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 La révolte au Beau Noir!

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Alexandre Bontemps

« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur:
Côté Lit:
Discours royal:



TROLL de Versailles

Âge : 41 ans
Titre : Intendant (Troll) de Versailles
Missives : 241
Date d'inscription : 31/08/2014


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MessageSujet: La révolte au Beau Noir!   La révolte au Beau Noir! Icon_minitime31.10.14 18:47


Du rififi au Parlement!

Acte 1



Si, la journée, l’auberge du Beau Noir était une vénérable auberge parisienne, accueillant avec charme les voyageurs lointains, à la nuit tombée, elle était parfois vue, comme un haut lieu de la fête. Lorsqu’on passait devant à une heure tardive de la nuit, l’on pouvait en effet entendre clameurs, cris, pintes de bière qui s’entrechoquaient et chants d’ivrogne monter de la salle basse. Pourtant, si l’on s’y aventurait, on y découvrait une ambiance festive, où tous les coups contre l’autorité étaient permis, où brigands se mêlaient aux marchands, aux nobles aux intentions peu innocentes, aux filles de joie et aux colporteurs de tous genres. Bourgeois et gueux trinquaient ensemble chaque soir, oubliant pour la nuit leurs querelles quotidiennes.
Jean-Eudes, le propriétaire de l’établissement, bonhomme au ventre rebondi, ne tolérait aucune disgression à ses règles qui étaient au nombre de deux:
-Ne pas casser le mobilier sans en racheter
-Ne pas vider ses verres
Si l’on s’engageait à respecter ce code, l’on était assuré de passer un agréable moment, coincé entre une prostitué et un coupeur de bourses.

Et en ce soir de fin d’été, l’ambiance était plus animée qu’elle ne l’avait été du mois d’août. Etait-ce du à la guerre dont les Te Deum avaient sonné la fin?Peut-être pas, car depuis quelques jours, la rumeur courait que le Colbert voulait créer un impôt imbécile, que cet inutile Mézière s’ingénierait à mettre en place! Et cela pour soutenir les Provinces-Unies contre l’Angleterre. Peut-être alors l’ambiance était-elle du à une insouciance que l’on voulait à tout prix rechercher, ou peut-être encore à camoufler les véritables intentions de tout ce peuple de Paris.

Mais alors que s’entonnait le traditionnel chant à la gloire des armées royales, on entendit un murmure venir du fond de la salle et une voix grave couper toute l’assistance.
-Comment pouvez-vous vous amuser, alors que Colbert et le Parlement vont bientôt nous faire crever de faim!
L’on vit alors s’avancer un homme de haute stature, repoussant un bourgeois de son tabouret pour grimper sur le comptoir, et repousser les chopines vides du pied.
-Ecoutez-moi! Ce qui était une rumeur est aujourd’hui vrai, je l’ai entendu aujourd’hui même dans les couloirs du Louvre!
-Ah ah, tu crois que nous allons te croire, Le Brigantin?! Le Louvre? Ce repère d’artistes perdus?
-Tais-toi! Je l’ai entendu de la bouche-même de la soeur de Mézière, alors que je lui volait sa petite bourse de soie, reprit l’homme d’une voix sans réplique! Colbert va faire voter la création de l’impôt dès ce soir! En ce moment-même, il a convoqué au Parlement tous ces hypocrites pour qu’ils votent notre famine prochaine! Voulez-vous laisser faire cela? Voulez-vous que des bourgeois qui se roulent dans les conseils d’un Fouquet vous vident les poches, nous prennent notre pain, pour une guerre que nous ne voulons pas?!
-Il a raison! Mon fils a été obligé de s’engager l’autre jour, et en plus de le perdre, on me demande ce que je n’ai pas!
-Colbert nous ruine! Il est pire que son faquin de maître, il aurait mieux fait de le rejoindre dans la tombe!
-Le Parlement ne nous écoute plus, frères de Paris, repris le harangueur!
-Eh bien nous ferons en sorte qu’il le fasse! Allons au Parlement!

