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 Conciliabule clandestin [PV Charles d'Artagnan]

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MessageSujet: Conciliabule clandestin [PV Charles d'Artagnan]   Conciliabule clandestin [PV Charles d'Artagnan] Icon_minitime13.12.08 23:17

    Pas un souffle de vent dans les allées de Versailles ce soir-là. Pas un bruit à vrai dire ne venait perturber cette nuit d’hiver que saisissait un froid de mort. La lune ronde et belle comme une perle ne parvenait pas à réchauffer de sa lueur le ciel d’encre.
    Le temps semblait s’être suspendu au dessus du palais du plus grand Roi du Monde : plus une lumière, ni aucun accord de musique, ni aucun éclat de voix ne venait troubler la torpeur hivernale. C’est que la nuit était déjà très avancée, même pour les plus hardis joueurs et il ne restait plus grand monde pour animer ni les salons, ni les appartements.

    Au détour d’une aile de pierre blanche pourtant, surgit une silhouette fugace. Quelqu’un pour faire mentir ma narration ? Mademoiselle de Comborn était-elle prise d’une subite crise d’insomnie pour se balader à pareille heure sur le gravier des jardins ?

    Emmitouflée jusqu’au nez dans une mante sombre, la dame avançait d’un pas hardi : elle n’avait visiblement pas l’intention de faire une petite promenade de santé…
    Ah ça, grand Dieu, non ! A peine avait-elle posé un pied dehors qu’Evangéline avait senti tous ses muscles se raidirent et se contracter comme de la pierre, toute la fourrure du monde semblait ne pouvoir venir à bout du gel mordant de ce soir. A chaque respiration, une volute de souffle blanc s’échappait de ses lèvres tremblantes. Vraiment, elle pensait avec envie et regrets à ses draps blancs et surtout à son couvre-lit de plumes, lourd et chaud, et comme il aurait été doux de s’y tenir enfoncée à cette heure.

    Il y a des affaires pourtant, qui ne souffrent pas ce genre de délais. Eloïse était venue, dans l’après-midi, lui transmettre un message du capitaine des Mousquetaires qui avait émis le souhait de s’entretenir avec elle au plus tôt. Rien de bien étonnant en somme et c’est ce qu’il y a de formidable dans le travail d’espionne : quand il n’y en a plus, il y en a encore…

    En y songeant, Evangéline se maudit d’avoir convenue elle-même du rendez-vous : « Orangerie. Trois heures. »
    N’auraient-ils été pas mieux dans ses appartements, bien au chaud dans un fauteuil, feu de cheminée crépitant à leurs pieds ? L’espionne n’était pas de cette espèce qu’on pourrait qualifiée de « totalement stupide », évidemment que le confort aurait été tout autre ! Mais s’il y avait bien un endroit auquel elle ne faisait pas confiance en matière de secrets ou de discrétion, c’était bien à ce château.
    Allons! tant de bruits couraient à toutes heures du jour et de la nuit que ç’en était à se demander si réellement les murs eux-mêmes n’avaient pas d’oreilles. Tôt ou tard, tout ce qui s’était fait ou s’était dit dans ces lieux finissait par être su et connu de tous. Il fallait bien au moins toute cette distance qui séparait le palais et l’Orangerie pour espèrer trouver la quiétude nécessaire à des affaires d’importance.

    Et c’est le corps transi de froid, le nez et les pomettes rosis par la brise glaciale qui venait de se lever qu’Evangéline pénétra dans le bâtiment : une chance que celui-ci reste sans cesse ouvert à n’importe quelle heure… La grande pièce était certainement glaciale et pourtant Evangéline soupira d’aise une fois à l’intérieur car il lui semblait qu’il y faisait une douce chaleur qui tranchait avec ce cauchemar hivernal.
    Comme tout Versailles, les orangers aussi étaient endormis, attendant la douceur d’un printemps bien entamés pour être exposés de nouveau aux regards des courtisans et peupler le parterre de leurs rangées bien ordonées et disciplinées. La vision de ces arbres réchauffa le cœur de l’espionne qui se crut revenue un très (très) bref instant à un jour de Juillet ou d’Août.

    Près d’une fenêtre, elle s’appuya contre le mur et se trouva presque surprise par la torpeur du sommeil tant il était tard et tant la rudesse du climat engourdissait chaque parcelle de sa chair.
    Alors qu’elle sentait ses paupières battre à espaces de plus en plus long et devenir lourdes comme des pierres, elle frémit et se pinça les joues. Son regard flou se fit de nouveau alerte et étouffant un baillement, elle se ressaisit.
    Evangéline se redressa bien droite pour attendre son rendez-vous, priant tous les Dieux de tous les Panthéons pour que celui-ci ne se fasse pas désirer trop longtemps, ou on la retrouverait assurément morte sur pied et momifiée par le gel au petit matin…
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