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 Aaaaller ohhhh opala pala pala ! Que pete que pete a la pina colada (Ft. François)

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MessageSujet: Aaaaller ohhhh opala pala pala ! Que pete que pete a la pina colada (Ft. François)   09.04.16 11:19

Il arrivait souvent, dans le quotidien d'Édouard, qu'il y ait un moment heureux et agréable. Lorsque cela survenait, il le vivait à fond. Il le savait, le bonheur, n'était qu'éphémère et lui se serait hélas pas éternel. Alors, à être futile associé au futile autant ne pas y aller avec le dos de la cuillère. Ce soir, c'était un événement assez particulier puisqu'il comptait bien partager son bonheur avec une autre personne. Pas une femme, mais un homme ! Et pas n'importe lequel, son ami : François de Froulay. Les deux hommes avaient renoué leur amitié. Tout avait commencé lorsque le danois, inquiet et désireux de le savoir vivant, s'était rendu, dans le plus grand secret et contre toute réflexion raisonnable, dans le camp ennemi pour le voir. La guerre, il trouvait ça profondément stupide. Selon lui, l'homme ne serait jamais à la hauteur de sa conscience tant qu'il succomberait à ses instincts primaires et à sa condition d'animal. Encore que les animaux ne faisaient pas la guerre pour le plaisir de s'entretuer. Ils ne tuaient que pour se nourrir... Mais bref, le débat philosophique ne semblait nullement opportun à cette heure. Depuis cet instant de sincérité, où le Prince avait présenté ses excuses, les choses s'étaient améliorées. Après sa convalescence, ils se revirent plusieurs fois, même s'ils avaient échangé beaucoup de correspondances.

Lorsque le Prince héritier du Danemark apprit que son ami avait obtenu le titre de Marquis, de la part de Monsieur, il en fut heureux et c'est là qu'il lui avait lancé : "Il faut fêter cela !". Oui... c'est là que pour François, allait commencer le début des ennuis ! Parce que si le Mousquetaire aimait la tranquillité, avec Édouard aux commandes de la fête, il risquait fort de déchanter. Le Prince avait la solide réputation de savoir rire et s'amuser. Il aimait se lâcher, jouer les trublions, ce qui ne serait pas au goût de tout le monde, à commencer par le premier concerné. Cette fin d'après-midi apportait la pluie... de véritables cordes... comme si le ciel lui-même sentait poindre la catastrophe ! Pas question de renoncer ! Édouard quitta ses appartements en carosse. Oui, il préférait que cela soit ainsi. Il avait un petit rhume et sur conseil de son valet, il préféra rester au sec. La voiture était confortable, faite pour transporter deux personnes. On entendait le bruit de l'eau se fracasser sur le bois verni. Les deux chevaux s'arrêtèrent devant le lieu où résidait François. Le cocher descendit, armé d'une sorte de parapluie d'époque. Il alla chercher le Marquis et le conduisit jusqu'au carrosse où il put se mettre à l'abri. Enchanté, Édouard l'accueillit avec un sourire et une accolade amicale. Ici, personne ne pouvait les voir, au diable les conventions et les protocoles !

- Mon cher François ! Comment te portes-tu ? Mais, regarde-moi cela ! Tu es fort bien accoutré ! J'en suis jaloux ! Est-ce ton uniforme de Marquis ?

Il toucha l'étoffe de son pourpoint et le regarda sous tous les angles, bien qu'il fasse un peu sombre vu que la nuit tombait et que le ciel était d'un gris de plus en plus foncé. Le cocher fit repartir le carrosse, il savait où se rendre. Édouard se frotta les mains et dit à son invité :

- Ce soir, je m'occupe de tout ! Et que ça soit clair, quand je dis de tout, c'est de TOUT. J'y tiens ! Un Marquisat, ça se fête ! On ne meurt qu'une fois, et c'est pour si longtemps !

Il paraissait surexcité. Alors que le convoi progressait sur la route, il ajouta :

- J'ai discuté avec un bonhomme l'autre jour. Il n'avait l'air dans son assiette. Il m'a dit qu'il était le Duc de la Perverie... mais je pense qu'il m'a menti ! Non mais franchement, qui peut porter un nom aussi ridicule... Et puis... il a quelque chose de dérangeant. Je ne lui fais pas confiance comme je ne fais pas confiance aux poissons. Ils respirent de l’eau, t'imagines ! Il m'a conseillé de me rendre dans une taverne près des catacombes. Mais j'ai décliné. Son invitation me parait bien trop étrange ! En lieu et place, je nous ai choisir la Couronne de Blé comme lieu de festivités ! Connais-tu ce charmant endroit ? Pour ma part, je me suis laissé convaincre par l'aubergiste... Elle avait une sacré foule sur son balcon... c'était magnifique...

Son regard se perdit dans le vague. Oui, il était en forme, déjà, sans même avoir avalé une goutte d'alcool. Alors inutile de dire que la soirée allait monter crescendo... Au fond de lui, François, devait commencer sérieusement à angoisser... ou pas ?

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Edouard



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MessageSujet: Re: Aaaaller ohhhh opala pala pala ! Que pete que pete a la pina colada (Ft. François)   26.04.16 20:17

François n'avait pas l'impression que le titre de marquis était taillé à sa mesure. Il se sentait mal à l'aise avec ce titre dans lequel il se reconnaissait à peine. C'était peut être faire preuve de simplicité, mais il était très bien à l'époque où il n'était "que" Froulay. Mais ce n'était pas faire preuve d'ingratitude envers la générosité de Monsieur qui l'avait honoré de ce nouveau nom, bien au contraire. Il trouvait juste cela ... inutile? De trop? Peut être avait-il besoin d'un temps d'adaptation? C'était du moins ce que sous entendait son père dans l'une des dernières lettres qu'il lui avait envoyées. Si l'honneur lui plaisait énormément - et l'on savait à quel point l'honneur comptait pour François - le côté grandiloquent lui donnait une fugace impression que quelque chose était de trop, comme la manière dont désormais, les jeunes femmes le regardaient, alors qu'auparavant, il était transparent ou presque à leurs yeux, ou encore les saluts qu'il recevait, ou les appellations de "monseigneur"... Tout cela, c'était beaucoup à encaisser à la fois. Ce titre n'avait peut être qu'une chose de bon: la rencontre qu'il avait faite avec Marie-Louise de Chevreuse. Si la rencontre n'avait peut être pas été à la hauteur des intentions de son père - qui souhaitait désormais voir son héritier et nouveau marquis marié, et bien marié, surtout après avoir manqué de mourir pendant la guerre sans descendance - elle avait pour le moins été agréable et François avait passé un bon moment. Il espérait que cela en avait été de même pour Marie-Louise, mais avec les femmes, qui savait?

Heureusement, cependant, ce soir, il allait pouvoir penser à autre chose qu'à ces nouvelles habitudes à prendre, et à sa routine à Saint-Cloud, quoi que ce n'était pas pour autant qu'il avait envie de danser de joie: son ami Edouard avait décidé de fêter ce nouveau titre. Peut être fallait-il préciser que cet Edouard était le prince héritier du Danemark et que quand il soupirait à quelque chose, on le lui offrait immédiatement? Voilà pourquoi François, au fond, se demandait bien ce qu'Edouard avait en tête... Les deux hommes étaient si différents, et venaient de milieux si éloignés malgré la noblesse de François, que c'était à se demander comment et pourquoi ils avaient pu devenir amis. Cette amitié avait été un instant mise en grand péril quand François avait apprit qu'Edouard avait mit son premier amour, Claire, dans son lit. Et quand on aime pour la première fois, on ne peut qu'être déraisonnable. François avait provoqué Edouard en duel, mais, aveuglé par la colère, il avait faillit se faire tuer. Heureusement pour lui, Edouard n'était pas trop rancunier et n'avait pas demandé sa tête. Peut être que la déclaration de guerre et le fait qu'ils aient été dans deux camps opposés avait joué. Toujours était-il que lorsqu'Edouard avait apprit, le Ciel savait comment, que François avait été blessé sur le champ de bataille, il lui avait rendu visite quitte à se faire capturer. Et le froid qui était entre eux était passé. La fin de la guerre aidant, ils avaient pu reprendre des relations cordiales. Ce qui amenait François dans cette situation ce soir même.

Habillé d'un pourpoint bleu foncé, il avait fait un effort pour se rendre présentable et digne de l'amitié que lui portait le danois. Il avait plus l'impression de jouer au marquis que d'en être véritablement un, mais que diable, il fallait bien que la pilule passe! Le carrosse entra dans la cour de Saint-Cloud, et François monta en voiture rejoindre Edouard. Il pleuvait à verse, aussi le jeune homme avait-il attendu jusqu'à la dernière minute pour se précipiter vers la voiture et s'y engouffrer aux côtés de son ami qui l'inspecta sous toutes les coutures.

-Mon cher François ! Comment te portes-tu ? Mais, regarde-moi cela ! Tu es fort bien accoutré ! J'en suis jaloux ! Est-ce ton uniforme de Marquis ?

-Moque toi!
Rétorqua le capitaine de la garde de Monsieur, amusé. Mais tu n'es pas mal non plus. Une nouvelle conquête à impressionner?

La voiture reparti vers Versailles, où Edouard avait visiblement décidé de passer la soirée. De mieux en mieux... Cela n'était pas pour rassurer François qui savait de son époque de mousquetaire que la ville du Roi contenait des choses bien spécifiques, et parmi elles, des tripots réservés aux grands seigneurs installés dans la ville et des bordels. En connaissant Edouard, il ne savait laquelle de ces deux solutions attendre et redouter.

