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 Mini intrigue ♕ Sous l'orage

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MessageSujet: Mini intrigue ♕ Sous l'orage   19.11.14 19:23


Sous l'orage



La fiole de poison serrée fermement au creux de sa main, Marie Louise de Chevreuse partait à son rendez-vous de fin d'après-midi. Pour cela, elle devait se rendre d'un bout à l'autre de la campagne versaillaise et ce n'était pas le temps pluvieux qui allait l'arrêter. Elle devait tuer, alors elle allait tuer.

De son côté, Alvise di Venezia avait décidé de faire quelques emplettes. Ce n'était pas à Paris que l'on trouvait les meilleurs fusains et pinceaux, mais chez les petits marchands de villages aux alentours de Versailles. C'était un peintre du Louvre qui lui avait recommandé de s'y rendre.

Ces deux hauts personnages se trouvaient donc chacun dans leur carrosse et le hasard venait de leur faire prendre la même route. Soudain au milieu d'un chemin étroit, l'équipage d'Alvise s'embourba littéralement. Le passage était désormais coupé à Marie Louise de Chevreuse.

Contraintes : Ne pas placer durant ce premier tour, le verbe donner ainsi que les mots chevaux(ou cheval) et après-midi.

Rappel : N'oubliez pas que ce seront des topics courts, maximum 800 mots (environ 1 page Word) pour permettre de répondre rapidement et de rendre le topic dynamique. Bontemps reviendra vers vous après ce premier tour. What a Face


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MessageSujet: Re: Mini intrigue ♕ Sous l'orage   20.11.14 22:52

« Quelle journée radieuse », s’exclama Alvise en observant rêveusement la forêt défilant le long du carosse sous une pluie battante. La journée avait bien débuté. Francesco était sans cesse de sortie ces derniers temps, nul ne savait où il se rendait mais le bruit courait qu’on l’aurait vu près de chez Mademoiselle Farnèse. Enfin qu’importe ! Son absence rendait à la maisonnée habituellement trop animée des Contarini un semblant d’harmonie et c’était aussi bien comme ça. Le réveil avait été doux, pile comme il l’aimait, et rien ne laissait mieux présager une sympathique journée qu’un réveil tardif et de bonne humeur. Un matin  de toute façon, c’était bien connu ça ne servait à rien comme le dirait Jean Jacques quelques siècles plus tard.

Son "patron" Barberini s’était absenté sans l’en avertir, une fois de plus... Et dire qu’il était  censé être son garde du corps… bonjour la crédibilité. Comment était il censé protéger ce petit homme détestable si ce dernier s’amusait à jouer à cache-cache avec lui en permanence. Enfin, c’était un mal pour un bien. Alvise avait beau être réputé « gentil  toutou» il n’allait tout de même pas dire qu’il regrettait la compagnie de cet excité, le masochisme avait ses limites. Encore que ! Sans Barberini la vie serait oisiveté permanente. Autant dire un ennui permanent !

Dieu merci, le jeune Contarini avait un violon d’Ingres pour survivre sur cette terre lorsque le devoir ne l’appelait pas. La peinture. Il en raffolait et ne résistait pas à l’envie d’en parler autour de lui. Malheureusement avec ses monologues, il faisait tomber les courtisans comme des mouches… mais les courtisans ne tombait pas en pamoison.. non .. ils tombaient plutôt d’ennui. Allez y. Essayez d’écouter quelqu’un parler de sa passion des heures durant, on verra comment vous réagirez !L’envie de lui dire de « change de disque »  vous démangera. Mais les gens étaient trop polis  pour ça.  Enfin bien sûr, il y en avait toujours quelques uns assez mesquins pour faire une remarque bien senti, on était à Versailles que diable, pas dans une église rempli de premiers communiants mais qu’importe cela n’entamait jamais  la bonne humeur sans égale d’Alvise Contarini qui se souvenait dans ces moments là des sages paroles de la légendaire nonna Contarini « on ne jette de pierre qu’à l’arbre chargé de fruits ».

