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 Mini intrigue ♕ Le Colin Maillard

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MessageSujet: Mini intrigue ♕ Le Colin Maillard   19.11.14 18:27


Le Colin Maillard



Il y a t-il un jeu plus en vogue à Versailles que celui-là ? Non ne cherchez pas, car vous n'en trouverez pas. Alors bien entendu, certains trouvent ces parties stupides et digne d'un enfant, ils se sentent forcés d'y participer pour ne pas vexer ceux qui les y invitent, tandis que d'autres s'y adonnent au contraire avec grand plaisir.

Et le plaisir c'est justement ce dont on a le plus besoin au Palais, après avoir subi la guerre !

Aujourd'hui c'est la princesse Marie de Schwarzenberg, qui a lancé l'idée d'un colin maillard. Ceux qui voulaient en être se sont donc retrouvés au parc royal. En tant que Surintendante de la Maison de la favorite, cette dame a un goût sûr pour les animations, puisqu'elle veille à l'amusement de sa maîtresse. Il est donc certain que l'ennui ne sera pas au rendez-vous.

Sont présents bien sûr certains beaux noms de l'aristocratie. Parmi eux, se trouvent  Philippe d'Orléans frère du Roi et Adélaïde de Vogüé , fille du bailli de Vivarais. Participe également Léon de Mézières  Secrétaire d'Etat aux Affaires du Dedans, un incapable dit-on, mais peut-être le sera t-il moins à ce jeu, qui sait ?

D'ailleurs, qu'attend t-on pour commencer ?

On vient de tirer à la bûchette (courte paille) et c'est Adélaïde de Vogüé qui doit se bander les yeux.

Contraintes : Monsieur est le premier qui doit répondre à cette intrigue et il aura tout à coup une crise d'éternuement.

A savoir/ A se rappeler : Vous êtes minimum une bonne quinzaine, vous pouvez placer des noms de pnjs en plus de celui de Léon de Mézières autant que vous le voudrez. N'oubliez pas que ce seront des topics courts, maximum 800 mots (environ 1 page Word) pour permettre de répondre rapidement et de rendre le topic dynamique. Bontemps reviendra vers vous après ce premier tour. What a Face


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« Versailles, haut lieu du pouvoir royal, était réputé comme lieu de réflexion. Notamment grâce à la galerie des glaces. »

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Côté Coeur: Il a été brisé, piétiné et maintenant celui qui était à mes côtés est devenu mon ennemi. Quelle cruelle destinée !
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MessageSujet: Re: Mini intrigue ♕ Le Colin Maillard   23.11.14 0:20

Après le retour, une bonne vie à la Cour ! Après la guerre, les batailles, le sang et les larmes, sans parler des disparus, il était temps d'avoir un peu de distraction ! C'est ce qui avait manqué à Philippe, ravi de pouvoir s'asseoir devant son miroir, d'avoir des mignons à sa disposition pour lui apporter ses bijoux, choisir ses chaussures et son chapeau. Même s'il avait fait un excellent chef de guerre à la grande surprise générale, comme quoi on peut être général et aimer la mode, il était avant tout le courtisan par excellence. A cheval sur les principes, l'étiquette et qui devait faire quoi, où, comment, pourquoi, cela avait du cruellement manquer en son absence, à n'en pas douter. Enfin, il était temps de reprendre sa place et ses bonnes habitudes. Comme si la guerre n'avait pas eu lieu, les activités reprenaient leurs cours avec les soirées appartements, quelques fêtes organisées, les promenades dans le magnifique parc de Versailles dont Monsieur avait vu depuis l'Aile du Midi et dont il serait cruel de se priver en ce beau mois d’août !

Cela tombait bien, alors qu'il s'y rendait pour prendre l'air, il fit la rencontre de quelques dames de la favorite avec à leur tête la princesse allemande au nom imprononçable, que l'on appellera princesse Marie pour faire court, l'invita à la distraction de l'après midi : un colin maillard dans les jardins. Quelle bonne idée !

« Chère madame, je suis des vôtres ! »

Philippe, accompagné de sa nuée de mignons, suivit les dames qui soulevaient leurs robes pour descendre les escaliers en riant, suivies par des messieurs sans doute en mal de compagnie, ou content de voir de beaux atout féminins. Cet amusement serait l'occasion de sortir son nouveau mignon de compagnie, tout comme on affiche une nouvelle parure ou un chien. Non, Monsieur collectionnait les mignons. Certains n'étaient pas revenus du champ de bataille, les plus capables de son service, il avait fallu recruter parmi la jeunesse. Les critères étaient pourtant simple : le garçon devait être jeune (environ 20 ans), de la noblesse, beau, élégant, gracieux, souriant, mince, élancé, si possible avec une capacité à exploiter, obéissant, ayant un certain goût pour la mode et les belles choses, avec un côté précieux et d'un total dévouement. Était-ce trop demandé ? Toujours est-il qu'il avais acquis ce qu'on appelait un juif de cour, de noblesse récente, anobli sous Henri IV, en remerciement de services rendus. Protégé par les rois successifs, la famille avait fait sa place à la Cour. C'est ainsi que Moïse-Alain, car tel-était son nom, avait pu entrer au service du prince pour s'occuper de sa comptabilité, mademoiselle d'Arçay ayant donné congé il y a quelques temps.

