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 Henriette d'Angleterre, mais appelez moi « Madame » !

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MessageSujet: Henriette d'Angleterre, mais appelez moi « Madame » !   22.06.12 15:14





HENRIETTE


D'ANGLETERRE




(EMMY ROSSUM)




« MEFIEZ VOUS DE L'EAU QUI DORT »

    ► Âge : 22 ans, née le 16 Juin 1644 du roi Charles Ier d'Angleterre et d'Écosse et de la reine Henriette de France
    ► Titre (ou profession) : Princesse de France et d'Angleterre, Madame, Duchesse d'Orléans
    ► Origines : Anglaise, Stuart par son père et Bourbon par sa mère.
    ► Situation maritale : mariée avec deux beaux enfants Marie Louise née en 1662 et Philippe-Charles né en 1664.
    ► Orientation sexuelle : Hétérosexuelle



♕ PROTOCOLE ♕
VERSAILLES : PARADIS OU ENFER ?

Versailles ? Durant mon enfance, Versailles n'existait pas encore. Je le matérialisais cependant comme un rêve. Oui c'était un rêve, un inaccessible rêve. J'étais à Louvres, loin de la folie des grandeurs, de la beauté, de la magnificence de la demeure de Louis XIV, mon cousin. J'étais comme interdite de cité. J'avais juste eu la permission de m'installer au Louvre, ancienne demeure des Rois, mais qui était totalement laissée à l'abandon. Tout ce qui devait être vu, tout ce qui devait être porté se trouvait à Versailles. Si vous n'étiez pas à Versailles, vous n'étiez rien. Ciel comment ai-je pu pendant dix sept longues années me passer de Versailles ? Aujourd'hui, je ne me vois pas vivre, évoluer autre part que dans les jardins ou dans ma suite. J'y connais presque tout le monde, ou non erreur ! Tout le monde me connaît. Je fais presque partie des murs de Versailles. Rien ne se passe sans que je ne le sache. Le nouvel amant de mon mari ? La trahison envers mon mari ? Je sais tout, et j'aime tout savoir. Mon avenir est tout tracé. Il se dessinera à Versailles à travers les complots, les intrigues, les médisances, les bals. En tant que troisième dame du royaume, je me dois d'être au courant de tout. Il en est du bonheur de la France...ou peut-être simplement de mon propre bonheur.

COMPLOT : VÉRITÉ OU FANTASME PUR ?

Complot ? Vérité ou fantasme pur ? Mais les deux, mon cher ami, les deux. Chacun d'entre nous aimerait qu'un complot se trame juste sous nos nez enivrés par les parfums. Chacun d'entre nous aimerait y jouer un rôle crucial. En ce qui me concerne, j'y participe également. Pour certains complots, j'en suis l'instigatrice, mais là, je ne suis "que" l'informatrice de mon très cher Cédric. Cet homme...Il m'a bien eue, je dois l'admettre. Pendant des mois, je lui ai farouchement résisté, mais c'était trop de souffrance. Je me suis alors laissée aller à mon amour pour la chair, le corps. Il tient de nombreuses informations de ma propre bouche. Comment ça ? Celles qui concernent mon mari ? Je suis encore plus enclin à les lui livrer. Il a su être présent à un moment où je me sentais totalement délaissée. J'étais seule, au beau milieu de cette cour versaillaise. Durant quelques semaines, j'avais ressenti une immense solitude. Mon frère me manquait, peut-être ne le reverrai-je jamais et ses missives se faisaient très rares. Cédric était arrivé au bon moment, il m'avait fait de nouveau revivre. Bien que j'ai tout tenté pour l'éloigner de moi, il était parvenu à ses fins. Il m'avait définitivement conquise. Dans le complot tout comme au lit. J'étais une des ses sources les plus fréquentes et également les plus sûres. Qui d'autre que moi pouvait lui donner les informations en temps et en heure & surtout les plus importantes ? Personne. Les gens gravitaient autour de moi et j'arrivai à discerner ce dont Cédric avait besoin ou ce dont il se fichait éperdument. A présent, je lui dis tout, absolument tout.

