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 A Versailles, le concept d'intimité n'existe pas. Fuyez la compagnie, elle viendra au devant de vous.(PV Marianne Pilogue)

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Derek de Saxe

« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: pas encore de problèmes cardiaques, merci de vous en préoccuper
Côté Lit: Surprise, ça bouge!
Discours royal:



En toute modestie
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Âge : 26 ans
Titre : Prince-héritier de Saxe, Duc de Saxe-Weissenfels
Missives : 883
Date d'inscription : 07/02/2012


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MessageSujet: A Versailles, le concept d'intimité n'existe pas. Fuyez la compagnie, elle viendra au devant de vous.(PV Marianne Pilogue)   A Versailles, le concept d'intimité n'existe pas. Fuyez la compagnie, elle viendra au devant de vous.(PV Marianne Pilogue) Icon_minitime24.10.12 18:18

L’hiver. Avec cette saison venait un vent qui vous glaçait le sang, les arbres eux étaient mis à nus, les fleurs disparaissaient pour la plupart du paysage et le sol et les pelouses de leur côté, blanchissaient sous l’effet du givre quand ce n’était pas le verglas, traitre phénomène, qui s’y déposait décourageant alors quiconque de s’aventurer dehors.
Pourtant cette saison, si désolante à première vue était la saison préférée du duc de Saxe Weissenfels. On pouvait trouver plusieurs raisons logiques à cela.

D’abord, lui qui n’était pas friand de la compagnie de ses homologues masculins voyait dans cette période de l’année le parfait moment pour se promener sans être importuné par la présence d’un rival – aujourd’hui encore, les jardins étaient quasi désertés, chacun préférant profiter de l’abri que procuraient les murs du palais- C’était mieux ainsi, car quel délice que de pouvoir déambuler sans avoir à faire la conversation par obligation à des personnes dont on rêverait qu’ils soient muets !Pour une fois, il n’aurait pas à subir les remarques imbéciles de Contarini qui ,frileux comme il devait l’être, avait certainement préféré rester enseveli sous un amas de fourrures dans un lit en bonne compagnie. Leur dernière rencontre lui restait encore en travers de la gorge… à cause de lui il avait failli finir une soirée de la façon la plus détestable qui soit : seul et laissé sur sa faim par une rousse diabolique qui n’était autre, perverse créature, que la sœur de ce maudit Vénitien. Cette famille n’avait de cesse de lui pourrir la vie..

Ensuite, il ne connaissait rien qui soit aussi efficace qu’une petite bise hivernale pour vous donner un coup de fouet et vous faire oublier une nuit chaotique.. rêver de sa mort future n’était pas exactement le genre de choses à même de vous prodiguer un sommeil sans nuage et très franchement ce petit tour à l’air frais ne pouvait que lui changer les idées !
Il se revoyait encore, gisant par terre, la poitrine transpercée par des éclats de boulet, le chirurgien à l’œuvre en train de scier sa jambe infectée. Cauchemardesque.. oui … c’était le mot ! Depuis que le sujet de la guerre avait été mis sur le tapis, il n’avait guère réussi à passer une nuit tranquille. Comment l’aurait il pu, sachant que dans quelques mois, on l’enverrait en enfer.. D’une part Nancy lui paraissait être un endroit sans intérêt qui ne méritait même pas d’être nommé sur une carte, et d’autre part il allait devoir durant cette guerre cohabiter avec quantité de gens, fini le petit confort personnel, sans compter que respirer la puanteur de la mort et de la putréfaction des chairs ne faisait pas vraiment parti de ses priorités dans la vie.

Cette virée dans les jardins du palais de Louis, roi de France, quatorzième du nom, serait au fond une des dernières . Bientôt il serait sur les routes et qui sait quand il aurait l’occasion de revenir..
Aussi fut il agréablement surpris de distinguer, emmitouflé dans de chauds vêtements adaptés à la température extérieur, une charmante tête blonde de sa connaissance Voilà longtemps qu’ils ne s’étaient plus croisés ! Le Saxon n’avait guère d’égards pour les gens du peuple mais cette petite servante lui avait tout de suite plu avec son sens du répondant et son entêtement à défendre ses opinions. Sans compter qu’ avec sa beauté éthérée, elle était loin d’être un supplice pour la vue, ce qui lui faisait déjà un autre bon point dans l’esprit du germanique.

Sans être sûr qu’elle l’ait bien vu arriver dans sa direction, il s’élança vers elle d’un pas de tigre et glissa son bras par-dessous le sien comme il l’aurait fait pour escorter une dame de haut rang.

«Tiens donc, qui voilà! Si je n’étais au courant de votre pudibonderie, je dirais que c’est par désir de me voir que vous vous aventurez ainsi dehors par une température pareille !»

