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 Marieuse enchantée, suivez le mode d'emploi pour l'en dégoûter !{Luigi & Blandine}

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MessageSujet: Marieuse enchantée, suivez le mode d'emploi pour l'en dégoûter !{Luigi & Blandine}   Marieuse enchantée, suivez le mode d'emploi pour l'en dégoûter !{Luigi & Blandine} Icon_minitime21.06.12 15:33

Devant l'imposant psyché, Blandine secoua la tête, à droite puis à gauche pour juger de son costume. Elle l'avait emprunté à l'hôtel de Bourgogne bien entendu, car sans ça, comment aurait-elle pu se permettre un costume typiquement italien à la mode et aussi richement orné ? Elle en avait clairement pas les moyens malgré son double emploi. Une amie comédienne, quant à elle l'avait aidée à la coiffer. Rien de mieux que de sentir une étoffe nouvelle contre sa peau pour sentir le rôle pénétrer jusque dans ses veines. Aujourd'hui, elle ne jouerait aucun rôle dramatique digne de monsieur Racine. D'ailleurs, il fallait bien avouer que ce dernier, légèrement dépressif s'enfermait bien trop souvent dans son bureau. Comment aurait-elle pu ainsi se présenter sur scène sans son metteur en scène ? Tous les comédiens attendaient ou plutôt piétinaient dans leurs loges que le maître daigne se reprendre, avec la hantise que ce soubresaut tarde à jamais. Non en cette matinée par conséquent, il s'agissait de tout autre chose, d'un rôle d'improvisation qu'elle s'apprêtait à interpréter. Celui de la pimbêche, de la jeune fille exécrable ! Sa mission ? Déplaire fortement à la belle mère de son faux fiancé, afin qu'elle renonce à l'idée de donner suite à ses épousailles.

Lorsque sa compagne de scène lui demanda d'ailleurs, les raisons d'un tel déguisement, elle sourit mais sans mot dire. Comment aurait-elle pu lui expliquer clairement une telle situation ? Luigi di Paliano, jeune homme que lui avait recommandé Ferdinand lors des soirées où il ne pouvait guère être présent, la raccompagnait assez souvent chez elle à la sortie du théâtre. Au cours de leurs conversations, l'homme secret, peut-être l'était-il autant que Ferdinand les sottises en moins dans la bouche, ils en étaient venus au sujet du mariage. Quel mariage ? Ma foi, ni plus ni moins que le sien, celui qui ne devait absolument pas exister sur le papier, mais devait avoir lieu aux yeux de sa mère. Pourquoi ? Comment ? Blandine bien trop connaisseuse des mystères en ça qu'elle en possédait elle-même, ne posa guère de questions ! Le respect du jardin secret est une chose sacrée. Elle ne se concentra que sur les faits : elle était actrice, il lui rendait service. Pourquoi ne pas lui payer cette sorte de dette à sa façon ? Elle accepta donc de bon cœur. Autre raison de son acceptation, elle s'ennuyait hélas royalement depuis l'inertie de Racine. Rencontrer sa fausse belle mère et la dégoûter de l'idée même du mariage, était plutôt amusant, cela ne manquerait pas de la distraire ! En somme, la jeune comédienne ne rechignait guère, tout au contraire, elle en était presque impatiente. Ce soir, elle en rirait ... Elle ne doutait pas de réussir dans son entreprise.

En attendant le noble italien qui devait la conduire jusque chez sa mère, en carrosse qui plus est, Blandine s'assit un instant et songea à la petite biographie que son esprit avait peu à peu tissé. Pour éviter une crise d'apoplexie à la dame, elle s'était tout de même offert des parents fortunés et un rang. Elle serait désormais Camilla Beltrami, fille d'un très riche marchand de Gênes, lié aux plus grandes familles princières. En somme, Luigi di Paliano n'allait pas convoler avec la demoiselle italienne la plus en vogue, mais ne ferait point une union désavantageuse. La fausse dot promise aurait persuadé les plus récalcitrants personnages. Ce n'est donc pas sur la naissance de ce personnage romanesque, que Blandine misait sur la haine de la belle mère. Ca serait sur son caractère et sur ses manières. Elle ne sortirait pas des appartements versaillais du prince sans que la dame ne soit au bord du malaise ou de l'explosion. Luigi désirait que la douairière lui interdise toute noce, il ne serait pas déçu. ça allait être du grand art !

En parlant du loup, voilà que les roues d'un carrosse venaient de crisser légèrement devant la porte des artistes de l'hôtel de Bourgogne. Ponctuel ! Bien, il faudrait néanmoins qu'ils soient assez suffisamment en retard pour mettre la mère du jeune homme, dans de bonnes dispositions de colère. C'était essentiel, autant débuter le travail de sape par de simples détails, mais dès maintenant. Elle espérait qu'il se souviendrait de ce premier arrangement.

Sortie à la hâte, elle agrippa les pans de sa robe, et escalada le marche pied se faisant aider par le cocher. A l'intérieur se trouvait en effet Luigi di Paliano. Ce dernier était également vêtu avec raffinement et richesse. Pourtant toutes ces pierreries tissées sur son pourpoint, ne dissimulait point par leur éclat, sa nervosité.

- Rassurez-vous monsieur, ce n'est pas pour me flatter, mais si monsieur Racine m'a assez fait confiance pour m'accorder un second rôle dans sa prochaine pièce, c'est bien que je suis capable de cette mascarade. Avant ce soir, vous serez libéré d'un grand poids !

Secouée par le passage du véhicule sur les pavés, elle se mura après cette remarque dans un silence profond. Silence nécessaire presque religieux, comme lorsque elle montait les estrades conduisant à la scène. Elle ne jouerait pas un texte écrit mais elle devait le composer, après tout quelle différence entre un rôle au théâtre et un rôle à la vie ? Le trac ne peut-il se permettre que sur les planches ? Oui malgré son assurance jusqu'à présent inébranlable, l'inconnu lui fit un instant douter de ses capacités. Néanmoins, elle connaissait ce sentiment, cette sensation qui passait une fois les premiers mots dits. Elle devait se confondre au mieux dans le moule, pour cela elle improviserait selon la dame. Mais autant tout de même en connaître davantage à son sujet pour mieux lui donner la réplique, le moment venu.

- Pourriez-vous me parler d'elle ? Sa personnalité ? Ses goûts ?
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Luigi Colonna


Luigi Colonna

« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Tant qu'il bat encore, il battra fort pour son italien, le seul.
Côté Lit: Un certain florentin le partage la plupart du temps. D'autres aussi, moins souvent ...
Discours royal:



    CASSE-COU
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Âge : 27 ans
Titre : Prince di Paliano (de la Palissade), membre de la famille Colonna
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MessageSujet: Re: Marieuse enchantée, suivez le mode d'emploi pour l'en dégoûter !{Luigi & Blandine}   Marieuse enchantée, suivez le mode d'emploi pour l'en dégoûter !{Luigi & Blandine} Icon_minitime23.06.12 19:56

Toute cette histoire commença quelques soirs auparavant avec une lettre qui avait bouleversé le quotidien de Luigi, quelques mots de sa mère qui l'avait retourné, en particulier ces quelques lignes qui suivent [size=9](en italien dans le texte)[/i] :

Mon cher petit ange, crois moi que je serais toujours la femme qui t'aimera le plus en ce monde et qui te protégera quoiqu'il arrive. Malheureusement, je ne suis pas éternelle et ce n'est ni ton frère ni ta belle-sœur qui sauront t'adorer autant que moi, je me suis imposée la lourde décision qu'il était temps que toi aussi, tu fondes une famille. Il te faut donc une femme aimante, douce, une italienne des plus respectables pour garder l'honneur de la famille et continuer la lignée Colonna pour que perdure notre pouvoir et notre nom. J'ai passé des nuits à réfléchir aux meilleurs partis possibles, elles sont dans la liste qui suit …

Luigi fut horrifié de savoir que sa mère projetait de le marier ! Toute sa vie, elle le gardait pour elle et le romain avait gardé en tête qu'il possédait son destin et sa liberté. Et là, elle venait tout bousculer, Gioeni Colonna venait de lancer un ouragan sur la vie de Luigi. Il serait célibataire sans attache, peut être que l'espion aurait pu regarder cette liste d'un peu plus près, mais il était en couple. Avec un homme qui plus est ! Ce n'était donc pas le mariage qui le titillait ! Il fallait trouver un subterfuge car si Gioeni laissait le choix à son fils avec cette liste de six demoiselles (les autres italiennes ne le valaient pas, selon sa mère), il pouvait toujours se créer une fiancée rencontrée en France, elle ne saurait jamais la vérité et tout était fini. C'est ce qu'il marqua dans sa lettre, du moins cet extrait :

Mamma, il est amusant de voir que nous pensons mariage tous les deux. Je voulais attendre avant de vous l'annoncer mais me voilà déjà engagé. Point de fiançailles ni autre, juste un engagement du cœur, une belle histoire comme vous devez les aimer car elle fait le bonheur de votre fils. Et elle est italienne, comble de tout, bien que l'amour n'ait pas de frontières. Je …