COLOMBE OU VIPÈRE ?

Les ragots ? Ciel, je ne sais pas si un seul jour de ma vie se passe sans que j'en colporte ou que j'en crée. La seule chose qui m'unisse à mon mari à part la haine que nous ressentons l'un pour l'autre, ce sont les ragots. Il en est la plupart du temps le sujet, j'en suis la colporteuse. Ne faîtes pas les offusqués ! Ici, nous savons pertinemment que personne ne se tait mais que tout se sait. Les ragots remplissent ma vie. Je prends un malin plaisir à les partager autour d'un bon repas dans le boudoir de ma chambre. Il se peut même que j'invente ou que j'embellisse ce qui se passe...Que voulez-vous...Il faut bien survivre à Versailles.

DES LOISIRS, DES ENVIES A CONFIER ?

Un loisir ? Oh non, très cher, il est inavouable. Vous ne voyez donc pas que je rougis. Je vous en prie, ne me forcez pas. Non vous ne m'aurez pas par vos caresses, ni par vos secrets. Je ne dir...Ciel arrêtez. Bon d'accord, je vous en confie un mais un seul. Mon principal loisir ? C'est jouer avec les autres. Voyons ne faîtes pas cette tête. Je me joue de tout le monde, même si je dois bien l'avouer ma cible préférée reste et restera "Monsieur". Ma cible préférée est également un sujet que j'aborde tout le temps, voire trop, avec ma très chère Athénaïs de Montespan. Deux précieuses pouvaient soit se détester soit s'adorer. La relation entre Henriette et la Montespan était différente. Elles passaient des heures à converser sur leurs nombreux amants, sur Monsieur, sur le Roi. Néanmoins, elles s'étaient jurées que tout ce qu'elles se disaient devait rester entre elles. Mais que voulez-vous, Versailles a des oreilles. Henriette se confiait sans honte ni sans retenue à cette femme qui en faisait de même avec elle. Elles passaient des heures dans le boudoir de la chambre de Madame à discuter des ragots de la Cour ou encore de la dernière conquête de Monsieur. Elles se servaient également d'alibis. Stratagème qu'elles utilisaient de plus en plus.


♕ HOP, RÉVÉRENCE ! ♕
► Chlo'
► Âge : 19 ans
► Présence sur le forum : 6/7
► Code du règlement : Longue vie au Roi !
► Comment avez vous connu le forum ? : De partenariat en partenariat !
► Suggestions ? Aucune. Votre forum est tout simplement...splendide !



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MessageSujet: Re: Henriette d'Angleterre, mais appelez moi « Madame » !   22.06.12 15:18


