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 Topic Commun ♕ Chasse Royale !

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« s i . v e r s a i l l e s »
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TROLL de Versailles

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MessageSujet: Topic Commun ♕ Chasse Royale !    18.04.15 17:33


Tous à la chasse



Vous le savez, Louis XIV aime chasser, c'est son petit plaisir d'après midi. Parfois, il chasse en intimité, parfois en plus grand comité. Et là, pour la première grande chasse royale, on voit les choses en grand. Il n'y a non pas une mais DEUX chasses en simultanée, deux différentes, une pour les sportifs, une pour les feignants ! Ou alors une pour le roi, et une pour la reine.

La première est la chasse à courre du Roi. Louis XIV et ses chiens sont prêts à traquer le gibier, tel que du cerf, du chevreuil ou, si la chance est avec lui, du sanglier. Attention, on n'utilise pas d'armes, ce sont les chiens qui font tout le travail, le plus important est de suivre les chiens, et quand la bête est aux abois, sonner l'hallali ! Cette méthode de chasse est sportive puisque vous êtes à cheval, à rapide allure !

La seconde est la chasse au faucon de la Reine. Marie-Thérèse préfère la fauconnerie et profite que son mari préfère la vénerie pour utiliser ses oiseaux, la technique consiste à faire voler des faucons et autres rapaces pour attraper du gibier dans son environnement naturel. Le comte des Marets, grand fauconnier du roi, sera là pour guider ceux qui veulent s'essayer à la fauconnerie, sans trop de dégâts.

Après, rien ne vous interdit d'être là pour le spectacle : aller à la chasse à courre juste pour le plaisir du galop, ou à la fauconnerie pour le coin collation qui vous est offert ! A vous de voir où est votre place ...

Rappel des règles:
- Faites des posts courts, d'environ 800 mots
- Précisez à chaque début de post dans quelle chasse vous êtes
- Vous n’avez rien de prévu entre joueurs? Pas de panique, laissez-vous porter!



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« Versailles, haut lieu du pouvoir royal, était réputé comme lieu de réflexion. Notamment grâce à la galerie des glaces. »

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Côté Coeur: Belle et douce Amy, l'unique. Peu importe mon alliance ...
Côté Lit: Avec ma femme au nom du devoir conjugal, avec la Reine de mon coeur au nom d de l'amour
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Titre : Roi de France
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MessageSujet: Re: Topic Commun ♕ Chasse Royale !    02.08.15 21:29

Chasse à courre du Roi

C'était une belle journée de septembre pour chasser, voilà pourquoi la vénerie royale avait organisé cette grande chasse à courre. Le souverain, grand chasseur depuis son plus jeune âge, ne pouvait pas  ne pas profiter de la grande étendue de forêt qui entourait la forêt de Chambord ! Il y allait régulièrement depuis son arrivée, après son dîner, il partait en début d'après midi avec quelques proches, un comité très restreint, partir chasser. Mais aujourd'hui, il avait décidé d'élargir le comité pour y accueillir notamment des dames, et des connaissances. Il avait profité de l'envie de son épouse de mener une chasse au faucon, plus féminin et moins sportif, pour créer en parallèle sa chasse. Bien sûr, tout le monde ne pouvait vraiment venir, il avait fallu l'aval du grand veneur de France, le marquis de Soyecourt, pour ne pas avoir de perturbateurs ou de gens mal nés. Charles Maximilien de Belleforière, parfait courtisan dans toute sa superbe, savait faire la différence et avait le bon mot pour le refus et la bonne attention pour les admis.

Tout le monde se retrouvait à l'orée de la forêt. Tout le monde semblait élégant dans ses habits de chasse, le roi particulièrement, sur son haut cheval à la robe brune, dans son habit rouge et son chapeau à plumes assortis. Autour de lui, ses chiens attendaient patiemment les réjouissances. Ses animaux, Louis les adorait et après les chasses, il ne manquait pas d'aller nourrir lui-même ses bêtes. Il paraît qu'on peut juger un homme rapport à son amour des animaux, voilà qui était dit.

Les invités privilégiés, eux aussi sur leurs montures, vinrent saluer le souverain, sans manquer de le remercier d'avoir accepté la présence de cette personne. Louis devenait bien plus accessibles lors des chasses, d'habitude il choisissait en personne le petit comité inviter à le suivre, et autant dire que c'était trié sur le volet, qu'il n'y avait que des proches et que des hommes. Soyecourt, quant à lui, faisait partie de la première assaut, les chasseurs à pied, pour traquer la proie avant le lancement des chiens et des cavaliers, il semblait satisfait du comité et de comment tout cela se goupillait.

« Sire, nous sommes prêts à lancer la chasse quand vous le désirez. lança le grand veneur dans une révérence.
Combien sommes nous pour cette chasse, marquis ?
Oh pas grand monde, dix-huit personnes. Nous serons cinq à partir à pied, vous suivrez au son du cor. Je sais que votre majesté préfèrent les petits comités, mais il est parfois difficile de dire non à un ambassadeur ou une princesse. Il semblait s'excuser mais Louis semblait de bonne humeur et souriant.
C'est parfait, vous avez fait un très bon travail, marquis. »

Tout le monde paraissait détendu, satisfait de se trouver ici et pouvoir se dépenser un peu. Mais il était temps de se concentrer sur la chasse, et ceux à pieds s’enfoncèrent dans la forêt, à la recherche de proie à traquer, de préférence des cerfs ou des biches, du gibier noble ! Mais un sanglier pourrait aussi faire l'affaire, à condition qu'il ne charge pas. Pendant ce temps, Louis échangeait quelques mots aimables par-ci par-là, jusqu'au son tant attendu du cor, signalant enfin le départ des cavaliers tous impatients. Bien sûr, la bienséance restait de mise, et c'était à Louis de mener toute cette petite troupe.

« Hé bien, partons à la recherche de ce gibier ! »

La chasse était officiellement ouverte !

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« C'est toujours l'impatience de gagner
qui fait perdre. »
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MessageSujet: Re: Topic Commun ♕ Chasse Royale !    12.08.15 18:26

Chasse à courre du roi

La chasse. Cela faisait bien longtemps que le duc de Brabant n'avait pas goûté à ce plaisir. Combien de fois n'avait-il pas rêvé, bloqué à Dunkerque, de grimper sur son fidèle destrier et de courir après une proie affolée ? Et même à La Haye, de retour après la victoire néerlandaise et française, il espérait pouvoir s'éclipser pour rejoindre une forêt mais les négociations diplomatiques et les discussions familiales l'en avaient empêché. Comment aurait-il pu, alors, refuser l'invitation du roi, transmise par le marquis de Soyecourt, à participer à une séance de chasse dans le domaine de Chambord ? A la surprise d'une telle invitation avait succédé la joie de pouvoir enfin s'adonner à une occupation qu'il aimait tant.

Être invité par le roi était un honneur, un honneur que Simon, pour rien au monde, n'aurait refusé. Non seulement c'était l'occasion rêvée de chasser dans un grand domaine, mais c'était aussi le moyen d'approcher et de se faire bien voir de lui. Le duc de Brabant n'était pas l'ambassadeur officiel des Provinces-Unies, il n'était qu'un Hollandais venu défendre les intérêts de sa famille, il n'avait donc pas de contact privilégié avec Louis XIV. Ce n'était pas en chassant avec lui qu'il pourrait entamer de longues conversations mais c'était un début.

Rendez-vous était donné devant la forêt. Les chasseurs avaient fait honneur à leur royal hôte en revêtant de luxueux vêtements. A cheval, ils se succédaient devant le roi pour lui présenter leurs hommages, ce que fit Simon lorsque vint son tour, son cheval se courbant lui aussi dans un geste gracieux. Le duc de Brabant put ensuite rejoindre quelques connaissances et discuter des dernières nouvelles. Ici et là, on parlait du voyage jusqu'à Chambord, des péripéties de certains courtisans (un carrosse embourbé, des victimes de bandits des grands chemins ou encore des personnes s'étant perdues) et, en général, du grand déménagement qui avait eu lieu, chacun souhaitant prendre avec lui le plus d'affaires possible.

Les chasseurs à pied s'enfoncèrent dans la forêt, à la recherche des proies. Puis, enfin, le clairon retentit, et le roi put déclarer officiellement la chasse ouverte :
Hé bien, partons à la recherche de ce gibier !

On n'aurait su dire qui de Simon ou de sa monture était le plus impatient, toujours est-il que le cheval s'élança à la suite de celui de Louis XIV. Qu'il faisait bon respirer le bon air de la forêt de Chambord ! Certes, ce n'était pas l'air salin de la mer, mais c'était toujours mieux que les effluves méphitiques de Paris.

Envolés les soucis. Disparus Bianca, sa détestable épouse et Jean de Witt, son plus grand ennemi. Détendu, Simon ne pensait plus qu'à la proie.