Le reste du paragraphe congratulait la fiancée imaginaire de bon nombre de qualités que sa mère apprécierait. En envoyant ce pli avec le sceau Colonna, il n'imaginait pas un instant de la réponse de sa mère. Elle était enchantée, cela était prévu mais ce qui ne l'était pas, ce fut cette phrase :

Je veux la rencontrer. Je partirais de Rome dans six semaines …

Sous le choc, Luigi en était tombé de sa chaise. QUOI ?? C'était le pire des cauchemars, il avait environ huit semaines pour trouver une fausse fiancée et la briefer sur quoi faire, que dire … Et surtout que Lully n'en sache rien ! Se mettant les mains devant le visage, Paliano se pensait désespéré. En premier lieu, il avait pensé à Aline mais elle était loin de ressembler à une italienne. Il chercha une personne assez amicale pour l'aider dans cette folle entreprise. Puis se résolut à trouver une autre solution : engager une professionnelle. Non point de prostituée, mais une comédienne. Et de suite il avait en tête celle de Iole, cette comédienne de Racine qu'il raccompagnait parfois quand son ami Ferdinand ne pouvait pas. Elle était jolie, souriante et ses cheveux bruns et tout son visage pouvait ressembler à quelque chose de vaguement italien. Et voilà Luigi se jeter à l'eau et parler de son projet à la demoiselle qui accepta, surtout après qu'il disait qu'il paierait bien. Au fil de leur discussion, ils décidèrent volontiers de rendre la mère en colère. Plutôt que d'avoir une belle-fille des plus parfaites, comme le disait Luigi dans ses lettres, elle se retrouverait nez à nez face à une horrible demoiselle au comportement intolérable. Bien sûr, soit-disant amoureux, le romain ne verrait pas ces défauts et quand sa mère lui dira qu'elle refuse catégoriquement ce mariage, Luigi lui posera un ultimatum : c'est elle ou rien. Connaissant bien Gioeni, ce ne sera rien. Et voilà, fin de l'histoire ! Ils étaient tous les deux emballés par ce projet et quand vint le jour J, Paliano ne tenait plus en place.

Il avait trouvé pour sa mère, un hôtel particulier à Versailles où loger et il l'invitait ce soir dans ses appartements versaillais pour le souper, où il viendrait présenter sa belle à sa mère. Pour cela, il s'était paré de son plus beau costume, étincelant de pierreries et de dorures, tout comme son magnifique chapeau à plumes. Mais, pour la première fois, il était nerveux, soucieux que ce plan marche. C'est ainsi qu'il alla sur Paris pour chercher Iole à l'Hôtel de Bourgogne. En chemin, il se demanderait ce que Racine penserait s'il savait que Luigi engageait une comédienne pour des raisons obscures, cela le fit rire alors qu'il arrivait justement. Pile à l'heure, comme toujours ! La demoiselle était là et monta dans le carrosse aux armoiries du Prince. Elle s'était parée d'une belle robe et était somptueuse. Il lui sourit en la saluant.

« Rassurez-vous monsieur, ce n'est pas pour me flatter, mais si monsieur Racine m'a assez fait confiance pour m'accorder un second rôle dans sa prochaine pièce, c'est bien que je suis capable de cette mascarade. Avant ce soir, vous serez libéré d'un grand poids ! »
« Je l'espère bien mais il n'empêche que si je ne doute pas de vous, je doute d'elle. Ma mère est la femme la plus imprévisible qu'il soit. »


Et puis pourquoi cela se passerait-il mal après tout ? Les deux jeunes gens restèrent silencieux quelques minutes. Blandine devait se concentrer et Luigi n'osait pas la déranger. Ce fut elle qui brisa le silence :

« Pourriez-vous me parler d'elle ? Sa personnalité ? Ses goûts ? »
« Ma mère se nomme Gioeni Cardona, elle est princesse de Castiglione et a épousé mon père relativement jeune. Pas de mariage d'amour mais ce fut une belle ascension pour elle car si sa famille est de grande réputation, elle n'a aucune influence.
Il se tut un instant, se remémorant des souvenirs. C'est une femme très intelligente mais aussi au tempérament sanguin … nous ne sommes pas italien pour rien ! Elle a toujours son mot à dire sur tout, mais toujours de façon intelligente et non pas des paroles en l'air pour parler. Ma mère aime s'imposer en toute circonstance, surtout face à une autre femme, elle peut paraître sèche mais c'est souvent une façade. C'est une femme exigeante, pieuse, un peu austère, elle n'a jamais aimé les gros bijoux ou autres signes de richesse trop mis en avant. Vous comprenez un peu mieux ma tenue ! D'ailleurs, cela est pour vous … A côté de lui se tenait un écrin qu'il ouvrit pour en sortir une magnifique rivière de diamant des plus visibles. Une amie m'a prêtée ceci. »

Luigi aida sa fiancée d'un soir à se parer de ce magnifique collier, aussi somptueux que voyant. Puis, il ouvrit la fenêtre pour parler au cocher.

« Arrêtez vous ici quelques instants puis vous reprendrez le voyage plus lentement, il faut que nous soyons en retard. »

Le cocher acquiesça, ne comprenant pas comment son maître si ponctuel pouvait agir de la sorte. Et après quelques minutes d'arrêt où Luigi en profita pour parler de sa mère qui adorait la musique baroque et les opéras de Verdi, ne comprenait pas cette mode du chocolat ni ces goûts idiots pour la science ainsi que d'autres goûts, dépeignant une femme un peu austère, peu moderne mais une bonne mère couveuse. Ils arrivèrent à Versailles avec presque une heure de retard. Dans les appartements princiers, Gioeni attendait déjà et sur son visage encadré par ses cheveux grisonnants, on lisait l'indignation.

« Pardon mère du retard, j'espère que vous n'en tiendrez pas rigueur car je tiens à vous présenter Camilla Beltrami, depuis le temps que je vous en parle. »
« Mademoiselle. »
lâcha sèchement la mère.

Le ton était donné !

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« Vivre, c'est survivre. »

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MessageSujet: Re: Marieuse enchantée, suivez le mode d'emploi pour l'en dégoûter !{Luigi & Blandine}   Marieuse enchantée, suivez le mode d'emploi pour l'en dégoûter !{Luigi & Blandine} Icon_minitime03.07.12 15:47

Blandine regretta de ne pas avoir pris plume, encrier et papier mais à vrai dire, quel usage aurait-elle pu en avoir dans ce carrosse malmené par tous les pavés de Paris ? Aucun, si ce n'est un très sûr moyen de tâcher son costume de scène ... la jeune comédienne sourit à cette idée d'ailleurs, une fiancée à la robe noircie, aurait pu faire son petit effet déplaisant dès son entrée, auprès de la dame. Un point de plus pour mener sa mission à bien. Fort heureusement, le soucis des biens de la troupe Racine, et le respect pour les costumières l'auraient bien entendu retenue ... Pas de notes donc, seule sa mémoire devrait mémoriser toutes les informations que le prince Colonna lui fournissait sur sa mamma.

Mariage de complaisance ? Fort bien ... Fort bien ... Comme beaucoup de couples mariés en ce XVIIème siècle, cependant c'est une chose de le savoir, de le supporter et une autre de se le faire entendre dire par sa bru... Un petit rappel discret et subtil ne serait pas de trop ! Il fallait être haïssable non ? Pour cela, aucune limite n'était permise ! Blandine devrait se montrer par conséquent ignoble et toucher les points faibles de la Castiglione.

Pour autant, de crainte que Luigi ne la freine dans ses idées, la jeune femme lui tut bien évidemment ses intentions. Peut-être aurait-il trouvé telle réplique trop acide, ou trop contrariante, il ne pouvait être que partial. Il valait mieux qu'il ignorât tout ! Peut-être la maudirait-il après ce repas, mais il serait alors trop tard ? Blandine n'avait pas cette habitude de ne pas se jeter à corps perdu dans un rôle, on lui avait donné la trame, le scénario et le dialogue, elle en serait seule juge. Aucun regard noir ou aucun haussement d'épaules ne la ferait virer de bord.

