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 A fiancé à demi, fiancée à demie |Joan&Paris]

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Côté Coeur: Une servante de ma connaissance...
Côté Lit: la servante sus-citée l'a déserté, profitez-en!
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Phoebus
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MessageSujet: A fiancé à demi, fiancée à demie |Joan&Paris]   21.03.15 0:32



Une guerre ne laissait jamais personne indemne et Paris n’était pas le dernier à le découvrir. Ces semaines sur le champ de bataille, à sentir la poudre, la poussière et le sang avaient ouvert en lui une porte qu’il avait laissé jusque-là close. Il avait goûté à la peur, au danger, à l’adrénaline, compagne la plus fidèle des charges de cavalerie. Il avait dormi sur le sol dur, dans la fraîcheur nocturne, oubliant un temps ses draps de soie et ses matelas confortables. Il avait partagé la peur avec des soldats dont il avait la vie entre ses mains, et chaque ordre qu’il donnait pouvait la leur ôter comme dans un claquement de doigts. Il revoyait la charge victorieuse qu’il avait menée, il ressentait encore les battements de son cœur lorsqu’il avait vu l’ennemi à terre, grâce à son inconsciente jeunesse. Mais le retour à Versailles était peut-être plus difficile qu’il l’avait imaginé. Il avait ardemment attendu de retrouver sa sœur, sa mère, son oncle...mais aussi celle qu'il ne voulait désormais plus nommer. Celle qui avait plongé un poignard glacé dans son dos, poignard que Gabrielle avait elle-même aiguisé. Il avait tant espéré reprendre le cours de leur vie, fait d'intrigues, de coups-bas, de bouderies et d'amour fraternel, que ce que sa sœur aînée lui avait réservé avait brisé son espoir de les voir se réconcilier totalement. Quelques semaines après son retour, il avait vécu une toute autre guerre, familiale cette fois.
Et le garçon avait du se muer en homme pour affronter le regard de sa sœur aînée, accusée d'avoir tué son enfant et celui de celle pour qui il était prêt jusqu'à renier ses titres.
Ces quelques semaines écoulées depuis la disgrâce de la duchesse de Valois, emportant avec elle son âme-définitivement-damnée Perrine, avaient permis à Paris de tourner une page, terminant un chapitre de sa vie, non sans qu'il ne ressente cette pointe d'amertume. Tout ce pouvait se terminer ainsi, d'un simple trait. Il savait qu'il reverrait Gabrielle, en France ou à l'étranger, mais plus rien ne pourrait plus être comme avant. Leurs jeux d'enfants, leurs facéties, leurs complots… tout était rayé, passé dans le néant du passé. Et son oncle, son regard d'aigle fondant sur lui, avait poussé Paris à sortir de cette coquille de courtisan libertin, sans scrupule ni foi ou loi, vivotant selon son bon plaisir et celui de son cousin d'Orléans.
Paris avait accepté les rôles qui revenaient sur ses épaules, les poids des titres, des responsabilités, de toute une famille. Et sans grande passion, il avait accepté que son oncle se mêle d'affaires matrimoniales, sans se douter un moment jusqu'où son accrd passif allait le mener.

C'était pour toutes ces raisons que le jeune duc de Longueville ralliait sans grande conviction les salons de Paris, où son oncle l'avait instamment demandé de le rejoindre. Il n'avait jamais pu refuser quelques chose à celui qui l'intimidait toujours, mais cette docile obéissance ne l'empêchait pas de faire la tête llorsqu'il descendit du carrosse et grimpa les marches de l'hôtel de Condé.

-Monseigneur ! C'est un plaisir que de vus revoir parmi nous ! Je ne croyais plus que vous viendrez, mais monsieur le Prince a totalement confiance en vous.
-Comme toujours, Lenet, fit Paris à l'homme de confiance de son oncle, tout en tendant manteau et chapeau au valet en livrée. Est-il au salon ?
-Oui, et vous verrez, il reçoit aujourd'hui de délicieuses visites : votre cousine la duchesse d'Enghien et mademoiselle de Leeds. La sœur de la duchesse de Guyenne nous fait l'honneur de venir nous voir…
-Nous entendre, plutôt, reprit Paris non sans une lueur maline dans le regard.
-Evitez de dire pareille chose devant monsieur le Prince, si je puis me permettre…
-Bah de toute façon mon humour ne lui plaît jamais.

Paris haussa les épaules et rejoignit le salon d'où les voix résonnaient. On y parlaient de ce talentueux Molière, de l'impertinent la Fontaine, de ce débauché Lully et entre délicieux écrits de Sappho. Oubliant un moment que la salonnière louait sans cesse les mérites de sa sœur aînée, Paris inspira et se fit ouvrir la porte par les valets, saluant la petite compagnie d'un large sourire.
-Ah ! Vous voilà enfin, mon neveu ! Heureusement que la duchesse d'Enghien leur a tenu compagnie, nous ne vous attendions plus !
Paris préféra afficher un sourire d'excuse et salua sa cousine d'Enghien, avant de se tourner vers les autres convives.
-Laissez-moi vous présentez l'un des esprits les plus brillants de la soirée : mademoiselle de Leeds, qui a accepté de venir parler avec nous de nos artistes.
-Mademoiselle, c'est un honneur ; Paris pris courtoisement la main fine de la jeune fille, avant de saluer ceux qui l'accompagnaient.

