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 [septembre 1666, Versailles] Le père et l'enfant ▬ rp unique

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« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Cela peut vous paraître étrange mais j'en ai un. Il est bien caché, je le réserve à qui m'aimera vraiment. Et pour mes enfants.
Côté Lit: Vous voulez une liste ? Ce sera même un recueil !
Discours royal:



ϟ TURN OUT THE LIGHT ϟ
show me your dark side

Âge : 30 ans
Titre : Duc de Richmond, de Lennox, de Gloucester, Comte de March, cousin de Charles II d'Angleterre
Missives : 720
Date d'inscription : 15/02/2012


MessageSujet: [septembre 1666, Versailles] Le père et l'enfant ▬ rp unique   21.08.12 0:03


« Les pères doivent toujours donner pour être heureux. Donner toujours, c'est ce qui fait qu'on est père. »
30 août 1666

Cher Morgan,

Après avoir cherché différentes alternatives pour m'épargner un déchirement, je n'ai d'autre choix que de vous écrire et vous demander un service qui me brise le cœur mais réchauffera le vôtre.

Vous connaissez aisément les relations actuelles avec mon mari et ce qu'il pense du petit Andrew qu'il ne cesse de traiter comme un bâtard de la pire espèce. Chaque jour, j'endure ce calvaire en espérant que demain sera un jour meilleur mais cela n'arrive pas. J'en viens même à me réjouir des départs en mer de mon époux pour pouvoir aimer mon fils et lui montrer de l'affection sans son œil inquisiteur. J'ai si peur qu'il lui fasse du mal, je cesse de respirer quand je le vois aussi tendu, j'ai l'impression que sa main va se lever à tout instant pour frapper ce petit garçon qui n'a rien demandé. La guerre anglo-hollandaise me permet de souffler puisque Seymour part en mer mais le voilà revenu quelques semaines après une blessure et je ne supporte plus, je cherche une solution pour l'épanouissement de notre enfance.

J'avais tout d'abord pensé à Anne Hyde, l'épouse de votre cousin Jacques pour qu'il grandisse parmi les grands, recevant amour et éducation tout en l'ayant proche de moi. Mais son accouchement fut pénible, le petit duc de Cambridge s'étant présenté par le siège et demandant beaucoup d'attention. J'ai cherché beaucoup de solutions, comme le confier à l'une de vos sœurs mais Catherine m'a conseillée la proposition que je vais vous faire : vous confier Andrew.

Je connais votre vie, vos défauts mais je sais surtout que vous êtes une excellent père. Bien que notre relation soit terminée, vous n'avez jamais manqué à vos devoirs de père et je sais qu'il sera entre de bonnes mains. Quand vous recevrez cette lettre, Andrew sera en chemin sans aucun doute, j'irais demandé à notre roi une escorte pour que le voyage de notre petit se passe en toute sécurité.

[…] Affectueusement,

Élisabeth


La lettre entre ses mains, Morgan ne savait pas s'il devait exulter ou s'attrister. Savoir qu'une mère se sépare de son fils a toujours un côté déchirant, mais revoir son fils était un bonheur absolu ! Nous étions début septembre et son fils était en route pour Versailles, cela ne pouvait qu'être un magnifique jour ! Il ne pouvait voir sa fille légitime, il verrait donc son fils illégitime, qu'il aimait tout autant. Il n'y avait qu'à attendre, ce qui fut le plus long. Morgan s'attela à aménager une chambre pour l'enfant de deux ans pour qu'il se sente comme chez lui. Pendant ce temps là, Richmond se tint clean, sans toucher une goutte d'alcool car le petit pouvait arriver à tout instant.

Cette fin de journée du douze septembre 1666, des chevaux et un carrosse passèrent les grilles du manoir Stuart, des hommes en costume anglais et le véhicule aux armoiries Stuart avec un lion sur ses deux pattes arrières. Le petit garçon, un peu groggy par le voyage, fut descendu du carrosse et délicatement posé au sol. Spontané, comme le sont les enfants de son âge qui ne comprennent pas le cérémonial, le petit Andrew courut jusqu'à son père qui avançait dans l'allée et lui tendait les bras pour l'accueillir.