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Côté Coeur: Cela peut vous paraître étrange mais j'en ai un. Il est bien caché, je le réserve à qui m'aimera vraiment. Et pour mes enfants.
Côté Lit: Vous voulez une liste ? Ce sera même un recueil !
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ϟ TURN OUT THE LIGHT ϟ
show me your dark side

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Titre : Duc de Richmond, de Lennox, de Gloucester, Comte de March, cousin de Charles II d'Angleterre
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MessageSujet: Re: Topic Commun ♕ Chasse Royale !    15.08.15 22:40

Chasse à courre du Roi

Qu'il était bon de revenir de France ! Il fallait bien l'avouer, l'air français avait manqué à Morgan. Après la guerre, les camps boueux, un Nancy ennuyeux, la mer du Nord des plus soporifiques – même s'il y avait croisé un italien complètement fou et retrouvé son ami Felipe, aujourd'hui décédé – il avait été heureux de revoir un peu Londres, salué son roi et reprendre ses marques à Whitehall. La capitale avait changé, ravagée en grande partie par l'incendie de 1666 mais qu'importe, il se retrouvait à nouveau chez lui, du moins pendant quelques temps. Après la folie de Thomas Howard et la mort de Monaghan, la place d'ambassadeur anglais en France restait vacante, car maudite sans doute. Et pourtant, le Stuart l'avait accepté avec plaisir, et surtout honneur. Son cousin, le roi Charles II d'Angleterre, lui avait proposé une mission de la plus haute importance : récolter les informations en France. Bien sûr, tous les ambassadeurs faisaient cela, mais là, Morgan se tenait à la tête d'un petit réseau d'espions. Réseau, grand mot : il chaperonnait Megan Campbell et son nouveau fiancé, Alfie Howard. Qui pourrait penser que ces deux là espionnaient qui que ce soit ?

A peine arrivé à Versailles, Morgan avait retrouvé sa demeure, fermée depuis qu'il était parti, les quelques domestiques qu'il avait gardé surveillaient le domaine, entretenaient la maison de façon basique et c'était tout. Rouvrir les fenêtres et faire entrer la lumière de l'été, retrouver ses marques, et puis se rendre à Versailles en grande pompe, passer par cet escalier des ambassadeurs pour être officialisé dans sa fonction d'ambassadeur, tout cela n'avait pas de prix, sauf celui de voir son ego un peu bafoué en s'aplatissant devant le grand vainqueur de la guerre, Louis XIV. Mais cela valait bien quelques mots écorchant sa bouche sur la suprématie française. Mais à peine arrivé, il fallait déjà repartir, pour Chambord cette fois. Le roi voulait passer une partie de l'automne dans son magnifique château du siècle dernier, et profiter de la forêt, prolifique en gibier à cette période de l'année. Et si son fils Andrew l'avait accompagné dans tous ses déplacements de guerre, Richmond préféra le laissa à sa nouvelle nourrice pour les semaines à venir. Et aujourd'hui, il se retrouvait inviter à une de ces parties de chasse. D'habitude réservé aux proches du roi qu'il choisissait en personne, Morgan comprit qu'on invitait les ambassadeurs et quelques figures à la mode.

Il arriva donc sur sa monture sur le lieu de rendez vous, salua quelques connaissances, les dames de l'assistance, le roi bien sûr, avant que ses yeux ne se posent sur une personne qu'il connaissait bien : Simon de Brabant. En discussion avec quelques personnes, Morgan s'approcha à son tour, salua le monde et surtout son ami de longue date.

« Brabant, vous ici ! Enfin un véritable ami, cela me manquait depuis mon retour ! Quelques souvenirs de La Haye lui vint en tête, un moment de bonheur dans cette vie d'exil. Vous aussi la marine vous a éloigné de la chasse et vous voulez vous dégourdir ? »

Morgan gardait toujours sa blessure à la jambe, et même si son médecin lui avait dit d'éviter encore un peu de monter à cheval – il avait déjà manqué une chasse royale à Londres – il ne pouvait plus attendre et ça lui ferait le plus grand bien.

Alors quand le roi prit la tête du cortège pour s'élancer dans la forêt, les deux amis en firent de même, impatients de respirer le grand air et d'une bonne dose d'adrénaline au galop. On suivait les bruits, le roi et la proie potentielle sans savoir à quoi elle ressemblerait.

« Voulez vous parier sur la bête, Brabant ? Je dirais un louis sur le cerf. »

Ah ces anglais, d'incorrigibles parieurs !

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I've lost a lot a in this game. Another everyday face with no name, I'm not selling misery, so would you stay around with me. I know that you are afraid, the traces of war linger on my face but I'm not selling misery, maybe some day I'll feel home again.


Born to be a Stuart:
 


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Côté Coeur: Vous voyez mon cou? Il n'est pas encore pris dans une corde!
Côté Lit: Charlotte et quelques autres...
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Tout pour la Galerie

Âge : 31ans
Titre : Lieutenant criminel de police, marquis de Gastins, il paraît
Missives : 53
Date d'inscription : 27/02/2015


MessageSujet: Re: Topic Commun ♕ Chasse Royale !    26.08.15 19:32

chasse du roi


Camille Loizet n'était jamais de mauvaise humeur. Selon lui. Sa mauvaise humeur se caractérisait en général par un pénible cynisme dont il faisait profiter son entourage, mais son optimisme ne se trouvait que rarement gâché. Cette facette du lieutenant de police amusait le reste du bâtiment dans lequel il traînait le moins possible ses bottes, sinon pour donner quelques bourrades et critiques amicales.
Camille aimait la ville, aimait l'enquête et les suspects et rien de tout cela n'entachait sa constance humeur.

Rien, sauf accompagner la cour à la chasse. Chasser en s'amusant...l'idée la plus improbable qu'avaient pu avoir les rois de France. Depuis des siècles, nobliaux et courtisans en jupettes s'égaillaient dans la forêt à la recherche de leur pitance, se faisant grand honneur entre eux et ne manquant jamais de se tirer dans les jambes, jusqu'alors au sens figuré. De mémoire de Loizet, pas un seul représentant familial n'avait pris beaucoup de plaisir à ces chasses seigneuriales.

Mais ce matin-là, dans les bois de Chambord, la troisième génération de Loizet était propret, le cheveux coiffé sous un chapeau à plume immaculée, la veste au revers de velours impeccable, bottes et gants luisants, gilet neuf, et moue indéfinissable sur les lèvres. Camille savait qu'il ne pouvait se permettre de bouder comme un enfant, mais s'il en avait eu l'occasion, il l'aurait allègrement fait. Tout autour de lui s'éparpillait la noblesse élue, choisie par le roi pour avoir l'honneur d'accompagner le souverain à la recherche de sa pitance. Heureuse, fière, altière et richement vêtue, elle s'ébrouait telle un enfant libéré, et savourait sa chance d'avoirété choisi.
Camille, lui, regrettait d'avoir été choisi par La Reynie pour accompagner le convoi spécial. Qu'avait-il encore fait pour que le lieutenant général le punisse ainsi ?! Il s'était tenu à carreau, avait bouclé trois affaires de meurtres ce mois-ci, coincé à nouveau l'Agneau pour des pistons à récupérer...Pour une fois qu'il s'en était tenu aux règles, voilà qu'il se retrouvait parmi la volée de courtisans...et sans femmes ! Et pis encore, La Reynie lui avait fait comprendre qu'il ne devait pas être là comme le commissaire Loizet, au nom trop attaché au fond de la ville, mais comme le marquis de Gastins. Engoncé dans ce qu'il nommait son "uniforme de noble", Camille se retenait de soupirer à chaque minute que Dieu donnait.

Représentant d'un semblant de garde royale le plus gardé, il était chargé de la mise en place du petit dispositif de gens veillant à la sécurité du souverain. Il avait pioché dans des hommes, quelques mousquetaires au visage sympathique dont il ne se rappelait même plus les noms. Qu'importe, il ne se passerait rien, sinon trois perdreaux. Ou des cerfs...ou quoi que le roi veuille bien chasser ce jour-là. Sentant la chasse prête à partir, il avança son cheval vers les proches du roi, et salua brièvement l'un d'eux.

-Je suis chargé du dispositif de sécurité de sa majesté pour cette chasse. Marquis de Gastins. Prévenez-moi si besoin, mais je ne resterai pas loin du roi. Ces mousquetaires nous accompagneront.

Il lança un sourire poli avant de renfoncer son chapeau et de rester en arrière du peloton de tête, dans lequel comptait le roi. Avec un peu de chance, ils prendraient vite, et il serait au plus tôt à Paris ! Comptant sur un signe de la Providence, il récita une courte prière à St Hubert, et lança son cheval derrière les précédents.

Les chiens avaient pris la tête, suivi par le piqueux qui galopait à leur côté. Et très vite, Camille les entendit crier dans la forêt. Une piste venait d'être dégagée, il n'y avait plus qu'à courir après ! Il pria encore pour que ce soit un chevreuil, un petit qui se tape quelque part, et que la chasse ne soit qu'une longue attente...il détestait le sanglier ou le cerf, qui les obligeaient à galoper toute la journée. Mais quoi que le roi pouvait chasser, Camille détestait la chasse royale.



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L'Oiselet

J'entends le loup, le renard et la belette, j'entends le loup et le renard chanter.

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Côté Coeur: Un homme qui ne le mérite pas
Côté Lit: Il ne devrait y avoir que mon époux
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MessageSujet: Re: Topic Commun ♕ Chasse Royale !    03.09.15 22:30

Chasse au faucon de la reine (non, sans blague XD)


Déplacer toute la cour à Chambord pour deux semaines avait été éreintant. Marie-Thérèse était épuisée par le trajet, qui lui avait rappelé celui de son arrivée d’Espagne, en moins long bien sûr, heureusement. La jeune souveraine était plutôt du genre casanière, les déplacements loin de Versailles avaient tendance à la fatiguer et à l’angoisser rapidement. Pourtant bien remise de sa grossesse, elle dissimulait encore ce deuil du Duc de Valois qu’il n’aurait pas été décence  de porter en tant que reine de France, ce qui jouait sur son humeur. Elle tentait pourtant de se montrer plus agréable avec sa suite qu’elle avait pu l’être, bon gré, mal gré. Chambord était après tout agréable, plus petit et moins agité que Versailles, on s’y entait en petit comité, et la proximité de la Loire rendait l’air bien plus frais et respirable. Il y faisait bon vivre et la jeune femme comprenait bien comment et pourquoi les rois des siècles précédents avaient tant aimé y vivre. On y était bien mieux que plus au nord. Une fois acclimaté, Marie-Thérèse aurait pu trouver l’endroit fort agréable et s’y plaire totalement, s’il n’y avait eut un petit détail, quoi que bien embêtant, tel un caillou dans une chaussure.