Le germanique, pas tout à fait au point sur le langage de Molière prenait toute femme familière sans être facile pour une prude. Encore qu’il n’était pas tout à fait certain que ce soit là une erreur linguistique de sa part, il raisonnait sans doute de la même manière dans son langage maternel, une conception des choses tout à fait naturelle pour un homme à femmes comme lui.

« Ou bien peut être avez-vous tout simplement renoncé à vos beaux discours sur l’amour et attendez vous quelques galants de passage pour que la nuit à venir soit moins froide ? Dites moi tout puisque je gage que votre conversation ne pourra qu’être plus stimulante que le murmure du vent d’Est .»


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Pervers  Pervers  Pervers  Pervers  Pervers  Pervers  Pervers  Pervers  Pervers  Pervers

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MessageSujet: Re: A Versailles, le concept d'intimité n'existe pas. Fuyez la compagnie, elle viendra au devant de vous.(PV Marianne Pilogue)   A Versailles, le concept d'intimité n'existe pas. Fuyez la compagnie, elle viendra au devant de vous.(PV Marianne Pilogue) Icon_minitime05.11.12 16:59

Derek de Saxe
Marianne Pilogue

« Skin as white as snow. Lips as red as blood. »

Chioné, traduite en français par Blanche-Neige, déesse glacée, avait recouvert de toute sa blancheur les jardins du palais. N’était-ce pas elle d’ailleurs qui filait à présent entre les arbres noirs et dont on pouvait apercevoir l’épaisse cape turquoise délavée, presque pastel ? Ses cheveux blancs comme la neige, presque translucides comme le givre dans lequel ses pas laissaient des traces légères, à peine visibles. Néanmoins sous ses pas, quelques petits brins d’herbe ressortaient, échappant à ce qui les figeait. Un peu comme si sur son passage, la vie reprenait après l’endormissement qu’avait causé le froid. La belle petite nymphe que voilà qui filait. Son pas s’entendait à peine mais si on y écoutait de près, on le sentait rapide. Il crissa bientôt sur les légers graviers des chemins sinuant dans l’herbe jusqu’à ce qu’il s’arrête. Devant la fontaine dorée et grandiose élevée à l’honneur de Poséidon, cet être divin épris de la belle Chioné, elle en détailla la beauté avec admiration. La sculpture était d’autant plus belle que l’or marié au givre faisait briller de mille feux les cristaux glacés.

Mais ce n’était pas Blanche-Neige qui admirait ainsi la statue de celui qui l’aurait aimé. Non. Marianne n’était aimée d’aucun roi, elle. Elle était une servante, elle n’était que servante. Eh quoi ! Chioné aussi, n’était que humaine, et elle fut bien aimée par un dieu ? Cette pensée fit sourire la jeune femme qui, dans un élan franc et rêveur, envoya du creux de sa main un baiser à la statue. Mais ce reprenant, elle répéta ce geste vers le château, le regard porté vers la chambre du roi. Le voilà ce dieu adoré de tous. Elle reprit ensuite sa promenade, quittant le chemin crissant pour prendre du plaisir à entendre le doux bruit étouffé de ses pas dans l’herbe givrée. Ses yeux voletaient, cherchant une petite anomalie qui attirerait son regard, un évènement. Comme si le calme dont elle profitait ne suffisait pas, au vrai, à faire son bonheur. Son oreille aussi fut attentive au moindre bruit mais la jeune femme ne fit pas attention au givre qui sous son pied devint, sans prévenir, flaque d’eau gelée. Et ce sol, dont elle profitait tantôt avec plaisir du son se déroba sous ses pieds et, heureusement à l’abri des regards, celle qui tantôt dansait comme une nymphe s’effondra de tout son long sur le sol dans un cri étouffé. Le froid ayant engourdi ses membres, la douleur ne fut ressentie que comme une légère brûlure glacée. Ce n’est qu’en tentant de se lever qu’elle comprit qu’elle était plus mise à mal qu’elle ne le pensait. Les jardins tournaient devant ses yeux et sa cheville céda plusieurs fois à son poids. La dégourdir lui était douloureux mais elle ne pouvait autrement si elle voulait rentrer vers le palais. Ses cheveux s’étaient détachés et de jolies mèches blondes tombèrent négligemment le long de sa nuque. Finalement, mais bien plus longtemps et mille fois plus prudemment qu’auparavant, la jeune femme reprit sa marche. Attentive seulement à sa douleur, elle n’entendit ni ne vit pas venir, un peu plus tard, le germanique qu’elle aurait, avec plaisir, évité et fuit si elle en avait été en état. La surprise de sentir son bras ainsi pris lui avait arraché un petit cri de surprise et ses yeux s’écarquillèrent avant de reconnaître le visage déjà presque familier. Elle regarda le bras qui à présent l’escortait et l’aurait embrassé si il n’avait pas été de si haut rang tant celui-ci était salvateur pour sa cheville.