-ALLONS AU PARLEMENT!

Et toute cette foule, animée par un esprit de justice, crevant de faim ou de fatigue, faite d’un amas hétéroclite de paysans, de bourgeois ruinés, de crève-la-faim et de chiens errants, quitta l’auberge du Beau Noir pour faire entendre le Parlement, traînant derrière elle une masse informe et indistincte de parisiens en colère.

-Appelez la garde, murmura le chevalier d’Amecourt, caché dans l’ombre d’un porche, à l’un de ses mousquetaires. Notre petite patrouille ne pourra pas contenir cette foule!



-----------------

Peuple de Paris, bourgeois et passants, rejoignez la foule au Parlement! Que vous soyez nantis, riches ou aux poches percées, ne vous sentez-vous pas injustement pris en étau par les manigances de Colbert et de Mézières? Faites entendre votre voix, c’est le meilleur moyen de faire changer les choses!
Mais prenez garde, car la foule est versatile et pourrait bien se retourner contre vous: gardez votre langue, mais trop de silence pourrait vous être malheureux.
Allons: ayez courage, et sus au Parlement!

PNJ présents actuellement:

-Le Brigantin, harangueur de foule
-Le chevalier d’Amecourt, jeune mousquetaire zélé au service du roi
(vous pouvez évidemment en rajouter d’autres!)



Rappel des règles:

-Postez quand vous le souhaitez
-Vous n’avez rien de prévu entre joueurs? Pas de panique, laissez-vous porter!
-N’hésitez pas à jeter un oeil sur nos PNJ Wink
-Dans votre premier post, vous devrez OBLIGATOIREMENT placer une insulte, mais attention! Vous n’êtes pas un nobliaux de sang bleu, vous n’avez que faire des belles phrases et des mots ampoulés!

______________________



« Versailles, haut lieu du pouvoir royal, était réputé comme lieu de réflexion. Notamment grâce à la galerie des glaces. »

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MessageSujet: Re: La révolte au Beau Noir!   La révolte au Beau Noir! Icon_minitime02.11.14 16:54

Lorsque Grégoire entra dans l'auberge du Beau Noir, une foule de personnes y étaient déjà entassées, chantant des airs populaires et levant des chopes de bière à tout va. Heureux de trouver à nouveau cette ambiance qu'il aimait tant, le gueux s'installa à une table, faisant fuir un petit bourgeois qui fronça les sourcils et se boucha le nez avant de se lever et de lui demander “T'as un poisson pourri dans le dos ?” Surpris, le gueux répondit “Non, pourquoi ?” d'un air innocent, mais déjà le bourgeois s'éloignait pour une raison inconnue. Grégoire en profita pour lui subtiliser sa chope de bière, échappant ainsi à l'obligation de se séparer de son argent si durement gagné. Les temps étaient de plus en plus difficiles et il devenait compliqué de trouver des adversaires lorsqu'il rejoignait son acolyte pour jouer aux cartes. Bien qu'il ait appris, par le plus grand des hasards, que cet acolyte était une femme, le poète n'en continuait pas moins de jouer avec elle et de partager ses gains. Cet argent lui permettait de se distraire, le soir, comme en ce moment, et de garder l'argent gagné grâce aux ventes d'objets volés pour se nourrir et survivre. Il s'était néanmoins promis de ne plus trop dépenser car il savait que les temps allaient devenir encore plus durs. En effet, grâce à Perrine, il avait appris que des personnes haut placées cherchaient des contacts parmi le peuple pour mener à bien une révolte. Rien que cela : une révolte ! Il avait accepté de mener cette révolte car la personne derrière tout cela ne voulait guère que son nom y soit associé. Ainsi le roi des gueux préparait secrètement une action contre le roi (ou du moins savait qu'une action se préparait contre Louis XIV dans le plus secret, sans forcément pour le moment prendre part à l'organisation).