-Ce soir, je m'occupe de tout ! Et que ça soit clair, quand je dis de tout, c'est de TOUT. J'y tiens ! Un Marquisat, ça se fête ! On ne meurt qu'une fois, et c'est pour si longtemps !

La mauvaise impression de François se confirma. Il se contenta de lever les yeux au ciel en soupirant. Heureusement, en fin de compte, qu'il n'était pas en charge, car il n'aurait jamais les moyens de tout payer, n'ayant pas encore reçu les premières rentes de Lavardin. Il avait d'ailleurs pour projet de s'y rendre sous peu, se faire connaître et inspecter l'endroit, avant de pousser jusque chez ses parents. Bientôt...

-J'ai discuté avec un bonhomme l'autre jour. Il n'avait pas l'air dans son assiette. Il m'a dit qu'il était le Duc de la Perverie... mais je pense qu'il m'a menti ! Non mais franchement, qui peut porter un nom aussi ridicule... Et puis... il a quelque chose de dérangeant. Je ne lui fais pas confiance comme je ne fais pas confiance aux poissons. Ils respirent de l’eau, t'imagines ! Il m'a conseillé de me rendre dans une taverne près des catacombes. Mais j'ai décliné. Son invitation me parait bien trop étrange ! En lieu et place, je nous ai choisir la Couronne de Blé comme lieu de festivités ! Connais-tu ce charmant endroit ? Pour ma part, je me suis laissé convaincre par l'aubergiste... Elle avait une sacré foule sur son balcon... c'était magnifique...

François éclata de rire. Il arrivait toujours des choses incroyables et rocambolesques à Edouard. Si François n'avait pas été si casanier, il aurait peut être été jaloux.

-Je te fais confiance pour ce qui est du... balcon... de l'aubergiste. Quant à l'auberge, j’en garde un souvenir mitigé. Heureusement, sa cave est parait-il excellente.

Souvenir d’une soirée venteuse fort peu agréable où il avait du chanter des chansons de corps de garde… Les deux hommes continuèrent en échangeant des banalités jusqu'à Versailles. La ville était tout aussi animée de nuit que de jour, le ballet des livraisons et des marchands étant perpétuel, car où est le Roi est la cour et où est la cour est l'argent. La plupart n'avaient pas perdu cela de vue. L'incongru duo descendit du carrosse sous cette pluie qui n'arrêtait pas et se précipitèrent dans l'entrée de l'auberge, qui, d'extérieur, paraissait bien sous tout rapport, mais au font de lui, François était certain qu'Edouard lui avait concocté quelque chose qu'il n'était pas certain d'apprécier.

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MessageSujet: Re: Aaaaller ohhhh opala pala pala ! Que pete que pete a la pina colada (Ft. François)   19.06.16 22:04

Cela faisait longtemps que le Prince voulait profiter un peu de la vie. Certes, vu le nombre de conquêtes à son actif, on pouvait aisément se dire qu'il abusait des plaisirs, surtout charnels. Ce soir, pourtant, il se sentait beaucoup plus à l'aise que pour un jeu de séduction. Il connaissait François, entre eux, pas de rivalité, pas de jeu de chat et de souris, pas besoin de débourser une fortune pour s'attirer ses faveurs. En définitive, cette excursion entre hommes serait une bonne façon de décompresser et de profiter de la vie, dans son essence la plus simple. Ils arrivèrent bientôt à l'auberge. L'endroit était sympathique et agréable à regarder. Le Prince entra en premier. L'aubergiste les salua respectueusement. Les propos du danois étaient vrais. Elle disposait de formes très généreuses au niveau de la poitrine, mise en avant par un corset un peu serré. Elle les invita à la suivre. Alors qu'elle passait devant, Edouard donna un coup de coude à François en indiquant ses fesses du menton. Il se signa ensuite d'un signe de croix, qui dans cette situation avait un caractère totalement offensant pour les puristes de la religion. Il ne se priva pas pour regarder. La femme, qui devait avoir presque 40 ans, les amena jusqu'à un salon privé, où ils purent s'installer. Le lieu était agréable, déjà peuplé, par des gens de la haute société notamment. Edouard s'assit sur une banquette en cuir, un grand sourire sur le visage. Alors que le tout nouveau marquis fit de même, il prit la parole :

- Apportez-nous le meilleur vin que vous ayez en réserve ! Mon ami ici présent a remis en doute la qualité de vos caves tout à l'heure !

- Grand Dieu, il aurait osé ?

- Hélas oui, mais il n'est guère méchant, rassurez-vous ! Il est sceptique ! Je ne doute pas qu'une grande aubergiste comme vous, dispose dans sa cave d'une pépite rare qu'il m'eut été plaisant de goûter, n'est-ce pas ?

L'aubergiste rougit de qui, accentua davantage le contraste entre son visage et sa poitrine. Elle finit par dire :

- Je vais apporter mon démenti à votre ami, votre Altesse !

- Je n'en doute pas ! Comptez sur moi pour faire taire ses doutes !

Il lui adressa un sourire de tombeur et l'aubergiste s'en fut. Voyant que François le regardait étrangement, il lui dit :

- Je t'en prie, ne fais pas cette mine là ! J'ai peut-être menti un petit peu, mais tu vas voir, elle va nous amener son plus grand cu... euh crû.

Il changea de sujet pour éviter de s'attarder sur son dernier lapsus :

- Je suis content que tu sois là. Ta présence m'a manqué. Il fallait que nous nous voyions, car hélas, mon ami, j'ai une terrible nouvelle à t'annoncer... Et je préfère te la dire maintenant avant que nous ne soyons trop ivres ! Tu le sais, en tant que Prince héritier du Danemark, je suis amené à régner ! Jésus a eu sa croix, moi je vais avoir la mienne... Enfin qu'importe ! Tu n'es pas sans savoir que ma belle, ma tendre, ma douce Gisela, m'a trompé... avec une "saloperie" d'anglais ! Ah le fourbe ! Le jour où je le recroise, je lui entaille le visage jusqu'à ce qu'il soit méconnaissable ! Mon fils... ne l'est pas... Il est le fruit de cette union scandaleuse ! Mais je me vengerais, je le jure sur tous les bordels de Rome, François ! J'irais mettre moi-même l'Angleterre à feu et à sang pour me venger !

Il tapa du poing sur la table. On sentait toute la colère au fond de lui. Alors qu'on aurait pu s'attendre à un point final, il ajouta :

- Cocu, oui, je suis cocu, trompé... couvert de honte. Libre... du moins je le pensais. Mon frère, cet ignoble comploteur, ne m'a même pas laissé choisir le moment ! Un mariage François !!! Je vais me remarier ! Tout s'est arrangé dans mon dos, entre lui et la famille de ma fiancée ! Et je ne peux rien faire pour y échapper ! Alors ce soir, toi et moi, nous allons boire, nous allons oublier tout ça et nous célèbrerons le meilleur marquisat qui existe en Europe ! Je t'envie, parce que tu fais les choses par volonté, non par obligation...

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Edouard



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MessageSujet: Re: Aaaaller ohhhh opala pala pala ! Que pete que pete a la pina colada (Ft. François)   03.07.16 15:32

François avait confiance en Edouard, sauf quand il s'agissait de sortir quelque part. Le danois avait la réputation d'un horrible fêtard qui ne savait pas s'arrêter, en opposé total avec son ami qui était du genre très casanier, et à avoir des limites bien définies. Les opposés s'attiraient aussi en amitié, il fallait croire. Le chemin de Saint-Cloud à Versailles avait été animé des derniers ragots et histoires que l'on pouvait raconter à la cour comme à la ville - de l'une à l'autre, elles prenaient souvent des proportions inquiétantes et se déformaient totalement, à croire qu'il ne s'agissait pas de la même histoire. Cela étonnait toujours François. S'ennuyait-on à ce point pour avoir à raconter des histoires sur tout à chacun sans faire attention aux conséquences? Le jeune homme n'était pas du genre à laisser trainer ses oreilles. Cela lui valait d'ailleurs souvent des moqueries, il n'était jamais au courant de rien, au grand damne des mignons de Monsieur qui se faisaient un devoir de tout savoir sur tout le monde - surtout ce qui ne les regardait pas, d'ailleurs. Bref, François songeait souvent que si son devoir ne l'appelait pas autour de la capitale, il ferait mieux de repartir en province, chez ses parents, ou dans ce nouveau Marquisat qu'on venait de lui attribuer et qu'il mourrait d'envie de visiter, de s'approprier... Mais ce ne serait pas pour tout de suite, hélas. Il était de la vieille école, encore une fois, celle où le seigneur se doit de se faire connaître de ses gens.

Mais ce n'était certes pas à Edouard qu'il fallait parler de cela, lui avait carrément quitté son pays pour la France, Paris et Versailles étaient son terrain de jeu, et les femmes que ces deux villes contenaient des petits divertissements qu'il pouvait s'autoriser sans modération au vue de son statut. Les deux hommes s'installèrent dans le lieux choisi par Edouard, qui s'empressa de commander à boire.

- Apportez-nous le meilleur vin que vous ayez en réserve ! Mon ami ici présent a remis en doute la qualité de vos caves tout à l'heure !

- Grand Dieu, il aurait osé ?

- Hélas oui, mais il n'est guère méchant, rassurez-vous ! Il est sceptique ! Je ne doute pas qu'une grande aubergiste comme vous, dispose dans sa cave d'une pépite rare qu'il m'eut été plaisant de goûter, n'est-ce pas ?