En fait Alvise  avait un talent certain, un très bonne technique,mais de là à dire qu’il avait de l’originalité et du génie dans sa peinture, il y avait un pas de géant. Qu’ à cela ne tienne, c’était son petit plaisir et il ne reculait devant rien pour se procurer ce qu’il lui fallait pour s’y adonner. Un peu comme un toxicomane à vrai dire!Il aurait été capable de faire un pacte avec le diable pour être sûr d’avoir le meilleur matériel. Mais il est vrai qu'il était déjà servi niveau diable avec son frère Francesco (qu’il voyait de son côté plutôt comme un ange… mais lucifer n’était il pas un ange déchu ?) et puis heureusement pour lui, il n’avait pas besoin de faire son Faust pour mettre la main sur l’excellence. Un professionnel lui avait indiqué un petit village des environs de Versailles où l’on pouvait trouver un très bon fournisseur (de matériel de peinture, entendons nous bien, pas de drogue.).

Ainsi, tel un des chevaliers du roi Arthur mais avec le confort des temps modernes en plus, c’est bien au chaud dans son carosse qu’ il se rapprochait petit à petit de son Saint Graal personnel,quand soudain crac boum (hue), il sentit le carosse pencher en arrière d’une façon peu naturelle et son céans rebondir violemment avant de s’enfoncer dans la banquette. Le cocher lui fit alors savoir qu’une des roues arrières du carrosse s’était embourbée dans une ornière boueuse. Sortant du carrosse, il tenta d’aider le cocher à pousser le carrosse afin de le remettre sur du plat, mais rien n’y fit et la seule chose qu’il réussit à faire ainsi fut de se tremper jusqu’aux os et de se faire éclabousser, récoltant là une grosse trace de boue sur son visage. La tenue de camouflage était complète!Ils étaient en plein milieu de nulle part pour couronner le tout. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà qu’à présent un carrosse arrivait derrière eux à vive allure. Le chemin était étroit et il était impossible que ce dernier puisse les dépasser. « Que dieu me vienne en aide si il s’agit là de quelqu’un de la cour! Ces gens là sont tout sauf patients et diplomates». Tout penaud,le coccyx endolori par le petit choc dans le carosse et aussi dégoulinant qu’une gouttière, il resta donc là dehors hésitant, ne sachant que faire et appréhendant la réaction des voyageurs de ce second carosse. Il imaginait déjà un vieil homme bourru le pourchasser  et le frapper avec sa canne. Remarque, ça ferait un bon sujet d'étude pour une caricature... Mais.. ce carosse n'avait pas l'air de ralentir!Il faut dire qu'avec toute cette pluie, on y voyait pas grand chose. Mon dieu!Mais il allait se faire piétiner! "Stop! Arrêtez vous!" s'époumona t-il tout en faisant de grands gestes des bras. L'imagination galopante, l'italien crut  sa dernière heure venue,   récita un pater noster et se signa, sans penser à  bouger d'un pouce. Qui sait! Peut être faisait il là un essai de télépathie avec le cocher.Green

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MessageSujet: Re: Mini intrigue ♕ Sous l'orage   03.01.15 16:54

