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 [INTRIGUE] La révolte du Salon

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« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Il bat bien, merci.
Côté Lit: Mon épouse, pour y faire mon devoir.
Discours royal:



Tout pour la Galerie

Âge : 30
Titre : Prince de Calenberg, duc de Hanovre
Missives : 96
Date d'inscription : 24/12/2012


MessageSujet: Re: [INTRIGUE] La révolte du Salon   28.08.15 19:15

Nous ne pouvons rien faire, n'est-ce pas ? A part attendre. J'ai entendu dire, dans la foule, que le peuple marchait vers le Parlement. Il vaut donc mieux attendre qu'ils y soient pour sortir, non ?
Ce serait la meilleure solution. Ou sortir avant qu'ils n'arrivent.

Mais où étaient-ils, là était la question. Matthias tenait toujours la main de Maryse sans vraiment s'en rendre compte, mais la savoir non loin de lui le rassurait un petit peu. On entendait des bruits par la fenêtre, une foule hargneuse qui marchait vers le Parlement. Il était trop tard pour partir, il fallait garder les portes closes et attendre que ces enragés continuent leur chemin, tout irait pour le mieux.

Alors que l'on voyait la foule en bas, la porte céda. Matthias, peu habitué à toutes ces agitations, sentit quelque chose l'envahir, lui faire battre son cœur un peu plus fort et nouer sa gorge, tandis qu'il sentit des vapeurs sur son corps. La panique, sans aucun doute, un sentiment approprié à cette situation. Ils ne pouvaient pas partir, mais ne pouvaient pas rester, ces gens seraient capables d'entrer ici pour piller et saccager l'hôtel. Il se tourna vers Maryse, le visage plus fermé qu'à son habitude.

Il va falloir sortir madame, nous ne pouvons rester là. Qui sait ce qu'on fera de nous. En nous mêlant aux autres, nous aurons une chose de ne pas avoir trop de mal.

Dans son drôle de cerveau, Calenberg avait pensé à différentes possibilités, et s'il avait eu plus de temps, il aurait sans doute cherché un escalier de service pour partir sans difficulté. Mais il fallait pallier à l'urgence de la situation, et voici le couple se mêler aux autres nobles à travers les escaliers et passer la porte. Il serra plus fermement la main de Maryse et essaya de la tenir au plus près de lui tandis qu'ils sortaient dans la rue. Il lui semblait être dans un autre monde à se faire huer, à voir tous ces manants avec ces fourches et autres armes de fortune, à hurler contre eux avec une telle violence. Puis tout d'un coup, Matthias sentit un projectile contre sa joue : on lui avait jeté une tomate. Pourtant d'un calme olympien, le prince ne put s'empêcher de jurer tout haut en allemand tandis que les gueux riaient à gorge déployée. De sa main libre, il essuya à la va vite et tira son épouse pour aller un peu plus vite. Ce fut ainsi pendant de trop longues secondes, jusqu'à atteindre une petite rue en face où ils continuèrent d'avance à une certaine vitesse, de crainte d'être poursuivis.

Et puis ce fut le calme, enfin. Calenberg, qui n'était pas du genre sportif, reprit son souffle adossé à un mur et se tourna vers Maryse pour voir si elle allait bien.

Comment vous sentez vous ?

Encore une fois pas du genre à se préoccuper d'autrui habituellement, il se souciait de son épouse, savoir si elle allait bien. Puis il tourna le regard dans la rue. Quelques carrosses avaient fui la rue de la manifestation pour se mettre là. Et quelques mètres d'eux, le leur les attendait, avec un cocher des plus terrifiés et qui ne put s'empêcher un soupir de soulagement lorsqu'il vit ses maîtres arriver.

A Versailles, nous rentrons !

