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 Au milieu des mignons, les jolis garçons sont rois ! [François

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« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Après avoir souffert ces dernières années, ma belle Elodie le remet en marche ♥
Côté Lit: Je suis fidèle à l'amour et à un seul être. Et je l'attendrais.
Discours royal:



    Ҩ PRINCE CHARMANT Ҩ
    Je te promets la clé des secrets de mon âme


Âge : 25 ans
Titre : Duc de Gascogne
Missives : 638
Date d'inscription : 01/06/2008


MessageSujet: Au milieu des mignons, les jolis garçons sont rois ! [François   19.12.12 1:50


« Parmi les fous, on craint d'être fou. »
Est-ce grave de ne pas se sentir à ce point à sa place en ces lieux ? Il y a deux années, j'étais si à l'aise, un vrai poisson dans l'eau … Ai-je tant changé que cela ? Pourtant, mes centres d'intérêts ni mon amour des belles choses n'ont baissé. Peut être à cause de ces regards que je n'aime plus Versailles. On m'a accusé d'avoir tué ma fiancée, on accuse aujourd'hui mon frère d'être un meurtrier. N'ont ils que cela à faire ? Finalement cette guerre, loin de tout cela, ne sera pas si mauvais …

Philippe ne passait à Versailles que pour sa charge, rien d'autre. Peu de monde ne trouvait de grâce à ses yeux, il avait trop vite grandi pour un garçon de vingt quatre ans, ne voyait plus les courtisans de cet œil amusé et malicieux, mais d'un regard blasé et presque hautain. Il se rendait dans certaines soirées appartements histoire de se montrer mais ne restait jamais bien longtemps. A choisir, il était vraiment bien dans la bibliothèque royale, même s'il n'y avait pas grand mouvement ni grand chose à faire. Alors pour s'occuper, Philippe lisait ce qui lui tombait sous la main. Cela permettait de passer le temps intelligemment et surtout ne pas être tenté de retourner chez soi pour tourner en rond et ruminer dans son coin.

Avec la guerre arrivant, Philippe devait soulever ses hommes en Gascogne pour partir sur le front. Il allait devoir guider tous ces hommes, ces soldats lui qui n'avait pas fait la guerre, préférant le voyage. Certes, il n'était pas stupide et avait étudié des modèles de stratégies militaires. Mais qu'était la théorie lorsqu'on foulait le terrain pour la première fois. Il espérait être à la hauteur, ne pas être un mauvais chef face à tous ses hommes, ces bons gascons au caractère bien trempé où il faudrait se montrer ferme, lui avec son physique de play-boy. Cela ne serait pas une partie de plaisir. Lorsque ce matin la lettre annonçait que les hommes étaient partis lui mit la boule au ventre. Cela devenait réel et palpable au fil des jours et des semaines. Bientôt, à son tour, il devrait quitter son chez lui pour le campement, dira au revoir à Barnabé, à son fils, à sa belle … ah non, Élodie allait sur le front aussi. Un soucis de plus, ça aussi … Alors qu'il s'était perdu dans ses pensées, les yeux sur son ouvrage sans vraiment le lire, Jérôme Bignon, le maître de la librairie, vint devant le jeune homme et le regarda durant de longues secondes, avant que Philippe, se sentant observé, releva la tête :

« Qu'il y a t'il, monsieur Bignon ?
J'ai de quoi tromper votre ennui. Vous devez emmené quelques ouvrages demandés par le prince Philippe de France, et en récupérer d'autres … A moins que vous comptiez rester dans vos pensées ?
répliqua le quadragénaire avec un petit sourire amusé.
Non, non au contraire, vous me donnez l'occasion de me dégourdir les jambes.
Fort bien. Voici les listes et Lucien va vous aider à porter les ouvrages à emmener. »


Lucien, un jeune page, était apparu presque comme par magie, tout sourire aux lèvres. Il n'y avait que cinq ouvrages mais ils pesaient lourds et être deux n'étaient pas de trop. Le château prêtait même un carrosse pour les emmener, d'Artagnan venant toujours à cheval pour la courte distance à parcourir entre le manoir et le château royal. Mais en carrosse le temps était si long. Pourtant il n'y avait que dix kilomètres environ entre la demeure de Louis XIV et celle de son frère, il aurait fallu deux fois moins de temps pour y aller à cheval mais il est vrai que par ce temps et avec les livres, cela n'était pas l'idéal. Dehors, tout était blanc, cela était reposant et Philippe se laissa bercer en observant le paysage apaisant. Il en aurait besoin pour la suite. Il était venu à St-Cloud lors de fêtes données par Monsieur et connaissait la réputation du prince, et surtout de sa Maison. Il avait croisé quelques mignons à Versailles mais sans les avoir vraiment côtoyés …

Après avoir décliné son identité à l'entrée et expliquant le motif de sa visite, on lui expliqua que le prince était à Versailles. Philippe leva les yeux au ciel, n'étant pas tombé sur un futé :

« Je le sais, c'est lui qui a fait cette demande. Je ne fais qu'emmener les livres et reprendre les autres. »

Le garde, qui était sans doute plus jeune que d'Artagnan, le fixa durant de longues secondes avant de le laisser enfin entrer. A l'entrée du château, les deux descendirent, prirent leurs ouvrages et se rendirent à la porte qui s'ouvrit miraculeusement. Sans aucun doute, on devait les attendre, ou alors ils avaient été surveillés. Trois jeunes hommes dévisagèrent Philippe avec un large sourire satisfait avant qu'un ne s'exclame :

« Mais on nous avait caché que les rats de bibliothèque pouvaient être aussi charmants !
Oh mais laissez nous vous débarrasser. Tiens Marie-Josèphe, prends les livres !
Marie-Adélaïde ! » s'énerva le troisième.

