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 Bataille de Verdun, mai 1667

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Louis XIV

« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Belle et douce Amy, l'unique. Peu importe mon alliance ...
Côté Lit: Avec ma femme au nom du devoir conjugal, avec la Reine de mon coeur au nom d de l'amour
Discours royal:



ADMIN ROYAL
L'Etat, c'est Moi

Âge : 28 ans
Titre : Roi de France
Missives : 1184
Date d'inscription : 26/08/2006


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MessageSujet: Bataille de Verdun, mai 1667   Bataille de Verdun, mai 1667 Icon_minitime14.10.13 21:30

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Bataille

de Verdun

_________________________________________________


18 mai

1667




Non nous ne sommes pas en 1917 ! Pourtant, bien avant la Première guerre mondiale, une bataille terrible eut lieu sous le règne de notre bon roi Louis XIV et les canons déjà retentissaient. En ce jour du 18 mai 1667, les français avaient pris leur position dans la forêt avoisinante. Les hauts arbres les cachaient  du regard des lorrains et de leurs alliés, ils approchaient lentement mais sûrement. A quelque distances seulement de la porte de la ville et toujours à travers la forêt, les français se sont dispersés en plusieurs troupes pour encercler le camp lorrain. On chuchote les ordres. On prépare ce qui ressemble beaucoup à un guet apens militaire. C'est le calme avant la tempête. Au camp, sous leurs dais et derrière leurs barricades, les lorrains forts de la résistance de la cité de Toul sont inquiets mais ne le sont pas encore outre mesure. Ils attendent. Tout est presque prêt pour recevoir les français mais les troupes françaises ont marché vite et parfois de nuit. On ne les attend pas précisément aujourd'hui, mais pour dans quelques jours. Nul doute, que les lorrains seront surpris même si des dizaines de soldats font des rondes à la sortie des bois ! Les Français sauront-il profiter de cette occasion unique ? Les lorrains et leurs alliés se montreront-ils plus efficaces encore qu'à Toul, devant user d'improvisation ? Cette bataille s'annonce peut-être plus féroce que la précédente. Quand l'envie de victoire d'un camp, rencontre l'énergie du désespoir de l'autre, l'histoire s'écrit généralement avec un grand H.

♦ Les participants ♦

LES FRANÇAIS

♦ Paris de Longueville (Officier supérieur)
♦ Aymeric de Froulay (Officier supérieur)
♦ Charles d'Artagnan (Officier supérieur)
♦ Eric de Froulay (Officier subalterne)
♦ François de Froulay (Officier subalterne)

LES LORRAINS ET LEURS ALLIES

♦ Derek de Saxe (Officier supérieur)
♦ Morgan of Richmond (Officier supérieur)
♦ Maximilien de Wittelsbach (Officier supérieur)
♦ Alfie of Surrey (Officier subalterne)

PNJs FRANÇAIS
♦ François de Montmorency-Luxembourg (Officiel supérieur)
♦ Henri de Turenne (Officier supérieur)

PNJs LORRAINS
♦ Ferdinand-Marie de Bavière (Chef d'Etat Major)
♦ Jean-Frédéric de Brunswick-Lunebourg (Chef d'Etat Major)
♦ Jacques d'York (Chef d'Etat Major)

♦ La météo du jour ♦

La rosée du matin a laissé quelques gouttes sur les feuilles des arbres ou sur les quelques bourgeons de fleurs. Jusqu'au milieu de la matinée, un brouillard épais a retardé l'attaque mais a favorisé dans un certain sens, la marche des français. La brume s'est levée peu à peu pour laisser place à un soleil presque éclatant. La nuit a été fraîche et l'aube aussi, mais à présent la température oscille aux alentours des vingt degrés. Quelques nuages épars jouent à saute mouton avec le soleil, mais pour l'heure, même s'ils sont gris, ils ne sont guère très menaçants. Pourtant le temps tourne parfois vite dans cette région. Il n'est pas impossible qu'il pleuve dans la journée. Quoi qu'il en soit, il ne s'agirait que de quelques averses, le printemps est bien au rendez-vous en ce mois de mai ! Contrairement à avril, on peut donc se découvrir d'un fil, mais il vaut mieux garder encore son armure sur soi !


Consignes à respecter:

♕ Les concernés postent à la suite de ce message, dans l'ordre qu'ils veulent.
♕ Les posts seront courts, une page word (environ 600 mots) maximum.
♕ La bataille se déroule autour de Verdun, sur le camp lorrain implanté à quelques lieues seulement de là, les civils à l'intérieur de la ville ne sont donc pas inquiétés.
♕ A un moment, il y aura un rebondissement dans la bataille. Tenez vous prêts !








______________________



« C'est toujours l'impatience de gagner
qui fait perdre. »
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Morgan Stuart

« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Cela peut vous paraître étrange mais j'en ai un. Il est bien caché, je le réserve à qui m'aimera vraiment. Et pour mes enfants.
Côté Lit: Vous voulez une liste ? Ce sera même un recueil !
Discours royal:



ϟ TURN OUT THE LIGHT ϟ
show me your dark side

Âge : 30 ans
Titre : Duc de Richmond, de Lennox, de Gloucester, Comte de March, cousin de Charles II d'Angleterre
Missives : 720
Date d'inscription : 15/02/2012


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MessageSujet: Re: Bataille de Verdun, mai 1667   Bataille de Verdun, mai 1667 Icon_minitime16.10.13 18:31

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Avancer, silencieusement, dire aux hommes de se taire, encore et encore, et être certain que personne n'enfreint les règles dictées par les supérieurs. Voilà ce que François de Froulay se devait de faire depuis le matin même. Une tâche répétitive, agaçante aussi. Mais il y allait de leur survit à tous. Il était difficile de maintenir un ordre à peu près correct avec l'angoisse précédant la bataille. Si tout le monde avait correctement fait son travail, personne ne savait que les français arrivaient, Verdun serait prise par surprise. Mais François était assez bien placé pour savoir que tout n'allait jamais aussi bien que ce qui était écrit sur le papier, ça serait trop simple sinon. Quelques heures avant l'assaut, il était allé lui-même, avec quelques hommes sûrs et discrets, observer les remparts à couvert des derniers arbres de la forêt.

-Telles les cuisses d’une vieille religieuse amère, cette porte est impénétrable ! Avait-il marmonné pour lui-même.

Mais ça aurait été compter sans les oreilles trainantes de ses hommes.

