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 Mini intrigue♕ Le quiproquo du Châtelet

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TROLL de Versailles

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MessageSujet: Mini intrigue♕ Le quiproquo du Châtelet   07.03.16 21:37


Le quiproquo du Châtelet



Au Châtelet, on sait quand on y entre, rarement quand on y sort. Enfin, cela vaut surtout pour les criminels et divers bandits, quand on a rien à se reprocher, on fait ce que l'on veut. Voilà pourquoi Olympe de Coligny y entra, avec la persuasion de sortir assez tôt pour retrouver un vendeur de vin pour un prochain dîner dans sa demeure, pour déclarer le vol d'un bijou. Habillée simplement pour l'occasion, la marquise attendit qu'on la reçoive. Monsieur de La Reynie étant absent, un de ses hommes, le commissaire Brunet, la fit entrer dans son bureau. C'est là que le quiproquo entre en jeu : Olympe est confondue avec une presque homonyme, Olive Cogny, domestique ayant l'habitude de voler ses maîtres. Et impossible de faire entendre raison à ce policier ventripotent qui la laissa méditer à son sort.

La peine fermée à clé se rouvrit sur une autre personne, quelques minute plus tard. Victor d'Amboise entra à pas de loup. Capitaine des Gardes, il pouvait venir au Châtelet comme bon lui semblait, et usait de cette position pour chercher quelques dossiers compromettants. Aujourd'hui, il cherchait à détruire un témoignage où quelqu'un semblait avoir reconnu son fidèle bras droit dans de mauvais quartiers parisiens. Sans avoir vu Olympe, il commença à fouiller ...

Contraintes :
Olympe de Coligny ne devra pas dire son identité, ni au commissaire ni à Victor.
Victor d'Amboise devra donner la raison la plus idiote possible de sa présence ici.

Rappel : N'oubliez pas que ce seront des topics courts, maximum 800 mots (environ 1 page Word) pour permettre de répondre rapidement et de rendre le topic dynamique. Bontemps reviendra vers vous après ce premier tour. What a Face


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« Versailles, haut lieu du pouvoir royal, était réputé comme lieu de réflexion. Notamment grâce à la galerie des glaces. »

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MessageSujet: Re: Mini intrigue♕ Le quiproquo du Châtelet   27.03.16 17:57

Sans égard pour le travail de ses domestiques, Olympe retournait littéralement ses appartements situés tout près de ceux de la duchesse d’Alençon puisqu’elle en était l’Intendante.

- Mais où est donc cette broche ? Celle de ma mère en rubis et diamants ? demanda t-elle très agacée à sa camériste.

Pour toute réponse, cette dernière haussa les épaules. La marquise ne la soupçonnait pas du moindre vol, cela faisait des années que Charlotte était au service de sa famille et c’était encore plus incompréhensible !

- Mademoiselle l’a peut-être oubliée à son hôtel particulier parisien ?
- Impossible, je la portais encore avant-hier et je l’ai rangée là, dit-elle en désignant son coffret à bijoux. On me l’a prise, je ne vois que ça !
- Qu’allez-vous faire ?
-Me rendre au Châtelet pour déclarer le larcin.

Dans un réflexe tout domestique, sa suivante ouvrit aussitôt ses armoires et en sortit une toilette de velours prune agrémentée de riches dentelles. Olympe qui venait de s’asseoir devant sa coiffeuse l’arrêta net.

- Non non, donnez-moi une robe plus simple. La cour ne doit rien savoir de cette affaire, plus je me ferai discrète, mieux ça sera. Il ne sera pas dit que l’on puisse me voler sous mon propre nez comme la pire des sottes, on me comparerait à Michèle de Bourgogne ! s’indigna t-elle plus encore, rien qu’à cette seule idée.

