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  Mini intrigue ♕ Sur le chemin des dames

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MessageSujet: Mini intrigue ♕ Sur le chemin des dames   15.11.15 21:00


Sur le chemin des dames



Le mois de septembre comptait encore d'agréables journées ensoleillées. Le comité des dames avait donc décidé d'organiser une collation autour de l'art près de la grotte de Thétis. C'est Aliénor de Wittelsbach, membre prestigieuse qui avait été désignée à sa grande joie. Bientôt se presseraient ici plusieurs peintres femmes ou des chanteuses qui interpréteraient des airs à la mode. Peut-être même que l'on pourrait accueillir de nouvelles adhérentes qui sait ? Mais pour l'heure, l'archiduchesse devait superviser tous les derniers détails. C'est à l'intérieur de la grotte même que devaient être dressées les tables pour nourrir une bonne trentaine de participantes.

Mais lorsque l'archiduchesse y pénétra, elle y trouva Joan of Leeds, qui ayant fait porter sa harpe adorait la tranquillité habituelle de cet endroit pour jouer. Entendant les pas et apercevant la visiteuse du coin de l'oeil sans le montrer puisqu'elle reste officiellement aveugle, elle demanda si sa présence gênait. Aliénor la fit poliment rasseoir et continuer. Il restait encore bien une heure avant l'arrivée des convives, de plus comment arrêter quelqu'un d'aussi talentueux ?

De son côté, Richard Sanson, venu à Versailles pour chercher ses ordres concernant un condamné à mort d'état allait quitter les lieux pour rejoindre Paris. Mais l'un des cuisiniers portant les mets les plus fins, dont un quartier de bœuf coupé en tranches fines passa devant lui et il le suivit. Grand amateur de bonne chère, il espérait pouvoir en prendre quelques unes à la barbe des courtisans. Lorsque le domestique arriva à la grotte, le vol lui sembla alors impossible, jusqu'à ce qu'il entende un grand bruit. Apparemment, une des tables venait de s'effondrer. Bon manuel, il apparut presque aussitôt tel un sauveur, afin de réparer cette fameuse table tout en espérant qu'on le récompenserait en l'invitant ... à table.  

Contraintes :
Joan devra placer une métaphore.
Aliénor aura reçu la table sur les pieds.
Richard ne devra pas placer le mot viande dans son post.

A savoir/ A se rappeler : N'oubliez pas que ce seront des topics courts, maximum 800 mots (environ 1 page Word) pour permettre de répondre rapidement et de rendre le topic dynamique. Bontemps reviendra vers vous après ce premier tour. What a Face


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« Versailles, haut lieu du pouvoir royal, était réputé comme lieu de réflexion. Notamment grâce à la galerie des glaces. »

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MessageSujet: Re: Mini intrigue ♕ Sur le chemin des dames   23.11.15 14:13


« Un jardin, même tout petit, c'est la porte du paradis. »


Quel honneur d’avoir à organiser le déjeuner du Comité des Dames ! Aliénor aimait s’investir quand il s’agissait de promouvoir l’art, et surtout l’art au féminin. La duchesse de Montpensier avait eu là une grande idée et les dames de la Cour se ravissent d’un tel comité ! Et pour ce déjeuner, il n’y avait pas mieux que de manger à l’extérieur, non ? Au départ, l’archiduchesse avait pensé à son hôtel ou dans un lieu ravissant, mais il aurait été dommage de s’enfermer par un pareil soleil. Et les jardins de Versailles avaient tellement de jolis lieux qu’il serait dommage de ne pas en profiter. Bien sûr, il fallait une autorisation royale et la jeune femme avait demandé à Bontemps ce qu’il était possible de faire, et où. L’homme le plus proche du roi lui promis une réponse dans la journée sur les lieux possibles, afin aussi d’assurer la sécurité. Autant dire qu’à l’heure de la collation d’après-midi avec la Reine, l’autrichienne reçut un pli signé du premier valet du roi lui proposant l’ouest du canal, la ménagerie ou la grotte de Thétys. Aliénor préféra cette dernière solution, il permettait d’avoir un abri pour déjeuner et exposer les œuvres, mais aussi profiter du jardin. Et puis, la grotte située un peu à l’écart donnait un peu d’intimité pour décourager les curieux non invités.

