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 "Quand l'un dit tue ! L'autre dit assomme !" [Franceso x Cédric]

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MessageSujet: "Quand l'un dit tue ! L'autre dit assomme !" [Franceso x Cédric]    16.09.12 1:00


"Vous connaissez l'histoire de PAF Cédric ?"



    "Oh ! OH ! OUI Monsieur…Je…..PAR LE CIEL !!!....Euh non, Non, NOOOON !!!“ gémissait de „plaisir“ la voix sous les draps du lit qui s’agitait en tous sens.

    Soudain les activités lubriques s’interrompirent et deux têtes émergèrent d’entre les draps. Francesco jeta un regard perplexe à sa conquête du jour : la jeune Baronne de Bergogne.

    "Hum, y’aurait-il un problème, signora ?" demanda-t-il avec un regard intrigué vers sa maitresse du jour qui lui jetait de grands yeux de biche vides de toute compréhension de ce qui était en train de lui arriver (la pauvre…)

    "Monsieur, je…Ai-je fais quelque chose ? demanda la godiche en rougissant avant d’être interrompue par la main du vénitien qui se palqua sur sa bouche.

    -Hum, c’est bien ce que je pensais, fit le Contarini en soupirant de lassitude. Reprenons.

    Les deux amants disparurent de nouveau sous la blancheur des couvertures et les gémissements reprirent de plus belle…un peu plus étouffés. Il ne trouvait pas particulièrement cette jeune fille à son goût mais Versailles semblait déserté par la nouveauté ces temps derniers. Cette Bergogne…Comment s’appelait-elle déjà ? Mireille ? Micheline ?...Ah oui ! Michelle, se rappela l’ambassadeur. Quel prénom affreux ! pensa-t-il. Elle n’était pas si belle non plus d’ailleurs. Les dents trop longues, un sourire bête et des grands yeux de teckels… elle n’était pas vraiment charmante, extrêmement naïve, cueilliant et parlant incessamment de „fleurs“ pour une raison qui dépassait parfaitement le vénitien. Ni une, ni deux, il s’ennuyait et il l‘entraina dans son lit pour la faire taire. Que voulez-vous ? On s’occupe comme on peut quand on est un politicien qui s’ennui !
    Alors que la Baronne lançait des vocalises suraigus vers les anges, c’est à ce moment particulièrement inapproprié que Pablo entra dans la chambre de son maître, deux missives à la main.

    "Signor ?" demanda timidement le valet, essoufflé, à son maitre qui avait un peu la tête (et le reste) ailleurs, mais il ne semblait même pas choqué par la scène qui se déroulait sous ses yeux. Trop habitué.

    "Signor ! insista Pablo.

    -Quoi !!! cria de rage un Francesco en sueur émergant du lit.

    -Ces messages viennent d’arriver, dit le domestique en s’inclinant tout en tendant une enveloppe couleur bleu de prusse et une seconde agrémentée d’un liseret rouge.

    Sans attendre, Francesco quitta le lit nu comme au premier jour, attrappa les messages et les ouvrit sans perdre un instant, l’air soudain plus grave. Le premier message était de la Longueville, codé évidemment, lui rappelant la réunion de la Main pour le soir. La seconde venait d’un de ses hommes de mains, surveillant, épiant ou poursuivant toutes les cibles de l’italien. Le jeune homme serra les dents à la vue du dernier message. C’était Portau. Voilà des semaines que celui là cachait quelque chose qui n’était pas clair. Il s’agissait apparemment d’un enlèvement. Jusque là rien d’extraordinaire, seulement le Portau se garda bien de lui parler des détails lorsqu’il était venu prendre „sa paye“ du mois. Le Contarini ne supportant point qu’on lui tienne tête, il décida de faire suivre ce bougre d’âne français qui ne se rendit compte de rien. Et…Rien. Voilà le résultat de ces semaines d’investigation pour ses hommes. Rien ! Ce bovin crotté voulait jouer au plus malin ? pensa l’ambassadeur. Décidemment, le français ne savait pas contre qui il jouait !
    Réduisant en boule le dernier message il le jeta précipitamment au feu avant d’ordonner à son valet de lui apporter ses vêtements.

    "Vous…vous sortez, monsieur ? demanda d’une voix fluette, la baronne toujours dans le lit.