C'est donc au bosquet du roi, avec sa vaste étendue d'herbe au centre, ses grands arbres et ses jolis parterre de fleurs en bordure d'allées qui serait le théâtre du jeu. Philippe observait qui se trouvait parmi les courtisans pour ce jeu et fut étonné de voir le ministre du Dedans y participer. Le prince s'approcha pour ce dernier avec un petit sourire moqueur :

« Monsieur le ministre, je ne vous savais pas enclin de vous amuser parmi nous !
Monseigneur, je ne suis pas Colbert, je sais me distraire ! »


Un ministre qui se distrait ? Entre Colbert qui travaille seize heures par jour et Louvois qui ne pense qu'à faire la guerre à tout le monde, on ne pensait pas que c'était possible. Enfin passons, il fallait désigner celui ou celle qui porterait le bâillon autour des yeux. Ce fut mademoiselle de Vogüé, ravissante jeune femme qui perdit à la courte-buchette et le jeu commença. Mais à peine la demoiselle passa près du prince que ce dernier se mit subitement à éternuer comme pas possible ! Bien sûr, cela attira Adélaïde vers lui, elle avait une cible mais plus elle s'avançait, pour les éternuements s'enchaînaient, à croire que cette fille était une allergie sur pattes ! Moïse-Alain l’entraîna un peu plus loin pour que le prince se calme.

« J'espère que ça n'a pas abîmé ma mise en beauté ! » râla t'il en prenant le mouchoir de son mignon pour s'essuyer une larme qui coulait. Et le voici repartit en jeu !


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MessageSujet: Re: Mini intrigue ♕ Le Colin Maillard   10.12.14 15:20

Il paraît que quand on est la surintendante de la Maison d'une dame, il faut savoir divertir les dames qui y sont, ne pas qu'elles s'ennuient. C'est bien mignon mais qu'est ce qu'une prostituée peut savoir de tout ça ? Elle avait accepté la charge parce qu'Amy l'avait touchée – ce qui est rare – mais aussi parce que cela ramenait un peu d'argent dans les caisses de la prostituée ! Il fallait bien voir le bon côté des choses aussi. Seulement, Rose devait apprendre à devenir une bonne surintendante et avait pas mal appris grâce à la Mancini avec la même charge chez la Reine. La jeune femme avait donc écrit une liste de quelques activités et choses à faire, à dire en société !

Justement, il était temps de s'en servir ! Il faisait beau, ce serait dommage de jouer aux cartes ou aux échecs, elle était assez nulle en broderie, il fallait donc sortir. Une promenade ? Elle oserait même proposer une baignade mais cela serait peut être trop osé, il ne fallait pas faire scandale. Oh, elle avait trouvé : un colin-maillard ! C'était drôle, simple, en plein air, et facile à jouer. Elle rangea son petit carnet et se leva en tapant dans ses mains, grand sourire aux lèvres :

Mesdames, nous avons une mission : chercher des participants pour un colin-maillard !

Quelques rires et applaudissements se firent entendre et les dames de compagnie se levèrent dans un bruit de taffetas, de broderies abandonnées sur les canapés, et de paroles. Si certaines partirent dans les salons, un petit groupe accompagna la fausse princesse dans les escaliers où une rencontre inattendue se fit : celle de Monsieur et son groupe de mignons. Un parfait participant à son petit jeu !

Oh Monseigneur, je suis ravie de vous voir, lança la jeune femme dans une révérence gracieuse, Puis-je vous inviter à une magnifique partie de colin-maillard ?
Chère madame, je suis des vôtres !


Et voilà comment avoir plusieurs participants en une seule phrase ! Ce petit manège continua jusqu'à ce qu'une quinzaine de personnes convergèrent vers le bosquet du roi, parfait pour leur petit jeu. Léon de Mézières, ministre, accompagnait la surintendante en lui proposant son bras. Parmi ce beau monde se trouvait la fille du bailli de Vivarais, mais aussi de la racaille … Qui avait invité Michelle de Bergogne ? A coup sûr, cette dernière s'était incrustée l'air de rien, faisant croire qu'on l'invitait et qu'elle avait des amies. Après avoir tirer la bûchette, Rose mit un bandeau sur les yeux de mademoiselle de Vogüé et la fit tourner sur elle-même avant de s'écarter. Mais en reculant, elle marcha sur le pied de Michelle qui se mit à chouiner comme une enfant :

Suffit de pleurer mademoiselle, ce n'est qu'un pied ! Au pire, on vous le coupe ! lâcha la princesse, désagréable.

Le caractère volcanique de la jeune femme resurgissait au travers des traits de la princesse. Et alors que le prince de France s'éloignait après une quinte de toux, Adélaïde de Vogüé s'approchait d'elle presque avec assurance ! Sans réfléchir, Rose (enfin princesse Marie) poussa la Bergogne sur le chemin de la jeune femme, sans ménagement !

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Vous les femmes, vous le charme,
vos sourires nous attirent nous désarment.


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Mini intrigue ♕ Le Colin Maillard   17.12.14 1:33

    C’était une charmante journée, comme il y en avait eu tant d’autres depuis que la Cour expatriée à Nancy était enfin revenue, la guerre ayant touché à une fin. Pendant que certains jeunes hommes s’abreuvaient de gloriole suite à leurs exploits, d’autres, qu’on réduisait au silence afin de ne pas briser la sempiternelle atmosphère de plaisir de Versailles, blessés plus ou moins grièvement, se remettaient plus ou moins tranquillement, soit confiants, soit conscients ou presque qu’ils ne seraient plus jamais les mêmes. Mais pour Adélaïde de Vogüé, qui s’était bien sûr tenue à l’écart de tout ce chahut (la Main de l’Ombre était déjà une assez grosse responsible en soi, merci!), n’ayant aucun parent dans l’armée comme elle était de la noblesse de robe, elle avait vu l’animation revenir à Versailles avec satisfaction. Un peu plus, et elle se serait crue replongée dans son enfance, durant ces quelques deux ans où sa mère s’était mise en tête d’élever ses enfants à la façon plutôt rigide des autres protestants! Toute fervente qu’elle fût, Adélaïde aimait les jolies robes, les bijoux et les froufrous et chiffons du même genre, et tous les amusements (innocents, bien sûr) que l’on pouvait se procurer avec une belle toilette, une bonne naissance et un joli minois. Et Dieu merci, elle possédait les trois!