Après avoir dressé la liste des invités, envoyés les faireparts, s’occuper de la nourriture, il ne restait plus qu’à dresser les tables le jour J. La jeune femme, dans un jolie robe vert sapin rebrodée d’argent, une ancienne robe remise à la mode par ses petites mains, arriva donc à la grotte en fin de matinée avec son cortège de valets avec les tables, de quoi faire une petite estrade à l’extérieur pour les chants et les spectacles, le linge de maison, la vaisselle et la décoration adéquate. Il y avait encore le temps d’accueillir les invités et les artistes, il n’y avait pas de raison que cela se passe mal ni qu’on les dérange. Mais voilà, arrivées à la grotte, Aliénor aperçut une personne à l’intérieur. Pensant tout d’abord à une musicienne qui répétait, elle eut la surprise, un peu désagréable tout de même, d’y voir une femme de cour, la sœur de la favorite. Même si cette dernière était aveugle, l’autrichienne signala tout d’abord sa présence par un bonjour avant de saluer brièvement, par politesse.

« Ne vous dérangez pas de suite, nous n’en sommes qu’aux préparatifs. Et il est agréable que cela se passe en musique. »

Aliénor restait toujours bienveillante à l’égard des autres, sans calcul véritable. Puis Joan ne gênait pas vraiment dans l’installation des tables, juste il faudra qu’elle parte avant l’arrivée des invités, voilà tout.

Tout se passait bien, les tables furent installées, il manquait les chaises mais elles arrivaient petit à petit. On mit la nappe, un centre de table en bronze venu de la collection personnelle de la Grande Mademoiselle, les assiettes et couverts, ainsi que les verres en cristal. Aliénor semblait ravie, et alors qu’on commençait à préparer la seconde table, la jeune femme entendit un craquement et brusquement, le plat de la table s’effondra et un coin tomba pile sur le pied délicat de la jeune femme qui retint un cri de douleur. De suite, les valets soulevèrent le lourd morceau de bois  pour en dégagé le pied meurtri et on lui donna une chaise pour qu’elle puisse s’asseoir.

« Nom de Dieu ! Elle plaça sa main devant sa bouche face à ce blasphème et se tourna vers Joan, désolée. Oh pardonnez-moi, je voulais dire nom d’une pipe. Je sais bien que c’est pas beaucoup plus pieux, mais au moins on est à genoux. »

Mais pendant ce temps, la table restait toujours à terre, et l’on apportait déjà la nourriture, qu’on réserverait derrière en les maintenant au chaud. Et bien sûr, pas un manuel parmi les valets, ce serait trop beau. Non, tous semblaient désemparés face à cette situation. Un homme débarqua alors, l’air un peu étrange et trop mielleux pour être honnête, mais expliquant qu’il pourrait réparer la table sous peu.

« Est-ce vrai monsieur ? Pourriez vous aider une jeune femme à finir les préparations ? Si vous réussissez, vous serez bien récompensé. »

Elle ne savait pas encore comment, par la nourriture ou un peu d’or mais cela motivait toujours un peu plus …

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MessageSujet: Re: Mini intrigue ♕ Sur le chemin des dames   09.12.15 22:52

Les ordres, les ordres... toujours les ordres. Une fois ne fut pas coutume, Richard se trouvait à Versailles pour y récupérer ses instructions auprès du Roi, du moins en l'occurrence de l'un de ses nombreux sous-fifres, ce dernier étant occupé à régler une affaire de la plus haute importance. Sanson ne s'en offusquait guère. Il n'allait tout de même pas se plaindre, lui qui détenait un privilège immense que celui d'ôter la vie à des mécréants. Assidu et appliqué à son devoir de bourreau, il lit la missive pour prendre connaissance de sa prochaine escapade. Régler le compte d'un condamné à mort en l'escortant de Versailles jusqu'à Paris. Le seul bémol dans cette histoire, c'était l'heure... Le transfert se ferait en fin de journée. Sérieusement ? Et qu'allait faire, lui, pendant tout ce temps ? Se tourner les pouces ? Il réfléchit intensément à la façon dont il pouvait mettre ces heures à contribution. Il se trouvait à Versailles, les activités ne manquaient guère. Il suffisait de piocher. Jeux de cartes, jeux de paris, jeux plus intimes peut-être s'il repérait une courtisane à son goût ? Ou alors, non mieux que tout cela... jeu de terreur. Car si Richard passait son temps à exécuter la justice du Roi, il aimait s'adonner à une activité : terroriser les gens, surtout les plus faibles. Dans le secteur, il devait bien y avoir un noble, homme ou femme, à angoisser. Le mode opératoire restait le même : suivre sa victime, en étant le moins discret possible et en gardant une mine fermée, grave. L'idéal : ne pas cacher qu'il était bourreau ! La trouille serait au rendez-vous !

