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 Calenberg ₪ Il est temps de voir au delà de la raison

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« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Il bat bien, merci.
Côté Lit: Mon épouse, pour y faire mon devoir.
Discours royal:



Tout pour la Galerie

Âge : 30
Titre : Prince de Calenberg, duc de Hanovre
Missives : 95
Date d'inscription : 24/12/2012


MessageSujet: Calenberg ₪ Il est temps de voir au delà de la raison   24.12.12 15:51





Matthias-Auguste


de Calenberg




(RYAN GOSLING)





« Trop d’intelligence tourne en folie. »

    30 ans
    Il se dit dans l'âge de la raison, ce qui précède la sagesse. En fait, à tout âge, Matthias ne fut jamais un garçon plein de folie, il est plus du genre réfléchi et posé. Enfin, son âge colle à sa mentalité.
    Prince de Calenberg, Prince de Göttingen, Duc de Hanovre, Prince d'Empire
    Autant dire qu'il fait partie de la cour des grands du Saint Empire Romain Germanique, d'autant plus qu'il est le filleul de Frédéric-Guillaume Ier de Brandebourg
    Germanique, de la famille Brunswick-Lunebourg
    Mais son grand-père était roi du Danemark sous le nom de Christian III, il n'en est pas peu fier.
    Marié à Maryse d'Armentières, sans descendance à l'heure actuelle
    Bien qu'il n'ait jamais vraiment compris pourquoi ses parents ne l'avaient pas mariés à une fille de plus haut rang, il forme un bon couple avec Maryse où, sans grand amour, règne une bonne entente.
    Catholique
    Après lecture des principales religions en ce monde, il trouve que la religion protestante lui siérait bien mieux. De là à se convertir, …
    Bisexuel
    Il a connu plus d'hommes que de femmes, même si ce ne fut pas dans un grand nombre. La seule personne qu'il ait vraiment aimé fut aussi un homme.

(Noblesse étrangère)



♕  PROTOCOLE ♕ 
VERSAILLES : PARADIS OU ENFER ?

«
Oui, il est clair que Versailles est un bijou architectural, un château admirablement beau et chaque pièce donne l'impression d'entrer dans un nouvel univers. Et quelle Galerie des Glaces ! Et ces magnifiques jardins, il est un véritable plaisir de s'y promener, il me rappelle Neugebäu et aussi Hanovre. D'ailleurs, il paraît que l'Empereur a envie de construire un Versailles à Vienne …
Espérons que la vie y soit meilleure car le cadre a beau être idyllique, ses habitants sont des personnes indignes de s'y rendre. Je suis certain qu'il suffit d'une redingote et d'une épée à la hanche pour y faire son entrée. Tout n'est que déchéance, jeux, argent et sexe. Je n'aime pas ce jeu de la surenchère, à celui qui a la plus belle tenue, le meilleur mot ou autre stupidité. Peut on au moins parler sérieusement plus de deux minutes sans se faire interrompre par un impertinent ? Je suis mieux chez moi à recevoir ceux que j'apprécie et avec qui je n'entends pas de stupidités. Pourtant, je suis bien obligé à paraître à la Cour, ce que je fais presque à contre-coeur. Cela est ironique : certains se damneraient pour être reçu par le roi en qualité d'invité, moi l'invitation n'est rien de plus qu'un plaisir honorifique. Et j'aurais toujours des difficultés à comprendre cette étiquette française, impitoyable où l'on se déchire pour un tabouret. Je ne sais jamais qui doit me faire la révérence ni à qui je dois la faire. Une réputation d'impoli ? Oh, cela m'importe, je l'ai aussi à Vienne.
»

COMPLOT : VÉRITÉ OU FANTASME PUR ?

«
Oh les complots, il y en a toujours eu contre les rois et empereurs, pourquoi cela s'arrêterait-il ? Sa Majesté Louis XIV doit subir des cabales pour ceux passés avant lui sur le trône. Je ne pense pas qu'il s'agisse d'un fantasme, mais d'une réalité floue puisque je ne sais pas ce qu'il en est. Après tout, un complot doit être discret sinon où serait le plaisir de monter un complot et surtout de le réussir ?
Et puis j'ai fait la rencontre de Fiona Ornelle, jeune femme terrorisée qui m'a avoué avoir entendu qu'un homme voulait tuer le Roi. Alors est-ce un fou ou un véritable complot, cela est un mystère par contre !
»

COLOMBE OU VIPÈRE ?

«
Les rumeurs sont monnaie courantes à Versailles, il s'agit sûrement des sujets de conversation favoris des courtisans de la Cour de France. Certains sont amusants, je dois bien l'avouer, certains ont de drôles de vies, ou alors les gens ont une imagination débordante.
J'avoue que si une histoire concerne une personne qui m'est connue, peut être en reparlerais-je à quelqu'un avec qui j'ai cette personne en commun. Ou peut être à mon épouse, elle semble tellement plus apprécier Versailles que moi, cela ferait toujours un sujet de conversation entre elle et moi.
»

DES LOISIRS, DES ENVIES A CONFIER ?

- La généalogie
- La littérature
- Ecrire des thèses et articles critiques
- Le théâtre, en particulier la tragédie
- Les voyages
- La politique
- Les salons
- Ecrire des correspondances
- Dessiner
- Faire des traductions d'ouvrages de diverses langues


♕  HOP, RÉVÉRENCE ! ♕
► Une schizo de classe 4
► Bouh, c'est moche de demander Boude
► J'aimerais dire régulièrement mais avec les cours, j'ai moins de temps à moi. Disons 3/7
► Longue vie au Roi
► Par trois camarades Green


______________________


Et c'est curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée... Parce que quand on a le goût de la chose, quand on a le goût de la chose bien faite, le beau geste, parfois on ne trouve pas l'interlocuteur en face je dirais, le miroir qui vous aide à avancer.




Dernière édition par Matthias de Calenberg le 14.02.13 22:35, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Calenberg ₪ Il est temps de voir au delà de la raison   24.12.12 15:52


BIOGRAPHIE

VERSAILLAISE

_________________________________________________


«
Cher Prince, ne soyez pas timide, notre ami adorerait écouter votre histoire !
Je ne suis guère un excellent orateur et je ne vois pas ce que mon histoire a d'extraordinaire. souligna Matthias
Votre cousin m'a souvent parlé de vous avec éloge mais ne veut m'en dire davantage. Selon lui, vous êtes assez pointilleux sur les généalogies et les détails.
Là-dessus, je ne peux que lui donner raison. Je vais tenter de faire simple …

Pour commencer, savez vous où situer la principauté de Calenberg ? Alors pour faire simple, il est situé au nord du Saint Empire, non loin du Danemark, de l'électorat de Brandebourg et des Provinces Unies. En fait, la principauté de Calenberg est collée au duché de Brunswick-Lunebourg, là où je suis né et où j'ai passé mon enfance. Avant d'aller plus loin, je tiens à vous parler de ma famille, tous ont eu une importance dans ma vie, à différents niveaux. Et comme mon cousin vous l'a si bien dit, j'attache une importance aux détails.
Mon père est Georges de Brunswick-Calenberg, duc de Brunswick-Lunebourg et prince de Calenberg, grand puissant de l'Empire, ami avec les plus grands comme l'électeur de Brandebourg et l'Empereur lui-même, il est lui même fils de Guillaume de Lunebourg et de Dorothée de Danemark, princesse du Danemark, fille du roi du Danemark, Christian III. Ma mère est Anne-Éléonore de Hesse, descendante de la grande maison de Hesse – la maison de mon cher cousin – , grande maison remontant jusqu'au Ixe siècle. Je ne suis donc pas né de derrière les fagots et j'en suis fier. Pourquoi renier de telles origines ? Je ne suis pas fou à ce point !

Issu d'une famille nombreuse, je suis le septième enfant de la famille Brunswick-Lunebourg en 1636, qui se composera en tout de cinq garçons et quatre filles au total :
Christian-Louis, Georges-Guillaume, Jean-Frédéric, Ernest-Auguste, Sophie-Amélie, Charlotte-Anne, et Anne-Marie. Après ma naissance, Dorothée-Claire et Frederika vinrent au monde pour conclure la famille. Anne-Marie et Frederika et ne passèrent pas 1640, je ne les ai que peu connues. Quant mon père Georges, il mourut en 1641. J'eus la chance d'avoir pour parrain Frédéric-Guillaume Ier de Brandebourg, encore jeune à la mort de mon père mais déjà très intelligent et il fut l'un des piliers de ma vie, avec ma mère. Je suis donc né dans une famille illustre et doté d'un bel entourage.

