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 Rencontre face au soleil orangé [PV Henriette d'Angleterre]

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MessageSujet: Rencontre face au soleil orangé [PV Henriette d'Angleterre]   Rencontre face au soleil orangé [PV Henriette d'Angleterre] Icon_minitime21.08.10 21:41

Dans le bois où elle était, il faisait noir, il faisait froid, et le vent soufflait dans les branches. Elle se demandait pourquoi elle était là et surtout pourquoi elle ne portait qu’un vêtement de nuit. Elle ne reconnaissait pas les lieux, et commençait à avoir peur. La fierté qu’elle avait, tel un homme, n’était plus la question. Elle se sentait mal et surtout dans une situation qu’elle ne pourrait pas gérer. Elle regardait autour d’elle, mais pourtant rien ne venait. Elle se sentait terriblement anxieuse et préféra s’arrêter au coin d’un chemin, sur une souche morte. Le soleil se lèverait bien à un moment, et elle pourrait peut-être mieux se repérer. Il faisait vraiment mauvais, et le tracas n’arrangeait rien à ces frissons qui la parcourait.

Que pouvait-elle donc faire dans ce bois ? Elle n’avait pas de souvenirs d’avoir voulu se promener et surtout ici, en pleine nuit. Quoi qu’il en soit, elle y était. Et elle n’était pas rassurée, d’autant plus quand elle entendit des bruits peu sympathiques. Comme des pas dans la nuit, on ne sait pas d’où ils viennent, et on ne sait qui marche ainsi. Elle se sentait épiée alors qu’elle devrait être seule ici. Elle s’était mise à prier, comme un réflexe, chose qu’elle n’avait plus faite depuis bien des années. Tellement le couvent l’avait traumatisé, elle avait oublié toutes ces choses que l’on devait faire étant pieuses. Ce n’était pas pour elle la foi, elle n’avait foi qu’en les choses concrètes, les choses qu’elle pouvait toucher.

C’était d’ailleurs ça qui lui donnait cette sensation bizarre. Cette forêt semblait factice et totalement imaginée. Mais, elle ressentait la réalité et la peur aussi. Les pas ne cessaient pas derrière elle. Et ils se rapprochaient, plutôt que d’être assise et droite sur son tronc d’arbre, elle se terra au pied, et resta blotti contre le morceau de bois mort. Elle se mit en position de défense et cacha son visage. Ainsi, elle se dit que dans le noir, personne ne la verrait.

Je vous ai enfin trouvé ! Que faites-vous là ! Vous ne devez pas vous trouver seule dans cette forêt ! Vous devez rester enfermée, chez vous ! Vous m’avez désobéit ! »

Angélique releva la tête. C’était un homme très grand qui faisait peur ; Il avait l’air en colère et vraiment méchant. La jeune femme se mit à pleurer, par peur. Ce n’était plus arrivé depuis des années. Mais l’homme avait comme un pouvoir puissant sur elle, elle ne pouvait plus se défaire de ces larmes et se sentait désarmée. Son visage était sombre, et sa voix grave. Mais qui pouvait-il être ?! Elle ne souhaitait qu’une chose, comprendre comment elle en était arrivé là ?!

Mais qui êtes-vous ? et fais-je ici ?
- Ne posez pas de questions Angélique ! Suivez moi, tout de suite !
-Oui, d’accord, mais arrêtez d’hurler ! »