-La guerre vous rend poétique, mon capitaine, avait raillé l'un d'entre eux.

François lui avait fait signe de baisser d'un ton. Ils étaient restés encore quelques minutes, avant de se retirer jusqu'à leur camp. Maintenant, la tension montait de plus en plus, il était presque impossible de faire taire les hommes, si un détachement ennemi s'approchait, il était certain qu'ils seraient tous découverts et leur effet de surprise éventé. La présence du capitaine d'Artagnan, malgré son âge avancé, rassurait François. Il avait l'expérience et l'habitude. Tout irait bien, il le fallait... Ce qui l'angoissait encore plus par contre, était la participation d'Elodie à cette bataille. Elle avait dit que tout irait bien, mais ils savaient tous les deux que rien ne pouvait le garantir.

Les troupes avaient été mises en marche. François, sur son cheval, avançait au côté de son détachement. Le silence s'était fait à nouveau, aidé par la brume. Une discussion entre ses hommes fit tourner la tête à François, qui tira l'oreille pour en saisir quelques brides :

-Avec un peu de chance, on sera prisonniers, et on aura plus à continuer cette foutue guerre.

-Ouais, mieux vaut ça que de se vider de son sang avant de crever, comme le petit Jacques à la dernière bataille.

Il se signa.

-Pauvre gosse...

François s'approcha, décidé à ne pas laisser leur mauvais esprit contaminer le reste de la compagnie, et lança un ton au dessus :

-Je préfère mourir debout, que de vivre à genoux !


La voix du capitaine fit loi et les hommes se turent à nouveau. La compagnie fini par s'arrêter, sur sa position. Le brouillard se levait, l'herbe encore humide de rosée couvrait le bruit des pas. Ses troupes se mirent en place, et le jeune homme attendit les ordres. Monseigneur était un peu plus loin. Il ne s'agirait pas de le perdre comme la dernière fois. Ce n'était pas parce qu'ils n'étaient plus entre Paris et Versailles qu'il devait abandonner sa surveillance envers le prince. Les secondes s'écoulèrent, semblant des heures. On avait l'impression que tout resterait figé ainsi, jusqu'au moment où la première trompète sonna, donnant l'impression de venir du plus profond d'un songe, avant d'être reprise par une autre, puis encore une autre. François se dressa, et hurla à ses hommes au milieu du tumulte :

-Soyez prêts pour la chance de votre vie car enfin va venir le grand jour ! Nos ennuis sont finis, nous sortons de la nuit ! Pour le roi, pour la France, chargez !

______________________

ANYTHING COULD HAPPEN  


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Charles D'Artagnan

« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Comme la pierre.
Côté Lit: Vide.
Discours royal:



Capitaine des Mousquetaires
ɸ Sang de gascon ɸ

Âge : 56 ans
Titre : Ombre du Roi
Missives : 177
Date d'inscription : 03/12/2006


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MessageSujet: Re: Bataille de Verdun, mai 1667   Bataille de Verdun, mai 1667 Icon_minitime27.11.13 22:50

Rien de tel qu'une bonne guerre pour vous rajeunir de trente ans ! A part peut-être une petite séance de pèche à la ligne sur les rives de la Meuse. Pour Charles, il était impossible de de dormir. Trop de tracas, trop de choses à penser. Le camouflet subi à Toul par les forces de Sa Majesté l'invitait à redoubler d'attention et de vigilance pour que cette fois-ci tout se passa à merveille. Hélas, sans le doux réconfort d'une nuit paisible, il était difficile de se concentrer. Alors le vieux Mousquetaire avait pris la décision sage et intelligente de se retirer sur les bords du fleuve pour méditer. Et puisque la lune avait choisi de déserter le champ de bataille, les conditions les plus propices étaient réunies pour de magnifiques prises ! Ainsi donc, d'Artagnan se cala sur un rocher, bourrant sa pipe qui ne le quittait jamais désormais, le dos posé contre un tronc d'arbre et fabriqua lui-même sa canne à pêche avec une branche de chêne fine et souple et du fil, qu'il avait emprunté au camp qu'il commandait. Avec l'aide d'une maille, il fit un crochet, y accrocha du pain durci et laissa la nature faire son oeuvre. Quant au petit matin, l'aide de camp vint le trouver, il écarquilla ses yeux en voyant la cape du "patriarche" comme on aimait l'appeler, remplie de poiscaille odorante et légèrement frémissante. Il y avait des perches et un splendide brochet, que les soldats allaient pouvoir se cuisiner tantôt quand la bataille serait gagnée. Interdit devant ce spectacle complètement décalé, l'individu perturba la sérénité du grand Charles en prononçant quelques mots :

- Mon Général, le soleil se lève.

- Fort bien. Allons donc inonder la Meuse du sang des anglais et de leurs satanistes d'alliés ! Profitez-en pour remettre les poissons dans la rivière.

- Bien mon Général. Puis-je cependant me permettre de vous féliciter et de vous dire que c'est une bien belle gaule que vous avez là.

Charles s'était relevé et il dévisagea l'individu en haussant un sourcil. Sa canne à pêche n'avait rien de spécial ! Il gromela :

- Eh bien, puisqu'elle vous sied, prenez-la, je n'en ai plus besoin ! Mais par le Diable, pressez-vous donc !

Il laissa le jeune homme s'occuper de tout le reste et regagna le camp. Comme convenu la veille les hommes se préparaient à l'attaque. D'Artagnan était enfin de la partie. N'ayant pu assister lui-même à la bataille de Toul, le Roi lui avait fait part de ses ambitions sur Verdun. Ils n'auraient pas droit à l'erreur. Le Mousquetaire l'avait bien compris. Aussi, avait-il ordonné que les troupes marchent de jour comme de nuit pendant trois jours d'affilée pour prendre l'ennemi par surprise et en avance. Il leur avait laissé huit heures de sommeil pour récupérer. Et désormais la bataille était proche. Scindés en plusieurs groupes, les français avaient choisi des endroits stratégiques autour du camp lorrain pour les prendre en tenaille. Tandis que Charles passa par sa tente pour mettre son armure de combat, sa cape et son splendide chapeau à plume noire, il lança intransigeant, au porte-drapeau qui n'avait pas hissé les armoiries du Roi :

- Maroufle ! Hisse donc l'étendard ou tu vas nous attirer la guigne !