»

Sophie-Amélie, avez vu vous votre frère ?
Lequel, mère ? Christian est dans son bureau, Georges et Jean son à leur leçon d'escrime, Ernest …
A son cours d'éducation religieuse, je le sais. Ce que je ne sais point, c'est où se trouve Matthias. coupa la mère.
Au choix, dans les jardins ou dans la bibliothèque.

Anne-Éléonore de Hesse soupira, il était tellement évident que son dernier fils s'enferme dans la bibliothèque pendant une si belle journée ! Nous sommes en 1642, Matthias avait déjà six années et se montrait très intelligent. Il savait parler correctement depuis plusieurs années, alors que certains enfants avaient bien du mal à faire des phrases corrects à son âge actuel. Très tôt, il avait voulu imiter les adultes dans l'écriture et la lecture. D'une grande intelligence, Matthias fut très vite encouragé par son père. Celui-ci ne verrait jamais les exploits de son dernier garçon mais son parrain ainsi que son frère aîné continuaient de le stimuler intellectuellement qui passait des heures à lire et à apprendre encore et encore. Ainsi, l'emploi du temps d'un petit garçon de six années était déjà bien chargé : outre les traditionnels cours de lectures et écriture, il apprenait déjà le latin mais aussi le français et commençait l'histoire. Et quand il avait quelques heures à tuer, il aimait observer ses frères dans leurs exercices. Christian-Louis avait repris le duché de Brunswick-Lunebourg et laissait son petit frère apprendre en regardant dans un coin, écoutant les conversations. Les deux suivants étaient aussi dans la politique, même si Georges avait l'âme d'un militaire et Jean celui d'un diplomate. Quant à Ernest, il fallait bien un fils dans la religion et c'était lui qui s'y collait. Personne n'avait défini un rôle à Matthias, toutes les places étaient malheureusement prises. Et tous préféraient attendre ce que l'enfant pouvait bien développer comme faculté pour le diriger dans une voie. Le problème est qu'il semblait doué en tout, insatiable dans l'apprentissage, ayant toujours une question à chaque cours, et cela n'était que le début !

En tout cas, le petit duc de Hanovre – son titre donné à la naissance – était prometteur. Sa mère le trouva dans la bibliothèque, tentant de comprendre le sens des 95 thèses de Luther. Mais aussi intelligent qu'il était, il ne comprenait que des mots mis à bout à bout.

Vous voilà enfin mon fils ! Qu'êtes vous entrain de lire ?
Les thèses de Luther, maman. Mais je ne comprends pas vraiment …
Si je puis vous rassurer, certains adultes n'ont jamais compris ces thèses. Fermez donc ceci. Je vous arrache à la lecture car votre parrain vient d'arriver.

L'enfant se leva tout sourire et suivit sa mère. Il adorait son parrain, ce garçon de 22 ans qui acceptait sa condition d'électeur de Brandebourg alors que son territoire a subi la guerre et dont les caisses étaient à sec. Il restait digne et avait toujours une idée derrière la tête, un homme intelligent, quelqu'un qui pouvait comprendre le jeune Matthias, un garçon tellement à part dans ses agissements, aux apparences parfois froides, trop froides pour un enfant de six ans. Et malgré leur affection mutuelle, il n'y avait pas d'embrassades chaleureuses ni de grands éclats de joie. Juste de larges sourires et des regards complices, même si sa mère l'obligeait toujours à saluer selon les conventions, chose que Matthias ne comprenait pas (et ne comprendrait sans doute jamais). Son parrain était là car Christian-Louis voulait un avis et avoir une conversation avec quelqu'un qui s'y connaissait en politique. Le petit Matthias les accompagna, curieux de savoir ce qui allait se passer.

Je vous ai fait venir car j'ai reçu de nombreuses demandes en mariage pour Sophie-Amélie et, perdu dans la généalogie et dans tous ces titres, je ne veux point faire d'erreur.
Tout d'abord, dites moi quelle est la meilleure offre que vous ayez reçu. demanda Frédéric-Guillaume, intéressé.
Deux ont attiré mon attention. Tout d'abord le cousin de la Reine Christine de Suède …
Vous n'y pensez pas ! Ils sont en guerre contre nous ! s'affola le Brandebourg.
J'ai pensé comme un moyen d'unir nos familles, apaiser les tensions. Mais l'autre offre me semble plus acceptable. Il s'agit d'unir ma sœur au futur roi du Danemark.
Quel grand projet avez vous là. N'oubliez pas que toute cette union va vous retourner contre la Suède, encore une fois.
Mais ne venons nous pas du Danemark nous aussi ? intervint Matthias, après avoir écouté avec attention la conversation.

L'électeur de Brandebourg s'accroupit pour être à la hauteur de l'enfant pour lui poser la main sur l'épaule avec un sourire.

Exact, Matthias. Voilà pourquoi il est mieux de s'associer avec ses amis qu'avec de vils ennemis.
Qu'ont fait les suédois ? interrogea l'enfant.
Pour simplifier, nous les combattons pour survivre et ne pas être sous leur coupe. Le Danemark sont nos alliés.
Cela ferait du futur Roi du Danemark à la fois mon cousin et mon beau-frère ?
Toujours correct. Et il s'agit d'une alliance de taille. Il est toujours bon d'avoir un royaume avec soi que contre soi. Vous intéressez vous à la généalogie, Matthias ?
J'avoue ne pas avoir encore poussé mes recherches bien loin. Je ne connais que jusqu'à mes grands pères. répondit l'enfant, baisant les yeux.
Venez avec moi, je vais vous expliquer. Quant à vous, mon cher Duc, envoyez un émissaire au Danemark. Je préfère que votre sœur ne soit pas entre les mains des suédois. Qui sait ce qu'ils en feraient.

Cela ne concernait pas véritablement l'enfant mais il garderait longtemps en tête la méfiance envers les suédois, poussant à réfléchir plusieurs fois à chaque fois qu'il en rencontrait un pour savoir s'ils étaient si affreux que son parrain les décrivait. Frédéric-Guillaume salua Christian-Louis et emmena Matthias dans une autre pièce où son défunt père, mort l'an passé, conservait de nombreux arbres généalogiques avec des annotations. En déroulant un, le parrain montra toutes les subtilités et le regarda dans les yeux.

Le plus important est de savoir se repérer. Il vous faudra connaître les grandes familles et leurs histoires, vous pourrez ensuite mieux juger les généalogies. Vous pourrez aussi comprendre pourquoi vos parents se sont mariés, quelles seront les meilleures épouses pour vos frères et époux pour vos sœurs. Mais les mariages généalogiques ne sont pas toujours les meilleurs, n'oubliez jamais cela.
Je tâcherais de m'en souvenir. répondit fièrement Matthias, comme d'une mission.
Je demanderais à votre mère de trouver un généalogiste pour vous apprendre. Il est nécessaire de connaître ses racines, celles des autres pour comprendre comment nous en sommes arrivés là.
Croyez vous que je connaîtrais toutes les maisons d'Europe ?
Commencez par celles de l'Empire, vous y trouverez assez d'occupations, Matthias. Nous en reparlerons dans quelques années.

Sans le savoir, Frédéric-Guillaume avait insufflé une passion à l'enfant qui ne ferait que croître. A sept ans, il fut capable de citer ses aïeux sur huit générations ainsi que la localisation de leurs familles. À 10 ans, il citait aussi les cousins. Puis il s'intéressa aux autres familles de l'Empire, puis de l'Europe du Nord, et s'étendait sur l'ouest et le sud. L'Italie et l'Espagne lui résistent encore un peu aujourd'hui mais il n'a pas dit son dernier mot. Vous avez dit acharnement ?

«
Là vous est venu cette fameuse passion de la généalogie.
En effet, et cela ne fit que s'accentuer avec le temps. répondit calmement Matthias avec un petit sourire.
Je vais changer de sujet, mais n'avez vous pas été touché par la guerre ?
Si, mon frère Georges-Guillaume est allé sur les champs de bataille où il a prouvé son courage et sa bravoure. Mais la guerre avait épuisé l'Empire, beaucoup de seigneurs sont morts et leurs fils ont bien du mal à comprendre l'intérêt d'une telle guerre. Et les français gagnaient du terrain.
Mon cousin était davantage préoccupé par le mariage de sa sœur et apprendre la généalogie. s'amusa Heese.
Je l'avoue. Il n'est pas tous les jours qu'on part pour Glückstadt pour assister à un mariage royal !
Et pour vos frères et sœurs, est-ce vous qui avez décidé pour leurs mariages ?
On ne décide jamais quand on est cadet, on suggère, on propose, on met en avant ses arguments mais on n'a pas le dernier mot. S'ils font des mauvais mariages, ce ne sera pas de ma faute.
Quelle modestie mon cousin !

