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 Quand français et anglais s'associent.

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Morgan Stuart


Morgan Stuart

« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Cela peut vous paraître étrange mais j'en ai un. Il est bien caché, je le réserve à qui m'aimera vraiment. Et pour mes enfants.
Côté Lit: Vous voulez une liste ? Ce sera même un recueil !
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Âge : 30 ans
Titre : Duc de Richmond, de Lennox, de Gloucester, Comte de March, cousin de Charles II d'Angleterre
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Date d'inscription : 15/02/2012


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MessageSujet: Quand français et anglais s'associent.   Quand français et anglais s'associent. Icon_minitime22.08.15 18:29

Quand français et anglais s'associent. Tumblr_nlbi3a7wdW1r8da12o1_500
« Le cheval court, le cavalier se vante. »


A Chambord, il régnait une atmosphère bien plus tranquille, moins étiquetée qu'à Versailles. Évidemment, on ne faisait pas non plus n'importe quoi, mais cela se trahissait par les tenues : si l'on restait élégant, les tenues de journées paraissaient bien plus simples, comme à la campagne en somme. Il serait dommage d'abîmer des superbes tenues en se promenant dehors par exemple. Et le soir, durant les festivités, tout le monde ressortait ses plus belles tenues pour briller à la lueur des chandelles. Non vraiment, la vie prenait une tournure agréable, et le duc de Richmond prenait plaisir à vivre dans cette cour plus simple.

Sans doute que cette atmosphère rendait les conversations plus vivantes et donnaient lieu à des projets parfois fous. D'ailleurs, c'était qui ce qui amenait Morgan à venir au château, lui logeait à quelques kilomètres de là, Chambord ne pouvant accueillir tout le monde. Il prit donc son cheval et se rendit au château, avec une chemise en cuir contenant quelques documents. Lui aussi avait un projet fou et connaissait un homme comme lui pour le monter ! Jamais il ne se serait permis d'arriver à Versailles avec des bottes cavalières mais les chausses à boucles n'allaient pas vraiment avec l'environnement terreux et les bordures d'eau boueux, il avait l'impression d'être un noble anglais de campagne rendant visite à son voisin, ce qui fit sourire Richmond, si on croisait à la campagne le roi de France en voisin, ce serait bien curieux. Il regarda sa montre à gousset, et était pile à l'heure pour son rendez vous, d'ailleurs il voyait la silhouette au bord du cours d'eau. Laissant son cheval à l'écurie, l'anglais s'avançait vers Silvestre de Lévis, l'air jovial.

A dire vrai, le projet prévu entre ces deux là dataient d'avant la guerre : Morgan avait un jour mentionné la passion anglaise pour les courses de chevaux, un noble sport mais aussi un moyen de gagner – ou perdre – beaucoup d'argent. Cela existait en France mais de manière si peu nombreuse que cela semblait dérisoire par rapport au peuple d'outre-Manche. Les deux hommes, au fil de la discussion, avaient émis l'idée d'importer véritablement le savoir-faire anglais. Mais les combats les avaient éloigné et tous deux avaient eu beaucoup à faire. Morgan n'y repensa qu'une fois rentré à Londres, où on le traîna dans un hippodrome, le préféré de son royal cousin, Epsom. Là, l'idée lui revint, et ce fut un de ses buts à Londres : rassembler le plus d'informations possibles sur le sujet. Comme il savait qu'il revenait en France, Morgan mit des plans d'hippodrome dans ses malles, des descriptions de races de chevaux, la façon de mettre en place tout ceci. Et à peine il eut le temps de se reposer à Versailles qu'on repartait déjà pour Chambord. Là au moins, il aurait le temps de parler avec le vicomte de Vauvert, et décider s'ils montaient leurs affaires, ou non.

Les deux hommes se saluèrent avec de grands sourires aux lèvres, heureux de se retrouver ici, et vivants. Ce qui ne fut pas le cas de la plupart des hommes au front … Mais cessons de penser au passé, il était temps de voir un avenir plus joyeux, avec une couleur d'or.