Le principal intéressé s'exécuta en catastrophe. Charles leva les yeux au ciel et s'approcha de François qui venait de parler avec beaucoup de sagesse pour ôter aux hommes tout sentiment de lâcheté quelconque sur le champ de bataille. On pouvait comprendre la peur, à cause du brouillard, de la misère qu'ils avaient vécu à Toul, mais D'Artagnan jugea bon de glisser quelques paroles pour le moins... charismatiques :

- Soldats, l'heure est venue de montrer à ces traîtres lorrains votre courage ! Vous allez leur botter le train comme nous l'avons fait jadis avec ceux qui ont osé s'en prendre à la Couronne ! Votre épée ne faiblira pas ! J'ai confiance en chacun de vous ! Nous allons vaincre ! Nombre d'entre vous rentreront chez eux sains et saufs, pour embrasser leur compagne, pour bercer le dernier-né ! Aujourd'hui, Sa Majesté a placé sa confiance en ses héros ! Nous allons lui faire honneur ! Nous allons nous battre jusqu'à la mort s'il le faut ! Je n'ai pas peur de la mort ! Et si je meurs, le pâpe devra être disponible pour me donner l'absolution ! Parce que je n'aurais pas retenu mes coups, ni mes jurons ! Nous allons nous abattre sur ces félons comme une tempête de grêle sur un champ de blé ! Nous allons être leur huitième plaie !!! Aux armes et vive le Roi !

Il monta sur son cheval et se plaça à côté de François. Il connaissait le Mousquetaire de réputation, c'était un bon soldat. Quelques minutes s'écoulèrent pendant lesquelles Charles caressa sa longue barbe grise. Hors de question de se raser ! Les anglais se vantaient toujours d'avoir des petites barbichettes ridicules, il avait la ferme intention de leur montrer comment était la vraie barbe d'un homme ! Non mais ! Et tandis que les trompettes résonnaient, signant ainsi le début des charges, Froulay se mit à invectiver ses hommes. Les troupes se mirent en mouvement et Charles, l'oeil pétillant comme ving ans auparavant, clama, visiblement content de sortir de l'ombre :

- Dix ans de vraie galère, ratatinés par la poussière, sans jamais pouvoir montrer notre savoir-faire, à déambuler autour du château...

Et après une pause, il brandit son épée et s'exclama, dans une seconde jeune et avec un accent anglais qui aurait fait ressuciter une seconde fois le Christ s'il l'avait entendu :

- Patapouf, pomme d'api ! Youpla boum, Thank you my Lady !

Il s'élança à la suite des hommes. L'ennemi allait probablement l'attendre sur l'autre front, là où la trompette avait sonné. Il avait fait exprès de s'en séparer, pour les surprendre davantage.

______________________

+ A la mémoire mon avatar +
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Paris de Longueville

« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Une servante de ma connaissance...
Côté Lit: la servante sus-citée l'a déserté, profitez-en!
Discours royal:



ADMIN BIZUT
Phoebus
ৎ Prince des plaisirs

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Titre : Prince de Neuchâtel
Missives : 4041
Date d'inscription : 12/01/2010


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MessageSujet: Re: Bataille de Verdun, mai 1667   Bataille de Verdun, mai 1667 Icon_minitime28.11.13 19:19

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Le point du jour était fraîs en ce début de mai, mais rien ne pouvait entacher l'humeur de Paris, pas même l’heure très matinale. L’armée avait marché des jours durant, parfois même de nuit, afin de rallier Verdun et de prendre la ville au main de l’ennemi. Toul s’était, à ses yeux, soldé par un échec et il vivait mal le fait d’avoir été mis à l’écart lors de la bataille d’Epinal...ou peut-être était-ce le fait de n’avoir été là lorsque Hector de Valois avait reçu le coup fatal. Malgré la distance qui séparait les deux beaux-frères, Paris avait depuis de nombreuses années nourri un certain attachement à cette figure familiale et cette disparition l’avait. Et plus encore, il imaginait Gabrielle, à présent seule, veuve, et sans le soutient de son frère.
Mais étrangement, partir en campagne lui faisait rapidement remiser ces quelques scrupules familiaux et lors de cette longue marche silencieuse afin de surpendre l’ennemi, il avait eu tout le loisir de se préparer à cette journée.
Les portes de Verdun étaient là, presque ouvertes pour les accueillir et récolter le sang de leurs ennemis. Il y avait dans cet esprit encore juvénile de belles images de batailles, des souvenirs de récits de gloire et surtout, le visage d'un oncle auréolé de lauriers, qu'il ne pouvait décevoir.
Mais si l'on croyait que le jeune prince de Neuchâtel bataillait pour tirer un sourire de satisfaction à son oncle, l'on se trompait: Paris avait en lui le sang de fiers batailleurs et bon sang ne sachant mentir, il se sentait prêt à prouver que le cadet des Condé n’était pas un mulot des champs.

Il avait demandé à son aide de camp de le réveiller tôt, afin de profiter de l’aurore réchauffant doucement là forêt encore calme. Passant une simple chemise, il avait refusé d’écouter les conseils de son pauvre répétiteur qui l’avait suivi jusque-là – à 19 ans, l’éducation militaire ne vient-elle pas de commencer ? Et quel homme pourrait refuser cela au regard le plus acéré de la cour ?! – et le chassant d’une main impatiente, descendit jusqu’à la Meuse, suivi par son maître qui tentait de stopper inutilement le jeune chiot indiscipliné.
-Monseigneur va attraper une fluxion de poitrine ! Revenez ! Le comte de Froulay compte sur votre santé, et non sur un médecin ! Remontez s’il vous plaît, ou…ou…
-Ou quoi, monsieur de Lozère, lança Paris d’une voix agaçante, tout en retirant sa chemise ?
-Je…je me devrais de faire remonter votre désobéissance à votre précepteur !
-Bah ! Ce pauvre père Bouhours a déjà abandonné mon destin aux mains de la Providence, laissez-moi prendre ce bain et retournez-vous donc !
Le répétiteur, à court d’arguments –il connaissait suffisamment son élève pour savoir qu’après une telle réponse, il était inutile de tergiverser – se retourna en lâchant un lourd soupir.
-Au lieu de gémir, allez donc me chercher de quoi me sécher, cette eau est glacée,lui lança Paris dans son dos, déjà parti nager au loin.
-AH ! Mais monseigneur se baigne nu! Sans ses vêtements ! Le pauvre maître cria, horrifié et cherchant déjà comment expliquer la maladie de son neveu au prince, couru reprendre une serviette afin de guérir le mal avant qu’il ne s’installe, retenant un évanouissement.
Nul n’avait dit qu’il était de tout repos d’accompagner un jeune prince insouciant à ses premières batailles !