    Elle avait cependant opté pour un après-midi calme, à se promener dans le parc de Versailles avec un roman pour seule compagnie, quand elle était tombée sur quelques dames de compagnie de la favorite Amy of Leeds, la surintendante Marie de Schwazenberg en tête, qui rassemblaient le plus de personnes possible pour un colin-maillard. Adélaïde s’était retenue de sauter de joie à une telle proposition, se contentant d’un salut gracieux et d’un sourire et affirmant qu’elle était tout à elles. Se dirigeant vers le bosquet, Adélaïde arpenta rapidement les environs, reconnaissant quelques visages. Il y avait Monsieur, accompagné comme toujours de sa nuée de mignons, le ministre du Dedans, Léon de Mézières (comme quoi les ministres savaient s’amuser, et qu’ils n’étaient pas tous Colbert, pensa Adélaïde avec malice, en bonne fille de parlementaire qu’elle était), et aussi cette petite pleurnicharde de Michelle de Bergogne. Mademoiselle de Vogüé se retint de lui faire l’honneur d’une salutation moqueuse et un quelconque commentaire bien venimeux, qui l’aurait sans doute fait miauler et envoyer dans sa chambre jusqu’à la prochaine fabuleuse sortie, toujours mémorable dans les cruels ragots de la Cour.

    Après avoir tiré la bûchette, Adélaïde, de bon cœur, avait perdu et s’était laissé bander les yeux et tourner sur elle-même. Avançant à tâtons, elle fut attirée par une quinte de toux, venant clairement d’un homme, décidément trop opportune, avant que celle-ci ne se calme et que la jeune femme ne perde sa piste. Refusant de déclarer sa défaite, elle continua son parcours, se moquant éperdument de l’air un peu bête qu’elle avait sans doute en avançant à l’aveuglette avec les bras tendus en avant, comme une quelconque illuminée.

    Et soudain… un gémissement, semblable à celui d’une femme tentant avec assez peu de succès d’imiter celui d’un bébé trop gâté, se fit entendre, et Adélaïde sentit une bouffée de vent indiquant qu’un corps quelconque s’élançait vers elle. Enfin, sans doute projeté, car qui serait assez bête pour s’élancer tout en pleurnichant vers la personne qui l’était au colin-maillard?

    La Bergogne, sans doute.

    Mais si!

    Attrapant sa victime au vol, qui gémissait de plus belle en voyant sa défaite arriver, Adélaïde eut cependant un moment d’hésitation avant de clamer son hypothèse sur l’identité de la personne. Le jeu avec la Bergogne qui l’était promettait d’être ennuyant… enfin, peut-être pas tant que cela. Après tout, avec Monsieur dans le coin, et avec la petite peste qu’était Adélaïde, cela pourrait être… intéressant. Un sourire presque féral aux lèvres, Adélaïde déclama enfin, avant d’ôter le bandeau de ses yeux et que celui-ci ne s’élargisse encore en voyant qu’elle avait raison, pour jeter un air presque complice à Monsieur et à la princesse de Schwazenberg, qui étaient non loin et qui seraient certainement d’agréables complices :

    - Je crois bien être tombée sur Madame de Bergogne! Ai-je tort?

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MessageSujet: Re: Mini intrigue ♕ Le Colin Maillard   24.01.15 0:55


Le Colin Maillard

(Chapitre 2)




- Je crois bien être tombée sur Madame de Bergogne! Ai-je tort? venait de s'écrier Adélaïde de Voguë.

L'attrapée entre deux couinements laissa échapper un " vous avez raison " et ce fut à elle d'avoir les yeux bandés.

Mais tournant sans s'arrêter au point d'en avoir le vertige, comme s'il s'agissait d'une danse et non d'un jeu où la stratégie est tout de même de mise, de longues minutes s'écoulèrent. La stupide n'attrapait personne et on commençait à s'ennuyer ferme ! Monsieur le ministre de Mézières allait s'en repartir. Alors en tant qu'organisatrice désirant ne pas faire mourir son attraction dans l'oeuf, la princesse Marie s'avança pour être à deux doigts de portée de Michelle.

Cette dernière la saisit et après trois erreurs, humiliée, elle donna sa langue au chat.

On attacha donc le bandeau aux yeux de la princesse, qui bien plus énergique que la précédente dame, ne laissait pas de répit, surtout à Monsieur qu'elle avait déjà bien failli attraper plusieurs fois. Celui-ci ayant dû jouer des coudes tout en écrasant au passage quelques pieds, pour se sauver de la situation.

De son côté, Madame de Bergogne revenue à la cueillette de ses fleurs mais voulant se venger - à sa façon - de sa défaite déracina une ortie et eut une idée ... Gloussant, elle s'avança dans le dos de Marie de Schwarzenberg, et le glissa dans sa robe.

Prise soudain de démangeaisons insoutenables, la pauvre princesse se mit à se tortiller tel un poisson à un hameçon. Mais la plante bien placée au niveau de ses omoplates, il lui est impossible de la retirer.

Il faudrait donc que quelqu'un l'aide, mais comment sans attenter à sa pudeur devant tous les participants ?

Contraintes :  Adélaïde doit répondre en premier et tentera d'aider comme elle peut la princesse en choisissant l'une de ses trois options :

1- Ordonnant (Ce verbe doit être employé dans ses dialogues si cette option est choisie  Green ) à tous ces messieurs dont à Monsieur et au ministre de Mézières de se retourner, elle desserrera le corset et retirera l'ortie.
2 - Attrapant un bâton plus que boueux qui traînait là, elle le glissera à l'intérieur de la robe et tentera de faire tomber l'ortie.
3- Arrachant une couture de son propre corset (qui laissera sa robe effilochée), elle en extirpera une baleine afin de faire la même chose que dans la seconde option.

Monsieur devra placer un oxymore dans sa réponse.
Rose, elle devra insérer un pléonasme.  