Mais voilà, quelque chose vint perturber ses plans. Alors qu'il regardait la poitrine gonflée d'une marquise, sans se gêner, un délicieux fumet vint lui titiller les narines. Il renifla subtilement l'odeur délicate. Du gibier ! Il le reconnaissait entre mille ! Aussitôt, dans un grand bruit qui aurait fait rougir n'importe qui ayant un minimum de décence, son estomac se mit à grogner d'envie. Il avait faim ! Voilà ce qui arrivait lorsque l'on ne mangeait pas le matin pour être exemplaire à son travail. Voyons, ce gros plein de soupe semblait faible. Il suffisait qu'il lui rentre dedans, qu'il le projette par terre tout en lui piquant le plan. Ensuite, il irait se planquer derrière un rideau dans une salle pour s'empiffrer et ronger la chair jusqu'à l'os ! Il se voyait déjà, adulé et riche, vivant une orgie culinaire, engloutissant des faisans et des sangliers entiers ! Ce fut sans doute pour cela qu'il ne mit pas son plan d'attaque à exécution. Parce que cette petit boursoufflure sur deux pattes n'avait qu'un maigre plat en sa possession. Richard, malin, ne tarda pas à deviner qu'il y avait forcément un banquet quelque part. Et le bonhomme se dirigeait vers l'extérieur ! Un pique-nique ! Excellent idée, tiens ! S'il suivait le tonneau humain, il finirait par arriver au banquet, où les gens seraient soient trop occupés soient trop ivres pour le remarquer. Richard leva les yeux vers le ciel. Il allait remercier Dieu lorsqu'il haussa les épaules, après tout, pour l'heure, son estomac restait vide. Il prit l'homme en filature, et ne tarda pas à arriver dans la grotte.

Hélas, l'endroit était étroit, gardé et visiblement destiné à accueillir un sacré festin ! Impossible de commettre le moindre larcin. Il resta en retrait, faisant mine d'inspecter la sécurité. Avec ses vêtements sombres et sa mine froide, personne n'osa lui demander qui il était. Sauf peut-être un soldat qui s'approcha. Celui-ci ouvrit la bouche lorsqu'il y eut un grand fracas. L'une des tables venait de s'effondrer, et une jeune femme l'avait prise sur le pied. Elle lâcha un juron sonore, qui fit sourire le bourreau. Il ne connaissait pas la concernée, mais voir la façon dont elle s'était fagotée et son air offusquée par le propos qui lui échappait, elle appartenait probablement à la catégorie des bigottes. Comme le soldat se tournait vers lui voyant que la malheureuse était prise en charge, Richard leva un bras comme pour le stopper et dit à voix haute, avec le pire sourire de faux-cul que Dieu ait pu inventer à la Création :

- Désolé, je ne peux pas parler, je suis en mode héros !

Et comme le garde resta soufflé, il s'approcha, la démarche dynamique. Oh, ce n'était pas sans arrière pensée. Il avait l'eau à la bouche et ne pensait qu'à une chose, manger. Alors quoi de mieux que s'incruster ? Et pour cela, réparer cette table restait la meilleure des opportunités. On ne refusait jamais l'hospitalité à celui qui vous venait en aide, surtout ici, à Versailles !

- Je vais vous réparer cette table en un rien de temps ! Elle sera comme neuve ! Que l'on m'apporte un marteau ! Et un seau d'eau pour le pied de Madame... Ca va aller, vous ne souffrez pas trop ?

Sa voix était compatissante, mais son regard d'un bleu glacial donnait la chair de poule. En effet on y lisait le sadisme pur et simple. Il n'avait que faire du pied de la belle, ce qui l'intéressait là, c'était de manger à l'oeil ! Mais pour quiconque ne le connaissait guère, il était simplement bizarre...

