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 Quand s'estompe la haine _ Monsieur

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MessageSujet: Quand s'estompe la haine _ Monsieur    Quand s'estompe la haine _ Monsieur  Icon_minitime26.06.12 17:56

    Messiers, ôtez vos gants. Mesdames, retirez votre capeline. Faites sonner le clocher de l’Eglise. Allumez des cierges. Réduisez-vous au silence. Mon fils est mort. Mon enfant chéri, mon magnifique garçon d’à peine deux ans vient de m’être enlevé. Enlevé à moi, Henriette d’Angleterre, troisième dame de France. Moi qui aujourd’hui même n’ai jamais été aussi proche de toutes les femmes de France et de Navarre. Je ne suis plus une noble, je ne suis plus l’épouse de l’unique frère du Roi. Je suis une mère endeuillée. Ô comme je me sens proche de vous, gueuse, paysanne, artisane, bourgeoise. Nulle autre qu’une mère peut imaginer la douleur suite à la perte d’un enfant. Cet enfant est mon second, mon espoir, mon sourire. Ce mignon petit blond qui à peine avait-il eu le temps de se tenir debout se faufilait entre mes jupons. Ce petit prince de mon coeur était un enfant plein de vie malgré sa santé fragile. Souvent dans son regard, je lisais un certain désaroi : « Maman, pourquoi suis-je si souvent malade ? Pourquoi n’ai-je pas une santé de fer comme Marie Louise ?». Mon fils, j’aurai tant aimé vous répondre, vous consoler. J’aurai aimé tout faire pour que chaque instant de votre si courte vie vous soit un plaisir, un amusement. Votre sourire d’enfant plein d’innocence me manque déjà. Vous me ressembliez tellement Charles. Vous étiez plein d’énergie, de fougue. Ô ciel, pourquoi me l’avoir enlevé si tôt ? Après ma petite fille, voilà que vous m’ôtez encore une de mes joies, un de mes amours. L’amour que je n’ai pour leur père, je l’ai pour eux. Ils sont mon sang, ma chair, ma vie. A chacun de ces sacrifices, vous m’ôtez une part de vie. Qu’y puis-je ? Rien. Cette impuissance devant la fatalité, devant la mort de mes enfants me rendra un jour, folle de chagrin, je le sais.


    Des bruits de pas, des murmures, des chuchotements. Je n’entends plus rien. Je suis au chevet de mon fils qui ne respire presque plus. Je tiens sa petite main, brûlante par la fièvre qui envahit tout son petit corps. J’aimerai le soulager, prendre en moi cette fièvre qui lui dévore ses dernières forces. Il est fragile vous savez, mais il s’est déjà tellement battu. Mon fils, tenez bon. Passez la nuit, et demain sera un meilleur jour. Nous sommes le huit décembre mille six cent soixante six. Le soleil décline, tout comme mon espoir. Votre petit souffle se fait de plus en plus rare. Vous serrez de moins en moins ma main. Mon enfant, ne me quittez pas. J’ai besoin de vous. Il faut que vous passiez la nuit, encore une nuit. Je donnerai tous mes bijoux, mes appartements, mes terrres pour vous avoir auprès de moi encore une nuit, une seule et unique nuit. Ce n’est pas une princesse qui vous le demande mon Dieu, c’est une mère. Une mère dévastée par le chagrin devant la souffrance de son enfant. J’entends derrière moi des murmures incessants. Laissez-nous tranquille. Partez de la chambre de mon enfant, il a besoin de repos. Mais personne ne semble m’entendre. Je n’ai plus la force de parler pour vous supplier de sortir. Je suis à genoux, près de mon fils qui repose sur cet immense lit. Sa main est de plus en plus chaude malgré les différents remèdes donnés par les meilleurs médecins de notre Cour. Si la médecine ne peut rien pour voir, les supplications d’une mère pourraient vous aider mon fils, mon doux petit. Je sens une silhouette venir derrière moi.


    Gouvernante | Madame, le cardinal est là.
    Madame | Qu’il s’en aille...
    Gouvernante | Il est là pour les derniers sacrements.
    Madame | Pas maintenant...Tout n’est pas perdu.