- Je vais apporter mon démenti à votre ami, votre Altesse !

- Je n'en doute pas ! Comptez sur moi pour faire taire ses doutes !


François jeta à Edouard un regard qui en disait long, entre l'amusement et l'agacement. Mais celui-ci n'était pas du genre à se démonter, loin s'en fallait.

- Je t'en prie, ne fais pas cette mine là ! J'ai peut-être menti un petit peu, mais tu vas voir, elle va nous amener son plus grand cu... euh crû.

François laissa échapper un petit rire, mais levant tout de même les yeux au ciel.

-J'espère qu'elle t'amènera l'un et l'autre, vu le mal que tu te donnes en mensonges...

Mais Edouard décida de changer de sujet.

- Je suis content que tu sois là. Ta présence m'a manqué. Il fallait que nous nous voyions, car hélas, mon ami, j'ai une terrible nouvelle à t'annoncer... Et je préfère te la dire maintenant avant que nous ne soyons trop ivres ! Tu le sais, en tant que Prince héritier du Danemark, je suis amené à régner ! Jésus a eu sa croix, moi je vais avoir la mienne... Enfin qu'importe ! Tu n'es pas sans savoir que ma belle, ma tendre, ma douce Gisela, m'a trompé... avec une "saloperie" d'anglais ! Ah le fourbe ! Le jour où je le recroise, je lui entaille le visage jusqu'à ce qu'il soit méconnaissable ! Mon fils... ne l'est pas... Il est le fruit de cette union scandaleuse ! Mais je me vengerais, je le jure sur tous les bordels de Rome, François ! J'irais mettre moi-même l'Angleterre à feu et à sang pour me venger !

François oublia agacement, amusement ou moquerie, pour dévisager Edouard, incrédule. Quoi? Une femme ne pouvait... Une princesse de surcroix... Cela le laissa sans voix un instant. Mais il savait ce que cela faisait de se faire tromper, mais il s'agissait de l'égo d'Edouard qui était blessé, Gisela n'avait jamais été la femme qui tenait son coeur - si coeur il avait avec ces dames -  son égo, lui, en prenait un coup, sans parler de l'affection qu'il vouait au petit garçon...

- Cocu, oui, je suis cocu, trompé... couvert de honte. Libre... du moins je le pensais. Mon frère, cet ignoble comploteur, ne m'a même pas laissé choisir le moment ! Un mariage François !!! Je vais me remarier ! Tout s'est arrangé dans mon dos, entre lui et la famille de ma fiancée ! Et je ne peux rien faire pour y échapper ! Alors ce soir, toi et moi, nous allons boire, nous allons oublier tout ça et nous célèbrerons le meilleur marquisat qui existe en Europe ! Je t'envie, parce que tu fais les choses par volonté, non par obligation...


François tendit le bras pour poser la main sur l'épaule de son ami. Voilà bien le mal des puissants... il y gouttait lui même, en ayant rendu visite à Mademoiselle de Chevreuse, que son père lui "conseillait vivement", mais dans une mesure moindre. Il pouvait néanmoins compatir.

- Je suis désolé, Edouard. Sincèrement. Certaines ne méritent pas la dignité de princesse...

Quelques verres feraient peut être apprécier l'ironie de la situation à son ami, tel est trompé qui croyait tromper... Sans oublier qu'il jurait sur les bordels de Rome, en bon protestant, il y avait de quoi sourire. Heureusement, l'aubergiste revint avec une bouteille, et des gobelet. François s'occupa de déboucher la bouteille et de servir leurs verres. Il goutta, sous l'oeil inquisiteur de leur hôte, qui ne pouvait croire qu'on mettait la qualité de ses produits en doute. Non mais, pour qui se prenait-il, ce petit marquis? François hocha la tête, satisfait. Il jeta un bref coup d'oeil à Edouard qui s'était rembruni, avant de s'adresser à leur hôte:

-Apportez-nous-en deux autres, nous risquons d'en avoir besoin. Il y a des choses à fêter et d'autres à oublier, ce soir!

François trinqua avec Edouard, pour le dérider. Il orienta la conversation sur un sujet qui lui rendait toujours le sourire, les femmes:

-Peut être gagneras-tu au change, avec cette nouvelle épouse. Qui est-elle? Quelle est cette famille? Il ne sera peut être pas très difficile de faire mieux que Gisela... Aller, ne fais pas ton migauré, je suis certain que tu t'es déjà bien renseigné, je te connais. Et puis, il restera toujours tes maîtresses pour te consoler. J'ai entendu dire que tu devais ta place chez la reine à l'une d'entre elles...?

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MessageSujet: Re: Aaaaller ohhhh opala pala pala ! Que pete que pete a la pina colada (Ft. François)   17.07.16 23:52

En réalité, Édouard ne pensait pas vivre un jour de tels affronts. Qu'il ait pu en porter à d'autres hommes, en commettant avec leurs épouses, un péché d'adultère, ça ne lui faisait ni chaud ni froid. A vrai dire, il s'agissait là d'un retour de bâton, qui aurait dit lui faire prendre conscience que ses actes pouvaient blesser tout autant que lui l'avait été. Mais le danois restait un Prince, héritier, qui plus est. Et bien que cette condition ne le satisfasse nullement, il en abusait, tant pour conquérir les dames que pour s'accorder certains privilèges. En gros, le bâtard anglais que l'on avait cherché à faire passer pour son fils, était la pire des insultes et une ignoble provocation. Si Édouard avait été Roi, il aurait immédiatement déclaré la guerre aux Anglais, pour faire emprisonner Morgan et obtenir réparation. Sa jeunesse lui apportait une fougue inattendue. Parler de représailles, alors que jusqu'à ce jour, on le vantait pour ses compétences avisées en diplomatie et en négoce, voilà qui exposait une ombre à sa personnalité. Édouard était quelqu'un d'assez passionnel. Il s'investissait dans tout ce qu'il trouvait attrayant, les femmes en faisaient, bien évidemment, partie. C'est sûr, son caractère bon vivant en prenait un coup. François avait pu voir que même s'il restait pacifiste, son ami savait se battre et qu'il ne manquait pas de ressource pour garder son sang-froid. Autant dit que l'heure était grave, sa ligne de tolérance avait été franchie, piétiné par un anglais, dont il ne portait guère la patrie en estime de surcroît ! Dans son entourage, Édouard n'avait pas eu voix au chapitre. Il était contraint aux volontés de son demi-frère. Se confier ? A qui ? Ses auxiliaires ? Certainement pas. Il leur accordait toute confiance pour le faire passer dans le camp ennemi afin de vérifier l'état de santé de l'ex-mousquetaire. Mais ses histoires sentimentales, ça, il préférait les garder pour lui ! En même temps, l'idée restait excellente, vu la tendance à parler de ses subalternes.

Gisela... En écoutant son ami, Édouard se rendit compte qu'il n'en voulait pas particulièrement à la jeune femme. Oh bien sûr, il n'irait pas jusqu'à lui pardonner et la réhabiliter ! Loin s'en faut ! En revanche, il avait beau repenser à tout cela, il avait beaucoup plus de haine pour l'amant que pour son ex-épouse. Sans doute que leur amitié, qui existait avant leur mariage, expliquait cela. Ils avaient été éduqués tous les deux et se connaissaient enfants. Leur union, comme bien souvent, fut complètement arrangée, pour contenter la Suède et éviter au Danemark une gifle monumentale en cas de reprise des conflits. Édouard et Gisela furent des prévaloirs stratégiques. Néanmoins, entre eux, il y avait de l'estime, aussi le Prince se hâta-t-il de rectifier :

- Cette chère Gisela... elle n'était pas indigne, mon ami. Elle était douce, aimante mais hélas influençable. Elle a succombé à la langue de serpent de ce perfide Anglais ! Cela peut te paraitre étrange, mais j'ai demandé à ce qu'elle soit bien traitée. Un jour peut-être, parviendrais-je à lui pardonner ?

A cet instant précis, l'aubergiste arriva enfin avec son crû et ses gobelets pour l'accueillir. Une nouvelle fois, le Prince laissa glisser ses yeux sur sa poitrine, admirant son opulence et ses formes généreuses. Il laissa François s'occuper du débouchage... de la bouteille, bien sûr ! En réalité, heureusement qu'il le fit, car Édouard, habitué à être servi, n'aurait jamais eu l'idée de le faire lui-même ! Sauf s'il eut été seul, dans ses appartements, en proie à une soif terrible ! Il observa le manège gustatif de son ami, en réprimant un fou-rire monumental. C'était agréable de le voir jouer le jeu. Il espérait que cela fasse tomber les barrières entre eux. Ils étaient amis et donc les rangs devaient rester au placard, afin de ne pas imposer de hiérarchie quelconque. Une fois la bouteille validée et la seconde commande passée, ils en revinrent au vif du sujet. François, curieux, lui posa alors des questions sur sa nouvelle épouse. Et ils les enchaina, sans lui laisser le temps de répondre. Édouard éclata de rire, ce fut franc, sonore et forcément surprenant pour son interlocuteur. Il le taquina donc d'une tape sur l'épaule et lui dit, après avoir bu une bonne gorgée :

- Ha ha ha ! Mais François, mon cher François ! Que de questions ! Je vais finir par croire que les mignons de Monsieur te déteignent dessus... Hum... quoique, non à la réflexion peut-être pas, c'est un peu sale ! Ha ha ha !