A cette période, en 1648, je perdis mon oncle, Frédéric de Brunswick-Lunebourg. Sans descendance, la principauté de Lunebourg revenait à notre famille. Les titres furent donc bouleversés et je me vis remettre la belle principauté de Calenberg, et le château médiéval qui va avec. J'avais douze années et je portais déjà trop de titres pour mon jeune âge, même si je n'ai jamais rien renié. Mes journées étaient aussi bien trop chargées pour un enfant mais j'aimais étudier. Imaginez, je parlais déjà français et l'italien couramment, je m'essayais au danois. J'étais un passionné d'histoire et la géographie du monde n'avait plus de secrets pour moi, seul l'Empire restait à mes yeux une entité complexe. Mais je ne disais jamais mon dernier mot, je pouvais passer des nuits entières à tout apprendre, à comprendre et retenir. J'appréciais me rendre aussi à la Cour, voir Léopold …

Pardon de vous couper la parole mais … parlez vous de l'Empereur Léopold ?
Bien sûr, mais à cette époque, il était encore destiné à l'Église ! Son frère était toujours en vie et rien ne le destinait à monter sur le trône. L’empereur Ferdinand a toujours apprécié mon père et celui de mon parrain, nous étions un peu comme ses fils et nous étions les bienvenus à la Cour, malgré mon jeune âge. Je fus d'ailleurs très peiné de la mort arrivée trop tôt du frère de Léopold puis de l'Empereur. Ma fidélité et mon amitié m'a sans doute aidé à rester un des proches de notre Empereur actuel sans avoir à me rabaisser.
Cela est tout à votre honneur. Mais pardonnez moi, je vous ai coupé.
Ce n'est rien, je sais exactement où vous m'avez coupé.

Comme je vous disais. Je me rendais parfois à la Cour. J'y restais des mois car le voyage était long à travers l'Empire. Saviez vous qu'à vol d'oiseau, il y a précisément 661 kilomètres entre Hanovre et Vienne ? Ce n'est donc pas un voyage que l'on fait en quelques heures, il fallait le rentabiliser. Puis j'avoue toujours aimer Vienne, cette ville a quelque chose de différents des autres capitales, une certaine grâce, une grande histoire. Peut être aussi que je me permettait ce que je voulais sans qu'on lève les yeux au ciel. Avoir la protection de Léopold, et de la famille impériale en général, était gratifiant.
»

Le palais de la Hofburg était somptueux. Des dorures, des sculptures, des tableaux des anciens empereurs, tout était à la gloire de la maison Habsbourg. La famille impériale avait de quoi être fière de régner sur un si grand territoire depuis autant de temps. Mais cela n'impressionnait pas Matthias, du moins à part la première fois où il était venu. Dans le long couloir accompagné de son frère Georges, il récitait machinalement le nom de chaque empereur sur le tableau et donnait ses dates de règne. Il le faisait à chaque fois, c'était plus qu'une habitude, c'était une manie. Et il ne fallait pas le déranger dans son rituel au risque d'avoir un regard noir de la part du jeune garçon de quatorze années. Nous sommes en 1650 et Matthias avait bien grandi. Toujours doué dans les matières littéraire, il avait cette faculté de lire vite et de retenir, voire même parfois de donner la page de la citation selon certains ouvrages. Pour le reste de sa famille, il était hors-norme, enfermé dans sa bulle et emmagasinant bien trop de connaissances pour un garçon de son âge. Attention, il n'était pas toujours le nez dans ses livres ou à sortir sa science à tout instant. D'ailleurs, il ne se rendait même pas compte lorsqu'il le faisait, cela sortait avec naturel. Mais il était un garçon souriant et enjoué aussi, même si cela n'arrivait qu'avec des personnes familières, surtout sa famille et quelques amis. Mais toujours dans ce couloir, si Georges saluait les personnes rencontrées, Matthias n'en fit rien, plongé dans son rituel de généalogie.

Ce Lunebourg est bien mal-élevé ! Vous devriez apprendre les bonnes manières à votre frère ! lança une noble allemande fort mécontente.

Georges acquiesça puis regarda son jeune frère. Que lui dire ? Déjà il ne l'écouterait pas, et même s'il le faisait, la prochaine fois qu'il se rendrait à la Hofburg, il recommencerait son petit manège. Il passait pour un impoli chronique, un mal-élevé et sa mère en avait assez mais le jeune prince n'en faisait qu'à sa tête, ne comprenant pas l'intérêt de saluer tout le monde de la sorte !

Puis les deux frères arrivèrent dans un beau salon où se tenait l'empereur Ferdinand et ses deux fils, dont Léopold, enfant de dix ans souriant et ravi de voir arriver ce drôle d'adolescent qu'était Matthias. Malgré leurs quatre années d'écart, ils s'entendaient à merveille et commençaient à avoir des bonnes discussions. Léopold apprenait à mieux s'exprimer et adorait réciter quelques leçons au prince pour qu'il puisse le corriger ou apporter des compléments d'informations.

Alors Matthias, il paraît que vous passez pour un garçon mal éduqué en mon palais. lança l'empereur.
En effet, votre altesse. Et je ne comprends pas pourquoi. rétorqua l'adolescent.
Je pense que cela a un rapport avec le fait que tu ne salues personne dans les couloirs.
Il est toujours occupé à réciter les empereurs. répondit à son tour Georges en lançant un regard mauvais à son jeune frère.
Mais ne les connaissez vous pas par cœur, Matthias, à force d'y passer ?
Si, mais j'aime exercer ma mémoire et je récite plus ou moins vite selon ma vitesse de marche.
Mais la prochaine fois, tâchez de vous montrer plus courtois. Il ne fait pas bon pour un prince d'Empire d'avoir une telle réputation. gronda gentiment l'empereur Ferdinand.

Matthias hocha de la tête. Il ferait un effort mais comment mettre en pratique quelque chose dont il ne comprenait pas le sens ? Les codes sociaux lui paraissaient tellement inutiles et sans intérêt, à quoi bon perdre son temps à bavarder avec une comtesse sur la pluie et le beau temps quand on s'en moque ? N'y voyez pas là de l'arrogance ou une forme d’égocentrisme. Au XVIIe siècle, ils ne le savaient pas encore mais Matthias était atteint du syndrome d'Asperger, une forme d'autisme où les principales caractéristiques, outre une intelligence sur-développée, était l'absence de compréhension des normes sociales et une non compréhension de l'ironie ou du sarcasme. Ormis cela, il était difficile de voir qu'il était malade. A la rigueur, il passait pour un surdoué sans trop d'humour, voilà tout, ce n'était pas la fin du monde. Tout petit, on lui avait inculqué avec force toutes les révérences et saluts, qu'il exécutait quand des invités venaient ou qu'il était reçu (quoi que, pas toujours). Mais alors saluer quelqu'un en chemin et lui faire un brin de causette était au-dessus de ses forces. Heureusement que son comportement curieux amusait l'empereur et Léopold qui vint vers Matthias.

Je peux vous réciter ma leçon d'histoire, si vous le voulez.
Et sur quoi porte t'elle ?
Sur ma famille, les Habsbourg. répondit fièrement l'enfant.

Le visage de Matthias s'éclaira. Cela l'intéressait grandement puisqu'il avait fait quelques recherches sur la famille impériale afin de créer le plus fidèlement possible l'arbre généalogique qu'il créait lui-même. Alors il écoutait attentivement le jeune Léopold, celui qu'on destinait à l'Eglise, sans savoir qu'il serait un jour empereur …

«
Quelle chance tout de même de côtoyer la famille impériale !
Il est plus facile d'approcher un Habsbourg qu'un Bourbon, sachez le. Vienne est bien plus accueillante et beaucoup moins protocolaire.
Moins protocolaire pour vous qui ne saluez personne ! Se moqua Hesse.
Serait-ce de l'ironie mon cousin ?
Vous faites des progrès, dites moi ! dit son Hesse en riant
Pardon de revenir à votre famille mais avec un tel sang, de beaux mariages ont du se profiler.
En effet.