    Mon fils suffoque. Le voir dans un tel état me déchire de l’intérieur. Si seulement je pouvais prendre votre place, vous ôter cette douleur infâme qui se lit sur votre petit visage d’enfant. Faut-il vraiment que vous partiez mon fils ? Aussi tôt ? Je vous en prie, luttez. Vos parents vous aiment. C’est à ce moment-là que je pense enfin à Philippe, mon époux, son père. Je n’ai demandé à personne de prévenir Monsieur de l’état de notre enfant. Il est loin d’ici, comme d’habitude. Je ne veux pas penser à cet homme quand mon enfant se meurt. Pourtant, je sais. Oui je sais que la seule chose qui nous unit est notre fils ainsi que notre fille. Je devrais envoyer quelqu’un pour le chercher, mais je ne le fais pas. Pourquoi ? Si je le fais, j’abandonne le moindre espoir que mon fils puisse s’en sortir. Je ne puis m’y résoudre, comme je ne peux laisser le cardinal rentrer dans cette pièce. J’ai cet effroyable sentiment qui me prend l'estomac : la culpabilité. Qu’ai-je donc fait pour que cet enfant innocent souffre ? Je ne sais point. La fatalité, au diable ! Il peut se battre, j’en suis sûre. Je le regarde, caresse ses petits cheveux blonds humides. La fièvre grimpe de plus en plus, et son corps ne pourra pas la supporter encore longtemps. Je me meurs à petit feu à ses côtés. J’entends un petit son. Ce son sort de la bouche de Charles.

    Charles | Mère...
    Madame | Oui mon fils, je suis à vos côtés.
    Charles | Père...

    Ce dernier mot enflamme mon coeur. Qu’on aille chercher son père immédiatement. Il le demande à son chevet. Je veux qu’il soit là, maintenant ! La colère prend le pas pendant quelques instants sur la douleur. J’embrasse la main brûlante de mon fils et me relève. Je cherche des yeux un homme de confiance. Il m’apparaît soudain. Ma voix semble déraillée, mais je tente de me reprendre.

    Madame | Capitaine de Fourlay...
    Froulay | Madame ?
    Madame | Veui… Veuillez aller prévenir mon mari. Son fils a besoin de lui...

    Ma détresse ne peut échapper à cet homme. Il n’a plus en face de lui une duchesse, une princesse, mais une mère accablée par le chagrin. Dans un accès de colère, je hurle.

    Madame | Faites au plus vite !

    Je ne prends même plus la peine de regarder le capitaine. Je retourne auprès de mon fils. Je lui reprends la main. La fièvre le dévore. Son teint est presque livide. Je le sais, mon fils...Vous n’avez plus beaucoup de temps. Mais n’ayez crainte, votre soeur vous attend en haut. Vous n’y serez pas seul. Veillez sur nous, pauvres vivants. Je ne cesserai de penser à vous mon fils. Loin de ma vue, vous serez toujours dans mon coeur. Je m’accroupis, pose ma tête sur les draps où vous vous reposez. Votre coeur va bientôt cesser de battre, je le sais. Les larmes perlent sur mes joues, je ne peux plus les retenir. Je vous sens partir, mais pitié, attendez votre père. Il arrive, je le sais. Tenez bon Charles, s’il vous plaît. De nouveau, je sens derrière moi des mouvements. Je ne sais pas combien de temps il s’est passé depuis le départ du Capitaine de Froulay mais je sais très bien qui c’est et pourquoi il est là. Je me relève une nouvelle fois, fixant le cardinal qui se trouvait juste derrière moi. Je n’articule aucun mot, je ne peux lui demander de donner les derniers sacrements à mon si jeune enfant. Il me salue, et s’approche de mon fils. Je m’écarte un peu, mais pas loin. Je suis là mon fils, je ne vous abandonne pas.

    Cardinal | Per istam sanctam unctionem et suam piissimam misericordiam adiuvet te Dominus gratia Spiritus Sancti, ut a peccatis liberatum te salvet atque propitius allevet.