Surtout que le duel s'annonçait piquant. La dame était parait-il d'une intelligence rare. Tant mieux ! Blandine détestait répliquer à un comédien qui n'avait pas le ton ni les manières de lui rétorquer son texte. L'italienne n'était pas une artiste, le texte pour cette fois serait improvisé, mais s'il était de qualité et l'esprit de la dame prolifique, cela promettait une journée fort intéressante et enrichissante ! Pour ne pas dire excitante ! Sur l'instant, tandis que le carrosse arrêtait sa marche pour allonger leur retard, Blandine se fit languissante. Elle aurait aimé déjà y être et se confronter à la dame. Mais elle se garda bien de montrer cette impatience, alors que cette idée venait d'elle ... Quelques instants auparavant, elle avait donc en silence chasser la chevelure de son cou, tandis que le prince Colonna attachait un collier pesant de diamants autour de ce dernier. On ne pouvait pas faire plus luxueux sur une personne. Décidemment, retard et joyaux apparents pour une femme austère, ils menaient déjà magnifiquement bien deux à zéro et le rideau n'était pas encore levé. Et dire que ce n'était pas fini ! En effet, lorsqu'après plusieurs minutes, le carrosse parvint jusqu'à Versailles, et que les deux jeunes gens en descendirent, Blandine en profita pour délacer un cran de son bustier. Une gorge bien trop découverte ne serait pas du goût de leur hôte. Si pour parvenir à la haine de la dame, il fallait se montrer quelque peu gourgandine, ma foi la fin justifie les moyens non ? Elle n'hésiterait pas ... Elle n'hésita d'ailleurs pas et c'est le corsage quelque peu défait qu'elle se fraya un chemin jusqu'aux appartements, quelques pas derrière le prince, comme le protocole l'exigeait. Au moins respectait-elle quelque chose ... Il ne fallait pas éveiller après tout, les soupçons de la princesse douairière, sur un éventuel sabotage des fiançailles.

Parvenus tous deux jusqu'aux appartements princiers, Blandine lut sur le visage de sa future fausse belle mère, une sorte d'indignation ! Magnifique prologue à l'acte I ! Elle ne sourit absolument pas de cette première victoire, son rôle avait maintenant pénétré tous les pores de sa peau. L'insupportable Beltrami rentrait désormais en scène et réclamait tout le sérieux de sa comédienne.

« Pardon mère du retard, j'espère que vous n'en tiendrez pas rigueur car je tiens à vous présenter Camilla Beltrami, depuis le temps que je vous en parle. »

Luigi s'excusait, ça ne serait sans doute pas son cas ...

« Mademoiselle. »

Dieu que ce ton sec et cassant pouvait être agréable sans qu'elle n'ait prononcé une seule parole. Pour toute réponse, la fausse fiancée salua d'un bref mouvement de tête et sans invitation aucune, s'assit sur l'un de ces ravissants fauteuils de velours poinçonnés de boutons d'or. Elle soupira même, comme excédée ...

- Luigi, carino mio, pourquoi s'en vouloir de notre retard ? Nos intentions étaient des plus pures. N'en est-ce pas une que de vouloir contenter ma future belle mère, par l'achat de ce délicieux chocolat ? Hélas, nous n'en avons guère trouvé, le succès doit expliquer la pénurie ! Une prochaine fois peut-être ...

Oui oui, Blandine avait bien retenu que la bigote ne comprenait guère cette folie du chocolat et venait de saisir l'occasion. Et un pas de plus dans la préciosité venait d'être franchi ... Comble de tout, elle sortit son éventail et la dentelle qui recouvrait sa poitrine voleta quelque peu. Tout le naturel donné à ce geste devait horripiler son interlocutrice.

Luigi quant à lui, le visage fermé mais dont les yeux ne cessaient de se porter sur sa mère, sans doute pour en deviner les pensées, s'apprêtait d'ailleurs à s'asseoir auprès d'elle. Camilla alias Blandine ne l'entendit pas de cette oreille. Mère couveuse avait t-on dit ? Très bien ...

- Ma che fa' Luigi ? La place d'un fiancé n'est-elle pas aux côtés de sa tendre moitié ? Ta mère t'a bien assez eu dans son giron, non sei più un bambino!. N'est ce pas madame ? A ce propos, j'espère ne pas vous choquer par le tutoiement échangé avec votre fils ? L'amour en est la cause. Comme je plains ceux qui n'ont pas eu notre chance de convoler avec de tels sentiments ...

Et sans aucune démonstration de gêne, dès que Luigi l'eut rejointe, Blandine posa sa tête sur son épaule. Un sourire aux lèvres, des yeux pétillants. Le parfait portrait de la stupide éprise ... Tout au moins de la paysanne éprise. Car ce geste était tout à fait déplacé pour la crème de la crème de la société ... Mais n'était-ce pas là le but recherché ? Le moins que l'on puisse dire c'est que la comédienne commençait très fort !
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MessageSujet: Re: Marieuse enchantée, suivez le mode d'emploi pour l'en dégoûter !{Luigi & Blandine}   Marieuse enchantée, suivez le mode d'emploi pour l'en dégoûter !{Luigi & Blandine} Icon_minitime28.08.12 13:27

Il y a des moments où Luigi voulait tout lâcher, abandonner cette mascarade et remercier Iole pour ce qu'elle avait accompli. Il y a encore quelques temps, cela aurait été possible, avant que sa mère ne vienne à Versailles, faisant expressément le voyage pour rencontrer la probable future princesse Colonna. Avec tout le respect qu'il lui devait, Luigi ne pouvait supporter l'idée d'être une bête de foire à marier. Finalement, le statut de fils adoré dont la mère voulait couver toute sa vie était pas si mal, si on faisait abstraction de quelques moments étouffants. Mais aller jusqu'à mentir ? C'était par absence de choix, n'ayant pas d'autres issues vu l'actuelle état des choses de sa vie amoureuse. S'il racontait à Gieoni qu'il était en couple avec un homme, pas sûre qu'elle apprécie. Son fils aîné était un coureur de jupons violent, si le second était homosexuel, elle ne s'en remettrait pas, se demanderait comment a-t'elle pour engendrer pareils monstres !

Pourtant, il fallait faire un peu de peine à sa mère, la mettre en colère, il fallait que le fils s'oppose à la mère pour que celle-ci mette son veto au mariage, enfin faux mariage, que voulait Luigi. Iole avait pour mission d'être impossible, une mauvaise bru dans toute sa splendeur. C'était pour son bien, sa liberté. Et puis, il avait l'habitude des mensonges, sa mère n'en saurait jamais rien, ce serait son secret avec la jolie comédienne …

En garçon poli, lui s'excusait pour le retard. Après tout, Colonna était la ponctualité même, jamais il ne fut en retard ou alors c'était vraiment contre son gré. Puis, il avait été bien éduqué, il s'excusait quand il le fallait. Puis cela marquait le drôle de contraste avec sa fiancée du soir, une mal éduquée sans pareille.

« Luigi, carino mio, pourquoi s'en vouloir de notre retard ? Nos intentions étaient des plus pures. N'en est-ce pas une que de vouloir contenter ma future belle mère, par l'achat de ce délicieux chocolat ? Hélas, nous n'en avons guère trouvé, le succès doit expliquer la pénurie ! Une prochaine fois peut-être ... »
« Intention louable mais je ne suis pas une grande amatrice de chocolat. Luigi devrait le savoir. »
« Oh mamma, vous ne pouvez pas critiquer une si douce attention. Il est bien difficile de trouver du chocolat à Paris, Camilla a fait de son mieux. »


Dans le rôle du fiancé défendant sa promise, Luigi Colonna ! Habitué aux mensonges, il les débitait sans vraiment sourciller, avec même un ton des plus convaincants. Sa mère haussa les épaules et roula des yeux avant de s'asseoir dans le sofa et tapoter pour que son fils vienne. C'était ainsi depuis toujours, du moins depuis la mort du père Colonna, Luigi prenait sa place auprès de sa mère qui n'avait cessé de le couver. Sans rechigner, il s'y rendit mais savait exactement que la comédienne n'allait pas le laisser faire. Elle avait du retenir chaque chose à propos de la mère Colonna et allait tout faire pour se faire détester. Pour l'instant, Iole y arrivait très bien et marqua le coup une seconde fois.

« Ma che fa' Luigi ? La place d'un fiancé n'est-elle pas aux côtés de sa tendre moitié ? Ta mère t'a bien assez eu dans son giron, non sei più un bambino!. N'est ce pas madame ? Luigi changea de cap avec le sourire pour s'asseoir auprès de sa belle du soir. A ce propos, j'espère ne pas vous choquer par le tutoiement échangé avec votre fils ? L'amour en est la cause. Comme je plains ceux qui n'ont pas eu notre chance de convoler avec de tels sentiments ... »
« Tant que vos … sentiments ne vous font pas faire n'importe quoi. »


Tandis que Iole posa sa tête sur son épaule, Luigi entoura le dos de la demoiselle par son bras. Ils avaient l'air unis, amoureux et tout souriants. Autant dire que Gieoni n'avait jamais vu son fils de la sorte. Elle avait su qu'il avait eu le béguin pour Angela Borromée dans son enfance mais jamais il n'eut de geste tendre devant sa mère de la sorte. Pour la mère Colonna, son fils était un petit angelot, presque asexué et sans vie sentimentale. Si elle savait … Mais pour l'heure, il fallait se montrer pour lui amoureux transi et pour Iole une peste sans nom. Quel incroyable duo, presque aussi pire que son aîné Lorenzo avec la Mancini.

