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 Olympe ♔ La Bussy Rabutin corsetée

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Côté Coeur: Cupidon a dû l'oublier !
Côté Lit: Hum ... hum ...Il n'y a pas vraiment d'action malheureusement !
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Âge : 32 ans
Titre : Marquise d'Andelot, baronne de Roissiat
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Date d'inscription : 23/11/2014


MessageSujet: Olympe ♔ La Bussy Rabutin corsetée    12.03.15 1:46


 
Olympe de Coligny

 
(Romola Garaï)


 

32 ans mais aucune ride ne vient gâter sa peau si laiteuse ♔ Les Coligny se suffisent par leur seul nom mais être marquise d'Andelot et baronne de Roissiat n'est franchement pas à dédaigner ♔ Française ♔
 Vieille fille euh ... célibataire. ♔ Protestante jusqu'au bout de ses beaux ongles, et elle est tellement fière de l'être qu'elle n'hésite pas ni à le dire ni à le montrer ! Fait rare dans les temps qui courent, tout le monde ne peut pas se le permettre !♔ Hétérosexuelle, enfin comme toute activité sexuelle reste pour elle encore aujourd'hui un vrai mystère, qui sait ce qu'un épanouissement pourrait lui réserver comme révélations…  
 ♔ Noblesse française ♔
 


 
(Le célibataire est celui qui prend le mariage très au sérieux.)

 

 
Quelques questions de protocole ...  


 
♔ ÊTES-VOUS PLUTÔT PARIS OU VERSAILLES ?

Pour Olympe, c'est bien simple, jamais rien ne vaudra ses bien aimées terres de la Bresse, la Bourgogne, la France Comté l'ont bercée et tous ses plus beaux souvenirs s'y trouvent. Pourtant, il suffit de savoir bien aménager ses différents domaines, pour pouvoir trouver dans n'importe quelle ville de France et de Navarre, un sentiment de bien être. Ainsi lorsqu'elle a fait aménager et décorer à son goût et à son image, son hôtel particulier parisien elle s'y est sentie plus que jamais chez elle. De plus, si la dame apprécie le silence de la province, le calme des campagnes, le bruit de la ville n'est pas pour lui déplaire. Les deux opposés la fascinent, et elle pourrait rester des heures à admirer un nid d'oiseaux autant que l'agitation des marchés et des commerces où elle aime se rendre plusieurs fois par semaine, plutôt que d'y envoyer ses domestiques.  Cette vision d'une ville ne s'endormant jamais, au rythme toujours effréné lui donne l'impression de vivre en permanence dans une eau de jouvence en ébullition ! Paris ne sera jamais vieille et ses habitants ne semblent pas l'être aussi ! Une vivacité qui revigorerait un mort dès les premières heures du matin. En revanche, si Versailles n'a aucun rival en beauté et en luxe, et même s'il serait bien difficile qu'il ne lui plaise pas, elle ne s'y trouvera jamais vraiment à son aise. La raison en est évidente et tient dans cette phrase : elle n'est pas chez elle, elle est chez celle qu'elle sert ! Cette différence fait tout ! Enfin, il y a bien quelques attraits, en grande marcheuse par exemple, elle y trouve son bonheur avec ses immenses allées mais tout de même rien ne vaudra Paris !

 
♔ CROYEZ VOUS AU COMPLOT ?

La famille de Coligny a toujours été proche du pouvoir.  En effet, ayant été à l'origine de certains complots, comme parfois les victimes, il serait franchement stupide pour tous ses membres de croire qu'un seul monarque, pourrait un jour passer au travers des mailles des intrigues ! Fût-ce le grand Louis XIV ! L'ambition et l'absence de scrupules ne vont pas faire une pause parce que le Soleil s'est levé sur Versailles, allons donc ! Trop éblouissant justement, sentir le souffre autour de ceux qui lui font la roue, n'est pas rare. Et puis, Olympe bien que jeune adolescente se souviendra toujours de ce jour ou plutôt de cette nuit du 9 au 10 février 1651, où le petit roi résidant au Palais Royal a été exhibé à la foule soi disant endormi, pour faire taire des rumeurs de fuite ! Une cuisante humiliation, qu'il n'a jamais oublié. Elle espère qu'après cette jeunesse mouvementée, il a réchappé au plus important complot de son règne mais elle en doute franchement car comment après une telle scène, ne pas croire que l'on pourrait vouloir le pousser du trône ?! Oui quelque chose se trame c'est sûr, seulement Olympe pour l'instant se trompe de motif et de personnes, elle soupçonne les hollandais et leurs soutiens en France.

 
♔ VOUS SENTEZ VOUS PLUS COMME UNE DOUCE COLOMBE OU UNE GROSSE VIPÈRE ?

Représentez-vous la scène d'une jeune femme discrète qui tous les jours vous parle avec amabilité, et prend la peine de sortir de chez elle , où qu'elle soit, pour faire distribuer quelques pièces d'or aux nécessiteux. Puis voyez la le soir venu, agenouillée devant son lit, fait plus d'une demi-heure de prières, vous penserez à une douce colombe ou à un ange tout au moins, mais c'est oublier que la colombe a un bec et quelques serres aussi. Contrariez-la et elle n'hésitera pas à s'en servir. Elle n'est pas une Coligny pour rien après tout. Sans comptez sa langue aussi, qu'elle n'a pas dans sa poche, car tous ces même soirs, une fois ses couvertures rabattues sur elle, la belle sort son matériel d'écriture pour étaler vos secrets, plus vos histoires seront scandaleuses, plus cela lui plaira ! Pourquoi ? Par fantasme peut-être, imaginez une adolescente qui ne vivant rien sur le plan sexuel a besoin de raconter les aventures des autres ! Ca l'amuse, Dieu sait que la journée elle ne rit pas vraiment serrée dans ses vêtements aux teintes sombres, tandis que ça, ça la fait sortir de son carcan d'éducation rigide et c'est sa façon de se rebeller. Dans son jardin secret, il n'est pas rare qu'elle se transforme en vipère oui , ou si vous préférez en petite  fouine. Derrière son éventail, Olympe vous écoutera l'air de rien, pourra regarder par vos trous de serrure, et Versailles-trotteuse qu'elle est, espèrera toujours vous trouver dans une situation compromettante pour sa gazette. Ce n'est pas très chrétien, c'est vrai et elle le sait, d'ailleurs elle pourra s'infliger quelques coups de bâtons sur la main coupable et puis recommencera ! Sacré péché mignon !

 
♔ QU'AVEZ VOUS A DIRE SUR LA GUERRE ?