Mais il avait à peine relevé la tête qu'il reconnu dans le regard de son oncle cette lueur de plan bien ficelé, comme un piège se refermant sur lui, duquel il ne pouvait s'échapper. Il détestait que son oncle le mette devant le fait accomplit et il jeta un vague regard en arrière pour voir que Lenet se tenait fidèlement devant la porte. Il réprima une grimace, car si la jeune Leeds ne pouvait le voir, ceux qui l'accompagnaient pourraient lire sur son visage.
-C'est une admirable réunion de famille, mon oncle, dit Paris d'une voix trop claire pour être honnête. N'attendez donc pas de tourner un peu plus autour du pot, et dites-moi la raison pour laquelle vous m'avez fait venir. Mademoiselle de Leeds, si admirable soit-elle, a-t-elle une chose à m'apprendre que je ne puisse m'enfuir de cette pièce ?
Le prince se leva, le visage grave mais non sans sourire et s'approcha de Paris qui, resté debout non loin de la jeune anglaise, voyait un couperet lui frôler la nuque.
-En effet, je suis porteur d'une nouvelle que je ne pouvais annoncer avant de vous voir ici réunis.
Paris connaissait suffisamment les intrigues de cours pour craindre le pire et il sentit une main venir lui chatouiller l'estomac, comme pour lui indiquer le moment où il pouvait commencer à s'effrayer.
-Le comte de Leeds et moi-même, ainsi que ma sœur, la duchesse douairière de Longueville, avons en effet été unis par de longues lettres. Ma sœur ainsi que votre père, mademoiselle, fit le prince en se tournant vers la jeune fille pour poser une main paternelle sur son bras, ont décidé de vous fiancer l'un à l'autre. Dans l'impossibilité d'être présents, ils m'ont chargés d'être porteur de cette excellente nouvelle.

-DE NOUS FIANCER ?
-Exactement, et par politesse envers mademoiselle de Leeds, vous pouvez vous efforcer de paraître heureux, Charles-Paris, répondit son oncle d'une voix sans réplique. Mais Paris était bien trop choqué pour s'excuser ou pour grogner en s'entendant appeler « Charles ». La demoiselle avait certes un de ces adorables visages qu'il recherchait dans ses soirs de sortie, mais….mais...il ne la voulait pas en fiancée ! Ni elle ni aucune autre !
-Mais...nous ne nous connaissons à peine...Vous a-t-on demandé votre avis à vous, mademoiselle ?
-Vous apprendrez à vous connaître ! Et faites vite. Tenez, je vais bientôt m'éclipser, vous laissant au bons soins de ma belle-fille la duchesse d'Enghien, et vous aurez ainsi tout le loisir de faire connaissance. N'est-ce pas, mademoiselle ?

Paris jetait un regard écoeuré sur son oncle. Lui-même avait tout fait pour éviter son propre mariage, jusqu'à en être malade...Certes, Joan of Leeds avait plus d'esprit que sa tante, mais comment avait-il pu lui faire cela ! C'était une trahison envers sa propre famille ! La pauvre anglaise avait autant demandé que lui – rien, donc – et tous deux se retrouvaient liés par le capricieux destin d'adultes proches de la mort et ayant connu un ancien monde.
-Je suis navré que cela soit tombé sur vous, mademoiselle, fit Paris lorsque le prince fut parti. Je serais un bien piètre fiancé, je crois.

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MessageSujet: Re: A fiancé à demi, fiancée à demie |Joan&Paris]   29.03.15 15:00


A fiancé à demi, fiancée à demie
Joan&Paris

 
✻✻✻Enfin ! La comtesse de Danby avait pu revenir en France. Retrouver sa sœur au château de Versailles avait été une véritable délivrance après ces longs mois de guerre passés au château du Compte of Leeds en Angleterre. Joan s'était senti si inutile qu'elle avait eu la sensation que ces batailles durèrent une décennie malgré l'aide qu'elle avait essayé d'apporter aux fronts anglais. La jeune fille se sentait même honteuse de ses actes. Devoir dénoncer des déserteurs avait été un horrible sacrifice pour elle. C'était à cause de cela qu'elle avait rapidement décidé de rejoindre son père sur ses terres et attendre sagement la fin de la guerre.

Le jour où la cadette of Leeds avait reçu une missive de sa sœur lui annonçant qu'elle pouvait revenir à Versailles, Joan fit préparer ses valises dans la journée. Dès l'aube, elle prit un carrosse pour l'amener sur la côte. Le trajet ne fut troublé par aucune embûche de même que la traversé de la Manche en bateau. La jeune duchesse fut par ailleurs étonnée du nombre de gens qui se dirigeait vers les territoires français. Elle ne pensait pas être entourée d'autant de monde.

Une fois sur le sol français, le trajet lui parut bien plus court. Le palais n'était plus qu'à quelques lieux, Joan sentait l'impatience monter en elle. Il fallait bien qu'elle l'avoue, les mondanités de la cour lui avaient manqué pendant ses mois de guerre. Il fallait bien qu'elle l'avoue, les mondanités de la cour lui avaient manqué pendant ses mois de guerre. Un petit sourire commença à apparaitre sur ses lèvres, mais elle le fit disparaitre rapidement. La jeune fille qui avait retrouvé la vue par miracle juste avant la guerre devait faire attention. Elle avait décidé de garder le secret sur la perte de sa cécité auprès de tout le monde, même des personnes de qui elle était les plus proches. Elle faisait alors semblant de ne plus voir, cela lui simplifiait la vie contrairement à ce que l'on pourrait croire. Joan pouvait plus facilement se défendre si les personnes qui se moquaient d'elle la pensaient toujours aveugle. Mais pour cela, il fallait jouer le jeu jusqu'au bout et ne jamais faire un pas de travers ! Joan l'avait bien compris. La seule fois où elle avait baladé les yeux trop rapidement, Ferdinand s'en était rendu compte, et elle avait dû tous lui avouer…