« Mamma, allez vous bien ? Je vous sens tendue et crispée. »
« Ma', ce n'est rien angelo moi, un peu de fatigue sans doute. Ce n'est pas tous les jours que tu me présentes une demoiselle.
Elle tourna la tête vers ''Camilla'' et le ton devint un peu plus sec. Signora, mis à part vous petites boutades, que pouvez vous me dire sur vous ? Luigi s'est montré très évasif à votre sujet. »

Elle se tut un instant, marqua une pause en buvant quelques gorgées de son gobelet avant de reprendre :

« J'ai bien cru qu'il me faisait une blague de mauvais goût et que vous n'existiez pas. »
« Je préférais que vous la voyez en vrai, je n'aime pas parler à la place d'autrui. Bella mia, parle un peu de toi, tu sais si bien le faire. »
dit il en se tournant vers sa belle avec un grand sourire.

Ils jouaient parfaitement le jeu, ils ne se lâchaient pas d'un pouce, avec des grands sourires et des petits regards. Ils étaient de parfaits acteurs, Luigi pourrait presque demander à se faire recruter par Racine ! Mais ce soir, le seul spectateur qu'il fallait convaincre était Gieoni Colonna. Et cela marchait bien jusqu'à présent !


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« Vivre, c'est survivre. »

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MessageSujet: Re: Marieuse enchantée, suivez le mode d'emploi pour l'en dégoûter !{Luigi & Blandine}   Marieuse enchantée, suivez le mode d'emploi pour l'en dégoûter !{Luigi & Blandine} Icon_minitime03.09.12 22:53

« Tant que vos … sentiments ne vous font pas faire n'importe quoi. »

Blandine avait à cet instant précis, si bien jouer du regard et des sourcils que quiconque aurait pensé que la bêtise avait déjà été faite. Un sourire faussement innocent vint pimenter cette attitude typique d’une gourgandine dissimulée. La malheureuse mère qui la fixait n’avait rien manqué de ce petit air de fausse sainte nitouche. De quoi donner quelques sueurs froides à une personne qui voulait s’assurer indirectement, de la réputation de sa future belle fille. C’est sans doute pour cela que la dame semblait au bord de l’agonie. Et Luigi qui s’assurait de son état de santé … Crispée ? Tendue ? Mon Dieu, si peu … En tout cas, le moins que l’on puisse dire, c’est que ce dernier était un merveilleux comédien. Il lui donnait très bien la réplique. On aurait pu penser que cette passion pour l’art de la scène coulait dans ses veines, aussi vrai que dans les siennes. Pour incarner le faux couple, ils n’avaient pas leur pareil, même si une réplique de l’italienne remit quelques secondes en doute, leur petite mascarade.

« J'ai bien cru qu'il me faisait une blague de mauvais goût et que vous n'existiez pas. »

La jeune Pisdoe se redressa légèrement sur ses coussins, telle une courtisane dans toute sa splendeur et arbora une moue vexée. Après les cadeaux qui ne plaisent pas, les piques contre son affection maternelle démesurée, un nouveau chapitre commençait. Elle allait désormais se montrer désagréable. Une bru susceptible, qui ose entrer en conflit avec vous, voilà de quoi rompre des fiançailles ! N’était-ce pas le but ?

- Ma perche ? Pourquoi n’aurais-je pas existé ? Etait-ce si impossible qu’il se trouve une épouse …. sans se référer à vous ?

Et elle soupira sans la moindre retenue, ouvrit son éventail et croisa ses jambes. Le tout sans aucune grâce ni aucune distinction. Une paysanne ni plus ni moins à la voir se tortiller de la sorte ! Le pire étant son manque de politesse flagrant qui s’en suivit, puisqu’elle leva son regard pour fixer un tableau suspendu au mur, comme si la vue de cette femme lui était devenue intolérable. La jeune comédienne demeura ainsi, jusqu’à ce que son fiancé de quelques heures intervienne. En effet, toujours entourée par le bras de Luigi, son visage s’adoucit lorsque ce dernier l’invita à parler d’elle. C’était le moment du coup de grâce, elle allait se surpasser ! L’autre la haïrait et leur objectif serait atteint ! Pas besoin d’applaudissements, la mine catastrophée de la belle-mère suffirait à la combler ! Pour commencer, sa tête pivota à nouveau vers leur interlocutrice et elle se pinça les lèvres bruyamment, comme si elle était en réflexion intense. Tous les gestes prouvant qu’elle n’était pas de leur caste si huppée, seraient bons. Chaque goutte d’eau peut faire après tout déborder le vase. Puis après quelques instants de supplice, tout au moins elle l’espérait, elle se décida à parler.

- Bene, mon père est armateur de navires qu’il vend tout autour del mondo. Donc rassurez-vous, ma dot sera conséquente, si c’est ce qui vous inquiète. Il ne se liera pas à une moins que rien !

Blandine avait lancé ça d’un trait, sans prendre de gants tout en levant la tête avec orgueil. Comment mettre une personne mal à l’aise ? Leçon n°1. Cette question financière venait tôt ou tard sur le tapis dès qu’il s’agissait d’unions, mais que ce soit la future mariée qui en parle était impensable et surtout inconvenant.

- Que dire d’autre ? Ma mère est morte en me donnant la vie, enfin c’est ce qu’on dit, mais tout bas on murmure qu’elle s’était amourachée d’un esclave à bord d’un des vaisseaux de mon père. Elle aurait été abandonnée sur une île colonisée pour vivre désormais en servante elle aussi. Mon bien aimé père a d’ailleurs longtemps cru durant cette grossesse, que je pouvais être la fille d’un de ces noirs, imaginez donc le scandale !

Ah oui sans aucun doute, la dame devait se l’imaginer mais que trop bien ! Une mère débauchée et s’étant adonnée au libertinage avec un être que la majorité des blancs considérait comme un sous homme ? Blandine n’aurait pas pu trouver mieux ou en l’occurrence pire comme récit. Cette petite histoire aurait fait abandonner toute négociation d’alliance même au plus petit niveau social.

- Fort heureusement je ne suis pas une bâtarde !

Et elle enfonçait le clou, car ce mot dans la bouche d’une jeune aristocrate était laid, très laid ! Sûre d’avoir remporté la partie, la comédienne sourit de toutes ses dents à Luigi, tout en entourant son bras libre du sien.

- Ma, j’ai eu la chance de trouver en la personne de votre fils, quelqu’un qui se moque bien de tout ça ! Une vraie perle !

Elle le fixa un instant, avec tout l’amour du monde dans le regard puis se retourna vivement vers sa mère.

- Ce que je viens de vous raconter, ne vous choque pas plus que lui, n’est-ce pas signora ?

Le ton n’avait rien d’aimable, il sous entendait la guerre, si la réponse était négative ! Non décidément Blandine accumulait tous les défauts, si sa mère ne provoquait pas rapidement de cataclysme, elle voulait bien être pendue !
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Luigi Colonna


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« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Tant qu'il bat encore, il battra fort pour son italien, le seul.
Côté Lit: Un certain florentin le partage la plupart du temps. D'autres aussi, moins souvent ...
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MessageSujet: Re: Marieuse enchantée, suivez le mode d'emploi pour l'en dégoûter !{Luigi & Blandine}   Marieuse enchantée, suivez le mode d'emploi pour l'en dégoûter !{Luigi & Blandine} Icon_minitime18.10.12 21:56

« Ma perche ? Pourquoi n’aurais-je pas existé ? Était-ce si impossible qu’il se trouve une épouse …. sans se référer à vous ? »

Luigi se retint d'éclater de rire et si sa mère ne fit que lever les yeux au ciel, il savait très bien ce qu'elle pensait. Bien sûr que Luigi devait se référer à sa mère ou, mieux encore, c'était à elle de décider ce qui était bien ou non pour son fils, quelle fille méritait son attention et qui pouvait mériter le titre de princesse Colonna. Luigi le savait, il se souvenait de la moue qu'elle avait fait quand Lorenzo avait parlé de son mariage avec la Mancini, cela ne lui avait guère plu, même si l'oncle cardinal a vu là une bonne alternative. Gieoni Colonna devait tout contrôler dans sa descendance, même les mariages. Surtout les mariages à dire vrai, cela lui permettait d'avoir la bru idéale et tant pis pour le bonheur conjugal ! Et à la vue de la fausse fiancée qui n'avait aucune grâce et distinction dans ses gestes, la mamma allait la détester et Colonna pourrait reprendre sa vie sans qu'on lui demande quoi que ce soit.

« Bene, mon père est armateur de navires qu’il vend tout autour del mondo. Donc rassurez-vous, ma dot sera conséquente, si c’est ce qui vous inquiète. Il ne se liera pas à une moins que rien ! »

Luigi observait sa mère l'air de rien mais il observait en fait la moindre de ses réactions. Parler d'argent ? Cela était mal vu dans la bouche d'une jeune fille, c'est ce qu'elle répétait souvent aux sœurs du romain. Et surtout, il la vu bouger les lèvres pour murmurer à elle-même un mot qui devait la faire frémir : roturière. Ah oui, autant faire gros et ne pas prendre de la noblesse, sinon ce n'était pas amusant !