« Je suis bien heureux de vous retrouver, monsieur de Lévis ! J'avais pensé à vous inviter chez moi, mais ce serait criminel de ne pas profiter de ce beau temps … qui sait combien de temps cela durera ? »

Les aléas d'un temps presque automnal. Si le soleil prenait la plus grande place, on ne savait jamais s'il allait pleuvoir, et si tel était le cas, si on avait à faire à une simple averse ou un déluge. Pour l'instant, l'astre solaire régnait sur un ciel bleu, où quelques petits nuages inoffensifs s'aventuraient ici et là. Une belle après midi en somme. Mais l'heure n'était pas de parler du temps, mais de chevaux.

« Sachez, mon cher, que j'ai pensé à vous durant mon bref retour à Londres. J'ai passé une grande partie de mon temps sur les champs de course, à observer ce qu'il s'y passait et son fonctionnement. Et les nombreuses pièces dépensées ont servi à faire valoir mon capital dans notre affaire. Il eut un petit rire amusé, il était un incorrigible parieur. Je me suis inspiré d'un des plus grands champs de course proche de Londres, mais je me doute qu'il faudra commencer un peu plus modeste, à moins que vous ayez des finances illimitées ! »

Pour regarder toute la paperasse en détail, il faudrait bien s'asseoir mais pour l'instant, les deux hommes continuaient leur promenade, se dégourdir les jambes ne faisaient pas de mal après tout !

« J'ai aussi pris les devants durant mon investigation. J'ai investi dans une écurie d'un écossais aux chevaux des plus robustes, rapides et souvent donnés vainqueurs. Lorsque je lui ai proposé mon projet, enfin notre projet, en France, j'ai vu danser des pièces d'or dans ses yeux. Nous aurons quelques chevaux pour commencer, deux ou trois. C'était aussi une façon de gagner de l'argent, vu que les nobles ne pouvaient travailler. Je pense que nous trouverons aussi ici des gens voulant mettre leurs chevaux dans la course. La récompense d'un argent facile aide aux hommes à accepter. »

Ca annonçait le début d'une grande aventure …



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I've lost a lot a in this game. Another everyday face with no name, I'm not selling misery, so would you stay around with me. I know that you are afraid, the traces of war linger on my face but I'm not selling misery, maybe some day I'll feel home again.


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Silvestre de Lévis


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Titre : Vicomte de Vauvert, Seigneur de La Voulte et Beauchastel, Commandant du Soleil Royal (marine royale)
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MessageSujet: Re: Quand français et anglais s'associent.   Quand français et anglais s'associent. Icon_minitime11.09.15 12:25




L’ambiance de Chambord n’avait absolument rien  voir avec celle de Versailles. Pour le jeune seigneur de Vauvert, cela valait tout l’or du monde. Bien plus habitué aux goûts simples des sauvages du Canada auquel il s’était tout de suite accoutumé une fois passé de l’autre côté de l’océan, il supportait difficilement les carcans de Versailles et cette étiquette mise en place par Louis XIV lui paraissait bien trop compliqué, pauvre homme des bois qu’il était. Pourquoi avait-il suivit la cour à Chambord ? Pour plusieurs raisons déjà. Tout d’abord, parce qu’il cherchait toujours à remettre au roi les rapports du gouverneur du Canada et de Nouvelle  France, Daniel de Courcelles, et parce qu’il espérait qu’une fois ceci fait, il pourrait y être renvoyé séance tenante ; la chose avait été différée avec la guerre, ce qui avait fait enrager le jeune lieutenant bien qu’il s’y soit illustré. Ensuite, parce que le ministre Colbert, en charge de la marine – en plus du reste – lui avait fait comprendre qu’il avait audience à lui donner, et le roi ne se séparait que rarement de son ministre. Cela ne présageait rien de bon pour le vicomte de Vauvert qui ne savait pas vraiment sur quel pied danser. Enfin, parce que Chambord paraissait bien plus attrayant que Versailles à cette période, beaucoup plus simple, et que la cours, en petit comité, serait bien plus conviviale. Il n’y serait d’ailleurs pas seul, il y avait d’autres amis en place qui ne demandaient que l’élaboration de plans sur la comète et d’idées saugrenues.