    -Oui, fit brièvement l’italien. Vous aussi ma chère, ajouta-t-il. Il faut que mes domestiques changent les draps, dit-il comme simple explication avant de se laisser être habillé par Pablo qui s’activait.

    Après avoir laissé une jouvencelle en larmes, s’être habillé, et avoir chevauché jusqu’à la „demeure“, ou du moins la cabane du Portau, Francesco entra discrètement à l’intérieur après avoir dissimulé son cheval. En refermant la porte il pût admirer…la…le…Rien en fait. L’endroit était si pauvre qu’il n’y avait rien qui pouvait être considéré comme un „style“ ou même un lieu de vie tout simplement. Que c’est laid, se dit l’ambassadeur en passant avec une main gantée, un doigt le long d’un guéridon pour exaaminer la poussière. Parfaitement dégoutant ! pensa le vénitien avec un rictus sur le visage. Il en avait presque pitié de cet imbécile à vivre dans un taudis pareil !...Ah non, Francesco avait seulement mal au coeur devant tant d’horreur…Rien à voir avec de la compassion !

    Continuant à observer minutieusement l’intérieur de son ennemi intime comme on observe un élevage de porcs, il entendit soudain du bruit au dehors… Le Portau rentrait !

    Toujours très théâtral, Francesco prit un malin plaisir à s’installer dans un fauteuil juste en face de la porte d’entrée. Il avait hâte de voir l’air de surprise de cet analphabète… Il allai enfin savoir ce que ce crétin cachait de ce fameux enlèvement…

    Lorsque Cédric de Portau ouvrit la porte, Francesco lui lança avec un sourire éclatant :

    "Bonjour, bonjour, bonjour !" s'exclama-t-il avec son accent chantant d'Italie.


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Dernière édition par Francesco Di Venezia le 07.11.13 2:40, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: "Quand l'un dit tue ! L'autre dit assomme !" [Franceso x Cédric]    19.09.12 18:50


Relier Meaux à Versailles était rarement un plaisir. Les chemins étaient boueux, un peu dangereux en cette période de l'année avec le froid qui commençait à arriver, enfin tant qu'il ne gelait pas … Mais ce sont aussi des chemins sinistres, à se demander s'il n'y avait pas quelques brigands dans les arbres prêts à sauter sur la route pour les détrousser. Enfin que voulait-ils détrousser ? Gustave était un valet et Cédric n'était pas l'homme le plus riche du coin. Tout ce qu'ils pourraient gagner, c'est une balle en pleine tête dans un des hommes au hasard, montrant que Portau ne plaisantait pas. Mais ils n'en rencontrèrent pas, ils avancèrent à vive allure avec leurs montures, Cédric prenant soin de grarder son visage sous capuchon pour ne pas être reconnu et cacher ses vêtements que quelques gouttes de sang avaient tâchés lors de la séance de torture contre Guillaume du Perche.

Il aurait voulu avoir quelques informations, noms ou missions, à donner durant cette réunion mais il ne dirait rien, pas un mot sur cet enlèvement, pas tant que du Perche n'aura pas parlé. Après il irait voir Hector pour lui déballer sa liste de noms afin de les contre attaquer et les mettre hors de course. Mais cela aurait été tellement parfait ce soir, cela lui aurait évité un lynchage public devant toute la Main de l'Ombre pour son accident avec la duchesse de Noailles/Norfolk. Enfin tant qu'il ne perdait pas sa place, c'est tout ce qui importait. Sans se vanter, Cédric ne voyait pas vraiment qui pouvait le remplacer dans l'organisation secrète car il avait toujours fait du bon travail et s'était montré d'une fidélité sans faille, ce qui n'était pas le cas de tout le monde. A la rigueur, il y avait d'Amboise, ou alors la Chevreuse et encore … Ce ne serait sûrement pas cet abruti de vénitien qui était la stupidité même, incapable de faire quoi que ce soit. Il n'y avait qu'à repenser à leur dernière mission, cet idiot avait jeté le cadavre sur Cédric, hurlé à l'assassin et était parti!Cédric avait du se cacher avec le corps et s'en débarrasser tout seul. Comment faire confiance à ce genre d'individu ? Cédric préférait crever plutôt que d'être sous les ordres d'un tel imbécile !

