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 Bon sang ne saurait mentir... [RP unique Paris - Tonton]

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Paris de Longueville

« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Une servante de ma connaissance...
Côté Lit: la servante sus-citée l'a déserté, profitez-en!
Discours royal:



ADMIN BIZUT
Phoebus
ৎ Prince des plaisirs

Âge : 20ans
Titre : Prince de Neuchâtel
Missives : 4041
Date d'inscription : 12/01/2010


Bon sang ne saurait mentir... [RP unique Paris - Tonton] Empty
MessageSujet: Bon sang ne saurait mentir... [RP unique Paris - Tonton]   Bon sang ne saurait mentir... [RP unique Paris - Tonton] Icon_minitime07.08.12 16:34





Citation :
…conformément à ses désirs, sa seigneurie trouvera ci-jointe la liste des nouveaux pensionnaires accueillis ces dernières semaines à l’Hôtel Dieu. Les largesses qu’elle a eu envers l’institution font de nous ses serviteurs les plus dévoués et nous espérons la revoir dès que la clémence du temps rendra ce voyage possible, afin de….

-Charles-Paris, puis-je vous parler un instant ?
Le jeune homme sursauta, tirant son regard hors de sa lecture. Repliant la lettre pour la glisser dans son enveloppe, il repoussa sa chaise et salua son oncle courtoisement.
-Je vous dérange peut-être ?
-Non, mon oncle…quelques nouvelles de Neuchâtel. D’excellentes, ajouta-t-il.
-Parfait ! Le prince signifia d’un simple regard au valet de les laisser seuls et referma la porte du salon derrière lui. Depuis plusieurs jours, je suis tenté de m’inquiéter pour vous, mon cher neveu…d’abord ces rumeurs sur cette soirée...on ne parle que de l’Olympe de la rue St Thomas.
-Oh, murmura Paris, détournant le regard un instant au souvenir de cette débauche de vices.
-…mais je laisse cela à votre conscience ; puis enfin vos humeurs depuis le départ de votre sœur. Le prince posa sur son neveu son regard d’aigle forçant Paris à baisser à nouveau les yeux, retenant un petit toussotement. Faites attention, la rumeur court plus vite qu’un lièvre et vous savez ce que l’on prêtait à votre oncle et votre mère, continua-t-il d’une voix grave.
-Ce ne sont que des rumeurs infondées, mon oncle, vous le savez, protesta doucement Paris en levant un sourcil.
-Je l’espère ! Il ne manquerait plus qu’un tel scandale!

Le jeune homme, les mains dans le dos, joua nerveusement avec l’anneau passé à son doigt. Coupable ? Peuh ! Il aimait Gabrielle parce qu’elle était sa sœur…rien de plus ! Enfin…peut-être un peu plus….
-Mais allons, il y a bien plus important aujourd’hui. Comme nous tous, vous savez que la guerre contre la Lorraine est engagée, reprit le prince gravement en s’approchant de la fenêtre.
-Oui mon oncle, répondit le jeune homme sans enthousiasme.
-Le roi met en place ses armées, ses officiers seront choisis dans la noblesse.
-Certainement.
Paris, las de rester debout, s’assit dans son fauteuil, posant un regard distrait sur le petit coffret ornant la cheminée. Dedans, quelques menus trésors d’un autre temps…des morceaux de dentelle, de bijoux bon marché, de lettres… tout le rattachait à Perrine, à leurs jeux innocents. Et à cette pensée, il sombra à nouveau dans cette torpeur emplie de rancœur.
-Depuis que votre père a quitté ce monde, je n’ai eu de cesse de veiller à poursuivre son œuvre et espérer pour vous un avenir des plus brillants, Charles-Paris, continua l’oncle en se retournant vers son neveu. Vous avez les défauts de notre famille, mais les qualités de notre sang, et je ne pourrais souffrir de vous voir oublié dans cette campagne !
Paris leva un regard perplexe vers le prince.
-J’espère que vous avez songé à cela, Charles.
-Certainement, mentit Paris.
-Qu’avez-vous tiré de vos réflexions, demanda sournoisement le prince?
Pris en faute, Paris détourna le regard, lâchant un petit soupir. Aucune. Il n’avait aucune conclusion à des réflexions qui n’existaient pas. La guerre lui semblait tellement loin! Nous étions en plein hiver! Les fêtes battaient leur plein et bientôt le sordide Carême viendrait tout gâcher... la guerre, la guerre...
-Je vois, soupira son oncle en levant les yeux au ciel. J’ai eu tort d’espérer quelque chose de votre côté, ne pouvant rien tirer de votre cousin à l’heure actuelle, j’ai cru que...
Le mot avait été insidieusement lâché, fait aussitôt réagir le jeune homme. Telle une aiguille dans le doigt, se savoir égalé à son cousin était presque une insulte!
-Mon oncle, protesta-t-il! Vous savez que je serais le premier à chevaucher à vos côtés!
-A mes côtés?
-Je serais même prêt à faire couler notre sang pour le royaume!
-Vraiment?
-Je ferais honneur au nom que je porte...
-J’en suis ravi, lâcha le prince d’une voix amusée. Vous avez donc déjà songé à demander au roi de vous intégrer dans un régiment, n’est-ce pas?
Paris fronça le nez. Il était pris au piège et détestait cela, mais face à l’esprit acéré de son oncle, il ne pouvait plus reculer.
-Je vois, lâcha le prince en levant les yeux au ciel. Il s’approcha de Paris et se pencha vers lui, le fixant de son regard d’aigle. Mon neveu, en qui son père a misé tout espoir n’est qu’un courtisan se traînant dans cette fange qu’il crée lui-même, courtise les jeunes demoiselles, se noie dans des passions irraisonnées, tourne de jolis vers et souhaite verser son sang pour son royaume....! Ah, bientôt vous écrirez de bien beaux mémoires!