16 Juin 1644


_________________________________________________

Habituellement, la venue au monde des enfants au sein de la cour anglaise était un évènement attendu, scruté par tous les yeux du château. En cette nuit du seize juin mille six cent quarante quatre, la venue au monde d’un enfant en particulier fut bien plus intime, comme si sa venue n’était que secondaire, anecdotique. Lors des naissances au sein de la royauté anglaise, chaque femme venait autour de la femme en travail pour la soutenir ou au contraire critiquer les rides qui apparaissent sur son visage à chaque poussée : « Quelle grimace...Son visage est laid à faire peur». Même un moment béni qu’est la venue au monde d’un enfant fait appel aux plus vils instincts de l’être humain : la critique, la surnoiserie et la moquerie. Ce soir, c’était bel et bien différent. Personne pour critiquer, ni pour supporter. Henriette de France était seule dans sa douleur. Les cris déchiraient le silence de la nuit. Des gouttes de sueur perlaient sur son front, témoin de l’intense douleur qui la prenait. La chaleur presque suffocante de la nuit n’aidait pas la Reine à mettre au monde son enfant. Etait-ce une fille, un garçon ? Habituellement, la Reine fait appel à tout un tas de stratagèmes pour deviner le sexe de l’enfant attendu ou même pour influencer le sexe. Cette fois-ci, il n’en était rien. Peu importait. Henriette de France semblait avoir autre chose à l’esprit que son enfant. La fuite. Il fallait fuir. La colère grondait chez les parlementaires et le Roi ainsi que sa femme n’attiraient plus les bonnes grâces du peuple. La fuite, c’était l’inévitable issue qui attendait cette femme. Cette naissance ne faisait que la retarder. A côté d’Henriette de France, se tenait une femme, fort belle. Sa gorge était déployée, sa poitrine charnelle et ses cheveux d’un brun éclatant. Il s’agissait de Lady Dalkeith, comtesse de Morton. Ce n’était autre que la gouvernante d’Henriette de France. Dans la chambre exiguë, il n’était que trois : la Reine, la gouvernante et le médecin. Il priait la Reine de pousser, encore et encore. La fatigue était presque insoutenable. La Reine gémissait de douleur, et rien ne semblait pouvoir l’apaiser : ni l’eau que Lady Dalkeith lui administrait, ni les encouragements du médecin. Henriette de France était une femme de caractère, et elle ne supportait pas la moindre douleur. Elle aimait tout diriger, mais la douleur, elle ne pouvait malheureusement pas la contrôler. Lorsque la Lune était totalement apparue, le cri de l’enfant fut plus intense que les gémissements de la mère.

« C’est une fille ! »
« Que cela cesse, je vous en prie docteur...»
« Laissez moi m’assurer de la bonne san...»
« Docteur, je n’en puis plus, que cela cesse !»

Henriette de France préférait que le médecin s’occupe d’elle plutôt que de sa fille. Son enfant, sa chair, son sang. C’était là toute l’ambiguïté du caractère de la Reine. Elle prenait soin des autres, seulement s’ils pouvaient en retour lui être utiles. Comment un enfant, une fille de surcroît, pouvait-elle l’aider en des temps si difficiles ? Le médecin, face aux supplications de la Reine délaissa l’enfant. Il devenait lui administrer un remède pour les douleurs, la Reine ne lui pardonnerait pas de l’avoir négligée. Il tendit le nouveau-né à Lady Dalkeith. A cet instant précis, se créa entre elle et l’enfant un lien bien plus fort qu’un lien de sang. La gouvernante voyait en cet enfant le signe de de la Providence. Malgré les temps difficiles, la menace grandissante qui pesait sur les Stuart, cet enfant incarnait le renouveau, l’espoir. Lady Dalkeith en était persuadée : l’enfant était promis à un grand avenir. Cet enfant ? C’était Henriette d’Angleterre. Fille d’Henriette de France et de Charles 1er d’Angleterre. A la fois Stuart, à la fois Bourbon. Son avenir semblait tout tracé, mais c’était sans compter sur la folie des hommes. Son père, le Roi était dans de fâcheuses positions. La guerre civile faisait rage dans toute l’Angleterre, opposant la royauté aux parlementaires. Charles se sent bien seul, face à la rage de ce Parlement portée par la hardiesse et la fougue de cet Olivier Cromwell. Henriette de France ressentait la même solitude que son mari, mais ils ne la partageaient pas. Henriette et Charles étaient mariés, mais en aucun cas solidaires. Le Roi rêvait de reconquérir son royaume, la Reine ne cherchait qu’à fuir. Pouvaient-ils s’entendre ? Pour Lady Dalkeith, la situation n’était pour autant pas perdue. Henriette d’Angleterre était l’espoir qu’un jour, l’Angleterre se réunifirait et louerait de nouveau les louanges de leur Roi. Avait-elle raison ou tort ? Seul le temps nous le dira.