On ne peut pas chasser la Bergogne pendant ce tour. (Mais on peut lui faire subir l'enfer)

Rappel : N'oubliez pas que ce seront des topics courts, maximum 800 mots (environ 1 page Word) pour permettre de répondre rapidement et de rendre le topic dynamique. Bontemps reviendra vers vous après ce second tour. What a Face


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MessageSujet: Re: Mini intrigue ♕ Le Colin Maillard   31.03.15 14:46

Spoiler:
 

Adélaïde avait cru que le jeu aurait pu être amusant, de façon quelque peu cruelle, mais amusant quand même, avec la Bergogne qui l’était. Ce n’avait pas été le cas, et même, pour éviter que les gens ne se lassent, comme Michelle n’attrapait décidément personne, Marie de Schwazenberg avait été contrainte de se laisser avoir, et, après trois essais infructueux, la Bergogne avait donné sa langue au chat, pour s’en aller, humiliée, et c’était tant mieux. Car, bien heureusement, la princesse étant de nature énergique et joueuse, le colin-maillard avait repris bien de la vigueur et les fous rires, dont celui d’Adélaïde, qui riait de bon cœur et en faisant fi des convenances, fusaient de toutes parts, d’autant plus que Monsieur passait souvent à deux doigts d’être attrapé. On avait donc oublié la Bergogne. On la remarquait peu, d’ailleurs, en temps normal, lorsqu’elle ne commettait pas une énième sottise… on ne la remarqua donc pas lorsqu’elle parvint à se glisser derrière Mme de Schwazenberg, parvenant à laisser une ortie dans le dos de sa robe. Le jeu s’interrompit donc bien vite lorsque la victime se mit à se tortiller, tentant désespérément de se libérer de la morsure de la mauvaise herbe sans y parvenir. Se sentant quelque peu coupable de tout ce grabuge, Adélaïde s’était rapidement élancée au secours de la princesse, détachant son bandeau.

- Permettez-vous que je regarde, Madame, et que je vous porte assistance? demanda doucement Adélaïde.

L’ortie était bien enfoncée et inatteignable. La demoiselle, pour la cause, n’aurait pas fait d’embarras à glisser sa main et à la retirer, mais dans ce cas-ci, il lui faudrait presque délacer le corset de Mme de Schwazenberg. En fait, plus Adélaïde observait la situation, plus elle devait se rendre à l’évidence que ce serait ce qu’il lui faudrait faire. Seulement, comment faire avec tous ces messieurs? Il faudrait leur dire de se retourner, et à vrai dire, Adélaïde rougissait au feu vif à cette idée.

- Il faudra… délacer le corset… commença-t-elle, très intimidée. Seulement, je n’ose pas…

Quelques personnes s’étaient déjà retournées en compréhension. Mais quelques autres, dont le ministre de Mézières, continuaient à contempler la scène quelque peu hébétement. Cette fois-ci, Adélaïde, piquée, ne put s’empêcher de taper son pied sur le sol devant leur inaction.

- Enfin, Madame la princesse ne peut demeurer dans cet état, messieurs! Au nom de la galanterie, je vous ordonne de vous retourner!

Lorsque ce fut enfin fait, Adélaïde, tremblant légèrement de gêne, délaça le corset le plus vite possible, tout en regardant autour d’elle du coin de l’œil, quoique très furtivement, pour voir si personne ne se retournait. Elle fut plus qu’agacée de voir que la Bergogne, qui n’avait pourtant pas quitter la scène malgré son affront, avait eu assez de culot pour se retourner et même jeter un long coup d’œil sur la scène. Pour Adélaïde, c’en était trop. Une idée germa dans son esprit, si pernicieuse qu’elle dut se retenir pour ne pas sourire de sa méchanceté ici bien méritée. Et donc, sans une, ni deux, aussitôt l’ortie saisie, elle la lança sans regarder, mais si adroitement qu’elle parvint à ce qu’elle frappe la Bergogne à la figure. C’était mal, très mal. Mais Adélaïde ne le regrettait pas. En conséquent, Michelle s’était mise à pleurnicher plus fort que jamais. Il était temps maintenant de l’humilier pour de bon. Ah, douce vengeance, quand tu nous tiens… et il fallut tous les talents d’actrice d’Adélaïde pour ne pas sourire et garder un ton et un air offusqué.

- Il suffit, madame! scanda-t-elle. Encore faut-il supporter vos sottises, et votre dernière est bien belle, ah, vraiment! Et il faut que vous regardiez le tout alors que j’avais demandé à tous de ne pas le faire, et vous êtes assez sotte pour recevoir bêtement votre ortie dans la figure!

Adélaïde avait bien insisté sur le votre. Après tout, il fallait bien que tous et chacun sache que c’était Michelle de Bergogne, la responsable, et espérer qu’elle soit assez humiliée pour ne plus jamais revenir gâcher le plaisir dans tous les événements de Versailles…
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MessageSujet: Re: Mini intrigue ♕ Le Colin Maillard   18.04.15 15:28

La quinte de toux était enfin passé, Monsieur avait dû laisser un tour de jeu avant de pouvoir revenir dans la compétition, et voir qu'on avait bandé les yeux de Michelle de Bergogne. Il ne put que lever les yeux au ciel : il avait son incapable de frère dans sa Maison, il fallait aussi se coltiner sa sœur durant les amusements. Enfin, c'était un grand mot : incapable d'avancer dignement ni d'attraper quelqu'un, Michelle courait toute seule, évitant les courtisans comme si elle le faisait exprès, mais non, c'était à mettre sur le dos de sa stupidité, ce qui était encore pire … On commençait à bailler, le ministre Mézières voulut partir, et si certains essayaient de rendre le jeu plus facile, c'était peine perdue, la Bergogne ne savait pas où aller. Il fallut le dévouement de la princesse Marie pour enfin reprendre un peu de souffle. Mais là encore, Michelle de Bergogne montra qu'elle ne brillait pas d'intelligence, incapable de savoir qui elle avait soi-disant attrapée. Enfin, le jeu reprit, Marie de Schwarzenberg se montrait plus enjouée et énergique, manquant d'attraper des courtisans et avait pris en chasse le prince de France !