« Tiens donc, qui voilà! Si je n’étais au courant de votre pudibonderie, je dirais que c’est par désir de me voir que vous vous aventurez ainsi dehors par une température pareille ! »

« Vous vous croyez si chanceux n’est-ce pas Monsieur ? répliqua la jeune femme avec un léger sourire. Vous pensez vous si irrésistible qu’une jeune femme sorte dans ce froid pour vous ? »

La récente chute l’avait rendue plus piquante et peut-être un peu plus brutale que l’habitude. Elle s’en excusa en baissant les yeux. S’appuyant un peu plus sur l’épaule du jeune homme, elle tenta d’aller à son pas mais elle l’obligea, malgré elle, à ralentir le pas. Qu’allait comprendre par ce bras pressé et cette lenteur ? Qu’elle voulait le retenir auprès d’elle le plus longtemps possible ? Qu’elle regrettait ses mots avec franchise ? Peut-être comprendrait-il même le regret d’autres mots ? De mots plus anciens ? Prière qu’il soit perspicace, pria en elle-même la jeune servante.

« Ou bien peut être avez-vous tout simplement renoncé à vos beaux discours sur l’amour et attendez vous quelques galants de passage pour que la nuit à venir soit moins froide ? Dites moi tout puisque je gage que votre conversation ne pourra qu’être plus stimulante que le murmure du vent d’Est. »

« Je doute fort Monsieur, que mes discours soient plus stimulants comme vous dites que ce vent qui murmure à nos oreilles, dit-elle avec douceur et plus d’humilité que l’aplomb de tantôt. Ah, si seulement je pouvais vous dire comment… »

La jeune femme s’interrompit, cherchant visiblement ses mots pour s’expliquer. Son regard chercha la réponse, ou du moins l’inspiration, dans les ombres chinoises des arbres sur le ciel blanc. Elle reporta son regard sur le Duc à ses côtés et esquissa un sourire confus.

« Si seulement je pouvais vous expliquer mon sentiment, mon raisonnement. Comment je peux aimer un homme le plus tendrement du monde sans beauté, sans intelligence, par la seule alchimie de mon âme à la sienne. Comment je ne trouve aucun intérêt à un joli garçon noble et cultivé qui s’emploie tout entier à me charmer. Mais je ne sais, je n’ai plus de mots Monsieur à vous donner. Les mots ne me suffisent plus. Ami, amour, concubin, amant, mari, compagnon, tourtereau, soupirant,… et si mon amour, non… mon penchant ou mon inclinaison… enfin… mon sentiment pour un homme était innommable ? conclut-elle avec un sourire rêveur dans ses yeux mutins. Mais je dois vous ennuyer avec mes propos… J’ai l’impression de radoter comme une vielle femme. Dites moi plutôt, si vous le voulez bien, ce que vous faites vous même dans ce froid ? Car je vous avoue que je ne fais que me promener, rien de bien intéressant comme vous le conclurez vous même.»
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Derek de Saxe

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MessageSujet: Re: A Versailles, le concept d'intimité n'existe pas. Fuyez la compagnie, elle viendra au devant de vous.(PV Marianne Pilogue)   A Versailles, le concept d'intimité n'existe pas. Fuyez la compagnie, elle viendra au devant de vous.(PV Marianne Pilogue) Icon_minitime24.11.12 21:24

Si on avait autrefois dit à ce présomptueux héritier qu'un jour viendrait où il aurait le rôle du bon samaritain, mieux, du preux chevalier secourant sur son vaillant destrier blanc une demoiselle en détresse, il aurait levé les yeux au ciel et balayé cette ridicule idée d'un revers de la main. En bon égoïste qu'il était, ces histoires de bonté et d'amour courtois lui semblaient bien idiotes, et d'ailleurs sa monture à lui avait une robe plus sombre que celle d'un Perceval en devenir.

C'était pourtant bien le rôle dans lequel il venait de se glisser à l'instant même sans le savoir!Le destin se révélait décidément bien facétieux en transformant ainsi un pécheur en vertueux héros de ces épopées médiévales.

Bon pas tout à fait, c'est vrai! Juste avec une bonne(grosse) dose d'imagination et un penchant à changer la réalité. Razz
D'abord il était à pied plutôt qu'à cheval, et rien dans son action n'était réellement héroïque, donc pour le côté épique/ chevalier de la table ronde, on pouvait repasser, sans compter qu'il n'avait pas assisté à la chute de l'angélique servante et ne se doutait absolument pas qu'en s'emparant de son bras il lui procurait une aide providentielle.