La favorite. Elle était là, encore et toujours. Depuis le retour de Louis du front et la fin de la guerre, ils étaient encore plus épris. Et bien évidemment, la duchesse de Leeds avait été du voyage. La croiser à Versailles était déjà difficile, alors à Chambord, bien plus petit… Tout en se préparant pour la chasse qu’elle avait décidé d’organiser, Marie-Thérèse tentait de ne pas y penser. Joli ensemble de cavalière gris perle rehaussé de rose pâle par endroits, gants, chapeau, cravache… la reine était prête. Cravache à la main, elle quitta ses appartements, sa suite sur les talons, pour la cour du château où son cheval avait été avancé pour elle. Elle montait rarement, n’en ayant que peu l’occasion à la cour, la reine ne chassant pas, aussi l’excitation à cette perspective nouvelle mettant un peu d’action à son quotidien lui mettait-elle un peu de rose aux joues. Rose qui pâli immédiatement alors qu’elle croisa la duchesse de Leeds, se rendant sans doute à la chasse du roi. Le sang de Marie-Thérèse ne fit qu’un tour et elle du faire appel à tout son sang froid pour ne pas exploser. Elle valait mieux que ça. Pourtant, une fois dehors, alors qu’elle s’apprêtait à monter à cheval, aider par son écuyer, elle siffla entre ses dents, ce que seuls sa cousine Aliénor de Wittelsbach et son confesseur Jean de Baignes purent entendre :

-Cette pute me fera mourir.

Elle se mit en selle, et attendit que son fauconnier lui tende le gant en cuir épais qui protègerait ses mains fines et délicates de l’agression des serres du faucon encore cagoulé qu’elle s’apprêtait à prendre au poing. La bête fut transférée au poing de la reine, au doux bruit d’un petit grelot. Le soleil brillait doucement malgré la fraicheur de la matinée. Ca allait être une journée agréable, rien ne présageait le contraire.

Une fois ses dames montées également en amazones sur leurs chevaux, Marie-Thérèse mit le sien au petit trop. L’animal était doux et avait le pas sûr, ce qui était indispensable pour la sécurité de la reine. Une fois sortis de la cour du château, elle le poussa au petit galop, vers la grande prairie où les rabatteurs se tenaient déjà en place pour effrayer perdrix, pigeons et autres volatiles qui se feraient ensuite chasser par les faucons. Musique, buffet, boissons et ombrage, tout avait été mis en place pour une calme journée pour la maison de la reine.

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Salute your Queen
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Côté Coeur: Fermé à double tour depuis qu'un ex-mousquetaire l'a brisé
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Titre : dame de Louvel, chevalier de Saint-Amand
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MessageSujet: Re: Topic Commun ♕ Chasse Royale !    07.09.15 10:48

Chasse de la reine

Isabelle n’avait vraiment pas la tête à l’ambiance bucolique de Chambord. Il était évident que le roi, après ces mois de guerre, avait envie de changer d’air, de quitter Versailles pour prendre un peu le frais sur les bords de Loire. Et si, sur le coup, l’idée avait grandement arrangée l’intrigante, cela ne faisait que différer la mise a exécution de cette « mission » que le Corbeau lui avait confiée, et qu’elle n’avait aucune envie de mettre en œuvre. L’idée des mains d’Hervault sur son corps et de son souffle dans son cou lui donnait la nausée. L’idée de faire ses malles pour deux semaines dans le sillage de la reine lui faisait pousser un soupir de soulagement. Mais ce n’était que reculer pour mieux sauter et accomplir ce que, au final, l’homme en noir recherchait. Isabelle aurait pu se blâmer et se dire qu’elle l’avait bien cherché, mais cela n’avait absolument rien à voir. De plus, si Etienne connaissait le marquis de loin, la jeune femme, elle, n’y avait jamais été présentée et elle n’avait pas la moindre envie de changer cela. Il allait pourtant bien falloir trouver un moyen, et vite, car plus vite cela serait fait, plus vite elle serait débarrassée de cette corvée, quoi que son tempérament méfiant ne pouvait s’empêcher de songer que le Corbeau n’en aurait jamais fini avec elle.

Ces réflexions la perturbaient tant qu’elle en était fortement inattentive pendant la préparation de la reine. Cette chasse au faucon, alors que ces messieurs partaient courir le cerf, était une idée agréable. La journée était ensoleillée, agréable. Isabelle aurait de loin préféré partir à cheval et galoper éperdument à travers les champs avec ces messieurs, hélas, cela n’était pas au programme. Au moins, se rendait-on au champ où tout avait été préparé pour sa majesté à cheval. La reine montait peu. A Chambord, l’étiquette Versaillaise semblait se relâcher quelque peu,  ce qui n’était pour faire de mal à personne. Mais cela facilitait aussi les inimitiés et il n’y avait qu’à voir le regard qu’Aliénor de Wittelsbach lui portait pour qu’Isabelle comprenne bien qu’elle ne la portait toujours pas dans son cœur et que le manque de rigueur affiché ici au contraire du grand palais de Versailles allait lui faciliter les rumeurs et complots contre la jolie brune. Isabelle avait pourtant bien d’autres chats à fouetter et chassa ces pensées d’un haussement d’épaules lasses.

Dans son ensemble de cavalière vert bouteille, s’harmonisant fort bien avec sa chevelure noire, Isabelle se hissa en amazone sur son étalon gris, aidée par un écuyer qu’elle remercia d’un simple signe de tête. Les faucons n’étaient pas véritablement sa tasse de thé. Elle n’en avait pas peur, mais ne les affectionnait pas non plus. Aussi avait-elle décidé de passer son tour. Elle resterait à cheval quelques temps, puis mettrait pied à terre, et passerait le temps comme elle pourrait. Ses amis se faisaient de plus en plus rares chez la reine. Paul de Joigny n’était pas des leurs. Avoir rompu avec le baron en quittant le front en faisait une femme isolée. Cela lui aurait fort convenu, s’il n’y avait pas eus cette histoire d’Hervault. Le petit cortège se mit en branle, et Isabelle dut retenir Topaze, son étalon, que la perspective d’un bon galop tentait autant que sa maîtresse. Toutes ces petites choses firent qu’elle ne fit même pas attention à la présence de l’ambassadeur de Venise, Francesco Contarini, qu’elle aurait plutôt d’ailleurs imaginé à la chasse du roi, et qui, hélas, semblait bien avoir quelque chose derrière la tête…


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Dernière édition par Isabelle de Saint-Amand le 07.10.15 12:00, édité 1 fois
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Côté Coeur: Il est libre de battre mais n'a pas trouvé qui serait digne de lui.
Côté Lit: Il n'y a que moi et parfois ma fille. Pas d'homme, pour cause d'absence de coeur qui bat.
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Titre : Archiduchesse d'Autriche, duchesse douairière de Saxe-Zeitz et de l'Autriche inférieure
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MessageSujet: Re: Topic Commun ♕ Chasse Royale !    13.09.15 17:51

Chasse de la reine

L'insulte de la reine fit sortir Aliénor de ses pensées. Le mot pute dans la bouche de la reine, ça n'était pas tous les jours. Relevant instinctivement ses yeux, la jeune femme aperçut la favorite en titre et comprenait la raison de de l'insulte. Après tout, la souveraine acceptait pas mal, elle pouvait quand même insulter sa rivale en petit comité ! Aliénor jeta un œil vers le père Jean, qui devait sans doute penser pareil. Alors qu'elle montait à son tour, l'autrichienne se disait qu'un peu d'air frais loin de Versailles ne lui ferait pas de mal. Après l'annonce soudaine de ses fiançailles, la discussion houleuse avec ses deux frères, ce petit séjour à la campagne tombait à point nommé ! Bien sûr, elle aurait quelques obligations et n'oubliait pas qu'un peintre viendrait dans les prochains jours faire son portrait pour l'envoyer à la cour du Danemark de manière officielle. D'ici là, autant profiter des quelques distractions qu'amenaient Chambord. Aujourd'hui, deux chasses étaient organisées : celle du roi, à courre, et celle de la reine au faucon. En tant que dame d'atours et secrétaire de la Reine, Aliénor n'avait pas eu besoin de choisir son camp, il était désigné d'office.

Assise sur son cheval en amazone, dans son habit prune avec un petit chapeau à plumes, elle pouvait se féliciter d'avoir travaillé un tel habit en un temps record, ne pensant pas que la reine voudrait monter, cela était si rare ! Aliénor jeta un coup d’œil aussi à d'autres dames, avant de poser son regard noir sur la dame de Saint-Amand. Que faisait-elle là, vraiment ? Elle n'avait rien à faire dans la maison de la reine et oser se montrer en compagnie d'une souveraine si pieuse, elle faisait tâche dans le décor. Non, la Wittelsbach n'avait pas viré sa dévotion pour la remplacer par les médisances. Mais le père Jean lui avait parlé des agissements de la dame et tous deux s'offusquaient qu'elle soit encore là, que personne ne soit au courant à part eux. S'ils n'agissaient pas, c'est qu'ils manquaient de preuve pour la discréditer …

Le petit cortège quitta l'enceinte du château pour la grande clairière où tout était prêt pour les réjouissances, il y avait même un joli buffet où les spectateurs pouvaient se restaurer, tout comme les chasseurs en herbe. Pas grande passionnée de chasse, Aliénor ne pouvait pas refuser un tel honneur de se trouver auprès de la reine. D'ailleurs, près du buffet, un essaim noir venait déjà de faire des provisions : les duègnes picoraient quelques gourmandises, préférant sans doute cette activité à celle de la chasse. Elle se rapprocha de Jean de Baignes pour lui parler d'Isabelle.