Séché et dispo, Paris n’avait pris aucune minute de repos et à peine avait-on fini de le préparer pour la bataille qui viendrait, qu’il demandait à ce qu’on fasse venir à lui l’éclaireur qui était venu rapporter au vicomte de Turenne les plans de l’ennemi la veille.
Il savait que ce qu’il faisait déplairait à tout le monde, et surtout à celui de qui il devait recevoir aujourd’hui les ordres. Aymeric de Froulay avait l’habitude de la guerre, mais après avoir entendu les plans de la veille, le jeune Longueville restait insatisfait. Et rien n’était pire qu’un Paris insatisfait.  
-Monseigneur a souhaité me voir ? J’ai rapporté tout ce que j’ai pu obtenir les jours derniers, le maréchal en a été content, commença le soldat en levant un sourcil inquiet, lorsqu’il pénétra dans la tente installée rapidement.
-Mettez-vous à l’aise, je ne suis pas un germain ! Redites-moi juste, sur ce plan, où se trouvent les pièces majeures de l’infanterie, et la position de la cavalerie.
-Vous pensez que je me suis trompé, repris l’autre en pâlissant ?
-Non, pas vous, le rassura Paris ! Mais que tout ceci reste dans cette tente pour le moment.
Le soldat hocha la tête, et prenant le crayon à la mine de charbon que lui tendait Paris, entreprit de dessiner quelques ronds et formes sur la carte étalée, sous la mine satisfaite du jeune officier que l’instinct guidait déjà.

Ce ne fut que lorsque le maréchal rassembla l’état-major que Paris sortit de sa tente, le sourcil froncé, mais décidé à rompre le serment qu’il avait fait à sa mère : il se mêlerait du plan de bataille. Il se mêlait d’ailleurs toujours de tout, cette habitude ne pouvait changer !
Le cœur battant à l’idée de se battre enfin, il écouta néanmoins attentivement chaque plan, chaque détail du déroulement prévu par les français. Il nota mentalement dans sa tête les positions, le nombre d’escadrons, de soldats, de dragons ou de cavaliers qui seraient sous ses ordres. Ses yeux devaient certainement briller lorsqu’il s’imaginait déjà pourfendant le perfide anglais ou le maudit germain, ramenant à Versailles, aux pieds du roi, les étendards ennemis.

Mais lorsque fut l’heure de s’armer, de passer casque et cuirasse, Paris restait perplexe et rompant une inutile promesse faite à la duchesse, rejoignit d’un pas leste le comte de Froulay. Il savait pertinemment qu’il était inutile d’aller voir Turenne, celui-ci avait bien assez d’expérience pour renvoyer le jeune prince avec politesse mais fermeté. Froulay était peut-être plus malléable, plus ouvert et surtout, Paris le savait parfaitement, ne pourrait se dépêtrer aussi aisément de lui, qu’un maréchal qui avait combattu contre sa famille!
Une certaine inquiétude se lisait malgré tout sur son visage et au moment de se mettre à cheval, Lozère préféra tenter de deviner ce que son élève taisait.
-Monseigneur, on ne part pas mener une bataille avec ces sourcils froncés! Qu’y-a-t-il donc? N’êtes-vous pas satisfait des sous-officiers sous vos ordres?
-Vous n’y êtes pas, monsieur, répliqua Paris en laissant les rênes à son valet. Vous est-il déjà arrivé de partir sans hélas aucune confiance dans les ordres donnés?  
-Vous allez loin, prince! Monsieur de Turenne sait ce qu’il fait, voyons!
-Je parle du flanc gauche, sur lequel il ne sera pas! Pourquoi passer bien avant la Meuse? Nous savons où se trouve l’armée ennemie, nous n’avons pas marché de nuit et de jour pour rompre l’effet de surprise! Nous gâcherons tout en agissant de la sorte!
-Monsiegneur, ça  n’est pas le moment! Obéissez à ceux qui ont déjà mené de grandes batailles!
Paris jeta ses gants à son valet en se dirigeant vers Froulay posté un peu plus loin.
-M’avez-vous déjà vu obéir, Lozère, lui lança Paris? Comte, appela-t-il! Je dois vous parler!
Il ne tint pas compte de l’avis du principal intéressé et préféra ne perdre aucune précieuse minute. Attrapant un bâton à terre, il dessina dans la terre jonchant la forêt.
-Ecoutez-moi avant de refuser! Voyez là et là,montra-t-il, les premiers escadrons ennemis. Fantassins paraît-il. Ils se reposent. Mais ici, à l’endroit où nous devront arriver, l’artillerie. Les cheveux se feront mettre en pièce avant même que vous ayez sonné la charge...alors que si nous passons par ce chemin- le bâton traça la ligne dans le sol - nous les prenons par ici, créons un double effet de surprise et gardons les nôtres protégés.

Il releva un regard presque inquiet vers son supérieur. Sa proposition était une sorte de gageure car il n’avait d’expérience militaire que quelques courts combats et conseils d’un autre âge, mais il fallait pour une fois oublier l’exaspérant courtisan qu’il était alors pour se rappeler qu’il ne valait peut-être pas son piètre grand-père sur le champs de bataille!

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"Les inclinations naissantes, après tout, ont des charmes inexplicables,
et tout le plaisir de l'amour est dans le changement."


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Alfie Howard

« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: un Chevalier Lorrain l'a déserté, depuis je me suis marié...
Côté Lit: Vous n'y trouverez point d'amant(e)s ces temps-ci mais Madame ma Femme l'enflamme !
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Le Chevalier aux Fleurs
la douceur des épines


Âge : 25 ans
Titre : Baron Stafford, Chevalier de l'Ordre de la Jarretière, Secrétaire de Madame, Espion du Roi d'Angleterre & Ex-Mignon de Monsieur
Missives : 286
Date d'inscription : 23/12/2011


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MessageSujet: Re: Bataille de Verdun, mai 1667   Bataille de Verdun, mai 1667 Icon_minitime16.01.14 18:55

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<< Il n'y a qu'une seule méthode pour faire un bon soldat. Le coup de pied au train. >>

    Lorsque le jour s’est levé sur le camp anglais, Alfie était debout depuis des heures déjà. Incapable de songer à dormir, il était resté debout à ressasser ses pensées. Nerveux, bien que cela ne soit pas sa première bataille, le jeune anglais s’était posé à la lueur d’une bougie sous sa tente pour écrire à sa mère et une autre à sa sœur ainée Beth. Il n’était pas sûr de revoir un jour leur domaine de Surrey, son château, ses forêts et ses landes. Lui qui était parti depuis si longtemps, voilà qu’il avait le mal du pays. Son frère aîné, Charles, l’avait rejoint au camp mais était bien trop occupé avec leur cousin, Thomas Howard, pour se soucier des états d’âme de son petit frère qu’il n’a pratiquement jamais vu depuis l’âge de 5 ans.