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MessageSujet: Re: Mini intrigue ♕ Sur le chemin des dames   27.04.16 16:32


Sur le chemin des dames

(Chapitre 2)



L'incident avait retardé l'organisation du pique-nique mais heureusement tout semblait s'arranger ! Le bourreau avait déjà retroussé ses manches et on lui apporta comme il l'avait demandé un marteau et un seau d'eau pour le pied d'Aliénor.  A quelques mètres de là, le sieur Charles Perrault secrétaire de la Petite Académie, alerté par le bruit s'était approché avec quelques badauds. A la vue de l'archiduchesse, il s'exclama et lui demanda de rester dans cette position quelques instants. Il venait d'avoir une soudaine inspiration dont il faisait part au frère de Colbert, le comte de Maulévrier qui l'accompagnait. En place de ce vulgaire seau, il imaginait un soulier ou une pantoufle et cet objet pourrait changer la vie de l'héroïne de son futur récit.

Affamé par toute cette nourriture, Richard était très loin de toutes ces considérations littéraires. Il travaillait vite et bien. La table fut remise debout en un rien de temps.  On replaça nappes et vivres et Aliénor bien que boitillante se remit à la tâche, la liste de ses invitées à la main. Joan quant à elle n'ayant plus rien à faire ici, prit congés et sortit tout naturellement au bras de son époux.

Le couvert étant mis, Richard attendait ENFIN sa récompense mais monsieur Perrault ne voulait décidément pas lâcher un tout autre morceau ... Excité, il était un véritable moulin à paroles impossible à arrêter ! Il fallait pourtant qu'il quitte les lieux avant l'arrivée de ces dames.

- Comment pourrait s'appeler cette fille ? Et son soulier, de vaire ou de verre ?

Il se tourna soudain vers Sanson.

- Tiens vous aussi, vous m'inspirez quelque chose ! Pardon de vous dire cela mon cher, mais votre visage n'est pas d'un abord très sympathique. Je vous imagine assez bien en tueur et cette barbe naissante vous rend encore plus ténébreux. Intéressant ...  

Voilà qu'il recommençait à avoir des idées d'écriture ! Mais qui parviendrait à le faire taire ? Peut-être que pour ça, il valait mieux rentrer dans son jeu.

Contraintes :
Aliénor argumentera pour l'une OU l'autre des pantoufles.
Richard devra donner l'idée de l'égorgement à Perrault pour son futur conte de Barbe Bleue.

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MessageSujet: Re: Mini intrigue ♕ Sur le chemin des dames   19.06.16 21:59

L'estomac gargouillant à la vue de tous ces vivres, Richard n'avait pas l'intention de se mêler des diatribes de cette espèce de scribe pompeux... Qu'il aille donc se faire voir chez les grecs avec ses histoires ! Ou sans d'ailleurs ! Tout à son ouvrage, le bourreau répara la table. Il fit ça bien et vite ! Pourtant d'habitude, il séparait les corps, il ne les recollait pas. Cela le fit rire intérieurement. Un des valets présents remarqua son oeil pétillant quand il enfonça le clou brutalement dans le bois. Leurs regards se croisèrent puis le bonhomme prit ses jambes à son cou, sans demander son reste. Alors que l'on mettait le couvert, le bourreau s'approcha des victuailles mais une espèce de vieille teigne se mit en travers de sa route, pour l'empêcher de se servir. Sanson n'eut pas d'emprise sur elle. Intérieurement, il la regarda quand même avec un air satisfait, en se disant qu'elle se rapprochait de la mort et qu'elle paierait donc son affront. A son âge, peut-être même qu'elle s'étoufferait avec une olive et qu'elle en crèverait dans la minute qui suivrait ! Richard repéra le gros médaillon au ras de son cou. Sûrement un métal pauvre, mais il pourrait en tirer un bon prix. Il finit par se tourner vers Perrault qui continuait ses pâlabres avec insistance... Cet homme ne s'arrêtait-il donc jamais de parler ? Il commençait à lui casser les oreilles. Il était un fait qu'on ne pouvait enlever à Richard : il ne donnait pas envie d'engager une conversation. Froid, austère, il disposait d'une sombre réputation. Aussi, quand Charles l'interpela, il fronça férocement les sourcils. Ce regard de tueur aurait fait taire n'importe qui, mais pas Perrault... Richard se radoucit néanmoins en entendant la suite.