Ne sachant donc rien des mésaventures passées de la blonde jeune femme, le germanique se méprit tout naturellement sur l'expression qui animait le regard de la blonde jeune femme et sur ce sourire qu'elle lui dédia. Là où un autre plus avisé n'aurait lu que de la reconnaissance, lui crut qu'il y avait là autre chose, et qui sait, peut être même une admiration éperdue. C'était flatteur! Pervers
Malheureusement pour notre séducteur, ce n'était peut être pas son jour de chance( il l'attendait encore celui là!) car les propos de sa compagne eurent vite fait de le faire redescendre sur terre.

« Vous vous croyez si chanceux n’est-ce pas Monsieur ? . Vous pensez vous si irrésistible qu’une jeune femme sorte dans ce froid pour vous ? »

Pour une simple servante, Marianne se permettait bien des choses. Elle lui rappelait furieusement en cet instant, en moins mordante et plus sympathique, cette exaspérante comtesse de Sancerre qui elle non plus n'avait pas sa langue dans sa poche-Pensez seulement à ce que sera sa réaction le jour où il découvrira que ces deux là sont bonnes amies!-Par chance notre saxon n'avait pas toujours un tempérament aussi effroyable que la rumeur le disait. Il était aujourd'hui enclin à prendre les remarques légèrement.

" Comment Mademoiselle?! Vous doutez des ravages que mon charme provoque?! Vous blessez mon amour propre, cruelle que vous êtes! Vous seriez étonnée du nombre de femmes que je retrouve mortes de froid à ma fenêtre, à force d'avoir attendu dehors toute la nuit que je me décide à les remarquer et les faire entrer dans mon lit. "

Non, décidément , il ne fallait pas croire tout ce qu'on disait. Il lui arrivait de ne pas se prendre au sérieux et d'abandonner l'air suffisant qui le caractérisait si bien. Malgré cela, l'impertinente fit profil bas un moment. Regrettait elle ses mots? Il s'agissait sans doute là d'un geste qui relevait du pur instinct de domestique regrettant plus d'avoir outrepassé ses droits en s'exprimant, que le contenu de ses propos. Il ne l'aurait pas juré. Et c'est donc avec la confusion la plus extrême qu'il constata qu'elle avait à présent ralenti l'allure et s'aggripait de plus en plus à lui. Serait ce qu'elle avait un penchant pour lui?

Un sourire étira bientôt son visage. Après tout il était toujours sympathique de voir confirmé son pouvoir de séduction. Il ne fit pas de commentaire mais commença à lui parler d'amour, plaisantant sur le sujet. La réponse à laquelle il eut droit acheva de semer le trouble dans son esprit.

"Ah, si seulement je pouvais vous dire comment… »

D'habitude c'était lui qui faisait tous les beaux discours, mais tout ceci ressemblait beaucoup à un début de déclaration d'amour. Il arrivait, même en faisant valoir sa conception de l'amour purement physique, à attirer les jeunes beautés convaincues qu'il existait un côté spirituel dans l'amour, n'était ce pas le comble de l'ironie? Il se gaussait intérieurement! Hésitait elle à lui faire part de ses sentiments?! C'était touchant.
De là il n'y avait qu'un pas, il aurait pu, sûr de sa valeur, profiter de ce moment pour voler un baiser à cette appétissante créature mais il ne le fit pas. Heureux homme! Il évita ainsi la déconfiture!Car lorsqu'elle retrouva ses mots, ce ne furent pas ceux qu'ils attendaient qui sortirent de ces lèvres vermeilles.

« Si seulement je pouvais vous expliquer ( ...... )comment je ne trouve aucun intérêt à un joli garçon noble et cultivé qui s’emploie tout entier à me charmer. . Mais je dois vous ennuyer avec mes propos… J’ai l’impression de radoter comme une vieille femme. Dites moi plutôt, si vous le voulez bien, ce que vous faites vous même dans ce froid ? (.....)"

Qu'éprouva t il , déception, colère? Sans doute un peu de déception, mais c'était dans la logique des choses car son orgueil était déjà assez malmené ces derniers temps sans qu'elle vienne en rajouter. Mais ce qui domina chez lui, fut l'incompréhension. Comment pouvait elle aimer un laideron? Oui question peu philosophique, mais le germanique pour sa part ne voyait qu'assez rarement les gens pour leur beauté intérieure. Ce concept faisait parti de ceux qu'il trouvait aberrant.
Comment pouvait elle préférer un gueux de basse fosse, pauvre et sans rien pour le recommander à quelqu'un comme lui?
Ce sourire de chat salivant devant une souris qu'il devait afficher depuis tout à l'heure disparut. Tant mieux, car cela lui donnait un air carnivore assez destabilisant!A la place se peignit une de ces expressions blasées dont il avait le secret.

"M'ennuyer? Jamais. Croyez moi vous êtes plus intéressante que bien des dames de ce château. Ce n'est certes pas là chose difficile,elles ont les jupons et ragots pour seuls sujets de conversation. M'étonner par contre, cela je ne peux le nier. Vous êtes tout à fait exceptionnelle... vous avez cette capacité d'aligner une quantité impressionnante de mots sans jamais prendre le temps de reprendre votre souffle.. et vous êtes une beauté avec ça!"