Une demi-heure plus tard, elle quitta Versailles sans avoir oublié quelques contrats de la plus haute importance. Ne devait-elle pas signer avec un viticulteur au cours de la journée ? Un salon allait bientôt se tenir dans sa demeure au cours d’un dîner et l’on manquait de bouteilles Coligny-Saint Bel. Un détail sans importance, un bon cru de Franche-Comté que l’on présenterait comme tel ferait l’affaire, le temps que la production s’accélère. Elle paierait suffisamment cet homme pour ses services et son silence.

Plongée dans ces pensées financières, Olympe arriva enfin au Châtelet. Cette prison, qui s’élevait sinistrement dans le ciel de Paris faisait décidément froid dans le dos. Mais comme elle n’avait pas l’intention de s’éterniser, ce ne serait qu’un mauvais moment à passer. La jeune femme frappa à la lourde porte et un garde se présenta au guichet. Elle demanda à parler au lieutenant de Police et donna son nom. Un nom qui s’écorcha car le vent qui soufflait dans cette rue lui avait légèrement brisé la voix.

Après s'être éloigné quelques minutes, le soldat lui céda le passage et lui indiqua un bureau à l’étage. Elle s’y rendit et patienta. Ce n’est pas la Reynie qui y entra cependant mais son remplaçant, un certain commissaire Brunet. Que lui importait, il ferait tout aussi bien l’affaire pour cette plainte ! Elle le salua et lui expliqua la raison de sa venue, mais la réaction  inattendue de l’homme la stupéfia sur place.

- Oui oui bien sûr, on t’a volée, c’est le monde à l’envers n’est ce pas Olive Cogny ? Généralement, c’est plutôt toi qui fais ça ! Je dois dire que tu ne manques pas de culot de te présenter ici !
- Comment ? balbutia t-elle.

S’en suivit un dialogue de sourds où fusaient des accusations plus ridicules les unes que les autres auxquelles elle ne pouvait pas répondre. Ce Brunet ne cessait pas de l'interrompre. Comment dans ces conditions lui donner son vrai nom ?

- Vous vous trompez …
- C’est ça, je reviens dans une heure, tu te seras faite plus raisonnable j'espère et j’enregistrerai tes aveux !

Impuissante et bouche bée, la marquise se fit enfermer à double tour. Se terrant dans un coin sombre, elle n’en revenait pas, par quel miracle allait-elle faire entendre raison à cet âne bâté ? Il ne l'écouterait jamais ! Retournant dans sa tête toutes les solutions possibles, elle ne s’aperçut pas immédiatement qu’un individu venait de pénétrer dans la pièce. Il faut dire qu’il se déplaçait à pas de loup. Ouvrant des tiroirs de toute part et des dossiers posés sur le secrétaire, il ne faisait aucun doute qu’il fouillait.

- Si vous cherchez la clef, elle est dans votre main, ironisa t-elle, elle qui ne pensait qu’à sortir d’ici.

Restant dans son recoin  et encapuchonnée à cause du froid, elle se racla la gorge pour rendre sa voix plus claire.

- Bonjour, je suis la victime d’une terrible injustice, à qui ai-je l'honneur ?

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MessageSujet: Re: Mini intrigue♕ Le quiproquo du Châtelet   22.06.16 13:28

Francesco Contarini était un des meilleurs hommes de Victor. Largement sous-estimé par feu Hector de Valois, le vénitien avait trouvé une place toute indiquée aux côtés du baron d’Amboise, accédant à un statut de bras droit assez similaire à celui de sa chère cousine Catherine-Charlotte – mais là où elle était sa conseillère la mieux avisée, Francesco était celui sur lequel il pouvait compter pour l’action, une ombre qui pouvait marcher dans ses pas et sur laquelle il pouvait s’appuyer pour certaines tâches… risquées. Malheureusement, avoir un homme de main efficace n’était pas sans risque, et Contarini n’était pas invisible. Un meurtre pour faire taire un mercenaire trop bavard, un témoin au mauvais endroit au mauvais moment, et voilà qu’une description un peu trop précise de Contarini traînait dans les témoignages écrits du Châtelet.
Apprenant d’un de ses hommes à la garnison que La Reynie était absent, le capitaine décida de tenter sa chance. La Reynie hors du Châtelet, cela voulait dire qu’il avait toute latitude pour agir sans éveiller les soupçons. Les Gardes amenaient régulièrement des prisonniers dans les geôles de la tristement célèbre prison parisienne, et plus personne là-bas ne s’étonnait de voir passer le capitaine des Gardes Françaises sous prétexte de venir signer une décharge ou consulter des dossiers. Il était libre d’entrer et sortir comme il le souhaitait – un privilège dont peu pouvaient se vanter entre ces murs – et comptait bien en profiter.

