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 Toc toc toc, papi gâteau est-il là ? [Charles & Blandine]

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MessageSujet: Toc toc toc, papi gâteau est-il là ? [Charles & Blandine]   19.09.14 21:11

Comment la jeune femme aurait-elle pu priver une famille de deux enfants ? N’avait-elle pas connu elle-même un éloignement contraint et forcé d’avec son propre père, à cause de son kidnapping ? Et n’était-elle donc pas bien placée pour savoir ce qu’Aurore et Guillaume pourraient bientôt ressentir, d’être en présence d’une étrangère, et ce même si cette dernière prenait soin d’eux ! Elle n’aurait pas le cœur pour cela, non ! Sa résolution était prise ! A présent que sortis de leur long traumatisme, les deux petits lui avaient confié le nom de leur grand-père, elle n’allait pas perdre une minute de plus pour les lui rendre ! Qu’importait ce qu’elle pouvait bien penser de leur père, ce tristement célèbre Alexandre d’Artagnan, que l’on accusait partout de la mort de leur mère, sa propre femme … Elle n’avait pas le droit de juger, elle n’avait pas droit de le condamner et elle n’avait aucun droit sur eux tout simplement …

- Les enfants, êtes-vous prêts ? Nous y allons ?
- Où allons-nous demoiselle Blandine ?

La comédienne s’agenouilla un instant, pour défroisser légèrement la robe de la petite fille.

- Chez monsieur votre grand père, qui doit tant s'inquiéter pour vous !
- Oh oui, nous adorons qu’il nous raconte ces histoires de chevalier !

Blandine sourit quand le garçon mima un combat à l’épée en s’en prenant à la colonne qui séparait le salon de toilette, de sa chambre. C’est vrai qu’elle-même, toute adulte qu’elle soit aujourd’hui aurait sans doute était fascinée par les aventures du grand Charles d’Artagnan, mais il était peu probable qu’ils en parlent dans les prochaines heures ! Ce n’était pas pour cela, qu’elle lui rendait visite non ?

- Je suis sûre qu’il en aura de nouvelles à te raconter mon garçon, avec la guerre que notre roi a menée !

Prenant les deux bambins par la main, et après être sortie de sa maison, la jeune fille héla un équipage afin de se rendre au manoir familial des d’Artagnan.

Durant toute la durée du trajet, la comédienne eut tout de même le cœur de plus en plus serré à l’idée de cette séparation. Cela faisait des mois, depuis cette nuit fatidique et tragique qu’elle s’était occupée des deux orphelins … N’était-il pas tout naturel de s’y être attachée ? Elle les fixa sur la banquette en face d’elle et malgré toute leur excitation, elle s’aperçut qu’ils chassaient une larme au coin de leurs yeux. Leurs regards embués de pleurs se rencontrèrent et aussitôt, tous deux se précipitèrent dans ses bras.

- Vous viendrez  me voir de temps à autre, ne vous inquiétez pas mes petits ! Je le demanderai à votre grand père, d’accord ?
- Oui car vous allez beaucoup nous manquer, demoiselle Blandine ! Vous êtes si gentille …
- Et si belle aussi !

Ah le petit Guillaume était amoureux d’elle, depuis qu’il l’avait vue sur scène un soir où elle n'avait pu les laisser seuls, et qu’elle les avait fait attendre en coulisses. Cette déclaration la fit rire autant qu’elle l’émut. Les joues rouges cramoisies de l’enfant étaient littéralement à croquer !

Mais ce moment prit bientôt fin, lorsque l’on rentra sur les terres de Charles d’Artagnan. Le manoir se dessina alors à l’horizon, à la fois austère et impressionnant. Parvenus jusqu’aux grilles, et à peine avaient-ils mis tous trois pieds à terre, qu'un chien soudain aboya ! Quelques minutes plus tard un homme apparut. Un intendant sans doute !

- Le maître des lieux est-il chez lui, monsieur ?
- Oui, qui le demande ?

