femme mais elle n'avait pas pu répondre à cause de l'intarissable Vivonne qui avait rajouté un toast à l'anniversaire de Loulou. Et plutôt que laisser répondre encore la jeune femme, il fallait que Mortemart rajoute une couche de paroles. Il ne pouvait donc jamais se taire ! Le souverain leva les yeux au ciel mais était tout de même amusé par son ami qui se montrait bien habile à ce petit jeu en temps normal.

Mais laissez-moi deviner votre nom. Éloïse ? Non, certainement pas… les Éloïse sont fades, inconséquentes et ne sont pas dotées de vos atours !... Voyons… Delphine ? Sûrement pas, elles sont souvent brunes comme le jais ! Quant aux Gabrielle, elles sont parfois bien sournoises et cela se lie dans leurs yeux… Élodie, peut-être ?
Jeanne ! Je m’appelle Jeanne. Jeanne… Mouldeux ! Auriez-vous pu trouver celui-ci ?
Personnellement non ! Mademoiselle Mouldeux, soyez flattée d'être une des rares à ne pas avoir été percé à jour par mon ami assis là !
Louis avait un petit sourire amusé mais restait toujours digne, puis il reprit, se tournant vers Vivonne. Ce nom me dit quelque chose … Est-ce vous, Vivonne, ou alors Froulay qui avait parlé d'une connaissance d'un nom similaire ? … Moulin ou Moultrois, je ne sais plus.

Il était loin d'imaginer que la fameuse Jeanne n'était autre que la cousine dudit Froulay ! Qui pourrait imaginer une telle chose en même temps ? Comment deviner que le monde était petit à ce point ? Un jour, Louis et Vivonne comprendront que le monde n'est fait que de coïncidences et qu'on retrouve certaines personnes sous d'autres identité et dans d'autres circonstances. Mais pour l'instant, rien ne sert d'y penser, ils étaient bien loin de cela. Il y avait beaucoup plus important à régler, comme un homme vint se placer derrière le monarque.

Eh bien, mad’moiselle, tout va bien j’espère ?
Et pourquoi cela n'irait pas ?
questionna Louis, d'un ton neutre.

Il ne se tourna pas, se contentant de prendre son verre pour boire, l'homme allait bien partir, il voyait bien que Jeanne n'était pas avec des hommes malfamés et qu'ils n'étaient pas entrain de la maltraiter. Ils étaient des gentilshommes, voyons !

Non parce que si ces messieurs vous importune, j’peux vous en débarrasser vous savez. C’pas parce que c’est des messieurs d’la cour qu’il faut vous laisser faire !

Louis arqua un sourcil mais préféra rester silencieux, portant une nouvelle fois son verre mais s'arrêta net lorsqu'il sentit … une main se poser sur son épaule. D'où on touchait les gens de la sorte ? Même si personne ne savait qu'il était le roi, il y avait quand même des règles de politesse. Mais tout de même, toucher un Roi ! L'homme ne saurait sûrement jamais cela mais Louis reposa son verre calmement, tourna la tête vers cette main et ses yeux azurs remontèrent jusqu'à l'homme

Non, ce n’est rien…
D’abord, vous êtes qui vous ? On vous a jamais vu ici, et j’aime pas bien les petits nouveau moi !
Et moi, je n'aime pas qu'on me touche, nous sommes donc quittes.
lâcha sèchement Louis, se drapant dans sa royale fierté. Mademoiselle vous a dit que ce n'était rien, vous voyez bien qu'elle n'est pas en danger.

Louis pouvait se montrer amical mais il pouvait être extrêmement froid et sec. Chassez le roi et il revient au triple galop. Jusque dans son regard, on pouvait sentir cette froideur et cet air interdisant à l'homme de l'approcher. Alors qu'il approchait la main de son épée, le gueux retira sa main de la royale épaule. Mais au lieu de cela, le monarque chercha sa montre dans sa poche, bien luxueuse pour le noble qu'il était sensé jouer. L'heure tournait mine de rien et s'il avait accepté de sortir en compagnie de son ami, il était temps de rentrer et de tout remettre à la normale.

