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 Tristan ϟ Sans Iseult mais avec du charme !

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MessageSujet: Tristan ϟ Sans Iseult mais avec du charme !   13.10.12 20:37





Tristan


Bagorie




(Luke Evans)




« C'est une grande habileté que de savoir cacher son habileté. »

    ► 31 ans
    ► Ancien secrétaire, faussaire et autres activités
    ► Français, parisien
    ► Veuf
    ► Religion
    ► Orientation sexuelle

(Sujets du royaume)



♕  PROTOCOLE ♕ 
VERSAILLES : PARADIS OU ENFER ?

Pour s'y être rendu à plusieurs reprises, c'est clairement un paradis aux yeux de Tristan ! Mais avez vu ces dorures, cette beauté, ce luxe et cette splendeur ? Le garçon en a pris pleins les yeux et ne rechignait jamais quand il devait accompagner son supérieur, bien au contraire, il se risquait même à quémander, comme un enfant qui voudrait un bonbon. Bien sûr, peut être que Tristan se lasserait au quotidien d'être dans cet endroit, il s'est vite rendu compte que le lieu était le plus magnifique qu'il n'ait jamais vu, ses habitants étaient pourris jusqu'à la moelle ! Ils sont si arrogants et centrés sur eux-mêmes qu'il suffit de les flatter un peu, les caresser dans le sens du poil pour les faire tourner en bourrique et les pigeonner.

Tant mieux finalement, Tristan peut se faire un peu d'argent sur leur dos. Avec un joli sourire, quelques compliments, un peu de charme et du bagout, tout est possible. Et il n'est jamais à court d'argument et n'a pas peur de grand chose. Et s'il faut, pour arrondir un peu les fins de mois, donner son corps pour que cette classe nobiliaire se sente moins seule, il le fait sans rechigner. Mais ce qu'il sait faire le mieux, c'est les tromper en leur vendant du faux à l'état pur. Rien que pour cela, Versailles est un paradis !

COMPLOT : VÉRITÉ OU FANTASME PUR ?
Un complot ? Tristan vous rirait au nez en disant que des complots, il doit y en avoir par dizaine. Qui voudrait tuer le roi de France ? Pas mal de monde à dire vrai, pour des raisons plus ou moins valables. Puis il y a pas mal de gens un peu louches dans les rues de Paris, pas toujours bien commodes et qui ont parfois des têtes de tueurs, alors pourquoi pas des têtes de tueurs de roi ? Non mais Tristan ne l'a jamais caché : il est certain que quelque chose se trame, il n'y a qu'à voir les déplacements de certaines personnes et qu'un visage a plusieurs identités pour se dire qu'il y a vraiment quelque chose de pas net, s ans vraiment dire quoi …

COLOMBE OU VIPÈRE ?

Colombe ! Non c'est une plaisanterie, Tristan n'en a pas la carrure. Vipère ? Pas vraiment, même s'il aime bien rapporter ce qu'il a pu entendre par-ci par-là. Cela fait un peu de conversation et de qui se moquer. Mais il existe bien d'autres sujets de conversation, heureusement pour le monde entier car, à cracher sur les autres, on en ferait vite le tour !

DES LOISIRS, DES ENVIES A CONFIER ?

- la peinture : peindre est plus qu'un loisir, c'est un gagne-pain. Apprenti d'un peintre dans sa jeunesse, Tristan a continué de perfectionner son art. Ses propres créations sont jolies mais sans plus, par contre il exerce dans l'art de la copie et de la contrefaçon. C'est pour mieux plumer les nobles, mon enfant.
- l'écriture : à force d'observer autour de lui, Tristan a mis en scène des personnalités qu'il publie dans des nouvelles. Un peu grinçant, souvent moqueur, il aime coucher des histoires sur du papier. C'est quand même plus amusant que d'écrire des courriers dictés par ses employeurs ou de recopier des laissez-passer !
- la pêche : activité sympathique et reposante, il va parfois non loin de Paris pour débusquer un poisson ou deux tout en se posant contre un arbre. Un moyen de se détendre et de se relaxer.

♕  HOP, RÉVÉRENCE ! ♕
► Manu
► 23 ans
► Assez présent, suivant le boulot !
► Longue vie au Roi !
► Il y a un bail, l'annuaire forumactif je crois ^^
► Vive les gueux !



Dernière édition par Tristan Bagorie le 15.10.12 1:12, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Tristan ϟ Sans Iseult mais avec du charme !   13.10.12 20:37


BIOGRAPHIE

VERSAILLAISE

_________________________________________________

Une histoire ! Une histoire ! Allez Tristan, raconte nous une histoire !

Dans la taverne, il y avait du monde, c'était une soirée animée dans Paris. Un homme assis sur le comptoir regardait cette foule qui attendait qu'il raconter quelque chose. Il avait la petite trentaine, le regard malicieux et un sourire au coin de la bouche. Tristan, c'était lui et il était une petite attraction pour avoir eu plusieurs vies et toujours une anecdote à raconter. Mais davantage que son histoire du soi qui concernait un nain et une fermière boiteuse qu'il avait rencontré, c'est la vie de Tristan que nous allons raconter. Un gamin de Paris devenu grand et dont la vie ne fut que rarement reposante …