Pas sûr que son acolyte apprécie ce genre de boutades grivoises, même si elle n'avait rien d'offensant en soi. Et puis, avec quelqu'un comme Édouard, parler de ce genre de sujet n'avait rien de dévalorisant, puisque lui-même estimait que le plaisir pouvait se trouver partout, de temps à autre. Il retrouva son sérieux après avoir bu à nouveau :

- Aliénor. Elle s'appelle Aliénor de Wittelsbach. Il s'agit de l'Archiduchesse d'Autriche, la petite-fille de l'Empereur Ferdinand II et la fille de feu Maximilien de Bavière et de Marie-Anne d'Autriche. Une très noble lignée en somme, comme tu peux t'en douter ! Elle diffère complètement de Gisela, qui avait des défauts, des qualités... nous nous sommes aimés. De toute façon, que ce soit aujourd'hui ou naguère, je n'ai guère eu le choix. On m'a imposé un mariage par pure stratégie. On ne me demande pas d'aimer, mais de faire mon devoir. Cela n'est pas déplaisant, je m'en accommode. Ce qui me navre, ce n'est pas tant d'être fiancé à Aliénor, non, c'est que cela se soit fait aussi vite et dans mon dos ! Le célibat est quelqu'un chose de tellement appréciable ! Pas d'obligations, pas de limites... Et me voilà enchainé encore ! Tout cela pour quoi ? Parce que mon frère n'arrive pas à avoir d'enfants et que par conséquent, s'il décède je serais son successeur ! Tu as tellement de chance de ne pas connaitre ce genre d'intrigues et de charges ! Mais bon, qu'importe ! Aliénor est belle, je le pense sincèrement, en cela j'ai eu beaucoup de chance. Nous avons beaucoup de points communs, elle aime l'art, les étoffes. Son seul défaut... guère le seul, d'ailleurs, mais celui qui me pose personnellement le plus de difficultés : elle est catholique. Oui, je sais, toi aussi, mais elle a reçu une éducation catholique... tu sais, l'abstinence avant le mariage, les cérémonies... Et c'est pas faute d'essayer de la séduire... rien ! Nada comme ils disent en Espagne !

Édouard sortit de son veston une pipe en bois et un petit coffret en argent qui contenait du tabac. Tout à sa préparation, il ajouta :

- Puisque tu me parles de maîtresse, j'ai découvert, dans les bras d'une belle italienne, des choses que je connaissais pas ! Je crois savoir que tu es toujours seul, toi ! Si la tentation te vient, je peux te mettre en contact, direct ou indirect, c'est selon, avec l'une d'elles. De vrais délices charnels, tu verras !

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Edouard



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MessageSujet: Re: Aaaaller ohhhh opala pala pala ! Que pete que pete a la pina colada (Ft. François)   30.07.16 22:25

François ne savait pas vraiment que dire de plus à Edouard. Il ne s'y connaissait pas vraiment en relations amoureuses et n'était pas très doué avec les femms - c'était le moins que l'on pouvait dire. Il se faisait sans doute une vision de l'amour vraiment datée, sortie des histoires de chevaleries qu'on lui racontait alors qu'il était encore enfant. Il avait cru trouver "la bonne" avec Claire. Ca n'avait pas été le cas... C'était son premier amour, et il en fallait toujours un premier. Depuis, il avait trouvé quelques dames charmantes, notamment l'une des suivantes de Madame, Marie, mais la distance entre Monsieur et son épouse faisait que leurs deux maisons ne se côtoyaient que trop peu. Et puis il y avait mademoiselle de Chevreuse, la "cible" que son père souhaitait pour lui. Pourquoi elle? Eh bien parce que quoi que bâtarde, elle était d'une excellente famille, qui pouvait accepter un petit "parvenu" comme lui, récemment fait marquis, sans trop y regarder. Cela aurait fait gagnant-gagnant. Mais François ne l'avait rencontrée qu'une fois et ne savait pas vraiment sur quelle voie il s'engageait. Il n'avait pas fait sa demande, pas plus qu'elle n'avait dit quoi que ce soit allant dans ce sens. Ils s'étaient bien entendus, c'était à peu près tout. C'était déjà bien, mais cela ne faisait pas tout aux yeux du jeune homme. Il n'avait d'ailleurs pas spécialement reprit contact avec la jeune femme, se contentant d'un mot de remerciement pour l'accueil dans la belle demeure parisienne de la famille.

Alors pouvoir conseiller Edouard en matière de femmes, lui qui connaissait bibliquement la moitié des jeunes femmes des cours d'Europe, c'était un peu le monde à l'envers et se demander si le Danois s'était adressé à la bonne personne. François ne savait dire que des banalités, des évidences, des choses qui lui paraissaient les plus simples à dire... Mais pas plus que cela. Lui, qui était un novice avec les jeunes femmes, ou du moins en avait l'impression - il créait plus de ravages chez les jeunes dames de Madame qu'il ne s'en doutait - se retrouvait à fêter ce fameux marquisat qui lui était tombé dessus sans prévenir et auquel il avait du mal à s'habituer, tout en essayant de remonter le moral à son ami. Cela aurait été mentir de dire qu'il ne trouvait pas la situation un rien cocasse; Edouard, qui trompait son épouse avec le moindre jupon passant par là, se retrouvait trompé à son tour. Pire que cela, l'enfant qu'il chérissait n'était pas de lui. Vraiment, les ennemis du jeune homme devaient s'en mordre les doigts. François tenta cependant de changer les idées d'Edouard quand celui-ci lui parla de sa future nouvelle épouse. Qui était-elle? Comment était-elle? La curiosité de François l'emporta. Et si cela pouvait permettre à Edouard de penser à autre chose, c'était faire d'une pierre deux coups, et la chose n'aurait pas été inutile. Passant sur la manière dont Edouard parlait de celle qui ne serait bientôt plus son épouse - en des termes que François n'avait jamais entendus - Edouard accepta de se dérider quelque peu, au grand soulagement du jeune marquis.

- Ha ha ha ! Mais François, mon cher François ! Que de questions ! Je vais finir par croire que les mignons de Monsieur te déteignent dessus... Hum... quoique, non à la réflexion peut-être pas, c'est un peu sale ! Ha ha ha !

Le jeune homme répondit à son air goguenard par une grimace crispée. Les mignons... Rien que d'y penser, il en avait des frissons dans le dos. Il chassa ces idiots de son esprit d'un mouvement de tête, il ne manqueraient plus qu'ils lui gâchent sa soirée alors qu'ils n'étaient même pas là. Ca aurait été trop fort!

- Aliénor. Elle s'appelle Aliénor de Wittelsbach. Il s'agit de l'Archiduchesse d'Autriche, la petite-fille de l'Empereur Ferdinand II et la fille de feu Maximilien de Bavière et de Marie-Anne d'Autriche. Une très noble lignée en somme, comme tu peux t'en douter ! Elle diffère complètement de Gisela, qui avait des défauts, des qualités... nous nous sommes aimés. De toute façon, que ce soit aujourd'hui ou naguère, je n'ai guère eu le choix. On m'a imposé un mariage par pure stratégie. On ne me demande pas d'aimer, mais de faire mon devoir. Cela n'est pas déplaisant, je m'en accommode. Ce qui me navre, ce n'est pas tant d'être fiancé à Aliénor, non, c'est que cela se soit fait aussi vite et dans mon dos ! Le célibat est quelqu'un chose de tellement appréciable ! Pas d'obligations, pas de limites... Et me voilà enchainé encore ! Tout cela pour quoi ? Parce que mon frère n'arrive pas à avoir d'enfants et que par conséquent, s'il décède je serais son successeur ! Tu as tellement de chance de ne pas connaitre ce genre d'intrigues et de charges ! Mais bon, qu'importe ! Aliénor est belle, je le pense sincèrement, en cela j'ai eu beaucoup de chance. Nous avons beaucoup de points communs, elle aime l'art, les étoffes. Son seul défaut... guère le seul, d'ailleurs, mais celui qui me pose personnellement le plus de difficultés : elle est catholique. Oui, je sais, toi aussi, mais elle a reçu une éducation catholique... tu sais, l'abstinence avant le mariage, les cérémonies... Et c'est pas faute d'essayer de la séduire... rien ! Nada comme ils disent en Espagne !

François émit un sifflement admiratif. Eh bien! Quel pédigré. Wittelsbach... il avait déjà entendu ce nom... Tout en cherchant, il resservit Edouard qui semblait en avoir besoin.

-Puisque tu me parles de maîtresse, j'ai découvert, dans les bras d'une belle italienne, des choses que je connaissais pas ! Je crois savoir que tu es toujours seul, toi ! Si la tentation te vient, je peux te mettre en contact, direct ou indirect, c'est selon, avec l'une d'elles. De vrais délices charnels, tu verras !


François lui décocha une oeillade en coin narquoise qui voulait tout dire. Au vu de ce qu'il venait de lui raconter, il n'avait pas spécialement envie, ni besoin, de prendre de ses conseils, pas plus que de récupérer les anciennes maîtresses de son ami.

-Merci, mais sans façon, il y a des choses que je préfère ignorer, cela amène bien trop souvent son lot de souci, ces femmes que l'on se repasse...

L'allusion aux différentes maladies vénériennes dont la cours était infestée était par trop claire. François n'avait jamais vraiment vu - ni chercher - l'intérêt dans ce genre de relations. Une maîtresse? Il avait essayé, et cela l'avait laissé brisé.

-Mais revenons-en à ta fiancée. Tu te plains, mais tu es prince, mon cher. Priviliégié parmi les privilégiés, il faut donc pour cela vous soumettre à quelques  obligations, comme celle d'être certain que votre lignée ne s'éteindra ni avec votre frère ni avec vous, votre Altesse.