Marie-Louise, contrairement à un grand nombre de français et de navarin, appréciait les jours de pluie. En règle générale, elle passait la plus grande partie de la journée infermée dans son petit boudoir, trafiquant fioles et herbes, mixant ses petites décoctions et buvant quelques gouttes de ce précieux or qui avait gardé, disait-on, le teint de Diane de Poitiers d’une parfaite blancheur.
Mais la pluie qui tombait depuis le matin était aussi atroce que le regard condescendant que la reine-mère avait posé sur elle quelques années auparavant. Une pluie fine, recouvrant chaque tuile, dégoulinant jusqu’au sol, transformant le sol en une boue dans laquelle ses chaussures fines s’enfonçaient à chaque pas. Détestable.
Observant les fines gouttelettes rejoindre ses vitres, Marie-Louise afficha une moue boudeuse et détourna son regard de la fenêtre avant d’attraper la boîte posée sur la console. Depuis le décès d’Hector de Valois, la Main de l’Ombre se réorganisait, et ce, à son plus grand plaisir. Il y avait trop longtemps qu’elle était sous le joug de cette ridicule Longueville, qui affichait des airs de sainte. Gabrielle était certes efficace, mais la bécasse ne resterait sa supérieure bien longtemps. Victor d’Amboise lui offrait une place qu’elle méritait depuis son entrée dans le complot. A présent, la Main de l’Ombre devait nettoyer sa place et la jeune Chevreuse avait décidé de s’occuper du sort du chevalier d’Entras, qui avait failli et manqué de dévoiler un plan cher à Amboise. Entras devait être écarté, rien de moins. Et la pluie ne pouvait stopper cela.

Toutefois, la moue boudeuse n’avait quitté Marie-Louise alors que son carrosse filait en dehors de Paris. Qu’importe son cocher trempé jusqu’aux os, tant qu’il la mène à bon port et au plus vite! Elle entendait les gouttes tomber sur le plafond, la boue éclabousser les gueux qu’elle croisait. Elle venait de passer la Porte St Antoine et entrait dans la campagne profonde en direction du Vexin quand la pluie redoubla soudainement, et l’orage gronda au loin. Un violent éclair sébra le ciel et Marie-Louise frissonna en se recroquevillant dans son manteau. Elle donna quelques coups sur la paroi pour intimer au cocher d’aller plus vite et de la sortir au plus vite de cette orage atroce. Le carrosse accéléra, emprunta la petite route longeant la forêt, lorsqu’elle entendit un cri du cocher, et le véhicule s’arrêta brusquemennt, manquant de la projeter violemment sur la banquette.
-Martin! Faites attention, cria-t-elle en se redressant, ramassant le coffret qui lui avait échappé des mains et dont les fioles de poison s’étaient échappé. Vous voulez me tuer!
-C’est qu’il y a un carrosse barrant le chemin, madame, répondit le cocher en sautant dans la boue.
-Eh bien contournez-le. Je n’ai pas le temps d’attendre!
-C’est impossible, voyez par vous même!
-Eh bien aidez-le!

Maugréant, pestant et soufflant contre Martin, elle pencha la tête à travers la portière, protégeant ses cheveux de sa main gantée. Le chemin était si étroit qu’il leur était en effet impossible de se croiser, et le malheureux équipage tentait de dégager les roues de la boue. Elle failli rentrer la tête dans le carrosse lorsqu’elle aperçu une jeune silhouette élancée tournée vers elle. Malgré la boue qui maculait ses hauts de chausses et sa veste, elle n’avait pas manqué d’apercevoir deux yeux d’un bleu limpide lui demander de l’aide et auxquels elle ne pouvait rien refuser. Un mince sourire se dessina sur son visage, et d’un geste vif, Marie-Louise reserra son manteau et ouvrant la portière, posa, non sans grimace, son petit pied dans la boue du chemin.
Son nez se fronça alors qu’elle avançait vers le jeune homme en détresse et qu’elle tentait de ne pas détruire ses chaussures velourées.
-Monsieur, vous voilà en bien fâcheuse posture! Mon cocher va vous aider à vous tirer de ce mauvais pas! Martin, appella-t-elle vers l’homme qui leva les yeux au ciel devant ce changement d’humeur, aidez-donc ce monsieur à se dégager de cette boue infernale! Elle se tourna encore vers le jeune homme.
-Vous ne pouvez rester ainsi, sous cette pluie battante et dans cette boue! Venez donc dans mon carrosse, nous y serons plus au sec. Je suis certaine que nos hommes feront l’affaire. Elle lui montra son véhicule et dans un sourire, tendit sa main gantéee au jeune homme. Mais pardonnez-moi, je ne me suis pas présentée. Je suis la baronne de Retz.