En un rien de temps, Philippe fut débarrassé de ses livres et de son manteau, mais ils avaient laissé de côté le jeune Lucien de côté. Cela commençait assez mal, le jeune duc se méfiait, les regardant tour à tour et préféra garder le silence tout en les accompagnant vers la bibliothèque, les laissant parler comme des pipelettes, ne répondant que poliment à leurs questions.

« Alors c'est vous le frère de Colbert ?
Heu … non, je ne suis pas apparenté à monsieur Colbert. Je …
Vous êtes bêtes. Le frère du dindon noir est plus vieux !
En effet … Je me nomme Philippe d'Artagnan et … mais il fut encore coupé.
D'Artagnan ? Comme le célèbre mousquetaire ?
C'est mon père. l'air de groupie lui faisait peur.
Sa vie est SI passionnante ! Et romantique ! »

Philippe se retint de rire. Aujourd'hui, son père n'avait plus rien ni de passionnant et encore moins de romantique. Où était il pêché cela ? Et ce château semblait immense ! Les trois le regardaient toujours avec de grands sourires envers Philippe qui se demandait où il était tombé. Un quatrième arriva en courant une fois en haut de l'escalier et sautilla tout heureux à la vue de Philippe.

« Louis XIV recruterait il sur le physique ? Monsieur, vous êtes absolument charmant, vous allez à merveille en ces lieux ! Dommage que le prince ne soit pas là, il vous adorerait ! 
Et c'est un d'Artagnan !
Comme les mousquetaires ! s'exclama le dernier arrivé.
Les ? Mon pauvre ami, tu es un sot, il n'y en a qu'un !
Non, il y en a deux ! Le père héroïque, et son fils !
Mais il est là, imbécile !
Mais non, lui est duc de Gascogne ! Vous avez bien un frère mousquetaire, monsieur d'Artagnan ?
Heu … oui.
Voilà ! Qui c'est l'idiot maintenant ? »

Quelle était cette maison de fous ! Philippe faisait pâle figure avec ses vêtements foncés et son air gêné, sobre, par rapport à ces garçons colorés, souriants et tout en gestes. Y avait il quelqu'un de normal en ces lieux ? A ce moment là, il fut tiré de ses pensées :

« Tiens, un autre beau jeune homme. Toujours aussi charmant, Froulay ! »

Froulay ? Philippe leva la tête, puisque ce nom ne lui était pas étranger (pas du tout même ! ) et eut la surprise de voir François, le frère d’Élodie. Ce dernier fut tout aussi surpris, les deux devaient se demander ce que l'autre faisait là. Les quatre mignons s'arrêtèrent au niveau de Froulay et d'une grande porte.

« Voulez vous visiter la bibliothèque, monsieur d'Artagnan ?
Non merci, je vais vous attendre là.
Dommage … mais on emmène le petit. Viens avec nous. »

Lucien fit un regard apeuré à Philippe mais partit tout de même dans la bibliothèque. Philippe resta donc avec François dans le couloir. Tout d'abord silencieux, se remettant de cette étrange rencontre avec ces garçons venus d'un autre monde sans aucun doute, il se tourna vers François en fronçant les sourcils et l'observant.

« Mais … que faites vous ici ? Je vous croyais mousquetaire pas … gardien de fous. »

Sérieux tout d'abord, il eut un petit rire nerveux. En l'observant, il avait bien remarqué que François n'avait plus l'uniforme de mousquetaire mais le même que le garde à la grille. Il ne fallait pas être stupide de comprendre qu'il travaillait ici.

« Pardon de rire mais … vous imaginer, si sérieux parmi … je ne sais pas comment les qualifier. J'espère qu'on vous paie bien car rien que de la porte à ici, j'eus l'impression qu'on allait me sauter dessus une dizaine de fois. Et ces fois … affreuses ! »

Il était un peu moqueur mais ne faisait pas le fier, il n'avait pas été vraiment en confiance pendant tout ce temps !

______________________


Donner du style à son caractère- voilà un art grand et rare ! Celui-là l'exerce qui embrasse tout ce que sa nature offre de forces et de faiblesses, et qui sait ensuite si bien l'intégrer à un plan artistique que chaque élément apparaisse comme un morceau d'art et de raison et que même la faiblesse ait la vertu de charmer le regard.

Prince Philippe:
 


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Titre : Maréchal des Logis des Mousquetaires, Capitaine de la garde de Monsieur, Marquis de Lavardin
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Date d'inscription : 29/08/2011


MessageSujet: Re: Au milieu des mignons, les jolis garçons sont rois ! [François   16.01.13 21:08

François aurait eut tort de se plaindre, la vie à Saint-Cloud était loin d'être aussi terrible que ce qu'il avait cru les premiers jours. A vrai dire, il s'y était plutôt bien habitué. Mis à part les frayeurs du maître des lieux de temps à autre qui le forçaient à dormir dans l'antichambre ou carrément au chevet du prince, tout allait pour le mieux. A vrai dire, si loin de Versailles, tout semblait plus simple. Il n'avait pas à s'en faire pour Elodie à chaque instant – même si les premiers temps, il avait beaucoup craint pour elle – et il était moins tenté d'aller voir Claire pour un oui ou pour un non, et donc leur secret était bien gardé. Il avait aussi sa propre chambre qu'il n'avait plus à partager avec d'autres mousquetaires, et il était l'officier en charge. Que des avantages, quand on savait que la garde du prince ne demandait pas énormément de travail. Seulement lors de ses sorties, et encore, quelques gardes suffisaient. Son altesse royal n'était pas sa majesté, ses sorties nécessitaient moins de préparatifs, et mis à part depuis l'incident de la Rue aux Ours où le Prince avait été assez malmené pour demander un peu plus de protection lors de ses sorties, il arrivait même que son Altesse décide seulement de sortir sans gardes – ce que François avait toujours trouvé déraisonnable, mais on ne va pas contre les caprices d'un prince. Cela, le jeune Froulay l'avait comprit depuis bien longtemps. Les puissants font loi et on ne s'oppose pas à leurs bon vouloirs.