    Alors que sa plume courait sur le papier, Alfie se demandait s’il s’en sortirait. Chaque jour avait son lot de blessés et de morts. Il se demandait où il trouvait la force de remettre cette armure et de porter ces armes à ses mains bataille après bataille sans fondre en larmes. Cela ne lui ressemblait pas. Il ne savait pas si cette guerre était vraiment la sienne. Il n’y comprenait rien, exécutant simplement et le plus efficacement possible ce qu’on lui ordonnait de faire. Les yeux cernés, une barbe lui mangeant peu à peu le visage : le comte de Waverley était méconnaissable. Il avait la sensation de porter le poids de milles ans sur ses épaules tout en ayant la mémoire d’un nouveau-né. Quel jour étions-nous aujourd’hui ? Mathilde l’Emperesse fût bien plus vaillante que lui en des temps reculés, n’hésitant pas à mener des batailles elle-même, comme un homme. Et alors qu’il avait toujours les yeux plongés dans ceux de ses démons intérieurs, l’aide de camp d’Alfie vint le chercher pour le préparer avant la bataille de Verdun. Ayant juste le temps d’ajouter dans la lettre à sa mère : « Whatever Italy, France and Lorraine: my heart will always be in England. All my thoughts are with you… » Alfie quitta à contrecœur son écritoire et suivit l’aide de camp.

    Arrivé à l’armurerie celui-ci ne perdit pas de temps et commença à mettre une à une les pièces d’armure du comte. Lançant avec précision les lacets de cuir, ils n’échangèrent pas un mot. La tension donnait au temps des airs suspendus, hors des réalités. La fraicheur de la météo n’aidait pas à atténuer cette sensation, un brouillard enveloppant le camp lorrain toute la matinée. Tout était bien trop calme… On terminait d’ajuster son armure, que Alfie ne perdait pas un instant et se saisit de ses armes avant de se précipiter hors de la tente, son aide de camp toujours sur les talons.

    « Un soleil rouge se lève, beaucoup de sang a dû couler cette nuit, soupira alors l’aide de camp tandis qu’il aidait Alfie à seller son cheval.

    -Vous êtes bien spirituel, Peter, répliqua Alfie d’un air sombre en levant un sourcil intrigué vers le jeune garçon. Vous croyez que c’est le moment pour de la poésie ? »

    Qu’est ce qu’il racontait là ? Ce plaindre d’un excès de poésie ? Lui ? Cela ne lui ressemblait pas. Non, depuis le début de cette guerre il n’était plus tout à fait lui-même…

    Alors qu’il menait son destrier vers des troupes qui terminait de se préparer, on entendit au loin ce que tout le monde redoutait :

    « The French attack ! » hurla un anglais en pointant du doigt les bois alentours, paniqué.

    Tout basculait en quelques secondes. Les troupes françaises surgissaient ici et là, qu’on ne pouvait les compter. Les chiens ! Ils profitaient de l’avantage du brouillard de la matinée pour se faufiler jusqu’à eux ! Sans perdre une minute, Alfie monta en selle et dégaina un de ses pistolets à sa ceinture avant de foncer ses troupes qui se mettaient en formation. Ils n’allaient pas rendre la chose trop facile à ces saletés de français ! Jetant un coup d’œil par-dessus son épaule, Alfie vit les frères Stuart échanger quelques mots avant de rejoindre leurs positions. Puis il lança un regard entendu avec son supérieur, Morgan Stuart.

    Alors que les français étaient toujours en approche : c’est dans un ensemble presque chorégraphique que les anglais brandirent leurs armes avant de hurler à pleins poumons :

    « POUR LE ROI !!! »


    Le sol tremblait sous le pas des soldats, l’air vibrait du cri des hommes. Les armures, les armes, les bannières et les drapeaux se mouvaient dans la plaine à travers la brume et la poussière comme pour donner des scintillements cruels et des couleurs froides à un sombre tableau de maitre.

    Alfie donna des ordres brefs à ses hommes de droite et de gauche tandis qu’il voyait Morgan of Richmond s’avancer plus en avant dans la bataille avec d’autres soldats. Rapidement, le jeune anglais mena son cheval un peu plus loin n’hésitant pas à renverser quelques français au passage de l’animal avant de faire tournoyer son épée face aux ennemis, sans hésiter à en charcuter quelques uns sans regrets. La cour de France et ses convenances étaient loin. Les hommes blessaient, tuaient, agonisaient dans la sueur et le sang. La stratégie militaire se métamorphosait pour laisser place à un seul monstre aux corps multiples. La rage. La haine. Appelé cela comme vous l’entendez : le résultat est le même.

    Alors que le jeune Surrey venait de trancher la gorge d’un français de sa lame, son cheval fût surprit par le côté opposé, un homme venant de lui tirer dessus. Le destrier s’effondra de douleur en écrasant au passage les jambes d’un autre soldat qui hurlait de douleur avant de se prendre un coup de botte dans la mâchoire. Alfie s’écrasa de tout son poids et celle de son armure dans la poussière avant de se relever péniblement, sonné. Il eut à peine le temps de se mettre sur ses genoux qu’un soldat lui fonçait dessus comme un fou, épée en main. Prit de panique, il réussit tant bien que mal à se saisir de son deuxième pistolet encore à sa ceinture avant de tirer les yeux fermés. La balle se planta dans la main de l’assaillant qui lâcha son épée. Alfie ne perdit pas une seconde et se jeta sur l’arme du français qui était tombée juste devant lui. Il se releva en chancelant avant de repousser le soldat d’un coup de pied dans l’estomac alors qu’il tentait de s’agripper à lui et lui enfonça sa lame dans la poitrine. Le comte de Waverley était tellement dans un état second qu’il n’entendait presque pas le vacarme du choc des armes, les coups de feu et les canons.