- Que de compliments ! Merci !

Un silence pesant s'installa. Malaise... Le pire c'est que Richard était parfaitement sincère ! Voilà qui le changeait. Il poursuivit, sans être gêné le moins du monde par les regards fuyants des autres.

- Il est vrai qu'il existerait mille façons de tuer... C'est d'ailleurs triste de devoir choisir parmi toutes ! Vous savez quelle est la meilleure façon de tuer un animal, ou même un homme, c'est la même chose ? L'égorgement.

Il se saisit d'un couteau et s'approcha de Perrault devant son "public" médusé. L'écrivain devint tout pâle et ne put que balbutier lorsque Richard posa la lame sur son gloître. Tout naturellement, le bourreau poursuivit :

- Une entaille, nette, horizontale, ici, sous la pomme d'Adam... le sang s'écoule, les cordes vocales sont tranchées. Plus de son, pas de cri, juste des larmes, sans sanglot, sans bruit. L'étouffement absolu. Et puis finalement, la chute, le rideau, comme au théâtre mais dans l'indifférence macabre. Et voilà que vint l'ovation silencieuse ! Admirable n'est-ce pas ?

Il jeta le couteau à travers les air et la lame se planta dans le pied de la table qu'il venait de réparer, sèchement et profondément. Un des valets tomba dans les pommes. Richard, reprenant un ton affable, ajouta :

- Une fille sans soulier est une souillon, bonne à récurer le par-terre ! Feriez-vous l'outrance à Madame de la comparer à une pauvresse ? Pourquoi ne pas la nommer Cendrillon tant que vous y êtes !

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MessageSujet: Re: Mini intrigue ♕ Sur le chemin des dames   03.07.16 18:03

Son pied souffrait le martyr, Aliénor s'assit sur une chaise et serrait les dents pour ne pas hurler de douleur. Non car jurer comme une charretière n'était pas son genre et elle avait reçu une trop haute éducation pour se laisser aller à un tel comportement. Et puis il y avait cette table à réparer avant l'arrivée de tous les invités … Au pire elle pourrait rester assise, peu de personnes de l'assistance seront de plus haute naissance qu'elle, juste la duchesse de Montpensier, et cette dernière comprendrait qu'avec un pied estropié, difficile de saluer. La question d'étiquette résolue dans sa tête, il fallait penser pratique. Heureusement que cet homme à l'air rustre traînait dans les parages, sans doute un palefrenier, ou un jardinier. Qu'importe, s'il arrivait à réparer les dégâts, elle le remerciera gracieusement. Mais en attendant son pied …

« Et un seau d'eau pour le pied de Madame... Ca va aller, vous ne souffrez pas trop ?
Juste l'envie de me couper le pied, mais à part ça … De l'eau glacé fera du bien. »

Heureusement qu'on avait des seaux pour garder des bouteilles fraîches et des glaçons à l'intérieur. Après un tressaillement en plongeant son pied fin dedans, l'archiduchesse soupira d'aise. Voilà qui était bien mieux, mais sa camériste leva ses jupons et se lança dans les jardins pour quérir un médecin. Il ne fallait jamais plaisanter avec les petits bobos à cette époque, si on ne soignait pas maintenant, qui sait si la gangrène n'allait pas venir ? Mais pas le moment de penser à des questions médicales qu'un groupe de personnes arriva à elle, dont Charles Perrault qu'elle connaissait fort bien. Ce dernier avait eu une vision d'un conte en la voyant le pied dans le seau. Comme quoi l'imagination des gens ne tenaient pas à grand-chose. Le médecin arriva à son tour, observa le pied et après l'avoir bandé, il lui dit qu'il passerait la voir demain mais que ce n'était qu'un choc, rien de grave. Enfin, elle put se lever et clopinant, elle reprit son organisation, pendant que la table était terminée. Seulement, Perrault avait eu l'idée de parler au réparateur, et celui-ci tint un discours … étrange. Parler de mort de cette façon mettait Aliénor mal à l'aise et elle s'éloigna légèrement de Richard et son couteau, pas envie de finir la gorge tranchée comme il le racontait. Puis il reprit un ton plus badin.