Quelques jours après son retour en France, Joan fut informé qu'elle était conviée à passer une après-midi dans un salon parisien. L'idée de sortir dans la ville sans aucune connaissance ne l'enchantait par vraiment. Joan n'avait jamais apprécié la capitale française à cause de la foule. Pour une aveugle, se faire bousculer et marcher sur des pavés non-alignés était loin d'être une chose facile. Mais l'idée de discuter à propos de l'art l'enchantait. Elle se rendit alors dans le fameux salon avec sa dame de compagnie. À peine la porte d'entrée passé, la jeune anglaise se fit accueillir par Louis II de Bourbon-Condé. La jeune infirme ne s'attendait pas à un tel accueil. Il l'a pris par l'épaule aussitôt qu'elle eut franchi le pas de la porte et l'aida à s'installer sur une table. Joan fut très intimidée à l'idée de se retrouver à la même table que le prince qui lui faisait peur, mais elle essaya de ne rien montrer et de sourire. On lui présenta rapidement la duchesse d'Enghien, puis ils commencèrent à débattre à propos des dernières compositions de Lully.

La jeune anglaise n'eut pas le temps de donner son avis, un nouvel invité faisait son entrée. Joan fut horrifiée en voyant le prince de Longueville faire son entrée, mais n'en montra aucun signe. Le prince de Condé alla l'accueillir puis l'amener à la table.

-Laissez-moi, vous présentez l'un des esprits les plus brillants de la soirée : mademoiselle de Leeds, qui a accepté de venir parler avec nous de nos artistes.

Joan fut séduite par le compliment, mais elle n'était pas dupe. Elle avait le sentiment de se retrouver au beau milieu d'une réunion de famille et d'être de trop. Elle se sentait comme le vilain petit canard au milieu de la famille de noble français.

-C'est une admirable réunion de famille, mon oncle. N'attendez donc pas de tourner un peu plus autour du pot, et dites-moi la raison pour laquelle vous m'avez fait venir. Mademoiselle de Leeds, si admirable soit-elle, a-t-elle une chose à m'apprendre que je ne puisse m'enfuir de cette pièce ?

Joan n'était donc pas la seule à avoir envie de s'enfuir d'ici le plus rapidement possible ? Se retrouver au beau milieu d'une réunion familiale Longueville n'était pas dans ses plans. La jeune fille n'imaginait pas son retour en France commencé comme cela. Elle allait alors répondre qu'elle n'avait malheureusement rien pour Paris, mais fut coupée par le prince qui se leva pour leur faire part d'une bonne nouvelle. La jeune fille eut envie de grimacer en entendant le nom de son père prononcé. Il était tellement rare que le comte se souci d'elle que Joan n'y croyait pas. Elle était habituée à toujours passer après Amy auprès de son père, elle avait alors beaucoup de mal à croire qu'ils puissent échanger à son sujet. Néanmoins, elle était intriguée. Si seulement elle ne ressentait pas en même temps cette boule au fond de son ventre qui résultait de son très mauvais pressentiment...

-Le comte de Leeds et moi-même, ainsi que ma sœur, la duchesse douairière de Longueville, avons en effet été unis par de longues lettres. Ma sœur ainsi que votre père, mademoiselle, ont décidé de vous fiancer l'un à l'autre. Dans l'impossibilité d'être présents, ils m'ont chargés d'être porteur de cette excellente nouvelle.

-Je vous demande pardon ?!

-DE NOUS FIANCER ?

Joan eut l'impression que le sol se déversait sous ses pieds. Elle avait beau être assise, c'était une véritable descente aux enfers. Elle qui, au contraire de sa sœur, n'avait jamais été promise et avait toujours eu l'impression d'être libre, venait littéralement de se prendre un couteau dans le dos. Elle avait toujours rêvé au fond d'elle de pouvoir faire un mariage d'amour.. Elle se retrouvait fiancée au coureur de jupons le plus connu de la Cour. Il la dégoûtait et l'écœurait, mais elle ne pouvait malheureusement rien faire, rien dire contre la volonté de son père... Elle en voulait également au comte de ne lui avoir rien dit.. Durant les mois de guerre, la jeune of Leeds l'avait côtoyé tous les jours, mais il avait gardé le secret.. Elle sentait la haine monter en elle et ne fit plus attention à la conversation entre les deux princes. Elle préféra se tourner vers la présence féminine de la table.

-N'y aurait-il pas une erreur ? Demanda-t-elle sous le choc.

-Il ne semble pas mademoiselle, votre père a donné votre main au Prince de Neuchâtel.

Joan se répéta qu'il ne pouvait s'agir que d'un horrible cauchemar.. Ne sachant quoi répondre lorsque l'oncle de Paris l'interrogea sur le fait de faire connaissance la jeune fille se contenta de hocher la tête. Le prince de Condé quitta ensuite le salon pour laisser les deux nouveaux fiancés faire connaissance. La jeune fille n'avait aucune envie d'apprendre à le connaître. Lorsqu'elle était arrivée à Versailles, elle était persuadée de l'avoir entendu se moquer de son infirmité. Il faisait partie de ses gentils hommes, sans aucune décence qui écœurait la jeune fille. Et voilà qu'elle allait devenir sa femme... Pourquoi lui...

-Je suis navré que cela soit tombé sur vous, mademoiselle, fit Paris lorsque le prince fut parti. Je serais un bien piètre fiancé, je crois.

L'ancienne infirme fut surprise des dernières paroles de son fiancé. Même s'il avait très clairement désapprouvé ce mariage, elle ignorait qu'il se remettrait en cause, encore moins qu'il serait compatissant.