« Je ne vois pas vraiment cette femme fait parmi nous. Tous ses galants sont-ils partis à la chasse du roi ? »

Elle pouvait parfois s'en vouloir d'être médisante mais clairement, il y avait des choses qui ne se faisaient pas : quand on n'a pas une morale irréprochable, on n'entre pas chez la reine. La princesse Farnèse en avait fait les frais après tout …

Un valet sonna le début de la chasse. A l'honneur de la reine de jouer de son faucon pour attraper un petit gibier !


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pion de l'échiquier politique
La femme est un monde mystérieux, incompréhensible. Elle se désintéresse de la logique ordinaire et n'écoute que la voix de son cœur. C'est pourquoi l'homme n'arrivera jamais à sa hauteur...
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    Mais oui! Mais oui!
    J'ai bien vu un Gros Minet!!


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MessageSujet: Re: Topic Commun ♕ Chasse Royale !    07.10.15 9:55

Chasse du roi

Silvestre s’était réveillé en retard. Non pas que sa nuit ait été spécialement agitée, mais il avait eut besoin de sommeil avec tout ce voyage et ces émotions. Quelle idée de faire déménager toute la cour – bon d’accord, une partie, pas toute entière – de Versailles à Chambord, pour un lapse de temps si court ? Silvestre adorait voir du pays, mais déménager avec le roi et sa suite voulait bien évidemment dire avoir carrosse, malles – oui, au pluriel – contenant nombre de vêtements qu’il ne mettrait pas, mais qu’il fallait avoir « au cas ou » car « on ne sait jamais » - c’était du moins la psychologie de la cour. Silvestre aurait aimé passer son tour à Chambord, mais il avait reçu une missive du ministre Colbert disant qu’il voudrait voir le jeune lieutenant pendant qu’ils seraient tous dans le château donnant sur le fleuve Loire. Silvestre n’avait pu refuser, d’autant plus que sa fiancée, Elena de Sotomayor, dame de la reine, se trouverait également sur les lieux et qu’il était bien vu pour les deux jeunes fiancés de ces deux grandes familles européennes de se côtoyer en public pour prouver leur attachement réciproque. Si Silvestre avait pu, il aurait envoyé toutes ces fichues conventions au diable et aurait prit le premier bateau pour le Nouveau Monde – bien que désormais, à son grand désespoir, la saison soit bien trop avancée.

Avec tout cela, il avait dormit trop longtemps. Son valet ne l’avait pas réveillé – un incapable mit sur son dos par son frère « pour tenir son rang », autrement dit pour le surveiller – il avait dut sauter dans les premiers vêtements trouvés qui, heureusement, étaient son uniforme de tous les jours, parfait pour une partie de chasse à courre. Réveillant l’incapable qui dormait encore à coup de pied, il l’envoya aux écuries au plus vite pour que son cheval, au moins, soit prêt, lui, quand le maître ne l’était pas. Le seigneur de la Voulte manqua de s’écorcher vif en se rasant, laissant une petite marque de coupure sur son menton. La journée commençait bien. Il se rasséréna en songeant qu’une fois à cheval, tout irait mieux. Cela ne pouvait pas durer toute la journée et de manière indéfinie. Une fois prêt, il saisit son feutre à plumes et dévala les escaliers aussi vite que possible. Il croisa les dames de la reine se rendant à la chasse de celle-ci, elle avait prévu de faire une chasse au faucon, avait-il entendu dire. Silvestre était ravi de ne pas avoir à s’y rendre, non qu’il n’aimait pas les faucons, leur technique de chasse était passionnante, mais cela lui évitait de faire la conversation à une fiancée beaucoup trop… collante ?

Saluant la reine, et ses dames, il attendit que le petit cortège fût passé, avant de leur emboiter le pas. Les deux chasses partaient de devant le château mais ne prenaient pas la même direction. Silvestre aperçut son valet, mal réveillé, mal embouché, qui tenait le cheval de son maître arraché à la va-vite. Le vicomte jura dans sa barbe et le chassa d’une poussée, redressant l’harnachement de l’animal en grommelant. Une fois satisfait, il attendit. On ne se mettait jamais en selle avant le roi. Il aperçut Morgan Stuart qu’il salua d’un signe de tête. Les deux hommes avaient à parler affaire pendant leur séjour en ces lieux. A quelques pas de lui, il vit le duc de Brabant, qu’il avait déjà croisé une ou deux fois, dont le jour de ces émeutes à Paris où il avait fallut tirer Monsieur des griffes d’une bande d’enragés. Il le salua également, mais de manière bien moins amicale.

Enfin, le roi se mit en selle, et les gentilshommes l’imitèrent, ainsi que quelques dames, appartenant sans doute à la favorite, bien qu’il était certain que la plupart de ces messieurs auraient sans doute préféré suivre la chasse de la reine, ou plutôt les jupons qui la composait. Taïaut, messeigneurs, taïaut.

______________________

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MessageSujet: Re: Topic Commun ♕ Chasse Royale !    07.10.15 11:55

Chasse de la reine

L'automne….Il faisait patienter l'hiver, faisant inlassablement souffler son vent frais au travers des vêtements. Une veste mal fermé ? Des bottes tombantes ? Des gants usés ? L'automne ne pardonnait rien. Il était retors, cruel, vicieux. Il alternait soleil et pluie, douceur et matin glacé.
Jean ne trouvait un intérêt à l'automne que pour l'éclatement rougeoyant de la nature qui s'éveillait, après de longs mois d'une chaleur écrasante. Or et pourpre se mêlaient, symbolique si étrange de la richesse et du sang. N'était-ce pas ce qui avait secoué la France ces derniers mois, et qui venait de s'éteindre enfin ? Une guerre meurtrière qui s'assoupissait, alors que la nature reprenait ses droits.

Lorsqu'il rejoignit les courtisans ce jour-là dans la cour des écuries, Jean contemplait encore les arbres qui ouvraient une royale voie, et étalaient leurs branches colorées vers le ciel encore brumeux. Il était bien rare de voir l'aumônier à cheval, sinon lors d'un voyage, mais Jean avait décrété qu'il lui fallait suivre cette chasse du jour. Au fond de lui, chasser le Diable ou des perdreaux n'avait pas la même saveur, mais l'endroit si prêtait tout aussi bien. Se montrer, se faire voir de la reine, l'accompagner partout, l'écouter, la conseiller...l'aumônier se muait en confesseur, et n'avait pas besoin de confessionnal pour entendre les petits péchés quotidiens de la reine.
Il préférait largement quelques petits secrets d'alcôve qui lui permettait de mieux connaître toutes ces âmes impies autour de lui, mais il se contentait de tout, et assurait consciencieusement son ministère.
Il n'avouait évidemment pas que toute cette parfaite facette avait aussi un but tant espéré : depuis la reprise de Verdun, l'évêché n'avait été octroyé. Face à un Bossuet ou Fénelon, il avait peut-être peu de chances, mais il espérait que la reine pourrait intervenir en sa faveur. Lui ! Jean Arçay ! Modeste prêtre de campagne, devenir évêque et confesseur de la reine ! On ne pouvait imaginer plus belle ascension. L'évêque de Poitiers en aurait été le premier satisfait.

Il s'imaginait déjà devoir abandonner la chasse – mais pour quelle tenue ! - lorsqu'on lui amena son cheval harnaché. Il aperçu la reine qui se mettait en selle, imitée par sa Maison. Il grimpa sur sa monture, ajusta sa tenue et rejoignit le petit groupe qui se mettait en route, et particulièrement Aliénor de Wittelsbach, en qui il savait trouver un soutien pour remettre de l'ordre dans la Maison de la reine. Cette dernière venait par ailleurs de jeter un regard noir à une silhouette familière, que la cour prenait portant plaisir à revoir.

-Pour une fois, je ne peux blâmer sa Majesté de parler ainsi, fit-il à la jeune Aliénor qui venait de se mettre en selle. La favorite ne devrait pas ainsi se montrer lorsque la reine est là ! Et celle-ci, poursuivit-il d'un regard noir en direction d'Isabelle de Saint-Amand.
-Je ne vois pas vraiment cette femme fait parmi nous. Tous ses galants sont-ils partis à la chasse du roi ? 
-Elle aurait pu s'habiller en homme, ce genre de femme ne craint plus aucune justice ! Mais j'ai peur que la reine ne soit obligée envers quelqu'un ; elle n'aurait pas pu l'accepter sans un chantage quelconque, c'est impossible.

Comment pouvait-on avoir accepté une telle femme ici, alors que duègne, prêtre, reine étaient réunis pour cette chasse ? N'avait-elle pu rester éloignée ?

-Allons, mademoiselle, reprit-il vers la jeune femme, ne vous blâmez pas d'être médisante, je suis à votre disposition à la fin de cette chasse, dans la chapelle. Dieu vous pardonnera aisément ces petits écarts ! Il lui adressa un sourire rassurant, avant de suivre le petit cortège qui rejoignait le pique-nique , qui n'avait d'improvisé que le nom, déjà pris d'assaut par les duègnes.