« Que dire d’autre ? Ma mère est morte en me donnant la vie, enfin c’est ce qu’on dit, mais tout bas on murmure qu’elle s’était amourachée d’un esclave à bord d’un des vaisseaux de mon père. Elle aurait été abandonnée sur une île colonisée pour vivre désormais en servante elle aussi. Mon bien aimé père a d’ailleurs longtemps cru durant cette grossesse, que je pouvais être la fille d’un de ces noirs, imaginez donc le scandale ! Fort heureusement je ne suis pas une bâtarde !
Heureusement, en effet. »
ne put répondre la mère.

Là, la comédienne se tourna vers lui et fit un large sourire qu'il lui rendit. Luigi était un excellent acteur et tout le monde pourrait croire ici qu'il était eperdumment amoureux de cette demoiselle.

« Ma, j’ai eu la chance de trouver en la personne de votre fils, quelqu’un qui se moque bien de tout ça ! Une vraie perle ! »
« Quelle histoire passionnante mère, ne trouvez vous pas ! Camilla est un roman à elle seule, je devrais songer à faire publier son histoire ! »
lâcha Luigi avec un enthousiasme qui lui était propre et un large sourire.
« Ce que je viens de vous raconter, ne vous choque pas plus que lui, n’est-ce pas signora ? »
A dire vrai, tout cela est assez peu conventionnel, j'avoue ne pas vous avoir imaginé ainsi. »
répondit Gieoni, sèche
« Oh mamma, montrez un peu d'enthousiasme. N'êtes vous pas heureuse de voir votre fils amoureux ? J'espère que vous le serez davantage pour Lucrezia ou Filipo. 
Luigi ! Soyez un peu plus respectueux envers votre mère. »
s'indigna t'elle.

En effet, Luigi avait souvent été le bon fils et s'il se rebellait, c'était souvent des causes justes, parce qu'il avait besoin de liberté mais jamais ainsi sans raison, ou alors pour une demoiselle. Il faut dire que le romain n'en avait jamais présenté à sa mère puisque la seule qu'il avait aimé, ce fut en secret et qu'elle était aujourd'hui mariée. En guise de réponse, il lui fit un petit sourire poli et décida de jeter un pavé dans la mare pour aller encore plus loin.

« Oh mamma, nous avons décidé de nous marié dans les prochains mois. 
Par prochain, vous pensez à … l'été ? »[/color]
questionna Gieoni, le visage déconfit.

Cela provoqua l'hilarité de Luigi, gai comme un pinson en cet instant. Cela l'amusait comme jamais de faire tourner sa mère en bourrique, une sorte de revanche sur la vie. Il tenait les mains de sa belle dans les siennes et regarda Iole avec un sourire amoureux avant de reprendre.

« Non, il est impossible de respirer à Gênes en été !
Mais … et Rome ?
Mais Camilla vient de Gênes et il est plus judicieux de le faire là. N'est ce pas amore ? »


Le visage de sa mère changea de couleur et le prince savait exactement ce qu'elle pensait : personne de la noblesse romaine ne ferait le déplacement jusqu'à Gênes pour voir le mariage d'un prince malade et d'une roturière sans distinction. Et à quoi cela sert de se marier si personne n'est là pour le voir ? C'était une grande cérémonie ou rien ! Gieoni connaissait assez de monde pour faire une grande fête et assez de religieux pour ne pas être marié par un curé de village. Luigi connaissait sa mamma par cœur, ses valeurs, son mode de pensée et l'amour qu'elle lui portait, jusqu'à l'étouffement. Elle l'aimait trop pour qu'il enchaîne toutes ses erreurs et si elle avait toléré toutes les petites scènes, là cela commençait à faire trop.

« Mais …. mà no ! Rome n'est pas négociable ! Et puis Gênes est … oh c'est une ville de pêcheurs sans distinction, qui des Orsini, Conti ou Savelli vont se déplacer ? Nous sommes des Colonna, des romains et c'est à Rome que cela se passe. Les épouses vont dans les villes de leurs maris. Pour qui vous prenez vous tous les deux ? Des paysans ? »

C'était le moment d'achever ces fiançailles. Et la fausse Camilla Beltrami le ferait à merveille, Luigi observait le spectacle …

______________________






« Vivre, c'est survivre. »

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MessageSujet: Re: Marieuse enchantée, suivez le mode d'emploi pour l'en dégoûter !{Luigi & Blandine}   Marieuse enchantée, suivez le mode d'emploi pour l'en dégoûter !{Luigi & Blandine} Icon_minitime27.10.12 15:33

A dire la vérité, au fond d’elle même malgré sa satisfaction de tromper quelqu’un grâce à son seul talent d’actrice, elle ressentait malgré tout de la pitié pour la dame. Blandine se demandait s’ils n’allaient pas finir par la tuer, si l'oxygène n'allait pas finir par lui manquer. La jeune Pisdoe aurait donc désiré se faire plus aimable, moins peste, moins teigneuse cependant ce n’était pas avec des douceurs que ce projet d’union allait s’effondrer. Elle ne devait pas faire marche arrière maintenant, surtout lorsque la douairière commençait à lever le ton. Le récit de son enfance et le fait d’avoir été faussement engendré par une femme qui s’était révélée être la pire des gourgandines avaient porté ses fruits. La réponse n’avait pas tardé à fuser, et malgré sa retenue encore relative, elle savait pertinemment qu’elle l’avait choquée. Et Luigi qui se délectait de cette réaction et qui osait demander un peu plus d’enthousiasme de sa part, cela revenait à solliciter un sourire de la part d’un supplicié à son bourreau ! Quel culot ! Blandine faillit en pouffer de rire mais son rôle réclamait de sa part, un visage figé dans le dédain le plus profond. D’ailleurs son regard valsait de haut en bas, de la tête aux pieds de la dame, d’une façon très irrespectueuse.

- Laissez carino mio ! Votre mère ne peut guère se réjouir pour vous, car elle demeure une vraie poule envers ses poussins. Elle n’aime pas savoir que désormais vous n’avez plus besoin d’elle et que vous en préférez une autre. Peut-on lui en vouloir d’avoir une opinion aussi archaïque, c’est de son âge après tout …

L’impertinence et la désinvolture laissaient maintenant place aux insultes déguisées. Le schéma basique du conflit entre belle-mère et belle fille semblait prendre véritablement place, et l’italienne écumait intérieurement de rage, tel un taureau dans l’arène. Blandine savait que l’explosion allait se produire sous peu, elle avait mis tous les défauts possibles et inimaginables en avant. En tant que Camilla Beltrami, elle était tout bonnement impossible à vivre et donc à supporter … La cassure de leur factice lien de fiançailles était proche ! Ils ne devaient rien lâcher ! Luigi de son côté, appuyait apparemment sur la corde sensible, celle de l’organisation du mariage ! Ça serait peut-être l’étincelle qui mettrait le feu aux poudres.

« Mais Camilla vient de Gênes et il est plus judicieux de le faire là. N'est ce pas amore ? »

Blandine sourit de toutes ses dents à son fiancé pour lui répondre par la positive. En effet, à la seule pensée que l’union se fasse en dehors de Rome faisait changer sa « belle mère » de couleur de teint. Dire qu’elle ne semblait guère apprécier l’idée d’un tel éloignement pour les noces, était véritablement un euphémisme. Bien joué ! Puisque la dame était un taureau dans l’arène, la jeune Pisdoe serait le second toréador qui allait l’achever d’une ultime pique. La douairière s’enflammait, refusait, s’indignait, qu’à cela ne tienne. La fausse Camilla se leva d’un bond de son siège toute aussi outrée voire plus et ses petits poings déjà serrés.

- A piailler ainsi, on penserait madame que la poissonnière c’est bien vous et non les gens de Gênes ! La tradition veut que les épousailles aient lieu, tout au contraire dans la ville dont est originaire la jeune promise ! Que nous importe d’avoir des Orsini, des Conti ou des Savelli à nos noces madame … Nous ne pouvons pas les sentir ! Nous aurons Dieu comme témoin et cela devrait nous suffire à tous. Un jour sacré comme celui-là ne devrait pas exiger de nous que l’on se montre hypocrite à la sortie d’une église pour faire des salamalecs ! Prenez en votre parti madame, ça sera Gênes au printemps prochain et en petit comité ! De plus, votre fils est d'un naturel malade, lui imposer une ribambelle d’invités c’est multiplier les chances que la fatigue le gagne ! Sachez que je tiens à sa santé mais également à avoir ma nuit de noces ! Ce n’est pas un souffreteux qui m’honorera dignement madame et je me moque bien de vous choquer sachez-le !