    Alors qu’il était à bout de souffle, désorienté, les mains encore serrées autour du pommeau de l’épée ensanglantée, un français s’écroula à son tour à ses pieds, lui faisant reprendre soudainement ses esprits. Il arracha l’épée de sa victime et poursuivit à pieds à se faufiler comme il pouvait entre les soldats anglais et français. Le jeune prêta main forte à un fantassin en tuant le français qui le menaçait alors qu’il s’était retrouvé prostré au sol et sans armes. Sans se retourner davantage il poursuivit sa route en évitant les coups et quelques tirs quand il vit à quelques mètres de lui, son supérieur Richmond affrontant un français qu’il tua sans difficulté. Mais ce que ne vit pas Morgan, c’est un autre soldat français qui s’apprêtait à se jeter sur lui dans son dos…

    « RICHMOND !!! » hurla Alfie à pleins poumons vers le duc.

    Alfie était prit d’effroi, les mains tremblantes.


______________________

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Morgan Stuart

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Côté Coeur: Cela peut vous paraître étrange mais j'en ai un. Il est bien caché, je le réserve à qui m'aimera vraiment. Et pour mes enfants.
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MessageSujet: Re: Bataille de Verdun, mai 1667   Bataille de Verdun, mai 1667 Icon_minitime16.02.14 12:32

La bataille faisait rage, les français semblaient arriver de partout, sans aucune logique, toujours plus en surnombre, comme un torrent déversant son eau. Cette grande armée, avait décidé de prendre par surprise les ennemis pas encore préparés, désorganisés et pas encore en tenue. Il avait fallu une grande rapidité, un excellent temps de réaction pour se saisir de ses armes, et tenter d'organiser ses bataillons le mieux possible avant de se lancer dans la bataille. Si la cavalerie était partie au devant, les fantassins, que Morgan et Jacques commandaient, coururent à leur tour dans le flot de français pour les repousser, et tenter de gagner cette bataille, ou du moins de ne pas subir une trop lourde défaite. Le bataillon était déjà dispersé, on voyait quelques foulard rouges par-ci par là, au milieu de bon nombre de gens, les germaniques se mélangeaient à présent aux anglais, mais aussi les lorrains pour prêter main forte, personne ne serait de trop en cet instant.

Son épée dans une main, son pistolet dans l'autre, Morgan s'en allait au-devant de la mort pour mieux chercher querelle et transpercer de sa lame aiguisée quelques français un peu trop zélés voulant s'attaquer à sa personne. Sans pour autant les tuer, il arrivait la plupart du temps à les blesser pour les laisser à terre, qu'ils ne soient plus une menace, jusqu'à que quelqu'un d'autre les achèvent. Il tira une fois, sur un homme prenant en défaut celui qui ressemblait à au prince-électeur de Bavière, le français s'écroula et Richmond continua son chemin tout en rechargeant son pistolet avec grande dextérité, tout en slalomant entre les corps déjà à terre, sur fond de canons et d'épées s'entrechoquant. A peine rechargée, il l'utilisa à nouveau, avant de se saisir de son épée pour se défaire d'un français se jetant sur lui, hurlant comme pour se donner du courage. Un jeune premier sans aucun doute, qui faisait plus sensation dans les salons que les champs de bataille. Le combat fut rapide et le jeune homme tomba à terre, appuyant sur sa plaie au niveau des côtes, se tordant de douleur tel un ver de terre, avant de rendre l'âme.

« RICHMOND !!! » hurla une voix familière.

Morgan fit volte-face, croisant un instant le regard d'Alfie avant de voir un français un peu trop près de lui. Pris par surprise, l'anglais eut quand même le réflexe de parer un coup d'épée, mais ne vit pas la deuxième lame, plus petite, plus traîtresse, dans la main de son adversaire, qui vint se planter dans son abdomen. Immobile un instant, la douleur vint le prendre dans son corps tout entier, tremblant et cherchant ses forces pour ne pas tomber, ni lâcher son épée.

« Alors l'anglais, on fait moins le malin quand on est sur le point de mourir.
Tue moi, je préfère mourir debout que de vivre à genoux, sale chien. »

Et pour terminer sa phrase, Morgan lui cracha au visage avant que ses jambes le lâchèrent, le mettant à genoux face à son ennemi qui semblait jubiler de sa victoire. Alors qu'il sentait ses derniers instants arriver, son dernier réflexe ne fut pas de se battre, mais de prier, alors qu'il sentait le canon du pistolet sur son front.

« … Que Dieu me pardonne si de n'être qu'un homme, c'est ma peine maximum. Amen. » murmura t'il.

Mourir sur un champ de bataille, en plein honneur après s'être battu était sans doute la meilleure mort pour un homme comme Morgan Stuart, dont la vie ne fut pas des plus sages, mais qui a toujours donné sa vie pour son royaume, sa famille, son roi. C'était l'honneur suprême, et si le français ne le tuait pas dans les prochains instants, il succomberait sans doute de sa blessure faute de soin. Fermant les yeux comme un adieu, il attendit. Et un coup retentit …

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I've lost a lot a in this game. Another everyday face with no name, I'm not selling misery, so would you stay around with me. I know that you are afraid, the traces of war linger on my face but I'm not selling misery, maybe some day I'll feel home again.


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François de Froulay

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Côté Coeur: Il a été brisé, il va falloir le recoller
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Fuis les honneurs et l'honneur te suivra
Convoite la mort et la vie te sera donnée


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MessageSujet: Re: Bataille de Verdun, mai 1667   Bataille de Verdun, mai 1667 Icon_minitime03.03.14 16:37

Il y avait toujours ce moment avant la bataille, juste avant le début du choc, où le jeune mousquetaire avait l'impression de voir le monde tourner au ralentis avec lui pendant les quelques secondes qui précédaient le début des hurlements – agonisants ou guerriers -  des hommes qui se faisaient face. Une petite partie de lui se demandait toujours à quoi ça servait de faire ça, mais son habitude naturelle de soldat le rappelait toujours à l'ordre, il finissait toujours par agir. Et jusque là il ne s'en tirait pas si mal, heureusement pour lui. Il était encore entier, et à part quelques petites égratignures il n'avait pas eut grand chose à déplorer. Heureusement d'ailleurs. Il pensait souvent à ses parents qui feraient une sacré tête si jamais ils apprenaient que leur aîné était mort à la guerre. Et ensuite il rigolait doucement en songeant qu'Elodie serait prise à son propre piège en devenant pour toujours Eric, héritier du domaine et du titre. Il y avait de quoi rire, oui. Le jeune homme pourtant ne riait pas à cet instant précis. Il avait la mine plutôt sombre, au contraire, et ce, malgré le discours du capitaine d'Artagnan. Il était l'espoir même pour toute cette génération, mille batailles livrées et pourtant, il était toujours là. Il y avait de l'espoir, c'était un signe.