Morgan Stuart, cousin du roi d’Angleterre, faisait parti de ceux-là. Quel étrange ami, pourrait-on penser. Brièvement présentés l’un à l’autre avant la guerre, les deux hommes s’étaient appréciés et avaient commencé à évoquer un projet, projet que le conflit les avait empêchés de tenir à bien. Ennemis pendant la guerre, adversaire même, lors d’une bataille navale mémorable, ils avaient eut la chance de rester en vie, contrairement à bien d’autres, comme le second qui officiait sur le même navire que Silvestre. Leur commandant, Monsieur de Vivonne, blessé, Silvestre avait dut faire appel à tout son sang froid pour mener la bataille à bien. Elégamment, Stuart, voyant Vivonne blessé, s’était retiré du combat. Cela ne pouvait qu’augmenter l’estime que Silvestre avait pour l’anglais et lui démontrer que l’honneur était l’une de ses principales vertus. Mais le projet qui les réunissait se jour là n’avait absolument rien à voir avec la guerre, et encore moins avec la marine – surprenant quand on connaissant ces deux hommes, de penser qu’ils pouvaient avoir autre chose en tête que ce prestigieux corps auquel ils avaient dédié une partie de leur vie. Non, cela concernait bien la terre, et un animal dont les marins avaient d’habitude bien peu l’utilité : les chevaux. Silvestre avait bien sûr entendu parler des courses de chevaux anglaises, très prisées sur cette île où tout à chacun adorait parier. Pour lui, c’était plus l’adrénaline d’une course bien dangereuse qui l’attirait. Et pourquoi ne pas lier l’utile à l’agréable ?

Le temps était légèrement humide, quoi qu’ensoleillé, ce matin-là, aussi, en bottes de cavalier bien qu’il n’ait pas encore monté, bénéficiant d’une petite mansarde tout en haut du château – « une chance, Vicomte ! Un honneur inespéré, il paraît que c’est à Monsieur que vous le devez » lui avait-on assuré - une cape négligemment jetée sur ses épaules et son feutre vissé sur la tête, Silvestre attendait le duc de Richmond qui ne tarda pas à arriver. Ils se saluèrent, complices, heureux d’être en vie, en somme, car la chose aurait pu être encore moins aisée qu’elle ne l’avait été.

-Je suis bien heureux de vous retrouver, monsieur de Lévis ! J'avais pensé à vous inviter chez moi, mais ce serait criminel de ne pas profiter de ce beau temps … qui sait combien de temps cela durera ?

-Duc. Je suis ravi de vous voir sur la terre ferme, la chose aurait été inespérée il y a encore quelques semaines, répondit Silvestre en hochant la tête.

Les deux hommes se mirent côte à côte et commencèrent à marcher le long de l’allée. Silvestre laissa un instant son regard vagabonder sur les jeunes dames de la reine ayant échappé un instant à la surveillance d’une des duègnes, sans doute, qui rougirent en voyant les deux cavaliers, avant de détaler. Il aurait été doux, et de bon, ton de prendre maîtresse à la cour, mais il n’en avait pas vraiment envie. Bien qu’il s’en défende, la plaie laissée ouverte par Andréa était encore fraiche.

-Sachez, mon cher, que j'ai pensé à vous durant mon bref retour à Londres. J'ai passé une grande partie de mon temps sur les champs de course, à observer ce qu'il s'y passait et son fonctionnement. Et les nombreuses pièces dépensées ont servi à faire valoir mon capital dans notre affaire. Je me suis inspiré d'un des plus grands champs de course proche de Londres, mais je me doute qu'il faudra commencer un peu plus modeste, à moins que vous ayez des finances illimitées !

Cela ramena le vicomte de Vauvert à la réalité et à leur discussion. Silvestre eut un petit rire ironique. Des finances illimitées ? Quand on connaissait son frère, la chose paraissait fort peu probable.

-Hélas, mes ressources sont ma solde, et guère plus, je doute que cela suffise. Vous avez raison, mieux vaut en tester l’attrait tout d’abord, à petite échelle, plutôt que de risquer d’engloutir finances et réputations dans un projet qui n’aura peut être pas la même aura en France qu’en Angleterre. Les Français ont une notion bien à eux de l’amusement et du bon goût.


Bon goût qui dominait l’Europe, mais Silvestre trouvait ses compatriotes bien compliqués parfois.

-J'ai aussi pris les devants durant mon investigation. J'ai investi dans une écurie d'un écossais aux chevaux des plus robustes, rapides et souvent donnés vainqueurs. Lorsque je lui ai proposé mon projet, enfin notre projet, en France, j'ai vu danser des pièces d'or dans ses yeux. Nous aurons quelques chevaux pour commencer, deux ou trois. Je pense que nous trouverons aussi ici des gens voulant mettre leurs chevaux dans la course. La récompense d'un argent facile aide aux hommes à accepter.