Il est vrai que Luigi était toujours pâle et maigrichon, il ne fallait pas être d'une intelligence débordante pour se rendre compte de sa santé chancelante. Bien entendu, Blandine ne savait rien de la maladie exacte dont il souffrait et ne désirait pas le savoir, chacun a sur cette terre son jardin secret ! Mais ce petit détail, en toute état de cause, la promise devait le connaître un tant soit peu tout au moins pour la forme. Toujours est-il qu'une telle remise en place ne pouvait avoir qu’un effet désastreux sur la suite des évènements, surtout lorsque la riposte s’était conclue sur des mots que jamais aucune jeune fiancée n’aurait jamais osé prononcer. Après l’accroche sur la négociation de la dot et sur le comportement de sa mère ayant convolé avec un noir, voilà que Blandine remettait la barre du sans gêne encore plus haute ! Les jeunes vierges ne savaient généralement qu’au soir de leurs noces, ce qui allait se passer dans leur chambre à la nuit tombée ! Non seulement Camilla Beltrami semblait en savoir plus qu’il n’en faut sur le sujet mais en parlait ouvertement à sa belle-mère … En outre, lever le ton de la sorte et en venir à se quereller dès la première rencontre, voilà qui donnait la mesure sur leurs éventuels futurs rapports ! La Colonna devait la haïr à cet instant, sous peu elle prendrait Luigi à part et lui demanderait de rompre tout bonnement ! Ils étaient sur le point de réussir … C’est tout au moins ce qu’ils pensaient mais il existe même des coups de théâtre sur la grande scène de la vie !
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MessageSujet: Re: Marieuse enchantée, suivez le mode d'emploi pour l'en dégoûter !{Luigi & Blandine}   Marieuse enchantée, suivez le mode d'emploi pour l'en dégoûter !{Luigi & Blandine} Icon_minitime15.01.13 20:29

La comédienne jouait parfaitement son rôle de mauvaise belle-fille, sans manière et surtout vulgaire. Exactement le contraire de ce qu'il faudrait à Luigi selon sa mère. Gieoni avait élevé ses sœurs pour en but d'en faire des filles convenables, bien éduquées et capables d'être admirées dans le grand monde, puisque c'était comme cela qu'une fille était sensée se comporter et sa mère n'aurait pas supporté qu'une de ses filles agissent autrement. Voilà pourquoi elle détestait sa belle-fille Marie Mancini, trop libre, trop prétentieuse et surtout trop rebelle, qui ose lever la voix sur sa propre belle-mère ! Quel affront ! Et pourtant, Gieoni avait bien sûr dut accepter car il s'agissait d'un mariage politique : épouser la nièce du cardinal Mazarin était un grand honneur et tout le monde restait entre romains. Elle devait s'en mordre les doigts à présent. Et voici que son second fils venait avec une fille du même genre, pire même, mais cette fois-ci pour une union amoureuse. Vraiment, si elle survivait à cet entretien, Gieoni était un roc indestructible !

Surtout que Iole, sous son identité de Camilla Beltrami, savait dire les bons mots pour savoir énerver la mère en touchant là où cela blessait, où la mère Colonna s'en sentirait meurtrie et ne pouvait que détester davantage cette belle-fille. La comparer à une poule et ses poussins fit sourire doucement Luigi, impassible aux côtés de sa « fiancée » car l'image était correcte. Elle voulait tout contrôler, les mettre sur le bon chemin, chemin qu'elle bien sûr décider, et toujours les couver, encore et encore. Dans son esprit fantasque, Luigi imaginait l'immense Palazzo Colonna en espèce de grand poulailler avec son frère désormais en coq arrogant et sa mère à caqueter partout comme une hystérique. Il devrait raconter cette histoire à Ferdinand, il était certain que cela l'amuserait aussi !

Tout se passait donc à merveille puisque la mère s'empressa de foncer la tête la première dans le plan de son jeune fils et commencer à brimer ces deux faux amoureux. Luigi voulut un peu tempérer mais préféra laisser Iole finir son affaire, y aller jusqu'au bout car sa mère était à deux doigts de craquer, cela aurait été si parfait ! Luigi resta donc encore en retrait mais fut surpris par une phrase :

« De plus, votre fils est d'un naturel malade, lui imposer une ribambelle d’invités c’est multiplier les chances que la fatigue le gagne ! »

Quoi ? Il tenta de prendre un air le plus naturel possible mais il fut surpris une fraction de seconde. Qui lui en avait parlé ? Pas Ferdinand, il avait promis de garder le secret. Bon d'accord, Colonna n'avait pas un physique respirant la santé la plus grande mais de là à sortir le mot malade, c'était quand même poussé ! D'ailleurs sa mère lui avait lancé un regard à ce moment là, à savoir comment elle avait su cette histoire. Certes, au sein de Rome, beaucoup savait son histoire fantasque où Luigi avait passé son enfance entre les murs du Palazzo sans en sortir, que sa mère le couvait trop car il était chétif. Et aujourd'hui encore, quand on le voyait avec cette minceur et ce teint pâle, on le trouvait faiblard et assez mal en point. Mais vu qu'il passait son temps à cheval et s'épuisait dans les bals et tout, personne n'avait plus rien à dire, surtout qu'il n'était pas malade ! Cet instant l'avait mis un peu mal à l'aise, même s'il n'en montrait rien. Il y eut un silence pesant durant une minute ou deux après la bombe lâchée par la jeune femme. Puis la mère Colonna se leva dignement, Luigi en fit de même par politesse alors que Camilla resta assise, et partit dans la pièce d'à côté. Le jeune fils la regarda sans tenter de la rattraper, alors qu'elle claqua la porte qui séparait le salon de la chambre d'à côté. Le jeune homme se rassit avec un petit sourire.

« La connaissant, elle cherche à trouver les mots pour dire ce qu'elle pense sans vous étrangler ni me ramener par la peau du cou à Rome. C'est en bonne voie je pense. » déclara Luigi à mi-voix à sa fausse fiancée.

Il avait hâte de savoir ce que sa mère en pensait, comment elle allait lui dire qu'elle refusait ce mariage et qu'il joue le moment fameux du « c'est elle ou rien ». Il l'avait imaginé des dizaines de fois dans sa tête pour trouver une jolie phrase à dire à sa mère. N'allez pas croire que Luigi détestait sa mère, au contraire ! Il l'aimait profondément, c'était une femme de caractère, courageuse et avec un bon fond. Mais ce côté autoritaire et le fait de l'avoir gardé au Palazzo toutes ces années n'étaient pas passés, le jeune prince lui en voulait malgré tout. Maintenant, elle voulait se mêler de sa vie privée, Luigi avait décidé de ne pas se laisser faire, quitte à trouver un plan rocambolesque pour y arriver. C'était ce qui arrivait aujourd'hui : avoir trouvé une demoiselle qui accepte de jouer sa fausse fiancée, une fille détestable que sa mère ne supporterait pas d'avoir à Rome. Elle avait assez d'une belle-fille dans les pattes dans le même style, alors elle refuserait la deuxième. Mais le suspense allait enfin toucher à sa fin puisque le valet de Luigi, répondant du nom de Leone, vint à lui pour lui dire que sa mère le demandait. Ah, enfin le grand moment et il se leva avec un large sourire, laissant la jeune femme seule durant cet entretien privé.

Dans sa chambre, Gieoni était debout à observer les lieux comme si cela avait une apparence capitale. Luigi avait laissé son grand sourire pour un visage doux et attentif de bon fils qui attendait les paroles de sa mamma. Les traits de la femme s'étaient adoucis, elle faisait bien plus jeune que la récente soixantaine qu'elle arborait. C'était toujours une femme magnifique, sauf lorsqu'elle s'emportait et ressemblait à une sorte de harpie.

« Il moi angelo … commença t'elle avec une voix douce. Pardonne moi de m'être emportée mais tu connais ce caractère qui m'est propre et que je ne supporte pas qu'on soit contre moi avec tant d'affront. Elle s'approcha de lui et le prit dans ses bras. Ti amo moi angelo … Et je ne veux que ton bonheur. Quand je t'ai parlé mariage, je voulais que tu épouses une fille bien éduquée, capable de se tenir et surtout de tenir sa langue. Une jolie demoiselle discrète et douce, une fille qui te comblerait d'enfants. Luigi acquiesça, jubilant intérieurement avant que sa mère ne s'écarte. Ta Beltrami n'est pas du tout de cette image là, elle en est le total opposé ! »

Oh ça c'était certain ! Luigi attendit donc la suite, sa mère allait lui dire ce qu'elle pensait de sa fausse fiancée, ne voudrait jamais que son fils épouse une fille de cette espèce.

« Elle ne sait pas tenir sa langue, aborde des sujets non conventionnels, n'hésite pas à m'attaquer avec franchise, ne sait pas vraiment se tenir et est vraiment trop affectueuse en public avec toi ! Luigi trépignait qu'elle continue au lieu de tourner autour du pot. Mais elle apporte une telle fraîcheur et un tel naturel qu'on ne peut être que conquis ! lâcha t'elle avec un large sourire.
Mais m... QUOI ? s'exclama Luigi qui allait débiter son petit discours fut désarçonné.
Je sais que je n'aime pas cette putain de Mancini qui a un caractère similaire mais ta Camilla semble t'aimer vraiment et il serait tellement dommage de passer à côté d'un mariage d'amour, même si c'est un mauvais mariage politique. Après tout, Lorenzo et Anna ont eu de bons mariages, on peut bien faire l'impasse sur le tien. »

Et elle serra son fils dans ses bras, un Luigi qui ne comprenait plus rien à la situation. Mais pourquoi sa mère acceptait t'elle ce mariage ? Ce n'était pas prévu comme cela ! Là le jeune homme n'y comprenait plus rien et était tellement surpris qu'il prit un peu de retard sur sa mère qui ouvrit les portes et il l'entendit dire.