L’inconnu était froid, mais jamais personne n’égalerait Léandre de Vallombreuse aux yeux de la jeune fille à ce niveau, par conséquent elle n’allait pas se formaliser pour si peu !    

- Mon nom ne lui apprendra rien, mais soit, je suis Blandine Pisdoe et je viens à lui pour une affaire personnelle.

Le domestique la jaugea quelques instants, puis enfin ouvrit pour leur faire place. Un chemin à parcourir, quelques marches d’escalier à monter et les voilà arrivés dans un imposant vestibule.

- Je vais prévenir mon maître de votre présence.
- Merci.

Ses deux mains moites tenant celles pas moins moites des enfants, cachés soudain dans son dos, la demoiselle dut donc attendre plusieurs minutes avant de voir un vieil homme élégant à la grande stature apparaître. Elle le salua aussitôt.

- Bonjour messire, je vous remercie de me recevoir. Vous devez être surpris de ma démarche puisque vous ne me connaissez pas, mais je suis venue jusqu’à vous afin de vous rendre très certainement votre bien le plus cher…  

Sa voix venait presque de s’étouffer, allons ce n’était pas temps de reculer !

- Mes chéris, ne soyez pas intimidés voyons ! Venez !

Et joignant le geste à la parole, elle les fit s’avancer vers leur grand-père …
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MessageSujet: Re: Toc toc toc, papi gâteau est-il là ? [Charles & Blandine]   22.09.14 23:40

Jamais le Manoir des d'Artagnan n'avait été aussi morne. Le propriétaire des lieux n'avait que très peu de temps pour superviser les quelques travaux d'entretien qu'il fallait à la bâtisse pour retrouver un semblant de gloire. Charles, occupé par la guerre, avait bataillé sur tous les fronts, allant jusqu'à reprendre les armes. Le vieux loup blanc, dont la barbe bien fournie virait à l'argenté, gardait la forme. Un fait que ses ennemis lui reprochaient, préférant voir le Mousquetaire affaibli, voire mort, si possible. Épéiste hors-pair, bon viseur au mousqueton, son nom n'était pas qu'une légende. Malgré les pertes et la petit fortune dépensée à ce théâtre de violences, il était fier. Parce que la France avait gagné et qu'une paix venait d'être instaurée. Un paix à laquelle son fils cadet, Philippe avait contribué. Les rapports entre les deux hommes n'avaient jamais été simples. Le vieux d'Artagnan lui reprochait son insouciance, son côté tête de mule, éprise de liberté. Bref, il trouvait dans son fils les défauts qui avaient guidé ses pas pendant de longues années. Depuis la guerre pourtant, Charles avait calmé ses remarques, parfois blessantes à l'encontre du jeune homme. Il l'admirait, en secret évidemment. Philippe avait gagné son respect et leurs dialogues ne finissaient plus en affrontement. En tout cas beaucoup moins que d'habitude. Finalement, il leur avait fallu un quart de siècle pour vraiment se rapprocher et s'apprécier. Il ne lui dirait pas en face ce qu'il pensait de lui mais cela se devinait à ce regard pétillant qu'il lui lançait chaque fois que le Duc lui adressait un mot d'esprit ou qu'il argumentait ses positions. Un détracteur aurait pu dire que d'Artagnan père se moquait des arguments et qu'il voulait toujours avoir le dernier mot, c'était vrai. Mais il ne vociférait plus pour cela. Il acceptait de que sa méthode puisse être remise en cause.