Elle se releva, et l’homme attrapa le bras de la demoiselle. Il la serrait si fort qu’elle ressenti une vive douleur. Elle n’osait même pas lui dire, alors que d’habitude, elle ne se dérangeait pas pour dire ce qu’elle pensait, homme ou pas homme. Mais là, c’était comme si elle était emprisonnée dans une enveloppe corporelle qui n’était plus la sienne. Comme si, elle avait perdue son identité, et qu’elle n’était plus cette angélique sans peurs. Et puis dans la folle course, elle entendit de nouveaux pas, et quelqu’un qui soufflait vivement. Elle avait encore peur, et se disait qu’on allait sûrement la tuer si cela continuait. Elle resta muette et d’un coup, la personne ne question surgit face à eux, pointant une épée au creux de la gorge du bourreau. Il lâcha Angélique, qui fut tirée par le bras et cachée dans un coin. Des bras l’entouraient. C’était une jeune femme, qu’elle ne connaissait pas et qui la fit rester silencieuse. Elle entendait les deux hommes se battre et dans un dernier cri, l’un des deux rendit son dernier souffle. C’était finalement, le mauvais personnage qui était mort. Angélique se redressa et aperçu un fort brave jeune homme qui se pencha à ses pieds…

« Je savais que je vous trouverai un jour. Et vous voilà douce Angélique. Depuis le temps que je travers le pays à votre recherche. Nous nous étions croisés, lors d’une de vos haltes, non loin de Grenoble. Vous étiez resplendissante et je ne vous ai plus jamais oublié. Je suis Louis Guermond. Je n’ai pas de titre, ni de nom connu, mais je sais que nous étions faits pour nous retrouver ma mie… »

Et puis, elle sursauta. Elle s’assied dans son lit, et regarda la pièce autour d’elle. Il ne s’était rien passé. Rien du tout…C’était un simple cauchemar qui l’avait rendue incroyablement triste et terrifiée. Enfin, presque…La première partie l’avait mise dans un état effroyable, mais cette fin était tellement étrange. Elle avait plusieurs fois rêvé d’un jeune homme qui lui faisait la cour, amis jamais, non jamais, elle n’avait vu un visage, ni même entendu un nom…Et là, c’était comme une étrange rêve ! Comme si elle avait trouvé qui l’attendait.

Mais ce genre de rêve, et bien porte bien son nom. Elle se leva, pour prendre un verre d’eau. Elle en rit seule, assise sur un banc dans la pièce principale de sa petite maison. Comment pouvait-elle rêver de ce genre de minauderies. Ce n’était pas son genre ! Angélique était une femme forte, et vraiment l’amour ne l’intéressait pas. Elle n’aimait pas l’idée de devoir être attaché un homme et de lui devoir le respect devant les autres. Elle aimait trop sa liberté, elle aimait beaucoup être naturelle et partir quand bon lui semble. Alors qu’elle savait que si elle se mariait, elle ne pourrait plus faire tout cela. A moins de trouver quelqu’un qui lui en laisserait la possibilité. Mais, ce n’était pas courant !

Elle passa la tête pour regarder par la fenêtre et dehors tout était sombre. Le soleil commençait à peine à pointer son bout de nez, à en voir le calme de la ruelle, personne n’était debout. Le boulanger devait déjà faire son pain, mais le reste du hameau devait dormir encore. Angélique fut alors prise d’une drôle d’idée. Prendre sa jument et partir à Versailles pour voir les jardins comme jamais personne ne les voyait. Son rêve devint vite un souvenir, elle n’avait plus que cela en tête. Elle enfila alors rapidement sa tenue verte émeraude qui était prévue pour le jour qui venait. Elle se coiffa rapidement, et enfila son petit chapeau. Elle mit sa cape, car le temps était encore un peu frais. Et elle enfila ses bottines, qui l’aidaient à mieux cavaler. Elle était à peine levée et l’heure n’était pas convenable pour une balade, mais Angélique était ainsi, un peu comme le vent, elle passait là où elle le souhaitait et ne se privait pas de ces promenades tranquilles et paisibles.