Diantre, Vivonne ! C'est qu'il ne faudrait plus trop tarder, il ne faudrait pas que notre expédition parisienne desserve dans votre charge auprès du lever du Roi. Ce serait fâcheux, bien que la compagnie de mademoiselle Jeanne ne soit pas déplaisante.

Il était amusant de parler de soi comme une personne extérieure. Et puis toutes les bonnes choses devaient bien avoir une fin …

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MessageSujet: Re: "A boire tavernier!" [Louix XIV, Elodie de Froulay, Louis de Mortemart]   10.04.12 0:38

Louis était si sûr de lui qu’il en arborait son sourire d’éternel satisfait tout en observant la jeune femme. Il s’attendait tant à avoir touché du doigt la bonne réponse qu’il s’étouffa presque de s’être trompé.
-Jeanne, avait lancé la jeune femme, arrachant une moue ennuyée à Louis. Je m’appelle Jeanne. Jeanne… Mouldeux ! Auriez-vous pu trouver celui-ci ?
Il se gratta un sourcil perplexe, détournant son regard d’elle pendant qu’elle plongeait le nez dans son verre. Diable ! Devant le roi à qui il s’était bien souvent vanté de réussir toujours à ce petit jeu !
-Personnellement non, avait répondu le roi ! Mademoiselle Mouldeux, soyez flattée d'être une des rares à ne pas avoir été percé à jour par mon ami assis là ! Ah ! le roi en rajoutait une couche ! Vivonne ne pu qu’adresser un sourire forcé, encore ennuyé par cet échec.
-Non, mais je persiste à croire que…
-Ce nom me dit quelque chose, continuait le roi sans que Louis ne puisse continuer … Est-ce vous, Vivonne, ou alors Froulay qui avait parlé d'une connaissance d'un nom similaire ? … Moulin ou Moultrois, je ne sais plus.
Au nom de Froulay, Louis avait consenti à reposer ses yeux sur la jeune fille qui n’était pas dénuée de charme malgré son mystérieux prénom.
-Bah, Froulay connaît tant de monde que je ne me rappelle pas de tous, hélas, railla-t-il doucement. Ce cher Froulay, rajouta-t-il en buvant une petite gorgée de vin, quel dommage qu’il n’ait pu venir ce soir, il a refusé de me suivre, prétextant le devoir de sa charge le lendemain ! L’idiot croit que…mais il ne pu terminer sa phrase, un homme à la carrure peu avenante s’était placé juste derrière le roi, le faisant s’arrêter net.
-Eh bien, mad’moiselle, tout va bien j’espère ?
-Et pourquoi cela n'irait pas ? questionna le Bourbon d’une voix placide.

Louis se figea en se mordant la lèvre inférieure. Diable ! toute ceci pouvait prendre mauvaise tournure…le roi dans une taverne…était-il seulement habitué à fréquenter ces ivrognes ? Certes non, contrairement à lui ou Froulay ! Il s’apprêtait à répondre, mais attendit quelques secondes pour prendre la température de l’homme en face. Il bu une petite gorgée de vin pour donner le change, sans quitter le roi des yeux par-dessus son verre. Ces gueux ne pouvaient-ils pas les laisser en paix !
-Non parce que si ces messieurs vous importune, j’peux vous en débarrasser vous savez. C’pas parce que c’est des messieurs d’la cour qu’il faut vous laisser faire !