Il ne s'avouait pas vaincu. Jamais! Mais il abandonna bien vite son mode "séducteur et moqueur impénitent".

" Ho là! J'ai mon jardin secret. Si je vous dis pourquoi je me tiens à vos côtés en ce moment même, je vais passer de joli garçon noble et cultivé à névrosé. Enfin, je suppose que je n'ai pas grand chose à craindre, vous ne risquez pas de souffler un mot de cela à qui que ce soit que je connaisse. Disons pour faire bref que j'ai eu un réveil un peu brutal"

Pas besoin d'en dire trop, après tout, il tenait à sa réputation, et celle ci n'incluait pas les termes "peureux" ou "angoissé". Revenant à des considérations plus terre à terre, il commençait à trouver qu'elle se faisait un peu lourde sur son bras.

" Je sais que je vous êtes au courant que je ne suis pas du genre à refuser un peu de proximité physique mais ...

S'attendait elle , comme lui tout à l'heure, à ce qu'il lui dise que c'était pour lui plus qu'une affaire de sexe, qu'il était pas qu'un obsédé et qu'il était enfin convaincu par elle que l'amour allait au delà de tout ce qui était charnel?

...sentez vous libre de desserrer un peu l'étau que vous faites peser sur mon bras!J'ai besoin d'être entier pour ce qui m'attend!"



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Dernière édition par Derek de Saxe le 07.12.12 13:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A Versailles, le concept d'intimité n'existe pas. Fuyez la compagnie, elle viendra au devant de vous.(PV Marianne Pilogue)   A Versailles, le concept d'intimité n'existe pas. Fuyez la compagnie, elle viendra au devant de vous.(PV Marianne Pilogue) Icon_minitime07.12.12 13:44

Chère Angélique, comme Marianne comprenait pourquoi cet homme l’exaspérait. Il était d’une prétention qui ne se bornait à aucune limite. « Satyre » avait-elle dit. Que cela lui allait bien à ce grand bouc ! Diabolique et grivois derrière ce visage d’ange et ses manières de jeune courtisan. Et pourtant parfois, il réussissait à troubler la jeune servante. Elle ne savait pas si il était pure prétention et suffisance ou si il se voyait avec, tout de même, une certaine ironie et un humour peut-être d’une louable simplicité. Seule, elle aurait ri de cette pensée. Lui, simple ? Humble ? Tous des mots qui n’entraient même pas dans un lexique susceptible de définir cet homme.

" Comment Mademoiselle?! Vous doutez des ravages que mon charme provoque?! Vous blessez mon amour propre, cruelle que vous êtes! Vous seriez étonnée du nombre de femmes que je retrouve mortes de froid à ma fenêtre, à force d'avoir attendu dehors toute la nuit que je me décide à les remarquer et les faire entrer dans mon lit. "

Si elle en doutait ? Pas seulement, elle savait bien pour fait qu’il y avait des femmes qui résistaient à ses charmes, Angélique la première, elle la seconde. Mais à nouveau, que faisait-il ? Quel rôle jouait-il ? Changeait-il de personnage de façon stratégique ou se laissait-il aller à un peu moins d’arrogance ou encore en était-ce au contraire un paroxysme ? Elle ne savait plus. Et puis cette cheville qui la lançait. Ce n’était vraiment pas le lieu ni l’instant adéquat pour partir dans une telle étude de l’humain. D’un autre côté, elle devait avouer qu’elle lui enviait cette confiance en lui, cette sûreté. Il se savait visiblement beau, il était sûr de ses charmes, de son pouvoir, savait qu’il avait l’argent pour vivre. Avait-il déjà ressenti la peur ? Cette question lui était apparue comme ça… A la guerre peut-être si il y avait été. Marianne, elle, ne se voyait pas jolie mais commune malgré ce qu’on avait pu lui dire de contraire. C’est vrai qu’une fois glissé dans une robe de sa demoiselle de Sancerre, elle se voyait une certaine esthétique. Elle se sentait plus belle en pantalon et chemise d’homme à cheval près de chez elle, ou auprès de son cousin. Au fond, elle se sentait belle quand elle était heureuse. Observant le jeune homme et sortant de ses pensées parasites, elle reprit la parole. Sa voix était teintée d’amusement mais crispée, non pas à cause d’une nervosité qu’on pourrait supposer mais bien de la douleur qui encore et toujours traversait son pied remontant jusqu’à sa jambe.

« Mais Seigneur, je vous crois clément et vous sais plein d’une générosité toute particulière pour ces dames que vous dites, sans doute vous ne les faites point attendre toute une nuit ! Quitte à en faire entrer plusieurs à la fois ! » répondit-elle avec un léger sourire en coin.