Blizzard était déjà en forme…Elle était de plus en plus belle, le repos lui faisait le plus grand bien. Depuis qu’elle avait croisé Philippe dans sa vie, tout avait changé. Cet ami, ce frère lui avait fait cadeau de cette jument et sa vie avait vraiment commencé. Elle avait voyagé dans la France entière, et l’Italie. Elle voudrait voir l’Espagne et plus encore…Mais pour le moment, Paris et la Cour lui allait parfaitement. Le souvenir qu’elle avait de Philippe lui donna le sourire, l’avoir revu, c’était surement la plus belle chose qui lui était arrivé ici. Avoir rencontré son frère aussi…Finalement, ce n’était pas si mal d’être venue ici, au moins, on faisait de belles rencontres !

La voilà alors en direction du château. Elle galopait dans les chemins de terre qui menait à la Cour, le vent soufflait doucement, et le soleil n’était toujours pas présent. Elle voyait se dessiner Versailles et se hâta de s’y rendre. Tout était calme. Personne n’était venu pour prendre Blizzard et s’en occuper. Mais peu importe ! Angélique se rendit elle-même dans les écuries pour y déposer son cheval et lui donner du foin et de l’eau. Elle lui fit une dernière caresse et défroissa sa tenue pour commencer sa balade. Elle fit la rencontre de jeunes gens qui courraient retrouver leurs appartements. Ils avaient du faire des choses peu convenables cette nuit, mais cela la fit rire. Ils avaient sûrement raison de profiter ainsi de leur jeunesse. Par la suite, ils auraient tellement à faire. Entre les complots de la cour, les rumeurs qui trainaient…Il fallait choisir un clan, pour être respecté ! Alors qu’ils profitent de ce moment de répit, tant qu’ils pouvaient le faire !

Elle connaissait déjà les Bosquets, pour y avoir fait une sacrée rencontre. Elle se décida et prit le chemin d’un autre coin de ce paysage de verdure qu’offrait Versailles. L’Orangerie était une curiosité qu’Angélique n’avait pas pu admirer comme il se doit. Il y avait toujours des tas de personnes amoncelés là. Angélique se hâta de nouveau, pour découvrir, dans le calme, ces jardins remplies de fruits qui n’étaient pas connus de tous. La comtesse arriva alors, c’était comme une pièce ouverte. Comme si on avait construit des murs et que cette « maison » avait plusieurs pièces qui contenaient des arbres fruitiers. C’était magnifique. L’aube était présente maintenant, et les ombres jouaient entre elles sur le sol encore vierge de tout pas. Angélique passait sous les orangers et laissait de temps à autres glisser sa main sur un tronc. Cela sentait bon, et cette sensation de liberté en pleine Cour était quelque chose de vraiment nouveau et réellement sain. Comme quoi à Versailles, on pouvait passer d’agréables moments, loin de la torpeur de la foule qui vit ici !

Cependant, au détour d’une allée, en face de la demoiselle, se promenait une autre jeune femme. Qui pouvait-elle être ? Qui ne dormait ici ? Angélique resta silencieuse pour ne pas l’inquiéter, et ne pas la déranger. Peut-être qu’elle ne voulait pas qu’on l’importune dans sa promenade. Elle continua à marcher et plus elle s’enfonçait dans les allées, l’autre jeune femme se rapprochait d’elle. Elles allaient bientôt se croiser, quand angélique lui fit un grand sourire…

« Bonjour Madame…Comme moi, vous profitez de la magnifique vue que nous offre cette Orangerie. Grand bien vous en fasse ! Mais je ne veux pas vous importuner. Je vous souhaite une agréable fin de matinée ! Et que votre journée soit fort bonne ! »

Angélique sentait bon la joie de vivre…Il faisait bon vivre ici, et de savoir qu’elles n’étaient que deux ici, Angélique fut presque amusée…C’était surement la seule fois dans sa vie que cette endroit aurait vu si peu de monde !
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MessageSujet: Re: Rencontre face au soleil orangé [PV Henriette d'Angleterre]   Rencontre face au soleil orangé [PV Henriette d'Angleterre] Icon_minitime22.08.10 19:52