Enfin dans leur carrosse, il y eut enfin la paix, ils allaient dans un sens différemment de la route du Parlement, alors que la police semblait arriver sur les lieux. Trop d'émotions, et pas envie de savoir la suite, il fallait rentrer. Mine de rien, cet état d'urgence prouvait que Matthias tenait à son épouse plus qu'il ne le pensait. En fait, il n'y pensait pas, Maryse était sa femme, il l'appréciait en tant que personne et trouvait normal de se soucier d'elle. Mais ce sont dans les pires moments qu'on sait vraiment ce qu'on ressent inconsciemment. Et sans doute que Calenberg s'était à attaché un peu plus qu'il ne le pensait …

Fin pour Matthias

______________________


Et c'est curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée... Parce que quand on a le goût de la chose, quand on a le goût de la chose bien faite, le beau geste, parfois on ne trouve pas l'interlocuteur en face je dirais, le miroir qui vous aide à avancer.


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« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Pas de coeur, cela ne cause des troubles de l'humeur et c'est trop fragile. Car quand on le brise, ça fait si mal, un coeur.
Côté Lit: Je ne compte plus les hommes, seulement les pièces qu'il laisse une fois qu'ils ont fait leur affaire.
Discours royal:



    Ô la belle ÉPINE
    pleine de rose


Âge : 24 ans
Titre : Prostituée ; Princesse de Schwarzenberg (faux titre)
Missives : 351
Date d'inscription : 04/11/2011


MessageSujet: Re: [INTRIGUE] La révolte du Salon   28.08.15 19:34

Sans le vouloir, elle acceptait que Grégoire et elle soient les meneurs de révolte. Rose ne voulait pas s'attirer toute la gloire, elle s'en moquait même ! Mais il fallait que les choses soient bien faites, et l'anarchie ne mènerait à rien qu'a disperser les gens et que le mouvement s’essouffle. Avec son pistolet à la taille et sa fourche dans une main, la prostituée hurlait aux autres d'avancer, que le Parlement serait à eux avant la nuit, qu'il fallait se dépêcher. Pour continuer à être vue, elle montait sur les tonneaux ou les charrettes pour qu'on puisse la voir, continuait à s’époumoner jusqu'à ne plus avoir de souffle. Ne rien laisser tomber …

Sa grande hantise fut de voir un groupe de nobles sortir au moment où ils passaient. Instinctivement, Rose descendit de ses estrades de fortune pour se mêler à la foule, il ne fallait pas qu'on la voie. Du beau monde passa devant eux que son double princesse connaissait de vue, ou avait salué quelques fois. Certains les insultaient, les accusant d'oublier le petit peuple alors qu'ils vivaient dans l'opulence, d'autres les bousculaient, d'autres encore jetaient des fruits sur eux. Un homme reçut une tomate en plein visage, au grand dam de Rose, qui ne voulait pas que ça tourne au pugilat. Elle passa de l'autre côté de la foule, remonta sur une charrette alors que la plupart des nobles avait fui et repris ses hurlements.

ON AVANCE ! LAISSEZ LES ! LE PARLEMENT EST PLUS IMPORTANT !

Certains levèrent en l'air leurs armes de fortune en criant et avancèrent, d'autres s'acharnaient sur la noblesse. Certains étaient-ils entrés dans l'hôtel particulier ? Il ne fallait pas non plus que ça tourne au pillage et au grand n'importe quoi. Alors qu'elle allait y entrer pour vérifier, quelqu'un en sortit. Et toujours le même.

Tu as vu quelque chose ? Elle vit un éventail dépassé de sa poche et sourit. Tu as trouvé apparemment. Il faut les mener au Parlement sans trop de débordement, d'accord ?