Elle le suivait sans doute à l'odeur vu la tonne de parfum dont il s'aspergeait, mais Philippe se montrait bien plus adroit qu'on pouvait le penser et se mit à fuir, non sans pousser quelques idiots sur son passage, et écraser des pieds. Il ne voulait pas avoir les yeux bandés, cela ruinerait sa mise en beauté, à n'en pas douter. Mais alors que Marie s'approchait du ministère Mézières, elle se mit à se tortiller comme une possédée, à croire que le diable s'était emparée d'elle. Ou alors le diable est une ortie ! Tout le monde attendait de savoir ce qu'il se passait, pourquoi la surintendante de la Maison de la Favorite se débattait comme un beau diable et ce fut mademoiselle de Vogüé qui vint à son secours.

« Enfin, Madame la princesse ne peut demeurer dans cet état, messieurs! Au nom de la galanterie, je vous ordonne de vous retourner!
Cela vaut mieux, le prince se retourna et s'adressa plus bas à son mignon Moïse-Alain, Il ne s'agirait pas de faire de vilains rêves après ! »

Et les deux hommes ricanèrent de bon cœur, pendant que régnait un drôle de silence ici, le jeu avait marqué une grande pause, jusqu'à des pleurs. La princesse pleurait ? Non, bien sûr que non, la seule pouvant pleurer à Versailles était toujours la même, à croire qu'elle ne savait faire que cela en ce bas monde. On put enfin se retourner, pour admirer mademoiselle Adélaïde réprimander sérieusement la Bergogne, et l'accuser d'avoir mis cette ortie

Mademoiselle, n'essayez pas de mettre en tête quoi que ce soit, il paraît que les Bergogne ont la tête creuse et que ça résonne quand on frappe. Il observa Michelle d'un air dédaigneux puis reprit. J'ai son frère, et je peux vous affirmer que c'est de famille ! »

Puis se détournant de Michelle, il se tourna et frappa dans ses mains, plus enjoué :

Reprenons sans parasite ! La princesse a failli vous attraper, monsieur le ministre ! On vous laisse l'honneur du bandeau ! »

Et on essaya de reprendre le jeu convenablement !

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MessageSujet: Re: Mini intrigue ♕ Le Colin Maillard   02.05.15 14:58

Pauvre mademoiselle de Vogüé, tomber sur Michelle de Bergogne … Bon, c'était la faute de Rose, mais il fallait bien faire quelque chose ! Et puis on ne pouvait pas dire qu'on n'avait pas essayé d'intégrer cette cruche dans un jeu si amusant, avec une belle brochette de courtisans ! C'était le moment pour elle se montrer moins bête qu'elle en avait l'air. Peine perdue, la Bergogne resterait à tout jamais une personnalité sans cervelle, incapable de jouer à un jeu pourtant enfantin, le colin-maillard ! Le ministre voulut quitter le jeu, Rose promit que le jeu allait reprendre, qu'il reste encore quelques instants. Et, après un soupir, la fausse princesse se plaça sur la route de l'idiote de la Cour, et elle en fut presque étonnée que Michelle ne la contourne pas ! Il restait à présent à découvrir l'attrapée, et là encore, ce n'était pas vraiment une partie de plaisir.

Vous êtes … madame de Montespan ! lâcha Michelle trop heureuse !
C'est flatteur, mais elle n'est même pas ici ! puis c'était un compliment, Rose prit cela avec le sourie.
Heu … Madame de Châtellerault ?
Non je ne suis pas borgne ! lâcha Rose, plus sèchement, sur fond de rire de l'assemblée.
La duchesse douairière d'Harcourt ?
Non ! Je ne suis pas une vieille dame. s'énerva Rose, agacée.
Je … Je donne ma langue au chat.

Et sans ménagement, Rose lui retira le bandeau. Que Michelle avait l'air sotte avec son air penaude, les yeux mouillés. Enfin, le jeu put reprendre, la fausse princesse avait rapidement compris le principe de ce jeu, il fallait de l’énergie et savoir qui était présent. Une forte odeur de pafum se fit sentir à côté d'elle, et cela ne provenait qu'une seule personne : Monsieur. Et le prince de France dans un colin maillard, c'était parfait. Voici la princesse à la poursuite de la grande folle versaillaise, mais le perdit à un moment, l'homme était rapide et un habitué du jeu, il ne se laissait pas faire facilement. Et alors qu'elle attrapa un autre homme, la princesse Marie eut des douleurs dans le dos, cela lui démangeait avec force, à tel point qu'elle se contorsionna pour essayer d'atteindre l'ortie maudite, mais impossible. Enlevant son bandeau, Rose continuait à vouloir se gratter avec force, heureusement que mademoiselle de Vogüé proposa son aide bienveillante.

Permettez-vous que je regarde, Madame, et que je vous porte assistance?
Pour l'amour de Dieu, je vous en prie ! Mais impossible.
Il faudra… délacer le corset… Seulement, je n’ose pas…
Osez mademoiselle, osez ! Cela gratte affreusement …

Heureusement que tout se termina bien, tout le monde se retourna, et Rose sentit son corset se desserrer et l'ortie fut enfin enlevée. Si ça grattait encore, cela fit bien moins mal, c'était toujours ça de gagner. Mais comment une ortie avait pu atterrir là ? La réponse fut aussi rapide que stupide : Michelle, encore elle. Et alors qu'Adélaïde et Monsieur l'avait humiliée, Rose s'approcha d'elle et lui parla à voix basse d'un ton méchant.