    Henriette ne savait pas du tout quelle heure il était. Elle était clouée au lit par une certaine flemme... Et pourtant, elle avait une irrésistible envie de se lever pour se dégourdir les jambes. Cela faisait pas mal de temps qu'elle se retournait dans son lit... Les draps blancs doux et légers étaient bien froissés, peut être plus que d'habitude, elle ne saurait le dire puisqu'en général ce n'était pas une chose dont elle s'occupait! Mais là, du fait qu'elle soit réveillée depuis un bon bout de temps, elle s'en était trouvées des occupations plus idiotes les unes que les autres. Les rideaux de son lit à baldaquin étaient tirés et ne laissait passer aucune lumière, ce qui était logique puisqu'ils favorisaient le sommeil de la personne étendue à l'intérieur...

    La jeune princesse de France tappotait de ses doigts fins son couvre lit; elle avait une mine étrange: ses sourcils étaient fronçés, preuve d'énervemant de sa part, mais elle semblait aussi perdue dans ses pensées, laissant quelques fois apparaitre un doux sourire sur son visage.
    Aller, à la une, à la deux et à la trois. Henriette repoussa vivement ses draps et écarta les rideaux avec hâte. Elle venait de trouver sa bonne idée, celle qui allait la distraire, enfin!! Elle sortit de son lit et posa les pieds sur la parquet froid du matin. Elle regarda la pendule: six heure... Ah quand même! Elle avait fait fort cette fois! Elle eut un frisson quand son corps entra en contact avec l'air ambiant. Car il était certain que la température dans la pièce n'était pas bien élevée, le feu dans l'atre de la cheminée était presque étaint... De plus, ce n'était pas la fine robe de nuit blanche qu'elle portait qui allait lui assurer grande chaleur, bien au contraire!

    Madame s'approcha de la cheminée en question et laissa ses doigts glisser sur le marbre. La pière était encore plus froide; elle les retira bien vite, comme horrifiée. Par la suite, une femme de chambre fit son entrée; elle s'inclina respectueusement face à la Duchesse d'Orléans, à quoi cette dernière répondit par une inclination de la tête (quelle générosité ce matin!). Autour d'Henriette tout était silencieux... Seul les pas de la femme de chambre venant d'entrer résonnaient sur le parquet. La jeune femme se plaça devant une des hautes fenêtres qui éclairaient la pièce. Le soleil se levait à peine... Il faisait donc encore sombre à l'extérieur et le vent devait bien être présent. Mais elle n'en avair rien à faire, elle voulait aller dehors. On disait que l'air du matin était vivifiant! Et bien il était temps de vérifier cela! Ce fut donc d'un pas déterminé qu'elle se rendit jursqu'à sa garde robe. La femme de chambre qui la voyait ainsi lui dit:

    -Madame compte sortir à une heure pareille?!

    Henriette soupira, agacée:

    -Bien entendu, je ne m'habille pas ainsi pour retourner me coucher voyons!! Mais n'auriez-vous rien de plus simple à me proposer?

    Oui car étrangement, aujourd'hui elle avait envie de simplicité. Elle rêvait d'une robe légère, d'un bleu pâle, longue tombant au niveau des chevilles, sans rubants et fils d'or ou d'argent. Ce souhait était bien innabituel pour Madame qui, en temps normal, faisait tout pour être remarquée...
    La femme de chambre disparut pendant un instant; elle était partie voir ce qu'elle pouvait trouver pour contenter la duchesse. Pendant ce temps, Henriette révassait. Où irait-elle dans les jardins?? Cela n'avait aucune importance, irait là où ses pas la guideront, oui, marcher au hasard était une perspective qui la faisait rêver.