Mais ce jour là François n'avait pas grand chose à faire. Ses rapports étaient écris – rapports pour qui ? Il se le demandait bien, il n'y avait pas grand chose à écrire ici pour le moment et il était l'officier supérieur, alors bon... -, le prince était à Versailles et n'avait pas souhaité que le jeune homme l'accompagne – a sa grande surprise – et sa correspondance privée aussi, qu'il avait emmené lui même au courrier du matin, car il avait apprit que les mignons pouvaient être parfois très curieux. Dans le fond, François les aimait bien, pour la plupart, mais ils étaient agaçant de superficialité et de manque de sérieux. A quoi servait un essaim de jeunes filles quand on avait les mignons de monsieur ? Enfin n'allez pas vous méprendre, le jeune homme les appréciait certes, mais de loin. A vrai dire, moins il les voyait, mieux c'était. Et quand il ne les voyait pas, il les entendaient ce qui était passablement désagréable, surtout la nuit, car le jeune homme était logé au même étage qu'eux. C'était bien la seule chose dont il se plaignait ici. Heureusement, la journée était plutôt tranquille. Et n'étant pas de service, simplement habillé d'un haut de chausse, de bottes et d'une chemise, il lisait assis dans un fauteuil au coin du feu. L'hiver était froid, et il appréciait l'entretient des cheminées du château un peu plus chaque jour. L'essai sur les manœuvres militaires était des plus intéressants. Il s'agissait du premier tome qu'il avait emprunté à la bibliothèque du château. Comment le prince était-il entré en possession d'un tel ouvrage ? François ne le savait pas vraiment, mais il devait dire merci à sa chance. Et c'était de circonstance vu les rumeurs qui couraient ces derniers mois et que François ne pouvait s'empêcher de croire pour le coup. Mieux valait prévenir que guérir.

Hélas, le tome arrivait à sa fin, et François, captivé par sa lecture, décida de partir à la recherche du second tome dans la bibliothèque. Enfilant à la va-vite un pourpoint aux couleurs du prince qui traînait sur sa chaise, et, l'ouvrage en main, descendit les escaliers pour se rendre dans ce temple de la lecture. Il n'était même pas armé. A quoi bon, ici ? Les probabilités d'un assassinat étaient très minces il ne risquait pas grand chose, surtout en l'absence du prince. Le palais était désert, même les mignons – qui eux aussi étaient restés, deuxième surprise – semblaient se cacher. Au passage d'un des couloirs, il remarqua que deux de ses hommes en service portaient une grande attention à ce qui semblait se passer un étage plus bas, à la grande entrée. Il fronça les sourcils en s'approchant des deux distraits, mais l'un d'entre eux, le voyant, tira son camarade par la manche et tous deux se mirent au garde à vous.

-Vous n'avez rien de mieux à faire ?

-Si, mon capitaine...


Et sans attendre une minute de plus, ils reprirent leur ronde, laissant François seul témoin de la scène se déroulant plus bas. Les mignons semblaient avoir attrapé une nouvelle proie, ou un nouveau jouet, cela dépendait de la vision que l'on en avait. Le jeune homme poussa un soupir, et décida de repousser de quelques minutes son passage à la bibliothèque pour aller prêter main forte à celui qui subissait l'attaque de volant et de maquillage coloré des bouffons du maître des lieux. Ils se montraient d'ailleurs particulièrement dissipé quand le duc n'était pas là. Quand le chat s'absente les souris dansent dit le proverbe. Le livre sous son bras, il dévala la nouvelle volée de marche avant de se retrouver au niveau de la scène qu'il avait sous les yeux quelques instants auparavant. Et on le repéra tout de suite :

-Tiens, un autre beau jeune homme. Toujours aussi charmant, Froulay !

-N'avez-vous rien de mieux à faire que tyranniser notre visiteur ?
Lança le mousquetaire sur un ton faussement sévère.

François leva les yeux au ciel, avant de se rendre compte que le nouveau le dévisageait et qu'il n'était pas si inconnu que cela puisqu'il s'agissait de Philippe d'Artagnan. Leur dernière conversation s'était terminée plutôt froidement. Il était assez surprit de le voir ici malgré la sincérité de ses sentiments pour sa cadette. Et il doutait qu'Elodie ait un quelconque rapport avec la raison de la présence de Philippe dans les murs de Saint-Cloud.

-Voulez vous visiter la bibliothèque, monsieur d'Artagnan ?

-Non merci, je vais vous attendre là.

-Dommage … mais on emmène le petit. Viens avec nous.


Les mignons passèrent au niveau de François, non sans pouffer et lui lancer des regards langoureux. Nouveau soupir d'agacement. Ils n'auraient pas pu débarrasser le plancher avec le duc ?

-Et vous Froulay, roucoula Marie-Adélaïde. Vous avez l'air bien triste tout seul dans votre chambre, vous nous faites de la peine... Je peux peut-être venir vous tenir compagnie ce soir...

François aurait volontiers prié tous les saints du paradis pour se débarrasser d'eux. En bande, ils étaient vraiment insupportable.

-Je vous remercie, Marie-Adélaïde, mais je suis persuadée que votre soirée n'en serait que plus triste. Le duc vous veut plein d'entrain pour son retour, j'en suis sûr.

Marie-Adélaïde fit la moue, avant de s'éloigner avec ses comparses, et François passa une main lasse sur son front. Incorrigibles... Puis, il reporta son attention sur Philippe et lui fit un sourire gêné.

-Je plains votre compagnon, le pauvre ne sait pas dans quoi il vient de tomber.

-Mais … que faites vous ici ? Je vous croyais mousquetaire pas … gardien de fous. Pardon de rire mais … vous imaginer, si sérieux parmi … je ne sais pas comment les qualifier. J'espère qu'on vous paie bien car rien que de la porte à ici, j'eus l'impression qu'on allait me sauter dessus une dizaine de fois. Et ces fois … affreuses !