Etait-ce pour autant qu'il devenait gâteux ? Oh non ! Charles se montrait intraitable avec tous les autres. Philippe et Barnabé étaient des exceptions. Planchet... ce fidèle serviteur qui dernièrement n'allait pas très bien... Du temps que d'Artagnan était parti combattre, Barnabé avait été chargé de veiller à l'éventuel retour d'Alexandre, le fils aîné. Mais quand Charles revint, il le trouva avec une mine affreuse. La maladie et la fièvre s'étaient installées en lui. Il avait du mal à se déplacer. Comment un gaillard qui courait partout et qui grimpait si haut dans les arbres pouvait se retrouver dans un tel état. Étienne avait entrepris de le soigner. Mais le mal de Barnabé était double. Il y avait cette vilaine toux et ces courbatures, désagréables. Pour couronner le tout, il faisait une dépression, refusant de sortir, parfois même de se soigner. Gérer sa baisse de moral n'était pas de tout repos. Planchet avait hélas des élans de nostalgie de l'époque où il s'occupait de voir les enfants d'Artagnan grandir, où il participait un peu à leur éducation. Philippe était désormais avec une jeune femme, Alexandre, lui avait tout perdu et se trouvait Dieu savait où. Il aurait rêvé d'une meilleure issue pour cette famille qu'il suivait depuis plusieurs années déjà, sa famille. Il avait servi le Mousquetaire, lui fournissant aide et conseil quand il en avait eu besoin. Désormais, les rôles s'étaient inversés. Charles veillait tout particulièrement à ce qu'il ne manque de rien depuis son retour. Il avait embauché Maximilien pour cela, un serviteur qui n'avait pas la bonne humeur de Barnabé mais qui accomplissait les tâches ménagères mieux qu'une paysanne, comme aimait le dire le maître des lieux au chevet de son ami. Bien qu'il aille un peu mieux, son état restait préoccupant. Il était le seul à avoir remarqué que le visage de Charles s'était creusé.

Le célèbre Mousquetaire avait pris des rides. Ses joues trahissaient le fait qu'il avait maigri. La vieillesse... s'il y avait bien une chose que d'Artagnan ne voulait pas vivre c'était cela. Il ne se voyait pas tremblotant, la démarche hésitante, à claudiquer avec une canne. Il n'avait pas envie de se voir dépérir, de sentir son palpitant s'arrêter. Et ne lui parlez pas de mourir pendant son sommeil ! Il voulait le combat, la plus belle des morts, mourir sur le champ de bataille, en mission, comme un combattant qu'il était ! L'épée planté dans le coeur, voilà comme il s'imaginait rendre son dernier souffle. L'arrogance du gascon et sa fierté restaient intactes, comme au premier jour où son aventure rocambolesque et trépidante avait commencé ! Charles était en train de donner à son vieil acolyte une tisane, faite par Étienne et qui contenait des plantes médicinales. Maximilien vint le rejoindre et d'un ton neutre il l'informa de l'arrivée d'une jeune femme, visiblement accompagnée par ses enfants. Il marmonna, irascible :

- Allons ! Est-ce là convenable de déranger un gentilhomme chez lui pour mendier quelques croutons de pain ? Bientôt les manants envahiront mon jardin avec pour seul désir de me couper la tête pour l'accrocher à un piquet ! Las ! Je suis las de ces pauvres ! N'existe-t-il pas des églises pour leur faire la charité ?

Barnabé répondit, réprobateur :

- Monsieur a déjà oublié qu'il n'avait ni argent ni habillage décent lorsqu'il posa le pied ici...

Charles agita sa main dans les airs, comme s'il balayait la remarque d'un air méprisant. Et il rétorqua, virulent :

- Vous, dormez donc ! Vous avez besoin de repos ! Et laissez-moi donc grommeler après quelqu'un en paix ! Je ne puis plus le faire après Philippe, ce garçon est devenu irréprochable ! Pis, il a enfin grandi ! Vous, vous êtes alité et cette porte de prison qui vient me prévenir d'une intrusion dans mon manoir n'est visiblement pas aussi hermétique que je le pensais !