« Daddy ! » cria le garçon en courant.

Il sauta dans les bras de Morgan qui le souleva de terre tout en le serrant contre lui, si heureux d'avoir son enfant. Il ne l'avait vu depuis son départ d'Angleterre et le trouvait grandi, devenant petit à petit un petit garçon et non plus un bébé. Un des soldats laissa un temps pour les retrouvailles, sûrement attendri par la scène avant de s'avancer vers Richmond en lui tendant deux plis.

« Monsieur le duc, sa majesté le roi Charles II vous fait l'honneur d'une lettre ainsi que votre sœur. »

Richmond le remercia et les soldats, après avoir salué le duc de Richmond, s'en retournèrent au port du Havre où les attendaient un bateau pour l'Angleterre. Il lirait les plis après, les posa sur un meuble dans l'entrée, tenant de son autre main le petit Andrew FitzMorgan Stuart qui observait les lieux qu'il ne connaissait pas. Les affaires familiales et militaires attendront, son fils comptait avant tout.

« Veux tu voir ta chambre ? Je l'ai aménagée rien que pour toi. »
« Oh oui ! »


L'enthousiasme de l'enfant enchantait Morgan qui avait bien besoin de la présence d'une personne aimante dans cette maison qui ne lui servait qu'au travail et à la débauche. Cela lui donnerait l'occasion de se racheter une petite conduite, du moins limite les bêtises, ce qui – avouons le – ne serait pas chose facile vu qu'il était facile d'entraîner Richmond dans les imbécillités les plus monstrueuses, l'avenir nous le prouvera, père ou pas. Mais pour l'instant, il se tenait à carreaux, emmenant le petit dans sa chambre et le regarder découvrir les lieux, tenter de prendre ses repères, au moins découvrir où il vivra pour les prochains mois.

Comme il faisait encore beau en cette mi-septembre, Morgan prit la main de son petit garçon pour l'emmener dans les jardins. Ils marchèrent au départ dans l'allée, bien sagement, puis dans l'herbe avant de courir joyeusement tout en riant. Cela faisait des mois que le duc anglais ne s'était pas senti aussi heureux et serein. Ce petit bout d'homme serait en partie sa rédemption. Morgan voulait vraiment être un bon père et s'il cumulait pas mal d'erreurs, on ne pouvait lui retirer son amour pour ses enfants et sa volonté de toujours leur donner le plus de bonheur possible. La nuit tomba rapidement et l'enfant, fatigué de son voyage, s'endormit contre son père dans le sofa. Morgan resta un long moment à la regarder dormir, sans bouger ni dire le moindre mot. Puis il le porta jusque dans son lit en prenant le plus grand soin de ne pas le réveiller. Après un dernier regard, il ferma la porte avec un petit sourire heureux de cette journée et ses retrouvailles. Enfin, il ouvrit les lettres, fermant la petite parenthèse familiale mais sans l'oublier. Ce n'était que le premier jour et tant d'autres viendraient à l'avenir, il avait le temps de tisser des vrais liens avec son fils, de lui trouver une gouvernante et de l'éduquer comme un Stuart. Bien que lisant la lettre de son cousin Charles II, Morgan ne pouvait s'empêcher d'imaginer son fils avec les honneurs d'un militaire, imaginer son avenir tout en voyant le meilleur, bien entendu.

Pour la première fois depuis bien longtemps, Morgan Stuart s'endormit sereinement avec la joie de se réveiller au matin par son petit garçon qui ne pouvait attendre. Le réveil de Richmond ne fut donc pas son valet Bryan mais le petit Andrew qui sautait sur son lit. Un autre jour parfait commençait …

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I've lost a lot a in this game. Another everyday face with no name, I'm not selling misery, so would you stay around with me. I know that you are afraid, the traces of war linger on my face but I'm not selling misery, maybe some day I'll feel home again.


Born to be a Stuart:
 


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