Lancé au grand galop sur Soraya sa jument baie, François, l'épée au clair, chargeait avec la compagnie. Pourtant, malgré sa dextérité, il se retrouva vite coincé par des fantassins, le forçant à mettre pied à terre. Soraya s'enfuit au galop, mais il ne se faisait pas beaucoup de soucis pour elle, il la retrouvait toujours. L'épée à la main il se battait vaillamment, et ce n'était pas cette fois qu'il pourrait compter sur Vallombreuse pour le tirer d'affaire. Il devait apprendre à se débrouiller seul. Il n'avait pas la moindre envie de mourir ici, et encore moins de dépendre de qui que ce soit. Dans une bataille, on était bien assez occupés à se soucier de soi pour ne pas devoir se soucier des autres, il ne voulait être un handicape pour personne. Son épée fendait la chaire aussi facilement que si elle était entrée dans du beurre, ça en était perturbant. Il ne pouvait pas s'empêcher de faire ce parallèle. Pourtant il était militaire, et son métier restait la guerre. Un troisième corps s'effondra au sol.

-Le monde grâce au ciel, fournit des gens qui ont bonne lame et bourse vide, marmonna-t-il en voyant l'état pitoyable des bottes de son adversaire.

Il se demanda si l'ennemi payait la solde de ses soldats. Mais la question n'eut pas vraiment le temps de murir dans son esprit que déjà, il repartait au combat. Saisissant son pistolet à sa taille, il visa un tas de corps pas vraiment distinct, et tira. Il lui sembla pourtant que c'était un uniforme allié qu'il venait de toucher et qui s'effondra au sol. Il n'en était pas sûr et n'eut pas le temps de vérifier. Une vive douleur, comme une brûlure, lui transperça le côté gauche, par derrière. François cria, et tituba, se tenant le côté. Il se retourna pour faire face à l'ennemi qui avait osé l'attaquer par derrière. Il semblait déjà avoir disparut, n'attendant pas de vérifier si son coup était mortel ou non. La douleur s'atténua, sans doute grâce à l'excitation de la bataille, et le jeune homme put de nouveau se tenir droit sur ses pieds. Il continua d'avancer, essayant d'atteindre l'objectif du jour. Mais il devait avoir une sacré tête, en se rapprochant de ses hommes qui avaient plus ou moins réussis à se regrouper.

-C'est vous, capitaine?

-Non, je suis le Pape et j'attends ma sœur
, marmonna François. Où en est-on?

En parlant de soeur, il aurait bien voulut savoir ce que faisait la sienne...

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ANYTHING COULD HAPPEN  


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Alfie Howard

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Côté Coeur: un Chevalier Lorrain l'a déserté, depuis je me suis marié...
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Le Chevalier aux Fleurs
la douceur des épines


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MessageSujet: Re: Bataille de Verdun, mai 1667   Bataille de Verdun, mai 1667 Icon_minitime05.04.14 1:27

    Le supérieur de Surrey eut à peine le temps de se retourner pour esquiver un coup d’épée qu’il ne vit pas la seconde petite lame venir de l’autre main de son adversaire. Trop tard. Il vit tressaillir en quelques secondes le corps de Richmond qui restait pourtant debout, toujours l’épée à la main. Alfie voyait tout cela au ralenti, les bruits assourdissants de la bataille ne le perturbaient même pas. Livide, la sueur dégoulinant dans son dos sous son armure, le jeune anglais saisit son arme. Son pistolet.

    Ne tremble pas. Respire profondément. Vise attentivement et… SHIT !
    Il avait oublié de recharger. Alfie vit alors un anglais raide mort à côté de lui. Il se précipite sur le cadavre et lui arrache le pistolet à sa ceinture. Il ne prend même plus le temps de viser et…

    BANG !

    Il avait l’impression d’être mort. Son cœur s’était arrêté et il n’avait même pas regardé. Les tremblements revenants peu à peu dans ses mains et son cœur repartant à plein régime, il osa jeter un regard au milieu de cette mêlée chaotique franco-anglaise. Le français était mort et Richmond à genoux, la tête basse. Le pas lourd, Alfie courrait de toutes ses forces pour venir aux côtés de celui qui lui avait enseigné (plus ou moins sous la contrainte de Sa Majesté) le tir.

    « Richmond, fit Alfie essoufflé comme jamais. Accrochez-vous je vous ramène au camp. »

    Facile à dire. Mais le Richmond en l’occurrence mesurait une bonne tête de plus que le Surrey et son poids était assorti. Tant bien que mal, Alfie le hissa sur son dos après avoir déchiré un morceau de tissu pour enrayer les saignements de son supérieur. Il ne savait vraiment pas comment il parviendrait à le ramener jusqu’au camp sain et sauf. Pour le moment il ne se préoccupait que d’une chose : mettre un pied devant l’autre. Il parvenait à peine à courir quelques mètres avant de ralentir puis de recommencer après avoir repris des forces. Il n’avait clairement pas la carrure d’un guerrier. Escrimeur de génie peut être, bon cavalier surement mais pour ce qui est des gros bras : « nada » comme disent les espagnols.

    « Excusez-moi ? » fit une voix fluette sur sa droite.

    Entre la fumée des canons, des explosions, des cadavres en feu, et les bras de Richmond pendant à chaque côté de sa tête, Alfie n’y voyait pas grand-chose. La fumée lui agressait tant les yeux que ses larmes creusaient des sillons sur la crasse de ses joues. Il pivota difficilement et se retrouva nez à nez avec un valet portant un plateau d’argent à bout de bras. Un français…

    « Vous n’auriez point vu Son Altesse le Prince de Monaco ? fit le valet l’air de rien au milieu de ce semblant d’apocalypse.

    -This is a joke ? se scandalisait Alfie ne prenant même pas la peine de parler français pour cet idiot.

    -Jantleuhmane ! Zisse iz vairi importante ! Il a commandé un poulet au citron et je dois le lui apporter ! Je…

    PLONG !

    Pas question de l’écouter d’avantage. Alfie lui envoya une telle mandale avec sa main gantelée que le valet s’écroula avec la joue en sang, son poulet encore fumant par terre.