    Mon coeur se déchire en entendant ces mots. C’est la fin mon fils. Mes larmes coulent de plus en plus sur mes joues. Le cardinal vous salue, me salue et se retire. Je veux être seule avec vous, une dernière fois. D’une voix claire et puissante, je demande, j’exige.

    Madame | Que tout le monde sorte, je veux rester seule avec mon fils.

    Le ton de ma voix a fait le reste. Chaque personne présente se presse à la porte. Nous sommes maintenant tous les deux, mais dans peu de temps, nous serons trois mon enfant. Votre père arrive, faîtes qu’il arrive ! Je reprends votre main brûlante entre les deux miennes. Je m’assieds sur votre lit et vous regarde avec des yeux pleins d’amour maternel.

    Madame | Mon fils, Philippe Charles, vous êtes si jeune. La vie ne vous a pas fait de cadeaux. Mais sachez mon enfant que vous avez été la lumière de mes nuits, la paix de ma vie. Je vous aime mon fils.

    J’embrasse votre main chaude, votre front. Vous ne respirez plus. Je m’écroule sur votre lit, pleurant. C’est terminé. Vous êtes parti mon fils. Je vous rejoindrai et nous vivrons éternellement ensemble, je vous en fais le serment. Je m’allonge à vos côtés, vous serrant contre moi. Votre visage semble apaisé, cela me met du baume au coeur. La porte derrière moi s’ouvre puis se referme presqu’aussitôt. Monsieur, vous êtes là mais il est trop tard.


    Je suis debout devant une immense fenêtre. Je ne viens pas de rêver la scène, mais de la revivre, encore et encore. Nous sommes le neuf décembre, mon fils va être mis sous terre cet après-midi. Ma toilette est sobre, classique, noire. Je ne veux ni froufrous ni colifichets pour les derniers instants de mon fils sur cette terre. Mes yeux sont cachés derrière un petit voile noir. Je ne veux pas que tous les gens de la Cour voient mon visage défiguré par les larmes et le chagrin. J’entends déjà les médisances de certains : « Elle a perdu son fils...On lui a pris pour tous les péchés qu’ils ont commis, elle et sa famille.» Je ne supporterai pas de tels affronts, pas aujourd’hui. Je suis dos à la porte, statique. Dans quelques instants, on va venir me chercher pour enterrer mon fils. Mes forces vont me quitter je le sens. Mais j’entends derrière moi le bruit de la porte. Je ne me retourne pas. Je veux être seule pour pleurer mon fils.
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Philippe d'Orléans

« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Il a été brisé, piétiné et maintenant celui qui était à mes côtés est devenu mon ennemi. Quelle cruelle destinée !
Côté Lit: Le lit de mon palais est si confortable et accueillant !
Discours royal:



ADMIN TRAVESTIE
Monsieur fait très Madame

Âge : 27 ans
Titre : Prince de France, Monsieur le frère du Roi, Duc d'Orléans, de Chartres, d'Anjou, seigneur de Montargis
Missives : 10014
Date d'inscription : 03/01/2007


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MessageSujet: Re: Quand s'estompe la haine _ Monsieur    Quand s'estompe la haine _ Monsieur  Icon_minitime11.07.12 21:54

Quand s'estompe la haine _ Monsieur  Tumblr_m6ju11belw1qkj4q6o1_500
« C’est le sort des familles désunies de se rencontrer uniquement aux enterrements. »
Il y a des jours où tout s'effondre, où le monde n'a plus grande importance, tout semble vide dans le cœur, la tête et le corps. Plus rien ne compte que la douleur, ce chagrin pesant, difficile à porter et où les larmes manquent de couler à chaque instant. Il suffisait d'évoquer d'un rien pour que celles-ci se déversent en torrent sur les joues. Assis devant sa coiffeuse l'air pensif, Philippe était perdu dans ses pensées, bien loin du pétillant garçon habituel. Le drame familial qui s'était produit l'avait totalement bouleversé. Il suffit de savoir ce qui s'était passé la veille pour comprendre cette attitude.

