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 Le bal des espions ft Luigi

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« s i . v e r s a i l l e s »
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MessageSujet: Le bal des espions ft Luigi   06.04.16 21:32

Avril 1667

Aujourd’hui, Aline exerçait l’une de ses activités favorites ; elle partait en mission. Toute espionne qu’elle était, elle avait pris une autre apparence, bien qu’il y ait peu de chance qu’elle soit reconnue : le couple qu’elle étudierait ce soir était provincial, et se rendait peu à Versailles. Cependant, son déguisement était nécessaire, car le bal organisé par M. et Mme Crassac pouvait rassembler plus de connaissances que prévu. La jeune femme avait donc paré à toute éventualité en adoptant une perruque brune ornée d’une plume blanche et en se maquillant à outrage, chose qu’elle faisait rarement en temps normal. En outre, elle s’était vêtue d’une robe fuchsia au décolleté ravageur, afin d’attirer l’attention sur une partie de son corps moins reconnaissable que son visage.  

La soirée s’annonçait parfaite : le but était de participer au bal, mais avant cela, d’assister au diner donné par le couple en question. Aline devrait donc s’asseoir au plus près du mari ou de la femme, et essayer de récolter des informations sur leur implication au sein de la Main de l’Ombre, l’organisation néfaste qui œuvrait contre le roi en secret. En effet, les espions savaient désormais de source sûre que le mari avait correspondu avec son ancien chef, Hector de Valois, et qu’il avait détourné des impôts, ils soupçonnaient donc un futur soulèvement armé et devaient agir avant qu’il ne soit trop tard. Par conséquent, Aline avait été envoyée en mission. Oui, mais pas toute seule. Elle serait accompagnée pour ce faire de Luigi Colonna, son ami de longue date, qui avait l’extraordinaire capacité de l’agacer au plus haut point et, par moments, de la faire sortir de ses gonds. Justement, la dernière mission qu’ils avaient effectuée ensemble s’était mal terminée. Ils s’étaient une fois de plus disputés et ne s’étaient plus adressé la parole depuis. Ainsi, la jeune espionne attendait devant le logement de Luigi, à la fois grisée par l’adrénaline de la mission, et anxieuse de le revoir, priant pour qu’il l’ait pardonnée. Les deux compères auraient certes pu se retrouver directement au diner, mais il fallait jouer au couple et arriver en bonne et due forme, en carrosse. Celui qu’ils avaient emprunté pour la soirée était d’ailleurs modeste, car leurs –fausses- origines bourgeoises le leur imposaient. Il était hors de question de faire ombrage aux quelques nobles qui seraient présents, de même qu’ils devaient se faire plus discrets que jamais. Inutile d’attirer l’attention sur eux avec autre chose que le décolleté d’Aline, bien qu’ils se soient fait plaisir pour l’occasion, en jetant leur dévolu sur des tenues chics. Non pas qu’ils aient l’habitude de courir le monde en guenilles, mais là n’était pas la question.

Devant la porte de son ami, la jeune femme s’impatientait. Une fois de plus, elle avait tout prévu, organisant la mission de A à Z, et avait du mal à accepter qu’elle commence en retard ou qu’une étape ne se passe pas comme elle l’avait prévue. Et pourtant, c’était ce qui arrivait sans cesse, car une fois lancée dans sa mission, la jeune femme oubliait la moitié –si ce n’est toutes- des étapes qu’elle avait planifiées. Ainsi, ses plans tombaient toujours à l’eau, perturbant parfois le bon déroulement de la mission, et Luigi le lui reprochait invariablement, à juste titre. D’où leur dernière dispute.