Les Coligny ne sont pas connus pour rester les bras croisés en temps de guerre,  beaucoup de ses ancêtres ont brillé dans certaines batailles ou y sont hélas morts, alors Olympe s'est refusée à rester tranquillement à Versailles.  On avait besoin de petites mains, alors une fois la permission de sa maîtresse donnée, elle les a mises à contribution.  On ne pouvait donner le linge des soldats à laver à une personne d'aussi haut rang, alors on lui demanda de faire office d'infirmière. Tenir ses doigts pressés sur la carotide d'un malheureux ne l'a pas faite reculer, même si ce genre de spectacles la faisait parfois tourner de l'œil dès lors qu'elle n'était plus  en service.  Ayant toujours été très fragile des poumons, ce qui l'a d'ailleurs rendue hypocondriaque, elle a rejoint Nancy pendant les fameuses négociations pour se reposer. Celles-ci ayant échoué et ne pouvant rester au front dans son état, elle a regagné ses terres pour se remettre totalement.  La chaleur de l'été l'a aidée à guérir et son grand retour se fit à Reims, lorsque le Roi victorieux fit célébrer le traité de paix qu'il venait de signer avec la Lorraine et ses alliés.  Revenue au palais de Versailles,  la jeune femme a été l'une des premiers aristocrates à payer l'impôt levé par Colbert, elle n'aime pas cet homme et trouve le montant demandé exorbitant, mais elle n'a tout de même pas rechigné sur la question. Il n'est pas anormal pour elle, que les plus grands, ecclésiastiques comme nobles, contribuent à relever la France après cette guerre.  Qui sait, on pourra y trouver encore plus de prestige et de gloire à le faire ! C'est d'ailleurs durant son entretien avec le ministre, qu'elle a appris le siège du parlement . Olympe a ri, ce qui a clairement déplu à l'homme en noir. Tant de discordes ne peuvent qu'être de bonnes choses pour le clan Condé duquel elle est si proche.

 
♔ QUELS SONT VOS LOISIRS ? AVEZ VOUS UN BUT PRÉCIS ?

L'œnologie : Lorsqu'on lui sert un verre de vin, Olympe en jugera d'abord au nez toute la délicatesse, puis en dégustera l'arôme telle une vraie professionnelle. C'est adolescente, dans les vignes familiales tenues par les meilleurs paysans du pays, que cette passion lui est venue.  Revenant veiller sur les pieds dès qu'elle le peut, aimant même couper les grappes au moment des vendanges, elle se sent telle Marie Antoinette se sentira en jouant les bergères et les laitières.  Aujourd'hui, elle en a fait même une affaire et a fait lancer un cru avec l'un de ses associés : Le Coligny -Saint Bel.
La chasse au vol : Les faucons restent les grands amours d'Olympe, elle en compte plusieurs et comme Louis XIII qui en gardait au Louvre, elle n'hésite pas à en conserver elle dans son hôtel particulier parisien.  Bien entendu, elle les met à contribution lors des chasses au vol que parfois le roi organise. La jeune femme trouve cet art et ce sport, plus attrayant que la chasse à courre, bien qu'elle apprécie également cette dernière.
L'équitation et la marche Chasse et chevaux vont généralement de pair et il n'est pas étonnant que la demoiselle de Coligny se sente très à l'aise sur une selle. Galoper en forêt reste un de ses grands plaisirs, tout comme la marche d'ailleurs.  Se dépenser et prendre l'air frais, lui a toujours été recommandé par ses médecins, alors elle leur obéit et si ce n'est pour ses obligations auprès d'Elisabeth d'Alençon, on ne la voit guère à l'intérieur.
L'écriture Lorsqu'on fait paraître une gazette, il va de soi qu'il vaut avoir la passion d'écrire.
La collection de toute sortes de talismans: Devenue superstitieuse durant son enfance, Olympe aime être entourée de différents porte-bonheur ou de contre-sorts.

Ses objectifs sont nombreux, premièrement lutter s'il le faut jusqu'à son dernier souffle, pour que l'Edit de Nantes ne soit pas révoqué et que les protestants ne soient pas pourchassés. D'autre part, ambitieuse, elle désire plus que tout faire renaître la duché-pairie de Châtillon éteinte avec son neveu et elle ne lésinera pas sur les moyens. Enfin, étant la dernière de trois filles et de deux frères morts, elle a sur ses épaules, le fardeau de l'extinction de son nom ou du moins de sa branche. En effet, l'une de ses sœurs sans enfants, s'est déshonorée dans une vie de débauches et l'autre a épousé un Wurtenberg. Il lui faut se marier et dans l'idéal il doit s'agir d'un français, car elle pourra ainsi mieux négocier pour la sauvegarde du nom, mais pourra t-elle seulement trouver l'heureux élu à son âge et surtout lui donner un enfant viable ? C'est son obsession.
 

 
Derrière le masque ...
♔ Schyzo puissance 10000  Green  ♔ L'âge de Neandertal ! Razz OUCH ! Ça pique !  ♔ 7 jours sur 7, mais peut-être pas 24h/24. Oui, c'est une honte !  Razz
 Code by bon Cie ♔ Je crèche sur ce forum depuis des siècles. ♔  Pervers

 
 

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MessageSujet: Re: Olympe ♔ La Bussy Rabutin corsetée    12.03.15 1:55


Mémoires de l'insouciante



Châtillon, 1634

Non ça ne pouvait pas être ça ! Ce malaise qu'Anne de Polignac avait eu en descendant l'escalier et ce haut le cœur désagréable étaient dus à autre chose qu'à une nouvelle grossesse. Pensez-donc à trente sept ans passés et plus de dix ans après sa dernière née, comment cela aurait-il pu être possible ? Ses enfants la taquinaient sur le sujet, mais pour elle, l'explication restait simple. Ca devait être le surmenage des obligations, Gaspard devenu amiral de Guyenne était souvent parti ces derniers temps et il fallait bien gérer tous leurs domaines !

Persistant à se raisonner, madame de Coligny sursauta lorsque sa camériste introduisit son médecin personnel. Il l'ausculta durant de longues minutes avant de lui faire part de son diagnostic, un grand sourire aux lèvres.  

- Dans quelques mois, vous serez guérie.

C'était clair ! Littéralement ébahie, Anne de Polignac ne réalisa malgré tout pleinement son état que lorsque son ventre s'arrondit à vue d'œil.  Sentant les premiers coups de pieds, elle ressentit également ses premiers élans maternels envers cet enfant. Elle avait donné beaucoup à ses aînés, mais l'enfant du miracle serait particulier, elle le gâterait, ne serait-ce que pour se faire pardonner d'avoir mis si longtemps à être comblée. Quant à son époux, à en juger par son bonheur, il était certain qu'il agirait de même.

Châtillon, 20 juin 1635

La délivrance avait été extrêment difficile, bien que la malheureuse mère ait obéi à l'immobilité la plus totale pendant plus d'un mois. C'est bien simple, à la fin de ces quinze heures de souffrance, le bébé se présentant par les pieds, on crut devoir mettre le père devant un choix cornélien : la mère ou l'enfant.  On en vint aux redoutables forceps avant cette extrémité, et dans un dernier effort de la part d'Anne de Polignac, enfin la petite fille poussa son premier cri.