Silvestre s’arrêta et s’appuya négligemment sur un petit muret, pour réfléchir. Louis-Charles, duc de Ventadour, et accessoirement son frère aîné, aurait du mal à voir le bien fondé du projet, il ne fallait pas attendre d’aide de ce côté là. Sa mère ? Elle avait bien assez de soucis avec sa sœur, Marguerite, qui ne pensait que toilettes et mener grand train. Comme la plus jeune, Catherine, enfermée au couvent de son propre chef – mais largement poussée par leur aîné – lui manquait en cet instant.

-Pour ce qui est du lieu, un endroit proche de Versailles et de Paris serait le plus indiqué, suggéra Silvestre. Ainsi, la noblesse pourrait s’échapper de Versailles, et les bourgeois venir tenter de paraître d’un monde qui les fait rêver sans leur être pour l’instant ouvert. Les chevaux de ces messieurs sont plus souvent des bêtes de guerre ou de chasse. Reste à voir s’ils n’auront pas peur de les engager. Une petite piqûre à leur égo devrait aider, d’autant plus s’ils nous voient nous même courir, du moins pour les premières courses, le temps de rendre la chose attrayante. Il faudrait présenter cela comme une joute, mais plus moderne, par exemple. Les français aiment tant jouer leur honneur à tout va.

Silvestre eut un petit rire. Il se sentait si différent de ces nobliaux de cour. Heureusement, la guerre qui venait de se terminer prouvait bien que la chevalerie française n’était pas morte et qu’il y avait de l’espoir encore. Un bon point pour leur projet.

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MessageSujet: Re: Quand français et anglais s'associent.   Quand français et anglais s'associent. Icon_minitime05.10.15 19:00

« Hélas, mes ressources sont ma solde, et guère plus, je doute que cela suffise. Vous avez raison, mieux vaut en tester l’attrait tout d’abord, à petite échelle, plutôt que de risquer d’engloutir finances et réputations dans un projet qui n’aura peut être pas la même aura en France qu’en Angleterre. Les Français ont une notion bien à eux de l’amusement et du bon goût. »

Morgan hocha de la tête. Si un français pensa cela de ses compatriotes, imaginez de l'autre côté de la Manche ! Morgan n'avait pas compris tout d'abord la façon de vivre à la française lorsqu'il vint la première fois, durant son adolescence. Ces princes révoltés contre le pouvoir royal alors qu'ils n'existaient qu'à travers ce système. Au moins en Angleterre, tout semblait bien plus simple, même durant les insurrections ! Et quand il revint, adulte cette fois, il trouvait certains comportements assez singuliers, et s'il avait réussi à se fondre dans la masse et s'adaptait à certains principes, la plupart d'entre eux se trouvaient bien peu logiques.

Qu'importe, le plus important restait que la cour de France se plaise à voir des courses de chevaux, mais s'amusent aussi à parier ! Il paraissait que les français avaient la bourse bien accrochée, qu'ils ne dépensaient que parce que la Cour l'exigeait lors des soirées appartements, qu'il fallait toujours paraître le plus à la mode possible. Peut être que si une personnalité à la mode s'y intéresserait, tout le monde suivrait ? Cela serait à voir aussi, à l'avenir, mais il fallait commencer par les bases : avoir des chevaux et des cavaliers. Morgan avait réglé une partie du problème, avec deux ou trois chevaux qui arriveraient dés qu'il donnerait son feu vert. Restait à trouver d'autres personnalités prêts à mettre leurs chevaux sur un champ de courses : des nobles mais pourquoi pas des bourgeois avides d'argent et de pouvoir, où tout était bon pour côtoyer la noblesse et se montrer avec eux, avoir son nom dans la gazette.

Apparemment, cela donnait à réfléchir au vicomte de Vauvert. S'il adhérait au projet, sans doute que l'aspect financier lui manquait. Le problème d'un militaire de carrière : sa solde. A moins d'être hautement gradé, difficile de mener grand train, et d'investir dans un projet de grand envergure, bien que les Lévis-Ventadour n'était pas la famille la plus pauvre de France ! Le Stuart, de son côté, avait la chance de son statut d'ambassadeur, et de la gestion du patrimoine familial. Même si son frère vivait encore, caché de tous, il n'avait plus aucun pouvoir, même s'il vivait en Angleterre. Un avantage non négligeable, surtout du point de vue pécuniaire. Mais finalement, pas d'argent dans la discussion, mais un aspect bien plus pratique : le terrain. Silvestre mettait le doigt pile là où il le fallait, c'était là où on sentait l'âme militaire, pratique et droite, pile ce qu'il fallait.