« Lady Dalkeith...»
« Oui ma Reine...»
« Je vous confie Henriette d’Angleterre. Dès ce soir, vous vous occuperez de son éducation, de sa santé, de tout ce qu’elle doit apprendre.»
« Mais ma Reine...»
« Je ne peux le faire, ce n’est plus mon rôle. Je dois fuir. Le peuple se déchaîne, le Roi recule. A vos côtés, elle sera en sécurité.»
«Soit. Je m’occuperai d’Henriette.»
« Bien...laissez moi me reposer maintenant.»

Lady Dalkeith prit délicatement l’enfant contre son sein, et disparût de la vision de la Reine. Sa gouvernante savait que lorsqu’elle demandait congé, il ne fallait pas la contredire. Malgré le peu de qualités que possédait sa maîtresse, la comtesse de Morton trouvait des excuses absoudre la Reine de tout reproche : « Mettre au monde un enfant est éprouvant » ; « Son inquiétude pour l’avenir de sa fille est légitime » ; « Quels soucis elle doit se faire pour la vie de son mari ». Si elle savait...La Reine n’avait pas toutes ces préoccupations en tête. Absolument pas. Pour être honnête, elles étaient toutes autres. « Partir loin, avec Lui, mon amant » ; « Rester auprès de mon mari ? Vous n’y pensez donc pas ? Je risquerai d’y perdre la vie ! » ; « Henriette ? Je crains qu’il n’y ait pour elle qu’un funeste destin ». Cet égoïsme s’intensifiait chez la Reine depuis le début de la guerre civile. Elle voulait en sortir saine et sauve, quitte à laisser derrière elle, la Cour, son mari et son enfant. Henriette d’Angleterre sera élevée par la comtesse, et ce sera aussi bien comme cela.

C’est ainsi que débuta la vie de la jeune Henriette d’Angleterre. Dans un climat de lâcheté, de guerre civile, d’égoïsme, d’absence d’amour. Comment peut-on bâtir une vie saine lorsque l’on est venu au monde dans une atmosphère aussi détestable ? C’était une tâche hardue qui incombait à Lady Dalkeith. Elever une princesse, peut-être une future Reine ? Certes, mais ce n’était pas la priorité. Pour le moment, il fallait la protéger des ennemis du trône, de la Cour. Qui sait ce qui pourrait lui arriver. Comtese de Morton, la vie d’Henriette est désormais entre vos mains.




« Fuyez donc »

malheureuses !

_________________________________________________

« Henriette, dépêchez-vous ! »
« Henriette, n’approchez pas de la porte ! »
« Henriette, venez vers moi ! »
Tant d’ordres pour une si petite fille. Henriette ne savait plus où donner de la tête du haut de ses deux années. Ses cheveux bruns coupés à la garçonne lui donnaient un air espiègle, presque fourbe. Pourtant, dans cette agitation, la petite fille ne faisait pas la fière. Elle entendait des bruits affreux dehors. Des femmes criaient, des enfants pleuraient, des hommes se battaient. Mais que se passait-il donc dehors ? Henriette ne comprenait pas. Elle n’était pas habituée à tant de vacarme. Durant ces deux premières années, elle avait été élevée à l’égard des autres, comme si on voulait la protéger de leur influence. Mais ma petite, la raison était toute autre. Lady Dalkeith avait voulu te protéger de la folie des hommes.
Citation :
Dehors, se construit de toute pièce un échafaud pour ton père. Chaque homme veut sa tête, chaque femme veut ses attributs. Ma douce, ton père se cache, et il a réussi à leur échapper pour le moment. Il faut que nous en faisions de même. J’ai refusé de te livrer au Parlement. Toi, tu es si petite, si innocente. Comment aurai-je eu le courage de te livrer aux mains d’assassins ? Tu es si frêle, je ne peux pas te laisser. Henriette, je sais que ton pays, ta patrie est l’Angleterre, mais elle ne veut plus t’accueillir. La nuit, j’entends dans mes cauchemars les femmes crier « A mort Henriette ! ». Ces femmes qui elles-mêmes ont enfanté, elles voudraient tuer une enfant ? Comment est-ce possible ? La folie des Hommes ma douce...Nous n’avons plus le choix, Henriette, il nous faut partir, fuir. Comme ta mère l’a fait il y a bien des mois.