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MessageSujet: Re: Mini intrigue ♕ Sous l'orage   13.01.15 18:46


Sous l'orage

Chapitre 2



La journée radieuse tournait donc à la journée chaotique pour le malheureux Alvise de Venezia ! Mais peut-être que l'apparition de la belle baronne de Retz, contrairement au vieillard que son esprit s'était imaginé, allait lui rendre l'aventure moins désastreuse, qui sait ! Qui aurait pu se plaindre de l'exquise politesse de cette dernière, puisqu'elle l'invita à se mettre à l'abri tandis que les domestiques continuaient leur besogne.  Pas un gentilhomme en tout cas !

Seulement voilà, après quelques minutes d'accalmie, des éclairs de plus en plus violents zébrèrent de nouveau le ciel et les coups de tonnerre retentirent presque simultanément. Soudain, la foudre tomba sur l'un des arbres et une branche se cassa.

Les chevaux restés attelés à l'équipage de Marie-Louise de Chevreuse et dont le cocher était descendu, se cabrèrent sous la peur. A l'intérieur du carrosse les deux occupants qui allaient décidément de malchances en malchances furent méchamment secoués. Alvise, le plus sévèrement d'ailleurs qui ayant été projeté sur la dame, fit tomber son précieux coffret qu'elle tenait entre les mains.  

Malheur !

Déroulement de ce tour : Bontemps vous laisse vous concerter et décider si les fioles ont été cassées ou non.  Razz
Contraintes :  Marie-Louise de Chevreuse devra placer ce qui suit  dans sa réponse : Joie et l'expression " Avoir un polichinelle dans le tiroir " dans sa narration et colombe dans ses dialogues.  Green

Alvise de Venezia devra lui aussi intégrer 3 choses à sa réponse : Perruque et livre dans sa narration, et l'expression " tailler des croupières "dans ses dialogues.

Rappel : N'oubliez pas que ce seront des topics courts, maximum 800 mots (environ 1 page Word) pour permettre de répondre rapidement et de rendre le topic dynamique. Bontemps reviendra vers vous après ce second tour. What a Face


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MessageSujet: Re: Mini intrigue ♕ Sous l'orage   16.03.15 0:06

La première vision qu’il eut de cette personne fut son pied. Un joli pied, tout menu chaussé élégamment,puis ce fut un délicat visage qu'encadrait une chevelure d'or  qui s'offrit à son regard.L'étrangère lui proposa aimablement l'aide de son cocher et l'abri de son carrosse.

-Acceptez mes remerciements Madame. Une main de plus ne sera pas de trop.Je suis sincèrement navré que mon infortune vous retarde…Et que vous ayez eu à salir vos splendides chaussures à cause de moi.

Etait ce bien raisonnable de rentrer dans le carosse d’une inconnue, en plein milieu de nulle part ? D’un autre côté elle ne semblait pas bien dangereuse et il ne voulait pas s’attirer ses foudres en la vexant. Il prit donc la main  qui lui était tendue pour y déposer son hommage.

-C’est un ravissement pour moi que  de faire votre connaissance, Madame. Alvise Contarini pour vous servir.

En bon gentilhomme, il lui tendit à son tour sa main pour l’aider à se hisser dans le carrosse avant de s’y engouffrer à sa suite.

-Je ne suis pas fâché d’être à l’abri. Je crois que ma perruque a laissé la vie sous les assauts répétés de la pluie, enfin qu'à cela ne tienne, ne le répétez à personne mais je trouve cette mode  un peu ridicule à vrai dire. Dit il en ôtant de sa tête une perruque noire toute détrempée qui dégoulina à grosse gouttes sur le plancher.