Préférant néanmoins jouer la carte de la sécurité, c’est drapé dans un manteau et encapuchonné que Victor remonta les rues de Paris pour gagner le Châtelet, désireux de s’assurer que personne ne relierait la disparition d’un témoignage à sa présence sur les lieux. Mais pour l’heure, Amboise arrivait à hauteur de l’imposante bâtisse et attendit, derrière un muret, que le garde du portail ouest ne s’absente. La chance lui sourit lorsqu’un de ses collègues l’interpella et l’enjoignit de le rejoindre de son côté : sitôt l’homme parti, Victor se glissa derrière le portail et prit une allée dérobée qui longeait la prison à l’abri des regards. Là, il tomba sur une vieille porte visiblement désuète, et sortit un trousseau de clés de sa cape. La troisième fut la bonne, et d’un coup d’épaule, il parvint à ouvrir le passage qui le menait dans les tréfonds inconnus du Châtelet.

Victor n’eut guère de mal à trouver son chemin et gagna la partie du bâtiment où se trouvaient les bureaux. Là, son plan d’anonymat complet tomba à l’eau : un garde lui tomba dessus au détour d’un couloir.

« Ah ! Vous m’avez fait peur mon capitaine ! » soupira le garde non sans un rire. « Vous êtes venu récupérer des papiers ? Fouillez, ils doivent bien être quelque part ces papiers ! »

Si en plus il avait la bénédiction du garde… Victor le salua, et une fois l’homme disparu, il rabattit sa capuche sur sa tête et entra dans le bureau où il savait qu’il trouverait le fameux témoignage. Refermant la porte à clé derrière lui, il ne prit pas le temps de regarder à l’intérieur de la pièce, persuadé qu’il était seul, et entreprit de fouiller les étagères quand une voix manque de le faire sursauter.

- Si vous cherchez la clef, elle est dans votre main.

Victor fit volte-face, distinguant enfin une silhouette dans la pénombre. Une femme, de ce qu’il voyait et entendait. Pris au dépourvu, Victor ne sut comment réagir – mais l’inconnue lui donna le temps de reprendre contenance.

- Bonjour, je suis la victime d’une terrible injustice, à qui ai-je l'honneur ?

Après s’être souvenu que son visage était bien dissimulé sous sa capuche, Victor se rasséréna – mais dut tout de même invoquer ses talents d’improvisation pour justifier sa présence dans cette pièce.

« Je… suis venu aider un ami. Un Garde du Châtelet, qui a laissé des écrits quelque peu compromettants dans ce bureau. » Sentant qu’il ne s’en tirerait pas avec si peu, Victor ajouta : « Comprenez bien madame, on s’ennuie facilement à tourner en rond dans une prison toute la sainte journée. Alors mon ami a décidé d’amener en douce de la littérature… scabreuse, pour meubler les heures longues. »

Seigneur, il n’avait vraiment pas pu trouver mieux ? Se morigénant intérieurement, il toussota, feignant l’embarras.

« Cet idiot en a oublié un exemplaire ici et craint que son chef ne tombe dessus. Pas que je cautionne, notez bien. Mais il était tellement désespéré… »

Contarini la lui revaudrait, celle-là.

« Permettez, je dois faire vite. » conclut-il, peu désireux de s’étendre en discussions avec une inconnue qui pourrait l’identifier. C’était sans compter les tours farceurs du destin…

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