Enfin ils arrivèrent à Paris, ville qu'il fallait encore traverser avant d'arriver au manoir mais Portau connaissait suffisamment la capitale pour ne pas se perdre et avoir les bons raccourcis. Son valet se trouvait toujours derrière, silencieux. Il est vrai que Gustave quittait assez peu la propriété, ne se rendait que dans les alentours de Versailles porter des plis mais ne mettait rarement les pieds à Paris, alors il n'en menait pas large. Cédric ne faisait même pas attention à la misère qui l'entourait, concentré sur sa route et ce qu'il avait à faire avant qu'on ne vienne le chercher pour être à 23h dans Paris. Il ne comprenait pas pourquoi Hector faisait ce simulacre avec lui, Cédric connaissait très bien les lieux et n'avait pas besoin qu'on lui bande les yeux ni qu'on le conduise dans Paris alors qu'il savait très bien où cela se déroulait. Cet attachement à ce genre de détail était assez incompréhensible à ses yeux.

Mais voilà son manoir qui se profilait. Enfin par manoir, il ne fallait rien de voir de très sophistiqué. La maison était assez grande en effet, il l'avait eu pour trois fois rien à la mort du propriétaire endetté qui n'avait pas de famille. Il n'y faisait que des passages et y dormir alors il ne s'attachait pas à une grande décoration à dire vrai. La maison était simple, ce n'était pas non plus un taudis mais on voyait clairement que Cédric se moquait un peu des lieux tant que cela était propre et qu'il retrouvait ses affaires. Mais aujourd'hui, il ne s'attendait à voir un invité à l'intérieur. Pourtant quand il poussa la porte …

Bonjour, bonjour, bonjour !

Cédric s'arrêta, surpris de voir Francesco affaler dans un des fauteuils comme si de rien n'était. Il fronça les sourcils, poussa un soupir d'exaspération et décida de s'avancer vers l'escalier pour éviter de le voir trop longtemps.

Dehors Contarini, je ne veux pas vous voir, je n'ai pas le temps !

Le ton était dur, ferme et Cédric était suffisamment sérieux pour qu'on ne contredise pas ses ordres, d'ailleurs il ajouta vers son valet.

Gustave, mettez cet individu dehors. Maintenant.

Le regard perçant fit trembler davantage le valet qui s'approchait vers Francesco alors que Cédric n'y accorda plus d'importance en gravissant les marches jusqu'à l'étage. Hors de question que le vénitien vienne perturber sa soirée avant son départ. Il ne voulait même pas savoir ce qu'il venait faire ici, c'était sûrement pour une raison stupide qui ne valait pas la peine d'être écoutée, sans aucun doute. Il claqua la porte et se mit à chercher à chercher la clé ouvrant les tiroirs de son secrétaire quand des pas se firent entendre, ainsi que des supplications avec la voix de Gustave. D'un coup, Francesco fit son entrée dans le bureau de Cédric, sans y avoir été invité bien évidemment.

Mais qu'est ce que vous voulez à la fin ?! Cédric perdait déjà patience. Faites votre critique des lieux, balancez moi quelques insultes et sortez, je n'ai pas le temps de quoi que ce soit avec vous. Vous passez déjà assez de temps à me pourrir la vie.

Au moins c'était clair … mais pas assez pour faire partir le vénitien apparemment !

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MessageSujet: Re: "Quand l'un dit tue ! L'autre dit assomme !" [Franceso x Cédric]    28.10.12 19:33

    Francesco ne pouvait qu’être hilare à apprécier le spectacle de la surprise de ce chien de Portau ! Plus motivé que jamais il se releva avec souplesse du fauteuil et s’approcha de Cédric comme un diablotin accueillant un nouvel invité aux enfers. Il ne pouvait s’empêcher d’afficher un sourire de requin, tournant autour du gros poisson du jour en la personne de son gueux préféré.

    -Dehors Contarini, je ne veux pas vous voir, je n'ai pas le temps !

    -Oh Portau ! Un peu de politesse ne vous ferai pas de mal. Même ma visite devrai vous paraitre plaisante et distrayante dans un endroit aussi minable ! Je deviendrai fou à votre place… Mon pauvre !
    dit-il sur un ton compatissant en posant une main sur l‘épaule de Portau.