-Vous venez d'être fiancé à une infirme, la sœur de la « putain du roi »... Joan cracha ses mots avec tant de haine que toutes les personnes à table pouvaient lire la colère en elle. Alors, je crains monsieur que ce ne soit moi qui ne puisse être à la hauteur...

Il est vrai que le prince de Neuchâtel ignorait que Joan avait perdu sa cécité depuis peu. Il ne pouvait pas savoir qu'elle avait vu toutes les grimaces qui s'étaient dessinées sur son visage lorsqu'il avait appris la nouvelle. La seule personne aujourd'hui qui était au courant était un ami fidèle de Joan et un grand soutient.

-Comment cela se fait-il que je n'ai rien vu venir... Je viens de passer plusieurs mois avec mon père et il ne m'a jamais parlé de ses idées de fiançailles... La jeune fille avait envie de s'effondrer, mais elle essaya de garder la tête haute. Ne le prenez pas mal monsieur, mais je n'ai aucune envie que ce mariage se produise.. Joan ne mâchait plus ses mots. Elle savait également que ce n'était pas la peine de prendre des pincettes. Je ne souhaite pas me marier ! Enfin pas pour le moment. Pas avec Paris surtout. Je suis désolé, c'est sans doute une idée de mon père pour essayer de se refaire un nom maintenant que le sien est souillé en Angleterre...

C’était la seule explication possible pour la jeune anglaise.
 
✻✻✻
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Dernière édition par Joan of Leeds le 26.04.15 17:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A fiancé à demi, fiancée à demie |Joan&Paris]   15.04.15 23:54

Comment sa mère avait-elle pu seulement oser ! Elle ! Qui l'avait toujours couvé, toujours surveillé, choyé, dorloté, câliné, étouffé… Etait-ce une revanche sur ce qu'elle avait pu entendre sur lui ? Etait-ce par crainte des rumeurs qui couraient sur Gabrielle et qui pourraient les atteindre ? Au diable tout cela ! Il avait bien d'autres chats à fouetter pour penser au mariage ! Et qui plus est sans qu'on l'en avertisse.
Paris se sentait doublement trahi : par son oncle et par sa mère. Jamais son père ne l'aurait permis et d'ailleurs, il pensa avec cynisme que son véritable père ne l'aurait peut-être pas permis non plus.

Et face à la jeune femme, il ne pouvait que ressentir une peine qui le rendait petit et faible, tel un enfant pris en faute. Il n'était pourtant pas coupable, mais il voyait l'infirme comme la victime désignée d'un complot parental, alors que lui pouvait se défendre avec tous ses atouts. Même si, en cette circonstance, il doutait que ses yeux implorants fassent flancher sa mère.

Il fut toutefois rasséréné lorsque Joan of Leeds réagit de la même manière que lui. Elle ne semblait heureusement pas de ces naïves idiotes, battant des cils à l'idée d'épouser un duc, même si celui-ci alignait au compteur de nombreuses conquêtes qui lui avaient valu quelques remontrances. Il attachait toutefois une certaine importance à faire bonne figure et à lui montrer son soutien, mais la jeune franchise de Joan le déstabilisa.
-Vous venez d'être fiancé à une infirme, la sœur de la « putain du roi »...Alors, je crains monsieur que ce ne soit moi qui ne puisse être à la hauteur…
-Voyons, mademoiselle, répondit-il en reprenant contenance...je...jamais je n'aurais osé pensé cela ! J'ai d'ailleurs pour votre sœur une grande estime… Il balbutia quelques mots inintelligibles, heureusement marmonnés et inaudibles. Infirmes, nous le sommes tous, continua-t-il d'une voix adoucie pour calmer l'aigreur de la jeune femme. Chacun à notre manière, et croyez que si je n'avais actuellement l'idée du maiage en aversion, j'aurai accepté cette union sans songer un instant à cela !

S'il pensait réellement aux paroles qu'il confiait à la jeune femme, ces mots pouvaient sonner terriblement faux dans la bouche de Paris de Longueville. Il se mordit la lèvre en réalisant qu'il n'avait fait que lancer un lieu commun, quelque phrase entendue et lue dans tous les salons, pour rassurer des familles inquiètes de l'avenir d'un jeune infirme. Il doutait beaucoup de la sincérité qu'elle ressentirait dans ces quelques mots, et se retint pourtant de poursuivre sur cette lancée, il ne pourrait que s'enfoncer un peu plus dans la boue qu'il remuait sous ses pieds. Il préféra alors garder le silence, posant sur la jeune femme un regard emplit d'une pitié inutile, de ces pitiés trop charitables qui ne cachaient qu'un vide. Pourtant, ce qu'il ressentait pour Joan of Leeds en cet instant était bien plus que le néant et si elle n'avait cette lueur furieuse dans le regard, il eu posé sa main sur son bras pour la réconforter de cette situation. Mais la jeune femme semblait loin de l'idée de quémander un soutien quelconque, plus encore venant de la part de cet indésirable fiancé.
-Ne le prenez pas mal monsieur, mais je n'ai aucune envie que ce mariage se produise.
-Rassurez-vous, moi non plus, admit-il dans un léger soupir.
-Je suis désolé, c'est sans doute une idée de mon père pour essayer de se refaire un nom maintenant que le sien est souillé en Angleterre...