Il appuya avec amphase sur le dernier mot, avant de reprendre.

-Qu'elle soit catholique risque effectivement de poser quelques problèmes, mais si te voilà déjà de nouveau la bague au doigt, c'est qu'ils ne sont pas insurmontables!  Il te faudra donc faire ceinture, très cher, du moins avec elle. Attends... Wittelsbach... Ne s'agit-il pas là de la cousine de la Reine? Elle a une charge dans sa maison...

François cherchait dans sa mémoire, il avait entendu ce nom à la cour, mais impossible de se souvenir en cet instant. Quand à son célibat à lui, François n'osait lui avouer qu'il faisait lui aussi les frais des idées marieuses de sa famille, cela n'avait de toute façon pas le même impact.

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MessageSujet: Re: Aaaaller ohhhh opala pala pala ! Que pete que pete a la pina colada (Ft. François)   07.09.16 0:31

Que François lui rappelle ses obligations princières ne faisait que plomber un peu plus le moral d'Edouard. C'était un peu comme si une chape de plomb lui tombait dessus. Il se sentait assommé, sonné, comme s'il se réveillait d'une mauvaise nuit. Son rire s'effaça tandis qu'il repensait à son avenir. Il ne voulait pas devenir Roi. Cette simple idée l'angoissait autant qu'elle l'attristait. Il ne se sentait pas les épaules pour régner. Déjà parce que bien souvent, il fallait montrer ses muscles pour en imposer. Or, lui, ce qui l'intéressait réellement, c'était la diplomatie et la négociation. Il se voyait bien rester à papoter dans des salons, pour échanger des banalités, entre mélange de deux lignées par mariage arrangé. Il haïssait ce protocole castrateur dans lequel il avait grandi. Le Roi devait respecter une certaine étiquette, une éthique, dont les relents d'ordre moral lui montaient encore aux narines, tel un fumet de pestilence ! Et quid de ses relations libres ? De ses voyages ? Il ne pouvait et ne voulait décemment pas y renoncer. Les bonnes choses ont un prix, il avait trop bien "travaillé" pour les avoir. Il refusait de tout perdre à cause de son crétin de demi-frère. Enfin quoi, engrosser sa femme, ça n'était guère compliqué ! Peut-être qu'il faudrait l'aider un peu, par des pratiques douteuses et aux penchants ésotériques.

- Hélas, mon cher ami... hélas ! Si Frédéric ne parvint pas à doter le Danemark d'un héritier, cela voudra dire que je serais le futur Roi ! Moi ! Je n'en ai nulle envie ! Depuis ma naissance, ma vie a été écrite et pensée par d'autres que moi ! J'en ai assez ! Je ne veux pas être héritier, juste Prince, cela me suffit. Ainsi, j'aurais toujours mon poste à Versailles, mes obligations à la Cour et puis ma liberté. Je n'arriverais jamais à me priver des femmes. Et je pense que Dieu doit approuver cela. Puisque jusqu'à présent, je n'ai pas connu de drame particulier avec les filles que l'on se repasse.

En dépit de ses nombreuses conquêtes, Edouard était quelque peu chanceux. En tout cas pour l'instant, car rien ne lui garantissait que cela dure. Justifier cette "bonne" situation grâce au Tout-Puissant constituait un argument imparable. La justification parfaite ! La soirée se poursuivait dans une ambiance, qui, au fil des minutes, basculait un peu plus vers le grivois, en tout cas dans l'esprit du danois. L'alcool ne l'aidait clairement pas à avoir une vision claire de la situation. Lorsque il repensa à sa future femme, une lueur un peu lubrique passa dans ses yeux. C'était à ce moment là que l'on se demandait ce qui allait suivre... et il y avait de quoi s'inquiéter. Il fallait bien l'admettre, la résistance catholique faisait rire le Prince. Et il ne manqua pas à son devoir de partager son opinion :

- Tu sais, s'il y a bien quelque chose que j'ai appris, c'est que les catholiques sont les plus libertines ! Tu serais surpris de savoir le nombre impressionnant de femmes pieuses et mariées avec lesquelles j'ai partagé une nuit ! Mais elle, je suis certain qu'elle a été élevée avec des soeurs ! J'ai l'impression d'être dans un couvent dès que nous sommes ensemble ! Elle est pourtant très belle. Mais elle va céder, elle ne pourra pas me résister longtemps !

Il lui fit un clin d'oeil entendu, totalement présomptueux. Il se voyait déjà consommer ses fiançailles sans problème, avant même que le mariage ait lieu. Il ajouta cependant :

- Tiens, maintenant que tu me parles de la Reine, je viens de me souvenir que je vais peut-être rentrer à son service. C'est en négociation, mais Aliénor y oeuvre bien, en effet. Et elle n'est pas la seule. Il y a tout autour de jolies demoiselles, que je croquerais bien !

Edouard se fit songeur, tout à coup. Inutile de préciser pourquoi, François comprendrait aisément où ses pensées divaguaient ! Le Prince frappa dans ses mains brusquement et la voix, légèrement enrouée, il s'exclama :

- Dis donc, tu n'as pas de chances ! Je doute qu'il y ait de belles prises chez Monsieur ! Enfin, si... des prises il doit y en avoir, mais peut-être pas... en fait, non, n'en parlons pas ! Raconte moi un peu ton quotidien ! Être Marquis, cela doit te plaire !

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MessageSujet: Re: Aaaaller ohhhh opala pala pala ! Que pete que pete a la pina colada (Ft. François)   25.09.16 14:46

François et Edouard venaient de deux milieux si différents... C'était à se demander comment ils avaient pu devenir amis. Mais cela ne gênait ni l'un ni l'autre. Sauf dans ce genre de situation où François avait du mal à comprendre la rage de son ami. Etre prince venait avec bien des avantages, mais aussi des inconvénients, et celui-ci n'avait pas l'air de s'en rendre compte. Et ne voulait pas les assumer. François avait grandit dans un univers totalement opposé qui ne lui laissait pas la possibilité de vraiment réfléchir plus avant et son caractère augmentait ce trait. Il faisait ce qu'il avait à faire, "devoir" était son maître mot. Il n'avait jamais vraiment pensé ni eut envie de faire quoi que ce soit d'autre à ce niveau-là. Il n'y avait jamais vraiment réfléchit. Cela le rendait peut être ennuyeux aux yeux de ses comparses et si Edouard l'avait emmené fêter ce marquisat que François n'avait jamais vraiment recherché, c'était pour le faire sortir de sa coquille. Tout cela pour finir par rendre Edouard morosse à penser à son épouse qui l'avait trompé et à la nouvelle qu'on lui imposait. La vie des grands n'était pas la vie si rêver que l'ont pouvait penser, mais celle des petites gens était bien pire, mieux valait être à la place des princes que celle des manants. François resservit Edouard en lui faisant remarquer qu'il n'avait pas vraiment le choix et que sa lignée ne pouvait ni ne devait s'éteindre avec lui et son frère; Cela ne sembla pas vraiment satisfaire le prince danois.

- Hélas, mon cher ami... hélas ! Si Frédéric ne parvint pas à doter le Danemark d'un héritier, cela voudra dire que je serais le futur Roi ! Moi ! Je n'en ai nulle envie ! Depuis ma naissance, ma vie a été écrite et pensée par d'autres que moi ! J'en ai assez ! Je ne veux pas être héritier, juste Prince, cela me suffit. Ainsi, j'aurais toujours mon poste à Versailles, mes obligations à la Cour et puis ma liberté. Je n'arriverais jamais à me priver des femmes. Et je pense que Dieu doit approuver cela. Puisque jusqu'à présent, je n'ai pas connu de drame particulier avec les filles que l'on se repasse.

François pouffa, amusé. Edouard était vraiment un enfant gâté et buté, dont les pires traits ressortaient vraiment aux moments les plus inappropriés. Et l'alcool aidait.

- Tu sais, s'il y a bien quelque chose que j'ai appris, c'est que les catholiques sont les plus libertines ! Tu serais surpris de savoir le nombre impressionnant de femmes pieuses et mariées avec lesquelles j'ai partagé une nuit ! Mais elle, je suis certain qu'elle a été élevée avec des soeurs ! J'ai l'impression d'être dans un couvent dès que nous sommes ensemble ! Elle est pourtant très belle. Mais elle va céder, elle ne pourra pas me résister longtemps !

-Bien sûr...
se contenta de répondre François.

S'il s'agissait bien de la cousine de la reine, et au vu du scandal qui avait frappé la maison de celle-ci avec une des dames qui avait été surprise dans une situation... inappropriée... avec un gentilhomme qui n'en avait que le nom, la dame devait être aussi à cheval sur les convenances que sa royale cousine. François ne pouvait que souhaiter bon courage à son ami dans sa périlleuse aventure avec la jeune femme.

-Tiens, maintenant que tu me parles de la Reine, je viens de me souvenir que je vais peut-être rentrer à son service. C'est en négociation, mais Aliénor y oeuvre bien, en effet. Et elle n'est pas la seule. Il y a tout autour de jolies demoiselles, que je croquerais bien !

François manqua de s'étouffer avec son verre en entendant cela. Edouard, chez la reine... Mais quelle idée grotesque. Cela allait faire du remue ménage. Et en même temps, cela ne le surprenait pas tant que ça. Il avait les yeux qui pétillaient, et ce n'était pas seulement l'alcool. C'était comme mettre le loup dans la bergerie.

-Ils vont vite s'en mordre les doigts, c'est certain... marmonna François, une fois la quinte de toux passée.