Il était temps car l’orage redoublait à présent d’intensité, tant et si bien que l’intérieur  sombre du carrosse s’illuminait par à coups à chaque éclairs, donnant un aspect gothique à la rencontre de cet homme et de cette femme, tous deux jeunes et séduisants. Le tonnerre grondait ajoutant à l’atmosphère pesante. La scène aurait pu aussi bien se trouver dans un livre d’épouvante que dans un livre de romance.
Soudain, un hennissement de cheval retentit et sans avoir le temps de crier fichtre, l’italien se retrouva  la tête dans le creux de la poitrine de Marie Louise et les mains sur ses cuisses. Il entraina dans sa chute le coffre que la belle tenait venait de glisser de ses blanches mains. Levant les yeux sur celle qu’il écrasait, il  nota  qu’elle semblait moins avenante tout à coup.

Se redressant tout en la priant de l’excuser « Scuzi, scuzi,mille scuzi » avec des yeux de chiots battus  qu’il savait être son plus grand atout, il  se pencha vers le coffret qui s’était ouvert. Il contenait des fioles de verre. Qu’y avait  il dedans ? Ce ne pouvait être que du parfum-mais une femme avait elle besoin de tant de flacons ?-, de l’eau bénite- option peu probable- ou bien cet autre liquide dont la fabrication n’avait pas de secret pour ses compatriotes.
Par miracle- il n’y avait pas d’autre explication- seules deux fioles s’étaient cassées et l’Italien ne put s’empêcher d’observer que le velours entourant l’emplacement de ces deux fioles semblait avoir été légèrement rongé et avait perdu de sa couleur initiale.

Se penchant pour ramasser le coffret, il fut d'un coup pris d'une sensation bizarre, comme étourdi,et s'empressa alors de le refermer avant de le tendre avec révérence à sa  propriétaire.
C’était manifestement davantage du poison que de l’eau bénite si l'on en jugeait par les vapeurs légèrement toxiques qu'il venait probablement de respirer.
Stupéfait de cette découverte, il tâcha pourtant de ne rien laisser paraitre de sa surprise lorsqu’il lui adressa la parole :

-Je suis réellement confus pour vos fioles. Loin de moi l’idée de vous tailler des croupières. Quoi que ces flacons contenaient, j’espère que c’est facilement remplaçable. Si je peux faire quelque chose pour me faire pardonner, dites le moi, je vous en prie.

Par deux fois il avait causé du tort à cette femme, d'abord en la bloquant et maintenant en provoquant la perte de deux flacons; et voilà qu'il apprenait que cette femme trempait certainement dans des histoires louches.. ça ne présageait rien de bon pour lui....En bon soldat il s'efforçait de contenir la panique qui le gagnait doucement. Après tout tant qu'elle ne s'apercevait pas qu'il avait compris ce qu'elle transportait...

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MessageSujet: Re: Mini intrigue ♕ Sous l'orage   22.06.15 15:51

Marie-Louise agissait parfois sans réflexion préalable, se laissant aller au caprice du hasard, aimant être déroutée sans prévision. Il ne s’agissait pas ici d’une affaire dangereuse et sensible, et dans le pire des cas, cela se cantonnerait à un badinage sans suite. Le jeune homme était bien trop adorable, même maculé de boue, pour qu’elle le laisse ainsi sous la pluie, au lieu de profiter des petites attentions du hasard.

-C’est un ravissement pour moi de faire votre connaissance, Madame. Alvise Contarini pour vous servir.
Contarini ? Un italien ? Encore plus délicieux ! Les italiens étaient réputés pour être aussi droits que sulfureux, autant aux femmes qu’aux hommes et peu regardants sur la morale, tant que leur religion leur pardonnait ces égarements. Et Contarini, qui plus est ! Sans aucun doute le frère de Francesco, son cher complice de la Main de l’Ombre. Le hasard était décidément de son côté aujourd’hui, et elle se prit même à aimer cette pluie battante qui les avait tous deux réunis dans l’espace confiné de son carrosse !
Malgré la mine charmante de son hôte, Marie-Louise se retint de froncer le nez lorsqu’il ôta sa perruque dégoulinante. Elle l’avait invité ici, à l’abri, il n’allait pas non plus inonder l’habitacle et salir sa robe, un peu de tenue !  Il avait de la chance de s’appeler Contarini, sans quoi elle l’aurait vertement repris.