La prochaine fois, vous finissez dans le canal. Soyez déjà contente que je ne vous chasse pas du jeu, mal fagotée et empotée comme vous êtes. Restez à distance.

Puis Rose se désintéressa de la pleurnicheuse, et se dirigea avec le bandeau vers le ministre Mézières, que Monsieur avait décidé comme le prochain à jouer. A nouveau souriante, la jeune femme banda les yeux du ministre.

A vous de faire régner l'ordre dans ce jeu, monsieur le ministre !

Et alors qu'elle fit tourner le ministre sur lui-même et s'écarta, Rose s'approcha d'Adélaïde avec un petit sourire bienveillant :

Merci de m'avoir aidée, cette petite peste m'a bien eue …

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MessageSujet: Re: Mini intrigue ♕ Le Colin Maillard   25.05.15 16:00


Le Colin Maillard

(Chapitre 3)




La rapidité de mademoiselle de Voguë avait permis à la princesse allemande de sortir de cet épineux épisode sans trop de mal ou humiliation. L'ortie avait été extrait de son dos et son corset à nouveau convenablement lacé, chacun des assistants alors insulta, menaça Michele de Bergogne.

Celle-ci quitta les lieux en pleurnichant et sans demander son reste, ne voulant pas être plongée dans le canal.

Rose remercia sa sauveuse et l'on reprit le jeu. C'était au tour du ministre d'avoir les yeux bandés. Ce dernier tournoya quelques instants puis finit par attraper Moïse-Alain, le nouveau mignon de Monsieur. Palpant son corps frêle , ainsi que sa perruque et son maquillage, Mézières crut en une femme et ses mains devinrent baladeuses.

- Je ne sais pas qui vous êtes, mais il n'y aucun doute que je vous suivrai aussi dans votre antichambre les yeux bandés, déclara t-il d'un ton pervers.

Certains courtisans déjà pouffaient de rire, d'autres retenaient leur souffle. Le mignon lui était plutôt nerveux connaissant la possessivité du prince de France.

Une crise était-elle à redouter ? Et si oui comment l'éviter. Surtout que le comte de Guiche présent parmi tous les autres favoris et qui est bien connu pour être des deux bords décide d'en rajouter une couche en glissant à l'oreille d'Adélaïde.

- Moi c'est dans la vôtre que j'irai bien mademoiselle.

L'a t-on entendu ? En tout cas Rose, oui. Et le prince ?

Encore une fois, la princesse se doit de sauver le jeu. Jeu maudit ?

Contraintes :  Monsieur doit répondre en premier et insérer une expression latine.
Adélaïde devra insérer dans son texte un anachronisme.
Rose devra insérer une morale d'une des fables de La Fontaine.

Rappel : N'oubliez pas que ce seront des topics courts, maximum 800 mots (environ 1 page Word) pour permettre de répondre rapidement et de rendre le topic dynamique. Bontemps reviendra vers vous après ce troisième tour. What a Face


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MessageSujet: Re: Mini intrigue ♕ Le Colin Maillard   30.06.15 14:29

Enfin Michelle de Bergogne partait, et laissait des gens de la bonne société jouer entre eux, avec bon goût. Et c'était le ministère, de Mézières, d'avoir le bandeau autour des yeux et devoir partir à la recherche de la noblesse et découvrir son identité. Après avoir raté deux dames et un marquis, Mézières poursuivit le pauvre Moïse-Alain, mignon juif du prince, qui n'avait pas vraiment envie d'être découvert. Pour son âge, le ministre avait encore de l'endurance et attrapa bien vite le jeune homme à haute perruque. Les mains de l'homme se firent un peu plus insistantes et baladeuses, ce qui fit glousser une partie de l'assemblée, en particulier Monsieur. Si ce dernier n'aimait pas que ses mignons courent le gueux à droite à gauche, il adorait les martyriser, et là il n'y était pour rien. Mézières se montrait insistant, mais ne donnait toujours pas de nom.

« Un nom, monsieur le ministre ! Qui croyez vous tenir ? » demanda t'il en réprimant un fou rire.

Mais l'homme semblait trop amusé à continuer de courir après le mignon qui lui avait échappé, de le peloter comme il le fallait. Tout cela aurait pu être bon enfant, tout le monde à rire de bon cœur. Seulement, il suffit d'une phrase, et d'une voix, pour que tout se dissipe. Et croyez moi, le prince de France sait reconnaître les voix, surtout quand celles-ci ont été si récurrentes dans sa vie. Cette voix suave, sensuelle, ressemblait à une personne que Philippe ne pensait plus jamais revoir dans les parages, encore moins entrain de draguer les demoiselles. Sans même prendre la peine de se retourner, il s'adressa à cette voix familière.

« Guiche ! Vous revenez parmi nous séduire les demoiselles ? N'y a t'il pas de femmes dans l'empire ottoman ? »

Puis il se retourna et ne s'était pas trompé. Guiche, toujours aussi beau avec son teint bruni par le soleil turc où il se battait sous les armes de la Pologne. Que faisait-il ici ? Après son histoire avec Henriette, personne ne pensait qu'il reviendrait de sitôt à la Cour. En tout cas, soyez en sûr, il n'allait pas y rester longtemps, le prince s'approcha de lui et se plaça entre Guiche et mademoiselle de Vogüé.

« Vous n'avez rien à faire ici, encore moins à importuner des jeunes femmes comme mademoiselle de Vogüé, partez immédiatement sinon c'est le Châtelet puis l'exil. Allez retrouvez vos polonais, vos turcs et vos cosaques à poil. »

Le comte ne demanda pas son reste après avoir salué son prince, il s'enfuit sans demander son reste. A coup sûr, on ne le reverrait pas avant un bout de temps. Philippe se retourna donc vers Adélaïde avec un petit sourire cordial.