Hélas fragilisée par sa venue au monde, celle que l'on baptisa aussitôt Olympe selon le rite protestant, devait en garder quelques séquelles. En effet, ses poumons et sa légère claudication devaient être dans l'avenir sa plus grande contrariété.

Ecosse, 8 août 1643

- Mais où est donc passée Olympe ? s'inquiétait Gaspard de Coligny, troisième du nom.
- Je ne sais pas père, sans doute est-elle partie explorer les souterrains du manoir comme elle nous en parlait tout à l'heure ! lui répondit son fils Maurice.
- Le jour du mariage de sa sœur ? Espérons qu'elle n'arrivera pas en retard ou pieds nus comme lorsque nous avons reçu monsieur de Turenne, tiqua le vieux seigneur.

N'avait-il pas été trop en adoration devant cette enfant désinvolte à la moue adorable ? Lui cédant tout, lui pardonnant tout, il se sentait incapable non seulement de hausser la voix et encore moins de lever la main sur elle. Bon nombre de ses amis bien moins tendres que lui, s'en moquaient ouvertement ! Mais tout au moins avant ce jour, il suffisait simplement que sa chère dernière demande la permission de  faire quelque chose pour qu'elle lui soit accordée, mais à présent Olympe ne prenait même plus cette peine. Jusqu'où irait ce désir de s'amuser ? Passant devant les douves du château médiéval de Thomas Hamilton, le futur mari d'Henriette son autre fille, le sexagénaire entendit sa petite voix résonner. L'enfant appelait les fantômes sur lesquels son futur beau frère avait conté tant d'anecdotes.  C'était d'ailleurs les seuls moments du séjour, où elle avait pu rester assise, tant elle avait été à la fois terrifiée et fascinée. Mais si le duc de Châtillon sourit à ces invocations autant que de la voir depuis quelques jours affublée de talismans, il n'en prit pas moins une décision sérieuse.

Son éducation devait être prise en main et il se le promettait, ça serait chose faite dès leur retour en France.

Châtillon, 1643,

- Monseigneur, j'ai été le précepteur de grands princes comme vous le savez et je puis vous l'avouer, Guillaume II de Nassau a été sans doute le plus difficile de mes élèves, mais la plus terrible permettez moi de vous le dire, c'est bien votre fille ! s'insurgea l'imminent professeur devant le sieur de Coligny.
- Qu’a-t-elle fait ?
- Sans parler du fait qu'elle baille aux corneilles ou plutôt aux faucons que l'on fait s'envoler sous nos fenêtres durant mes leçons, elle peut également danser et chanter si j'aborde la géographie ou encore se boucher les oreilles et crier si je tente de lui apprendre une langue.  De guerre lasse, à cause à mon grand âge je la laisse partir, comprenez-moi.

Les yeux ronds face au comportement d'Olympe, Gaspard III la fit venir et cette fois sa tête baissée et son expression de regard qui aurait fait fondre un cœur de pierre, n'amadouèrent personne.

- Ma fille, vous resterez toute la journée enfermée dans votre salle de cours en compagnie d'Anne votre sœur. Elle vous adore, mais a également une poigne de fer. Je lui fais confiance pour vous montrer le bon exemple en quelques heures.    

Le duc de Châtillon ne croyait pas si bien dire, Olympe en effet craignait sa sœur qui toujours vêtue de noir et démodée, portait encore une de ces horribles fraises autour du cou. Un vrai corbeau, qui même lorsqu'on la chatouillait ne cillait pas. Elle l'aimait, était proche d'elle comme de toute sa fratrie, mais à huit ans, on est toujours très impressionnés par la personne qui nous dépasse de cinq têtes. Alors oui ce jour se grava dans sa mémoire à tout jamais, malgré une amorce de rébellion.

- Je vais faire si bien semblant d'être sage, que même Dieu en sera trompé, mais vous m'avez entendue, je fais semblant ! Demain avec cet hibou lugubre, je recommencerai ! la provoqua t-elle une fois la clef tournée dans la serrure de la fameuse pièce.
-  S'acquérir les mérites du ciel, cela vaut pour l'autre église qui marchande la chose à ses croyants, pas pour la nôtre !  Si vous êtes une peste, Dieu vous jugera comme une peste, voilà tout.
- Vous m'ennuyez et quitte à m'ennuyer pour de bon, je préfèrerai aller au couvent, au moins j'y verrais …

Elle ne finit pas sa phrase, une gifle, sa première gifle la coupant net.

-Ne redites plus jamais ça ou vous seriez indigne d'être une Coligny !
 
Dès cet instant, aucune autre punition pour contrer son caractère capricieux, ne fut plus efficace que de rester avec son aînée si cassante et rigide. Alors, au fil des semaines, au fil des mois, il fallut bien s'assagir et réaliser toute l'importance que peut avoir le nom que l'on porte.


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MessageSujet: Re: Olympe ♔ La Bussy Rabutin corsetée    12.03.15 2:07


Mémoires de la jeune fille

vêtue de noir




Vincennes, 23 mai 1644,

Certes, Olympe avait toujours été vêtue de pourpre violet, de teinte d'automne, mais jamais de noir de la tête aux pieds. Pourquoi ? Et pourquoi d'ailleurs était-elle ici à Vincennes ? Elle comprenait simplement que ce moment était d'une gravité solennelle peu commune à en juger par les pleurs de sa mère, par les poings serrés de son père.

On attendait dans un silence de mort, dans ce pavillon humide que les Coligny avaient loué pour quelques jours. Seules les quintes de toux de l'enfant le cassaient de temps à autre .

Soudain quand le bruit de la porte se fit entendre, tous se levèrent. Quatre hommes en portaient un cinquième dont la tête renversée en arrière ne laissait aucun doute sur son identité, c'était Maurice. Effrayée, l'enfant de neuf ans poussa un cri. Henriette revenue d'Ecosse, se planta alors devant elle et s'agenouilla pour être à sa hauteur.

- N'ayez pas peur, il dort, c'est juste que ... qu'il va dormir pour toujours maintenant. Ces personnes vont le mettre sur le lit là-bas. Vous vous souvenez de la berceuse que je vous chantais ?
- Oui, répondit la petite fille qui malgré toutes les précautions de son aînée pour la ménager n'était pas dupe sur l'idée qu'un drame était arrivé.
- Vous la lui chanterez tout à l'heure, venez maintenant il faut laisser père et mère s'occuper de lui.

Prenant la main de sa sœur, Olympe quitta la pièce avec une lenteur qui ne lui ressemblait pas. C'est ainsi que les éclats de rage de son pauvre père ne purent que lui parvenir.

- Encore et toujours ces Guise ! La Saint Barthélémy ne leur avait pas suffi, il a de nouveau fallu qu'il s'en prennent à notre famille ! Que leur catholicisme les étouffe ces vils serpents et qu'ils en crèvent à leur tour !