François finit d'essuyer les quelques goutes de vin qui avaient sauté de son verre alors qu'Edouard restait silencieux, songeant sans doute aux mille et un plaisirs qui l'attendaient avec les dames de la reine.

- Dis donc, tu n'as pas de chances ! Je doute qu'il y ait de belles prises chez Monsieur ! Enfin, si... des prises il doit y en avoir, mais peut-être pas... en fait, non, n'en parlons pas ! Raconte moi un peu ton quotidien ! Être Marquis, cela doit te plaire !

François lui jeta un regard noir. Après Charles d'Artagnan et cette discussion à double tranchants qu'ils avaient eut, il ne manquait plus qu'Edouard s'y mette. Le jeune homme dut comprendre le message.

-A vrai dire, chez Madame, il y a pas mal de choix, juste rien qui me convienne.

Ses pensées s'égarèret un bref instant vers la petite Chevreuse. Elle était charmante et drôle, mais il ne savait pas si c'était une bonne idée - quoi que lui non plus, au fond, n'avait pas vraiment le choix.

-Mon quotidien reste aussi morne. La seule différence est la déférence avec laquelle je suis traitée quand j'accompagne Monsieur à Versailles. Tu me vois marquis, vraiment? Lavardin... Je ne connais même pas l'endroit. Ca en deviendrait risible.

Il fit une pause, soupira. Cela lui paraissait si étrange.

-La vie continue, de toute façon. Tu es bien placé pour le savoir, non? Quoi qu'il advienne, rien ne change vraiment totalement. On m'appelle "Marquis" plutôt que "Capitaine", je me lève, fait le tour d'inspection, rapporte à Monsieur, relève la garde, m'assure de la sécurité du domaine, prépare les escortes, les sorties... Ma vie est simple, mais je la vie à côté des grands, voilà tout.

L'aubergiste apporta une autre bouteille et s'empressa de les servir à nouveau. François lui fit signe de s'arrêter à mi-verre, mais il savait qu'Edouard n'en ferait pas autant. Il le connaissait par coeur.

-La cour danoise est donc si ennuyeuse que tu ne veuilles plus y remettre les pieds?

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MessageSujet: Re: Aaaaller ohhhh opala pala pala ! Que pete que pete a la pina colada (Ft. François)   18.12.16 11:56

Édouard ne remarqua même pas le regard assassin de son ami lorsqu'il évoqua les moeurs légères et quelque peu déviantes de Monsieur et de son entourage. La réputation des mignons les précédait ! Et bien que cela ne soit guère convenable, pour l'époque, nul n'ignorait que ce mal français était bien présent. Le Danois, de son oeil extérieur, pouvait confirmer qu'il ne s'agissait pas d'un "mal" italien. Les quelques amants masculins qu'il avait eu, c'était ici, en France, rarement dans d'autres pays. Il ne doutait pas de l'attirance de son ami pour les femmes. A vrai dire, il imaginait mal comment il pourrait en être autrement. François était déjà quelqu'un d'assez "prude", alors imaginez un peu ce que cela donnerait si en plus, il jetait son dévolu sur un bonhomme. Quoique, la scène aurait pu être drôle ! Le Prince savait qu'elle n'aurait jamais lieue, aussi, il balaya cette "comédie" et écouta attentivement ce que Froulay lui disait. Ah ! L'utopie ! Il cala sa tête, qui commençait à devenir lourde et quelque peu instable sur sa paume ouverte, le coude posé sur la table. Sur ce point, ils n'avaient pas grand chose en commun. Édouard était un séducteur, un "prédateur", bien que ce terme ne soit guère valorisant. Il aimait la compagnie de certains hommes, mais surtout des femmes. Il savait y faire pour se glisser dans leur couche et profiter du plaisir charnel. Il n'y avait qu'à voir comment il parlait de la cour de la Reine de France. Il ne voyait pas des femmes, mais des opportunités. Bon, ce qu'il ignorait, c'est que sa fiancée était sur le qui-vive pour le doucher à l'eau froide. Il risquait fort de ne pas en mener large dans un futur proche. François adoptait un comportement inverse, un modèle de vertu. Il cherchait LA femme. Avec un sourire amusé, Edouard lui répondit :

- Mon ami ! Tu es beau garçon ! Tu as de l'allure, de l'éducation et mieux que ça... tu es Marquis ! Profite de ce qui se présente ! Regarde-moi ! On veut encore me marier de force ! Mais je suis libre, je vais butiner où bon me semble ! Tu devrais faire pareil, profiter de ta situation pour faire des rencontres, passer du bon temps ! Et puis comment tu peux être sûr qu'aucune ne te convient, si tu n'essaies pas ? Baaaaaah oui !

Il lui donna une tape sur l'épaule, avant de boire son verre. Et il écouta attentivement la suite. François semblait vivre mal son marquisat. Une surprise ! D'habitude, quand quelqu'un s'élève dans l'échelle sociale, ça le rend heureux ! Il frappa dans ses mains et voulut se lever. Seulement, la tête lui tournait un peu trop pour qu'il restât droit et digne, alors il resta assis :

- Par Odin, allez ! Allons ! Marchons vers Lavardin ! Un bon Marquis doit savoir à quoi ressemble ses terres ! François, allez viens ! Tu verras tout ce qu'on peut faire ! Ce sera bien ! Viens ! Enfin, attendons peut-etre demain que la chaleur soit un peu dissipée !

Bon... l'humour ne semblait pas trop fonctionner. Cela dit, quand Edouard commençait à évoquer les dieux nordiques, c'était que l'alcool resserrait son emprise. Il se fit plus sérieuse et ajouta :

- Ne dis pas de sottises... tu vivrais ta vie à côté des grands si tu étais un laquais. Tu es un Marquis, tu es un grand ! Et tu vaux plus que n'importe quel Comte ou Duc de la cour danoise, crois-moi ! Monsieur a de la chance de te compter parmi ses relations ! C'est vrai, tu es quelqu'un de vaillant, d'authentique et de courageux. Personnellement, je ne confierais l'inspection à personne d'autre que toi... Je le comprends... tu imagines la réaction de ses mignons face à un intrus ? Je le vois bien s'enfuir en courant pour ne pas se salir dans un combat. Tu as une carrière militaire ! Bon, les escortes, je te l'accorde, c'est absolument inacceptable ! Pourquoi donc se faire escorter ? Est-ce que j'ai demandé à être suivi, moi ? Mais certainement pas Monsieur ! Je veux vivre ma vie... libre, et qu'on aille voir dans le Valhalla si j'y suis !

Il tapa du poing sur la table, au moment où l'aubergiste les servait à nouveau. Elle eut un sourire et y alla de son commentaire :

- Ah... la liberté...


- C'est ce que je disais ! Est-ce que j'ai besoin d'une escorte ? Non ! Tous ces gens que l'on met à ma disposition ne veulent pas comprendre que je suis un homme et que je sais me défendre ! La dernière tentative d'assassinat a tourné mal pour ceux qui ont eu l'audace de la fomenter ! Mais arrêtons un peu de badiner et trinquons !

Il avait son verre rempli à ras bord. L'aubergiste jugea bon de laisser la bouteille. Alors qu'elle repartait à son service, Édouard lâcha :

- Trinquons à l'abolition des escortes ! Si un jour, par malheur je deviens Roi, je menacerais d'excommumu... d'excommuni... bref ! d'exil tous ceux qui prononcent ou effectue l'escorte ! Sauf s'il s'agit de femmes... là, à la réflexion ça peut se discuter ! Ha ha ah !

Il n'était pas certain que la tentative d'assassinat soit passé aux oubliettes dans l'esprit de François. Edouard n'en avait jamais parlé et s'il y avait un moment opportun pour l'évoquer, c'était le moment. Parce que là, avec l'alcool il aurait vendu sa mère.

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Edouard



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MessageSujet: Re: Aaaaller ohhhh opala pala pala ! Que pete que pete a la pina colada (Ft. François)   06.01.17 0:36

François se sentait comme un poisson hors de l'eau - pour ne pas dire un oiseau en cage - dans cette nouvelle position de marquis qu'il n'avait ni briguée, ni espérée, pas plus qu'enviée et encore moin imaginée. Cela lui donnait un nouveau statut que ce jeune homme, certes aîné et seul fils de son père, mais d'une branche cadette de la famille, n'avait jamais espéré. Pas plus que les aventures auxquelles Versailles l'avait confronté; d'amours déçues en bagarres stupides, de missions dangereuses en surprises familiales, à y repenser, sa vie était bien loin d'être morne et sans attrait. Mais il fallait souvent le lui rappeler. Et lui qui était somme toute simple et sans trop d'ambition, se voyait mettre au devant de la scène sans avoir vraiment cherché à l'être. Conséquence de ses actions qui créaient certainement des jaloux. François ne se sentait certes pas de tenir tête à Edouard qui connaissait bien trop ces jeux - il n'y avait qu'à voir comment  il avait fini chez la reine et avec quel résultat - pour ne pas le battre à plate couture. Aussi François le laissait-il parler, ses origines et son statut lui donnant des droits qui n'avaient rien à voir avec eux, simples petits nobles français. Le nouveau marquis oubliait rarement qu'il était bien inférieur à Edouard, mais Edouard lui, semblait volontier passer outre ce qu'il considérait visiblement comme un simple détail. La chance soit aux puissants qui oublient souvent ce qui les arrangeaient. Et dans le cas d'Edouard, l'oublie se faisait souvent, comme présentement, dans une bouteille de vin.