Après une aussi grand guerre, il fut difficile de trouver des unions intéressantes pour notre sœur. Dorothée-Claire épousa un grand d'Espagne, le meilleur parti qu'on pouvait lui trouver, autant d'un point de vue généalogique que politique et économique, avant d'épouser mon cousin Louis ici présent et de nous quitter il y a deux ans. Le château de mon enfance se vidait des femmes de ma vie mais bientôt, mon frère Christian-Louis décida enfin de se marier. Ce fut long et pénible, il semblait rejeter toute proposition. Je pense qu'il était amoureux d'une femme qui n'était pas de sa condition et savait que cela n'était pas possible. En 1653, il se décida enfin d'épouser Dorothée de Schleswig-Holstein-Sonderbourg, de la branche Oldenbourg. Encore une fois, nous marquions notre attachement au Danemark. Il y avait tant à s'occuper que l'on me laissa tranquille de ce côté là, les amours ne me concernaient, j'avais mes études à faire ainsi que les voyages diplomatiques. La principauté, les armes, la politique et l'église étaient occupées par mes frères, j'étais libre de faire ce qu'il me chante. J'ai accompagné mon frère Jean-Frédéric à Venise où il est devenu ambassadeur et j'ai tourné dans l'Empire dans les différentes enclaves que forment cet immense Empire. A dix-sept ans je me rendis en Suède avec mon frère Ernest-Auguste. Notre principauté s'était retirée de la guerre. Il était temps d'envisager quelques accords. Je pense que ce fut un de mes plus beaux voyages …
»

Christian ? Sortez donc de l’eau et venez saluer nos invités, je vous avais pourtant dit qu’ils arrivaient aujourd’hui ! cria Catherine Vasa à une silhouette dans l'eau. Excusez mon fils, les politesses ne sont pas son fort.
Oh ne vous excusez pas, nous avons le même spécimen à la maison. Et il se tourna vers Matthias avec un petit sourire mais celui-ci ne se rendit pas compte qu'on lui parlait, il ne se sentait pas le moins du monde visé.

Le dénommé Christian nageait vraiment bien mais le germanique fut surpris de le voir sortir habillé normalement, trempé jusqu'aux os.

Eh bien jeune homme, on nous avait prévenus de vos habitudes quelque peu… Excentriques, mais j’avoue que je ne m’attendais pas à ça. Permettez-moi de vous présenter mon frère, Matthias.
Est-ce une habitude pour vous de vous baigner tout habillé ? lui demanda Matthias en lui tendant la main.
Le tissu s’alourdit avec l’eau, nager devient donc plus difficile et le corps travaille plus que si je nageais sans…
Que c'est intéressant. Davantage d'efforts dans un même mouvement, j'avoue que c'est intelligent de votre part.

Il n'en fallait pas plus à Matthias pour comprendre que le jeune homme à peine plus âgé que lui était de sa trempe, en plus extraverti. Christian était un garçon souriant et expansif tandis que Matthias avait toujours été un garçon un peu plus renfermé. Mais au contact du suédois, il s'ouvrit un peu plus et les deux passèrent des heures à discuter sur mille sujets différents. Matthias était davantage un littéraire, un généalogiste, un politicien (même si on n'est rarement totalement politicien à dix-sept ans, si l'intelligence ne manque pas, l'expérience si) alors que Christian était un scientifique, un astronome. Cela n'empêchait pas d'avoir des questions et des théories sur les sujets de l'autre. Ils pouvaient débattre pendant des heures sans que personne ne vienne les déranger. A tel point que Ernest-Auguste fut ravi de voir son frère si ouvert et le rapporta à son frère le prince. De son côté, Matthias faisait des progrès au niveau de la sociabilité. Non pas qu'il était un ermite habituellement mais il n'était pas un grand bavard. Une journée avec Christian équivalait sans doute à une semaine de paroles en temps normal, si vous aimez les statistiques.

On ne les voyait jamais l'un sans l'autre, dans le château ou dans les jardins, à observer quelconque espèce d'oiseau dans un arbre ou dans la bibliothèque, sans doute leur paradis à tous les deux. Parfois Matthias demandait à son frère de le laisser avec Christian pour ne pas l'accompagner voir quelconque noble sans intérêt, mais cela ne marchait pas à tous les coups. On sentait que le jeune homme se refermait comme une huître et redevenait le taciturne, le silencieux. Alors son aîné dut bien faire des concessions. Après tout, pour une fois que son frère avait un ami et était si joyeux, il ne fallait pas gâcher cela, bien que leur visite en Suède ne serait pas éternelle ! On pouvait donc voir Matthias se déplacer à cheval, lui qui n'en faisait jamais habituellement, pour arriver jusqu'au palais et se faire annoncer. Au-delà des conversations, des expériences et des lectures qu'ils avaient ensemble, il y avait quelque chose de plus, il avait le besoin irrépressible de voir Christian, il y avait comme une déchirure à chaque au revoir et un manque quand il n'était pas là. D'ailleurs, il obsédait son esprit et son cœur s'emballait quand il se mettait à trop penser au jeune suédois. Il crut qu'il était malade au départ. Puis il cherchait à en parler pour comprendre ce qui lui arrivait. Pas à son frère, Ernest-Auguste n'était pas un garçon des plus intelligents pour avoir la réponse. Il écrivit une lettre à Louis de Hesse, son cousin, qui ne prenait que peu de gants pour expliquer les choses. D'ailleurs sa lettre fut sans appel : la maladie qui le frappait était l'amour. Évidemment, Louis demanda des détails sur la demoiselle … sans savoir qu'il s'agissait d'un damoiseau. Jamais il ne saurait cette affaire, mais tout cela perturbait le jeune duc qui ne savait pas quoi faire. C'était un garçon d'esprit, pas un de cœur ni de sentiments ! Sa famille lui reprochait souvent sa froideur, sa distance … et voilà que son cœur battait pour un homme, insensé ! Toute personne bien pensante aurait cessé de voir le suédois, mais à croire que même les plus intelligents se font berné par l'amour et le voici qu'il retournait sans cesse vers cette tentation sans jamais tenté quoi que ce soit. Et il n'imaginait pas un instant que son ami ressente la même chose. Mais à le voir davantage silencieux dans les derniers jours et bien moins enjoué, il fallait tout de même s'inquiéter !

Christian, qu’avez-vous ? Vous n’avez pas l’air bien depuis quelques jours… demanda Matthias.

Le regard son ami semblait tellement désespéré que cela toucha encore plus le jeune homme. S'il avait un peu plus de facilité avec autrui, il l'aurait pris dans ses bras pour le consoler sans savoir de quoi il en retourne. Mais ce fut Christian qui ft le premier pas et l'embrassa. Ce contact eut le même effet que si la foudre le transperçait de part en part. Ainsi donc, c'était cela aimer ! Il aurait pu se retirer, s'éloigner mais il n'en avait pas envie.

Vous comprenez maintenant ?

Et pour une fois, Matthias n'avait pas besoin de davantage pour comprendre, son cœur avait saisi les troubles de Christian et il les comprenait. Ces derniers jours furent les plus douloureux et les plus beaux à la fois. Avec une promesse de s'écrire et de se revoir un jour …

«
Monseigneur ? Vous sembliez absent après avoir mentionné la Suède.
Pardonnez moi, des souvenirs me sont revenus. soupira Matthias.
Comment avez vous trouvé la Suède ?
Très intéressant à mon humble avis. s'amusa Hesse, se souvenant de la lettre sans n'avoir jamais su qui était cette fameuse personne.
Exactement. Les suédois sont des gens très intéressants quand ils ne font pas la guerre ! J'ai beaucoup apprécié mes séjours là-bas et je suis bien aise que l'Empereur ait décidé de stopper la guerre contre ce royaume.
1658 a du être une grande année pour vous, non ? Votre ami devenait Empereur !
Je dois l'avoue que mon égo fut flatté le jour du sacre de l'Empereur. J'apprécie cet homme qui a le malheur d'être un guerrier malgré lui, il est l'homme le plus pacifiste que je connaisse. Mais cette année là, mon parrain et moi-même fîmes un coup de maître : mon frère Ernest-Auguste épousait Sophie, la fille du prince-électeur du Palatinat. Elle est à la fois issue d'une grande famille, belle femme, intelligente et de bon goût. Je l'apprécie beaucoup, tout comme la jeune Charlotte-Élisabeth, sa nièce qu'elle a hébergé quelques années. Je suis fier car ils ont deux fils, des garçons robustes et ma belle-sœur est encore enceinte. Le mariage le plus réussi …
Tout semble vous sourire ! Une grande famille assez unie, l'amitié d'un empereur, monsieur de Hesse m'a dit que vous étiez de tous les salons viennois par vos critiques et votre bon goût ! Je vous envie monsieur le prince !
Ne le soyez pas, je ne suis qu'un être humain, rien d'autre. Matthias se servit un verre alors que Hesse racontait quelques anecdotes, il se rappela quelques mauvais souvenirs.
 »

Au château de Celles, demeure de familiale où toute la famille s'était installé pour les beaux jours. Anne-Eléonore passait du temps avec sa récente belle-fille, Dorothée que Christian-Louis avait enfin daigné épouser. Les trois garçons (Jean-Frédéric étant toujours à Venise) passaient donc du bon temps. Même Matthias avait décidé de s'exiler dehors avec quelques livres et sa correspondance fraîchement arrivée. Comme à chaque fois depuis deux ans, le jeune homme sauta sur le coursier pour lire la lettre tant attendue venue de Suède. Et quand je parle de lettre, ce sont presque des nouvelles tant ils noircissent les pages. Pourtant toujours attentif quand il s'agit de son courrier, il ne fit pas son frère Ernest-Auguste se pointer derrière lui pour lire par-dessus son épaule. Et quelle ne fut pas sa surprise de découvrir qu'il s'agissait d'une correspondance amoureuse avec le frère du roi de Suède !