    Poursuivant son petit numéro, Francesco examina avec attention le reste de la pièce en plissant des yeux.

    -Hum, j’espère que la charpente cèdera à Noël… ça serai un chouette cadeau pour vous mon vieux ! Est-ce là que passe toutes mes petites économies que je vous offre gracieusement ? demanda-t-il en prenant un air outrée avant de prendre une statuette sur une console et de vérifier la couche de poussière du bout d’un doigt. Vous ne le dépensez pas pour l’entretien en tout cas…

    -Gustave, mettez cet individu dehors. Maintenant,
    ordonna le français d’un ton ferme à son domestique qui s’approcha du vénitien en tremblant.
    Sans attendre, Cédric quitta le hall et claqua une porte derrière lui. Francesco posa alors un regard venimeux sur le domestique qui allait s’aventurer à poser ses mains sur lui.

    -Si vous tenez à vos mains, je vous le déconseille petit stronzo, sussurra l’ambassadeur. Vous avez sans doute du poisson à évider, la grange à nettoyer, colmater un trou dans le plafond…que sais-je... DE L’AIR !

    Francesco écarta d’une main le domestique qui se mit à émettre des supplications et autres injonctions inaudibles tellement il bégueyait. Ne l’écoutant pas, l‘italien passa la porte et la claqua au nez du gueux, se retrouvant seul à seul avec le Portau qui semblait chercher quelque chose.

    -Ah vous voilà ! dit-il sur un ton théâtral. Heureusement que c'est une "petite maison de campagne" !

    Mais qu'est ce que vous voulez à la fin ?! s’impatienta Cédric. Faites votre critique des lieux, balancez moi quelques insultes et sortez, je n'ai pas le temps de quoi que ce soit avec vous. Vous passez déjà assez de temps à me pourrir la vie.

    Le vénitien eut alors un air blessé outrancier.

    Monsieur ?! Vous aurai-je offensé ?

    Puis il reprit en reprenant son air mauvais habituel.

    Deviendriez-vous sensible Portau ? Je viens pour avoir des réponses, expliqua-t-il. J’ai ouïe dire que vous vous amusiez sans moi… soupira le vénitien en se recoiffant dans un vieux miroir Une amusante soirée sur le thème de la torture ! Je serai ravi d’être des vôtres… Allons allons, trêves d’insultes et de chamailleries : dites-moi donc ce que vous me cachez… Ne tardez pas trop à répondre, vous savez qu'on nous attends !

    Derrière ce manège infernal, Francesco avait bien une idée derrière la tête et son plan, si simple soit-il, était sur le point d’aboutir pour sa plus grande joie !


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MessageSujet: Re: "Quand l'un dit tue ! L'autre dit assomme !" [Franceso x Cédric]    03.11.12 17:51

Mais qu'est ce qu'il faisait là ? Cédric n'avait franchement pas le temps d'entrer dans son jeu ni de lui lancer des piques pour le plaisir. Il venait de cavaler entre Meaux et son manoir, pour mieux repartir à Paris où se tiendrait la réunion qu'Hector avait prévu. Même s'il savait que son chef prendrait toutes les précautions pour que personne ne devine le lieu de la réunion, Cédric connaissait suffisamment Valois pour savoir que cela se tiendrait dans les sous-sols de son hôtel particulier. Mais il ne voulait pas jouer les rebelles et se plierait aux règles, il aurait déjà assez à subir pendant la réunion, sans savoir que Contarini allait davantage empirer les choses. Ce type était une plaie vivante … et un bavard insupportable.

Oh Portau ! Un peu de politesse ne vous ferai pas de mal. Même ma visite devrai vous paraître plaisante et distrayante dans un endroit aussi minable ! Je deviendrai fou à votre place… Mon pauvre !
Quelle adorable compassion. Vous avez fait votre charité du jour, partez maintenant.
lâcha Portau avec le peu de sang froid qu'il lui restait.