« Pour ce qui est du lieu, un endroit proche de Versailles et de Paris serait le plus indiqué. Ainsi, la noblesse pourrait s’échapper de Versailles, et les bourgeois venir tenter de paraître d’un monde qui les fait rêver sans leur être pour l’instant ouvert. Les chevaux de ces messieurs sont plus souvent des bêtes de guerre ou de chasse. Reste à voir s’ils n’auront pas peur de les engager. Une petite piqûre à leur égo devrait aider, d’autant plus s’ils nous voient nous même courir, du moins pour les premières courses, le temps de rendre la chose attrayante. Il faudrait présenter cela comme une joute, mais plus moderne, par exemple. Les français aiment tant jouer leur honneur à tout va.
C'est vrai, typiquement français je pense. Avez vous une monture à vous ? L'idée de monter nous-même ne m'avait pas effleuré l'esprit mais qu'elle est excellente ! s'exclama Morgan, ravi. Par ce petit manège, nous pourrions amener du monde, ces coureurs apporteront leur lot d'amis, mais aussi d'ennemis, et il sera bien plus facile de lancer des paris avec tout ce petit monde. »

Quel bon plan : l'ego faisait tourner le monde, surtout les français ! Tabler sur le point faible pour mieux l'exploiter, voici là une stratégie en béton, qui mettait l'ambassadeur anglais de très bonne humeur ! Leur projet paraissait plus que bien parti ! Mais il leur manquait un point essentiel : le lieu. En effet, il fallait ne pas trop s'éloigner de Versailles, tout en ayant l'impression de l'avoir quitter. Parmi ces feuillets, Morgan sortit un papier griffonné de noms de lieux, certains raturés déjà.

« J'avais réfléchi un peu durant mon voyage à quelques lieux, mais la plupart se trouvent loin de la Cour, puisque je pensais à un total dépaysement, comme près du château de Vincennes, où le roi aime bien chasser de temps à autre. Mais votre idée de se rapprocher de Versailles semble bien meilleure ! So … Il se pencha sur sa feuille de papier pour revoir son idée. No … No … Oui, j'avais pensé à Saint-Cloud, mais il nous faudrait en parler au frère du roi. Et dépensier comme il est, j'ai peur qu'il ne coule finalement notre affaire. Ou alors il faudrait un endroit assez neutre, comme vers Boulogne. Je pense que le terrain serait bon. Qu'en pensez vous ? »

La forêt de Boulogne abritait quelques belles demeures, un ancien château de François 1e devenu une manufacture de bas de soie, grâce au ministre Colbert. Un endroit assez vierge pour une construction, sans pour autant se tenir à l'écart du monde, pour permettre de construire si besoin est, notamment les écuries et le terrain une fois l'affaire sur les rails !

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MessageSujet: Re: Quand français et anglais s'associent.   Quand français et anglais s'associent. Icon_minitime09.10.15 15:51

L’entreprise était périlleuse. Si les Anglais adoraient les paris, les courses et tout ce qui s’y rapportait, les Français étaient bien plus délicats. Tout dans leurs mœurs devait relever d’un certain raffinement, que les courses de chevaux n’avaient pas forcément à leurs yeux. Les chevaux se devaient d’être puissants, pour porter leurs cavaliers protégés d’armures – ou désormais, de portions d’armures – forts aussi, pour mener une charge par dessus des cadavres. Mais rapide, fin, et racés… C’était une autre histoire. Si l’idée, Silvestre et Morgan en étaient certains, avait du potentiel, ils n’étaient pas sûrs de pouvoir y arriver sans y laisser une petite fortune – que pour sa part, Silvestre ne possédait pas. Il fallait donc trouver une autre solution, et la plus simple était d’utiliser l’argent – et les possessions – des autres. On aurait presque pu croire que le vicomte de Vauvert était devenu un escroc en herbe. Escroc était un terme un peu trop fort pour la manière dont Silvestre se considérait, mais manipulateur pouvait passer à la limite. Déjà lorsqu’ils en parlaient avant guerre, les deux officiers de marine savaient bien qu’il ne serait pas chose aisée d’implanter un tel concept en France, car ce qui était populaire outre-Manche ne l’était pas forcément de ce côté-ci du bras de mer. Une si petite distance et tant de différences, cela pouvait parfois être rageant quand on avait vu du pays et qu’on avait l’habitude de s’adapter à tout.