Louis osa fermer les yeux pour ne pas voir le désastre. Comment expliquer le lendemain à la cour l’œil au beurre noir du roi ? Ou pire encore ? Il pria silencieusement que son royal ami garde tout son calme et ne cesse d’avoir à l’esprit qu’il n’était ce soir – ironiquement – qu’un noble de province.
-Non, ce n’est rien, commença la pseudo (il en était toujours perplexe !) Jeanne…
-Oui, commença Louis d’une voix calme, c’est la cousine d’une personne de notre connaissance, mentit-il avec un regard entendu aux deux autres.
-D’abord, vous êtes qui vous ? On vous a jamais vu ici, et j’aime pas bien les petits nouveau moi !
-Et moi, je n'aime pas qu'on me touche, nous sommes donc quittes, lâcha sèchement le roi !. Mademoiselle vous a dit que ce n'était rien, vous voyez bien qu'elle n'est pas en danger.

Louis dégluti difficilement mais dans un sourire, tâcha de rattraper la situation.
-N’y prêtez pas attention Langremont, ils sont pauvres ! Allez mon brave ça n’est rien, renchérit-il en direction du buveur ! Nous venons de province et mademoiselle est une cousine d’un ami, nous nous retrouvons comme en famille, eheh !
Il s’arrêta un moment, ses yeux suivant le mouvement de bras du roi….qui tira de sa poche une montre.
-Diantre, Vivonne ! C'est qu'il ne faudrait plus trop tarder, il ne faudrait pas que notre expédition parisienne desserve dans votre charge auprès du lever du Roi. Ce serait fâcheux, bien que la compagnie de mademoiselle Jeanne ne soit pas déplaisante.

Ah…le roi qui programmait la fin du voyage, voilà qui sonnait comme une chose fâcheuse. Pour un peu, Louis aurait préféré rester parlementer avec le buveur que subir les critiques acerbes du roi et de l’ami qui l’attendaient dans le carrosse.
Mais il accepta de bonne grâce et tira quelques pièces de sa bourse, en tendant une au buveur.
-Allez, acceptez celle-ci, je vous promets que je reviendrai boire une de ces bouteilles avec vous….et mademoiselle, ajouta-t-il en jetant un regard sincèrement intéressé à la jeune fille, pour vous prouver ma bonne foi !
L’homme retourna la pièce dans sa main et hocha lourdement la tête.
-Ca ira…mais l’embêtez pas la p’tite demoiselle, hein !
-Je vous le promets, répondit Louis d’une voix qu’on ne pouvait plus franche et honnête ! Buvez donc à la santé de votre roi, c’est grâce à lui si vous avez cette pièce, ce soir !
-Ah ? Bah alors avec ça, il est encore plus près de nous qu’on veut bien nous l’faire croire !
-Exactement ! Et bonsoir, mademoiselle, la salua-t-il enfin d’une voix courtoise et sincère, en espérant que vous ne nous tiendrez rancune de ce départ précipité ! Pardonnez également mon empressement, il n’est que la preuve de vos charmes réels. Je suis certain de deux choses, ajouta-t-il en levant un doigt savant : que votre prénom n’est pas Jeanne et que vous avez un chevalier servant qui vous attend non loin de là ; aussi tâchez de le retrouver avant que la nuit ne soit dangereuse !

Louis lança un regard illuminé au buveur, baisa galamment la main de la jeune fille et croisant son regard, ne pu s’empêcher de lui trouver un air familier. Il retrouva enfin le roi dans le carrosse et sans perdre de temps, ordonna au cocher de fouetter jusqu’au château de Versailles.

La nuit allait être courte !


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MessageSujet: Re: "A boire tavernier!" [Louix XIV, Elodie de Froulay, Louis de Mortemart]   08.06.12 15:59

C’est généralement lorsque l’on pense que les choses ne pourraient être pires qu’elles le deviennent. L’absurdité de cette rencontre, de cette soirée, du fait même que tout cela soit réel ne faisait pas exception à cette règle. Elodie pensa qu’un sommet venait d’être atteint lorsque le… roi – elle ne s’en remettait définitivement pas – et Mortemart se mirent à évoquer un certain Froulay. Qu’Aymeric connaisse ou non un certain Moulin, Mouldeux ou Moultrois (la belle coïncidence !) importait peu à la demoiselle. Dès lors que les deux hommes trouvaient le moyen d’évoquer justement devant elle son éminent cousin, plus rien ne pouvait l’étonner. Elle dut retenir une moue entre le rictus et le sourire tout en plongeant à nouveau dans son verre de vin, qui s’avérait décidément être un ami précieux ce soir. Contrairement au duc, elle bénissait les circonstances qui avaient voulu que le fameux Froulay n’ait pas voulu les suivre.