« Une fille sans soulier est une souillon, bonne à récurer le par-terre ! Feriez-vous l'outrance à Madame de la comparer à une pauvresse ? Pourquoi ne pas la nommer Cendrillon tant que vous y êtes !
Cendrillon ! Mais qu'elle belle idée ! Bien sûr, madame l'archiduchesse ne m'inspire point une souillon mais plutôt une jeune fille délicate dont la vie semée d'embûches ne l'a pas empêché de voir sa vie transformée. Madame, seriez vous assez aimable pour prêter les traits de mon héroïne ?

Si cela peut vous faire plaisir monsieur Perrault, répondit-elle avec le sourire aimable. Et je préfère le verre. Je ne me vois guère avec des souliers en fourrures, cela me fait penser à ces rustres russes dans leurs châteaux en bois. Ou aux germaniques, comme madame de Hohenzollern. Je préfère encore danser dans du verre que remettre ce genre de chaussures.
Oh oui, une belle-mère ! Le grand classique des histoires. Si l'étiquette me le permettait, je vous embrasserais ! Mais l'auteur que je suis vous dédieras mon prochain recueil. »

La voici héroïne d'un futur conte de monsieur Perrault. Entre flattée et gênée, Aliénor préféra revenir à ses affaires pendant que l'écrivain dictait à son secrétaire à voix basse. Puis elle posa les yeux sur don réparateur de table, toujours inquiétant. Mais puisqu'elle lui avait promis quelque chose, il fallait bien s'y tenir … et donc lui parler.

« Monsieur, merci de votre aide, je pense que cela va bien tenir à présent, elle tapa légèrement la table pour s'en convaincre. Je vous ai promis une récompense, que vous ferait-il plaisir ? »

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MessageSujet: Re: Mini intrigue ♕ Sur le chemin des dames   10.09.16 23:33


Sur le chemin des dames

(Chapitre 3)



Monsieur Perrault était en transe, si on ne connaissait pas le personnage, on aurait pu aisément le prendre pour un fou. Il s'éloignait en dictant frénétiquement des idées à son secrétaire et passait d'une histoire où un homme égorge ses femmes à celle où une pauvre orpheline est victime de la jalousie de sa belle-mère.

Mais Aliénor et Édouard ne l'écoutaient plus. L'archiduchesse se sentant mieux se fit alors un devoir de proposer son dû à Richard.

Celui-ci se servit donc copieusement, en particulier du fameux quartier de bœuf. Difficile pour Aliénor de lui demander d'être moins glouton. Si l'homme paraissait déjà féroce à l'ordinaire, il l'est encore plus lorsqu'il mangeait. Pourtant il fallait bien en laisser pour les autres surtout à la Grande Mademoiselle, créatrice de la société et dont c'était le plat préféré.

D'ailleurs, quand on parle du loup, on voit souvent sa queue, ou plutôt sa tête. La princesse suivie par une dizaine de grandes dames s'approchait. A la hauteur de l'archiduchesse et du bourreau, elle fronça les sourcils contrariée par ce spectacle.

- Avez-vous recruté monsieur dans notre cercle, mademoiselle de Wittelsbach ?
- Puisque ce buffet est réservé aux adhérents, je suppose que oui, renchérit une de ses accompagnatrices visiblement ravie de voir Aliénor dans l'embarras.

La princesse scruta soudain les mains et le visage de Richard et jugea à ce coup d'oeil, qu'il ne pouvait ni être musicien ou peintre ou comédien comme Molière qui lui aussi faisait parti du comité des dames, à titre exceptionnel.

- Monsieur chante sans doute ? Il pourrait animer notre petite réunion mesdames. Qu'en dites-vous ?
- Oui il nous inspirera ! Connaissez-vous un chant mélodieux ? demanda une autre grande dame.

Puis dans un brouhaha, chacune des participantes installa son chevalet à l'entrée de la grotte.

Contraintes :
Aliénor devra réciter un compliment en vers à la Grande Mademoiselle.
Richard devra essayer de chanter un air grégorien.