« Benvenuti nella famiglia ! »

Et quand il arriva dans l'encadrement de la porte, il vit Iole dans les bras de sa mère. Quel fiasco ! Il aurait bien eu envie de taper sa tête contre le mur mais se reprit et avança vers cette drôle de scène qui n'aurait jamais du avoir lieu !

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A notre époque, il n'aurait manqué à Blandine qu'un simple cheewing gum à mâcher vulgairement pour achever sa future fausse belle mère. N'ayant pas accès à cette invention, elle qui avait depuis sa contre-offensive les jambes croisées, se mit à les balancer sans aucune gêne et à tortiller une mèche de ses cheveux bruns. Le tout en regardant droit dans les yeux la dame se lever. Il y avait tout un monde entre la dame marchant avec dignité sur ses tapis persans et cette pimbêche qu'elle incarnait restant assise, sans la moindre forme de respect. Elle lui adressa même un sourire insolent, tandis que la mère de Luigi se dirigeait vers la pièce voisine.

- Prenez garde à ne pas claquer la porte Signora, vous pourriez vous coincer les doigts. Ça serait malheureux.

Blandine poussa un rire tout ce qu'il y a de plus grossier, tant il pouvait résonner. Elle était tout bonnement insupportable. Quiconque aurait eu envie de la gifler, mais on lui avait demandé de ne pas ménager la dame afin de la dégoûter de l'idée de trouver d'autres fiancées à son fils. Or la comédienne ne faisait qu'obéir au pied de la lettre, elle était professionnelle jusque dans toutes ses répliques acerbes et culottées. Si la riche italienne n'était pas refroidie par son comportement, elle voulait bien être pendue. A présent, peut-être serait-elle moins amène à proposer une autre fiancée au prince Colonna. Il lui faudrait davantage trier ces jeunes filles sur le volet et cela lui prendrait du temps, ce qui laisserait à son fils l'opportunité de respirer. Chose qui ne serait pas du luxe. D'après ce qu'elle avait pu apercevoir de leur relation, il s'agissait d'une vraie mère poule étouffant son bambin devenu adulte.

Cependant, la belle Iole devait bien reconnaître que la patience de leur hôte forçait l'admiration. Elle n'aurait jamais pensé, que cette dernière aurait tenu aussi longtemps sans la jeter à la porte, sans faire exploser la colère latente qui était la sienne. C'était tant mieux pour la jeune actrice, qui avait pu mettre tout son talent dans cet acte improvisé d'une pièce, qui semblait déjà toute écrite : Une famille bien née cherchant à marier son fils. Quoi de plus banal, il fallait bien y mettre une pincée de contrariétés tout comme au théâtre et comme sait si bien le faire monsieur Jean Baptiste Poquelin ! Si elle n'avait pas été traitée comme une rien que moins par l'écrivain, elle aurait pu lui glisser quelques idées cocasses à l'oreille, de façon modeste bien sûr. Parait-il, Molière conservait avec ses comédiens une complicité leur autorisant beaucoup. Sans doute beaucoup trop d'ailleurs, comme de pouvoir congédier qui ne leur plait pas ! N'en avait-elle pas fait la désagréable expérience ? Parfois, elle cherchait encore pour quel motif, on avait décrété qu'elle pouvait être un danger au sein de leur compagnie. C'était inexplicable. Elle ne regrettait pourtant pas d'être à présent chez Racine, un très grand auteur malgré ses défauts. Cependant l'amertume de ce cuisant renvoi demeurait encore aujourd'hui.

C'est ce à quoi elle songeait tandis que la princesse les avait quittés pour un instant, s'attendant d'une seconde à l'autre à entendre une fois encore : " Vous ne faites pas l'affaire, ma fille ! Veuillez quitter immédiatement ces lieux. " Seule nuance, cette humiliation là ne toucherait que Camilla Beltrami, personnage fictif et non pas Blandine Pisdoe. En outre, ça avait été son but depuis le début de leur entretien : Piquer à vif cette dame pour être raccompagnée jusqu'à la porte. Il n'y aurait aucun effet de surprise. Luigi lui même en semblait convaincu. Par ailleurs, il paraissait aussi fort satisfait de la façon dont elle avait tenu son rôle. Il était venu se rasseoir à ses côtés.

« La connaissant, elle cherche à trouver les mots pour dire ce qu'elle pense sans vous étrangler ni me ramener par la peau du cou à Rome. C'est en bonne voie je pense. »

La Belle Iole répondit à son sourire et désirait à présent, presque ardemment obtenir les fruits de l'effet provoqué chez sa mère. Ça serait sa récompense d'actrice pour sa prestation du jour. Si elle obtenait autre chose qu'un grand courroux, elle en serait déçue.

- J'ose espérer pour votre famille et pour moi-même qu'elle n'en viendra pas à m'étrangler. Ça serait un vrai scandale, rendez-vous compte de ce qu'en diraient les Orsini !

Elle pouffa un instant de rire, repensant à toute l'attention que portait la mère de Luigi aux conventions et aux autres grandes familles italiennes. Mais voilà qu'apparut un valet de leur hôte réclamant la présence de Luigi auprès d'elle. Blandine aussitôt se tut et pénétra à nouveau dans son rôle, arborant une mine désinvolte à souhait, même devant la domesticité. Une fois seule dans ce grand salon, elle avisa une servante et décréta qu'elle allait lui faire la conversation. Cet entretien aurait deux effets positifs : Celui de ne pas s'ennuyer pendant un règlement de compte familial et celui de pousser le bouchon un peu plus loin dans le non respect des conventions sociales. Une dame bien née ne s'intéresse que très peu, voire pas du tout au quotidien des serviteurs. Jusqu'au bout, la Belle Iole sauterait sur le moindre petite occasion d'irriter la princesse Colonna. Elle n'avait pas l'habitude de se donner à moitié pour ses rôles.

C'est alors qu'elle évoquait la pluie et le beau temps avec cette invisible Agnese, que les battants de la pièce voisine s'ouvrirent tout à coup. La mère de Luigi s'approchait d'elle à grand pas et sur l'instant, Blandine eut la crainte de recevoir une gifle magistrale et sans doute bien méritée. Quelle ne fut pas sa stupéfaction de voir les bras de la dame s'ouvrir à elle dans l'espoir d'une ... EMBRASSADE. Toute l'expérience qu'on peut avoir sur les planches, ne peut rien contre un tel coup de théâtre dans l'existence réelle. Blandine avait à présent les yeux écarquillés. Elle ne pouvait croire que malgré tout ce qu'elle avait pu faire, elle ait pu échouer aussi lamentablement.

« Benvenuti nella famiglia ! »

Elle était désormais dans ses bras et ne pouvait guère refuser cette étreinte amicale, à moins de tout dévoiler. Ce n'était point une bonne option mais elle fit néanmoins de grands signes à Luigi, cherchant à comprendre . Ce dernier paraissait aussi pétrifié par la surprise qu'elle. Et à présent qu'allaient-ils faire ? Comment revenir en arrière ? Le cœur de la comédienne s'accélérait sous l'assaut de mille questions. Il était certain que dès qu'elle rentrerait chez elle, une migraine terrible allait la gagner. Pourtant, pour l'heure il fallait assurer son rôle quoi qu'il lui en coûte.

- Grazie signora ... Je vous jure de rendre votre fils, heureux ...

Dieu qu'elle pouvait bredouiller mais il y avait bien de quoi, avouons le ...

- Je suis persuadée que nous trouverons bien un terrain d'entente, un jour ou l'autre...

Soudain, ses yeux se portèrent sur l'extérieur et le soir commençait déjà à bien tomber. Ce fut un bon prétexte pour s'éclipser de cette demeure.

- Ma je dois vous quitter signora, j'ai des affaires urgentes à régler. Arrivederci !

Elle se dirigea vers la porte d'entrée en faisant au revoir de la main, avoir joué une sans gêne pendant une heure lui faisait avoir ces gestes presque naturellement, et c'était tant mieux. Elle restait dans son personnage malgré toute l'envie qu'elle ressentait d'en sortir et vite.

- Luigi carino mio, tu m'accompagnes jusqu'au carrosse ?

Un dernier sourire en direction de sa future fausse belle-mère et elle emprunta les corridors conduisant à la sortie. Elle patienta d'être arrivée jusqu'au perron pour questionner Luigi.

- Que s'est-il passé ? Et que faisons nous maintenant ?

Mais n'ayant jamais envisagé cette réaction de la part de l'italienne, comment tous deux pourraient-ils avoir des réponses claires à cette minute ? Il fallait qu'ils y réfléchissent et élaborent tout un plan pour ne pas courir à la catastrophe. En outre, s'ils restaient trop longtemps sur le perron avec un visage attéré, cela n'aurait rien de bon comme répercussions.