-Ne soyez pas désolée, mademoiselle, reprit Paris en haussant un sourcil ! Si vous aviez réclamé cette union, j'aurai tout lieu de vous en vouloir, mais à ce jeu-là, je suis heureux que nous parlions avec franchise. Il voulu poser sur elle un regard sincère, mais réalisa alors qu'elle ne pourrait lire sur son visage. Je pense aussi qu'il s'agit d'une idée de mon oncle, qui poussa ma mère à cette idée pour que notre nom ne soit pas souillé des malheurs de mes aînés. Et peut-être aussi pour effacer certaines rumeurs, ajouta-t-il un peu moins sûr de lui, en songeant aux nombreuses mises en garde de sa mère.

Il se releva, et les bras croisés dans le dos, sombrant dans une courte réflexion, il marcha quelques pas dans la pièce, avant de s'apercevoir de la présence de sa cousine.
-Elisabeth, je vous assure que rien ne se passera ici d'indécent entre mademoiselle de Leeds et moi. Je vous prie, laissez-nous seuls.
-Je ne sais si monsieur le Prince…
-Monsieur le Prince me grondera s'il le souhaite et je vous défendrai s'il le faut. S'il vous plaît, la supplia-t-il presque ! La jeune femme leva les yeux au ciel et jetant un regard circonspect à l'étrange couple, quitta enfin le salon.

Enfin seuls ! Paris marcha de nouveau quelques pas, faisant fonctionner les étranges rouages de son cerveau.
-Il y a forcément un moyen d'empêcher cela, mademoiselle ! Ni vous ni moi ne voulons de cette union ! Il la rejoignit alors près de son fauteuil, osant prendre sa main fine. Pardonnez ce geste, mais je souhaite vous proposer une chose, fit-il la voix claire et l'oeil brillant ! Que si nous ne nous jurons pas de vivre ensemble pour le meilleur et tout ce qui l'accompagne, nous nous jurions de tout accomplir pour que ce mariage ne se fasse pas. Seriez-vous d'accord ?  Si vous avez l'esprit aussi vif que vos paroles, alors à nous deux nous pourrons trouver une solution, car mes idées ne trouvent de limites que….que...dans l'indécence, je dirais.

Il ne pouvait le deviner, mais Joan pouvait percevoir nettement le large sourire qu'il affichait à cet instant. Que pouvait-il espérer de mieux dans cette sordide affaire, qu'une fiancée qui ne voulait pas de mariage ? L'affaire était parfaite !
-Vous êtes la sœur de la putain du roi, et moi le bâtard d'une cousine royale...vous voyez, nous avons tous nos infirmités ! Et soyez certaine, mademoiselle, que jamais je n'oserai ternir votre réputation, j'aurais cela en horreur !

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MessageSujet: Re: A fiancé à demi, fiancée à demie |Joan&Paris]   26.04.15 19:18


A fiancé à demi, fiancée à demie
Joan&Paris

 

✻✻✻
Joan ne savait dire si les mots de Paris étaient vrais ou faux.. Ce qu'il avait beau dire sur son infirmité, elle l'avait entendu très souvent. À chaque fois même qu'elle rencontrait une personne pleine d'hypocrisie. Même si elle ne desserrait aucun signe de mensonge sur le visage du jeune prince, elle pouvait très difficilement croire qu'il pensait véritablement ses phrases. En jeune personne bien éduquée, elle n'en fit pas la remarque. Elle préféra seulement le remercier avec un petit sourire.

- Ne soyez pas désolée, mademoiselle, si vous aviez réclamé cette union, j'aurai tout lieu de vous en vouloir, mais à ce jeu-là, je suis heureux que nous parlions avec franchise.

Joan l'était également. L'idée qu'elle ait pu demander une telle union la dégoûtait presque. Elle n'était pas une jeune fille qui rêvait d'épouser le plus beau parti, non au contraire. Joan espérait trouver l'amour, être aimé en retour et vivre une belle vie. C'était sans doute à cause des nombreux livres qu'on lui avait lu lorsqu'elle était encore en Angleterre. Même si elle savait qu'il était impossible que son rêve se réalise, elle y croyait encore jusqu'à aujourd'hui.. Jusqu'à l'annonce de ce mariage qui était loin de lui convenir.

- Je pense aussi qu'il s'agit d'une idée de mon oncle, qui poussa ma mère à cette idée pour que notre nom ne soit pas souillé des malheurs de mes aînés. Et peut-être aussi pour effacer certaines rumeurs.

Alors que la jeune anglaise imaginait les lettres qu'avait pu échanger son père afin d'obtenir cette alliance, elle ne pensait pas qu'il en était de même pour le prince de Neuchâtel. Si Joan avait des petits ennuis avec son père, Paris semblait en avoir avec son oncle et sa mère et sa sœur. Vivant a Versailles, Joan avait entendu des bruits de couloir à propos de Gabrielle Longueville. Seulement, elle ignorait s'il ne s'agissait que de ragots pour attiser un feu, ou si cela était vrai. À entendre les mots de son fiancé, tous semblait vrai..

Fiancé... Joan détestait ce mot ! Sa seule réponse fut un petit soupir..

Paris s'éloigna alors. Il alla parler à la duchesse d'Enghien qui s'était installé à une table un petit peu plus loin. Aussi discrètement qu'elle pouvait le faire, Joan essaya de lire sur les lèvres du prince pour savoir ce qu'il pouvait bien lui dire. Voyant la duchesse se lever et se diriger vers la porte, elle comprit qu'il lui avait demandé de partir. Comme si le fait de les avoir pris au piège ne suffisait pas, il fallait en plus que les deux jeunes fiancés soient espionnés... Le prince revint alors vers la jeune anglaise qui s'était remise à regarder droit devant elle comme si elle regardait dans le vide.

