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 Une dictature pour quelques rubans...

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« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Libre comme les cieux : il brûle comme l'enfer !
Côté Lit: Tous les anges et les démons de cette terre s'y étendent pour mon plus grand plaisir...
Discours royal:



    ANDROGYNE
    l'Allure stupéfiante.


Âge : 23 ans
Titre : Abbé de Saint-Seine - Comtesse des Barres - les yeux et les oreilles de la Cour...
Missives : 382
Date d'inscription : 02/08/2011


MessageSujet: Une dictature pour quelques rubans...   11.08.13 22:31



    LETTRE PREMIERE
    L’abbé François-Thimoléon de Choisy à S.A. le prince Philippe d’Orléans

    Voyez-vous mon bon ami, Versailles n’est plus la même sans vous. Que de peine mon cœur a ressentit depuis votre départ. La cour est bien vide, triste et morne. Et Athénaïs n’est pas là… L’ambassadeur vénitien a bien tenté de fêter en grandes pompes son anniversaire mais… Cela était d’un vulgaire m’a-t-on raconté ! Son Excellence aurai eu le soi-disant « bon goût » d’inaugurer une immense fontaine à son effigie et celle de votre cousine, la princesse Farnèse. Quelle impudence d’afficher ainsi sa fortune en pareil occasion ! Croyez bien mon ami que je ne m’y suis point rendu ! Tout part à vaux l'eau sans vous. Il nous faudra rétablir l’ordre et la justice de la mode en sa demeure à votre retour ! J’en fais une affaire personnelle ! Je ne pouvais tolérer davantage un tel supplice…Votre requête de votre précédente missive m’a sauvée d’un état plus désespéré que l’ennui.  Une duègne de plus dans mon salon pour se confesser : et je mourrai ! La dernière était d’ailleurs si sotte qu’elle m’a demandée si j’étais bien Monsieur l’abbé de Choisy (Une certaine « Vulfetrude » machin chose espagnole… Quelle gueuse : tout de même !). Ce à quoi j’ai répondu : « Non, je suis le Pape et j'attends ma sœur ! ». Elle n’a pas moufetée davantage, qu’elle s’est sauvée scandalisée. Enfin ! Aux grands mots, les grands remèdes quand on est proche d’un coup de sang. Laissons donc ces tracas journaliers profondément ennuyeux.

    Je me doute que vous vous demandez : comment se porte votre cher (et si beau) Château de Saint-Cloud ? Et bien, il était temps que votre chevalier servant arrive ! Ici l’anarchie s’était emparée de vos gens. C’est mon fidèle Lazarre qui m’en a informé. Apparemment, certains prenaient un malin plaisir à fouiller et se servir dans vos placards ! Quel scandale ! Tandis que d’autres n’hésitaient pas à se prélasser dans votre parc, les pieds dans vos bassins, tels des bovins en fin de vie… Imaginez le tableau ! Et pas un seul mignon pour arrêter ce massacre ! A l’annonce de cette image odieuse, je me suis empressé d’accourir chez vous pour rétablir l’ordre qu’il convient à une demeure princière. Ma vision d’horreur vint à se confirmer quand mon carrosse passa près de certains de vos gens qui étaient occupés dans l’herbe à manger vos pommes ! Mon sang ne fit qu’un tour ! J’ai sauté de mon carrosse et je n’ai pas hésité à frapper les premiers qui se trouvèrent sur mon chemin avec mon éventail. Maintenant il est tout abimé par leur faute ! Je ne vous cache pas que mes mots ont été de la même portée que mes coups : "Estimez-vous heureux qu'on vous laisse manger ... lépreux !" criais-je tandis que ces marauds se carapataient comme de vulgaires charognards. Heureusement pour eux que je portais une nouvelle robe (celle avec des broderies en perles dont je vous ai parlé ! Elle est splendide !) Sinon je les aurai poursuivi jusqu’aux enfers !

    Tout de même, je n’en avais pas encore conscience à ce moment-là, la tache qui m’attendait était bien plus importante que ces quelques gueux chapardeurs. En effet, vos mignons sont d’une indiscipline rare ! Vous auriez vu leurs têtes lorsque l’on annonçait mon arrivée… Je n’ai jamais vu autant de mines tristes depuis l’enterrement de mon père ! Avec quoi les nourrissez-vous ? De la paille ? Ils sont maigres comme des épingles à cheveux ! J’entends reprendre en main leur emploi du temps ainsi que leur régime. Un prince se doit d’être entouré de fiers Adonis. Certes, ils n’ont pas grand chose sous leurs perruques, mais on ne les paye pas pour cela ! N’est ce pas ? Voilà qu’il est déjà six heure et l’on m’apporte le souper. Adieu, mon très cher ami ! J’attends de vos nouvelles.

    Au Château de Saint-Cloud, le 12 avril 1667
    Votre ami dévoué.
    Thimoléon.

______________________


« J'ai connu une Madame Monsieur jadis ! »


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Côté Coeur: Il a été brisé, piétiné et maintenant celui qui était à mes côtés est devenu mon ennemi. Quelle cruelle destinée !
Côté Lit: Le lit de mon palais est si confortable et accueillant !
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ADMIN TRAVESTIE
Monsieur fait très Madame

Âge : 27 ans
Titre : Prince de France, Monsieur le frère du Roi, Duc d'Orléans, de Chartres, d'Anjou, seigneur de Montargis
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Date d'inscription : 03/01/2007


MessageSujet: Re: Une dictature pour quelques rubans...   17.08.13 0:11