-Pour revenir à cette femme...j'ai entendu quelques rumeurs sur une certaine sœur qu'elle aurait, mais je n'en n'ai encore confirmation. Avez-vous entendu quelque chose ? Cela ne m'étonne pas d'elle, de cacher aux yeux du monde ce qu'elle est réellement : galants, argent, famille… Pauvre âme ! Et dire qu'elle refuse que je vienne lui parler de son salut ! Dire que Jean voulait sauver cette âme perdue était proférer un honteux mensonge, évidemment. Il y avait toujours plus intéressant que la chasse : le bavardage. Et lorsque celui-ci était accompagné de quelques victuailles déposées sur un tapis d'or et pourpre, il n'y avait pas meilleur endroit.

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Pas dans les yeux!:
 


Le bréviaire:
 
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Côté Coeur: Il est libre de battre mais n'a pas trouvé qui serait digne de lui.
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MessageSujet: Re: Topic Commun ♕ Chasse Royale !    23.10.15 18:47


Chasse de la reine

« Allons, mademoiselle, ne vous blâmez pas d'être médisante, je suis à votre disposition à la fin de cette chasse, dans la chapelle. Dieu vous pardonnera aisément ces petits écarts !
Merci, mon père. Il est bon d'avoir auprès de soi des gens de confiance, et dont la foi est inébranlable. »

Aliénor n'était pas du tout du genre méchante ou à cracher sur autrui. Sa naissance et son éducation religieuse l'ont conduit à aimer son prochain et se tourner vers Dieu. Qu'importe si certains à la Cour la met dans la case des bigotes, elle est presque en paix avec elle-même. Bien sûr, loin d'être aussi innocente qu'une brebis, Aliénor croyait en un pardon du tout-puissant, et puisqu'elle ne pouvait pas revenir en arrière sur ses propres erreurs, elle décidait de combattre les comportements indignes, surtout quand cela se passe dans la Maison de la Reine. Et elle pouvait compter sur le père Jean en guise de soutien, contre la diablesse de Saint-Amand.

« Pour revenir à cette femme...j'ai entendu quelques rumeurs sur une certaine sœur qu'elle aurait, mais je n'en n'ai encore confirmation. Avez-vous entendu quelque chose ? Cela ne m'étonne pas d'elle, de cacher aux yeux du monde ce qu'elle est réellement : galants, argent, famille… Pauvre âme ! Et dire qu'elle refuse que je vienne lui parler de son salut !
Oh, ne vous l'ai-je pas dit ? J'ai aperçu cette fameuse sœur … une jumelle ! Elles se trouvaient toutes les deux chez le marquis de Saint-Hérèm … Elle se tut, un peu honteuse d'un coup d'avoir participé au Jeu de l'Amour, mais le père Jean ne lui en tiendrait pas rigueur. J'ai cru que c'était elle, mais sa tenue me semblait trop … simple, point trop de froufrous, une certaine retenue. Puis j'ai vu mademoiselle de Saint-Amand dans une robe qui lui ressemblait bien plus ! Je n'ai pas pu approcher cette fameuse sœur, mais bien qu'elles soient jumelles, leurs comportements divergeaient en tout point. Et le plus amusant ? Cette pécheresse dut jouer dans la chapelle du marquis … »

Elle mit sa main devant sa bouche pour retenir un rire. Il fallait avouer que la gourgandine de la maison de la reine dans une chapelle montrait bien l'humour du grand louvetier de France. Et s'il ne savait pas la nature des trafics de la jeune femme, la coïncidence n'en était que plus drôle.

Aliénor appréciait moyennement la chasse, surtout celle au faucon où il ne se passait pas grand chose. Sur sa monture, l'autrichienne observait la scène où certaines dames se lançaient dans cette chasse, tandis que d'autres préféraient manger. Et après les duègnes viennent vous parler de manger maigre et ne pas céder à la gloutonnerie. L'hôpital qui se fout de la charité en somme. Et alors que les deux discutaient, Isabelle de Saint-Amand fit à son tour de démonstration de chasse.

« Oh tiens, la diablesse est de retour … »

C'était sorti tout seul … Elle tourna la tête, observant ces messieurs à baver devant la courtisane, cela en était écœurant …

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MessageSujet: Re: Topic Commun ♕ Chasse Royale !    29.10.15 13:46

Chasse de la reine

Isabelle n’était pas vraiment à ce qu’elle faisait. Son corps était certes à la chasse de la reine, mais son esprit, lui, était resté à Versailles et à ses problèmes personnels. Au point même que monter à cheval ne lui changeait les idées que trop peu. Heureusement, son cheval ne semblait pas être d’humeur maussade, et lui faciliterait la vie pendant quelques heures, du moins l’espérait-elle. L’étalon piaffait quelque peu, mais plus d’impatience de s’élancer que de véritable mauvaise humeur. Un grand galop à travers la forêt aurait sans nul doute été bien plus amusant, et pas seulement pour elle, mais la chose ne se discutait pas. La reine avait demandé cette chasse – sans doute plus par esprit des convenances que par goût véritable – et il était du devoir de sa maison de s’y conforter, que cela plaise ou non n’avait pas véritablement d’importance. Même à Chambord, les souverains étaient en représentation et il ne fallait pas avoir le mauvais goût de leur déplaire, ou sinon gare à sa position à la cour pour le petit cercle – enfin, petit… - qui avait eut l’auguste honneur d’être présent à leurs côtés, et convié à les encadrer pendant cette chasse. Etre éloignée de Versailles n’était que reculer pour mieux sauter pour Isabelle, mais cela lui laissait quelques jours de réflexion.

Elle ignorait totalement ce qui se disait dans son dos. Du moins, à l’instant précis. Elle connaissait bien les rumeurs et opinions des bien pensants de la maison de la reine sur elle, et n’en avait cure. Certes, elle savait comment elle avait obtenu cette charge, mais ne cherchait pas à s’en cacher ni à faire oublier un passé qui de toute façon lui rejaillirait toujours à la figure. Mais si elle avait entendu à cet instant le père Jean de Baignes et cette chère – sentez toute l’ironie – Aliénor de Wittelsbach parler d’elle, sans doute ce charmant tableau champêtre automnal se serait-il transformé en un sanglant tableau du Caravage. Isabelle n’était vraiment pas d’humeur. Elle songea un instant que cette soirée chez la comtesse Olympe, ou Thimoléon, à vous de voir, aurait pu avoir une fin dramatique pour elle, mais le choc de la mentalité bien pensante d’Aliénor à la découvrir travestie en homme aurait sans doute été d’un régal à nul autre pareil. Ignorant toutes ces calomnies, Isabelle se pencha depuis sa selle d’amazone vers le petit page qui lui présentait le faucon encore encapuchonné, puis le jeune garçon tint le cheval à la bride le temps qu’elle retire la petite cagoule du puissant volatile, dont elle sentait la pression des griffes malgré le gant de cuir épais qu’elle portait. D’une main, elle tenait l’oiseau, de l’autre, les rênes de son cheval. Elle fit signe au petit page de lâcher la bride et fit avancer son cheval, alors qu’un autre page libérait un pigeon. Isabelle lança le faucon en l’air, qui se précipita, toutes griffes dehors, sur sa proie.

C’était là une belle allégorie de ce qu’elle avait pu être, ou de ce que le Corbeau lui faisait subir, c’était selon. Mais l’ironie était bien là. Isabelle ne pouvait pas détacher son regard du faucon qui fonçait toutes griffes dehors sur le pigeon qui ne demandait qu’à s’enfuir, sauver sa vie. Mais la raison du plus fort est toujours la meilleure, et l’animal attrapa sa proie, avant de se laisser retomber au sol, en planant, attendant qu’un des jeunes valets vienne le récupérer. Il y eut quelques applaudissements, auxquels Isabelle eut le bon ton de simplement répondre par un hochement de tête, avant de céder la place à la suivante. Détournant sa monture, elle aperçut Aliénor et le père Jean qui la regardaient. Passant à proximité d’eux, mais sans s’arrêter pour faire la conversation, elle leur lança, toute en hypocrisie, un sourire bien agaçant. Mais elle n’était pas d’humeur pour une joute verbale.

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MessageSujet: Re: Topic Commun ♕ Chasse Royale !    04.12.15 18:37


Chasse du Roi

Quel bonheur de galoper dans les bois de Chambord. Depuis toujours, Louis appréciait – tout comme son père avant lui – les bienfaits de la chasse, l'occasion surtout de prendre le grand air que de vraiment traquer le gibier. Après tout, les chiens faisaient tout le travail, les cavaliers suivaient surtout pour le spectacle et sortir leurs belles montures. Louis se satisfaisait de ce moment, il savait que bientôt le froid viendrait toquer à la porte du royaume, adieu courses effrénées à travers les chênes au son du cor et des sabots, et bonjour aux ennuyantes soirées confinées au plus près des cheminées pour ne pas devenir transi de froid.

A ce moment, le grand veneur revint vers son souverain. Le gibier traqué avait réussir à s'enfuir mais les chiens avaient une nouvelle piste et cette fois, l'animal ne les sèmerait pas. Il vaudrait mieux, que deviendrait une chasse royale si elle n'avait pas son trophée du jour. La course ralentit un peu, tous semblaient attendre un nouveau son du cor et les quelques secondes de silence, où le bruit des chevaux s'amenuisait pour laisser place au silence délicat de la forêt, un nouveau son du cor retentit sur leur gauche ! Un nouveau gibier ! Tout le monde dirigea sa bête vers le son, espérant que cette fois-ci, ce serait la bonne. La petite bande de cavaliers réussirent à rejoindre les chasseurs à pieds et les chiens. Devant, le magnifique cerf courait gracieusement, cherchant à s'enfuir de tout ce monde qui le poursuivait à présent.