Contrairement à ce qu’elle pensait possible, un pas de plus fut franchit dans l’absurdité lorsque le joueur de carte se mêla de la conversation et osa pour une main peu avenante sur l’épaule du roi. A raison, elle sentit cette fois qu’elle n’était pas la seule à se crisper, et quoi qu’il voulût bien en dire, Vivonne n’en menait guère plus large qu’elle. Le regard glacial que posa Louis XIV sur le buveur sembla en long à la demoiselle, bien trop long pour qu’elle n’approuvât pas la tentative que fit Mortemart afin de calmer tous les esprits.
« Oui, c’est la cousine d’une personne de notre connaissance, assura-t-il, ce à quoi Elodie hocha résolument la tête sans manquer de noter l’ironie : c’était bien là la seule vérité de la soirée. »
Cela n’eut cependant pas l’effet escompté, puisque la main importune était toujours à sa place et le roi visiblement peu disposé à se montrer aussi cordial qu’il aurait pu l’être… s’il n’avait justement pas été roi.
« Et moi, je n'aime pas qu'on me touche, nous sommes donc quittes ! Mademoiselle vous a dit que ce n'était rien, vous voyez bien qu'elle n'est pas en danger.
- N’y prêtez pas attention Langremont, renchérit le duc, ils sont pauvres ! Allez mon brave ça n’est rien ! Nous venons de province et mademoiselle est une cousine d’un ami, nous nous retrouvons comme en famille, eheh !
- Absolument ! Et il serait dommage que vous gâchiez ces retrouvailles, ne pensez-vous pas ? ajouta Elodie en esquissant un sourire avenant alors que le roi semblait porter sa main à sa ceinture. »

Pendant un instant, elle crut que la soirée ne se terminerait pas sans incident, et se demanda s’il ne s’agissait pas d’un moment propice à trahir le petit secret qu’elle s’évertuait à garder depuis quelques minutes. En tout discrétion évidemment, simplement de quoi refroidir les ardeurs du buveur. Fort heureusement, elle n’en eut pas le temps, le roi n’ayant sorti de sa poche qu’une magnifique montre dont la vue tira un discret soupir de soulagement à la demoiselle.
« Diantre, Vivonne ! C'est qu'il ne faudrait plus trop tarder, il ne faudrait pas que notre expédition parisienne desserve dans votre charge auprès du lever du Roi, lança-t-il. Ce serait fâcheux, bien que la compagnie de mademoiselle Jeanne ne soit pas déplaisante. »
Seigneur – ou plutôt Sire – merci : enfin une bonne idée ! A ces mots, Elodie ne retint pas un large sourire, que l’on put aisément prendre pour une réponse au compliment qui venait de lui être fait mais trahissait réellement son soulagement à l’idée que les choses en restent là.
L’heure étant à la raison, Vivonne ne contredit pas le roi, et sortit quelques pièces de sa bourse qui attirèrent aussitôt un regard explicite de la part du buveur. On ne changera jamais les hommes.
« Allez, acceptez celle-ci, je vous promets que je reviendrai boire une de ces bouteilles avec vous… et mademoiselle, pour vous prouver ma bonne foi ! »