Quelques années plus tard, Olympe comprit non seulement les évènements de ce jour tragique mais aussi tout ce que représentait son héritage. Les Guise, un nom qu'elle apprit à haïr avec la même détermination qu'elle élevait le sien dans son esprit. Comment aurait-il pu en être autrement ? Les Guise avaient fait massacrer son arrière grand père, un véritable culte, et ils étaient aussi responsables de la disparition de son frère, puisqu'Henri II de Guise et lui s'étaient rencontrés dans les fossés de Vincennes, le pistolet à la main. Un duel fatal à Maurice.

Oui une race maudite !

Paris, 18 juin 1645,

Elisabeth de Montmorency-Bouteville virevoltait de pièces en pièces dans l'hôtel particulier mis à sa disposition. Sa toilette en soie brodée de fils d'or était magnifique. Tout comme celle qui la portait …C'est ce matin que cette dernière allait convoler en juste noces. Son histoire avait tout d'un conte de fées pouvant faire rêver une petite fille de dix ans.

Son frère ne l'avait-il pas enlevée quelques jours plus tôt, parce que leur amour semblait impossible ? Une union entre une jeune fille catholique dont le père avait été condamné à mort par le pouvoir royal et un protestant, le duc de Châtillon n'y avait pas consenti. Bien sûr, l'affaire avait eu un grand retentissement mais ce n'était pas pour déplaire à Olympe, qui aimant toujours être au centre de l'attention, aimait que sa famille y soit, surtout pour une affaire de cœur.

Et puis pouvait-elle être insatisfaite lorsqu'au bout d'un an de deuil, il lui était enfin permis pour un jour de quitter ses vêtements sombres pour une magnifique robe d'un bleu pâle, présent d'Elisabeth ? Ce n'était pas bien entendu, la principale raison pour laquelle elle s'était si vite attachée à sa future belle-sœur, toutes les deux avaient un caractère semblable : enjoué et farceur. Elle était cette chance de quitter dès qu'elles se verraient, son univers étriqué !  

- Ma chère petite, lui demanda t-elle après qu'on eut introduit dans l'antichambre un invité à la noce, j'entends la voix de monseigneur le duc d'Enghien, voudriez-vous aller l'accueillir je vous prie ?

Intimidée, mais tentant grâce aux leçons qu'elle recevait, de ne pas le montrer, l'enfant obéit de bonne grâce.

L'homme était en effet impressionnant mais lorsqu'elle lui fit une révérence exhibant ses pieds nus - décidément c'était une fâcheuse habitude - et lui récita un compliment, il eut un petit rire.

- J'espère que vous n'avez pas perdu les alliances des époux, comme vous paraissez avoir perdu vos chaussures, mademoiselle de Coligny ?
- Tant qu'un Coligny ne perd pas sa langue monseigneur, tout le reste n'est pas bien grave. lui lança t-elle espiègle.
- Je vois cela, répondit-il amusé, et la sœur vaut bien le frère ! Quel dommage que je ne vous compte pas dans mes régiments vous aussi !

Cette rencontre devait être les prémices d'une étroite et très amicale relation entre ces deux puissantes familles.

Basilique Saint Denis, 20 février 1649,

Au passage du cortège funéraire, on ne faisait que murmurer. Depuis François Ier, aucun monarque n'avait permis à l'un de ses sujets de reposer dans la nécropole royale. Certes cet ultime privilège ainsi que la présence de l'enfant-roi étaient un baume au cœur, mais la tristesse de l'adolescente restait tout de même incommensurable. Gaspard était mort à Vincennes - elle haïssait ce château ! - son rein percé d'un tir d'arquebuse, mort tout comme leur père trois ans plus tôt, et comme Maurice. Tous de mort violente ! Désormais, elles n'étaient plus que quatre, la mère, ses trois filles et la veuve, marchant à la suite du cercueil. Le noir semblait leur coller à la peau pire qu'un corset.

Parvenues à quelques mètres de l'autel, Louis XIV en descendit, suivi du père Favre qui allait lire l'éloge funèbre. Il salua chacune d'elle mais s'attarda auprès d'Anne de Polignac.

- Madame, nous n'oublierons jamais le comportement héroïque de votre fils devant Charenton , il avait ô combien mérité sa charge de maréchal de France. Les rebelles qui osent nous tenir tête l'ont tué mais son nom désormais les hantera. Nous élèverons également pour son enfant posthume le comté de Coligny en duché-pairie.

La mère éplorée remercia puis l'on en vint à la cérémonie.

Le 10 juillet de la même année venait au monde Henri-Gaspard, un véritable soleil dans la vie d'Olympe.

Un peu de bonheur, enfin ...

Paris, Hôtel de Coligny 1653,

Anne de Coligny venait d'ouvrir à la hâte toutes les fenêtres du salon de musique.

- Un médecin vite ! lança t-elle au domestique qu'elle avait sonné, ma pauvre Olympe respirez …
- Je ne voulais pas ça, s'excusa Henriette qui se sentait atrocement coupable.  
- A quoi vous attendiez-vous, quand vous nous apprenez que non seulement vous avez quitté votre nouvel époux pour vivre une existence de dissipation et de mœurs légères, mais que comble de tout, vous allez vous convertir ! Il n'est guère étonnant que cela nous rende malades !
- Les catholiques sont plus ouverts d'esprit, plus tolérants sur les plaisirs de la vie ! Quelle idée aussi de m'avoir fait épouser ce La Suze après la mort de Thomas ?  Enfin, il faut bien avouer qu'au moins, il m'a ouvert les yeux en me retenant dans ses châteaux ! Regardez-vous toutes les deux, sévères et guindées. Comme c'est regrettable Olympe, vous promettiez d'être une fleur épanouie mais l'éducation que nous avons reçue vous a gâchée, vous a gâtée même !

Il y avait sans doute un peu de vrai dans ce que disait sa sœur, mais la jeune fille était trop en colère pour pouvoir le voir sur l'instant.

- On ne vend pas sa religion pour mieux pouvoir s'amuser, cria t-elle en s'étouffant toujours autant. Le plaisir ne vaut pas une messe !
- Tous les protestants à cette heure vous renient, jamais ils ne vous pardonneront et surtout pas le fait d'être conduite à l'autel par la reine ! Au delà de votre attitude, vous l'agrémentez d'une telle publicité que notre humiliation sera connue de toute la France ! Non, ils ne vous pardonneront jamais ça ! renchérit Anne.
- Et vous ? s'enquit avec nervosité et les larmes aux yeux, la sœur parjure.
- Nous aussi !

Sur ces mots durs et sans appel, Olympe chassa elle-même Henriette avec le peu de force qu'il lui restait ce jour-là. Cette scène lui valut une cure de plusieurs mois en plus de la perte d'une soeur.

Paris, Hôtel de Longueville, 1656,

Charles-Paris tout juste âgé de sept ans, venait de rougir à l'apparition de sa visiteuse qui pourtant encore et toujours habillée de sombre n'était pas vraiment sur son plus beau jour. Olympe en eut un sourire attendrissant, elle sentait bien qu'il avait pour elle une amourette d'enfant et elle aimait en jouer. Ce jour là ne fit pas exception, alors qu'ils étaient assis sur les marches d'escaliers menant au coquet jardin de la luxueuse bâtisse.