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MessageSujet: Re: Mini intrigue ♕ Sur le chemin des dames   18.12.16 12:04

Il n'était pas certain que demander à un bourreau ce qu'il voulait soit bien prudent. Cela dit, Aliénor avait de la chance que Richard soit obsédé, en cet instant précis, par la faim. Comme si elle avait lu dans ses pensées, elle lui proposa de se servir, pour le remercier de son aide. Ni une, ni deux, Sanson prit la première assiette venue et se récupéra une quantité non négligeable de victuailles. Il se moquait pas mal qu'on le considère comme un glouton. De toute façon, il n'avait pas prévu de côtoyer ce petit monde à l'avenir ! Il tapait juste l'incruste ! Evidemment, en bon carnivore qu'il était, il bouda les quelques légumes pour prendre davantage de boeuf. Saignant, comme il l'aimait. Richard récupéra son couteau, toujours planté dans le pied de la table et il s'assit confortablement, en posant ses bottes sur un coin de table et l'assiette près de lui. Ce geste parut offusquer quelque peu Perrault, à qui le bourreau adressa un regard dédaigneux. Qu'il aille donc voir si sa Cendrillon n'était pas transformée en citrouille ou dévorée par des petites souris ! Mais qu'il lui fiche la paix. Richard n'était pas énervé, il fallait simplement le laisser manger en paix. Ou le laisser en paix tout court d'ailleurs !

Bientôt, ce fut le tumulte. Un groupe de femmes arriva. Comme il se plaisait à le dire, quand les femmes arrivent en troupeau, c'est le début des jacassements, des rires agaçants et des migraines ! Las ! Il se redressa, avec la ferme intention de laisser cette basse-cour caqueter pendant qu'il s'exploserait la panse, mais ce fut sans compter sur la Grande Mademoiselle qui sembla quelque peu contrariée par la vue de Richard. Et là, dans l'esprit du bourreau, la contradiction fit son oeuvre. S'il la gênait ou qu'il l'indisposait, alors parfait ! Il restait ! Il fit une révérence puis, sans transition, il prit la pièce de boeuf entre ses doigts et en coupa un bout avec son couteau. Du sang coula sur ses phalanges forçant la princesse à regarder mécaniquement ses mains. Richard porta la viande à sa bouche, un peu de rouge vint colorer ses lèvres que sa langue furtive et pernicieuse vint nettoyer rapidement. Quand la Grande Demoiselle l'interpella directement pour lui demander s'il chantait, Sanson vécut sans nul doute le pire retournement de situation de toute sa vie. Il fusilla du regard l'accompagnatrice qui lui demandait s'il connaissait un chant mélodieux. Avant qu'il n'ait pu répondre, tout ce poulailler ambulant prit place, attendant le spectacle.

L'espace d'un instant, Richard eut l'envie viscérale d'entonner la Digue du Cul, juste pour admirer avec un plaisir malsain les expressions catastrophées et prudes sur le visage de ces aristocrates coincées. Néanmoins, une de ses petites voix qui parlaient dans sa tête eut plus de portée que les autres. Et s'il tirait encore profit de cette situation ? Après tout, la Grande Demoiselle était une femme respectée, influente. Peut-être le récompenserait-elle pour son bon et loyal service. L'appât du gain l'amena donc à poser son boeuf et à planter son couteau dedans. Il en profita au passage pour essuyer sa main sur la nappe, l'air de bien. Bon, un chant mélodieux... Il s'éclaircit la gorge. Lequel pourrait-il chanter ? Il se souvint alors des chants de son enfance, qui émanaient de l'église. Et là, tout s'illumina. D'une voix gutturale, plus grave qu'il ne l'aurait fallu, il entonna :

- Ave Maria. Gratia plena. Maria, gratia plena. Maria, gratia plenaaaa. Ave, ave dominus. Dominus tecum. Benedicta tu tututulutus. Et benedictus, et benedictus... tututulitris
Tututututulutus... hum... Ave Maria.


Le latin et lui... En dépit de ses trous dans le texte, il affichait une assurance telle, que cela pouvait facilement impressionner. Il reprit, toujours à capella :

- Ave Maria. Mater Dei. Ora pro nobis tututulibus. Ora pro nobis. Ora, ora pro nobis tututulibus.

Et de ponctuer...

- Mhmhmmhm... mortis, mhmhmh mortis nostrae. Et mhmhmhmmh nostrae... Et mhmhmhmh mortis nostrae. Et ave maria !