- Il y a forcément un moyen d'empêcher cela, mademoiselle ! Ni vous ni moi ne voulons de cette union !

- J'en suis persuadée !

Paris prit alors la main de la jeune anglaise. Un geste qui lui paru étrange et quelque peu déplacé, mais elle l'écouta.

- Pardonnez ce geste, mais je souhaite vous proposer une chose, que si nous ne nous jurons pas de vivre ensemble pour le meilleur et tout ce qui l'accompagne, nous nous jurions de tout accomplir pour que ce mariage ne se fasse pas. Seriez-vous d'accord ? Si vous avez l'esprit aussi vif que vos paroles, alors à nous deux, nous pourrons trouver une solution, car mes idées ne trouvent de limites que....que...dans l'indécence, je dirais.

La jeune of Leeds ne s'attendait pas à un tel discours. Elle avait imaginé le prince comploté, mais elle pensait être mise sur le banc de touche. Joan ne prit pas le temps de réfléchir, elle répondit spontanément au prince :

- Je le jure ! Elle sera alors la main de son nouveau complice pour lui prouver son consentement. Ce mariage n'est qu'une vulgaire mascarade et je refuse d'en faire partie. Je dois bien avouer que je ne pensais pas que vous tiendrez un tel discours, mais j'en suis ravie !

Il était difficile pour la jeune anglaise de cacher sa joie puisqu'un petit sourire malicieux se dessinait au coin de ses lèvres. Le jeune prince semblait également ravi, à l'idée que sa fiancée ne désirait par devenir sa femme. Qui l'aurai cru ?

- Vous êtes la sœur de la putain du roi, et moi le bâtard d'une cousine royale...vous voyez, nous avons tous nos infirmités ! Et soyez certaine, mademoiselle, que jamais je n'oserai ternir votre réputation, j'aurais cela en horreur !

- Et pour cela, je vous en remercie monsieur.

Joan découvrait un aspect du prince qu'elle ne connaissait pas. Elle le savait séducteur, elle le pensait capricieux et il se révélait, au contraire, loin de toute hypocrisie. La demoiselle voyait en lui en fidèle allié et elle était persuadée que leur quête ne serait pas vaine. Ils allaient réussir, ce mariage serait annulé et alors, ils pourront devenir amis, qui sait ?

La comtesse de Danby décida alors de commencer aussitôt leur plan pour faire échouer ce mariage.

- Je dois bien avouer que pour le moment, je n'ai pas de réelles idées.. Il nous faudrait peut-être l'appui de quelqu'un ? Je pourrais en parler à Amy, mais je crains qu'elle aille à l'encontre de notre décision..

Joan avait aussi envie de ménager sa grande sœur qui venait de vivre un moment très difficile à cause de son enlèvement. Il remontait à plusieurs mois, certes, mais la jeune anglaise ne voulait surtout pas l'accaparer. De plus, c'était son problème et non celui de sa sœur. Elle lui en parlerait peut-être une fois l'affaire terminée ou lorsque les deux fiancés seront proches du but. L'Anglaise pensa également à Ferdinand D'Anglerays. C'était un fidèle ami, le seul qui savait que Joan avait retrouvé la vue. Depuis, elle passait beaucoup de temps avec lui puisqu'elle n'était pas obligée de feindre d'être aveugle, ce qui était très épuisant. Seulement, elle n'avait aucune idée des liens qui pouvaient unir Paris et Ferdinand. Si par malheur, leur relation n'était positive, le prince de Neuchâtel refuserait peut-être l'aide du fou du roi, ou au contraire, Ferdinand de les aider..

- Peut-être auriez-vous déjà une idée ?

Demanda-t-elle alors.
 
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MessageSujet: Re: A fiancé à demi, fiancée à demie |Joan&Paris]   14.08.15 15:28

Paris  avait un temps imaginé que sa fiancée puisse être une de ces mijaurées incertaines, qui l'auraient suivi docilement sans mot dire, et aurait acquiescé toutes ses idées, sans qu'il ne sache si celles-ci valaient le coup ou non. Si la situation l'aurait enchantée dans de nombreuses situations bien différentes, cette fois-ci, il souhaitait le soutient de Joan plus que tout. Etait-ce le scandale autour de Gabrielle qui l'inquiétait et l'assagissait soudainement ? Il y avait certainement un peu de cela. Depuis quelques semaines, il se montrait plus docile à la bienséance et cherchait à trouver grâce aux yeux de ceux qui pouvaient soutenir sa famille en cette période. Le père Leeds n'était pas une priorité dans son carnet de relation, et sa relation avec la favorite était au point mort, mais à présent, le jeu changeait de main, et il lui fallait se montrer habile. Epouser la favorite comme son oncle avait épousé le cardinal ? Hors de question ! En dehors de la question personnelle, la politique entrait en jeu. Un Longueville, un Condé ne pouvait pas s'abaisser à cela ! Il ne pouvait encore rien avouer de cette raison, mais il était soulagé de savoir Joan de son côté. A deux, ils pouvait mieux agir, et user de leurs forces mutuelles.

Il sentit la main de Joan se serrer sur la sienne, et un de ces petits frissons de satisfaction lui serrer le coeur. L'affaire prenait une magnifique tournure ! Il cru même entr'apercevoir un sourire se dessiner sur les lèvres de la jeune femme.

- Je dois bien avouer que pour le moment, je n'ai pas de réelles idées.. Il nous faudrait peut-être l'appui de quelqu'un ? Je pourrais en parler à Amy, mais je crains qu'elle aille à l'encontre de notre décision..