Elodie inclina la tête en signe d’assentiment et détacha enfin ses doigts crispés de son verre, sentant la situation revenue à la normale – enfin, aussi normal qu’elle pût être dès lors où le roi de France se trouvait dans une taverne.
« Ca ira… mais l’embêtez pas la p’tite demoiselle, hein ! marmonna l’homme.
- Je vous le promets ! Buvez donc à la santé de votre roi, c’est grâce à lui si vous avez cette pièce, ce soir !
- Ah ? Bah alors avec ça, il est encore plus près de nous qu’on veut bien nous l’faire croire ! »
Tu n’as pas idée à quel point, songea Elodie en laissant un sourire énigmatique étirer ses lèvres.
« Allons, le roi n’est jamais bien loin ! renchérit-elle en direction du buveur.
- Exactement ! l’appuya Mortemart alors que le gêneur s’en retournait vers ses amis. Et bonsoir, mademoiselle, en espérant que vous ne nous tiendrez rancune de ce départ précipité ! Pardonnez également mon empressement, il n’est que la preuve de vos charmes réels.
- Si ce n’est que cela, alors vous êtes pardonné ! répondit-elle, mutine.
- Je suis certain de deux choses : que votre prénom n’est pas Jeanne (elle eut une moue plus crispée qu’elle ne l’aurait voulu) et que vous avez un chevalier servant qui vous attend non loin de là ; aussi tâchez de le retrouver avant que la nuit ne soit dangereuse ! »

Elodie se leva à son tour alors que les deux hommes quittaient leur banc. Elle les observa une courte seconde en se demandant si elle pouvait réellement laisser la soirée se terminer ainsi. Son impudence naturelle se sentit frustrée, aussi ne put-elle retenir les mots qui suivirent, lorsque le duc lui eut galamment baisé la main.
« Ce fut un plaisir, messieurs. Dorénavant, je me tiendrai pour dit que l’on ne croise pas que quelques ivrognes dans cette taverne – bien que je doute que nous nous y recroisions un jour… »
Avec un sourire en coin, elle salua le duc puis osa un regard pétillant vers le roi qui n’était point censé l’être ce soir. Non, tous trois ne se recroiseraient pas, du moins pas ici. Raison pour laquelle elle finit par prononcer les paroles qui lui brûlaient les lèvres, et ce sur un ton badin qui la plaçait au premier abord presque au-dessus de tout soupçon.
« Hâtez-vous donc messieurs ! Je suis certaine que le lever du roi manquerait cruellement de… soleil si vous deviez être en retard… »

Là-dessus, elle les salua puis ne perdit pas de temps et tourna les talons. Elle adressa un signe de tête à ses joueurs de cartes puis regagna la chambre dans laquelle se trouvait le seul costume sous lequel il lui aurait été pardonné d’avoir reconnu le roi – et de l’avoir presque explicitement avoué. Ce ne fut qu’une fois la porte refermée qu’elle se laissa aller au fou-rire qui succédait généralement chez elle à la nervosité. Elle resta hilare quelques secondes puis se rappelant de la garde qu’elle devait prendre, retrouva la casaque du mousquetaire. Et dire qu’elle devrait garder cette histoire pour elle…


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MessageSujet: Re: "A boire tavernier!" [Louix XIV, Elodie de Froulay, Louis de Mortemart]   07.07.12 12:13

N’y prêtez pas attention Langremont, ils sont pauvres ! Allez mon brave ça n’est rien ! Nous venons de province et mademoiselle est une cousine d’un ami, nous nous retrouvons comme en famille, eheh !
Absolument ! Et il serait dommage que vous gâchiez ces retrouvailles, ne pensez-vous pas ?

Beau mensonge mais cela commençait à être dangereux pour le Bourbon et le Mortemart, il ne fallait pas se faire repérer ni s'attirer des ennuis. Voilà pourquoi le monarque, sous le nom d'Adelphe de Langremont, prétexta le lever du Roi où il fallait paraître pour quitter les lieux. Il ne serait pas bien vu que le monarque et son premier Gentilhomme aient les traits tirés face à une Cour toujours plus nombreuse, à l'affut du moindre détail pour en tirer un ragot. Puis la plaisanterie avait assez duré, Vivonne avait réussi à l'attirer en dehors de son château, sans garde pour le protéger et ils eurent de la chance qu'il n'arriva aucun malheur pour l'instant, évitons de tenter le diable ! Surtout avec des soûlards qui se mêlèrent à leur conversation. Quelle idée à son ami d'aller dans une taverne et attraper la jolie gueuse venue. Ce garçon était fou, il n'y voyait pas d'autre explication, et surtout complètement inconscient. D'ailleurs il donna quelques pièces au pochtron pour montrer un semblant de bonne foi.