Si lui avait trouvé quelque chose, elle pouvait bien se permettre un ou deux larcins. Oh, ce n'était pas du pillage, juste de quoi revendre pour gagner un peu d'argent. Mais alors qu'elle avançait vers les marches, elle entendit des bruits de chevaux. En se retournant, elle vit la police se saisir de Grégoire, qu'ils devaient chercher depuis un certain temps et l'emmener. Même si elle ne l'appréciait pas, Rose devait admettre que le poète crotté avait tout d'un meneur. Si lui n'était plus là, elle devait reprendre le flambeau. Tant pis pour l'hôtel, elle devait mener les siens. Bon, elle n'avait pas tout perdu, un collier de perles gisait sur le sol, sans doute tombé de la poche de Grégoire. Tout n'était pas perdu après tout.

Puis Rose reprit sa place, à hurler et motiver l’attroupement, pour finalement se retrouver enfin devant le Parlement. Ils semblaient toujours à l'intérieur vu les lumières. La révolte ne faisait que commencer …

Fin pour Rose

______________________


Vous les femmes, vous le charme,
vos sourires nous attirent nous désarment.


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] La révolte du Salon   10.09.15 11:28

Quel drôle, ce Silvestre de Lévis, qui se mettait au garde à vous devant le frère du roi alors que ce-dernier était complètement affolé et incapable de formuler un ordre clair et concis. Silvestre et Simon se saluèrent silencieusement. Le Hollandais ne décela rien de particulier dans le regard du lieutenant, qui ne semblait pas l'avoir reconnu sur le pont du bateau à Dunkerque. Tant mieux, même s'il restait une proie à éliminer. Le duc de Brabant n'eut pas le temps de répondre à Lévis : la porte principale venait de céder aux assauts des courtisans qui purent enfin se jeter dans la rue (ou dans la gueule du loup, étant donné que les gueux venaient leur rendre visite). Le comte de Vauvert, au lieu de rejoindre son épouse, préféra prendre soin de Monsieur. La situation fit naître un sourire ironique sur le visage de Simon.

Peut être devrions-nous battre en retraite, Monsieur. Cela ne me paraît guère valoir faire couler le sang.

Quelle déduction... Si c'est avec ce genre de réflexion que le Français tentait de reconnaître la personne qui avait saboté le navire à Dunkerque, le Hollandais n'avait pas tant de souci à se faire.

Nous serions bien aise de nous battre contre tant de gens en colère... à trois.” ne put s'empêcher de remarquer à voix haute le duc de Brabant. Derrière eux, Rozan, tel une dramaqueen, menaçait de se jeter par la fenêtre. “Mais qu'il se jette, marmonna Simon dans sa barbe”. Il cherchait un moyen de fuir sans rencontrer de gueux, mais on cria que ceux-ci bloquaient les sorties. Mais alors, le comte de Vauvert eut une bonne idée (incroyable, pensa Simon). Une porte en trompe l'oeil leur ouvrait la voie vers une sortie. Simon sortit de la pièce par cette porte en premier, avant le frère du roi, au cas où un manant viendrait par là, et Lévis les suivit. Après avoir descendus quelques escaliers et traversé des couloirs, les trois hommes se retrouvèrent dans une cour dont l'accès était fort heureusement inaccessible aux gueux. On entendait le peuple crier et le grondement se faisait de plus en plus lourd.

Mais c'est quoi ce boucan à la fin ? Demanda, exaspéré, le prince de France. S'il n'avait pas été de sang royal, Simon lui aurait répondu que c'était une question bien bête. Mais il s'abstint, évidemment. Lévis, lui, prit la peine d'offrir une explication au duc d'Orléans.
-Ces gens ont faim, Monsieur …
-Quoi ? Il est déjà midi ? Bon bah, zou, à table !

Simon dut retenir un éclat de rire face à la surprise qui se lisait sur le visage de Lévis. Le prince de France et le comte de Vauvert allèrent rejoindre le carrosse du frère du roi. Simon, quant à lui, connaissant bien les rues de Paris, connaissait un chemin pour rejoindre son chez-lui sans croiser les gueux. Il salua les deux hommes puis disparut au coin d'une rue. Il devait rejoindre Rohan pour lui raconter tout ce qu'il avait vu et entendu dans le salon de Marianne Mancini. Ces conflits qui concernaient le Parlement de Paris et le peuple pourraient bien servir les intérêts du clan Rohan, à condition de savoir s'en servir.