Matthias ! ne put retenir son frère.

D'un bond, le jeune homme de dix neuf ans bondit de sa chaise, les feuilles entre les mains, comme un enfant prit en faute, le visage désolé en moins. Cela faisait deux années qu'il conversait par lettre avec Chrstian Vasa sans que personne ne s'en intéresse. Au contraire, tout le monde semblait ravi de cela, jusqu'à aujourd'hui.

Matthias, ne me dites pas que vous et le frère du roi de Suède vous … ?
Nous ? demanda Matthias, n'étant pas sûr de comprendre.
Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas envie de dire.
Bien, ne dites rien, vous n'auriez pas envie d'entendre alors.

Et il allait partir l'air de rien mais son frère était tenace, le rattrapa et se mit devant lui, tentant de rester calme par rapport à cette histoire mais il bouillonnait de colère, il n'y avait qu'à voir son visage rouge et sa mâchoire crispé.

Je comprends mieux pourquoi vous insistiez pour ne pas m'accompagner … Mais à présent, fini de se rouler dans la débauche !
Ce ne sont que des lettres ! se moqua alors Matthias qui ne voyait pas le mal d'un courrier, même plein de promesses. Et je ne parle pas de débauche avec celui qui entretient une comédienne. Je vais dans ma chambre.

Il reprit sa marche mais Ernest-Auguste lui attrapa le bras pour lui faire volte-face.

Si vous n'arrêtez pas de lui écrire, je n'hésiterais pas à tout expliquer à mère et à Christian-Louis, Dieu seul sait ce qu'ils vous feront !
Je vais lui répondre pour …
Sur le champ, Matthias. Pas de lettre d'adieu, vous arrêtez tout maintenant.

Et le frère s'en alla, laissant Matthias seul dans le jardin, désemparé. Ainsi la lettre qu'il tenait entre ses mains serait sans doute la dernière. A dix-neuf ans, il découvrait les malheurs d'une rupture et aussi d'un cœur brisé. Quelque chose lui chatouilla la joue, de l'eau tombait sur son visage. Levant le visage vers le ciel, bleu sans nuage. Puis sa vision se fit trouble. Il pleurait, cela lui arrivait tellement rarement qu'il n'en savait plus les symptômes. Il était brisé.

Après quelques semaines à rester enfermé à Celles, Matthias avait pour la première fois le besoin de vivre, de ressentir à nouveau son cœur battre à toute allure, de connaître l'ivresse. Lui, le garçon impeccable sur lui et si bien rangé, irait volontiers se rouler dans la luxure comme l'avait bien dit son frère aîné. On pouvait apercevoir parfois une silhouette sauter de la fenêtre de la bibliothèque au demi-pallier avant de s'enfoncer dans les bois et suivre la route jusqu'à Celles où il n'était plus duc de Hanovre mais un garçon parmi tant d'autre, un peu gauche, pas bien futé quand cela concerne les choses de la vie. Pendant les beaux jours, jusqu'à l'automne où il fallut retourner à Pattensen, Matthias avait couru après un moment de bonheur, s'était perdu dans quelques bras féminins et masculins sans retrouver ce qu'il cherchait. Las de cette quête inaccessible, le jeune homme décida de reprendre le droit chemin, presque à contre cœur …




______________________


Et c'est curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée... Parce que quand on a le goût de la chose, quand on a le goût de la chose bien faite, le beau geste, parfois on ne trouve pas l'interlocuteur en face je dirais, le miroir qui vous aide à avancer.


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MessageSujet: Re: Calenberg ₪ Il est temps de voir au delà de la raison   14.02.13 22:37


BIOGRAPHIE

VERSAILLAISE

_________________________________________________

«
Et qu'avez vous fait ces dernières années avant d'arriver ici ?
J'ai passé ma vie à Vienne, aux côté de Léopold pour le conseiller.
Matthias, soyez un peu moins familier avec notre Empereur !
Pourquoi ? Je l'ai vu grandir, je l'ai connu à se demander s'il ferait un bon empereur, j'étais aux premières loges de son couronnement et … mais il fut coupé.
Mais tout de même ! mais Matthias poursuivit sa phrase l'air de rien, nullement choqué.
Lui-même m'a autorisé à l'appeler ainsi. Je vois pas pourquoi je l’appellerais par son titre derrière son dos mais pas devant lui.
Question de politesse, mon cousin. soupira Hesse avec un petit sourire, surtout quand il vit la tête surprise du Calenberg.
Mais c'est stupide ! Où en étais-je ? Ah oui, Vienne et Lé... l'empereur. Je fais partie de ces hommes proches du haut pouvoir, qui peuvent suggérer mais laissent toujours le chef décider et se plier à sa décision. Mais je fus aussi envoyer dans l'Empire ou dans les provinces voisines, une sorte d'ambassadeur non officiel, je servais souvent d'aide à l'ambassadeur. J'avais l'avantage de ne pas être de la famille impériale, ce qui prouvait une certaine neutralité. Je me rendais souvent souvent au Danemark embrasser ma grande sœur qui s'ennuyait grandement. Frédéric III est un homme d'un grand ennui, surtout pour une femme aussi spirituelle que ma sœur.
Vous êtes une sorte de diplomate impérial.
Cela est bien résumé.
Et c'est pour cela que vous êtes à Versailles ?
Non, j'ai suivi mon épouse. Nous fûmes invités par le roi, cela ne se refusait pas.
Ah, votre épouse est adorable, même si l'union est curieuse, au point de vue dynastique.
C'est ce que j'ai dit à ma famille.

On ne semblait pas pressé de me marier, tout comme mes frères Georges-Guillaume et Jean-Frédéric. Pour l'un comme pour l'autre, j'avais cherché les meilleures épouses, repoussant les frontières de l'Empire, bravant les différences de religion mais personne n'avait réellement envie de passer devant l'autel. Christian-Louis me répétait qu'il n'avait pas le temps de se soucier, mes autres frères semblaient se moquer de se marier. Jean-Frédéric passait davantage de temps à Venise où il y était ambassadeur. Souvent, il m'y a convié. Il me trouvait trop triste, avec un air de chien battu. Mais ai-je ma place dans un carnaval ? J'avoue m'être amusé mais je ne me sentais point à ma place. Mais tout changea lorsque Christian-Louis quitta notre monde brutalement l'an dernier. Georges devenait à son tour duc de Brunswick et Prince de Lunebourg, il décida d'épouser sa maîtresse, la comtesse de Wilhelmsburg. Puis il avait décidé de s'occuper de mon sort.
 »

Vous voilà, mon frère ! commença jovialement Georges.

Matthias était à présent un homme de vingt-neuf années, il passait son temps entre le château familial et Vienne où l'Empereur réclamait sa présence. Il appréciait sa vie, il pouvait s'amuser à la Cour comme rester reclus dans sa bibliothèque, on le laissait écrire des thèses ou faire des expériences dans son coin avant d'aller tout raconter dans les salons. Enfin, par s'amuser, le Prince préférait la conversation à la danse, même s'il faisait toujours l'effort d'exercer quelques pas pour n'offusquer personne. Ce jour là, Matthias ne pensait pas qu'il allait vivre un tournant dans sa vie. Son parrain était aussi présent.

Vous avez demandé à me voir ? Oh mon parrain, qu'il est un plaisir de vous voir ! s'exclama Matthias.
J'espère que la nouvelle que vous nous apportons vous fera autant plaisir. s'amusa le duc de Brandebourg en faisant une accolade à son filleul.

Matthias regarda les deux hommes, perplexe, ne comprenant pas vraiment ce qu'on lui voulait. Depuis tout ce temps, il avait presque abandonné l'idée du mariage, il y avait tant à faire niveau politique. Pourtant, en homme organisé, il avait toujours la liste des meilleures unions qu'il pourrait faire.

Vous allez vous marier, mon cher ! lança Brandebourg, satisfait
Oh. Voilà une nouvelle à laquelle je ne m'attendais plus !
Voulez vous savoir qui est-elle ? demanda Georges-Guillaume.
Laissez moi deviner : Élisabeth de Saxe-Gotha ? Louise de Hesse-Cassel ? Charlotte Amélie de Hesse-Cassel ? commença Matthias en récitant mentalement sa liste.
Connaissez vous votre liste par cœur ? Non ce ne sont point elles.
Je suis bien peiné pour Louise, je l'apprécie beaucoup. Une des princesses de Wurtenberg ? tenta t'il.
Non plus mon filleul.
Alors … Puis-je oser mon parrain ?
Mais faites !
Serait-ce … la cousine de l'Empereur, princesse de Pologne ?