« Quelle bête splendide ! s'écria le souverain au cavalier qui arrivait à sa hauteur ! Il nous le faut ! Montjoie ! Saint Denis ! Que je trépasse si je faiblis !  »

Mais voilà, la bête n'avait pas envie de se laisser attraper, loin de là ! A partir dans tous les sens, l'animal cherchait une issue par tous les côtés, il fallait fuir coûte que coûte. Mais déjà, la lumière se fit plus vive, plus forte que dans cette forêt où les arbres possédaient encore une grande partie de leur touffu feuillage. Et cette même lumière provenait de la clairière ! On sortait de la forêt ! Et voici la compagnie du roi, avec ses chiens, les chevaux et les courtisans sur la pelouse du château de Chambord, avec le bâtiment au fond, magnifique à la lumière.

Et tout ce petit monde passa devant le chasse de la Reine, où celle-ci avait organisé une chasse au faucon, beaucoup plus calme que ce qui se passait actuellement. Connaissant son épouse, il savait qu'elle quitterait sa tranquillité pour un galop endiablé pour avoir la bête à tout prix. Et il avait raison, voici le cortège se fondre parmi les cavaliers et la souveraine remonter presque à sa hauteur.

« Voici un tournant inattendu à la situation, mais désolé je ne peux pas parler, je suis en mode héros. Amusez vous madame ! »

Seulement, à poursuivre l'animal à découvert, celui-ci courait pour rejoindre la forêt devant lui … seulement entre lui et l'étendu boisée, il y avait le canal. Une hallali dans un canal, ce serait folklorique, non ?


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MessageSujet: Re: Topic Commun ♕ Chasse Royale !    06.12.15 13:30

« Je n’aime pas la chasse. »

Le ton catégorique du Fou n’avait pas semblé émouvoir le roi, qui s’était contenté d’ignorer ses protestations et sa mine boudeuse pour lui rappeler l’heure à laquelle il devrait être présent pour partir cavaler après des cerfs et des sangliers. Une perspective qui était à des lieues de mettre Ferdinand en joie – il aimait beaucoup chevaucher, et même chasser contrairement à ce qu’il prétendait, mais pas avec toute la cour présente plus pour se faire bien voir que pour réellement apprécier l’exercice. Les chasses du roi ou de la reine n’étaient que des exercices de pouvoir aussi longs que fastidieux et le Fou aurait mille fois préféré rester dans son lit. Malheureusement pour lui, le roi ne l’entendait pas de cette oreille. Et Ferdinand savait qu’avec son exploit de la dernière fois (à savoir, cacher à Louis que son cousin de Valois avait tenté de le recruter dans ses rangs), il avait tout intérêt à filer droit. C’est donc avec nettement moins de théâtralité qu’à son habitude qu’il se plia aux exigences de son souverain et se trouva, lui aussi, sur son cheval au milieu des gentilshommes de Sa Majesté en celle belle après-midi de chasse à courre.

Se tenant un peu en retrait, Ferdinand zigzaguait entre les courtisans, les gratifiant tous ou presque d’un compliment à sa manière – commentant les plumes fatiguées du chapeau de l’un ou l’attitude rebelle du cheval d’un autre et demandant des nouvelles de l’épouse du dernier – pour s’occuper en attendant qu’on veuille bien sonner le début du supplice. Enfin, l’hallali résonna, et le groupe se mit en route, les aboiements des chiens se faisant entendre plus loin devant eux. La chasse au faucon de la reine devait avoir commencé, elle aussi. Pour ces dames, il espérait que la partie serait plus amusante que la chasse à courre. Franchement, avec autant de sabots et autant de tintamarre, il faudrait vraiment que les sangliers soient idiots pour ne pas prendre la fuite aussitôt. Ceci dit, on ne savait jamais, avec les sangliers. Drôles de bêtes.

Chevauchant derrière le roi et ses proches, Ferdinand décida de prendre son mal en patience. Après tout, il avait encore des gens à enquiquiner, même perché sur un cheval. Toute une cour pour extérioriser son ennui et sa frustration, qu’elle était belle tout de même, la vie de fou. Remarquant qu’il était à quelques pas à peine derrière son grand ami Louvois, Ferdinand décida qu’il y avait bien trop longtemps qu’il ne l’avait pas un peu titillé (au moins vingt-quatre heures, c’était beaucoup trop) et lui lança joyeusement :

« Mon cher Louvois, quel plaisir de vous voir vous adonner aux joies du sport ! Continuez ainsi, vous êtes sur la bonne voie pour perdre cette bedaine qui vous essouffle – si je puis me permettre, je vous recommanderais d’ajouter à ces beaux efforts un régime alimentaire de graines, d’herbe et d’eau. Regardez comme les cerfs que chasse notre Majesté sont élancés et élégants – quoique non, finalement, je serais chagriné si notre bon Roi lançait ses chiens à vos trousses en vous prenant pour un cerf. »

Louvois, bien trop habitué aux plaisanteries du bouffon, se contenta de secouer la tête d’un air blasé sans même lui dédier un regard. Ferdinand eut un sourire. Il l’amusait, le brave Louvois. Un modèle de résilience et de sage résignation. Colbert était là aussi, mais pour une fois, il décida de le laisser tranquille – c’était bien assez d’un ministre égratigné pour la matinée, et Ferdinand avait d’autres égos à fouetter. Laissant son regard errer sur les cavaliers qui les entouraient à la recherche d’une nouvelle victime pour se divertir en toute innocence, Ferdinand repéra à quelques pas de là le commissaire Loizet – pardon, le marquis de Gastins – qui n’avait pas l’air beaucoup plus heureux que lui d’être là. Changeant de plan, Ferdinand rapprocha son cheval de celui du chef de la sécurité du jour.

« Et bien mon cher marquis, en voilà une mine bien basse. La chasse n’est-elle pas de votre goût ? » demanda Ferdinand. « Remarquez, je ne vous blâme pas. Après notre passage, cette forêt ressemblera à un vrai champ de bataille, et rester au château avec un bon livre au coin du feu me paraît une activité tout aussi honorable. Et moins rébarbative. » Ferdinand soupira. « Mais dites-moi, pourquoi ce n’est pas La Reynie qui assure la sécurité du roi ? Le bougre n’a pas eu envie de se lever ce matin ? »
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MessageSujet: Re: Topic Commun ♕ Chasse Royale !    11.12.15 11:39

La chasse se passait bien, mais Marie-Thérèse s’ennuyait quelque peu. Pour une fois qu’elle n’était pas enceinte, elle qui aimait tant l’équitation et le grand air, aurait pu s’en donner à cœur joie. Mais il fallait préserver les apparences, en tant que première dame de France, il fallait qu’elle soit respectable, calme et posée. Et la préséance lui tenait tant à cœur qu’elle était souvent divisée entre ce qu’elle devait faire et ce dont elle avait envie – qui n’étaient pas toujours les mêmes choses. La main gantée de cuire, la reine lançait son faucon à la chasse de ces pigeons qui seraient sans doute servit le soir-même à l’assemblée dans la grande salle de Chambord. Elle avait hâte, à vrai dire, et c’était sans doute un élan d’égo, d’apprécier ces mets qu’elle avait chassé elle-même – avec l’aide des rabatteurs et de sa suite, cela allait sans dire. Alors qu’elle observait le jeune fauconnier aller rechercher son oiseau qui venait de se poser avec sa proie, une des duègnes, une main occupée par une assiette bien remplie, s’approcha d’elle :

-Est-ce bien convenable, ¿ Su Majestad ? Autant d’hommes autour de votre personne… ? Il faudra sans doute vous confesser.

Marie-Thérèse leva les yeux au ciel, agacée. Elle savait vivre toujours en représentation, c’était une habitude depuis l’enfance, et les mœurs de la cour de France étaient difficiles à assimiler quand on venait d’Espagne, elle la première ne cessait d’en faire les frais, aussi aimait-elle qu’on cesse de la rappeler à l’ordre.

-Le père Jean se trouve parmi nous, je suis certaine que si je faisais quelque chose de répréhensible, il ne manquerait de me le faire remarquer. Mais ne vous en faites pas, je ferai donner un ave Maria pour le salut de nos âmes. Tous les Ave Maria viennent bien assez tôt, cet Ave Maria Sera mon cadeau.

Cela sembla moyennement plaire à la duègne qui allait sans doute lui faire remarquer que n’était pas là le comportement attendu de la fille de Philippe IV et de l’épouse de Louis XIV, mais elle n’en eut pas le temps, car un vacarme surprenant se fit entendre de la forêt. Trompettes, chiens, chevaux… La chasse du roi ! Cela figea un instant la chasse de la reine. Les rabatteurs de sa Majesté avaient sans doute eut du mal à contenir le cerf que le roi et ses amis chassaient, normalement à l’autre bout du parc. Le roi en tête sur son étalon blanc, s’arrêta à sa hauteur :

-Voici un tournant inattendu à la situation, mais désolé je ne peux pas parler, je suis en mode héros. Amusez vous madame !

Et sans attendre la réponse de son épouse, Louis reparti d’aussi belle. Marie-Thérèse, effectivement, avait envie de s’amuser.