    Et on finit par lui apporter une robe violette avec des imprimés blancs (des motifs de fleurs). La coupe n'était pas aussi simple qu'elle l'espérait mais bon... Elle devait se contenter de cela... Ce n'était pas si mal. Ce matin, elle décida qu'elle se changerait et se coifferait elle même! Elle retira donc la chemise de nuit qu'elle jeta néglageament sur le lit et enfila avec délicatesse la robe après avoir mis un corset ainsi qu'un jupon (ayant pour fonction de donner une allure un peu plus "bouffante" à la robe). Elle chaussa de petits escarpins de même couleur et vint se placer devant sa coiffeuse. Elle n'allait pas faire dans la dentelle. Henriette choisit d'attacher ses cheveux en un chignon et laissa deux mèches de ses cheveux bouclés encadrer son visage délicat. Elle finit sa coiffure en piquant une fausse fleur de couleur blanche dans le chignon.

    Et voilà!! Elle était fin prette! Elle admira son reflet dans le miroir... Il manquait tout de même une petite chose... Un collier... Oui parce qu'Henriette ne pouvait pas changer en une nuit... Il lui fallait cette touche de préciosité! Elle oprta pour un pendentif: ainsi, au bout de la chaine en argent, il y avait un diament en forme de goutte d'eau. Voilà qui était mieux! Elle sourit, alors satisfaite. Bien... Elle mit sur ses épaules sa cape noire car elle se doutait que le vent n'allait pas l'épargner à l'extérieur.
    Ce fut d'un pas discret qu'elle se déplaça dans les couloirs de Versailles et gagna la sortie. Elle avait bien pensé! En arrivant dehors, le vent cingla son visage et elle en ferma les yeux pendant un instant, retenant la fleur qu'elle avait piquée dans ses cheveux, de peur de la perdre.
    Il était temps de se mettre en marche.

    Elle avança donc; cette fois, elle marchait d'un pas déterminé, se relevant de toute sa taille, la tête haute. Elle avait fière allure! Les nobles qu'elle croisaient sur son passage s'inclinaient, montrant qu'ils savaient à qui ils avaient affaire. Elle était toujours contente lorsqu'elle voyait quelqu'un s'incliner avec respect...
    Comme elle l'avait prévu, elle laissa ses pas la guider... Elle marchait au hasard, regardant les bosquets... Ces bosquets qu'elle connaissait si bien. A vrai dire, elle ne pensait pas encore connaitre les jardins de Versailles par coeur, mais elle était certainement capable d'être un bon guide pour une personne perdue... Elle arriva devant l'Orangerie. Ô lieu divin... L'air était chargé du parfum des arbres Fruitiers. Elle entra sans hésiter une seule seconde. Ses escarpins frappaient les dalles. Henriette remarqua soudain qu'elle était en présence de quelqu'un d'autre, et plus particulièrement une femme. Ah, elle n'avait rien contre un peu de compagnie!
    Elles se croisèrent:

    « Bonjour Madame…Comme moi, vous profitez de la magnifique vue que nous offre cette Orangerie. Grand bien vous en fasse ! Mais je ne veux pas vous importuner. Je vous souhaite une agréable fin de matinée ! Et que votre journée soit fort bonne ! »

    La princesse de France sourit à cette première phrase. C'était certainement la première fois qu'elle voyait cette dame à la Cour; bien qu'elle soit une personne importente de Versailles, elle ne connaissait pas tout le monde... Henriette la sulua de la tête:

    -Sachez que vous ne m'importunez point Madame; il est bien agréable de faire une rencontre à une heure aussi matinale... Et surtout dans un tel lieu! Mais dites moi, vous arrive-t-il souvent de sortir ainsi, tôt le matin?