- Pourquoi m'appelez-vous Charles ? Pour tous, je suis Paris.
- Je pensais que pour vous, j'étais pourtant unique, feignit de se vexer la belle blonde.
- Oh vous l'êtes, répondit trop vite le jeune garçon, mettant en évidence ses sentiments enfantins.
- Alors que peut faire quelqu'un d'unique si ce n'est quelque chose d'unique ? Pour moi, vous serez toujours Charles. Paris surtout lorsque vous vous trouvez dans Paris, ça n'a rien d'exceptionnel, Charles, cela sonne mieux, comme le grand Charlemagne tenez !
- Je serai aussi puissant que lui, un jour ?
- Plus fort même et toutes les dames de la cour vous aimeront !
- Oui mais je n'en voudrais qu'une seule, lança déterminé le prince de neufchâtel ses yeux brillants plantés dans les siens.

Curieux discours de fidélité pour un homme qui bientôt serait un redoutable coureur de jupons, non ?

Coligny le Neuf, 1657,

Décidément, il y avait-il une malédiction sur les enfants mâles de la lignée ? On pouvait légitimement se poser la question ! En effet, Henri-Gaspard venait de s'éteindre lui aussi après une maladie fulgurante ... Son cher neveu qu'elle avait toujours regardé avec adulation ! Huit ans, il n'avait que huit ans ...

C'était le deuil de trop !

Et dire que les pertes ne s'arrêtaient malheureusement pas là.

Perte d'un fiancé qui ayant appris l'extinction de la duché-pairie, en même temps que le décès de l'enfant s'était retiré, montrant ainsi son seul désir d'amasser des honneurs.

Et perte à présent de la terre de Châtillon.

Olympe, mâchoire contractée, gardait le silence tandis que ses sœurs et sa belle-sœur signaient ce contrat divisant en deux les terres familiales. Certes, elle comprenait qu'Elisabeth ait eu le droit à un quelconque héritage, mais de là à négocier une tranche de leur domaine ? Non, elle ne pouvait approuver et d'ailleurs ne signa rien de ce papier qui lui octroyait pourtant le marquisat d'Andelot et de la baronnie de Roissiat.

Ne pouvant s'y opposer, elle les accepta sans les approuver voilà tout, mais avec un goût amer qui encore aujourd'hui lui reste.

Sans aucun doute, on peut dire que l'an 1657 fut son annus horribilis.

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MessageSujet: Re: Olympe ♔ La Bussy Rabutin corsetée    12.03.15 23:46


Mémoires d'une gazetière




Roissy, semaine de Pâques 1659,

- Bonsoir madame, quelle honte on vous a laissé votre capeline, me permettriez-vous de la retirer ? demanda un courtisan en simple chemise.
- Si vous voulez… répondit simplement Olympe.

La jeune femme n'avait pas remarqué l'œil lubrique de l'inconnu, mais cela devint évident lorsque l'homme crut bon de complimenter son décolleté de ses mains baladeuses.

-Comment osez-vous ? s'insurgea t-elle.
- Parbleu, il ne fallait pas venir, il n'y a pas de mijaurées ici !

Il avait raison ! Qu'était-ce que cette fête ou plutôt cette orgie ? La marquise faisait clairement tâche au milieu de tous ces débauchés ! Rougissante jusqu'à l'os, elle avançait en boitillant comme à son habitude dans les couloirs où se trouvaient des couples dénudés et s'efforçait de ne pas les regarder.
Roger de Bussy-Rabutin l'avait-il conviée pour l'humilier à cause de sa sévérité toute protestante ? Si oui, il ne l'emporterait pas au paradis !

Tout à coup, le rire si typique de son hôte lui parvint, elle rentra alors dans la pièce où il se trouvait.

- Mademoiselle de Coligny, quel plaisir de vous voir, entrez donc !

Ici c'était pire qu'ailleurs, sans compter les gémissements atrocement gênants à droite et gauche de certains amants enivrés, on marchait dans des flaques de vin et du meilleur qui plus est, ce qui pour elle était un crime !

- Je ne sais pas … Peut-être que je ferai mieux de me retirer.

Elle allait joindre le geste à la parole, quand le seigneur des lieux la saisissant par les  épaules la rattrapa.

- Vous êtes choquée ?

Son sourire triomphant l'agaçait au plus haut point. Il la provoquait.

- Absolument pas, mentit-elle avec aplomb.
- A la bonne heure ! J'ai toujours su que sous vos dehors de bigote, le feu crépitait sous la glace ! Et puis, ce que vous voyez là ce n'est que ce que Marie a fait pour mettre au monde Jésus, n'est ce pas ce que les protestants croient ?
- En effet, dut bien reconnaître l'intéressée.
- Je vois que vous commencez à vous décontracter, asseyez-vous maintenant, nous parlions des Mancini ! Je suis sûr que cela va vous intéresser. Car je pourrais parier gros, que vous ne saviez-vous que le roi ne se contente pas de coucher avec deux des sœurs, mais que depuis Dunkerque il courtise la troisième ?
- Non ? répondit Olympe mi-outrée, mi-amusée.
- Je vous l'affirme. Et attendez de connaître le plus drôle de l'affaire. Monsieur,  lui, a mis dans son lit le frère de ces demoiselles, le beau Philippe-Julien.
- Au moins, ils restent en famille, lança trop timidement la marquise d'Andelot au point qu'elle ne fut pas entendue.
- On prétend même qu'il s'agirait de sa première fois ! renchérit l'un des membres de leur cercle.
- Cela vaut toujours mieux qu'une borgnesse, se moqua Olympe avec un petit rire qui cette fois ne passa pas inaperçu.
- Oh ! s'écria Bussy-Rabutin après lui avoir embrassé le cou, la belle chenille sort enfin de son cocon, comme il est regrettable que vous ne sortiez pas plus souvent ma chère, je me ferai une joie de faire votre éducation.

A vrai dire, Olympe sortie enfin de son carcan et n'ayant pas l'habitude que l'on la tente ou qu'on la flatte de la sorte, aurait pu se donner à cet homme.  Il n'était pas faux que n'étant pas frigide, sa frustration était parfois inimaginable de n'avoir pas connu seulement une caresse, seule son éducation restait un rempart contre ces plaisirs là!

- Si vous savez tenir vos mains loin de ma taille, j'accepte votre proposition.  Éduquez moi donc sur la cour.
- Dois-je comprendre que vous allez vous y rendre plus souvent ?
- Vous avez bien compris.

Versailles, avril 1665,

- Comment ? Monsieur de Bussy Rabutin a été embastillé ? s'exclama la jeune trentenaire.
- C'est comme je le vous dis marquise, le roi en a donné l'ordre ce matin, il faut bien avouer que les rumeurs lancées sur la duchesse d'Orléans avaient de quoi irriter Sa Majesté.