Le prince avait piqué au vif l’orgueil de Paris. Celui-ci se leva d’un bond, s’éloignant de cette figure qui avait ce pouvoir de lui faire ravaler sa fierté. Il avait touché la corde sensible, le talon d’Achille du jeune homme en lui rappelant les piètres faits d’armes de son père naturel.
-Avec de la chance, répliqua Paris d’une voix amère, les salons m’auront assez éclairé pour que je ne puisse m’enferrer dans de lourdes erreurs.
Il regretta aussitôt ses mots lorsqu’il aperçu l’éclair qui avait luit dans l’oeil de son oncle. Il les regretta plus amèrement encore lorsqu’il senti la colère monter. Déglutissant, il chercha à ratrapper son impudence, mais ne trouva aucun mot pour atténuer ses mots.
-Bon sang ne saurait mentir, répondit froidement le prince.
-Mon oncle, tenta de se rattraper Paris, les joues rosies....
-Ne perdez pas votre temps à de vains mots. Il se détourna de son neveu, arpentant la pièce silencieusement. On sentait germer cette imposante contradiction, plaçant deux forces si contraires: le devoir et la famille. Il pouvait lâcher là son neveu, le laisser de dépêtrer dans ses affaires sentimentales que toute la cour suivait avidemment, ou bien le soutenir, le sortir de sa torpeur exaspérante et faire de lui ce qu’il n’avait pu faire de son fils. La tête penchée vers le tapis de Perse, les mains croisées derrière le dos, il se redressa soudainement, le visage apaisé.
-Si ma jeunesse et mes erreurs vous servent d’exemple, Charles-Paris, j’en suis heureux. Car vous savez donc quel chemin ne pas suivre. La rébellion ne mène jamais à la victoire.
Paris hocha la tête sans ajouter mot, perplexe.
-Apprendre intelligemment est apprendre des échecs des autres, fit-il timidement, tirant un sourire à son oncle.
-Si à 19ans je peux faire de vous un brillant capitaine des armées du roi, j’aurais effacée une partie de la dette que je lui dois, répondit-il gravement sans lâcher son neveu des yeux. Celui-ci baissa le regard, souriant faiblement. Mais je voudrais vous voir quitter ceci, reprit le prince en montrant d’un geste vague de la main le salon du jeune homme. Vous avez assez traîné de galanteries derrière votre nom, il serait temps que vous deveniez un homme.

Paris leva un sourcil étonné. Avec toutes les jeunes filles qu’il avait eu, il n’était pas encore un homme? Allons donc!
-Je parle bien sûr d’honneur, ajouta le prince dans un demi-sourire, devinant ses pensées.. Depuis combien de temps n’avez-vous tenu une épée? N’avez-vous monté à cheval? Je doute que madame de Sévigné vous enseigne tout cela, et encore moins mademoiselle de Clermont.
-Oh, je....
-Je ne parle pas de ce duel, Charles. Et ne faites pas ces yeux, vous oubliez que je suis au courant de très nombreuses affaires de cet hôtel! Mais sur ce point, si je dois vous tancer pour avoir enfreint la loi, je vous félicite d’avoir lavé votre honneur face à cet italien...encore un qui ne sait se tenir son rang, marmonna-t-il.
-Il m’a mis à terre.
-Il vous a blessé alors que vous étiez à terre, rectifia le prince. Aucun homme avec un tant soit peu d’honneur n’agirait de la sorte. Mais baste...vous m’accompagnerez à Chantilly cette semaine; je tiens à votre présence quelques jours durant et votre cousine sera heureuse de votre présence.
-Mon oncle, je..., tenta vainement Paris.
-Mettez en ordre vos affaires parisiennes. Lorsque nous reviendrons, cela sera pour voir le roi mon cousin et lui demander ce qui vous revient de par votre sang!
-Une compagnie, hasarda-t-il?
-Exactement. Voire un régiment si vous vous montrez à la hauteur de mes espoirs.
-Mon oncle....
-Aucune discussion, Paris. Il m’est presque insupportable de vous voir ainsi oisif à attendre le retour de votre soeur aînée!
-Gabrielle ne me manque pas, je vous l’assure!

Le prince eu un petit rire à cet effronté mensonge, mais saluant le jeune homme, quitta la pièce.
-Et sachez que l’honneur de mademoiselle de Clermont me tient particulièrement à coeur, veillez à ne pas me décevoir, s’exclama-t-il dans le couloir!

Paris entendit les talons descendre les escaliers et poussant un long soupir désabusé, s’affala dans son fauteuil.
La guerre, la guerre....elle bousculait bien trop d’habitudes!

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"Les inclinations naissantes, après tout, ont des charmes inexplicables,
et tout le plaisir de l'amour est dans le changement."


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