Il eut un rire nerveux, et François croisa les bras, ennuyé :

-Il faut croire que les deux fonctions vont de paire. Le duc a eut besoin d'un nouveau capitaine des gardes, la punition m'est tombée dessus. Et ce n'est pas une partie de plaisir, comme vous pouvez vous en douter. Mais certaines personnes sont ravies de ne plus m'avoir dans les jambes.

Il lança un regard entendu à Philippe, avant de changer de sujet, n'ayant pas envie de se disputer aujourd'hui :

-Et vous, qu'est ce qui vous amène ?

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ANYTHING COULD HAPPEN  


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MessageSujet: Re: Au milieu des mignons, les jolis garçons sont rois ! [François   08.03.13 9:23

Mais où Philippe était-il tombé ? Et pourquoi cela tombait sur lui ? Les mignons du Prince de France étaient littéralement hystériques, comme un quelconque peuple sauvage à la vue de nouvelles proies. C'était assez affolant, d'Artagnan n'avait pas l'habitude de se retrouver au centre des attentions de certaines personnes, et encore moins de jeunes hommes poudrés qui avaient l'air de le connaître ainsi que sa famille alors qu'il ne savait rien d'eux. Cela avait un petit côté flippant et plus il avançait dans le château, plus il avait envie de fuir, non pas comme un lâche mais pour sa propre survie, car il n'était vraiment pas sûr de sortir vivant du château de Saint-Cloud. D'ailleurs, il ne savait pas quand il en sortirait ! Intérieurement, il se dit que monsieur Bignon avait un drôle d'humour et qu'il l'avait piégé avec cette balade inopinée mais surtout, empoisonnée ! Heureusement que la venue de François de Froulay put avoir un effet comique sur le gascon.

Quelle était la probabilité que les deux hommes se croisent à Saint-Cloud ? Philippe ne pensait faire qu'une brève apparition et repartir aussitôt, mais ce n'était pas ce que pensait les mignons du Prince, sans doute ravis d'avoir de nouvelles proies à se mettre sous la dent, pour le plus grand désarroi de d'Artagnan qui avait envie de rentrer, ne se sentant pas à sa placer dans le château de Monsieur. Et la dernière personne qu'il pensait y rencontrer était bien François ! Pourtant celui-ci avait la parfaite excuse, tout du moins une raison, pour s'y trouver.

« Il faut croire que les deux fonctions vont de paire. Le duc a eut besoin d'un nouveau capitaine des gardes, la punition m'est tombée dessus. Et ce n'est pas une partie de plaisir, comme vous pouvez vous en douter. Mais certaines personnes sont ravies de ne plus m'avoir dans les jambes. » lâcha Froulay.

Philippe cessait de rire et comprenait parfaitement à qui le nouveau capitaines des gardes faisait référence. Il était certain qu'Elodie pouvait faire comme bon lui semblait au camp des mousquetaires, sans avoir son aîné dans les pattes. Elle qui lui parlait avant de fuir ses frères, où en fait il n'y en avait qu'un seul qui se trouvait devant lui, devait être satisfaite de ce départ impromptu, pas bien loin du camp et de Versailles, mais suffisamment prenant pour avoir la paix. Lui ne fit seulement hocher la tête, comprenant que c'était bien une punition et compatissait sincèrement.

« Et vous, qu'est ce qui vous amène ?
Oh, une envie de me dégourdir les jambes qui a mal tourné, on pourrait dire.
lança le jeune homme en haussant les épaules avant de reprendre pour mieux s'expliquer. Je suis un des assistants du grand maître de la librairie du roi, celui-ci m'a chargé d'apporter quelques ouvrages au Prince et en récupérer d'autres. Je ne pensais pas que j'allais tomber en enfer. »

Il entendit des gloussements venant de la bibliothèque, ouvrit les yeux tout ronds l'espace d'un instant et se félicita intérieurement de ne pas avoir été trop poli, ayant refusé de les suivre. Après tout, il était sensé juste emmené des ouvrages et en récupérer d'autres, pas de faire la visite de Saint-Cloud ni de devenir de la chair à pâté pour mignons en quête d'affection. Il avait l'impression d'être tombé dans un autre monde, où le simple fait d'avoir été gâté par la nature par la beauté suffisait à enflammer les émois et que certaines personnes puissent tout se permettre. A y réfléchir, Philippe se sentait un peu comme ces demoiselles à Versailles qui étaient les proies des grands séducteurs. Sauf que là, les séducteurs étaient en carton et cherchaient davantage de jolis garçons. D'Artagnan s'approcha de la porte et passa la tête à l'intérieur mais ne vit rien. Il n'avait pas envie d'attendre trop longtemps ni de laisser Lucien tout seul. Mais en attendant, il avait François, le seul être normal environnant, avec lui, ce qui était déjà très bien.

« Depuis combien de temps êtes vous ici ? J'espère que vous avez les nerfs solides pour supporter tout cela et surtout que cela est bien payé car il faut au moins ça pour vouloir rester entre ces murs. »

Deux autres passèrent non loin d'eux, leur faisant des sourires presque carnassiers et les détaillant de haut en bas. Philippe ouvrit à nouveau les yeux tout grands de surprise, ne pensait pas un jour être considéré de la sorte, comme un objet purement sexuel aux yeux de certains. Et plus le temps passait, plus il se demandait vraiment ce qu'il faisait là et aussi comment des jeunes hommes de bonne familles pouvaient se comporter de la sorte.

« De vous à moi, comment faites vous pour supporter tout cela ? questionna Philippe, assez admiratif de l'aplomb de Froulay. Vous devez avoir un sacré sang froid. Je ne pense pas que j'aurais été capable de vivre au milieu des fous, à être examiné de toutes les coutures comme un animal de foire. Je vous tire mon chapeau, Froulay. »

Pour une fois qu'ils pouvaient s'entendre, dire que c'était à cause des mignons, cela été assez insensé !