-Sur un malentendu, cela peut passer, dit-elle à mi-voix, avant de se retourner vers sa suite : A cheval, mesdames ! Montrons donc à ces messieurs qu’il y a des moyens plus efficaces d’arrêter un cerf ! L'attraper ? Mais ils ne seraient même pas capable d'attraper un rhume !

Et, la gracieuse amazone mit son cheval au galop, suivie des plus aventureuses – sans doute celles qui voulaient séduire le roi, mais qu’importais – et laissant là les duègnes bouches pleines, et bouche bé, ce qui donnait lui rapporta-t-on plus tard, un spectacle bien comique, sans oublier les fauconniers et les valets.

Le cerfs, paniqué de voir la chasse repartie de plus belle, piquait droit vers le canal de Chambord. Cela allait sans doute mal finir, mais quelle journée !


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MessageSujet: Re: Topic Commun ♕ Chasse Royale !    12.01.16 23:28

« Et bien mon cher marquis, en voilà une mine bien basse.

Camille se retourna, lorgnant d'un regard sombre celui qu'il avait reconnu comme le bouffon royal. S'il y en avait bien un seul qu'il ne pouvait reprendre sur son titre, c'était bien lui. Non pas qu'il lui accordait quelques faveurs, mais plutôt par prudence. Ce genre de personnage était un chaton : donnez-lui une pelote de laine, il jouera avec des heures durant. Pour Anglerays, le titre de Camille pouvait être une énorme pelote.
Il se contenta d'un signe de tête, s'efforçant de garder un œil sur le roi.

-La chasse n’est-elle pas de votre goût ?
-Vous touchez dans le mille, répondit-il enfin.
-Remarquez, je ne vous blâme pas. Après notre passage, cette forêt ressemblera à un vrai champ de bataille, et rester au château avec un bon livre au coin du feu me paraît une activité tout aussi honorable. Et moins rébarbative.
Camille observa le bouffon sans mot dire, mais ne pu s'empêcher d'avoir un sourire. Lui ? Au coin du feu avec un bon livre ? Le bonhomme ne semblait pas fait de cette pâte !
-Moins rébarbative serait une bonne traque dans les rues de Paris. Vraiment, admettez-le , qu'ai-je à faire là, alors qu'on sait que mes terres de prédilection sont autour du Châtelet ! Même éplucher des rapports de procès est moins rébarbatif.

Le commissaire savait qu'il était inutile, près du bouffon, d'essayer d'en dire le moins possible. Il n'avait pas la réputation de briser des réputations gratuitement, et surtout, s'il tentait quelque chose contre lui, Camille était parfaitement capable de trouver la moindre petite faille qu'il aurait été présenté à la Reynie. Il avait pris de parfaites habitudes dans les colonies ! Le marchandage était devenu une spécialité de Loizet.

-Mais dites-moi, pourquoi ce n’est pas La Reynie qui assure la sécurité du roi, reprit Anglerays ? Le bougre n’a pas eu envie de se lever ce matin ?
-Oh...eh bien, soupira Camille en jouant subitement avec son gant. Disons que le lieutenant général souhaite que je prenne d'autres habitudes que celles du Châtelet…

Il ne pu continuer sa phrase, une rompe retentit, aussitôt suivie par le cri des chiens qui avaient retrouvé la piste. Le roi s'élançait déjà et pour éviter toute erreur dans cette mission, Camille lança son cheval derrière l'équipage.
-Suivez-moi, baron, je terminerai quand la meute aura perdu la chasse, lança-t-il dans un regard un brin moqueur !

Son cheval, peu habitué à l'exercice, soufflait, cherchant à gagner du terrain sur les chasseurs, mais Camille préférait rester en retrait, pour avoir une vue sur tout le monde. Les vestes volaient, la terre jaillissait sous les sabots, et les branches des arbres, mesquines, s'abaissaient pour tenter de vous agripper. Mais le chemin, piétiné par les chiens et les chevaux, déboucha très vite dans une clairière et perturba la chasse de la reine.
D'un coup de main brusque, Camille freina sa monture, évita les demoiselles qui jouaient non loin et osa un regard railleur sur les quelques duègnes qui s'empiffraient. Il se tourna vers Anglerays qui l'avait rejoint, avant de repartir derrière les chasseurs qui galopaient de plus belle.

-Voilà ce que La Reynie veut que je côtoie en m'envoyant ici. Vous imaginez ? Et maintenant, la reine s'y met !
Il roula des yeux, lâcha un soupir et saluant dans un large sourire les jeunes filles faussement apeurées, talonna son cheval qui suivi le groupe. Côte à côte avec Anglerays, il apercevait au loin le canal, qui s'approchait bien trop rapidement….le roi allait-il oser ?
-Mon cher, mon supérieur pense que je ne vois pas assez la campagne, que je deviens un incroyable cynique qui s'acharne sur de pauvres hères, et n'aide pas assez la cour. Ou alors, lui non plus n'avait aucune envie de mettre les pieds à Chambord et y a envoyé une âme déjà damnée pour faire le travail ! Je ne peux pas le blâmer, j'aurais fais la même chose ! Mais le canal s'approchait encore plus, et au loin, il vit la meute se jeter dans l'eau, poursuivant un animal nageant aussi vite qu'il pouvait.

-Morbleu ! Ne me dites pas que le roi va suivre, s'écria-t-il soudain, dépassant le groupe de chasseurs dont beaucoup s'étaient arrêté ! J'ai vu des choses, mais pas encore celle-là !

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MessageSujet: Re: Topic Commun ♕ Chasse Royale !    17.04.16 21:57

Morgan adorait le grand air et après les parties de chasse autour d’Hampton Court durant cet été, le voici plus que motivé à poursuivre un beau gibier ! Le cerf débusqué par les chiens deviendrait le trophée de cette grande journée de chasse. La plupart des femmes restaient chez la reine, à la chasse au faucon, pendant que les personnes triées sur le volet, majoritairement des hommes, galopaient dans la forêt de Chambord jusqu'à plus soif ! Quel moment grisant, un peu de liberté dans ces cours européennes si guindées et à l'étiquette bien établie. On disait d'ailleurs que Monsieur et la Reine surveillaient l'étiquette de très près, ne pardonnant à personne la moindre incartade. Heureusement que les ambassadeurs se faisaient rarement taper sur les doigts … Bref, retournons à la chasse où l'on traversait les feuillages légèrement jaunis du sous-bois et l'odeur de la mousse.

Mais personne ne s'attendait à ce que le cerf sorte de la forêt pour traverser la grande étendu de pelouse de Chambord, là où précisément se tenait la chasse de la reine, en un instant, tout se mélangea, devenant une grande bousculade. La reine Marie-Thérèse elle-même prenait pas à la traque du cerf qui courait jusqu'au canal ! Hallucinant ! Morgan observait la scène avec une certaine jubilation, l'impression de vivre un moment unique, et souriait à toute cette drôle de scène. Seulement voilà, à ne pas regarder devant soi, il pouvait arriver des accidents. Comme à l'instant.

Il vit au dernier moment un cheval s'avancer devant lui, il essaya de faire ralentir sa monture et de changer de chemin, trop tard, Morgan vint taper sur l'animal et la silhouette dessus tomba sur le sol, sous des « oh ! » choqués et surpris. Une collision de chevaux, cela doit être assez rare sans doute. Richmond, désolé d'une telle chose, contourna le cheval pour voir une jolie dame brune sur le sol, l'air un peu sonnée par sa chute. Morgan voulut descendre porter secours, mais un homme arriva avant lui, et voici la dame sur pieds.

« Je m'excuse de ce triste accident, j'espère vous n'avez rien. » déclara Morgan, l'air vraiment désolé.

Mais au regard de la dame, il comprit qu'il n'avait pas renversé une demoiselle en détresse ni une ravissante idiote, mais bien une femme de caractère qui n'allait pas lui pardonner de sitôt.

« Je vois que vous pouvez marcher, me voici soulagé. Bonne journée madame. »

Et sans demander son reste, il fit détaler sa bête pour reprendre le chemin de sa course. Il avait déjà une épouse qui lui hurlait dessus, pas besoin d'une deuxième femme sur le dos ! Il n'était pas maso à ce point ! Pendant ce temps, le cerf menait une course impossible et sans issue jusqu'au canal où il sauta. On sonnait l'hallali, ici au moins tout semblait bien se finir. Sauf pour le cerf, bien sûr.

Fin pour Morgan.


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MessageSujet: Re: Topic Commun ♕ Chasse Royale !    28.04.16 21:31

Déblatérer sur quelqu'un était un pêché ; mais n'est-on pas à moitié pardonné lorsqu'on le fait avec un homme de Dieu ? A cheval sur les principes et surtout sur la religion, Aliénor n'aimait pas faire d'incartade en général. Mais en compagnie du père Jean, elle se permettait de cracher sur les gens, surtout si ceux-ci ne correspondaient pas à ses principes de moralité. Cela tombait parfaitement bien, elle avait une cible et son acolyte ecclésiastique ne le portait pas dans son cœur. Il était donc tout naturel que pendant l'interminable chasse au faucon, les deux ne fassent que déblatérer sur Isabelle de Saint-Amand entre deux lancées de volatile pour attraper un petit gibier. C'était toujours plus intéressant que se goinfrer au buffet derrière eux, comme le faisaient certains courtisans, en particulier les duègnes qui donnaient l'impression d'être mal nourries dans la maison royale !