Oh et puis à quoi cela servait de lui répondre ? Il était aussi stupide qu'une volaille ! Et caquetait tout autant par la même occasion. Cédric préféra quitter la pièce et ne plus à faire à lui, le voir examiner la poussière était trop. Non certes, la maison de Cédric n'était pas un magnifique palais, c'était assez modeste mais c'était propre, bien rangé et surtout au calme, c'est tout ce qu'il voulait. Alors se voir insulter sur son lieu de vie, c'était bas et surtout dégradant, il préféra s’éclipser et laisser le soin à Gustave de mettre à la porte ce squatteur de bas étage. En y repensant, ce n'était pas une bonne idée, son valet était couard et même le vénitien pourrait lui faire peur. Il faudrait penser à engager un garçon plus téméraire mais il n'en avait pas le temps et puis il garderait celui là jusqu'à ce qu'il meurt, ensuite il en trouverait un autre, pas envie de tuer un type sans raison. Assassin sûrement, mais pas non plus un psychopathe. Alors qu'il s'attelait à quelques affaires avant l'heure de la réunion, Francesco fit son apparition, comme s'il se produisait devant un public enthousiaste mais il ne reçut qu'un regard froid, méprisant et tenta de le virer à coup de phrase. Non, ce type était pire qu'un tique sur la peau, il s'accrochait et pompait votre énergie et patience.


Monsieur ?! Vous aurai-je offensé ? Deviendriez-vous sensible Portau ? Je viens pour avoir des réponses. J’ai ouïe dire que vous vous amusiez sans moi…
La vie n'est qu'amusement lorsque je ne vous vois pas !
Une amusante soirée sur le thème de la torture ! Je serai ravi d’être des vôtres…
Seulement si vous prenez la place du supplicié, vous me combleriez de joie !
Allons allons, trêves d’insultes et de chamailleries : dites-moi donc ce que vous me cachez… Ne tardez pas trop à répondre, vous savez qu'on nous attends !
Et vous croyez que je vais vous répondre juste parce que vous me le demandez ? Quel espion pitoyable !
répondit Cédric avant de partir dans un rire moqueur, voire sardonique.

Il ne lui répondit pas plus, n'avait que faire de ses exigences, cette mission ne le regardait aucunement ! Cédric tenait du Perche entre ses griffes pour des raisons professionnelles (à ne surtout pas partager avec Francesco) et personnelles (à ne partager sous aucun prétexte à cette vermine répugnante). Le vénitien ressemblait à un gamin à qui on refusait un jouet, il ne devait pas avoir l'habitude qu'on lui résiste, qu'on lui dise non, et encore moins un homme de la condition de Portau, c'est à dire un noble désargenté (et pas un gueux ! ).

Et vous allez attendre que je vous réponde ? …. Oh et cessez de regarder s'il y a de la poussière chez moi, vous êtes qui ? Un larbin ? Je vous ai dit de sortir. Mes affaires me regardent, trouvez vous quelqu'un à torturer, cela vous occupera !

Le ton était froid et on sentait que Portau perdait patience au fil des secondes qui s'écoulaient. Pourquoi cet abruti à la cervelle dévorée par les pigeons vénitiens venait toujours quand il ne fallait pas ? A croire qu'il faisait exprès d'aller embêter son monde, qu'il n'avait que cela comme distraction. Si tel était le cas, Cédric préférait largement sa vie ! Puis Portau s'adossa à son bureau, croisant les bras, l'air sérieux.

Pourquoi vous ne partez pas ? Vous n'avez rien à faire en ces lieux et ce n'est surtout pas moi qui vais vous révéler ce que je fais en ce moment. Puis il eut un petit sourire amusé. Mais que vous vous intéressiez à mon travail me surprend … Mais je ne réponds ni à la menace, ni à la violence ni à la moquerie. Je suis certain que vous ne savez même pas en quoi consiste une vraie torture, que vous vomiriez à la moindre incision. Donc … dehors.

Il ne lâcherait rien et peu importe comment le gondolier s'agitait, même s'il se roulait par terre, cela n'y ferait rien. Même une arme pointée sur sa tempe ne ferait pas réagir Portau qui préférait crever que parler. Mais Francesco ne comprenait pas ce qu'on lui disait apparemment.

Je pense que vous ne maîtrisez pas encore assez le français pour comprendre mes paroles quand je vous fous à la porte. Il s'avança vers lui, assez menaçant. Vous partez maintenant sinon je fracasse le crâne et vous enterre au fond de mon jardin.