L'électeur de Brandebourg se mit à rire face à cette question et préféra tendre un médaillon avec un portrait. Matthias l'ouvrit et vit le portrait d'une jeune femme, très jolie, mais son visage lui était inconnue et l'observa longuement.

Vous rappelez vous de ce que je vous ai dit sur la généalogie ? demanda Brandebourg.
Les mariages généalogiques ne sont pas toujours les meilleurs, pourquoi ?
Parce que, c'est ce qu'il vous arrive. Votre frère et moi avons décidé de privilégier les intérêts économiques, stratégiques qu'unir de grandes familles. Je vous présente donc votre future femme, Maryse d'Armentières …
Pauvre mais fière. murmura-il
Pardon ?
N'est ce pas la devise : Armentières, pauvre mais fière ? Me voilà bien marié. lâcha Matthias, un peu déçu, il est vrai.
Il s'agit là de la fille du Comte de Flandres, elle n'est pas non plus une paysanne. Nous avons tous été touché par la guerre. Monsieur de Créanges m'a fait l'éloge de la demoiselle. Vous ferez un bon mariage, Matthias.
Ai-je le choix !

Il était vrai que Maryse était une jolie jeune femme, sortie du couvent et de bonne éducation. Bref, une fille qui n'avait pas l'air de connaître les travers de la vie. Mais peut être était-elle un peu jeune, dans sa tête au moins. Quelques banalités furent échangés, Matthias n'a jamais été un grand séducteur, malgré une parenthèse assez cocasse et quelques personnes à son actif, ni un grand courtisan, il s'en sortait plutôt bien dans les discussions à plusieurs mais seul face à une demoiselle … Il ne voulait pas faire mauvaise impression, après tout, ils allaient s'unir dans quelques jours.

Et quel mariage ! Somptueux, digne des plus grands ! L’empire s'était déplacé pour les festivités, sa sœur Sophie-Amélie, devenue reine du Danemark, avait fait le déplacement avec sa suite. Si l'Empereur n'était pas venu, c'est qu'il était retenu au lit à cause d'une fièvre mais la délégation impériale avait fait le chemin. Que de beau monde, de grand monde ! Pourtant pas facilement impressionnable, Matthias était intimidé par cette grandiose cérémonie. Mais rassuré de savoir que celui qui les mariait était Ernest-Auguste, devenu évêque d'Osnabrück depuis 1662.

«
Quel beau mariage, j'étais présent. lança Hesse avec un petit sourire.
Et votre parrain avait donc raison ? La généalogie ne fait donc pas tout dans un mariage ?
Mon ego aurait voulu qu'il ait tort mais il est vrai que la princesse est une jeune femme admirable, vive et intelligente. Mais je ne peux m'empêcher qu'elle est encore jeune dans sa tête et qu'elle n'est pas prête pour la Cour de France. répondit Matthias, un peu inquiet.
Pourtant, vous êtes bien là, en France. N'aimez vous pas les lieux ?
Si je suis ici, c'est parce que nous sommes gracieusement invités par Sa Majesté le Roi. Je vous l'ai dit, je ne suis pas un homme de Cour. Si je me sens à ma place à Vienne, beaucoup moins à Versailles, tous ces bals et ce cérémonial, je m'y perds !
Heureusement, il y a le théâtre.
Mon cousin, vous me connaissez si bien. D'ailleurs, voilà un point de désaccord entre mon épouse et moi-même. Je suis un passionné de tragédie et ma rencontre avec Jean Racine fut évidente ; et la princesse préfère Molière, m'emmène à ses pièces.
Avouez qu'il pourrait y avoir pire comme point de discordance.
Cessez de vous moquer de moi, mon cousin !
Avec la réputation qui colle à Racine, me voilà bien étonné de vous savoir ami avec lui !
Vous n'êtes pas le seul surpris mais Jean Racine est surtout victime de ses détracteurs, il n'est pas non plus le plus grand dépravé de Versailles. Mais voici un homme avec qui il est possible de parler des heures de théâtre, de refaire le monde et de philosophie plus de deux minutes. Nous sommes de doux utopistes avec Nicolas Boileau. Mais en ce moment, il écrit une nouvelle pièce, je le vois assez peu. Et avec la guerre arrivant, nos conversations sans fin vont me manquer.
Je vous ai croisé dans quelques salons, faites vous autre chose ?
J'aime m'isoler un peu pour dessiner.
Vous dessinez ?
Oh, quelques croquis et portraits, rien de bien abouti. il haussa des épaules.
Vous êtes si modeste ! Il dessine très bien et veut s'essayer à la peinture. Tout ce qu'apprend cet homme réussit. Parler cinq langues n'est pas donné à tout le monde, ni déchiffrer le latin ni placer précisément, les villes d'Empire. Matthias, reconnaissez un peu vos talents.
Si vous le dites.
Avec autant de talents, vous avait fait votre place à Versailles. Beaucoup doivent vous apprécier !

[i]En effet, je me suis fait quelques amis, j'apprécie de connaître ou revoir quelques connaissances, cela occupe grandement mes journées et mes soirées ! [/color]
 »

Oh Monaghan, vous êtes pile à l'heure. sourit Matthias.
Une qualité qui me vient de mon éducation et de mon royaume. répondit Matthew en saluant de la tête son ami.
Qu'avez vous à me montrer aujourd'hui ?
Il se trouve que je fus inspiré par une histoire et j'aimerais avoir votre avis. demanda timidement Matthew en tendant quelques feuillets.

Ces deux là auraient pu ne pas s'apprécier. Tout simplement parce que Matthias ne prend pas vraiment de gants pour dire ce qu'il pense et ses critiques peuvent passer pour cinglantes mais elles sont construites et il ne s'agit jamais de méchanceté gratuite, il dit simplement ce qu'il pense. Et un jour que Matthew lut ses écrits en public, Calenberg souligna quelques incohérences et quelques lourdeurs de style qui gâchaient le texte. Tout d'abord offusqué, l'irlandais ne pouvait qu'acquiescer en voyant la critique justifiée. Après de nombreuses hésitations, il allait voir Matthias pour demander des corrections. C'est ainsi que naquit une collaboration artistique entre les deux. Matthias préférait écrire des thèses ou quelques résumés de sujets en tout genre, le plus souvent accès sur le genre littéraire ou la généalogie, il s'était essayé quelques fois à la médecine mais ne semblait pas convaincu de son propre travail. Mais il y avait plus que cela, le prince allemand avait vraiment prit le garçon sous son aile pour lui apprendre les rudiments de la politique.

Assis dans son fauteuil, Matthias lisait la passionnante histoire sur le sujet des arc-en-ciel où les lutins irlandais cachaient leurs trésors et d'un jeune garçon voulait avoir l'un d'entre eux.

Vous vous améliorez à chaque fois, Matthew. Je n'ai que peu de choses à vous reprocher. Puis je le garder pour approfondir et faire mes corrections, j'ai un rendez vous dans peu de temps.
Cela vous plaît ? J'en suis ravi ! Je ne veux guère vous retenir mais j'aurais quelques questions à vous poser …

Le plan politique prit le pas sur la discussion littéraire. Après l'écrivain et son critique, voici l'ambassadeur et le politicien. La guerre était sur beaucoup de lèvres, personne n'ignorait cela. Matthias n'était pas un militaire de souche. Il était un stratège de haut niveau par contre et c'est à ce niveau là qu'il donnait des conseils. De toute façon, Matthew et lui seraient amenés à se revoir en Lorraine, Matthias ne laisserait pas tomber ce garçon dont il fallait encore façonner un peu son caractère mais il était déjà un bon garçon ! Mais déjà il devait rejoindre un autre rendez vous. Attention, je ne parle pas de rendez vous galant, mais bien amical.

Geoffrey de Bar et lui se connaissaient depuis quelques années, se croisant à plusieurs reprises à Vienne sans jamais avoir approfondi cette relation au-delà de quelques banalités. Pourtant, ils furent ravis de se voir et c'est seulement à Versailles qu'ils commencèrent à discuter véritablement. Ils étaient différents sur beaucoup de points mais avaient un point commun de taille : ils n'avaient pas eu d'enfance. Geoffrey était sur les routes de l'exil à cause de son père, c'était son oncle qui l'éleva ; Matthias eut une vie convenable, mais son caractère et son appétit de connaissances l'avaient coupé du monde, sa mère lui octroyant toujours plus d'enseignements pour entretenir cette intelligence. Alors les jeux et les grands camarades, il n'avait pas connu cela. Heureusement, le lorrain était là pour donner une nouvelle enfance à eux deux, et avait toujours des idées improbables. Et pourquoi un rendez vous devant la chapelle ?