Appréciant le goût de la bière qui coulait dans sa gorge, le jeune homme n'avait pas encore entamé une discussion avec ceux qui l'entouraient. Mais bientôt le silence se fit dans l'assistance et alors Grégoire put entendre un homme parler.
Comment pouvez-vous vous amuser, alors que Colbert et le Parlement vont bientôt nous faire crever de faim!” Alors que celui-ci avançait dans la taverne, le gueux reconnut Le Brigantin, un harangueur de foule qu'il avait déjà entendu parler quelques fois. Grégoire devait lui reconnaitre un certain talent pour attiser la colère chez ses auditeurs. Le Brigantin grimpa sur le comptoir, dominant ainsi le reste de l'auberge. Cette vision ne fut pas sans rappeler le soir où Grégoire avait vu Sophie pour la première fois à la Couronne de Blé. Quiconque voulait se faire entendre de ses congénères dans une taverne savait qu'il fallait grimper sur le comptoir : si on ne vous voyait pas, personne ne vous écoutait.
Colbert va faire voter la création de l’impôt dès ce soir! En ce moment-même, il a convoqué au Parlement tous ces hypocrites pour qu’ils votent notre famine prochaine! Voulez-vous laisser faire cela? Voulez-vous que des bourgeois qui se roulent dans les conseils d’un Fouquet vous vident les poches, nous prennent notre pain, pour une guerre que nous ne voulons pas?!
-NON, répondit Grégoire en criant, alors que chacun donnait son avis sur ce nouvel impôt.”

Le peuple de Paris n'avait donc pas assez payé pour la guerre ? Il fallait qu'on l'accable d'un impôt supplémentaire ? Le gueux ne pouvait le concevoir. Bien installés dans leurs palais dorés, les ministres et le roi ne savaient donc pas ce que subissaient chaque jour ceux qu'on appelaient les “sujets”. Soudain, une voix lança “Allons au Parlement !”, et cette invitation fut répétées à plusieurs reprises, dont par Grégoire qui mêlait sa voix à celles de ses camarades. Tout à sa colère, il n'avait pas tout de suite imaginé que ce mouvement de protestation pourrait servir au projet de révolte dont il avait été mis dans la confidence, mais lorsqu'il y pensa, il se dit que le Parlement n'était qu'une première étape. Profitant de cette occasion pour attiser la colère des Parisiens, il s'évertua à crier toutes sortes d'invectives censées alimenter la colère envers le pouvoir royal. Emporté par la foule, le gueux se retrouva dans la rue et suivit ses compagnons d'infortune. Il entendit alors, à côté de lui, une femme qui n'était plus sûre de vouloir les suivre et qui se demandait s'ils n'allaient pas être arrêtés et envoyés à la Bastille.
“Espèce de gore pissouse, rentre chez toi si tu as peur ! Ce n'est sûrement pas avec une gargouilleuse comme toi qu'on va se faire entendre !

Agacé, il pensa à Sophie : en voilà une qui n'aurait pas eu peur de le suivre ! Mais peut-être était-elle dans la foule, elle aussi. Si c'était le cas, il aurait bien aimé pouvoir la trouver.

Spoiler:
 
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Aliénor de Wittelsbach

« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Il est libre de battre mais n'a pas trouvé qui serait digne de lui.
Côté Lit: Il n'y a que moi et parfois ma fille. Pas d'homme, pour cause d'absence de coeur qui bat.
Discours royal:



FEMME D'AUJOURD'HUI
elle flotte, elle hésite ...

Âge : 24 ans
Titre : Archiduchesse d'Autriche, duchesse douairière de Saxe-Zeitz et de l'Autriche inférieure
Missives : 645
Date d'inscription : 13/09/2012


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MessageSujet: Re: La révolte au Beau Noir!   La révolte au Beau Noir! Icon_minitime02.12.14 16:44

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