Tout avait commencé normalement pour le prince, vivant à Saint-Cloud comme bon lui semblait, s'étant levé de bon matin et profiter de son quotidien au train de vie affreusement dépensier. Le renversement de situation arriva en la personne de Froulay, son nouveau capitaine des gardes du corps lui annonçant que son fils, le petit Philippe-Charles, était au plus mal. Tout s'était bousculé dans la tête de Philippe, passant de la joie au désenchantement le plus total. Il ne se souvint même pas s'être changé, habillé le plus simplement qui soit. Il était trop occupé à penser, prier mentalement pour son fils, se persuader que cela n'était qu'un mauvais moment comme la fois précédente mais que l'enfant serait à nouveau sur pied. Il avait descendu les marches de façon mécanique, incapable de savoir sur quel pied danser, partager entre la peur, le désarroi et un soupçon d'espoir. Dieu ne pouvait lui retirer son seul fils, Dieu était grand et bon, il n'enlevait pas les petits ducs à ses parents de la sorte, surtout quand le père est si loin. Ah ce voyage de Saint-Cloud au Palais Royal fut interminable, rythmé par d'inlassables prières, seul moyen de l'empêcher de se bouffer l'esprit par de mauvaises pensées. Il fallait espérer, y croire, ne pas baisser les bras. Mon Dieu que c'était difficile mais Philippe se concentrait inlassablement sur ses prières pour ne pas tomber. Mais comment ne pas s'effondrer lorsque l'on vous apprend que votre propre chair et sang vient de quitter le monde des vivants pour rejoindre ses aïeux à tout jamais et, pire, que vous n'ayez pas eu le temps de lui dire adieu. Tout le poids du monde était tombé sur Monsieur à cet instant, terrassé par la douleur qui le prit au corps de manière si violente qu'il en tomba au sol et pleura à chaudes larmes des cascades d'eau sans pouvoir s'arrêter. Le cœur venait de prendre un coup de poignard, il saignait et il était impossible de soigner quoi que ce soit.

Cela avait continué le reste de la journée mais il n'était pas vraiment seul. Enfin il était seul dans sa douleur mais savait que son épouse partageait la même. Cela ne consolait pas, absolument pas, mais il était toujours mieux de vivre son chagrin à plusieurs, d'être compris d'un autre. Les deux Orléans s'étaient à peine échangé quelques mots, mais Philippe avait posé sa main sur l'épouse d'Henriette, ils eurent plusieurs regards de compassion l'un envers l'autre, avec toujours ces larmes. Cette journée fut des plus horribles car il fallait penser aux obsèques de leur petit, donner des directives. Mais qui avait envie de préparer l'enterrement de son enfant ? A eux deux, ils réussirent à mener cela à bien, malgré la contrainte de la tristesse et du gouffre qui n'était jamais loin d'eux. Ce fut pire qu'une journée en enfer, à côté, la demeure du Malin semblait presque conviviale. Jusqu'au coucher, ce ne fut que désolation et chagrin. Et même dans le lit, le sommeil fut difficile, presque impossible.

Et ce matin, se lever en disant qu'il allait mettre son fils en terre, cela l'empêcha de toucher à toute nourriture, n'adressant la parole à personne. Quand on lui parlait, il ne faisait qu'hausser la tête avant de s'accouder près de la fenêtre, faisant mine de regarder le paysage. Si ses yeux étaient bels et bien posés sur les jardins, son esprit était à mille lieues de Versailles qu'il avait regagné la veille avec son épouse. On l'habilla de noir, le plus sobrement possible, enlevant toutes les fioritures superficielles pour ne garder que les fils d'argent et les boutons en ivoire, impossible à changer en si peu de temps. Là encore, plongé dans sa douleur, le prince se laissa faire comme un pantin, n'écoutant plus vraiment les paroles des uns des autres, gardant le regard dans le vide alors qu'on l'emmenait s'installer au niveau de la coiffure pour lui peigner ses beaux cheveux, tant qu'un autre mignon lui enfila ses chaussures. Lui restait dans sa bulle de brume, où la vie était sans véritable sens, où le tristesse prenait le lot sur tout le reste. Il tentait de rester fort mais quelques larmes coulaient le long de sa joue où Philippe ne prenait même pas la peine de les essuyer, les laissant mener leur chemin jusqu'à la mâchoire où elles venaient mourir. Qu'il était triste de voir un homme si plein de vie dans cet état. On aurait presque trouvé ça normal qu'il hurle toute sa tristesse, son chagrin à en devenir hystérique. Mais cet état de léthargie rendait tout le monde perplexe. Il fallut s'y reprendre plusieurs fois pour capter son attention.