Silvestre maudissait son aîné en cet instant. Certes, il était mal venu pour les nobles de travailler et de gagner de l’argent, seule la guerre, et la gestion de ses terres déjà acquises, devait être un moyen pour eux de s’enrichir. Oui, mais… Etre le cadet d’une famille dont l’aîné dépensait pour tout et n’importe quoi -  sans oublier n’importe qui - cela avait de quoi agacer son cadet en plus de le mettre dans une situation financière délicate. Bien qu’il n’ait jamais voulu mener grand train, ce n’était pas vraiment son genre, sa solde allouée lui permettait à peine d’entretenir un valet, un cheval justement, et de prix en vu de leur projet, une garde robe digne de ce nom, et un peu d’argent pour les différentes dépenses. Heureusement qu’il n’avait pas de maîtresse, sinon, la liste de ses problèmes n’aurait pas eut de fin… Il leur fallait une solution, à moindre coup, une idée qui lancerait leur projet comme de rien, une prise de risque. Silvestre n’avait pas peur de concourir sur son cheval. Mais serait-ce le cas d’autres ? Ou au contraire préféreraient-ils engager des cavaliers pour courir ce risque à leur place ? Tant de questions auxquelles il fallait des réponses. Le projet ne se ferait pas en un jour, et une fois de retour à Versailles, il faudrait évidemment se pencher sur la question plus en détail, en allant repérer les lieux, mais être aussi loin permettait aussi de réfléchir à toutes les spécificités techniques que ce projet requérait, et d’avoir de nouvelles idées. Cela, nos deux compères n’en manquaient pas, heureusement. Quand l’argent fait défaut, reste l’imagination.

-C'est vrai, typiquement français je pense. Avez vous une monture à vous ? L'idée de monter nous-même ne m'avait pas effleuré l'esprit mais qu'elle est excellente ! Par ce petit manège, nous pourrions amener du monde, ces coureurs apporteront leur lot d'amis, mais aussi d'ennemis, et il sera bien plus facile de lancer des paris avec tout ce petit monde.

Silvestre acquiesça. L’animal, une magnifique bête de race, n’aurait rien eut à faire sur un champ de bataille, il était bien trop fin. Mais rapide, c’était là tout ce qui comptait. L’ego français leur porterait peut être bonheur cette fois-ci.

-J'avais réfléchi un peu durant mon voyage à quelques lieux, mais la plupart se trouvent loin de la Cour, puisque je pensais à un total dépaysement, comme près du château de Vincennes, où le roi aime bien chasser de temps à autre. Mais votre idée de se rapprocher de Versailles semble bien meilleure ! So… No … No … Oui, j'avais pensé à Saint-Cloud, mais il nous faudrait en parler au frère du roi. Et dépensier comme il est, j'ai peur qu'il ne coule finalement notre affaire. Ou alors il faudrait un endroit assez neutre, comme vers Boulogne. Je pense que le terrain serait bon. Qu'en pensez vous ?

Silvestre eut un petit rire. Décidément, tout ces derniers temps lui rappelait Monsieur. Il fallait bien encore qu’il s’immisce dans cette affaire-là ! Le jeune lieutenant hocha la tête :

-Je ne pense effectivement pas qu’il fasse un bon partenaire commercial. La localisation des terres de Saint-Cloud aurait été excellente si elle n’avait dépendue de lui. Cela me paraît un peu risqué. Et on ne peut hélas dire « non » au frère du roi, cela serait mal avisé, ajouta le vicomte avec un sourire entendu à Morgan.

Il se tut un instant, réfléchissant. Boulogne ? Oui, l’idée était bonne. Il faudrait un endroit où héberger les chevaux. Qui connaissait-il dans les environs ? Peu de monde en vérité, mais une telle entreprise, même à petite échelle, demandait une certaine organisation : des écuries – les montures ne pouvaient pas arriver le matin même, au risque d’en être épuisées et donc inutilisables -,  du personnel – bien que chacun amènerait ses propres garçons d’écuries, il fallait tout  au moins un gestionnaire, ni Morgan ni Silvestre n’auraient le temps ou le goût de s’occuper de l’alimentation en foin et autres pour les bêtes – et surtout, des gens qui parlent de leur projet.