Elle imaginait bien, en effet, l’homme faire entrer plusieurs femmes à la fois chez lui et qui sait… peut être plusieurs à la fois dans son lit ! Pour entretenir sa réputation de satyre bien reconnue et colportée par ses victimes ou par les victimes de ses refus.

"M'ennuyer? Jamais. Croyez moi vous êtes plus intéressante que bien des dames de ce château. Ce n'est certes pas là chose difficile,elles ont les jupons et ragots pour seuls sujets de conversation. M'étonner par contre, cela je ne peux le nier. Vous êtes tout à fait exceptionnelle... vous avez cette capacité d'aligner une quantité impressionnante de mot sans jamais prendre le temps de reprendre son souffle.. et vous êtes une beauté avec ça!"

Pourquoi ne pouvait-il pas faire un franc compliment sans le retirer l’instant d’après. Etait-ce trop difficile pour lui de reconnaître une qualité à quelqu’un d’autre à qu’à lui-même. Tout semblait toujours flatterie ou même reproche ! Lui disait-elle qu’elle parlait trop ? Etait-ce un reproche ? Laissant glisser un silence, elle regarda ailleurs, vers le lointain, avant de lui répondre.

« Si pour les femmes de votre entourage ‘‘être une beauté’’ consiste en un compliment, fort bien pour elles mais sachez que pour certaines dames, dont moi, être résumée à une beauté seule est dénigrant. Vous trouvez donc que je suis une beauté ? Un bel objet? Une jolie coquille dont l’intérieur ne vous intéresse guère. »

Elle parlait trop, et sans réfléchir. Il fallait vraiment qu’elle fasse attention à ce qu’elle disait. Elle n’avait aucune envie de se mettre cet homme à dos. Il ne lui avait rien fait de mal, pourquoi réagissait-elle ainsi ? Par défense ? Par peur d’être blessée, piégée, trompée ou pire… entichée ?

« Excusez-moi Monsieur, je réagis à nouveau d’une manière qui est loin d’être digne de votre rang et de votre patience pour moi. »

Après tout, elle était la seule à savoir qu’elle venait d’une famille bourgeoise. Ici, elle n’était qu’une servante et si ce noble avait la patience de lui tenir le bras, de l’aider – même sans le savoir – elle lui devait, si ce n’est la tendresse qu’elle réservait à ceux qu’elle en jugeait digne, au moins le respect. Elle se tut donc, écoutant avec patience son accompagnateur.

" Ho là! J'ai mon jardin secret. Si je vous dis pourquoi je me tiens à vos côtés en ce moment même, je vais passer de joli garçon noble et cultivé à névrosé. Enfin, je suppose que je n'ai pas grand chose à craindre, vous ne risquez pas de souffler un mot de cela à qui que ce soit que je connaisse. Disons pour faire bref que j'ai eu un réveil un peu brutal"

Mais elle était bien incapable de se taire très longtemps. En même temps, on aurait qu’il faisait exprès de dire tout pour attiser ses réponses les plus vives. Cette fois, elle prit pourtant le temps nécessaire pour réfléchir à sa réponse. Elle se laissa même à rêvasser à ce qui avait bien put lui causer un réveil brutal. Probablement un cocu retrouvant sa femme dans le lit de l’éphèbe ou une femme jalouse qu’il passe la nuit avec sa rivale. Imaginer le Monsieur de Saxe sortir par la fenêtre à peine habillé la fit sourire. Elle en retint même un petit rire. C’est donc avec un sourire radieux, illuminant ce joli visage pâle, qu’elle répondit :

« Qui sait, peut-être que je m’intéresserais plus au névrosé qu’au joli garçon noble et cultivé ? »

Un moment de silence glissa et on n’entendit plus que leurs pas et les crissements légers des graviers sous leurs poids respectifs. Elle regardait avec émerveillement les scintillements du givre sur l’herbe. Cela avait quelque chose de magique. Comme si mille petites fées blanches se promenaient sur l’herbe.

" Je sais que je vous êtes au courant que je ne suis pas du genre à refuser un peu de proximité physique mais ...

Arrachée à ses pensées, elle releva la tête, se disant soudain, avec panique, qu’il allait l’embrasser. Et elle le repousserait sans doute. Et alors ? Il s’énerverait. Et peut-être la forcerait ? Ou la frapperait pour la punir. Une servante qui refuse un noble ce n’est pas normal, ça ne se fait pas. Cela ne s’est peut-être même jamais fait. Sa tergiversation intime fut pourtant interrompue par la suite de la phrase.

...sentez vous libre de desserrer un peu l'étau que vous faites peser sur mon bras!J'ai besoin d'être entier pour ce qui m'attend!"