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Prince Philippe:
 


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MessageSujet: Re: Au milieu des mignons, les jolis garçons sont rois ! [François   31.03.13 17:31

François avait plutôt l'impression d'être le gardien d'une bande d'oiseaux colorés et écervelés, un peu à l'image de ce perroquet qui l'avait pincé une fois, un certain Néron. Cette sale bestiole répétait d'ailleurs une phrase qui aurait parfaitement collé à la situation de François « à mort, pendu ». Le jeune homme n'était pourtant pas du genre à souhaiter du mal à son prochain, mais il fallait bien avouer que l'absence du duc pour les maintenir mettait sa patience à rude épreuve. Il aurait de loin préféré que lui, ou eux, soient du voyages avec Son Altesse, hélas, on ne pouvait pas refaire les évènements à sa convenance. Et même si le château semblait étrangement calme sans Monsieur pour crier ses ordres et caprices à droite et à gauche, François le préférait de loin ici qu'ailleurs. Mais c'était un autre Philippe pour le moment qui requérait son attention et son étonnement. D'Artagnan à Saint-Cloud ? Elle était bien bonne, et surprenante, cette surprise. Bien que lors de leur dernière discussion, les deux jeunes hommes se soient quittés dans des conditions plutôt froides – pour ne pas dire orageuses – François était presque ravi de le voir là, tellement il était prêt à tout pour éviter les mignons. Il ne manquerait plus qu'une bonne excuse pour quitter le château et tout pourrait être presque parfait. Mais il ne fallait pas trop en demander, hélas, et François avait cessé depuis longtemps de croire en la chance puisqu'elle semblait avoir décidé de se tourner vers d'autres que lui.

La tête du jeune duc de Gascogne avait pourtant été impayable. Il avait parut si surprit de l'arrivée des mignons batifolants autour de lui et de son compagnon de voyage, s'en était presque risible. Presque, si François avait put passer un peu de temps à rire, ce qui lui était hélas bien moins commun ici qu'à Versailles, puisque certaines personnes usaient sa patience à une vitesse inchronométrable, et que les seuls rires qui franchissaient ses lèvres, loin d'être sincères, étaient plutôt nerveux. Sans doute avait-il besoin de vacances, mais il doutait très sérieusement qu'on puisse lui en accorder au vu de la situation. Il se doutait bien au fond que si le prince s'était rendu à Versailles presque seul, c'était pour préparer avec son royal frère la guerre qui se profilait à l'horizon. Et cet horizon était de plus en plus proche, ce qui était aussi de plus en plus effrayant pour tout jeune soldat qui sait qu'il va y finir, bien que François, comme beaucoup, rêvait d'y faire ses preuves. Au moins les mignons ne seraient certainement pas du voyages, du moins l'espérait-il. Et Philippe semblait avoir grand mal à se remettre de leur accueil déroutant et de la surprise que la présence de François au milieu de cette maison de fous semblait provoquer. Pourtant, François, lucide, ne semblait pas s'en étonner et encore moins en prendre ombrage. Il s'était fait à sa situation depuis le temps bien qu'elle pouvait encore provoquer bien des surprises à n'importe quel moment. On était chez le duc d'Orléans après tout.

Une fois que les mignons eurent débarrassé le planché, Philippe et François purent commencer une conversation entre gens civilisés, et cela ne fut pas du luxe. François ramena d'ailleurs le calme par une remarque implicite qui, si elle aurait put passer pour une pique, n'en était pourtant pas une. Le jeune homme n'était pas d'humeur à se disputer. Il retourna d'ailleurs la question à Philippe, qu'est ce que lui pouvait bien faire là ?

-Oh, une envie de me dégourdir les jambes qui a mal tourné, on pourrait dire. Je suis un des assistants du grand maître de la librairie du roi, celui-ci m'a chargé d'apporter quelques ouvrages au Prince et en récupérer d'autres. Je ne pensais pas que j'allais tomber en enfer.

François eut un rictus. Enfer ? Peut être pas à ce point là, mais il n'était pas vraiment loin. Quelques bruits peu engageants parvenaient de la bibliothèque. Si François n'y fit pas vraiment attention, habitué à pire à force de vivre au même étage que cette bande d'énergumènes, Philippe, lui, sembla surprit et un rien choqué.

-Depuis combien de temps êtes vous ici ? J'espère que vous avez les nerfs solides pour supporter tout cela et surtout que cela est bien payé car il faut au moins ça pour vouloir rester entre ces murs.

François croisa les bras, résolu et résigné.

-Cela fait quelques mois maintenant, je suis étonnée qu'on ne vous en ait pas fait part. Pour ce qui est des nerfs solides, j'ai eus un bon entrainement. La solde est plus avantageuse que celles des mousquetaires, mais c'est plus le devoir et l'honneur qui me font restés ici que ce que je reçois tous les mois, expliqua simplement le mousquetaire.

Deux autres mignons passèrent à côté des jeunes gens, lançant des regards explicites au nouveau venu. Il fallait au moins ça, songea François, pour les sortir de leur routine quotidienne...

-Eh bien messieurs, vous n'êtes pas dans la bibliothèque ?

-C'est que, cher Froulay, deux jeunes morceaux de choix comme vous ne peuvent être laissés seuls... Ce serait un crime contre l'amour.

-L'amour ? Vraiment ? Je ne vous aurais pas cru si profond et si intéressés de sentiments.

-Mais il y a beaucoup de choses que vous ne connaissez pas sur nous. Il ne tient d'ailleurs qu'à vous de les découvrir.


François leva les yeux au ciel alors qu'ils s'éloignaient en riant. Il n'en aurait donc jamais fini des sous entendus graveleux ?

-Qui fait le malin tombe dans le ravin, lâcha-t-il entre ses dents, songeant qu'un jour les mignons seraient surement punis, non pas pour leurs mœurs, mais pour le comportement qu'ils avaient envers ceux qui ne partageaient pas leurs penchants.