Maximilien resta de marbre à cette remarque ce qui agaça Charles. Grognon, il se leva, en murmura tout un tas de jurons blasphématoires dans sa barbe bien fournie puis s'enquit de rejoindre la "gueuse". Il fut surpris de voir qu'en réalité il s'agissait d'une femme d'assez bonne condition, elle n'avait pas de tenue tâchée et elle ne semblait pas très pauvre. Il en fut un peu déçu car malgré ses dires, il aurait bien aimé faire la charité et apaiser sa conscience. Même s'il avait un sale caractère, Charles n'en était pas moins généreux, en se forçant un peu. Il écouta attentivement la demoiselle, surtout quand elle lui parla de son bien le plus cher. Que voulait-elle dire ? Il ne tarda pas à le découvrir. Il n'avait pas fait attention aux enfants, restés en retrait, intimidés et sans doute tristes de la séparation qui s'annonçait. Quand ses yeux marqués par l'âge bien que vifs se posèrent sur Guillaume et Aurore, Charles ne put retenir ses mots, qui résonnèrent dans toute la maison...

- NOM DE DIEU ! Que l'on brule ces chapelles ! Est-ce donc vrai ?

Il s'approcha pour observer les deux gamins et d'un geste peut-être un peu trop bourru, il les serra contre lui. Il eut énormément de mal à retenir ses larmes et son élan d'émotions. Quand il reprit la parole, on sentait à son timbre de voix qu'il était heureux et soulagé. Les enfants rendirent cette étreinte à leur tour. Charles posa ses yeux sur Blandine et sans ménagement, il la questionna :

- Qui êtes-vous ? Comment avez-vous su qui ils étaient ? Où les avez-vous trouvés ? Depuis combien de temps ?

Il en oubliait les convenances et les bonnes manières, mais Charles était impatient, il aimait tout savoir sans rien payer.

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MessageSujet: Re: Toc toc toc, papi gâteau est-il là ? [Charles & Blandine]   22.11.14 18:34

Blandine fut tentée un court instant de rebrousser chemin avec les enfants. Elle ne s'attendait pas à ça malgré la réputation que l'on avait faite autour du célèbre d'Artagnan. Un personnage sanguin et buté comme tous les gascons, disait-on mais non c'était plus que cela ! De son côté, elle aurait été bien plus loin dans la description ! Cet homme là semblait aussi aimable qu'une porte de prison ! Bougon comme jamais, doté d'un sale caractère d'après ce qu'elle pouvait en juger, il impressionnait clairement la jeune fille. Etait-ce vraiment lui le grand père de ces deux anges, si sages, si posés ? Si Aurore et Guillaume restaient ainsi en retrait accrochés littéralement à  son tour de taille, n'était-ce pas parce que ce vieil homme leur faisait peur ? Certes, la douleur de la séparation imminente devait être la première cause de leur réaction, mais la carrure et le tempérament de l'ancien mousquetaire jouait sans doute aussi.

- NOM DE DIEU ! Que l'on brule ces chapelles ! Est-ce donc vrai ?

Et en plus il blasphémait, il jurait comme un poissonnier ! Blandine bien qu'éloignée par la force des choses de son milieu très bourgeois, très guindé en fut légèrement choquée. Sa bouche s'en ouvrit pour laisser échapper un oh muet. Si elle avait mis tant de forces à échapper à Elisabeth d'Alençon et ses promesses d'excommunication envers tous les comédiens, c'était bien par respect pour sa Foi. Un grand père blasphémateur et un père accusé de meurtre sur sa femme, décidément pauvres petits … Enfin, le Seigneur ne disait -il pas de ne pas juger son prochain ? Alors elle ne le devait pas, elle n'était personne pour le faire. La jeune fille ne connaissait ni Charles , ni Alexandre après tout, et encore moins les tenants et les aboutissants de toute cette histoire.

Bon et puis, même s'il était si bourru, la comédienne fut rassurée lorsqu'il serra les petits dans ses bras. Elle sourit même. Il paraissait vraiment y être attaché, ce qui était assez étonnant avouons le ! Combien d'enfants avait-elle croisés chez des nourrices ou derrière des étals de marché ?  Pour  les riches, les héritiers ne servaient qu'à pouvoir marchander avec une autre famille puissante lorsqu'ils étaient en âge d'être mariés. On ne s'y intéressait qu'à ce moment là. Pour les pauvres, ils représentaient la bouche de plus à nourrir et donc servaient à peine en âge de comprendre à remplir les maigres escarcelles de la famille. Non l'amour paternel et maternel n'existait pas en ce siècle, alors celui d'un grand père ? Voilà qui la surprenait agréablement.