-Je connais quelques personnes qui devraient pouvoir nous trouver des endroits sûrs, plats, sur Boulogne, avec des écuries à proximité. Il me faudra écrire quelques billets, rendre quelques faveurs sans doute, mais cela ne saurait trainer. Une fois de retour à Versailles, je m’en occuperai.

En espérant que son frère ne vienne pas y mettre son nez, puisque Silvestre avait eut la grande bénédiction de tout de même pouvoir revenir occuper sa chambre dans l’hôtel Versaillais de son frère le duc. Il songea un instant qu’à l’image de son frère, il aurait pu commencer à dépenser la dote de sa fiancée, mais cela aurait été du plus mauvais goût.

-J’ai également quelques connaissances dans des cercles privilégiés, à la cour, et chez Monsieur. Avoir des gens qui parlent ne peut que d’être une certaine aide, surtout quand ils parlent en bien.

Silvestre pensait surtout aux dames, qui sont toujours les premières à suggérer à ces messieurs de les éblouir par quelque action de notoriété. Chez Madame, il y avait la belle Sofia Farnèse, amie de cœur dont il était resté proche bien qu’ils ne soient plus amants, et chez la favorite, Anne de Gallerande, amie de sa sœur Marguerite, ne saurait lui faire défaut, il lui avait après tout épargné la honte de partager son amant, le frère de Silvestre, elle lui devait bien ce service.

-Le bouche à oreille sera notre meilleur allié, mon ami, n’en doutez pas, et encore plus quand il est transporté par de jolies ambassadrices.

Silvestre eut un clin d’œil entendu envers son compère. La chose paraissait prendre bonne tournure.

-Cela soulève un autre problème : les chevaux français sont fais pour être puissants. Ce ne sont pas des bêtes rapides et faites de finesses. Avec un peu de chance, en voyant plus grand, attirerons-nous un autre commerce : celui des chevaux de course. Mais une chose à la fois, me direz-vous. Ne nous emballons pas de peur d’être déçus.

Et c’était là le problème du vicomte, il avait tendance à s’emballer.

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MessageSujet: Re: Quand français et anglais s'associent.   Quand français et anglais s'associent. Icon_minitime23.10.15 19:49

L'entreprise s'avérait presque impossible, il faudrait surtout financer beaucoup de travaux, de la gestion, du personnel … Même si Morgan ne se sentait pas à l'abri du besoin, il ne pouvait engloutir sa fortune, et celle de sa famille, dans ce projet. Si le vicomte possédait un bon bagout et quelques relations, pas sûr qu'il puisse financer grand chose à dire vrai. En plus du terrain, des animaux, des écuries et de la petite main, ils devraient trouver des partenaires de financement. Encore beaucoup de travail à faire, cela ne se fera pas en un jour … Mais ils s'étaient déjà entendus sur le terrain, Boulogne semblait tout indiquer pour qu'on puisse venir à la course de Paris ou de Versailles.

« Je connais quelques personnes qui devraient pouvoir nous trouver des endroits sûrs, plats, sur Boulogne, avec des écuries à proximité. Il me faudra écrire quelques billets, rendre quelques faveurs sans doute, mais cela ne saurait traîner. Une fois de retour à Versailles, je m’en occuperai.
De mon côté, je trouverais quelques investisseurs. Il y a toujours quelques anglais à la Cour amateurs de Paris, et quelques français flambeurs. J'essaierais d'en parler à ma cousine la duchesse d'Orléans. Ou pourquoi pas à la favorite. Il pensa à voix haute.
J’ai également quelques connaissances dans des cercles privilégiés, à la cour, et chez Monsieur. Avoir des gens qui parlent ne peut que d’être une certaine aide, surtout quand ils parlent en bien.
Je suis tout à fait d'accord, il faut que cela se sache, au plus tôt. Si beaucoup de personnes mentionnent ce projet, les gens croiront en la solidité de l'entreprise et n'hésiteront plus, à venir ou investir, comme bon leur semble. Dans tous les cas, qu'ils aient envie, et aussi de l'argent. C'est important. »

Contrairement à son épouse, le duc de Richmond n'avait pas un gros rapport à l'argent. Il se satisfaisait d'en avoir, le faisait fructifier dans de bons placements, mais n'aimait guère l'étaler. S'il fallait bien paraître à la Cour, il sera élégant. Mais quand on monte un projet de cet envergure, on se devait de penser à l'argent, aux coûts, aux dépenses mais aussi aux recettes. Morgan avait beau adoré les courses, il ne mettait pas cela à pied d'oeuvre pour le plaisir du regard, aussi, n'oublions pas.