Il s'arrêta, en espérant que l'assistance ne lui en demande pas une autre, parce que là, il avait sa dose.

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MessageSujet: Re: Mini intrigue ♕ Sur le chemin des dames   15.01.17 21:10

Quand elle parlait de se servir, jamais Aliénor n'aurait pu imaginer avoir un vorace face à elle. Il lui rappelait un lointain cousin, gros comme un ogre, passant sa vie à table, à s'empiffrer. L'homme doit être plus facile à rouler qu'à porter, souffre d'une goutte monstrueuse et le visage bouffi comme un ballon. Si son sauveur n'avait pas du tout ce physique – heureusement pour lui – mais il avait l'estomac bien assez large. A la Cour, on mangeait assez peu, on piochait dans tous les plats des différents service, mais pas avec autant d'ardeur dans la mangeaille. Mais elle lui devait bien récompense, ce serait plus sympathique s'il se dépêchait avant que les dames n'arrivent. Si la Grande Mademoiselle pouvait trouver cela cocasse, certaines membres du Comité ne verraient guère cela d'un bon œil.

Malheureusement, voici qu'elles arrivent, on entendait le froissement des robes, le piaillement de leurs voix, quelques rires stridents … Le Comité des Dames dans sa splendeur venait au déjeuner, Mademoiselle à sa tête, tout en majesté, à défaut de beauté. Et bien évidemment, tout le monde regarda l'inconnu entrain de se délecter du bœuf, l’archiduchesse en retrait, qui se demandait ce qu'elle allait bien pouvoir dire ou faire. Déjà la révérence comme il se doit, et avant même de raconter sa mésaventure, la princesse de France répliquait déjà.

« Monsieur chante sans doute ? Il pourrait animer notre petite réunion mesdames. Qu'en dites-vous ?
Oui il nous inspirera ! Connaissez-vous un chant mélodieux ? »

Si elle n'avait pas eu le teint aussi pâle de nature, Aliénor aurait blêmi par cette demande. Elle ne savait pas du tout qui était cet homme – ne l'imaginait pas instant bourreau – mais ne pensait pas un instant qu'il avait le don du chant, vu tout ce qu'il se mettait dans le gosier. Quelle surprise d'entendre cette voix grave sortir, entonner un chant religieux … ou presque. Le latin et elle, c'était une grande histoire d'amour donc elle devina de suite que l'homme se payait leurs têtes, et scruta les visages des dames du Comité. Si la Grande Mademoiselle semblait surprise au premier abord, elle l'écoutait avec attention, et toutes faisaient de même. Il fut même applaudi à la fin de son chant.

« Que cela est beau et moderne. Madame, vous avez le don de trouver des talents de toute sorte.
Votre Altesse est bien obligeante, une grande qualité qui n'est guère courante … malheureusement, ce monsieur ne peut guère rester parmi nous, une représentation l'attend à Paris. Mentir, c'était pêché mais il fallait qu'il parte.
Quel dommage. Tenez monsieur pour votre chant, et j'espère vous revoir. Où jouez vous ? »

Elle lui tendit une bourse de quelques livres d'or, sans savoir qu'il s'agissait de Richard Sanson, bourreau du roi, faisant ses représentations place de grève plusieurs fois par mois. D'autres dames vinrent lui donner quelques pièces, avant d'installer bien leurs chevalets. Aliénor fit signe à l'inconnu de s'éloigner avec elle.

« Merci monsieur pour vos services, je pense que d'avoir réparé cette table a fait votre journée. Si vous voulez prendre quelques victuailles, allez aux cuisines, on vous donnera quelques denrées supplémentaires. Julia, accompagnez monsieur. »

Autant dire que Julia, la camériste, n'avait guère envie de se retrouver seule avec cet homme mais elle n'avait pas le choix. Quant à Aliénor, elle s'en retourna aux dames du Comité, prête à manger avant de peindre la grotte de Thétys en guise d'exercice.


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pion de l'échiquier politique
La femme est un monde mystérieux, incompréhensible. Elle se désintéresse de la logique ordinaire et n'écoute que la voix de son cœur. C'est pourquoi l'homme n'arrivera jamais à sa hauteur...
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