    La question était simple; elle montrait que la Duchesse d'Orléans était de bonne humeur pour continuer la conversation... Et que la présence de la jeune femme ne la dérangeait absolument pas! Ainsi, elle espérait retenir les pas de l'inconnue et pouvoir parler quelques instants. Elle était ravie de pouvoir parler avec une personne qu'elle ne connaissait pas! Car elle trouvait cela ennuyeux de parler toujours avec les même gens, sauf bien entendu, avec ses amies les plus proches comme Athenaïs de Monstepan ou sa chère Marie-Louise de Chevreuse!!
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MessageSujet: Re: Rencontre face au soleil orangé [PV Henriette d'Angleterre]   Rencontre face au soleil orangé [PV Henriette d'Angleterre] Icon_minitime04.09.10 14:04

Alors qu’Angélique allait poursuivre sa route, elle s’arrêta et écouta la jeune femme qui dans la pénombre n’était pas reconnaissable. La voix de l’inconnue était calme et réellement amicale. La Comtesse aimait les gens qui prenaient la peine de répondre aux inconnus polis. En effet, c’était courant ici que la jeune femme adresse la parole à des gens qu’elle ne connaissait pas et qu’il ne daigne même pas lui adresser un sourire. Elle se souvenait de son voyage à Gênes, où elle avait arrosé la duchesse. Bien avant ce petit incident, elle avait voulu bavarder un peu avec les hôtes du moment, et découvrir les personnes qui étaient là. Mais peu de gens avaient voulu lui répondre, et ils avaient fait comprendre qu’il ne souhaitait pas se lier d’amitié avec elle, en faisant mine de ne pas comprendre le français, alors que la plupart d’entre eux, n’étaient même pas italiens… La noblesse devenait de plus en plus guindée et c’était normal ! Mais pas pour la jeune Angélique, qui ne supportait pas toutes ces figures qui se prenaient pour des Roi alors que parfois, Angélique était plus noble qu’eux…

Soit, en ce si beau matin, elle avait rencontré une toute autre personne qui semblait plus enclin à faire connaissance avec la jeune comtesse. La jeune inconnu restait dans l’ombre d’un arbre et Angélique ne pouvait point reconnaitre son visage. Elle resta donc à l’écart, tentant de déceler un indice, mais rien n’y faisait, elle semblait ne pas le connaître. Alors qu’elle pensait reprendre son chemin après avoir annoncé les politesses qui devaient être faites, Angélique fut surprise que la jeune femme s’étonnait de voir quelqu’un ici, de si bonne heure et surtout, elle lui demanda pourquoi elle était là…La jeune femme qui avait déjà tourné les talons, revint sur ses pas pour se positionner face à la jeune femme.

Le soleil se levait, un peu plus chaque minute. Dans les alentours, Angélique entendit des pas, ce n’était que des jardiniers, ou des serviteurs qui s’affolaient face aux demandes de ceux qu’ils devaient servir. Les cuisinières s’affairaient, les domestiques prenaient le chemin des salons pour arranger les pièces en désordre… Tout ce petit monde s’éveillait peu à peu, pendant que les gens de la Cour rêvaient à leurs journées passées et s’imaginaient bien des scénarii dans leur imagination. Quoi qu’il en soit, l’inconnue était là et attendait une réponse de la part d’Angélique. Cette dernière fut ravie de pouvoir enfin rencontrer quelqu’un, normalement, dans ce château qui semblait avoir un pouvoir magique à cette heure matinale… D’un air détendu et d’une voix très basse, comme pour ne pas réveiller la nature, Angélique répondit alors à la jeune femme…

« Et bien, quelle joie de voir qu’il existe des gens capables de parler à des gens inconnus…Vous êtes sûrement la seule personne qui a daigné me regarder et me répondre depuis mon arrivée ! Outre les gens qui sont mes amis, les inconnus sont parfois peu accueillants ! »

La jeune femme s’approcha encore de son interlocutrice et finit sa réponse…

« Et pour tout vous avouer, je suis ici parce que je ne pouvais plus dormir. J’ai fait un cauchemar et quand j’ai vu que le soleil pointait le bout de son nez, j’ai préféré sceller ma monture et me rendre au château pour découvrir une autre facette de ce magnifique espace. Il n’y a personne et les allées du jardin sont bien chargées la journée…Il est fort agréable de déambuler dans un endroit vierge de toute vie…Les humains sont bien peu respectueux de cette nature, et moi qui suis une de ses partisanes, je profite de ces rares moment de solitude ! »