- Mon ami ! Tu es beau garçon ! Tu as de l'allure, de l'éducation et mieux que ça... tu es Marquis ! Profite de ce qui se présente ! Regarde-moi ! On veut encore me marier de force ! Mais je suis libre, je vais butiner où bon me semble ! Tu devrais faire pareil, profiter de ta situation pour faire des rencontres, passer du bon temps ! Et puis comment tu peux être sûr qu'aucune ne te convient, si tu n'essaies pas ? Baaaaaah oui !

François eut un rictus. Edouard atteignait le point de rupture, sa limite. Celle où, juste après, il faisait n'importe quoi. Le bon côté des choses? Il n'aurait plus a écouter la morale à la danoise très longtemps. Le mauvais? Il allait falloir - encore - ramener le prince jusque chez lui et ce n'allait pas être une mince affaire. Mais il vit moins venir la tape dans le dos qui manqua de lui décoller les poumons. Il lui fallut un instant pour se remettre avant de pouvoir continuer à parler. Et bien sûr, Edouard dédramatisa immédiatement la situation:

- Par Odin, allez ! Allons ! Marchons vers Lavardin ! Un bon Marquis doit savoir à quoi ressemble ses terres ! François, allez viens ! Tu verras tout ce qu'on peut faire ! Ce sera bien ! Viens ! Enfin, attendons peut-etre demain que la chaleur soit un peu dissipée !

Inutile au jeune capitaine de tenter de retenir le prince, il retomba de lui-même sur son siège. L'alcool faisait effet seule, cela lui faciliterait la tâche.

- Ne dis pas de sottises... tu vivrais ta vie à côté des grands si tu étais un laquais. Tu es un Marquis, tu es un grand ! Et tu vaux plus que n'importe quel Comte ou Duc de la cour danoise, crois-moi ! Monsieur a de la chance de te compter parmi ses relations ! C'est vrai, tu es quelqu'un de vaillant, d'authentique et de courageux. Personnellement, je ne confierais l'inspection à personne d'autre que toi... Je le comprends... tu imagines la réaction de ses mignons face à un intrus ? Je le vois bien s'enfuir en courant pour ne pas se salir dans un combat. Tu as une carrière militaire ! Bon, les escortes, je te l'accorde, c'est absolument inacceptable ! Pourquoi donc se faire escorter ? Est-ce que j'ai demandé à être suivi, moi ? Mais certainement pas Monsieur ! Je veux vivre ma vie... libre, et qu'on aille voir dans le Valhalla si j'y suis !

François se garda bien de lui rappeler que le jour où il lui était tombé dessus, il aurait faillit avoir besoin d'une escorte, étant donné la rage dans laquelle il était, et qu'Edouard n'avait dut sa chance qu'à la précipitation très inhabituelle de François. Il ne lui fit pas non plus remarquer que laquais et soldat n'étaient finalement pas si différent, ne portant juste pas la même livrée. Mais la vision des mignons portant des armes avaient de quoi faire sourire.

-Eh bien ta majesté, avant d'aller essayer de te trouver au Valhalla, on va déjà essayer de te ramener chez toi, je le sens... marmona Lavardin en voyant Edouard tituber.

Mais l'aubergiste, les resservant, y mit de son grain de sel:

- Ah... la liberté...


Dans le dos d'Edouard, François fit signe à l'aubergiste de décamper et de ne plus ramener de bouteille. Elle retourna à ses occupations, haussant les épaules, ne semblant pas vraiment se préoccuper des consignes du jeune homme. Mais au vu de la concentration d'Edouard, si elle voulait que quelqu'un la paye au final, mieux vallait que cela soit le plus sombre des deux.

- C'est ce que je disais ! Est-ce que j'ai besoin d'une escorte ? Non ! Tous ces gens que l'on met à ma disposition ne veulent pas comprendre que je suis un homme et que je sais me défendre ! La dernière tentative d'assassinat a tourné mal pour ceux qui ont eu l'audace de la fomenter ! Mais arrêtons un peu de badiner et trinquons ! Trinquons à l'abolition des escortes ! Si un jour, par malheur je deviens Roi, je menacerais d'excommumu... d'excommuni... bref ! d'exil tous ceux qui prononcent ou effectue l'escorte ! Sauf s'il s'agit de femmes... là, à la réflexion ça peut se discuter ! Ha ha ah !

François allait porter son verre à ses lèvres pour en boire une gorgée quand il s'arrêta net. La quoi? Edouard, lui, n'avait pas attendu et buvait déjà au goulot. Il en fallait peu désormais pour que le liquide carmin coule de chaque côté de sa bouche. Ah, les puissants, soupira-t-il intérieurement.

-La tentative de...


Non il fallait la jouer plus fine que cela, ou l'animal allait se braquer. François le connaissait assez. Il se racla la gorge, pas non plus besoin de jouer au monstre de subtilité. La légèreté ferait, avec un peu de chance, l'affaire

-Ah oui, il est vrai. Tu ne m'as jamais raconté par le menu ce qu'il advint ce soir là. J'exige une bonne histoire pour fêter dignement ce marquisat.

Le jeune homme se détesta de cette bassesse, mais il tendit le bras vers la bouteille et resservit Edouard, pour s'assurer que les informations, elles, ne tarissent pas.

-Allons, votre altesse, ne vous faites pas désirer! le taquina François, faussement espiègle, mais véritablement inquiet.

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MessageSujet: Re: Aaaaller ohhhh opala pala pala ! Que pete que pete a la pina colada (Ft. François)   15.04.17 8:05

La capacité de réflexion d'Edouard commençait à décliner dès lors qu'il ingurgitait de l'alcool. Et cela se réduisait à peau de chagrin désormais puisqu'il ne savait même plus vraiment où il se trouvait, ni quel jour de la semaine il pouvait être. Il s'adossa sur son siège, en repensant à cette tentative d'assassinat, orchestrée, il le savait désormais, par son propre demi-frère, Ulrich. Une situation peu enviable en vérité. Sola avait toujours été quelqu'un de froid, de mystérieux et si le prince héritier ne s'en méfiait guère, c'était davantage à cause de son côté candide que du côté affable du principal intéressé. Tout content de pouvoir raconter une aventure et de trouver un public intéressé en la personne de François, il fit mine d'hésiter un peu, en prenant le verre entre ses doigts et en feignant la neutralité. Dans ce genre de moments, il faisait réellement Prince, à toiser un repas, comme le héron de la Fontaine dédaigne son goujon. Il fallait bien admettre que personne ne lui en tiendrait rigueur, pas ici. Les gens n'auraient jamais l'audace de lui faire une remarque désobligeante sur son côté dépensier et parfois supérieur. Edouard faisait sa diva, juste pour le plaisir de trouver une personne extrêmement attentive à ses dires. En dehors de François, il n'avait malheureusement pas de personne avec laquelle il pouvait se sentir lui-même. Aliénor ? Elle allait être sa femme, il jouait à la séduire, il apprenait à la connaître, à l'apprivoiser. Ses maîtresses ? Il faisait tout pour être parfait face à elle, afin de les mettre dans son lit ou de rejoindre le leur. Quand à sa famille, hélas, elle était trop divisée pour qu'il puisse compter sur elle. La seule capable de l'écouter, ça serait sa mère. Mais jamais de la vie, il ne lui dirait qu'un jour, il avait bien failli être assassiné. Considérant que François restait son seul public et qu'il fallait bien le satisfaire, il but son verre cul sec et le reposa lourdement sur la table dans un claquement sonore. Il se pencha vers François, en tanguant de façon aléatoire.

- Ce n'était pas le soir ! Pas encore... le soleil n'était point couché. Je ne me rappelle plus quelle heure il était. En tout cas, j'étais repus, cela devait donc se dérouler dans l'après-midi. J'étais parti dans le bois, je ne sais plus où... peut-être le bois où tu as voulu me tuer ! Oui maintenant que j'y pense, il y ressemble drôlement. Hahaha !

Pas sûr que faire une référence à ce jour là de façon aussi désinvolte mettre vraiment François à l'aise. Pour Edouard, cette histoire appartenait au passé. Il ne se souvenait même plus du prénom de la gueuse... Marie ? Thérèse ? Hum... non, ça c'était la Reine... qu'il trouvait tout à son goût d'ailleurs... il secoua la tête, avec lenteur, comme s'il avait été placé sous sédatif. Bref, peu importait le prénom de la fille, il avait retrouvé son meilleur ami et savourait les moments passés avec lui, comme ce soir. Il reprit, la bouche un peu pâteuse et l'articulation légèrement plus lente que d'ordinaire :

- Eh bien... il y avait un silence plus qu'agréable ! J'aime la chasse, je trouve que cet art est noble ! Je chassais, mais ne me demande plus quoi. Seul Odin le sait et il ne se montra jamais bien bavard. J'ai entendu un bruit, un craquement. Quelque chose marchait non loin. Un lapin, un sanglier, peut-être ? Pouah ! Rien à droite, rien à gauche... L'endroit était désert. Aussi vide que le sac à bonnes actions de Loki ! Hahaha !

Il lui donna mollement une tape sur l'épaule et légèrement déséquilibré se retint à celle-ci. Son visage prenait des airs complètement différents. A un moment il fronçait les sourcils pour rester sérieux. A un autre, il ouvrait grand les yeux, avec un air de profond abruti et un sourire complètement niais. Il leva le doigt, d'un geste incertain.