« Le bouche à oreille sera notre meilleur allié, mon ami, n’en doutez pas, et encore plus quand il est transporté par de jolies ambassadrices. Les deux hommes se jetèrent un regard complice.
Il est dit que derrière tout homme se cache une femme, et je me borne à croire qu'il ne faut pas les sous-estimer pour en faire de puissantes alliées. »

Non Richmond ne sous-estimait plus les femmes depuis le mauvais mariage avec Rebecca, et il savait que certaines avaient bien plus de ressources que certains hommes, seulement elles ne les montraient pas et agissaient souterrain, ce qui fonctionnait tout aussi bien. Par contre, pas question d'en parler à son épouse, elle le saura de son propre chef, il n'avait pas envie que Rebecca intervienne dans ses affaires, ou pire, qu'elle demande une part du gâteau ! Ce serait un comble ! Heureusement que Silvestre se trouvait là pour l'empêcher de plonger dans ses pensées, et mettre l'accent sur le côté pratique.

« Cela soulève un autre problème : les chevaux français sont fais pour être puissants. Ce ne sont pas des bêtes rapides et faites de finesses. Avec un peu de chance, en voyant plus grand, attirerons-nous un autre commerce : celui des chevaux de course. Mais une chose à la fois, me direz-vous. Ne nous emballons pas de peur d’être déçus.
Pour cela, tout peut être prévu. Je connais plusieurs éleveurs en Angleterre qui se feront une joie de traiter avec nous ! Cela ne sera pas un problème, mais commençons par le commencement, le reste suivra selon la demande, je nous fais confiance. »

Oui Morgan se montrait optimiste pour la simple et bonne raison qu'il ne voyait pas ce qui pourrait clocher dans tout cela. Le plus long serait les travaux d'aménagement, il faudrait se mettre au travail dés leur retour de Chambord, histoire de ne pas perdre de temps.

« A notre retour à Versailles, il faudra donc voir pour le terrain à Boulogne. Ou ailleurs si ce n'est pas possible, mais je pense que l'endroit est idéal à mon sens. Diffusons l'information aux personnes potentiellement intéressées, je fais confiance à notre bagout pour cela. L'idéal aurait été d'organiser un événement pour mettre en avant notre projet … Bientôt il aurait le lieu adéquat pour cela mais ne le savait pas encore … Il faudrait aussi que j'en parle à monsieur Colbert, lui saura nous aider, s'il le veut bien. Cet homme est un phénomène, pas vraiment dans le bon sens du terme. Morgan se mit à rire, repensant à la soirée du Jeu de l'Amour, à voir Colbert tomber dans l'eau avec un mignon de Monsieur. De vous à moi, je pense que ce sera une excellente affaire. »

Ils continuèrent à parler de choses et d'autres sur le sujet, mais les grandes lignes étaient établies. Avec un peu de chance, au printemps 1668, ils pourraient monter leur véritable première course, après un hiver de travaux qui ne sera pas de tout repos. Après tout, que pourrait-il se passer et qu'est ce qui pourrait les en empêcher.

« Mon cher vicomte, je pense que nous sommes sur la bonne voie. Prenons du bon temps à Chambord avant de revenir dans le tumulte de la Cour, puis nous pourrons nous jeter à corps perdu dans le travail. Je ne vous retiens pas, il faut que je fasse acte de présence, il paraît que les ambassadeurs sont partout. A très vite mon ami. »

Les deux hommes se séparèrent, bien contents de ce départ de projet qui deviendra grand, assurément !


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I've lost a lot a in this game. Another everyday face with no name, I'm not selling misery, so would you stay around with me. I know that you are afraid, the traces of war linger on my face but I'm not selling misery, maybe some day I'll feel home again.


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