Angélique était ce qu’on appelle une femme de la nature. Elle avait appris à apprécier tout ce qui l’entourait, les hautes herbes, les arbres, les rivières, les mers et les océans… Les montagnes étaient sûrement une des plus belles choses qui lui avait été donné de voir. Les grands lacs et les petits chemins de terre traversant les campagnes reculées…Tout était beau à voir, et Angélique préférait bien plus vivre dans un tel endroit que dans une ville où les gens ne prennent pas soin de leur logis, de leur rue, et donc de leur ville. C’était une des raisons qui l’avait fait choisir un petit bourg un peu excentré de Versailles !

La jeune fille tourna la tête vers le soleil qui devenait de plus en plus jaune. Il ne chauffait pas, mais ses rayons étaient agréables. Elle ferma les yeux un court instant, comme si elle s’en imprégnait. Elle se mit à sourire et rouvrit les yeux sur un visage qui était bien reconnaissable dorénavant. De prime abord, elle resta silencieuse, ce visage lui disait quelque chose…Mais Angélique avait cette manie de ne plus se souvenir réellement des gens qu’elle avait croisé…Ou des gens qui avaient de l’importance…Et en l’occurrence…Cette jeune femme devant elle avait beaucoup d’importance ici…Angélique plissait les yeux, comme si de le faire, la mémoire lui reviendrait… Et puis, elle se mit à rechercher dans ses souvenirs, comment elle pourrait savoir qui est cette personne. Et autant dire que le moment où elle s’en était souvenue fut spécial !

Elle ouvrit de grands yeux, comme à son habitude, elle n’était guère discrète. Elle était plutôt du genre à être très expressive du visage et elle ne cachait jamais ses émotions…Autant dire que la jeune femme en face d’elle avait du comprendre que son interlocutrice avait compris qui elle était. Alors, dans un semblant de calme et d’une voix douce et posée, Angélique questionna à son tour l’inconnue qui n’en était plus vraiment une…

« Oh mon dieu, je suis réellement mal élevée… »

Elle qui n’était habituellement jamais confuse de rien, là, elle ne savait plus quoi faire…Tourner les talons de nouveau et s’excuser platement ? C’était encore plus malpoli de faire ceci, elle était tout de même quelqu’un d’influent…en effet, avec le soleil fraichement levé, son visage était bien clair. Cette jeune femme n’était autre que la femme du frère du roi. Et Angélique, bien que très peu respectueuse des coutumes d’habitude, savait que devant une telle femme, elle se devait d’être irréprochable ! Elle devint rouge de confusion et bafouillait…

« Je…Je vous ai reconnu bien tard ma foi…J’en suis confuse Madame… »

Angélique se plia en deux, pour faire cette révérence qu’elle ne faisait jamais. Si bien qu’elle n’était pas persuadée de la faire comme il le fallait. Mais, c’était obligatoire ! Parler avec un membre de la famille royale, en principe, c’était digne d’un rêve et non pas de la réalité. Alors la jeune Sancerre resta muette encore un long moment. Elle devait, pour une fois, peser ses mots et ses actes. Elle pourrait être mal vue par la jeune femme se tenant devant elle, et ce n’était pas vraiment recommandé ! En se relevant Angélique dit à la jeune femme…

« Je crois que je vais vous laisser tranquille, je comprends que vous ayez bien d’autres choses à faire que de parler avec moi. Vous devez tellement être prise ici, que ce moment est sûrement le seul que vous avez pour souffler. Alors, je ne me permettrais pas de vous le gâcher…Je vous laisse en paix Madame ! »

Et Angélique retourna là où elle avait commencé sa promenade pour éviter d’importuner une importante personne…Décidément, les pieds dans le plat, Angélique savait les mettre !


[J'ai fait mieux, mais promis je me rattrape la prochaine fois !!! Very Happy]
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