Heureusement, un tournant inattendu se fit dans cette chasse : voici un cerf passant devant eux, et tous les invités de la chasse du roi derrière l'animal, sa Majesté en tête ! Quelle drôle de situation qui écarquilla les yeux azurs de l'autrichienne. Mieux encore, la reine elle-même alla se joindre à cette joyeuse mascarade. Alors, autant en profiter, un peu de galop ne ferait pas de mal. Alors qu'Aliénor allait rejoindre la troupe, voici qu'un accident survint. L'ambassadeur d'Angleterre, le duc de Richmond, percuta le cheval de la Saint-Amand qui tomba à terre. Sans se contrôler, un méchant ricanement sorti de la bouche délicate de l'archiduchesse qui tourna la tête l'air de rien. Contre la méchanceté de gratuite, il fallait avouer que la scène cocasse avait de quoi amuser.

« Même en public, elle finit les jambes en l'air ! »

Le trait d'esprit était plaisant, mais dit seulement au père Jean, il ne fallait pas non plus que cela s'ébruite. Non pas pour la réputation de mademoiselle de Saint-Amand, mais Aliénor ne voulait se montrer trop virulente publiquement, voilà tout. L'incident clos avec un preux chevalier venant la secourir, il était temps de revenir à la chasse, l'animal était loin à présent et il serait dommage de manquer l'autre événement du jour.

« Mon père, je vous retrouve plus tard pour reprendre notre conversation, ce fut un plaisir comme toujours. »

Puis elle partit au galop tenter de rattraper son retard sur les autres, et arriva pile pour l'hallali aux côtés de la reine. Encore une bonne journée à Chambord, prendre un peu d'air frais, voir un animal mourir pour le plaisir des courtisans, se moquer d'une âme damnée, que demander de plus ? Une fois la chasse terminée et la monture rentrée aux écuries, il fallait se décrasser et se rendre vite chez la reine pour continuer son service.

Fin pour Aliénor


______________________

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MessageSujet: Re: Topic Commun ♕ Chasse Royale !    26.05.16 11:45

Camille avait préféré rester en arrière. Il ne détestait pas la chasse, mais ces petites sauteries restaient toujours à ses yeux des plaisirs de la noblesse épuisée de blatérer sur ses compatriotes. Les arguments de sa mère à propos d’un titre de noblesse ne changeait pas grand chose à ce que Camille pensait réellement de la situation.
Il n'était pas de ce monde, il ne le serait jamais qu’en apparence, et cela lui convenait parfaitement.

Il avait observé l’hallali des courtisans sur le cerf, il entendait les cris des chiens devenus enragés, il imaginait déjà le roi, en divin prince, donner les derniers sacrements à la bête exangue, la foule admirative et la meute affamée. Un spectacle qui ne l'avait jamais réellement ému, à tout point de vue.

Enfoncé dans sa selle, les mains reposant sur le pommeau, il laissait son cheval s'étendre, gardant un oeil sur les alentours. Les femmes dont le pique-nique avait été dérangé gloussaient encore un peu, les duègnes reprenaient leurs esprits et quelques courtisans arrivaient encore, alors que le roi s'était à peine élancé. D’autres s'enquiéraient de l'état des bucoliques.
Du coin de l’oeil, aperçu des cavaliers arriver en groupe et alors que l'odeur du pique-nique lui chatouillait les narines, une exclamation le fit lever les yeux vivement. Deux cavaliers galopaient l’un vers l'autre, et malgré l’allure modérée, la collision ne pouvait pas être sans heurts ! La tenue de l’un des deux, faite de jupons et de corsages, ne laissait pas de doute sur sa qualité.
Il leva le bras vivement, mais à l'instant où il allait interpeller les cavaliers, le choc se fit entendre, et la cavalière chuta lourdement de sa monture. Celle-ci, prise de panique, se cabra pour riposter, avant se tourner les talons et de s'ébrouer plus loin, évitant heureusement sa cavalière.

Camille réveilla son cheval, sauta lestement à terre pour secourir la jeune femme, alors que l’autre, qu’il reconnu pour être un de ces anglais, ne prit aucune peine de descendre.
-Madame, laissez-moi vous aider, car je crois que les anglais sont perdu leur sens de l'honneur lors des conflits!
Il lui tendit un bras secourable, l’aidant à s’épousseter.
Il n'était pas plus agacé par l'imprudence des cavaliers que par la désinvolture de l'anglais... Richmond, si sa mémoire ne lui faisait pas défaut. À peine un regard, une excuse murmurée, un départ soudain...en matière de galanterie, les marins étaient plus plus habiles que lui ! Il s'enquit de l'état de la jeune femme avant de reprendre les rênes du cheval, que des valets avaient stoppé dans sa course. Mais Camille ne prit aucune peine de s’adresser à l'autre; ce genre de causes étaient souvent perdues d'avance et lui n'était qu'un petit policier dont l'utilité n'était prouvée qu’en cas de danger.

-Voici votre monture, madame. J'espère que cette mésaventure ne vous aura pas blessée. Souhaitez-vous profiter de mon aide providentielle pour vous remettre en selle?

Il entendit, non loin, quelques murmures, et préféra ne pas prêter attention aux figures de l'aumônier de la reine, reconnaissable entre tous, et d’une de ces jeunes pieuses de cour qui ne perdaient jamais un seul instant pour émettre quelques acerbes critiques sur leurs corélégionnaires.

Ignorant les regards soutenus, il se félicita de refuser de faire partie de ce panier de serpents venimeux, et reporta son attention sur la victime du jour. Il semblait que son orgueil seul avait été touché, ce qui n'était pas une si mauvaise pioche ! S'assurant du harnachement, il aida la jeune femme à se remettre en selle, avant de sauter lui-même sur sa monture.

-Je suis normalement chargé de la sécurité royale, mais sa majesté semble en ce moment n'avoir pour ennemi qu’un cerf aux bois affutés. Si vous le voulez bien, je vous accompagne pour que vous ne puissiez manquer aucun instant de cette apothéose !
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MessageSujet: Re: Topic Commun ♕ Chasse Royale !    26.06.16 13:06

Isabelle s'était ennuyée jusque là. Elle avait l'esprit ailleurs. Une fois son faucon revenu avec sa proie, elle l'avait rendu à nouveau au jeune fauconnier qui s'était empressé de le récupérer. Elle avait également retiré l'énorme gant en cuir la protégeant des griffes acérées de l'animal, se contentant de garder ses fins gants de cavalière protégeant ses jolies mains. Après tout, on reconnaissait une dame du monde à la beauté de ses mains, fines, blanches, impeccables, à la différence des mains abimées des travailleuses du peuple. La chasse continuait et la jeune femme commençait à se dire qu'elle allait mettre pied à terre pour prendre une collation quand le cerf pourchassé par le roi et sa suite passa au milieu du pré. Isabelle tira sur les rennes de son étalon pour l'empêcher de paniquer. L'animal renacla mais fit tout de même quelques pas en avant, surpris par l'agitation soudaine, et son tempérament sanguin ne semblait pas apprécier ce genre de changement non anticipé.

Isabelle ne put donc éviter la colision avec l'un des cavaliers. Topaz se cabra. Montée en amazone, la jeune femme n'avait aucune prise sur l'anima pour l'empêcher de la jeter à terre de la sorte. Elle tomba en arrière, devant toute la suite de la reine qui n'avait pas encore suivie sa Majesté partie rejoindre l'halali au cerf. Le choc fut rude. Heureusement, le sol meuble ne la blessa pas. Elle s'en tirerait pour quelques bleus, une égratignure au visage, un chapeau froissé et une coiffure défaite. Le cavalier s'arrêta, maîtrisant sa monture, mais un autre fut à ses côtés immédiatement.

-Madame, laissez-moi vous aider, car je crois que les anglais sont perdu leur sens de l'honneur lors des conflits!

Il lui prit la main et l'aida à se remettre debout, alors que l'autre s'assurait du haut de sa monture qu'il allait bien.

-Je m'excuse de ce triste accident, j'espère vous n'avez rien.


Si un regard avait pu tuer, l'anglais serait mort sur le champ, foudroyé. Richmond? Elle n'était plus sûre, mais il lui semlait. Le second, policier à qui elle avait déjà eut affaire par le passé mais qui ne semblait pas se rappeler d'elle - heureusement - après l'avoir aidée à se remettre debout, s'enquit de son cheval.

-On dit les anglais bon cavaliers, vous devez faire exception à la règle, monsieur.

Glaciale. Elle ignora aussi superbement les rires de l'aumônier et de la cousine de la reine. Il n'y en avait pas un pour rattraper l'autre et leurs rires étaient ceux des gens qui n'osent pas.

-Je vois que vous pouvez marcher, me voici soulagé. Bonne journée madame.

Et il détala.

-Il n'y a pas à ce demander pourquoi les anglais ont perdu la dernière guerre, pesta la jeune brune.

-Voici votre monture, madame. J'espère que cette mésaventure ne vous aura pas blessée. Souhaitez-vous profiter de mon aide providentielle pour vous remettre en selle?

-Simplement mon égo, monsieur, rien de plus. Merci à vous pour votre aide, et puisque vous le proposez si gentiment, je ne peux qu'accepter.


Isabelle se remit en selle, tenant les brides de son cheval bien serrées.

-Je suis normalement chargé de la sécurité royale, mais sa majesté semble en ce moment n'avoir pour ennemi qu’un cerf aux bois affutés. Si vous le voulez bien, je vous accompagne pour que vous ne puissiez manquer aucun instant de cette apothéose !

-Ce sera avec joie! Si vous arrivez à suivre le rythme bien évidement.

Et sans attendre, elle éperonna sa monture pour rattraper la chasse, et arriva juste à temps pour voir le cerf dans le canal. Mais quelle journée!

[FIN POUR ISABELLE]

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