Au moins c'était clair pour tout le monde ! Enfin, tout le monde sauf Francesco …

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MessageSujet: Re: "Quand l'un dit tue ! L'autre dit assomme !" [Franceso x Cédric]    22.12.12 14:34

    Et vous croyez que je vais vous répondre juste parce que vous me le demandez ? Quel espion pitoyable ! répondit Cédric avant de partir dans un rire moqueur, voire sardonique.

    Francesco ne dit pas un mot mais continua de fixer avec insistance le français, le sondant de son regard bleu perçant. Portau continua de faire savoir son impatience et son exaspération :

    Et vous allez attendre que je vous réponde ? …. Oh et cessez de regarder s'il y a de la poussière chez moi, vous êtes qui ? Un larbin ? Je vous ai dit de sortir.

    Pas tant que je n‘aurai obtenu de réponse à mes interrogations, Portau. Croyez-moi j’ai tout mon temps, dit il en croisant ses bras dans le dos.

    Mes affaires me regardent, trouvez-vous quelqu'un à torturer, cela vous occupera !

    Le vénitien lui jeta alors un regard complaisant, un sourire moqueur au lèvres.

    Ah parce que nous n’oeuvrons plus dans le même camp, Monsieur ? demanda-t-il d’un ton acide en insistant lourdement sur les formules de politesse. Je vous rappelle que malgré tout le dégoût que vous m’inspirez je daigne travailler avec vous depuis tout ce temps. Etant membre de la même entreprise, vous me devez des confidences en ce qui concerne nos affaires.

    Francesco était tout à coup bien sérieux. Le ton était de plus en plus froid et les insultes avaient disparues. Qu’est ce qui se passait exactement ? L’italien en avait assez d’être hors-jeu, de n’être que le banquier ou le coffre-fort sur pattes. Il n’était pas venu en France uniquement pour les belles femmes et le bon vin. Il avait quelque chose à défendre, à faire valloir.

    Libre à vous de jouer la carte du gentilhomme bafoué, pour une fois que ce n’est pas moi qu’on traitera de précieux…

    L’ambassadeur était d’un calme surprenant face à son ennemi-complice. Et il n’avait pas même besoin de chercher à être plus insupportable comme à l’accoutumée car Portau lui offrait ses sauts d’humeur sur un plateau d’argent. Le vénitien riait intérieurement de voir à quel point il pouvait rendre fou cet idiot.

    Pourquoi vous ne partez pas ? demanda-t-il, comme dépassé par la situation.Vous n'avez rien à faire en ces lieux et ce n'est surtout pas moi qui vais vous révéler ce que je fais en ce moment. Puis il eut un petit sourire amusé. Mais que vous vous intéressiez à mon travail me surprend …

    L’italien haussa les épaules avec un faux air guilleret :

    Ah que voulez-vous ? Je suis comme ça ! Toujours là où on m’attends le moins. Mais vous ne me répondez toujours pas… ajouta-t-il en faisant tapoter ses doigts avec impatience sur la surface d’une console.

    Mais je ne réponds ni à la menace, ni à la violence ni à la moquerie. Je suis certain que vous ne savez même pas en quoi consiste une vraie torture, que vous vomiriez à la moindre incision. Donc … dehors

    Aaaaaah Portau ! Portau ! Portau ! .
    s’exclama Francesco en levant les yeux au ciel avec un sourire en coin. Si vous saviez… C’est si touchant de voir tout les efforts que vous faites pour faire comme si vous me connaissiez… Seulement… Il soupira. Vous êtes si loin de la vérité, mon cher… Puis il se tourna vers lui pour lui faire face. Certes, Venise regorge de casinos et de putains en tout genre et l’eau des canaux y est parfois croupissante et puante mais… Ne dit-on pas qu’il faut se méfier de l’eau qui dort ?

    Un long silence s’installa entre les deux hommes. Portau semblait se retenir de se jeter sur lui pour l’étrangler, ce qui devait le rendre dingue. Et Francesco adorait le voir dans un état aussi minable. C’est alors que la nature du vénitien revint au galop…

    Enfin… Je ne peux pas vous en vouloir de ne pas y avoir réfléchi plus tôt. Le cérébrale n’est pas vraiment votre domaine de prédilection… C’est des choses qui arrivent… ajouta-t-il avec petit sourire satisfait.