Marianne fut tellement soulagée qu’elle eut un petit rire. Comme ils passaient devant un banc, elle se détacha – relâchant le susdit étau autour de son bras – et s’assit doucement sur le bois glacé. Elle étendit devant elle sa jambe douloureuse et sourit à son compagnon de promenade.

« Avant votre arrivée, j’ai glissé en me promenant sur le gel et j’ai stupidement perdu l’équilibre. Ma chute me blessa à la cheville et si je m’accroche à votre bras depuis tantôt c’est que je peux à peine m’appuyer sur cette cheville que je sens gonfler. »

Elle aurait voulu regarder d’ailleurs dans quel état était sa jambe mais elle ne se voyait pas relever sa robe, ne serait que jusqu’au-dessus des chevilles. Mais elle n’osa pas, il risquerait de mal le comprendre.

« Si vous souhaitez rentrer, n’hésitez pas, je ne veux pas vous retenir. Je dois seulement reposer un peu mon pied et vous n’aurez bientôt plus de sang dans le bras si je continue à vous tenir comme cela. Veuillez d’ailleurs m’en excuser, je ne m’en rendais pas compte. »
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MessageSujet: Re: A Versailles, le concept d'intimité n'existe pas. Fuyez la compagnie, elle viendra au devant de vous.(PV Marianne Pilogue)   A Versailles, le concept d'intimité n'existe pas. Fuyez la compagnie, elle viendra au devant de vous.(PV Marianne Pilogue) Icon_minitime15.02.13 21:14

« Si pour les femmes de votre entourage ‘‘être une beauté’’ consiste en un compliment, fort bien pour elles mais sachez que pour certaines dames, dont moi, être résumée à une beauté seule est dénigrant. Vous trouvez donc que je suis une beauté ? Un bel objet? Une jolie coquille dont l’intérieur ne vous intéresse guère. »

Diable !Les femmes devenaient de plus en plus compliquées. Pourquoi se mettaient elles à considérer comme une insulte ce qui pour lui relevait du compliment sincère. Cette petite servante lui faisait dire tout ce qu’il n’avait pas dit : non bien sûr que non il ne la voyait pas seulement comme une belle chose, sans émotion et sans opinion valable- les seules qu’il voyait de cette façon c’était les petites gourgandines qui ne parvenait pas à aligner trois paroles censées et finissaient par céder à ses avances un peu trop facilement- mais il demeurait qu’elle était splendide à regarder, c’était un fait .

« Excusez-moi Monsieur, je réagis à nouveau d’une manière qui est loin d’être digne de votre rang et de votre patience pour moi. »

Devant cette sincère repentance, il lui adressa un sourire et hocha la tête pour lui signifier que c’était oublié, puis il entreprit de donner une réponse satisfaisante à cette servante inquisitrice. Par la suite, par un mystère insondable, quelque chose dans c e qu’il avait dit la fit sourire, et il aurait mit sa main au feu qu’elle était même en train de se mordre les joues pour s’empêcher d’exploser de rire. Qu’y avait il donc de si hilarant dans ses propos ?Il lui avait simplement avoué qu’il avait été dans l’obligation de fuir son lit …
Quelle raison cocasse à cela pouvait elle bien imaginer? Il ne vit pas la couleur d’une réponse à ce sujet mais elle l’étonna ensuite en annonçant de but en blanc qu’un névrosé pouvait être à même de l’attirer et de l’intéresser. Cette femme avait vraiment des goûts pour le moins insolites mais on peut toujours faire confiance à la populace lors qu’il s’agit d’être excentrique.

Le silence s’installa et la demoiselle à ses côtés sembla alors se perdre dans la contemplation des alentours enneigés. Qui l’en blâmerait ? La neige donnait une toute autre dimension aux choses.
Mais si plaisant que puisse être la vision d’une splendide créature éperdue d’admiration pour le paysage l’environnant, son bras commençait à souffrir car la domestique s’appuyait dessus avec force- une force qu’il ne lui aurait pas soupçonné- comme si sa vie en dépendait.

" Je sais que je vous êtes au courant que je ne suis pas du genre à refuser un peu de proximité physique mais ...

A ce moment il s’arrêta de parler car le regard qu’elle posait sur lui était rempli d’effroi. Manifestement, les pensées fusaient dans cette jolie tête. Il voyait déjà ce qu’il se passait là dedans . Elle devait déjà s’attendre à ce qu’il la moleste. Soit elle avait bien trop d’imagination , soit quelques personnes avaient dû lui bourrer le crâne de propos peu amènes à son sujet- il faudrait se renseigner sur ses employeurs..-car il n’avait pas pour coutume de malmener les demoiselles. Il ne s’était adonné à ce genre de pratiques effroyables qu’une seule et unique fois, et tout le monde sait qu’ une fois n’est pas coutume !Il ne se donnait pas tant de mal alors qu’il pouvait avoir facilement quelqu’un venant à lui de son plein gré. Afin de couper court à la panique qui semblait déjà envahir la demoiselle, il reprit la parole, dissipant ainsi tous les doutes qui pouvaient habiter cette dernière :

...sentez vous libre de desserrer un peu l'étau que vous faites peser sur mon bras!J'ai besoin d'être entier pour ce qui m'attend!"