Ayant attendu le jeune italien pendant un bon quart d’heure, Aline se décida à frapper à la porte car, au risque de le froisser, leur carrosse patientait. Au moment où sa main allait se poser sur le heurtoir, son ami sorti en trombe. La jeune femme sursauta et fut déséquilibrée pendant quelques secondes, avant de retrouver un appui ferme sur le sol. « Luigi ! J’ai eu peur que tu aies changé d’avis ! »
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Côté Coeur: Tant qu'il bat encore, il battra fort pour son italien, le seul.
Côté Lit: Un certain florentin le partage la plupart du temps. D'autres aussi, moins souvent ...
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MessageSujet: Re: Le bal des espions ft Luigi   18.04.16 21:52

Si Luigi menait sa vie d'espion comme une partition de musique – lui rappelant sans cesse sa rupture avec le compositeur – il n'aimait guère les fausses notes, les imprévus, les couacs. Pourtant, il le savait : jamais un plan ne se déroulait comme il le fallait. Que ce soit avec d'Anglerays, où leur tandem attirait la poisse, avec Campbell, dont il découvrait qu'elle n'était pas un homme à Noël, ou avec d'Argourges, là le plan volait en éclats dés les premières minutes, il savait qu'il fallait toujours rebondir sur ses pattes, qu'il avait fragile. Et savoir que ce soir, il allait jouer le mari d'Aline le faisait soupirer d'avance. Allongé dans son lit, profitant du repos avant la longue soirée, Colonna savait d'avance que ça tournerait mal. Non pas qu'ils échoueraient, non, mais plutôt qu'il faudrait une bonne dose de patience et de ruse pour se tirer du mauvais pas. Avec Aline, il avait difficilement son mot à dire, soit-disant qu'elle gérait tout. En effet, sur le papier, la mission se présentait facilement : trouver des preuves que le détournement d'impôts des Crassac servait à un futur soulèvement pour l'organisation secrète qui voulait renverser le roi. Il faudrait donc passer pour un couple de bourgeois au bal, tenter de parler avec l'un des deux époux, voire de s'infiltrer dans le bureau de monsieur pour avoir des preuves. Si seulement tout se passait comme prévu …

Après une après midi de repos, il fallait penser au travestissement. Bien sûr, le couple et leurs amis qu'il fréquenterait ce soir ne se rendait guère à Versailles et n'avait peut être jamais entendu parler des Colonna, mais avec son physique malingre et sa peau d'albâtre, il était reconnaissable de loin, avec son air d'éternel adolescent malade. Après quelques conseils en déguisement par le maître en la matière, le baron d'Anglerays lui-même, pour … se vieillir et grossir. Le voici avec des vêtements légèrement rembourrés, de quoi lui donner une allure plus musclée, un peu de maquillage pour tromper sa maigreur mais en gardant le temps pâle si à la mode. Usé avec élégance, il avait malgré tout bonne mine et adulte, un véritable exploit ! La perruque brune acheva le tout, il se reconnut difficilement ! Et pour une complète anonymat, il avait opéré sa transformation loin de ses appartements versaillais, dans une demeure parisienne qui lui servait de planque lors de missions. Là il devenait quelqu'un d'autre, monsieur Louis Merle de Beauchamp, un titre un peu pompeux mais qui allait bien avec la tendance précieuse de l'époque. Et malgré tout, il avait l'air terriblement banal. Il peaufinait les détails alors que son amie, et femme de ce soir, l'attendait dehors. Perfectionniste, Luigi avait besoin de vérifier que tout paraissait crédible, comme ce nouveau corps, son âge et son style. Il avait l'impression de monter sur une scène de théâtre.

Puis il décida enfin de quitter sa chambre et descendre rejoindre Aline qui n'en pouvait plus d'attendre !

« Luigi ! J’ai eu peur que tu aies changé d’avis !
Quelle drôle d'idée ! Mais ma transformation a été plus longue que prévue ! Alors en route ! »

Tous deux dans le carrosse, le jeune homme dévisagea la jeune femme qu'il avait du mal à reconnaître, il fallait l'avouer, entre sa perruque, ce maquillage et cet affolant décolleté ! Cela ne ressemblait tellement pas à la Aline qu'il connaissait, il se mit d'ailleurs à rire.