-De vous à moi, comment faites vous pour supporter tout cela ? Vous devez avoir un sacré sang froid. Je ne pense pas que j'aurais été capable de vivre au milieu des fous, à être examiné de toutes les coutures comme un animal de foire. Je vous tire mon chapeau, Froulay.

François ne répondit pas. Il n'y avait d'ailleurs rien à dire de plus. Il ne savait pas lui-même comment il faisait. Il était donc inutile de s'avancer plus sur le sujet.

-Venez, allons prendre l'air, cela me fera le plus grand bien et nous évitera de les croiser encore, ils en ont pour un moment, précisa-t-il en désignant la bibliothèque d'un regard.

Entrainant Philippe derrière lui, François passa la porte du château et tous deux se dirigèrent vers les jardins qui, s'ils étaient propices à certaines intimités que les mignons affectionnaient, étaient aussi assez grand pour pouvoir y être un peu tranquilles.

-Parlez-moi de Versailles. Que s'y passe-t-il ? Que donne-t-on au théâtre ?

Il espérait, l'air de rien, avoir quelques nouvelles de Claire qu'il délaissait depuis sa prise de charge.

-Et comment se porte ma sœur... ? Ajouta-t-il après une hésitation.

Elle, il essayait d'y penser le moins possible, il avait déjà assez à faire comme ça ici.

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« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Après avoir souffert ces dernières années, ma belle Elodie le remet en marche ♥
Côté Lit: Je suis fidèle à l'amour et à un seul être. Et je l'attendrais.
Discours royal:



    Ҩ PRINCE CHARMANT Ҩ
    Je te promets la clé des secrets de mon âme


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MessageSujet: Re: Au milieu des mignons, les jolis garçons sont rois ! [François   28.05.13 19:33

« Cela fait quelques mois maintenant, je suis étonnée qu'on ne vous en ait pas fait part. Pour ce qui est des nerfs solides, j'ai eus un bon entraînement. La solde est plus avantageuse que celles des mousquetaires, mais c'est plus le devoir et l'honneur qui me font restés ici que ce que je reçois tous les mois.
J'espère que votre honneur est aussi solide que vos nerfs. »
se moqua gentiment d'Artagnan.

Il faut dire que François tendait un peu le bâton pour se faire battre, que Philippe n'était pas vraiment ami avec le frère de sa belle, bien qu'il compatissait à son sort. Saint-Cloud ressemblait à une maison de fous, les mignons de Monsieur se donnaient tous les droits, sûrement dû au fait que leur maître n'était pas là. Pour les avoir vus en présence du Prince de France, ils n'en menaient pas large avec leur tyran, se pliant à ses volontés, servant de porte-manteau ou de simples meubles, voire d'objets de moqueries. Mais quand le chat n'est pas là, les souris dansent ! La preuve avec celui qui vint à eux pour faire du charme à un Froulay totalement blasé, voire même cinglant. C'était une technique discutable mais qui faisait son effet. Mais si l'un s'en allait, il y en aurait toujours un pour tenter sa chance. Il y en a qui n'ont peur de rien !

« Venez, allons prendre l'air, cela me fera le plus grand bien et nous évitera de les croiser encore, ils en ont pour un moment.
Hé bien …
Il pensa au jeune Lucien qui n'en sortirait sûrement pas indemne de cette expédition dans la bibliothèque mais Philippe ne voulut pas s'y risquer lui-même. Bonne idée, on étouffe ici. Même une indigestion de melons serait plus sympathique. »

Les jardins de Saint-Cloud étaient magnifiques. Un travail du grand Le Nôtre, comme bien souvent. Philippe avait déjà assisté à des festivités dans les jardins du château, Monsieur donnait toujours des fêtes fabuleuses où se réunissaient les plus grands noms, les plus mondains et tout le gratin versaillais. Mais de jour, sans personne mis à part des gardes durant leurs rondes, cela inspirait à la tranquillité, loin de Paris et de la Cour, d'Artagnan comprenait le choix du prince sur cette demeure.

« Parlez-moi de Versailles. Que s'y passe-t-il ? Que donne-t-on au théâtre ? Philippe se préparait à faire la conversation, quand François rajouta une question. Et comment se porte ma sœur ... ?
Préférez-vous que je vous parle mondanité, belles lettres ou famille ?
Philippe retournait la question l'air de rien, sachant la réponse, voilà pourquoi il enchaîna. Votre sœur va bien, elle mène toujours sa vie de la manière que nous connaissons. Et en tête de mule, elle ira bien sûr à la guerre, en sachant pertinemment que je ne suis pas d'accord ... et vous non plus je suppose. »

Voilà bien un point commun pour les deux hommes, celui de ne pas vouloir d’Élodie à la guerre. Non pas qu'elle ne savait pas se battre, ni pouvoir se défendre. Mais une guerre n'était pas un entraînement chez les mousquetaires, ni une patrouille qui tourne en en course-poursuite, où il y a toujours un partenaire pour sauver la mise. Ce que craignait Philippe, c'est qu'elle soit blessée. Et qui disait blessure, disait médecin pouvant découvrir son secret. Et la guerre était le parfait moyen de ne pas parler de l'enlèvement d’Élodie, des soucis qu'elle a eu à cause de d'Artagnan, c'était toujours ça de gagner.

« Je sais que nous ne pourrons pas garder un œil sur elle. Je continue de penser que c'est une bien mauvaise idée, mais je ne vais pas l'attacher à une chaise, l'enfermer dans un château de campagne pour son bien. » lâcha t'il, un poil résigné.

Lui qui était un amoureux de la liberté, il ne pouvait pas enfreindre celui de sa belle. Élodie ne faisait pas par plaisir de vivre dangereusement ou pour la beauté du costume. Ils en avaient discuté, elle lui avait exprimé sa vision, son désir de mener cette vie, qu'elle ne voulait pas en changer. Cela pouvait paraître bizarre, Philippe en avait été hébété, jamais il ne se serait imaginé qu'Eric et Elodie étaient une seule et même personne. Puis il haussa les épaules alors qu'ils passaient devant une fontaine éteinte.