Il lâcha la main de Joan et pensif, se releva du canapé  et parcouru la pièce. Il devait forcément y avoir une faille dans ce projet de contrat. Feue la comtesse de Leeds était une révoltée, une frondeuse. On ne pouvait annuler un mariage sur le passé d'une femme décédée, c'était hors de propos ! Quant au comte, il n'avait encore rien sur lui, rien qui puisse faire pencher la balance. L'union semblait même parfaite de prime abord !
Paris se rongea l'ongle du pouce, tic qu'il n'avait jamais eu.

- Peut-être auriez-vous déjà une idée ?

Il se retourna, le sourcil froncé, vers la jeune femme. Elle semblait si innocente, si délicate. Ses longs cils papillonnaient sans le vouloir. Il était évident qu'elle ne devait pas avoir dans son entourage des personnes peu recommandables, capables de lui permettre de faire annuler des fiançailles qui semblaient si profitables. Joan était certainement l'innocence pure, la gentillesse incarnée ! A côté d'elle, sa sœur était un monstre sans cœur, songea-t-il ironiquement.
Les mains croisées dans le dos, il marcha de long en large face à la cheminée du salon, jouant distraitement avec les petites sculpture de bronze.
Il ne voulait pas avouer à Joan qu'il n'avait aucune idée. C'était admettre une faiblesse, et dans une telle situation, c'était perdre une manche que de piétiner dès le début ! S'il fallait débuter la guerre, il fallait lancer des hostilités avec de solides arguments !

-Et bien, commença-t-il d'une voix neutre...j'ai quelques pistes mais je ne voudrais pas vous livrer des bribes qui vous feraient espérer en vain. Ménager l'effet, c'était le mieux ! C'était lui, le duc, le prince, l'homme capable de venir en aide à une pauvre demoiselle qu'on forçait au mariage ! En effet, votre sœur pourrait ne pas voir notre décision d'un œil favorable. Il reposa un petit cheval qu'il faisait tourner dans ses doigts. Vous connaissez sûrement la Fronde, reprit-il. Durant cette période, de nombreuses alliances ont été acceptées par les familles rebelles, en quête de réconciliation auprès des proches de la Couronne. Mon oncle a épousé la nièce du cardinal Mazarin, donna-t-il en exemple, non sans une petite moue  dégoûtée. Il fit de nouveau quelques pas dans le salon. Je crains que ma mère et mon oncle ne me poussent à épouser votre sœur, comme on dit lors de ces alliances ! Prouver au roi son adhésion et gagner sa confiance, en se liant à sa maîtresse. L'exil de ma sœur est un coup dur, ma mère cherche certainement à redorer notre image.

Cela n'arrangeait pas l'affaire, mais Paris gagnait quelques précieuses minutes pendant lesquelles il cherchait une solution. Repousser l'heure de vérité, babiller pour étouffer l'attente...et pendant ce temps, réfléchir à son problème.
-Tout ceci ne mène pas à grand-chose, certes, mais toutefois, peut nous aider en ce sens : si nous prouvons que cette alliance est inutile, nous pourrons peut-être la faire annuler…ou alors… il se tut un instant… ou alors je peux aussi montrer que cette union sera catastrophique !
Il eu soudain un de ces petits flash qui s'illuminaient de temps en temps, surtout lorsqu'il avait besoin d'une idée lumineuse. Il avait tourné dans sa tête les personnes de son entourage proche capables de l'aider : Derek ? Il en profiterait pour déniaiser la pauvre Joan ! Le détestable Contarini ? Il ferait encore bien pire que Derek ! L'innocente Adélaïde ? En quoi pouvait-elle….

-Adélaïde, s'exclama-t-il d'un coup, conscient que ce seul nom ne parlerait pas beaucoup à Joan ! Adélaïde de Vogüé !
Il se rapprocha prestement de la jeune Leeds et se posta devant elle, le regard pétillant. Il tenait là un fil solide ! Elle seule pouvait être une solution à leur problème et il était certain qu'elle accepterait sans rechigner de l'aider. Au pire, il suffisait de ne pas lui dire l'entière vérité !
-Adélaïde de Vogüé...vous ne la connaissez pas, je pense, mais c'est une jeune fille qui pourra être une solution à notre souci. Comment vous expliquer… Oui, comment expliquer à la jeune Joan of Leeds qu'il avait connu Adélaïde par l'entremise de Perrine, laquelle souhaitait faire connaître les joies de l'amour à la jeune fille ? Le tout était une affaire de liaison dangereuse entre les trois, et le départ de Perrine n'avait pas anéanti les projets. La jeune Vogüé était intelligente, cultivée et d'agréable compagnie. Il doutait qu'elle accepte tout de go de ruiner un mariage, mais la vérité pouvait aisément de transformer ! Mademoiselle de Vogüé est l'ancienne demoiselle de compagnie de ma sœur, par laquelle je l'ai connue. Intelligente, douce et innocente, on lui donnerait, tout comme à vous, le bon Dieu sans confession ! Je pense qu'elle accepterait de servir d'alibi pour anéantir ce projet. Mais il faudrait toutefois que je la contacte pour en être certain !

Ainsi expliquée, l'affaire semblait rondement menée et parfaite ! Adélaïde serait un parfait alibi ! On leur prêterai une romance...l'une de ces romances un brin scandaleuses, qui pousseraient le comte de Leeds à prendre peur. Sur le papier, cela semblait simple, mais il faudrait arrondir les détails !
-Je pense que le plus simple est que le scandale retombe sur moi, reprit-il en réfléchissant à haute voix. Cela vous protégera, ainsi que mademoiselle de Vogüé. J'assumerai le tout, comme toujours... Qu'en pensez-vous ? Je ne vois actuellement pas d'autre alternative, mais je vous promets d'y réfléchir !