-Ne le répétez à personne, mais je trouve cette mode un peu ridicule à vrai dire.
-Bien sûr, tout ce qui sera dit ici restera dans ce carrosse, répondit-elle dans un large sourire innocent. Mais d’un œil, elle suivait les gouttes tomber sur le plancher. Je suis navrée de rien avoir à vous proposer pour vous sécher, mais je pense qu’ici au moins nous serons en sécurité ! Et faisons fi de nos cochers, ajouta-t-elle en elle-même. Ca n’était certainement pas son travail, ni celui de Contarini, de débloquer le carrosse de l’italien ! Le tonnerre redoubla d’intensité et les éclairs striaient le ciel de plus en plus noir. Sur le toit, les gouttes se faisaient plus menaçantes et s’écrasaient avec violence, tambourinant sur la capote. La jeune femme ne craignait plus l’orage depuis ses années de pension, lorsqu’elle les observait au travers les vitres du couvent. Les orages des montagnes étaient bien plus violents que celui-ci, mais à l’époque, il n’y avait pas de Contarini, et au moment où elle allait jouer au jeu de l’effrayée, un éclair illumina le ciel noir, et tout fut si rapide que Marie-Louise ne comprit presque pas ce qui avait provoqué la secousse et comment Alvise se retrouva le nez dans sa poitrine, se retenant maladroitement sur ses cuisses. Elle jeta un regard d’effroi sur le visage confus de Contarini, l’aidant vivement à se relever.

-Monsieur ! Cette secousse est fortement imprévue, mais je vous prie, redressez-vous ! C’est inconvenant, s’exclama-t-elle furieuse ! Je vous ai offert mon carrosse, et non ma vertu ! Si quelqu’un voyait cela, on se ferait un malin plaisir de conter que Marie-Louise de Chevreuse avait un polichinelle dans le tiroir, ô ironie venant d’un Italien !
Elle s’était laissée aller à une fureur fugace et mal contenue, mais devant la mine déconfite d’Alvise, reprit rapidement un visage plus doux, pour ne pas effrayer cette petite proie maladroite. Elle défroissa ses jupes, pour s’apercevoir que son coffret était tombé de ses mains dans la bataille. Ô Joie ! Il ne manquait plus que cela ! Que l’empoté ne tombe sur ses précieuses petites bouteilles !
Mais elle se garda de montrer son visage vampirique et s’efforça de rester doucereuse.
-Pardonnez mon impétuosité monsieur, cet orage m’a certainement secouée, et je n’ai pas pour habitude d’avoir des gentilhommes dans mon carrosse. J’ai imaginé un instant que l’on puisse nous voir et que la cour ne me raille en m’appelant « la Colombe italienne … Elle eu un regard penaud, mais lorsqu’il lui remit la boîte de fiole, elle eu un retour de flamme bien mal contenu. Peste ! Deux fioles s’étaient brisées !