Olympe ne pouvait pas le nier mais tout de même emprisonner un tel homme et gâcher ainsi un tel talent ? Certes la Cour ne manquaient pas de langues de vipères et les ragots iraient bon train sans lui, mais c'était tout de même dommage !

Durant des jours elle y songea, la plume de Bussy Rabutin était unique, si peu était digne de lui … Elle n'osait pas se l'avouer, car l'orgueil ne peut qu'être refoulé mais ayant été à son contact durant son exil en Bourgogne et bien après, n'avait-elle pas été à bonne école ! Elle était au fond une sorte d'apprentie à qui il ne manquait que la pratique … Mais oserait-elle seulement ? C'est la vision d'un adultère non loin du grand canal qui la décida à se lancer. Le soir même, la gazette " Satires " était née. Une appellation simple mais tout comme l'histoire des Gaules, celui-ci portait un jeu de mot érotique qui plaisait à son auteur.

Au milieu de tous les pamphlétaires de Paris, son papier vaut bien les autres mais on le lit avec régal chez le peuple et crainte à la cour.

Treize mois plus tard, sorti de prison mais de nouveau exilé sur ses terres, Bussy Rabutin lui transmit même officieusement le flambeau.

Comme elle était soulagée et heureuse de cette légitimité !

Château de Versailles, février 1666,

Comme il était étrange ce courrier qu'elle avait reçue de la part d'Elisabeth d'Alençon ! Ce dernier exigeait d'elle de se présenter dans les plus brefs délais. Que lui voulait cette adolescente qui aurait voulu rester dans son abbaye, et que l'on disait remplie de morgue ? Cette réputation ne donnait pas l'envie d'obéir ! Pourtant, il était difficile de ne pas se présenter à la demande d'audience et puis ainsi, elle serait rapidement fixée.

A peine rentrée dans le salon où la jeune fille recevait, celle-ci la transperça du regard avec un souverain mépris. Eut-elle été atteinte de la peste, qu'on ne l'aurait pas plus mal traitée ! Devoir la saluer fut bien difficile …  

- Mademoiselle de Coligny, l'on m'a dit que vous étiez dans la suite de feue la reine mère.
- C'est exact.
- Vous y aviez donné satisfaction parait-il, bien que votre sœur lui en ait sans doute donné davantage, sans être de sa Maison.

Il était évident que la princesse faisait référence à cette conversion humiliante qu'Olympe n'avait jamais pardonné à Henriette.  Et d'ailleurs, elle ne souffrait pas qu'on la mentionne, aussi elle montra ses premières marques d'agacement et qu'importait le rang de son interlocutrice. Une Coligny peut parfois se permettre de l'insolence, tant que les formes de l'étiquette sont là.

- Si son altesse désire parler de ma sœur, elle devrait la faire réclamer dans ce cas et non moi.
- Jamais ! Jamais une débauchée ne saurait mettre les pieds dans mes appartements, même une brebis rentrée dans le droit chemin.

Voilà qu'elle attaquait sur le domaine de la religion à présent …  Olympe se contint de rétorquer, prudence et patience étaient deux mots que l'on lui avait inculqué au vu du passif de sa famille.

- Vous, c'est différent ! Bon vous êtes protestante certes, mais je ne désespère pas de vous ramener à la raison en vous gardant tous les jours auprès de moi.
- En me gardant auprès de vous, s'étonna la marquise.
- En effet, je ne vous apprends pas que la surintendante de ma maison est malheureusement décédée, vous êtes de haut rang, je veux que vous preniez sa place.

Ce plan était machiavélique pour une jeune fille ayant hésité à prendre le voile, Elisabeth désirait l'avoir à ses côtés pour avoir clairement elle aussi son heure de gloire. Sans doute envieuse d'Anne d'Autriche, elle voulait à son tour conduire une soi disant hérétique à l'autel du baptême catholique. Elle en serait pour ses frais, même si la belle blonde était bien obligée d'accepter un tel honneur, jamais elle ne se convertirait !

Octobre 1666,

Olympe avait rarement été aussi stupéfaite. Elle avait dû s'en asseoir même ! Un allemand catholique ? Etait-ce encore possible ? Sa curiosité naturelle, lui fit donc poser des questions à Matthias de Calenberg qu'elle avait déjà jugé intelligent au bout de quelques minutes seulement.

- Je ne me permettrai pas de critiquer votre foi prince, mais enfin les dorures exhibées par l'archevêque de Paris pour l'Assomption ne vous ont donc pas choquées ?  On ne voit guère cela par chez vous. Tout comme ces calices en pierres précieuses et toute cette procession d'ecclésiastiques !
-  Bien sûr, la hiérarchie catholique n'est tout juste bonne qu'à exhiber le luxe de l'Eglise !
- Alors je ne comprends pas votre appartenance à cette religion, est-ce que parce que vous vouez un culte aux Saints, contrairement à nous ?
-  Pas davantage.

A l'incrédulité succéda presque aussitôt l'éclaircissement. Comment avait-elle pu oublier qui était sa femme ? Maryse d'Armentières était connue pour être une femme pieuse et dévote. Sans doute était-ce pour ne pas lui déplaire, qu'il se refusait à suivre ses propres convictions.
Sur le moment elle n'insista pas, il n'était pas  encore prêt mais l'espoir d'une conversion ravissait la marquise.

Il serait bien temps, dans quelques semaines, dans quelques mois de revenir vers lui …

2 janvier 1667,

La cour, le pays étaient en liesse. La reine Marie Thérèse d'Autriche venait de mettre au monde une petite fille, la petite Madame. On avait oublié pour un temps que le pays rentrerait en guerre dans moins d'un mois.

- L'enfant se porterait bien même si la délivrance a été difficile. Sait-on jamais, peut-être que celle-là vivra, siffla entre ses dents un courtisan se trouvant dans le salon de la paix.
- Vous  n'êtes qu'un médisant mon cher, lui répondit aussitôt l'énergique princesse de Monaco.

A peine l'avait-elle vue que la marquise changea de place, elle ne supportait pas même le parfum de cette femme … Pourquoi ? Pour une pique qui en avait entraîné une autre et des fiertés blessées des deux côtés. Un jour, un de leurs amis avait même osé avancer qu'il y avait ressemblance de caractères  et que c'est pour ça qu'elles se volaient dans les plumes.  Quoiqu'il en soit, moins ces dames se côtoyaient mieux elles  se portaient. Alors pourquoi Catherine de Gramont était-elle ici ? Après tout, elle était dans la Maison de la duchesse d'Orléans, alors pourquoi justement ne se trouvait-elle pas avec son Altesse ?

Peut-être était-ce pour narguer à nouveau la marquise, car se rendant compte de son geste, la Grimaldi monta à l'assaut.

- Oui vous n'êtes qu'un médisant, car la reine à défaut de mettre au monde des enfants viables sait tout au moins procréer, quand d'autres ne parviennent pas même à se trouver un époux !