Et la voilà qui se mit à rire à gorge déployée avant de relâcher l’emprise qu’elle avait sur son bras pour aller s’asseoir sur un banc. Voilà bien longtemps qu’on ne l’avait pas trouvé aussi amusant !.

« Avant votre arrivée, j’ai glissé en me promenant sur le gel et j’ai stupidement perdu l’équilibre. Ma chute me blessa à la cheville et si je m’accroche à votre bras depuis tantôt c’est que je peux à peine m’appuyer sur cette cheville que je sens gonfler. »

C’était pour le moins inattendu. Et bien on pouvait dire qu’il était arrivé à point nommé. Sans lui elle ne serait pas allée loin. Il était agréable pour lui de se sentir ainsi utile, c’était si peu courant ! Décidément les rencontres avec Marianne étaient toujours aussi rafraichissante d’une fois sur l’autre.

-J’aurais aimé être là pour voir cette chute spectaculaire, lâcha t il avec un air moqueur. Quoiqu’il en soit je suis heureux que la providence m’ait amené jusqu’ici pour vous prêter main forte- ou plutôt devrais je dire mon bras. Il s’en est fallu de peu pour que vous soyez obligée de claudiquer sur le chemin du retour. Les lieux sont habituellement déserts par un tel temps et à une heure si matinale. A croire que les français font beaucoup de cas de quelques centimètres de neige !Pourtant ce n’est rien comparé à ce qui tombe dans mon pays.

« Si vous souhaitez rentrer, n’hésitez pas, je ne veux pas vous retenir. Je dois seulement reposer un peu mon pied et vous n’aurez bientôt plus de sang dans le bras si je continue à vous tenir comme cela. Veuillez d’ailleurs m’en excuser, je ne m’en rendais pas compte. »

-Mon bras s’en remettra, ne vous inquiétez pas. Mais je ne vais tout de même pas vous laisser seule ainsi sans m’assurer que vous êtes à même de vous débrouillez. Laissez- moi donc voir votre cheville, que je puisse vérifier ce qu’il en est. Je ne suis certes pas un homme de l’art mais je sais distinguer une foulure qui dure d’une simple froissure musculaire.

Ce n’était probablement pas la meilleure proposition qu’il ait jamais faite à une femme ! Celle là étant déjà méfiante initialement, si en plus il se mettait à lui faire des demandes aussi inconvenantes, même avec les meilleures intentions du monde, elle allait se refermer comme une huitre. Pour une fois qu’il essayait d’aider..

-Allons, ne prenez donc pas cet air effaré. Certes j’aime les femmes et les plaisirs qu’elles ont à offrir, peut être un peu trop, mais je ne suis pas pour autant un fétichiste des chevilles.

Elle restait réticente. Devant l’absurdité de la situation, l’héritier roula les yeux, agacé.

-Je n’ai aucun intérêt à raconter à qui que ce soit qu’une petite domestique a été assez légère pour dévoiler ses chevilles volontairement à un homme. Votre réputation ne souffrira pas de ma bonne action.

Rien à faire. Elle ne lui ferait pas confiance..sauf si il se mettait à nu :

-J’ai fait un mauvais rêve. Mon sommeil est agité depuis la déclaration de la guerre. ...

Elle ne semblait pas comprendre de quoi il pouvait bien lui parler.Peu patient, il soupira. :

-Vous vouliez savoir pourquoi j’étais sur le pied de guerre de si bonne heure alors je vous réponds maintenant avec la plus parfaite franchise. Je suis sorti précipitamment de mon lit à cause d’un mauvais rêve. Cela parait ridicule, n’est ce pas ?!

A voir son air étonné, elle avait très certainement pensé qu'il avait passé la nuit en bonne compagnie, alors qu'en réalité, il était resté solitaire ce soir là.Aussi c'est avec un petit ricanement qu'il ajouta :

-Enfin ça n’est sans doute pas aussi grotesque que toutes les raisons que vous avez pu imaginer tout à l’heure. Je vous ai vu. Vous vous reteniez de rire ! Je préfère ne pas savoir quels étranges scénarios vous avez bien pu concocter dans votre étrange esprit.

Le laisserait elle enfin inspecter sa délicate cheville?

- Si vous n'êtes toujours pas disposée à vous départir de cette pudibonderie déplacée, je peux toujours vous raccompagner à l'aide de mon autre bras jusqu'à l'endroit où il vous plaira de vous rendre. D'ailleurs par qui êtes vous employé ici?

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