« Nous avons presque l'air grotesques ! Entre ton … atout mis en valeur et mon physique absolument d'une banalité sans nom, nous formons un bien drôle de couple. Mais là, je mets au défi Versailles de nous reconnaître !
Il rit à nouveau, avant de se reprendre. Prête pour ce soir, alors ? »

Luigi savait que ses idées pour la mission ne seraient pas écoutées, mais il profitait du voyage pour en faire part tout de même, pour anticiper d'éventuels problèmes lors de la soirée. Ils n'allaient pas bien loin, à une trentaine de kilomètres de Paris vers le sud, bien loin des demeures particulières et de Versailles. Pourtant, il s'agissait là d'une belle maison, avec une décoration plutôt soignée et d'un joli jardin qui se voulait imitation de la mode actuelle. Bon nombres de carrosses se trouvaient là, plus ou moins richement parés, nobles et bourgeois se mélangeaient rarement, mais tout le monde semblait égaux dans les festivités. Pour parfaire leurs rôles, Luigi aida son épouse d'un soir à descendre galamment du carrosse et avancèrent côte à côte vers la porte d'entrée.

« Noublie pas, on suit le plan. Pas d'improvisation, compris ? On ne fait pas comme la dernière fois ! »

Un valet attendait les invités et les fit entrer dans le vestibule, où madame Crassac en personne vint accueillir le couple Merle de Beauchamp, avec un large sourire, et aussi décolleté tout aussi large.

« Bonsoir mes chers amis, je suis raviiiiiie de vous recevoir ce soir ! Oh madame, quelle robe exquise, vous me donnerez l'adresse de votre tailleur ? Suivez moi, je vous conduis à la fête. »

Ils ne se firent pas priés. Une quarantaine de personnes se trouvaient déjà là, tous à discuter, à rire et à s'amuser. Une partie de cartes se jouaient même près de la cheminée. Dans un coin de la pièce, monsieur de Crassac parlait avec d'autres personnes. Luigi se pencha vers Aline pour lui parler tout bas.

« Je te confie le mari, je suis sûr qu'il sera toute ouïe à … ton charisme, on va dire. »

Une petite pique amicale sur le décolleté de l'espionne, tandis que lui se fondait dans la foule, il espérait pouvoir s'échapper pour trouver le bureau avec les probables preuves !



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« Vivre, c'est survivre. »


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MessageSujet: Re: Le bal des espions ft Luigi   30.04.16 23:10

Luigi rassura Aline en lui expliquant qu’il avait mis du temps à changer d’apparence. En effet, lorsqu’ils furent assis dans le carrosse, les deux amis s’observèrent pour découvrir leur nouveau corps avec amusement. Il prit la parole en premier :

« Nous avons presque l'air grotesques ! Entre ton … atout mis en valeur et mon physique absolument d'une banalité sans nom, nous formons un bien drôle de couple. Mais là, je mets au défi Versailles de nous reconnaître ! Prête pour ce soir, alors ? »

La jeune femme se mit à rire à son tour, particulièrement divertie par les gants qu’il avait pris pour désigner sa poitrine.

« Tu as raison, aucune chance qu’on nous reconnaisse ! Heureusement d’ailleurs, tu risquerais de taper dans l’œil de Mme Dusart, elle aime les hommes matures avec embonpoint ! »

Elle taquinait Luigi car il était vrai que ce soir, son déguisement le vieillissait et l’épaississait un peu. Quant à Mme Dusart, une veuve connue pour son appétit pour les hommes, elle tentait inlassablement de séduire ceux qui possédaient un tel physique, en vain ou non. Pourvu que ce pauvre Luigi ne la croise pas au bal songea Aline, qui imagina la scène en riant.

Tandis que le paysage défilait devant ses yeux, elle pensait à la mission à venir. Ce type de tâches comptait parmi ses missions favorites : le risque pour l’espion était maîtrisé, voire limité, car a priori aller à un bal ne mettait personne en péril, et l’on combinait travail et loisirs, tout en privilégiant bien entendu le travail. En effet, il était toujours plaisant de faire ce que l’on attendait d’elle dans un contexte festif et agréable.

La demeure des Crassac n’étant pas loin, ils arrivèrent vite à destination, et Luigi aida sa fausse épouse à descendre du véhicule. Celle-ci lui sourit, heureuse de voir qu’ils étaient déjà entrés dans la peau de leur personnage et qu’ils allaient enfin commencer. Le jeune (vieux ?) marié lui rappela alors qu’il n’était pas question d’improviser et qu’il ne fallait en aucun cas rejouer la dernière mission.

« Mais oui ! » répondit Aline, un tantinet agacée, même si elle savait qu’il avait raison.