Le regard méchant que la dame lui lança fut sans équivoque pour la petite assemblée. Cette attaque était basse puisqu'il touchait l'obsession et le talon d’Achille d'Olympe.

- Vous avez parfaitement raison, mais peut-être que ces sages personnes se refusent tout simplement à les prendre mous. Qui voudrait d'un caillou dans sa chaussure ? D'ailleurs, qu'en pensez-vous madame, vous qui en avez hérité de deux ?

A les voir se moucher ainsi, pas une mouche ne volait dans la pièce. Aucune des deux mordantes ne voulant lâcher la prise, on resta là sans doute à compter les points durant de longues minutes. Seul le canon dont on tira vingt et un coup pour la naissance princière marqua de façon presque comique un cessez-le-feu.

Nancy, avril 1667,

- Les négociations sont en mauvaise voie, l'assassinat du marquis de Mauny a ravivé les haines, les deux camps s'accusent du meurtre.

Olympe emmitouflée jusqu'au cou, écoutait que d'une oreille sa camériste la tenir au courant des derniers événements. Cela faisait des jours qu'elle était là justement grâce à l'ambassade, à tenter de récupérer de la vie d'infirmière qu'elle avait mené au front.

- Accompagnez moi dehors je vous prie, la journée est chaude, je voudrais en profiter avant qu'apparemment on me chasse comme tous les autres français.

Un châle supplémentaire posé sur ses épaules, la demoiselle de Coligny sortit donc dans le parc du château.

Rien ne semblait pouvoir retenir son attention dans ce petit sentier qu'elle longeait, pourtant un homme y parvint tandis qu'elle allait bifurquer. Il s'agissait de Julien de Saint Bel, son partenaire en affaires dans la gestion de leurs vignobles commun et du label : Coligny-Saint Bel. Que faisait-il là, accompagné d'un lorrain ? On n'avait permis qu'à peu de français de prendre part aux négociations, même pour elle il avait fallu l'arracher cette autorisation de loger au château, son nom avait joué mais celui de Saint Bel n'était pas assez puissant.

Non il y avait là un vrai mystère. Alors poussant tout à coup sa domestique contre le mur d'une tourelle, elle s'y adossa elle-même pour ne pas perdre une miette de ce qu'il se disait.

- Si vous faites ça monsieur, je vous promets du juteux en retour, si je puis me permettre cette expression, répondait-il à son interlocuteur.  
-  Très bien, voici pour votre peine.
- Nous sommes associés alors.

Son attitude, cette bourse que l'inconnu venait de mettre dans la main de Saint Bel ne plaisaient pas à Olympe.

C'était elle son associée ! La trahissait-il ? Vendait-il leur cru aux ennemis pour empocher des bénéfices que forcément il n'aurait pas à lui reverser ?

Ce n'était pas impossible, Julien était doué comme son père dans la gestion de ses biens, ce qui signifiait qu'il pouvait très bien se mettre à rouler les gens.

Elle se promit de faire toute la lumière sur cette affaire, tôt ou tard !

Paris, apothicairerie Sanson, mi-juillet 1667,

Les hostilités avaient pris fin, la paix avait été signée à Reims et c'est dans cette ville qu'après plusieurs mois de convalescence, elle avait fait son grand retour parmi la cour et auprès d'Elisabeth d'Alençon.

L'atmosphère était électrique de jour comme de nuit dans la capitale, le peuple grondant contre Colbert et le Parlement que lui importait ! Après des semaines d'inaction, "Satires" devait renaître de ses cendres.  Voilà pourquoi, le soir même de son arrivée, sa cape rabattue sur son visage elle se rendit dans une célèbre apothicairerie de la ville fréquentée par beaucoup d'aristocrates afin de découvrir si certains d'entre eux achetaient des aphrodisiaques.

Comment formuler sa demande, elle n'en avait aucune idée, au pire elle n'était pas obligée de dire pourquoi. Quelques pièces d'or ne suffiraient-elles pas ?

- Bonsoir ma fille, lança t-elle toute guillerette à la belle brune qui se présenta au comptoir.
- Bonsoir votre grâce, à qui ai-je l'honneur et que puis-je pour vous, demanda Diane Sanson.
- Mon nom ne vous apprendrait rien et ce que je viens vous demander est assez délicat mais je suis prête à y mettre le prix.
- Je ne comprends pas, comment ça ?
- Eh bien voilà … beaucoup de nobles viennent ici n'est ce pas ?
- Oui, ce n'est pas un mystère.
- Que viennent-ils vous acheter principalement ?
- Oh vous savez, un peu de tout madame, lança vaguement l'apothicairesse.
- Rien en particulier ? insista alors Olympe, aucune plante spéciale que l'on prendrait à fort dosage ?
- Non non, si vous me le permettez, on m'attend en arrière boutique.

C'était un échec, cette petite avait dû être effrayée par la perspective de déplaire à ses clients. Mais elle reviendrait et saurait bien la convaincre.

Olympe aurait dû pourtant chasser cette idée, car si en effet elle revenait, pourrait-elle seulement ressortir du magasin ?

Paris, hôtel de Coligny, fin juillet 1667,

- Je suis atrocement déçue par votre comportement, réalisez-vous ce que vous écrivez, vous faites l'apologie d'une république en France !
- Je suis simplement fidèle à mes convictions, mademoiselle.

Son précepteur restait droit comme un i. Il ne fallait pas s'attendre à un quelconque remords, jamais il ne rougirait des mots très durs qu'il employait pour qualifier le roi de France.

- Louis XIV a été un allié des Provinces Unies pendant cette guerre.
- Non ce sont les Provinces Unies qui ont été ses alliées.
- Où est la différence ?
- Dans le fait que nous n'avons jamais voulu cette guerre. Et puis, l'ami d'hier peut très vite devenir un ennemi.
- Si je présentais toutes ces lettres à mon roi, oui en effet il serait tout de même en droit de demander des comptes, car on dirait que c'est ce que vous voulez avec ceux de votre espèce, briser tout rapport diplomatique entre les deux nations…Partez monsieur, je ne veux plus de vous chez moi !

Olympe ne lui répéta pas deux fois. Si tôt son ancien professeur sorti, elle fut tentée de jeter au feu les courriers qui lui avait révélé toutes ses terribles idées, pourtant la marquise n'en fit rien.
Peut-être que ses lettres pouvaient lui servir après tout, ce Louis Molé avec lequel le vieillard avait correspondu pouvait lui apprendre encore des choses sur un éventuel complot. Elle pouvait tenter de le piéger. L'intéressé ne s'était pas prononcé explicitement au sujet de cette volonté de cassure avec les Provinces Unies. S'il avouait et par écrit en plus, la cabale serait dénoncée et peut-être qu'en récompense le roi la gratifierait de son plus beau rêve : retrouver la duché-pairie.

Dans ce seul but, Olympe a pris la plume et depuis plusieurs semaines se fait passer pour son professeur. Critiquer le roi pour abonder dans son sens lui est très pénible, mais il le faut  !