« Je m'excuse d'avoir introduit un jour un goujat de la sorte, ab imo pectore. Soyez certaine qu'il ne viendra plus vous faire de propos déplacé. »

Avoir des excuses princières, ce n'était pas donné à tout le monde, autant en profiter. Pendant ce temps là, Mézières s'amusait toujours avec le mignon qu'il prenait pour une dame. Il était temps d'arrêter les bêtises et de dire un nom. Le ministre se trompa deux fois, à la troisième :

« Mademoiselle de Vogüé ! lança t'il, sûr de lui.
Trois erreurs, cela mérite bien un gage. Philippe enleva le bandeau au ministre qui fut horrifié du mignon face à lui ! Que pourrait-on vous faire ? Oh, mademoiselle de Vogüé, il vous a cité en dernier, à vous l'honneur ! »


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Joyeux Anniversaire mon Prince <3


OH YEAH:
 


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MessageSujet: Re: Mini intrigue ♕ Le Colin Maillard   16.07.15 21:03

Le jeu avait enfin repris, et cette fois-ci, c’était monsieur le ministre de Mézières qui l’était. Après avoir raté deux ou trois personnes, le ministre était tombé sur le mignon que Monsieur avait choisi pour l’escorter pour le colin-maillard. Seulement, monsieur de Mézières était convaincu d’être tombé sur une femme, et Adélaïde, le rire l’emportant sur son habituelle pruderie, se retint pour ne pas enfouir son visage dans ses mains pour cacher son fou rire et sa rougeur pendant que les mains du ministre se faisaient si insistantes qu’elles frôlaient l’indécence. Le tout attint son apex lorsque le ministre eut même assez d’audace pour souffler un propos indécent au mignon.

- Je ne sais pas qui vous êtes, mais il n’y a aucun doute que je vous suivrai aussi dans votre antichambre les yeux bandés, chuchota-t-il, assez fort pour que son entourage l’entende et qu’Adélaïde fasse un effort surhumain pour ne laisser rien paraître de sa gêne devenue presque hystérique par son fou rire. Ah, si sa mère était là…

- Moi, c’est dans la vôtre que j’irai bien, mademoiselle.

Le fou rire d’Adélaïde s’arrêta net, avant de sentir son corps devenir frigide, excepté ses oreilles qui lui donnaient l’impression de surchauffer. Elle se tourna lentement vers le goujat à la voix reptilienne qui avait osé lui tenir un propos aussi indécent, avant de reconnaître le comte de Guiche. Celui-ci était bien connu à la Cour, son histoire où il était passé de mignon favori de Monsieur à amant de Madame ayant fait bien des gorges chaudes. Adélaïde, malgré le fait qu’elle n’était pas totalement insensible au charme un peu exotique de Guiche, avec son teint bruni par le soleil de l’Orient, ne tolérait pas ne fut-ce qu’une plaisanterie un peu leste à son égard. Guiche, après tout, avait été disgracié, et il fallait avouer qu’il était plutôt surprenant qu’il ose se présenter de sitôt à la Cour. Sa défaveur donna assez d’audace à la demoiselle de Vogüé pour répliquer vertement au comte de Guiche.

- Je ne tolérerai pas qu’on me parle de la sorte, monsieur, ou je peux vous promettre que ça va barder! siffla-t-elle, se souciant peu qu’elle venait de sortir un vocabulaire qu’elle aurait davantage dû utiliser lorsqu’elle se déguisait en lavandière pour le compte du complot.

Guiche ne semblait cependant pas accepter « non » comme réponse à ses avances, et allait répliquer de façon certainement désagréable lorsqu’une voix l’interrompit :

- Guiche! Vous revenez parmi nous séduire les demoiselles? N’y a-t-il pas de femmes dans l’empire ottoman?

Adélaïde se tourna vers la voix, pour voir avec soulagement que c’était le duc d’Orléans en personne qui s’était porté à son secours. Elle ne put qu’éprouver une certaine satisfaction en voyant Monsieur chasser à nouveau le comte de Guiche de la Cour, et ne put qu’espérer qu’elle ne le reverrait pas avant longtemps. Elle eut une grande satisfaction de voir le prince s’excuser pour Guiche, avec même un petit sourire cordial. Souriant elle-même, Adélaïde fit la révérence, prenant même soin de rosir légèrement afin de flatter le prince. Complot ou pas, il était toujours de bon ton de caresser les dits Grands dans le sens du poil!

- Monsieur me fait trop d’honneur. Soyez avisé que vous avez désormais ma plus profonde reconnaissance, dit-elle enfin, en y mettant suffisamment de spontanéité pour paraître sincère.

Pendant cette altercation, le ministre ne lâchait pas le malheureux mignon d’une semelle. Il avait déjà nommé deux personnes, madame de Sévigné (ce qui avait fait glousser tout le monde) et mademoiselle de Durfort, avant de clamer qu’il s’agissait d’Adélaïde elle-même. Celle-ci ne put qu’en sourire de bon cœur, avant de ne pouvoir s’empêcher de se tourner vers Monsieur, l’air amusé.

- Je dirai ici que c’est un bien beau compliment à votre bon goût, lança-t-elle.

Maintenant que monsieur de Mézières avait deviné trois fois, sans succès, le duc d’Orléans s’était enfin dirigé vers lui, pour ôter son bandeau et laisser au ministre la vue de la « charmante dame » qu’il avait tenté d’attraper, lui donnant la vue d’un mignon tremblotant de l’ire d’un prince jaloux. Ayant été citée en dernier, le prince choisit Adélaïde pour prendre la relève.

Et le jeu reprit! Cette fois-ci, serait-ce sans embûches?