Fin pour Simon
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] La révolte du Salon   16.09.15 11:42

Si elle avait su, la princesse d'Empire serait restée chez elle ! Elle aurait pu lire la Bible, ou écrire à des parents, ou encore réfléchir à un moyen d'éradiquer la décadence qui s'était sournoisement installée à Versailles. Mais elle n'avait pas su, et la jeune femme se retrouvait maintenant là, à côté de Matthias, espérant que tout se terminerait bien et qu'elle pourrait rentrer chez elle. Son époux la rassurait mais, bien qu'elle tentât de ne pas montrer son angoisse, les battements de son cœur n'étaient nullement trompeurs : elle avait peur. Ils attendaient, comme si leur sort ne dépendait plus d'eux. Soudain, la porte que les courtisans tentaient désespérément d'ouvrir céda sous leur pression et ce fut comme une délivrance pour eux. Ils s'enfuirent mais revinrent quelques minutes plus tard : les gueux arrivaient. Un essaim de gueux venait les attaquer ! L'inquiétude qui se lisait sur le visage de Matthias n'était pas pour rassurer l'espionne. Il se tourna vers elle, soucieux.

Il va falloir sortir madame, nous ne pouvons rester là. Qui sait ce qu'on fera de nous. En nous mêlant aux autres, nous aurons une chance de ne pas avoir trop de mal.” Ce qu'on ferait d'eux, cela, Maryse n'osait guère y penser. Tous les gueux n'étaient pas méchants, certes, mais là, on les entendait crier et insulter les courtisans. La jeune femme ne savait que répondre à son mari. Elle se contenta de le suivre, leurs mains toujours mêlées comme pour mieux affronter la situation, et surtout pour éviter de se perdre l'un l'autre. Ils se retrouvèrent dans la rue, non sans avoir dû batailler pour pouvoir avancer. A l'extérieur, c'était l'Apocalypse. Maryse récita silencieusement une prière mais n'osa pas faire le signe de croix. Les gueux brandissaient des fourches, criaient et cherchaient la bagarre. Le couple Calenberg cherchait une brèche dans la rue pour s'enfuir quand Matthias reçut une tomate en pleine figure. Maryse poussa un cri effrayé mais Matthias, lui, lança un juron (la jeune femme ne lui en voulut pas) puis s'essuya la joue.

Il était temps de partir. Matthias entraina Maryse dans la rue, à l'opposé de l'endroit où se trouvaient les gueux, et ils marchèrent vite, sans mot dire, pendant de longues, trop longues, minutes. La princesse d'Empire ne portait pas une tenue adaptée à une telle épreuve. Les lourds tissus entravaient sa marche mais elle n'osait pas se plaindre et prenait son mal en patience. Puis, enfin, Matthias s'arrêta et s'adossa à un mur pour reprendre son souffle. L'espionne en profita pour faire de même.

Comment vous sentez vous ?
-Un peu essoufflée. Cette robe est beaucoup plus trop lourde. Mais nous sommes sains et saufs, c'est le principal.

Heureusement, leur carrosse les attendait dans cette même rue, et le couple put s'y installer pour enfin rentrer. Ils étaient en sécurité, désormais, et c'était grâce à Matthias qui avait su garder la tête froide et prendre les bonnes décisions au bon moment. Maryse lui en était infiniment reconnaissante. Et elle devait admettre qu'elle avait été touchée qu'il prenne soin d'elle. Calenberg paraissait souvent distant, froid, mais ce soir, il l'avait sauvée d'une situation tout à fait horrible. Cette soirée avait rapproché les deux époux, et nul doute qu'elle resterait longtemps dans leur mémoire !

Fin pour Maryse
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