« En parlant de guerre, c'est bien le sujet du moment à la Cour. Tout le monde ne parle que de départs, à se demander ce qui va se passer, certains même parient sur un vainqueur alors que nous ne sommes pas encore partis ... Enfin, je dis ''nous'' mais vous partez aussi ? Vous accompagnez le prince ? il tourna la tête vers François avec un petit sourire. Cela sera presque du repos, loin de ces fous. »

Point de mignons en guerre, ou bien peu car ils étaient tous des garçons de bonne famille, mais ils ne feront plus les malins, à être poudrés de façon ridicules et se croire à la chasse dés qu'un représentant du sexe masculin passait les grilles. Mais ces mignons, il y en avait partout, même dans les jardins bien tranquilles jusque là. Sans gêne, ils vinrent jusqu'à François et Philippe avec un sourire carnassier sur les lèvres.

« Monsieur de Froulay, vous nous apportez une nouvelle recrue ? Nous avions besoin de sang neuf ! lança l'un des deux avant de porter son regard vers d'Artagnan.
Je ne suis pas porté sur la casaque, vous voilà sûrement déçu.
Vous pourriez être porté sur autre chose.
répondit le téméraire du tac au tac, ce qui fit rire Philippe.
Je ne suis pas plus porté sur les hommes que sur le ridicule car il n'y a rien de plus affolant que de rechercher un visage sous la poudre. Ah monsieur, ou madame je ne sais plus, je confonds tant votre genre n'est pas défini. déclara Philippe, se moquant allègrement avec un sourire pendant que l'autre s'offusquait, alors il reprit. C’est vrai ce qu’on dit, vous êtes le fils d’un démon et d’une pucelle ? Vous avez plus pris de la pucelle, soyez en sûr. »

Vexé, le mignon plus du tout déterminé s'en alla, suivi de son acolyte qui courut pour le rattraper. Philippe se mit à rire, d'un rire franc et naturel, libérateur après avoir balancé des méchancetés.

« Cela est peu chrétien mais cela défoule. »


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Donner du style à son caractère- voilà un art grand et rare ! Celui-là l'exerce qui embrasse tout ce que sa nature offre de forces et de faiblesses, et qui sait ensuite si bien l'intégrer à un plan artistique que chaque élément apparaisse comme un morceau d'art et de raison et que même la faiblesse ait la vertu de charmer le regard.

Prince Philippe:
 


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« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Il a été brisé, il va falloir le recoller
Côté Lit: vide, au désespoir des mignons de Monsieur
Discours royal:



Fuis les honneurs et l'honneur te suivra
Convoite la mort et la vie te sera donnée


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MessageSujet: Re: Au milieu des mignons, les jolis garçons sont rois ! [François   24.06.13 21:55

S'il était bien un endroit au monde qui mettait la patience de François à rude épreuve, c'était le château de Saint-Cloud. Les mignons, Monsieur, la folie ambiante et le chaos qui y régnait, lui qui ne jurait que par l'ordre. Mais cela avait un aspect positif, dès que quelqu'un de censé – comprendre qui venait de l'extérieur de cette bulle de douce insanité que formait la propriété – y pénétrait, François se trouvait à être bien plus patient avec le reste du monde que ce qu'il aurait dût être auparavant. Il y avait beaucoup de choses qu'il n'aurait pas supporté plus tôt, à commencé par l'ironie mordante de D'Artagnan, qui aujourd'hui, l'indifférait totalement. Il avait bien mieux à pensé. Lui et le duc de Gascogne n'avaient jamais été amis, mais s'il était sincère avec Elodie, il y avait fort à penser qu'ils allaient être amenés à se voir plus souvent. A savoir s'il s'agissait d'une bonne ou d'une mauvaise chose, l'avenir seul le dirait. Et pour le moment, l'avenir était plutôt à court terme pour l'ancien mousquetaire reconverti capitaine des gardes du Duc d'Orléans. Comme passer chaque jour sans s'être fait attaquer à coup de tenues extravagantes et de maquillage par la suite colorée du prince. Et il y avait bien plus de risques que cela arrive quand Monsieur n'était pas dans les parages que quand il y était. Le duc aimait que chaque chose soit à sa place, autrement dit, même s'il aurait aimé mettre son capitaine des gardes dans son lit – au plus grand effroi de François – il aimait qu'il reste comme il était – heureusement ! - et non pas qu'il devienne un énième écervelé.

François en était donc pour ses frais, et il en venait presque à plus redouter les absences du Prince comme aujourd'hui que sa présence, même s'il avait prit l'habitude d'interagir avec ces énergumènes, mais il préférait ne pas avoir à le faire, c'était bien plus agréable que de risquer d'avoir à se faire coincer dans une pièce et de risquer des remarques dont il se serait bien passé. Il avait aussi développé un sacré sens de la répartie qui lui avait longtemps fait défaut, tant les commentaires des mignons étaient parfois surprenants et déplacés, mais qui désormais semblaient découler naturellement. Hélas, cette tactique, comme la précédente, l'ignorance, ne semblait pas beaucoup plus fonctionner. Dommage... Et ce n'était pas les inconnus qui les effrayaient. Ils avaient un comportement pire quand ils voyaient un nouveau jeune homme à leur goût, tel Philippe. Et, hélas, ils ne semblaient pas comprendre que certains hommes n'étaient pas intéressés par les hommes, ce qui était le cas des deux jeunes gens. C'était usant, d'avoir l'impression de répéter la même chose à longueur de temps. Les ignorer, voilà tout. Cela ne les arrêterait peut être pas, mais au moins le jeune capitaine n'aurait plus l'impression de perdre son temps en permanence avec eux. Chose qui faisait rire Philippe, et semblait le choquer à la fois. Le tout n'était qu'une question d'habitude et de savoir faire, qu'hélas, François aurait préféré ne jamais acquérir.

Voilà comment et pourquoi il laissa couler les piques de Philippe, sans même y réagir par une expression faciale.