Monseigneur, il est l'heure d'y aller.

Le regard vert-noisette du frère unique du roi se leva vers son mignon et ces deux prunelles toute la souffrance et le désespoir du monde ! Sans dire un mot toujours, il se leva et passa une porte pour s'engouffrer vers les appartements de son épouse. En général, quand il prenait ce couloir, c'était pour honorer ses engagements d'époux, qu'il faisait à reculons, ou pour aller blâmer Henriette pour son infâme comportement. Le couple d'Orléans n'était pas au beau fixe, les deux étaient incapables de s'entendre et passaient leur temps à se bouffer le nez, se lancer des piques et se rabaisser. Il fallait un drame pour que se signe cette trêve car ce chemin de croix était pour annoncer à sa femme qu'il était l'heure de se rendre à la Basilique Saint Denis pour que leur petit repose en paix. Il la trouva de dos, toute de noir vêtue, emmitouflée aussi dans son chagrin. Cette image bouleversa le prince qui prononça ses premiers mots de la journée doucement, comme pour ne pas la brusquer.

Madame, il nous faut y aller, bien que ni vous ni moi ne le voulions.

Pas de sarcasme ni de méchanceté, sa gorgé était étranglée dans les larmes. Leurs regards se croisèrent, ils se comprenaient sans mot, ils avaient perdu leur fils, celui qu'ils avaient conçu ensemble, même si cela n'était pas un enfant de l'amour et qu'ils n'étaient pas des parents modèles, ils ont toujours tout fait pour leurs progénitures. Il s'avança de quelques pas pour arriver au niveau d'Henriette dont le visage était partiellement caché par une voilette.

Cela est dur pour nous deux et j'ai besoin de toute votre force aujourd'hui. Si par le passé, nous nous sommes déchirés, aujourd'hui, il faut que nous soyons unis dans cet obstacle. Venez.

Il lui présenta son bras, cela faisait bien longtemps que cela n'était point arriver. Il leur fallait partir pour la Basilique, dans une cérémonie intimiste. Le plus dur était de s'y rendre et d'y rester jusqu'au bout.


______________________

Joyeux Anniversaire mon Prince <3


OH YEAH:
 


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MessageSujet: Re: Quand s'estompe la haine _ Monsieur    Quand s'estompe la haine _ Monsieur  Icon_minitime17.01.13 2:52

Mon fils bien aimé,
A l’aube de votre troisième année
Vous m’avez été enlevé.
Sous terre vous reposez,
Trop loin de votre mère éplorée.
Mes mains aimeraient tant gratter
Cette terre qui vous maintient prisonnié.
A mon corps par le chagrin abîmé,
Manque la douceur de votre peau de nouveau-né.
A mes yeux par les larmes embués,
Manque la vue de votre visage de toute beauté.
A mes oreilles sourdes de tout propos déplacé
Manque votre rire de petit garçon espiègle et futé.
Mais face à la douleur, je refuse d’abdiquer.
Mon Charles, mon fils bien aimé
Que ces paroles puissent à jamais
Traverser l’éternité.
Que chacun sache, par toutes les contrées
Qu’Henriette, votre mère dévastée
Pleure l’absence d’un fils tant désiré.


A peine eus-je entendu la voix de votre père que je cache ce mot dans mon petit bureau. Ce sera notre correspondance mon fils. Je vous parlerais, jour après jour, semaine après semaine. A jamais à vous, à jamais à moi, à jamais à nous.

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MessageSujet: Re: Quand s'estompe la haine _ Monsieur    Quand s'estompe la haine _ Monsieur  Icon_minitime

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