Sur le moment, il ne voyait surtout aucune autre alternative, et il espérait que sa verve saurait convaincre sa future ex-fiancée.

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MessageSujet: Re: A fiancé à demi, fiancée à demie |Joan&Paris]   09.12.15 21:45


A fiancé à demi, fiancée à demie
Joan&Paris

 

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La jeune aveugle cherchait un prétexte pour annuler ses fiançailles. Elle passa rapidement en revue toutes les personnes susceptibles de pouvoir l’aider dans cette affaire. Elle pensa un instant à Ferdinand, il avait une certaine influence et il aimait les coups tordus. Il pourrait peut-être, être de bon conseil. Si ni elle, ni Paris n’arrivait à trouver une solution, elle lui en parlerait.
Joan regarda du coin de l’œil Paris, elle se demandait ce qu’il pouvait bien faire avec ses petites statues de bronze. Elle se surprit à croire qu’il préférait s’amuser avec plutôt que de régler leur problème. C’était un réel enfant. S’impatientant, elle commença à taper du pied. Assez discrètement pour ne pas être entendu, mais cela la détendait tout de même.

-Et bien, j'ai quelques pistes, mais je ne voudrais pas vous livrer des bribes qui vous feraient espérer en vain.

-Dites tout de même, je vous en pris. Je ne me réjouirais pas tant que ce contrat ne sera pas annulé.

Le jeune prince sembla alors s’écarter du sujet. La Fronde… Joan s’en souvenait, mais elle ne voyait pas en quoi cela les concernait aujourd’hui, dans leurs ennuis. Les alliances… Tout de nos jours n’était qu’une question d’alliance, d’image. La petite aveugle fut alors traversée de pensées quelque peu égoïstes. Elle n’en avait que faire de l’image de la famille de Longueville. Leurs affaires de familles ne la regardaient pas et elle n’en avait que faire ! Soufflant pour monter son agacement lorsque Paris évoqua ses affaires de famille, la jeune sœur Leeds espérait que le message soit passé.


-Tout ceci ne mène pas à grand-chose, certes,..

C’était exactement ce que pensait la jeune fille. Ils se trouvaient toujours au point zéro. Si seulement il allait droit au but.

Mais toutefois, peut nous aider en ce sens : si nous prouvons que cette alliance est inutile, nous pourrons peut-être la faire annuler… Ou alors…

Il se tue et Joan tendit l’oreille. Prouver que l’alliance était inutile était impossible. Trop de parties étaient en jeu dans cette histoire.

- Alors ? Répéta-t-elle pour avoir sa réponse.

- ou alors je peux aussi montrer que cette union sera catastrophique !

- Certes, mais… Je ne vois pas comment…

-Adélaïde, s'exclama-t-il d'un coup. Adélaïde de Vogüé !

Ce nom parlait quelque peu à Joan… Elle en avait déjà entendu parler, mais n’avait jamais eu l’occasion de la croiser.

-Mademoiselle de Vogüé est l'ancienne demoiselle de compagnie de ma sœur, par laquelle je l'ai connue. Intelligente, douce et innocente, on lui donnerait, tout comme à vous, le bon Dieu sans confession ! Je pense qu'elle accepterait de servir d'alibi pour anéantir ce projet. Mais il faudrait toutefois que je la contacte pour en être certain !

Joan sourit en entendait que le prince était près à lui donner le bon Dieu sans confession. Elle n’avait pourtant jamais eu l’impression d’être si douce et innocente, mais le compliment lui allait droit au cœur.
Regardant dans la direction de Paris pour lui sourire, Joan commençait à aimer son idée.

-Je pense que le plus simple est que le scandale retombe sur moi. Cela vous protégera, ainsi que mademoiselle de Vogüé. J'assumerai le tout, comme toujours... Qu'en pensez-vous ? Je ne vois actuellement pas d'autre alternative, mais je vous promets d'y réfléchir !

L’idée de Paris était parfaite, mais la jeune femme était gênée pour lui.

-Vous en êtes vraiment certain de vouloir tout assumer ?

Joan ne souhaitait pas le voir en difficulté après ce scandale. Ils étaient tous les deux à vouloir annuler ces fiançailles, il y avait donc sans doute, un moyen pour qu’ils en payent tous les deux le prix. Ce n’était pas juste pour Paris, et même s’il ne semblait pas affecter, Joan se refusait de le voir tomber.

-Il y aura sans doute un moyen pour qu’aucun de nous deux se retrouve avec tout ce scandale uniquement pour sa perte. L’idée était sans doute culottée, mais Joan était certaine que cela pouvait marcher ! Si le scandale et si grand, il serait possible que nos familles prennent la décision de ne point l’ébruiter. Ils trouveront eux même un artifice pour justifier l’annulation des fiançailles.

Joan avait sans doute lu beaucoup trop de livres qui lui faisaient croire que les affaires pouvaient être aussi faciles pourtant, la duchesse espérait que tout cela soit plausible.
Une serveuse s’approcha de la table où Joan était assise demandant si elle avait besoin de quelque chose. Joan fit signe que non puis se tourna vers son futur ex-fiancé.

-Pour célébrer ce plan qui me semble presque parfait, pensez-vous pouvoir rester un instant de plus ? Ça me fait du bien de sortir et j’aimerais en connaître plus sur mon compagnon de complot.

La jeune femme semblait apaisée. Ils étaient loin d’avoir un plan véritablement abouti, mais cela lui semblait sur la bonne voie. Ils trouveraient nécessairement une solution !
 
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