Que me préparez vous, Geoffrey ? Pourquoi la chapelle ?
Suivez moi et vous verrez !

Un peu réticent, Matthias finit par entrer dans la chapelle à pas de loup et monter dans l'escalier dans le coin droit jusqu'à l'étage royal, où Louis XIV assistait à la messe. Mais là, il y avait un autre escalier où Geoffrey s'engouffra et les deux hommes se retrouvèrent sur … le toit de la chapelle !

C'est après vu les pages faire que j'ai voulu voir par moi-même, je me suis dit que ça vous plairait.

La vue sur Versailles et la cour royale était impressionnante. Les deux hommes, dont il est important de dire qu'ils ont trente ans et fils de grandes familles, restèrent de longues minutes ainsi avant que Geoffrey, qui voulait voir les jardins, marcha sur les toits pour satisfaire sa curiosité, suivit de Calenberg. Quelle drôle d'image de voir le duc de Bar et le prince de Calenberg sur le toit de Versailles, à rire de braver l'interdit et à se demander si des courtisans allaient les voir. Heureusement, tous se trouvaient à l'intérieur pour la soirée appartements alors que les deux regardaient le soleil se coucher sur le Canal. Puis comme il était temps de se montrer en public, ils descendirent par là où ils étaient entrés et se quittèrent à l'entrée des salons avec un sourire, chacun retrouvant son épouse.

Mais Versailles n'est pas qu'un nid à amis, c'était aussi un nid de cabales. Et Matthias fut pris dedans sans le vouloir … C'était un soir à Paris comme tant d'autres, Matthias rentrait tard après avoir longuement discuté avec Racine, l'heure avait tourné et il n'y avait plus que son carrosse dans les rues, ainsi que quelques badauds et mendiants. Éternellement dans ses pensées, le Prince sursauta lorsque le cocher arrêta brutalement son carrosse. Passant la tête en dehors de la voiture, Matthias y découvrit une jeune femme terrorisée, qui avait manqué de se faire écraser par les chevaux. Elle tourna la tête vers le Prince et ses grands yeux bleus désespérés l'imploraient autant que ses mots.

S'il vous plaît, monsieur, aidez moi ! Aidez moi !

Il prit en pitié cette demoiselle bien jeune pour rester seule dans Paris et elle avait l'air si apeurée, Matthias pouvait bien jouer une fois les chevaliers servants. Il ouvrit la porte du carrosse et l'invita à monter, ce qu'elle fit sans se faire prier. Elle se retrouva face à lui, les yeux humides, les longs cheveux cachant une partie de son visage, elle tremblait de tout son corps.

Qu'avez vous mademoiselle ? Racontez moi, ici vous êtes en sécurité.

Elle voulut prononcer quelque chose mais se mit à sangloter de longues minutes avant de tenter de raconter son histoire.

[color=pinkUne … Un femme a voulu …me tuer.[/color]
Mais dans quelle situation vous êtes vous mise pour qu'on veuille vous tue ! On n'assassine pas les gens sans raison !

Mais la jeune femme eut bien du mal à raconter son histoire et le germanique ne comprit seulement que la demoiselle était un témoin gênant d'un meurtre. Mais le choc de la demoiselle l'empêcha de dire plus.

Quel est votre nom ?
Fiona, monsieur.
Je vais vous raccompagner
Mais … si elle me retrouve ?
Je vous protégerais. lança t'il et il se surprit d'avoir dit cela

Sérieusement, Matthias de Calenberg, protéger une jeune femme inconnue ? Il ne pouvait pas la laisser ainsi et l'emmena jusqu'à chez son cousin Hesse où il demanda à des domestiques de s'occuper d'elle sans que leur maître ne sache, il prendrait soin d'elle avant de la ramener chez elle.

«
Vous revoilà pensif, Matthias. Vous n'avez plus rien dit après avoir lancé des fleurs sur Bar.
La fatigue sans doute. Je suis désolé de vous congédier messieurs, mais il commence à se faire tard.
Ce fut un plaisir, monseigneur.
De même. Mais nous nous retrouvons sous peu. Léo... L'empereur nous fait partir lundi prochain.

Matthias prit congés de son cousin et son invité, et quitta l'hôtel parisien pour Versailles où il vivait avec Maryse. Mais alors qu'il était tard, son épouse n'était pas rentrée d'après les domestiques. Il prit ses quartiers dans ses appartements, prenant son temps en observant de temps en temps l'horloge tournée jusque tard … Puis il entendit la porte d'entrée se rouvrir. Maryse essayait de rentrer discrètement mais c'était sans compter que son époux avait veillé tard. Il ouvrit sa porte, ce qui fit sursauter la jolie brune ?

Hé bien madame, nous voilà tous deux à veiller tard ! Votre soirée fut bonne ?
Assez en effet.
Fort bien, bonne nuit madame.

Voilà plusieurs soirs que son épouse rentrait tard sans donner réellement de détails, restant évasive sur ses activités. Matthias trouvait ce comportement étrange mais que pouvait-il faire ? Il n'allait pas la secouer jusqu'à ce qu'elle avoue ou lui mettre un couteau sous la gorge. Si la relation des deux époux s'étaient améliorés par rapport à leurs premières discussions, il leur restait beaucoup à apprendre l'un de l'autre. Matthias pouvait se révéler un homme surprenant. Quant à Maryse, elle avait un gros secret qu'ils n'allaient pas tarder à partager …

Mais avant les révélations conjugales, la guerre n'attendait pas. Il était temps de faire ses bagages et partir pour la Lorraine …
 »



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Dernière édition par Matthias de Calenberg le 14.02.13 22:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Calenberg ₪ Il est temps de voir au delà de la raison   14.02.13 22:41

J'ai fait trop long et en plus j'ai traîné NON
Mais j'avais envie de faire historique pour une fois !
Merci Steph de m'avoir aidée, la spécialiste de l'Empire I love you

J'espère que Matthias vous plaira Heuuu

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MessageSujet: Re: Calenberg ₪ Il est temps de voir au delà de la raison   15.02.13 16:28


Tu es validée !

Bienvenue à

Versailles !


Je viens à ta rescousse te valider Héros (Ferdigi) (quelle idée d'avoir un staff qui vautourise le forum mais ne valide pas ses schizos Green )

Heureusement que tu m'avais dit "je ne ferais pas long" PTDR Je suis ravie d'avoir pu t'aider car ta fiche est vraiment chouette, bien expliquée du point de vue historique (ce qui était pas gagné avec cette famille Razz) et tu as fait un Mathias absolument génial, avec son syndrome d'Asperger ** Je trouve que tu as trouvé le bon filon à exploiter !

Ton histoire est claire, j'ai beaucoup la discussion au présent et les souvenirs passés comme une sorte de flashbacks, ça permet de voir l'évolution de Matthias où on comprend ce qu'il a fait, son histoire avec Christian, ce qu'il est devenu et pourquoi il est là ! Tu as placé tous tes liens qui sont assez bien développés ... même si tu as copié la balade sur les toits de Morgan et Éléonore Boude Mais heureusement que tu as mis Versailles et non pas Saint-Germain PTDR

Enfin j'adore, donc je te valide yeah
Amuse toi avec nous avec ce nouveau personnage ! D'ailleurs, tu es la 1e à avoir la nouvelle fiche, félicitations Green

Une fois la validation passée, il faut recenser ton avatar, puis créer ta fiche de liens et consulter celle des autres, remplir le point info et le consulter pour savoir qui fait quoi.
A partir de 50 messages, vous pourrez demander un logement et à 100 messages un rang personnalisé.
Viens faire un tour sur le flood et n'oublie pas de mettre tes liens de présentation, fiche de liens et point info dans ton profil Clin d'Oeil




______________________

Joyeux Anniversaire mon Prince <3


OH YEAH:
 




Dernière édition par Philippe d'Orléans le 15.02.13 16:39, édité 1 fois
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Côté Coeur: Une servante de ma connaissance...
Côté Lit: la servante sus-citée l'a déserté, profitez-en!
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MessageSujet: Re: Calenberg ₪ Il est temps de voir au delà de la raison   15.02.13 16:33

Nan, moi j'ai boudé car je ne sais pas qui se cache derrière Matthias PTDR
Ca vous apprendra, les schizo, à faire tourner en bourrique vos admin What a Face

(bon et puis surtout, je suis passée sans m'arrêter, je voulais lire ta fiche ce soir ^^ )

Mais d'ores et déjà: r'bienvenue ^^

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"Les inclinations naissantes, après tout, ont des charmes inexplicables,
et tout le plaisir de l'amour est dans le changement."