    « Go to hell ! These crazy French! Jura Alfie excédé en soulevant Morgan pour le remettre bien droit sur son dos. Don’t worry : Il n’est pas question que je vous laisse mourir au milieu de ces morons ! » disait-il plus pour se rassurer lui qu’autre chose.

    Il ne savait même pas si Morgan était conscient ou non. Mais Surrey était sûr qu’il perdait du sang. Il le voyait couler le long de son armure. Du sang sur l’argent, voilà qui était bien poétique au milieu de cette hécatombe. Non il ne devait pas mourir. Surtout pas. Il pouvait supporter un million d’échecs mais il ne laissera certainement pas celui-ci passer. Lui l’anglais expatrié, le courtisan souffre douleur, espérait davantage mourir aujourd’hui plutôt que de laisser Richmond partir. Sa vie plutôt minable jusqu’à présent, il n’en avait que faire. Il fallait avancer. Encore. Toujours plus loin. Un pied devant l’autre, c’est ça qui comptait.

    « Accrochez-vous », disait encore Alfie sans même s’en rendre compte, comme un réflexe.

    Sa voix n’était plus qu’un râle faible, un souffle. Il était si concentré sur sa mission qu’il ne voyait pas les guerriers, les hommes, les chevaux et les morts qui s’étalaient tout autour de lui sur son chemin. Son corps lui faisait si mal que son armure était en train de fusionner avec sa chair, l’alourdissant encore. La sueur lui coulait dans les yeux. Mais il fallait tenir bon. Ne pas lâcher Richmond, pensait-il en resserrant ses mains sur les jambes du blessé. Un mètre, deux mètre, encore un… Il devait y arriver. Sauver cet homme qui valait bien plus que lui. Ne surtout pas abandonner et…

    « Surrey !!! » fit vaguement une voix dans le brouillard devant lui.
    Puis deux autres voix, des silhouettes… Quatre, cinq… Ils accouraient vers lui, flous.

    « Sir, est-ce que ça va ?

    -God dammit ! It’s Richmond !


    Alfie sentit qu’on lui ôtait tout le poids qu’il avait sur les épaules. Il se sentit chanceler.

    -Sir ?

    -Shit, il est blessé… Quickly ! Quickly ! »


    Alfie eut juste le temps de se regarder pour constater qu’une balle avait traversée son épaule. Le sang de Richmond et le sien maculaient son armure devenue écarlate.

    « J’ai… réussi… » , fit le jeune homme dans un murmure avec un sourire absent avant de s’écrouler dans les bras de quelqu’un.

    Don't judge me XD:
     



______________________

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Morgan Stuart

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MessageSujet: Re: Bataille de Verdun, mai 1667   Bataille de Verdun, mai 1667 Icon_minitime21.04.14 14:44

Le coup avait retenti. Et pourtant, Morgan était toujours vivant. Il n'avait pas senti l'impact de quoi que ce soit, ni une vive douleur, autre que celle de l'abdomen, et ne voyait pas le spectre de la mort. Mais d'où venait ce tir, il était pourtant tout près. A ce moment là, un bruit lourd retentit devant lui, cela d'un corps se laissant tomber sur le sol et se faire envelopper par la Mort. Son bourreau avait été touché par la grande Faucheuse, grande ironie du sort ! Richmond observait ce cadavre, la main sur son abdomen où le sang coulait et la douleur devenait insoutenable. Trop faible pour revenir au camp seul, finalement la mort aurait été bien plus rapide si on l'avait exécuté là. C'est alors que sa bonne étoile, qui ne brillait que trop rarement depuis sa naissance, lui apporta un visage familier, une aide presque divine.

« Richmond. Accrochez-vous je vous ramène au camp.
Surrey, c'est vous qui … ? » mais sa phrase se termina par un spasme de douleur.

Si Alfie avait bel et bien tué ce français, il lui en serait éternellement reconnaissant … même si l'éternité pouvait s'éteindre à tout moment vu l'état du Stuart. Soulevé de terre, Morgan dut serrer les dents de toutes ses forces pour ne pas hurler, et Alfie servit de moyen de locomotion pour retourner au camp. Au milieu de toute cette poussière, les soldats, quelques soit leur camp, ne ressemblaient qu'à des ombres aux yeux de Richmond, dont la vue se brouillait petit à petit. Il distinguait des formes, ces mêmes formes qui tombaient sur le sol, ou se battaient avec le son des fers qui se croisaient. C'était un énorme brouhaha dans lequel il avançait, enfin où Surrey avançait avec lui sur son dos. Morgan faisait un effort surhumain pour se concentrer, rester éveillé. Finalement, il n'avait pas envie de mourir, il ne le voulait pas. Par plusieurs fois, il l'avait ardemment désiré, jusqu'à vouloir la chercher en voulant mettre fin à ses jours. Et alors qu'Elle semblait proche, Morgan ne le voulait plus, et malheureusement le destin n'était plus entre ces mains en cet instant. Quelle ironie tout de même …

« Accrochez-vous. » souffla Surrey.

Morgan acquiesça faiblement, mais c'était dur à faire quand on sent toutes les forces vous échapper. Ses doigts s'engourdissaient, malgré la chaleur de son costume et son armure, un frisson vint le parcourir, le froid s'infiltrait dans son corps, comme un avant-goût de mort. Non, pas maintenant, Richmond  avait finalement encore bien des choses à faire. Ses enfants, sa famille, ses amis, notamment Thomas à s'occuper, Éléonore, la guerre … il ne pouvait pas tout abandonner, pas maintenant. Tout cela tournait dans sa tête dans une cacophonie monstrueuse, incapable de s'arrêter sur une idée, une pensée plus d'une demi-seconde.

Puis un choc lorsqu'il se sentit Alfie se défaire de lui, il crut que s'en était fini, mais tomba dans les bras de deux anglais, dont un lui mit des claques pour le réveiller.

« Sir ! Sir ! Stay with us ! s'alarmait l'anglais.
I don't want to be like … my brother. murmura t'il, c'était sa première pensée, sa plus grande terreur, pire que de mourir
You' won't die, sir. »

Morgan avait du mal à respirer, ne voyait plus que des ombres indistinctes autour de lui avant de fermer les paupières.

« We lose him ! Help ! »

Morgan n'avait plus aucune forme et se laissa porter par Morphée alors qu'on s'activait autour de lui pour le soigner, et espérer de le sauver …

Fin pour Morgan.

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MessageSujet: Re: Bataille de Verdun, mai 1667   Bataille de Verdun, mai 1667 Icon_minitime

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