-J'espère que votre honneur est aussi solide que vos nerfs.

Ce genre de réflexions... François lui proposa de parcourir le parc, agréable en cette saison, et Philippe sembla ne demander que cela. Lâches, tous deux, de laisser le compagnon de Philippe en une si mauvaise posture tout en partant se promener ? Sans doute aucun, mais ils semblaient tous deux fort bien l'assumer.

-Hé bien … Bonne idée, on étouffe ici. Même une indigestion de melons serait plus sympathique.

Cela arracha un rictus à François qui songea qu'effectivement, cela aurait sans doute été préférable. Ils s'éloignèrent et François fini par commencer à poser des questions qui l'intéressaient. Il n'y alla pas par quatre chemins, sauf pour Claire. Hélas, il en fut pour ses frais, puisque sa façon détournée d'avoir des nouvelles de sa belle ne semblait pas avoir fonctionné le moins du monde :

-Préférez-vous que je vous parle mondanité, belles lettres ou famille ?

François songea un instant à insister pour le théâtre, mais cela eut parut trop suspect, mieux valait ne pas en parler. Il ne répondit rien, se contentant de laisser Philippe continuer sur sa lancée.

-Votre sœur va bien, elle mène toujours sa vie de la manière que nous connaissons. Et en tête de mule, elle ira bien sûr à la guerre, en sachant pertinemment que je ne suis pas d'accord ... et vous non plus je suppose.

François laissa ses yeux se perdre dans le loin :

-Voilà au moins un sujet sur lequel nous sommes d'accord. Hélas il faut bien se rendre à l'évidence, ni l'un ni l'autre n'avons assez d'autorité sur elle pour l'en empêcher.

Si sa sœur était blessée et qu'un chirurgien l'examinait... Cette seule pensée faisait frémir François d'angoisse. Et la seule à ne pas se rendre compte du danger était bien sûr, comme d'habitude, cette idiote et entêtée de principale intéressée. Ah ! Les femmes...

-Je sais que nous ne pourrons pas garder un œil sur elle. Je continue de penser que c'est une bien mauvaise idée, mais je ne vais pas l'attacher à une chaise, l'enfermer dans un château de campagne pour son bien.

-D'autres avant vous s'y sont essayés, pour un résultat for probant comme vous avez pus l'observer par vous-même, ironisa François.

Il n'y avait qu'à se rappeler de la dernière visite chez leurs parents. François songeait que c'était une perte de temps, ce n'était pas dans un château qu'il fallait l'enfermer, mais lui mettre la bague au doigt. Hélas, cela dépendait entièrement de son compagnon.

-En parlant de guerre, c'est bien le sujet du moment à la Cour. Tout le monde ne parle que de départs, à se demander ce qui va se passer, certains même parient sur un vainqueur alors que nous ne sommes pas encore partis ... Enfin, je dis ''nous'' mais vous partez aussi ? Vous accompagnez le prince ? Cela sera presque du repos, loin de ces fous.

Le jeune homme leva les yeux au ciel.

-Me croyez-vous si je vous dis qu'il me tarderait presque ? Rien que pour quitter cet endroit, je serai prêt à presque tout...

Même si la clique les accompagnaient, il y avait peu de risque pour que leur comportement outrageusement exagéré les suive également. Et, c'était ce que François craignait le plus, ils ne reviendraient pas tous, ils n'étaient absolument pas préparés à ce genre de situation, si tant est que François, lui, y soit préparé... Mais la tranquillité des deux hommes fut de courte durée. A croire que les mignons les avaient pistés et flairés – si c'était le cas, ils auraient peut être un peu plus de chance que ce que François croyait au front – car ils apparurent en face d'eux.

-Monsieur de Froulay, vous nous apportez une nouvelle recrue ? Nous avions besoin de sang neuf !

François n'eut pas le temps de répondre que déjà Philippe sortait les crocs.

-Je ne suis pas porté sur la casaque, vous voilà sûrement déçu.

-Vous pourriez être porté sur autre chose.


-Je ne suis pas plus porté sur les hommes que sur le ridicule car il n'y a rien de plus affolant que de rechercher un visage sous la poudre. Ah monsieur, ou madame je ne sais plus, je confonds tant votre genre n'est pas défini. C’est vrai ce qu’on dit, vous êtes le fils d’un démon et d’une pucelle ? Vous avez plus pris de la pucelle, soyez en sûr.

Estomaqué, le mignon chercha une répartie, mais n'en trouvant pas, il fit demi tour, suivit de son compagnon.

-Cela est peu chrétien mais cela défoule.

François laissa échappé un grand rire. La tête des deux troublions resterait gravée dans sa mémoire pour un moment. Il lui fallut quelques instants pour reprendre son souffle.

-Eh bien, monsieur, pour cette scène qui aurait sans doute put avoir été par Monsieur Molière, je vous tire mon chapeau. Et il s'exécuta, singeant un salut un peu exagéré, avant de reprendre son sérieux. Mais il nous faut nous en retourner au château. Croyez-le ou non, je crains pour la sécurité de votre compagnon.

Et en disant cela, François ne plaisantant qu'à moitié. Les deux hommes reprirent donc la direction du château. En haut des marches, une forme tremblante les attendaient, toute poudrée et de … était-ce du fuchshia ? vêtu et semblant les espérer de pied ferme.

-Monsieur d'Artagnan, je vous en prie, partons, au plus vite !!!

S'il ne l'avait pas vu de ses propres yeux être emmené par les mignons dans la bibliothèque, François n'aurait jamais imaginé qu'il puisse s'agir de celui qui était venu avec Philippe. Quelle transformation. Le jeune capitaine fit signe au palefrenier d’amener les chevaux des deux visiteurs.

-Fuyez pendant que vous le pouvez, plaisanta François, vous avez encore cette chance tous deux.

Mais la plaisanterie semblait un peu amère. Quand le duc avait-il dit qu'il revenait, déjà... ?

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