- Qui êtes-vous ? Comment avez-vous su qui ils étaient ? Où les avez-vous trouvés ? Depuis combien de temps ?

Que de questions !  Une vraie rafale ! Elle aurait voulu en rire mais fronça tout de même les sourcils. A présent, qu'elle avait fait connaissance de son caractère, il allait faire de même avec le sien.

- S'il vous plait, laissez moi donc respirer monsieur ! Ainsi qu'eux d'ailleurs, ne leur offrirez-vous pas un fauteuil ? Ils ont fait une longue route, vous savez !

C'était bien entendu une manière de faire comprendre à  son hôte qu'il manquait tout de même au premier de ses devoirs. Offrir un rafraîchissement et de quoi s'asseoir à ses petits enfants … et à la personne qui les accompagnait. Sans doute comprit-il, puisque tous quatre prirent bientôt place dans une antichambre. Guillaume et Aurore, à peine eurent-ils fini de boire leur citronnade, se levèrent et commencèrent à jouer . Ils se sentaient déjà plus à l'aise. A la bonne heure ! Et c'était d'autant mieux, puisqu'elle pouvait donc parler en toute tranquillité avec leur grand père.

- Je vais pouvoir tout vous dire maintenant. Je suis comédienne chez monsieur  Racine. Il y a quelques mois, je venais de descendre des planches, lorsque sur le chemin pour rentrer chez moi j'ai rencontré ces deux amours. Deux enfants seuls au milieu de la nuit, ça m'a bien sûr alertée. De plus, ils tremblaient de tous leurs membres et avaient les yeux hagards, comme s'ils avaient été en  état de choc. Je les ai recueillis et ils n'ont pu parler qu'au bout de quelques jours, lorsque la confiance s'est installée.

Blandine fit une pause dans son monologue, pour porter un regard attendri sur les enfants courant partout dans le vestibule.

- Ils m'ont confié que des hommes, au moins deux, étaient venus chez eux et avaient assassiné leur mère. Je ne sais pas s'ils pourraient les reconnaître. Je n'ai pas osé insister sur ce sujet très douloureux pour eux. Ils m'ont ensuite dit qui était leur père. Les jours suivants, la tête de votre fils était mise à prix pour qui le livrerait à la justice. Je ne savais pas quoi faire. Vous-même étiez à la guerre, et je ne connais pas d'autre famille que vous à ces petits. Si ce n'est un certain Philippe, qu'ils appellent "notre oncle" mais je ne savais pas où le trouver. Alors je les ai gardés et protégés jusqu'à aujourd'hui, jusqu'à votre retour.

La comédienne espérait que malgré son tempérament emporté, d'Artagnan n'allait pas lui reprocher quoi que ce soit, comme d'avoir retenu ses petits enfants. Certaines personnes ne prennent pas les bonnes actions comme telles.

- Voilà, vous savez tout.

Elle se releva alors de la banquette où elle était assise, pour prendre congés.  

- Je vais vous laisser avec eux à présent. Les enfants ?

S'agenouillant sur le tapis sur lequel elle se tenait, elle ouvrit grand les bras à ses protégés pour une dernière étreinte. Les serrant très fort, elle ne put retenir une larme.

- A bientôt, si monsieur votre grand père le veut bien, je pourrai quelques fois repasser vous voir.

Elle songeait qu'il n'aurait pas le cœur à lui refuser, du moins elle priait pour ça. Se redressant une nouvelle fois, elle tendit sa main à Charles d'Artagnan et d'un pas lourd regagna la porte que le domestique lui ouvrit.

Ce fut difficile de redescendre ces escaliers et de quitter ce domaine, mais elle savait que ce qu'elle avait fait, était juste. En outre, elle avait du baume au cœur,  car maintenant qu'elle avait réuni une famille, elle pouvait penser à la sienne. C'était donc un jour à se réjouir et non à pleurer !
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