Allez, acceptez celle-ci, je vous promets que je reviendrai boire une de ces bouteilles avec vous… et mademoiselle, pour vous prouver ma bonne foi !
Ca ira… mais l’embêtez pas la p’tite demoiselle, hein !
Je vous le promets ! Buvez donc à la santé de votre roi, c’est grâce à lui si vous avez cette pièce, ce soir !
Ah ? Bah alors avec ça, il est encore plus près de nous qu’on veut bien nous l’faire croire !
Allons, le roi n’est jamais bien loin !
C'est qu'il est partout en son royaume. renchérit Louis avec un petit sourire sur les lèvres.
Exactement ! Et bonsoir, mademoiselle, en espérant que vous ne nous tiendrez rancune de ce départ précipité ! Pardonnez également mon empressement, il n’est que la preuve de vos charmes réels.

Le monarque n'avait pas cherché à écouter les sempiternelles séductions de son ami d'enfance envers la jeune femme et s'était éloigné de trois pas en direction de la porte, montrant bien qu'ils étaient sur le départ et qu'il n'y avait pas de possibilité de retourner s'asseoir. Mais la jeune femme fut plus rapide dans ses salutations, coupant court aux badineries du Mortemart et adressant un drôle de sourire au faux Adelphe, qui lui en rendit un poli. Mais il avait beau tenté d'écarter les soupçons, les faits furent là.

Hâtez-vous donc messieurs ! Je suis certaine que le lever du roi manquerait cruellement de… soleil si vous deviez être en retard…

S'il fut étonné, il n'en montra rien. Elle savait ! Il était évident vu son sourire, le ton de sa voix et aussi le choix de ses mots. Avant qu'il ne puisse dire quoi que ce soit, la fausse Jeanne disparut après avoir passé la porte de la taverne. Les deux hommes firent de même, quittant cet endroit pour retourner dans leur milieu naturel, à Versailles où il n'y aurait plus d'Adelphe mais où Louis pourrait à nouveau gouverner sur la France.

Montant dans le carrosse discret qui les attendait, les deux amis firent route pour le château, Louis resta silencieux quelques minutes avant de couper court au silence d'un ton sec.

Elle m'a reconnue, Vivonne. J'en suis certain. Si une quelconque histoire fait surface, ce sera votre faute.
Meuuh non ! se contenta de dire Vivonne, haussant les épaules.
C'est cela, profitez d'être dans mon estime pour être aussi impertinent.

Le ton était un peu plus amical mais le monarque restait tout de même sérieux. Il devait bien avouer qu'il avait passé un anniversaire peu ordinaire et, ma foi, amusant, cela était grâce à un Mortemart sans gêne et toujours amical. Cependant, il ne fallait point trop en dire, ce dernier serait capable de recommencer !

Une sortie comme celle-ci fut sympathique, mais elle est la dernière. Plus de sortie nocturne dans Paris, Vivonne.

Ils échangèrent un léger sourire pendant que le voyage continuait son chemin jusqu'à Versailles. La prochaine fois, Louis de Mortemart devra être encore plus vigilant et plus original pour faire sortir son roi. On lui fait confiance pour cela …

Spoiler:
 

FIN

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« C'est toujours l'impatience de gagner
qui fait perdre. »
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MessageSujet: Re: "A boire tavernier!" [Louix XIV, Elodie de Froulay, Louis de Mortemart]   Aujourd'hui à 20:45

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"A boire tavernier!" [Louix XIV, Elodie de Froulay, Louis de Mortemart]
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