Quand ils eurent pénétré dans la maison, une femme, dont Aline déduisit qu’il s’agissait de la maîtresse de maison, les accueillit plus que chaleureusement : « Bonsoir mes chers amis, je suis raviiiiiie de vous recevoir ce soir ! Oh madame, quelle robe exquise, vous me donnerez l'adresse de votre tailleur ? Suivez-moi, je vous conduis à la fête. »

L’espionne jeta un coup d’œil rapide à son partenaire qui voulait dire « attention, nous avons affaire à une extravagante euphorique ». Puis la jeune femme se para de son plus beau sourire pour répondre amicalement : « Bien sûr Madame, avec grand plaisir ! Merci de nous recevoir dans votre magnifique demeure ! » « Magnifique » était un bien grand mot comparé aux adjectifs que l’on pouvait appliquer au château de Versailles ou aux demeures de certains nobles, mais Aline avait compris que son hôtesse aimait les compliments et l’exagération. Nulle retenue ne s’exprimait en elle, surtout pas dans sa tenue, qui exhibait un décolleté au moins aussi grand que celui de l'espionne…

Le jeune couple la suivit et déboucha dans une pièce immense qui accueillait déjà beaucoup de monde. Luigi indiqua à Aline qu’il partait faire des recherches de son côté, en désignant encore sa poitrine de manière détournée. Celle-ci pouffa dans sa perruque, à défaut d’avoir une barbe, et se concentra sur la pièce qui s’offrait à elle. Les couples étaient nombreux, néanmoins les hommes s’étaient rassemblés pour jouer et pour discuter, tandis que les femmes évoquaient les derniers ragots en date, assises sur les canapés. La jeune femme se dirigea vers le buffet pour prendre une boisson et mieux observer la scène, afin de trouver l’hôte de la soirée. Elle mit peu de temps à le repérer : c’était l’homme le plus richement vêtu. Son plan était simple, il s’agissait de lui lancer des coups d’œil aguicheurs en attendant qu’il vienne l’aborder. Il aurait été trop compliqué de lui parler directement, sa présence serait incomprise par la horde d’hommes qui l’entourait. Une fois la démarche lancée, elle inspecta la foule féminine du regard. C’était réciproque, certaines la dévisageaient d’ores et déjà pour critiquer/admirer sa tenue et s’enquérir auprès de leurs amies frivoles de l’identité d’Aline. C’était d’époque. Au bout de quelques coups d’œil jetés au mari, la jeune femme chercha à savoir si Luigi était revenu. Ce n’était pas encore le cas. Elle s’apprêtait à faire quelques pas pour se rapprocher du Crassac, quand madame Crassac en personne la rejoignit. « Votre mari s’est absenté ? Laissez-moi vous présenter le mien, il sera ravi de faire votre connaissance ! » Plus que jamais enthousiaste, elle s’empara de la main d’Aline et se mit à lui faire des confidences comme si elles se connaissaient depuis des années. « Vous avez vu monsieur Dubuisson ? Son pourpoint est des plus avantageux ! Quel chic, quelle allure ! Il faudra que j’aille lui en toucher deux mots tout à l’heure. » Cette remarque sur les vêtements et l’élégance de cet homme mit la puce à l’oreille de la jeune femme. M. et Mme Crassac faisaient-ils partie de ces couples « libres » ? Au moment où cette pensée effleurait son esprit, elle se retrouva devant le Crassac, et s’empressa de lui faire une révérence, comme s’il était un grand homme, qu’elle voulut révélatrice pour attirer son regard. Le tout avec l’air le plus pur et naïf  possible, qu’elle savait adopter à la perfection. « Allons, relevez-vous mon enfant ! » Déclara l’homme, qui devait avoir la cinquantaine. « Puis-je connaître le nom d’une créature aussi délicieuse ? » Demanda-t-il. Alors, Aline releva le premier défaut de leur mission : ils avaient oublié de se donner leurs faux prénoms, ils ne connaissaient que leur nom de famille. « Lina Merle de Beauchamp, enchantée monsieur… » dit-elle avec son plus beau sourire. Pourvu que Luigi n’indique pas un prénom différent à ses hôtes ou aux invités pour désigner son « épouse ».
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