Si on remonte trente et un ans en arrière, on pourrait se demander pourquoi Tristan passait sa soirée à la taverne. Lui qui était né dans une bonne famille bourgeoise, les Bagorie, dont le père était un homme d'affaires bien connu à Paris. La mère aidait son époux dans certaines boutiques, une femme de poigne, sévère mais juste, d'une grande beauté et un port de tête digne des grandes princesses tandis que son époux, nommé Michel, était un homme ventripotent, l'air malicieux et toujours de bonne humeur. Un couple mal assorti au premier abord mais qui avait su conjuguer mariage de raison et bonheur conjugal. Non, ils ne s'aimaient pas d'un amour fou mais d'une douce tendresse et une belle complicité. Trois enfants étaient déjà nés, une fille et deux garçons, quand Tristan vint au monde par un soir de printemps 1635. Un accouchement épuisant mais il en fallait plus à Marie Bagorie pour la faire mourir. Elle eut même la force de refaire deux filles derrière ! Une grande famille bourgeoise parisienne qui résidait dans une jolie maison au cœur de la capitale, cela n'était pas si différent d'autres familles en somme. Et Tristan n'eut jamais à se plaindre de la vie qu'il menait, malgré les nombreuses réprimandes et la charge de travail qu'on lui donnait.

Non et non, jeune homme. Réfléchissez au lieu de donner le mauvais calcul. intima le précepteur, l'air grave.
Mais je ne comprends rien aux chiffres, ils m'ennuient ! répondit effrontément l'enfant.

Il avait sept ans et s'ennuyait à écouter des professeurs rébarbatifs, qu'en avait-il à faire de ces calculs ridicules ? Il savait compter, cela n'était pas suffisant ? Il n'était pas question qu'il reprenne l'entreprise familiale de toute façon, Jean ou Baptiste s'en chargeraient volontiers, les deux frères de treize et dix ans semblaient bien plus dociles et malléables, de bons garçons alors que Tristan était plus dissipé, plus malicieux aussi, il était celui qui ressemblait le plus à son père et Michel Bagorie l'appréciait davantage, même s'il ne montrait que rarement des signes de favoritisme. Quant à la mère Marie, elle ne cessait de lever les yeux au ciel quand elle voyait le petit garçon dans ses pattes ou à tenter d'échapper à ses leçons de calcul, de géographie ou, pire, de latin. Non, lui adorait par contre les cours sur la littérature et aussi la peinture, il ne vivait que pour ces moments. Lire était la seule activité que tolérait sa mère, cela évitait que Tristan ne se mette à courir partout. Alors lire encore et toujours, dévorer tout ce qu'il trouvait, même ce qu'il ne comprenait pas, pour pouvoir poser des questions qu'un enfant ne devrait pas toujours poser ! Quant à la peinture, c'était vraiment une passion et jamais il ne rechignait à améliorer sa technique ni à écouter les commentaires constructifs de son professeur. Aujourd'hui encore, Tristan était bien heureux d'avoir eu un si bon professeur, même si ce dernier ne serait pas ravi de savoir ce que fait son ancien élève avec un si bon talent.


Mais on n'est jamais sérieux quand on a dix-sept ans. On ne se rend pas compte des problèmes que l'on peut avoir. En cet été 1652, Paris subissait la Fronde et il fallait choisir son camp. Tristan avait appris que le roi avait quitté Paris, laissant la ville aux frondeurs, ces grands princes et parlementaires. Mais quelle idée d'aller participer à l'incendie de l'Hôtel de Ville ? Emporté par l'euphorie et quelques camarades un peu trop têtes brûlées, il y était comme s'il était à une fête. Mais on est toujours puni pour ce qu'on fait, surtout quand on s'amuse à distribuer des mazarinades, ces chansons scabreuses sur le cardinal Mazarin. Il ne se rendait vraiment pas compte que cela pouvait avoir des conséquences, comme celui d'être arrêté et jeté en prison. La Bastille est une prison à deux niveaux hiérarchiques : il y a les riches qui ont des grandes cellules et peuvent recevoir du monde et il y a … les autres. Les gueux comme on les appelle. Même si Tristan venait d'une famille qui ne vivait pas dans le besoin, il faisait partie du peuple et pour eux, il n'y avait pas de traitement de faveur. A plusieurs dans une cellule sombre, sale et mal aérée, cela peut vous remettre les idées en place. Quand on a dix-sept ans, on fait le caïd mais on a peur d'un rien finalement. Tristan détestait cet endroit et voyait les jours, les semaines, les mois passés sans qu'il n'en voit la fin. Tout l'hiver enfermé, le jeune homme ne ressortit qu'en mars 1653. Il a toujours trouvé que c'était cher payé pour un gamin comme lui, c'est peut être de là qu'est né son non-amour pour la justice et tout ce qui est forme d'autorité. Bien sûr, son réflexe fut de se rendre chez lui.

Quelle déception. Il n'y avait plus rien, ni famille ni boutique ni même de maison. Tout avait brûlé. Il resta de longues minutes ahuri devant ce spectacle, jusqu'à ce que le boulanger d'en face vint le voir.

Tristan ?
Monsieur Jean ! Dites moi, où sont-ils ? s'inquiéta le jeune homme.
Oh … Dieu seul le sait. Le feu s'est propagé alors qu'ils étaient à la messe, une lampe non éteinte tombée sur le sol, un drame banal. Ils sont partis depuis plusieurs mois, je n'ai eu aucune nouvelle.

Cela tomba comme une hache sur la nuque, Tristan n'en revenait pas d'avoir été abandonné de la sorte. Sans attendre, il tenta de rejoindre Chartres, la ville d'origine de sa mère, espérant qu'ils soient partis là. Sans succès. Sans un sou en poche, sans toit ni famille, à dix-huit ans tout juste, Tristan se devait de prendre sa vie en main et de survivre …



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