-Quoi que ces flacons détenaient, j’espère que c’est facilement remplaçable. Si je peux faire quelque chose pour me faire pardonner, dites-le moi, je vous prie.
-Rien n’est facilement remplaçable lorsqu’on passe beaucoup d’heures à le préparer, répondit-elle d’une voix plus aigre qu’elle ne le voulu. Mais vous m’êtes agréable, malgré votre improbable maladresse, et je vais essayer de vous pardonner.
Alors qu’elle prenait fébrilement le coffret des mains d’Alvise, elle croisa son regard de chiot battu et elle ressenti un soudain agacement. Ne pouvait-il agir en homme, un moment, ou avait-il toujours ce regard penaud ? Passait-il donc sa vie à s’excuser ? La fausse tendresse qu’elle avait ressenti en le voyant se mua en une irritation lorsqu’elle fit tourner l’un des flacons cassés dans ses doigts. Oh, il avait certainement vu le liquide sur le plancher, et malgré l’odeur de pluie, on percevait aisément les effluves fortes de son filtre. Le coquin l’avait sûrement dévoilée !
Ses mains se crispèrent autour du coffret de bois, et Marie-Louise  réalisa qu’elle avait gardé un sourire figé et forcé. Elle se radoucit et posa un regard plus doux sur Alvise. Elle le voyait soudainement comme une de ces petites proies innocentes prises entre ses mains. Un oisillon perdu et apeuré. Pauvre enfant qui devait d’ailleurs avoir son âge. Elle ressenti de nouveau ce plaisir de posséder les choses faibles entre ses mains. Elle pouvait parfaitement lui ôter la vie, juste là, et prétexter une apoplexie ou tout autre arrêt violent ! Mais elle pouvait aussi simplement le garder, et jouer un peu. Ou le mettre dans ses confidences, comme un parfait soldat. Après tout, son frère était parfaitement machiavélique lorsqu’il le voulait, peut-être était-ce une tare familiale… Alors qu’elle rangeait consciencieusement ses fioles et ajustait ses boucles blondes décoiffées, elle se décida.
-Peut-être que si vous m’êtes utile, je vous pardonnerai. M’accompagneriez-vous là où je dois me rendre ? Nous sommes de toute façon bloqués ici jusqu’à ce que votre carrosse soit libéré, et je doute qu’il soit en état de conduire. Autant être deux prisonniers heureux ! A moins que nous partions à pieds, mais la promenade risque d’être dangereuse. Elle afficha un sourire doucereux, et sans un mot de plus, se leva pour s’asseoir à côté d’Alvise, sans lâcher son coffret.
-En attendant, si nous jouiions aux devinettes ?!


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MessageSujet: Re: Mini intrigue ♕ Sous l'orage   11.10.15 16:07


Sous l'orage

(Chapitre 3)



Les fioles étaient cassées et une odeur étrange se répandait dans le carrosse. De quoi donner des sueurs froides au pauvre Alvise di Venezia et à juste titre !

La compagnie de Marie Louise de Chevreuse était charmante mais légèrement effrayante aussi...

Quand elle lui proposa de jouer aux devinettes, un long silence se fit. Que devait-on en attendre surtout Alvise ? Heureusement rien de bien mauvais. Il s'agissait simplement de ragots de cour, comme connaître le nom du nouveau mignon de Monsieur ou savoir qui était le véritable père de telle courtisane. Il y eut aussi des devinettes plus personnelles, la baronne paria par exemple sur le paysage qui pouvait inspirer l'italien en apercevant son matériel de peinture.

Les minutes qui s'écoulèrent furent donc moins tendues et même agréables. On en aurait presque oublié l'orage. Mais  Martin, le cocher de Marie-Louise leur apprit tout à coup que le chemin était enfin dégagé. Cependant le carrosse du sieur Contarini restait impraticable.

- M’accompagneriez-vous là où je dois me rendre ? l'invita alors de nouveau la jeune femme.

Déroulement de ce tour : Il n'y a pas d'ordre pour ce chapitre. Poste en premier qui veut.
Contraintes :  
Alvise de Venezia devra accepter de suivre Marie-Louise. (La raison est laissée libre : galanterie, volonté de pouvoir rentrer chez lui, surveillance etc ...)

Marie-Louise de Chevreuse devra lui poser une dernière devinette, du genre très effrayante OU très gênante. C'est laissé au choix de la joueuse.

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