- Ecoutez, on ne peut pas parler de ça ici et je préfère rentrer seule après cette douche glacée. Mais je vous donne rendez-vous dans quelques jours pour que nous parlions de ça. On ne peut pas se ... marier ...

Lâcher ce mot avait presque quelque chose de terrible, certes Luigi n'était pas dégoûtant mais de là à l'épouser pour satisfaire sa mère ? Clairement non ! Ils se retrouvaient tous deux pris à leur propre piège et devraient coûte que coûte s'en sortir. Blandine en pénétrant dans le carrosse se mordit les lèvres et se maudit. Lorsqu'elle montait sur scène et déclamait les vers dramatiques de Racine, elle récoltait des larmes. Aujourd'hui, elle semait de la colère comme le petit poucet ses cailloux, mais elle récoltait des embrassades. C'était presque insulter ses talents d'actrice, comment avait-elle pu plaire au final à l'italienne ? C'était incompréhensible mais elle osait l'espérer, pas irréversible !

Spoiler:
 
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Luigi Colonna


Luigi Colonna

« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Tant qu'il bat encore, il battra fort pour son italien, le seul.
Côté Lit: Un certain florentin le partage la plupart du temps. D'autres aussi, moins souvent ...
Discours royal:



    CASSE-COU
    1000 vies,
    un corps


Âge : 27 ans
Titre : Prince di Paliano (de la Palissade), membre de la famille Colonna
Missives : 602
Date d'inscription : 18/09/2011


Marieuse enchantée, suivez le mode d'emploi pour l'en dégoûter !{Luigi & Blandine} Empty
MessageSujet: Re: Marieuse enchantée, suivez le mode d'emploi pour l'en dégoûter !{Luigi & Blandine}   Marieuse enchantée, suivez le mode d'emploi pour l'en dégoûter !{Luigi & Blandine} Icon_minitime21.08.13 18:58

La comédienne/fausse fiancée et le prince/vrai menteur ne pouvaient que s'amuser de voir la mère Colonna s'isoler quelques instants, histoire de reprendre ses esprits. Iole avait joué son rôle à la perfection, une femme détestable et trop amoureuse, le genre de chose qui ne passent pas à Rome. Il fallait, surtout pour une femme, se montrer polie, voire hypocrite, et réservée, surtout en matière de sentiments. La partie aurait dû être gagnée par avance !

« J'ose espérer pour votre famille et pour moi-même qu'elle n'en viendra pas à m'étrangler. Ça serait un vrai scandale, rendez-vous compte de ce qu'en diraient les Orsini !
Vous oubliez aussi les Conti et Savelli ! »
rit de bon coeur Luigi.

Il pouvait bien rire, il ne savait pas encore ce qui l'attendait face à sa mère. Oh non, jamais il ne se serait douté d'un tel coup de théâtre ! Comment cela, sa mère capitulait ? De toute sa vie, c'était la première fois qu'elle baissait les bras de son plein gré. Elle savait, soi-disant, mieux que personne ce qu'il fallait pour le bonheur de son cher Luigi. La façon de l'élever était plus que critiquable avec le recul mais personne n'avait remis cela en doute ou s'il le faisait, s'était heurté à un mur. Même quand l'oncle cardinal imposa d'emmener Luigi avec lui, Gieoni avait tempêté, hurlé, avait tout fait pour que cela ne se fasse pas. Elle avait toujours proposé à son fils chéri de rester, de ne pas retourner dans la cité pontificale, ... la princesse voulait le meilleur pour son fils. Le meilleur selon elle. Alors qu'elle accepte le mariage, cela signifiait qu'elle pensait plus à Luigi qu'à sa personne, à l'honneur de la famille, au qu'en dira t'on ! Un miracle en somme ! Mais le jeune prince aurait préféré que cela se fasse dans d'autres circonstances qu'à cet instant, dans cette intrigue. Il en resta sans voix. Si elle cédait sur le mariage, elle pourrait céder sur autre chose, c'était toujours bon à savoir ... Mais le prince n'y pensait plus lorsqu'il suivit sa mère qui se dirigeait d'un pas rapide vers sa future fausse belle-fille. Dans l'encadrement de la porte, il fit signe à Iole mais elle ne le vit pas. La pauvre semblait bien surprise que leur stratagème commun ait failli.

« Je suis persuadée que nous trouverons bien un terrain d'entente, un jour ou l'autre...
Ma si, on peut y arriver et …
Ma je dois vous quitter signora, j'ai des affaires urgentes à régler. Arrivederci ! »


Oh non, elle allait le laisser avec sa mère. Luigi avait parlé mariage, il ne voulait surtout pas en parler avec sa mère, la laisser faire des plans sur la comète. La connaissant, elle devait déjà penser à ses futurs petits-enfants, sans aucun doute. Devant la porte, Iole attendait son "fiancé".

« Luigi carino mio, tu m'accompagnes jusqu'au carrosse ?
J'arrive, amore … »
mais le ton sonnait moins juste.

Les deux jeunes gens sortirent et Luigi la conduisit jusqu'à la sortie, plus pâle que d'habitude, ne cessant de répéter "c'est une catastrophe" dans son italien natal. Il fallait trouver un plan B.

« Que s'est-il passé ? Et que faisons-nous maintenant ?
Je n'en sais rien, c'est la première fois qu'elle agit ainsi. Et évidemment, il fallait que ce soit le jour où je n'avais pas envie qu'elle me lâche
... Il leva les yeux au ciel. Ne vous en faites pas, il y a bien un moyen qu'elle nous laisse tranquille.
Écoutez, on ne peut pas parler de ça ici et je préfère rentrer seule après cette douche glacée. Mais je vous donne rendez-vous dans quelques jours pour que nous parlions de ça. On ne peut pas se ... marier …
Non, c'est ... certain. Je vais retourner la voir, je vous reverrais après son départ. »


Il laissa la comédienne retourner à l'Hôtel de Bourgogne et resta quelques instants à prendre le frais dehors. Il avait joué les amoureux transi pendant une heure, il ne pouvait pas redevenir si grave face à elle. Il ne fallait pas que ses fiançailles s'ébruitent, qu'elles ne se répandent pas dans la Cour, qu'elle n'arrive pas aux oreilles de Lully, sinon ce serait pire qu'une catastrophe ! Il fallait mesurer les conséquences, après avoir joué. C'est l'jeu ma pov' Lucette ! Puis il dut remonter, tenter de se montrer sous son beau jour, comme un amoureux ayant raccompagné sa belle, continuer le manège, mais seul, c'était bien difficile.

Lorsqu'il parut à nouveaux dans ses appartements, sa mère l'attendait dans un sofa, avec un petit sourire. L'espace d'un instant, il pensa qu'elle avait deviné toute l'histoire et s'en amusait. Mais non, pas du tout, Colonna devenait juste parano. S'il avait repris son beau sourire, il se sentait à l'intérieur comme un protestant face à Mary Tudor, l'impression qu'il pouvait perdre sa tête à tout instant.

Il va falloir que nous parlions, mio bambino … mais elle fut coupée par le (faux) trop plein d'enthousiasme de son fils.
Camilla fut ravie de vous rencontrer mamma. Elle est certaine que vous vous mettriez d'accord sur ce qu'elle aura choisi pour le mariage.
Mais j'avais déjà mes idées …
répondit la mère, décontenancée. Elle était rapide, pensa t'il, ou alors elle y avait réfléchi depuis longtemps.
Bien ! Vous pourrez confronter vos idées, cela ne peut donner qu'un mariage explosif. »

Il meubla pendant dix minutes sans lui laisser le temps de parler, s'agita et dit n'importe quoi, les idées de mariage n'avaient ni queue ni tête, mais il ne fallait pas qu'elle parle, voilà tout. Seulement, toutes ces émotions épuisaient le garçon au métabolisme peu consistant et finit par se laisser tomber sur un fauteuil.

« Les gens amoureux disent des choses insensées et … elle observa son fils et s'horrifia. Oh mio angelo è malato ! Morirà ! »

Et la voilà à partir en courant vers les domestiques pour les activer, tandis que Luigi, le souffle court, eut un petit sourire. En parlant trop, ne prenant pas le temps de la respiration, était arriver à se faire du mal. Pas grand chose, mais de quoi faire taire sa mère sur le sujet du mariage. Il la laissa faire son hystérique, hurlant que son fils allait mourir. S'il l'avait laissée, elle aurait dormi non loin de lui, comme quand il était enfant. Mais il était temps de profiter de la faiblesse maternelle qui lui donnait raison à tout : il lui demanda de le laisser seul. Elle insista une fois et baissa les bras. Il avait trouvé une faille ! Autant en profiter ! Lorsque sa mère quitta les appartements pour s'en aller loger là où son fils lui avait loué un petit quelque chose sympathique, il put souffler. Sur son lit, Luigi Colonna repensa à cette journée, cherchant la faille, le moment où sa mère avait capitulé. Mais rien ne lui vint. En tout cas, il s'était bien amusé, même s'il espérait trouver rapidement une solution pour se débarrasser de ce faux mariage et cette vraie mascarade !

FIN

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« Vivre, c'est survivre. »

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