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MessageSujet: Re: Mini intrigue ♕ Le Colin Maillard   22.08.15 22:22

Le jeu suivait son cours et le ministre Mézières révéla derrière son bandeau, un petit côté coquin qu'on ne lui connaissait pas ! Pourtant, avec sa mine grave et son corps fin, elle le voyait mal faire quoi que ce soit de nature à se connaître bibliquement avec qui que ce soit. Rose, l'espace d'un instant, s'amusa de voir un tel homme pousser la porte du bordel où elle travaillait. Peut être qu'il y aurait sa place, à voir comment il tripotait le pauvre mignon sans jamais le lâcher, pensant qu'il s'agissait d'une demoiselle. Avec son doux visage et son immense perruque, le mignon de Monsieur aurait pu tromper n'importe qui, sûr qu'avec une robe, on y voyait que du feu. Cela restait après tout bon enfant, et la fausse princesse allemande s'enorgueillit d'avoir crée ce petit jeu où beaucoup participaient avec plaisir, et on s'y amusait bien à rire du ministre.

On s'amusait bien à dire vrai, jusqu'à ce qu'un homme fasse une honteuse proposition à mademoiselle de Voguë. En temps normal, Rose n'aurait pas relevé, après tout, elle avait entendu pire à son travail. Mais là, un gentilhomme, à une jeune femme posée de la Cour, c'était une toute autre histoire. Alors que la moutarde lui montait au nez, elle allait répliquer sèchement à cet homme quand Monsieur s'en chargea. Apparemment, il sembla bien le connaître, peut être un ancien amant, après tout l'homme était beau et élégant, même si rouge comme une tomate à cet instant, honteux de s'être fait démasqué. Le Prince le chassa avec élégance et force à la fois, comme quoi le prince pouvait faire peur sans hurler, ma foi. L'homme partit et le ministre touchait toujours le mignon. Rose se pencha vers Adélaïde pour lui poser une question, simple curiosité.

Pardonnez moi, mais qui était cet homme si goujat ? Tout de même, vous parler ainsi. Il a bien mérité d'être chassé, on rencontre sa destinée souvent par des chemins qu'on prend pour l'éviter.

Elle put découvrir l'identité de l'homme et, curiosité satisfaite, elle retourna le regard vers Mézières qui donnait des noms insensés, et fut pris d'une peur immense quand Monsieur lui retira le bandeau. Il semblait accablé d'avoir tripoté un homme en public et recula assez rapidement pour mettre le plus de distance entre lui et ce mignon. Ce qui fit une nouvelle fois rire l'assistance, pauvre Mézières. Puisque le ministre avait perdu, le prince désigna mademoiselle de Voguë pour reprendre le cours du jeu. Cette jeune femme était rapide et excellente joueuse, loin de l'image candide qu'elle montrait. Pendant un temps, elle était sur les pas de la surintendante en carton, qui n'avait nullement envie de mettre le bandeau. Là encore, par mauvaise foi pure, elle poussa une personnalité devant la jeune femme.

Elle n'avait pas reconnu Olympe Mancini, qui avait enfin accouché et avait dégonflé comme un ballon, impressionnant. La comtesse Soissons était redoutable aussi, elle connaissait tout le monde, et avait couché avec une grande partie des hommes ici présents, elle pouvait sans doute les reconnaître à la ronde …

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MessageSujet: Re: Mini intrigue ♕ Le Colin Maillard   31.10.15 15:48


Le Colin Maillard

(Dernier chapitre)




Non, le jeu n'était finalement pas maudit ! Après quelques péripéties, le comportement du ministre envers le nouveau mignon de Monsieur fit plutôt rire la galerie ! Et qu'il y a t-il de mieux à la cour que de se moquer des autres ? La princesse Marie gagnait là quelques points depuis le début du colin-maillard. Même la sortie peu élégante de De Guiche ne mit pas le feu aux poudres. Adélaïde s'en défendit bien sûr, Philippe d'Orléans le rabroua sans ménagement et l'on continua comme si de rien n'était ...

A nouveau, mademoiselle de Voguë fut désignée pour le port du bandeau, elle dut néanmoins céder son tour à Olympe Mancini poussée littéralement en avant par la princesse Marie. Le jeu était reparti de plus belle. Plus d'une heure se passa ainsi, sans fâcheux incident. Il était temps !

Soudain les jets d'eau des différents bassins du palais s'actionnèrent. Cela ne signifiait qu'une seule chose : c'était l'heure de la promenade du roi et ce dernier approchait. Trop proche d'un de ces bassins où elle cueillait des fleurs Michelle de Bourgogne se fit alors littéralement aspergée de la tête au pied. Désormais en larmes, la coiffure défaite, le maquillage coulant et presque réduite à l'état de gueuse tant sa robe est ruinée, elle se retrouve au milieu de l'allée où le roi doit justement passer dans quelques instants.

Déroulement de ce tour : Ceci est le dernier tour de l'intrigue. Vous pouvez répondre plusieurs fois pour terminer ce topic si vous le souhaitez.

Contraintes :  Rose ne pouvant se permettre qu'une participante de son jeu (qu'elle en ait voulu ou non) enfreigne le protocole en arrêtant la marche du roi, devra aider la Bergogne à se déplacer un peu plus loin. En pleine crise de nerfs, la tâche sera un peu difficile et la pousser ne comptera pas !  Green  Il faudra faire preuve de diplomatie.  Green
Adélaïde devra avoir soit une légère altercation avec Olympe Mancini, soit au contraire sympathiser avec elle.  
Monsieur ressentira à nouveau l'envie terrible d'éternuer et comprendra qu'il ne s'agit pas d'une allergie mais bien d'un rhume. Recroisant obligatoirement de Guiche pour X raisons, il fera tout ce qu'il faut pour qu'il l'attrape à son tour. Twisted Evil

Rappel : N'oubliez pas que ce seront des topics courts, maximum 800 mots (environ 1 page Word). Bontemps espère que vous avez apprécié ce moment, n'hésitez pas à le solliciter à nouveau quand vous le voudrez !  Green

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