    Je pense que vous ne maîtrisez pas encore assez le français pour comprendre mes paroles quand je vous fous à la porte.

    [b]Eh !
    s’exclama Francesco. Restez poli mon cher.

    Portau s'avança vers lui, assez menaçant.

    Vous partez maintenant sinon je vous fracasse le crâne et vous enterre au fond de mon jardin.

    Le véniten soupira, à peine perturbé par le comportement du français.

    Raaaah ! Changez de registre mon vieux. Ca commence à être lassant ! Il va falloir vous détendre, Portau… Et de façon radicale !

    Portau continua de lui jeter un regard fou avec la respiration profonde et bruyante d’un boeuf. Les deux hommes se jaugèrent du regard pendant quelques instants dans un silence tendu et froid. Leurs yeux brulaient d’une haine sans nom, le tout confiné dans des faux semblants et des comportements à peu près civilisés… Et sans crier gare…

    Portau et Contarini se jetèrent l’un sur l’autre comme des animaux. Tour à tour, ils s’attrappaient par le col, envoyant voldinguer l’autre contre un meuble, balançant leurs poings avec une sauvagerie rare et hurlant leur rage mutuelle. Francesco n‘en pouvait plus de ce butor mal-fini et de ses airs de molosse. Ce même chien qui lui pompait son or comme une sangsue. Il voulait juste le voir mort. Dégager ce parasite sans intérêt et affreusement paysan. Cet homme était une honte à son rang, pensait le vénitien alors qui lui balançait son poing dans la machoire, aussitôt répliqué par un coup de pied bien placé du français dans les parties de l‘italien. La lutte dura de longues minutes, transformant peu à peu le bureau de Portau en un chantier épouvantable. Les meubles étaient renversés en tout sens, voir même cassés, la paperasse étalée au sol, volant comme des feuilles mortes au passage des deux hommes qui règlaient leur comptes „à l’ancienne“ et le domestique de Portau venait de débouler dans le salon, prenant panique en constatant l’embrouille dans laquelle était plongé son maître. Le serviteur restait à l’écart n’osant pas même approcher pour intervenir tellement la scène était à faire peur. Plus le conflit avançait et plus celui-ci devenait fantaisiste dans son application. Cédric avait attrapé un chandelier en métal massif tandis que Francesco s’était saisi du pied d’une chaise cassée pour en faire une mattraque. Il n’y avait pas particulièrement de supériorité de l’un ou de l’autre, les coups continuaient de s’accumuler d’un côté comme de l’autre avec une énergie qui ne tarissait pas. C’est alors que Francesco prit Portau en traitre en venant l’immobiliser au sol près de la cheminée. Ils se débattaient comme des fous quand le vénitien réussi enfin à bloquer les bras du français avec ses jambes. Puis, dans le feu de l’action, il attrappa une buche qu’il brandit au-dessus de sa tête avec une conviction comme il en avait rarement. Francesco jeta un regard méprisant au français.

    "Buonanotte, stronzo !"

    Avant de lui balancer la bûche sur le crâne, laissant Portau inconscient. L’italien se releva avec un sourire goguenard, et pouffa de rire en constatant de l’état du français affalé par terre.

    „Ah ah bah voilà ! Un bon p’tit somme et ça repart ! Puis il se tourna vers le valet terrifié. N’est-ce pas ?

    Celui-ci lui jeta un regard empli d’une totale incompréhension.

    „Mais…mais…Pourquoi lui avez-vous fait cela ?“

    Francesco s’approcha du domestique et lui tapota chaleureusement l’épaule.

    „Bah ! Pour le sport voyons !“

    Puis sans perdre un instant il quitta la pièce en lui lançant :

    „N’oubliez pas de ranger ! C’est un vrai taudis ici…“

    Puis il claqua la porte du hall derrière lui. A présent, il n’y avait plus une minute à perdre car la réunion de la Main de l’Ombre l’attendait… Tant de grabuge, uniquement pour empêcher Cédric d’y assister et s’attirer les foudres de leur chef… Pour Francesco, c’était une intervention intelligente et réussie ! (ou pas)


[FIN DE TOPIC]

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La modestie des orgueilleux est odieuse, insupportable.


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