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MessageSujet: Re: Calenberg ₪ Il est temps de voir au delà de la raison   15.02.13 16:51

Comme toujours je suis larguée sur les multicompte, mais je te souhaite la bienvenue !
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MessageSujet: Re: Calenberg ₪ Il est temps de voir au delà de la raison   15.02.13 17:15

Oh, quel beau feu d'artifice ** (oui, je sais, cette remarque était utile Green ).

Racine est ravi d'avoir son pote (et ne sait pas comment il doit prendre le fait qu'on dise qu'il n'est pas le plus grand débauché de Versailles pour le défendre Boude PTDR ) et Eléonore trépigne à l'idée d'avoir un lien mais la joueuse te souhaite surtout la re-bienvenue ** . J'aime beaucoup Matthias et celui que tu nous as fait promet, j'ai hâte de le voir évoluer ** . J'en connais une bigote et pas gentille avec Racine qui va être folle de joie en te voyant validée en tout cas PTDR


A très vite au détour d'un couloir versaillais Pervers
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Côté Coeur: Il baigne dans la colère et la frustration maternelle mais puisqu'il ne s'est pas laissé abattre, il continue de battre.
Côté Lit: Le Soleil s'y couche à ses côtés.
Discours royal:



♠ ADMIRÉE ADMIN ♠
Here comes the Royal Mistress

Âge : A l'aube de sa vingt septième année
Titre : Favorite royale, comtesse of Leeds et duchesse de Guyenne
Missives : 7231
Date d'inscription : 10/09/2006


MessageSujet: Re: Calenberg ₪ Il est temps de voir au delà de la raison   15.02.13 17:28

Alors là, rien ne va plus ! NON Je ne sais pas qui tu es alors je te boude à mort, sache le ! Boude Dénonce toi, tout de suite schyzo. What a Face

Même si tu as réussi à bien nous avoir, Cie et moi (mais notre revanche sera terrible dis toi le bien Twisted Evil ) je te souhaite la rerererebienvenue à Versailles ! Very Happy cheers

Je suis bien contente qu'on ait un Matthias, c'est un personnage super bien ! Very Happy J'espère que nous aurons un lien très bientôt entre lui et un de mes moi ! Very Happy (Y'a même intérêt, il faut te faire pardonner pour tes cachoteries à deux déesses. Razz )



______________________

La duchesse de Fer
" Je vois en toi quelque chose qui offense le vulgaire. L'envie et la calomnie te poursuivront. Alors dans ce désert égoïste qu'est la vie, ne pense plus qu'à toi. "

Le rouge et le noir
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« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Il le partage sans compter, entre son fils Hannes, le souvenir de sa femme, ses amis, et tous ceux qui ont besoin d'un peu de sympathie...
Côté Lit: Il y ramène parfois un(e) amant(e) d'un soir, mais il passe tant de temps à observer le ciel qu'il est aussi souvent vide !
Discours royal:



And he applied his mind
to obscure arts.

Âge : 34 ans.
Titre : Duc de Sudermanie, membre de la régence suédoise.
Missives : 346
Date d'inscription : 28/05/2012


MessageSujet: Re: Calenberg ₪ Il est temps de voir au delà de la raison   15.02.13 17:34

Moi tu ne m'as jamais dit qui tu étais (vile What a Face) mais j'ai mes sources et mes informateurs, donc je sais qui tu es (sisi, c'est d'une logique imparable) Green

Bref, tu devines bien que je suis plus que ravie qu'on ait enfin un Matthias ! ** ** Ta fiche est vachement chouette, comme dit Steph le coup du syndrôme d'Asperger est bien trouvé, ça lui donne une nouvelle dimension très intéressante à exploiter ! Et évidemment, à titre purement personnel, j'ai beaucoup aimé le passage avec Christian I love you

Bref, REBIENVENUE PARMI NOUUUUUUUUUUUS I love you I love you I love you Et Maxi' me fait dire qu'il veut et exige un lien, maintenant qu'il se découvre un collègue conseiller de Léopold PTDR

______________________

Dr Jekyll et Mister Hyde

And see, that nothing can be known!
That knowledge cuts me to the bone.
I'm cleverer, true, than those fops of teachers,
Doctors and Magisters, Scribes and Preachers;
Neither scruples nor doubts come now to smite me,
Nor Hell nor Devil can longer affright me.



© belzébuth

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MessageSujet: Re: Calenberg ₪ Il est temps de voir au delà de la raison   15.02.13 18:58

C'était interdit de souhaiter la re-bienvenue avant moi ! Boude Fallait me laisser cet honneur NON surtout que Christian a posté avant moi alors je suis jalouse.

Re-bienvenue à toi cheers J'ai lu ta fiche au fur et à mesure tellement je n'attendais que ça depuis que tu m'as annoncé la grande nouvelle Very Happy J'ai adorééé ! I love you Et je sens qu'on va faire un super couple sur ATV cheers

J'ai hâte de faire un topic, même si je n'arrive pas à gérer ceux que j'ai déjà PTDR Matthias a une place d'honneur What a Face

Amuse toi bien avec Matthias Very Happy
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MessageSujet: Re: Calenberg ₪ Il est temps de voir au delà de la raison   15.02.13 19:32

Bienvenue mon héro! Very Happy
Et Bravo pour ta fiche elle est splendide!
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« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: pas encore de problèmes cardiaques, merci de vous en préoccuper
Côté Lit: Surprise, ça bouge!
Discours royal:



En toute modestie
deutsche Qualität

Âge : 26 ans
Titre : Prince-héritier de Saxe, Duc de Saxe-Weissenfels
Missives : 882
Date d'inscription : 07/02/2012


MessageSujet: Re: Calenberg ₪ Il est temps de voir au delà de la raison   15.02.13 19:38

J'ai dévoré cette fiche! I love you Mais je ne sais pas qui se cache derrière ce brave Matthias. Moi et mon esprit de déduction... PTDR

Re-Bienvenue en tout cas!
La petite troupe des germaniques s'agrandit de jour en jour!!!!!!!! Razz
A très bientôt en Lorraine! What a Face

______________________

Pervers  Pervers  Pervers  Pervers  Pervers  Pervers  Pervers  Pervers  Pervers  Pervers



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« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Son travail est son seul amour...et éventuellement son fils!
Côté Lit: Quand il a le temps et qu'il est d'humeur, une dame galante et consentante, mais jamais elle devra passer avant sa charge!
Discours royal:



Justicier en chef
La perfection au masculin

Âge : 41
Titre : seigneur de la Reynie, lieutenant général de police
Missives : 260
Date d'inscription : 26/10/2012


MessageSujet: Re: Calenberg ₪ Il est temps de voir au delà de la raison   15.02.13 20:51

Bienvenue cheers

C'est super cool qu'on ait un Mathias (j'adore ce perso), mon DC est ravie que sa meilleure amie ait enfin son mari! Bravo pour ta fiche, elle est splendide .

Je ne sais pas non plus qui tu es mais je vais mener mon enquête ^^

Amuse-toi bien avec ton nouveau perso Bg dragueur

______________________

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« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Après mon pays et un souverain, vient le visage d'un français un peu trop maniaque.
Côté Lit: Après le passage d'un souverain, je suis devenue bien difficile. N'espérez rien de ce côté!
Discours royal:



    Caledonia you're calling me
    And now I'm going home


Âge : 25 ans
Titre : Baronne de Campbelltown et espionne très personnelle de Charles II
Missives : 334
Date d'inscription : 26/02/2012


MessageSujet: Re: Calenberg ₪ Il est temps de voir au delà de la raison   15.02.13 21:14

Je crois avoir une idée, car petit à petit, j'exclue ceux qui ont déjà trois comptes et qui ont des liens ou qui n'ont pas assez de messages Razz

______________________


«


scottish girl:
 
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« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Il bat bien, merci.
Côté Lit: Mon épouse, pour y faire mon devoir.
Discours royal:



Tout pour la Galerie

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Titre : Prince de Calenberg, duc de Hanovre
Missives : 95
Date d'inscription : 24/12/2012


MessageSujet: Re: Calenberg ₪ Il est temps de voir au delà de la raison   16.02.13 23:01

Merci à vous tous **

Et Emma, nous allons devenir le meilleur couple, je n'en doute pas Pervers
Oh Cha, je te l'avais pas dit ? J'ai cru pourtant ! Enfin tu sais Green

Alors Cie, qui suis-je ? Pervers Pervers

______________________


Et c'est curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée... Parce que quand on a le goût de la chose, quand on a le goût de la chose bien faite, le beau geste, parfois on ne trouve pas l'interlocuteur en face je dirais, le miroir qui vous aide à avancer.


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MessageSujet: Re: Calenberg ₪ Il est temps de voir au delà de la raison   Aujourd'hui à 15:15

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