Pourtant, elle y a peut-être trop mis de zèle, car voilà que le président à mortier veut rencontrer son compagnon épistolaire et qu'il se fait même pressant.

Ne pouvant s'arrêter si prêt du but, il va falloir que la marquise ruse d'autant plus pour éviter cette rencontre tout en tentant de préserver cette fausse amitié coûte que coûte.

Versailles, août 1667,

- Comment et quand avez-vous deviné, Charles ? demanda Olympe qui faisait la moue tout en rajoutant une phrase au nouveau numéro de "Satires".
- Depuis longtemps, allons donc, je vous connais vous et vos tournures de phrase depuis mon enfance et vous savez très que je ne demande d'ailleurs qu'à vous connaître davantage. rétorqua le prince de Neufchâtel les yeux brillants.
- Si vous me connaissiez aussi bien que vous le dites, vous ne me présenteriez pas à tous ces gentilshommes tous plus vieux les uns que les autres ! Vous feriez d'abord un tri !
- Mais ils ont pourtant votre âge !
- A croire que vous ne savez flatter que les soubrettes de votre hôtel !

Elle était atrocement vexée, mais une fois encore Charles-Paris sut se rattraper.

- Je ne flatte que les femmes qui ne comptent pas. Mais revenons-en à votre chef d'œuvre, et si je vous aidais à le tenir ? Je pourrai vous donner des renseignements de temps à autre.

Olympe, tout à coup très excitée se leva brusquement de son fauteuil, elle l'aurait embrassé mais ce geste lui aurait donné l'espoir de la coucher dans son lit, elle se contenta de lui adresser son plus éclatant sourire.

-  Faisons comme ça alors, mais pour plus de précautions, il vous faudra écrire sur moi pour ne pas que l'on soupçonne quoi que ce soit.

La marquise acquiesça et les deux amis de longue date restèrent ensemble toute l'après-midi. Entre plusieurs tentatives de séduction qui avaient le don de bien marcher sur la demoiselle, ils abordèrent l'éventuel mariage d'Elisabeth d'Alençon et d'un Guise, ou encore la révolte du Parlement et la bataille des clans Colbert/Louvois. Enfin ils en vinrent, au semblant de paix étrange que paraissait souhaiter Catherine de Gramont.

Tant d'aspects du passé ou du présent qui devraient trouver leur évolution, funeste ou agréable dans l'avenir de la marquise d'Andelot.


Fin

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Dernière édition par Olympe de Coligny le 16.03.15 19:03, édité 5 fois
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Côté Lit: la servante sus-citée l'a déserté, profitez-en!
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MessageSujet: Re: Olympe ♔ La Bussy Rabutin corsetée    13.03.15 0:44

Alors désolée, mais il va falloir que tu changes ta fiche, car Louis n'était pas prince de Condé en 1645, mais encore duc d'Enghien.
Ou alors faut que tu précises, car je ne peux pas te valider en l'état :/






Tu es validée !

Bienvenue à

Versailles !





Tu es maggnifique sous les traits de la grinçante Olympe ** Dans mon lit et prolongeont donc merveilleusement la lignée Longueville :guh:
(merci pour ce passage de petit-Paris trop choupi ** )

Bref, encore un roman qui se lit d'une traite. Je découvre enfin ton Olympe, ta Bussy-Rabutin, ta badass, ta troll qui rejoint le clan hyper select des trolls d'ATV. Green


Je ne te montre pas le chemin, sinon celui du lit de Paris What a Face, tu connais la maison :hin:
Une fois la validation passée, il faut recenser ton avatar, puis créer ta fiche de liens et consulter celle des autres, remplir le point info et le consulter pour savoir qui fait quoi.
A partir de 50 messages, vous pourrez demander un logement et à 100 messages un rang personnalisé.
Viens faire un tour sur
le flood et n'oublie pas de mettre tes liens de présentation, fiche de liens et point info dans ton profil Clin d'Oeil




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"Les inclinations naissantes, après tout, ont des charmes inexplicables,
et tout le plaisir de l'amour est dans le changement."


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MessageSujet: Re: Olympe ♔ La Bussy Rabutin corsetée    13.03.15 0:53

Merkiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!! ** Contente que ma troll te plaise ! What a Face

Amy te dirait bien que tu ferais mieux de te concentrer sur le lit de ta fiancée, mais en fait non ... Green

Et j'ai modifié pour Condé. Green Dire que je l'avais fait exprès pour que tu me fouettes ! Pervers Ben c'est loupé ... Boude

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Côté Coeur: Il a été brisé, piétiné et maintenant celui qui était à mes côtés est devenu mon ennemi. Quelle cruelle destinée !
Côté Lit: Le lit de mon palais est si confortable et accueillant !
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MessageSujet: Re: Olympe ♔ La Bussy Rabutin corsetée    13.03.15 1:10

Ta fiche est géniale **
J'aime beaucoup les petits chapitres comme ça, ça se lit vite et on comprend tout Very Happy

J'ai juste un problème de dates (coucou la control-freak :hii: ) : dans le passage avec Elisabeth, tu parles de "feu la reine mère" ... c'est Anne d'Autriche ? Si oui, tu la tues avec deux ans d'avance PTDR Pauvre d'elle !

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Joyeux Anniversaire mon Prince <3


OH YEAH:
 


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MessageSujet: Re: Olympe ♔ La Bussy Rabutin corsetée    13.03.15 1:22

Ravie que ma fiche te plaise aussi, Steph ! I love you Banane

Ah oui pour Anne d'Autriche, à chaque fois je confonds avec 1661 pour elle, je sais pas pourquoi. PTDR Du coup, allez je suis sympa, je l'ai bien tuée à la bonne date. PTDR

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MessageSujet: Re: Olympe ♔ La Bussy Rabutin corsetée    13.03.15 1:25

Trop aimable à toi PTDR

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MessageSujet: Re: Olympe ♔ La Bussy Rabutin corsetée    14.03.15 17:36

Chouette, mon ange noir de la religion Green

J'ai pas fini de lire ta fiche, mais je l'aime beaucoup déjà **

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Et c'est curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée... Parce que quand on a le goût de la chose, quand on a le goût de la chose bien faite, le beau geste, parfois on ne trouve pas l'interlocuteur en face je dirais, le miroir qui vous aide à avancer.


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Côté Coeur: Je m'aime tellement ! Quoique, il est possible que je l'aime elle aussi...
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MessageSujet: Re: Olympe ♔ La Bussy Rabutin corsetée    15.03.15 16:03

J'ADORE Olympe !!! :hii: Ta fiche se lit toute seule, ce perso est vraiment cool ! Je connais un Thimo qui s'entendrait bien avec elle pour lui filer pleins de ragots... Pervers

ReReReRebienvenue Admirée Admin' ! :hie:

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La modestie des orgueilleux est odieuse, insupportable.


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MessageSujet: Re: Olympe ♔ La Bussy Rabutin corsetée    16.03.15 16:48

Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!! Amour

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