- Et puis, deux hommes encapuchonnés ont surgi... un de chaque côté. Il y a eu un sifflement... une flèche je crois... ou une balle... Pschtt... pas loin de mon oreille. J'ai d'abord pensé qu'ils se trompaient et m'avaient pris pour un animal... Mais non, pas du tout. De nouveau un pschtt... ça a fait comme les bulles de champagne. A propos, j'ai fait l'acquisition de beaux tonneaux, tu m'en diras des nouvelles ! Je te ferais goûter, je suis certain que tu vas beaucoup aimer ! Dans une cave, il y a moins de chance de mourir, pas vrai ? Où... où est-ce que j'en étais... hum... Ah ! PSCHTT !!!

Il frappa du poing sur la table, théâtral et dans de grands gestes complètement désordonnés, il précisa :

- Et là, de l'ombre, une troisième silhouette a surgi. Nom de Thor, je peux te le dire, il y a eu de la bagarre  ! Des bourre-pifs ! PAF ! Et BAM !!! On s'est battus ! Et finalement, ils ont pris la fuite. Elan... Elon... la femme qui m'a aidé, Biska... bref ! Elle m'a aidé, mais j'aurais pu m'en sortir sans elle ! Je sais me battre ! L'assassinat manqué n'a pas du faire plaisir à mon frère, il aimait bien mettre les moyens pour ses ambitions... Je n'ai jamais compris pourquoi il voulait me faire tuer... j'aurais bien voulu savoir... pas toi ?

Il chancelait un peu sur son siège, à droite, à gauche, en avant, en arrière. Edouard en tenait une bonne ! Une serveuse passa tout près d'eux et son regard vague se posa sur elle. Alors, chassez le naturel et il revient au galop, il changea complètement de sujet :

- Viens... allons-y ! Je connais un endroit où... toi et moi... on peut rencontrer de belles plantes... Oh !!!! Allez !!! Ne fais pas ta mijorée !!! Tu vas voir... on va passer un bon moment... et puis, il faut bien que je veille... à ton épanouissement personnel... Hahaha !

Oui, enfin, dans cet état là, Edouard n'aurait pas été capable de grand chose. Heureusement pour lui, il pourrait compter sur son ami pour lui éviter d'errer sans but en titubant. Bon, le problème, c'est que le trimballer jusque dans ses appartements n'aurait rien de simple. En tout cas, vu la façon dont le danois commençait à divaguer, il était sans doute temps d'arrêter les frais. Sauf si Froulay avait besoin d'apprendre autre chose, puisque visiblement il devenait extrêmement bavard.

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Edouard



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MessageSujet: Re: Aaaaller ohhhh opala pala pala ! Que pete que pete a la pina colada (Ft. François)   30.06.17 12:06

François buvait beaucoup moins, et moins souvent qu'Edouard. On aurait pu croire qu'il aurait été le premier à rouler sous la table, surtout que la soirée était techniquement en son honneur. Mais il avait aussi, surtout, un contrôle de lui hors paire. Sans doute le fait que la pression familiale se soit toujours concentrée sur lui, l'aîné, le premier, l'héritier, le garçon... Celui qui devait absolument tout réussir. Cela ne laissait que peu de place au laisser aller, et l'alcool faisait parti de ces tares qu'il redoutait. Mais cela avait ses avantages, la preuve, Edouard était prêt raconter tout et n'importe quoi, et ne se rappellerait certainement pas de la fin de soirée le lendemain. Tout ce qu'il lui resterait serait sans doute des nausées et un sacré mal de crâne. Il n'avait pas la moindre envie de le laisser dans cet état et plus la soirée avançait, plus il était temps de le ramener chez lui. Mais en attendant il devait profiter de cet instant de faiblesse. Edouard ne s'épanchait que rarement. C'était sans doute pour cela que les deux hommes s'entendaient si bien. Ils étaient assez similaires sur de nombreux points, points qui importaient, car ils étaient bien différents sur d'autres. François s'en voulait un peu, mais comme Edouard ne se rappellerait de rien... Et puis, il se connaissait quand il buvait. Il ne pouvait que s'en vouloir à lui-même. Cela rendait silencieuse la conscience du jeune marquis, à défaut de la satisfaire.

Edouard porta immédiatement le verre à ses lèvres, dont la moitié finit sur son pourpoint - François dut se retenir de lever les yeux au ciel - et il prit une expression de tragédien de Racine avant d'entamer son récit. François l'aurait bien secoué pour qu'il sorte son histoire immédiatement et en entier mais il se contint. Difficilement.

- Ce n'était pas le soir ! Pas encore... le soleil n'était point couché. Je ne me rappelle plus quelle heure il était. En tout cas, j'étais repus, cela devait donc se dérouler dans l'après-midi. J'étais parti dans le bois, je ne sais plus où... peut-être le bois où tu as voulu me tuer ! Oui maintenant que j'y pense, il y ressemble drôlement. Hahaha !

François serra les mâchoires à ce souvenir. Ce n'était pas son meilleur moment, loin s'en fallait. Il aurait préféré qu'Edouard s'abstienne de lui en reparler. Mais il ne pouvait pas vraiment lui en vouloir de le taquiner, il lui avait tendu plus qu'une perche, mais un énorme bâton pour le battre à vie. Heureusement, Edouard sobre avait plus de classe qu'Edouard ivre. Le jeune homme s'abstint bien d'intervenir et le laissa continuer son histoire. Il préférait ne plus parler et encore moins penser à Claire.

- Eh bien... il y avait un silence plus qu'agréable ! J'aime la chasse, je trouve que cet art est noble ! Je chassais, mais ne me demande plus quoi. Seul Odin le sait et il ne se montra jamais bien bavard. J'ai entendu un bruit, un craquement. Quelque chose marchait non loin. Un lapin, un sanglier, peut-être ? Pouah ! Rien à droite, rien à gauche... L'endroit était désert. Aussi vide que le sac à bonnes actions de Loki ! Hahaha !


Le capitaine de Monsieur hocha vaguement la tête, pour faire semblant de s'intéresser à la blague, alors que c'était l'histoire qui l'intéressait. Il digressait un peu trop.

- Et puis, deux hommes encapuchonnés ont surgi... un de chaque côté. Il y a eu un sifflement... une flèche je crois... ou une balle... Pschtt... pas loin de mon oreille. J'ai d'abord pensé qu'ils se trompaient et m'avaient pris pour un animal... Mais non, pas du tout. De nouveau un pschtt... ça a fait comme les bulles de champagne. A propos, j'ai fait l'acquisition de beaux tonneaux, tu m'en diras des nouvelles ! Je te ferais goûter, je suis certain que tu vas beaucoup aimer ! Dans une cave, il y a moins de chance de mourir, pas vrai ? Où... où est-ce que j'en étais... hum... Ah ! PSCHTT !!!

François serra son verre, ses jointures blanchirent. Des assassins entraînés, payés. Par qui? Il n'avait pas entendu d'histoires de ce genre depuis la fin de la guerre.

- Et là, de l'ombre, une troisième silhouette a surgi. Nom de Thor, je peux te le dire, il y a eu de la bagarre  ! Des bourre-pifs ! PAF ! Et BAM !!! On s'est battus ! Et finalement, ils ont pris la fuite. Elan... Elon... la femme qui m'a aidé, Biska... bref ! Elle m'a aidé, mais j'aurais pu m'en sortir sans elle ! Je sais me battre ! L'assassinat manqué n'a pas du faire plaisir à mon frère, il aimait bien mettre les moyens pour ses ambitions... Je n'ai jamais compris pourquoi il voulait me faire tuer... j'aurais bien voulu savoir... pas toi ?

Oh que si. François dégluti et tenta de se composer un visage avenant. Il fallait bien faire semblant, se composer un air de spectateur diverti.

-Eh bien, quelle histoire! Oh si, j'aurai aimé savoir!


Et Edouard n'imaginait pas à quel point. Mais les détails étaient pas trop éparts. Maintenant qu'il connaissait l'histoire en entier il allait pouvoir, une fois Edouard sobre, revenir sur la question avec lui. Et peut être savoir qui était cette femme qui l'avait aidé, pour lui poser quelques questions, si elle était toujours sur Paris ou Versailles, bien évidemment... Mais Edouard ne l'écoutait déjà plus. Il reluquait la serveuse avec un air qui en disait long. Transparent. François n'eut même pas le temps de soupirer, que déjà Edouard s'exclamait en chancelant sur sa chaise:

- Viens... allons-y ! Je connais un endroit où... toi et moi... on peut rencontrer de belles plantes... Oh !!!! Allez !!! Ne fais pas ta mijorée !!! Tu vas voir... on va passer un bon moment... et puis, il faut bien que je veille... à ton épanouissement personnel... Hahaha !

Il tenta de se lever et manqua de finir à terre. Le seul endroit qu'il allait visiter etait le carrosse qui le ramènerait chez lui. Il n'y avait pas idée à se mettre dans des états pareils. François lui prit  le bras et le passa par dessus ses épaules pour l'aider à se mettre debout.

-Oui, oui, bien sûr, faisont cela. Mais allons-y en carrosse, cela fera une entrée bien plus imposante. Ces dames n'auront d'yeux que pour nous...


C'était un moyen comme un autre de faire faire à Edouard ce qu'il voulait qu'il fasse. Il fut assez pénible de sortir de la taverne, pour chaque pas en avant, ils en faisaient deux en arrière. François cru qu'il allait le tuer. Mais il se retint. Enfin, la porte atteinte, le cocher s'empressa de venir l'aider et de mettre son maître dans la voiture. Le plus dur était fait. Edouard semblait prêt à s'endormir à peine la voiture se mit en branle, le berçant.

-Chez le Prince
, intima François d'une voix sans appel.

Après tout, il était marquis désormais.

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