Le bruit s’intensifie. Henriette entend un bruit sourd contre la porte. C’est le corps d’un homme. Cet homme qui a donné sa vie pour la protéger. Lady Dalkeith qui se trouvait derrière un paravent finit par se montrer aux yeux de la petite enfant. Les yeux marron étincellants d’Henriette la fixent, avec un air légèrement abasourdi.
Citation :
Anna, mais quelle est donc votre tenue ? Vous ressemblez à une paysanne. Faîtes vous cela pour me déplaire ? Cet accroutrement ne met pas en valeur vos formes. Le pli de votre robe est quelconque, et cette chemise a une couleur des plus vulgaires. Voyons Anna, nous n’allons tout de même pas sorti dans cette tenue. Regardez moi donc. Je ressemble à un garçon.
Malgré son jeune âge, Henriette a déjà un caractère bien trempé. Elle paraît douce, gentille, mignonne, mais elle n’en est pas moins combative, dynamique et espiègle. Le caractère débonnaire de la comtesse de Morton arrive à apaiser cette jeune enfant. Mais aujourd’hui, ce n’est plus le temps à l’apaisement. Lady Dalkeith encercla de sa forte main les doigts fins de la jeune Henriette. La comtesse s’avança prudemment vers la porte qui donnait sur un immense champ. Il ne fallait faire aucun bruit, les soldats n’auraient aucune pitié s’ils venaient à les reconnaître. Si on ne les connaissait pas, Anna Dalkeith pouvait passer pour une paysanne et Henriette pour son fils. Il fallait absolument que ce stratagème marche. Lady Dalkeith ne se pardonnerait jamais de ne pas avoir pu sauver la jeune princesse.
C’est ainsi que commence une longue marche à travers champs. Les petits pieds d’Henriette commençaient à la faire souffrir, mais la marche énergique de la comtesse lui donnait une certaine cadence. Pourquoi devaient-elles toujours fuir ? Depuis sa naissance, Henriette n’avait pas le souvenir d’être restée plus que quelques mois dans une même ville, dans un même village. Pourquoi une telle frénésie autour d’elle ? Henriette ne comprenait pas. A présent, la seule pensée qui lui traversait l’esprit était « Vivement un endroit paisible où je pourrais reposer mes pieds endoloris ». La comtesse marchait en direction de la mer. Henriette n’avait jamais vu l’étendue bleue de ses propres yeux, Lady Dalkeith lui en avait beaucoup parlé pour l’endormir. C’est un endroit qui paraît paisible mais à la moindre vague, la mer peut se transformer en un ennemi redoutable. « De nombreux hommes ont péri en mer ». Henriette s’était empressée de lui demander pourquoi. « Parce que c’est la volonté de Dieu, Henriette». C’était souvent la réponse de la comtesse aux questions de la jeune enfant. Cela agaçait la jeune enfant, même du haut de ses deux années. Henriette continua de marcher, sans broncher. Le caractère de cette enfant était sans pareil. Elle avait hérité des Stuart trois choses primordiales : force, allégresse et beauté. Cette force l’aida à marcher pendant des heures sous un soleil d’été.
Tout d’un coup, la comtesse de Morton s’arrêta, s’accroupit près de la jeune enfant et lui chuchota à l’oreille.

« Henriette, je vous ai déjà expliqué que nous devons fuir l’Angleterre. Votre père n’est plus chéri par le peuple, ni respecté par les parlementaires. Pour votre bien, et le bien de la future génération des Stuart, nous devons partir rejoindre votre très chère mère. En France, nous serons en sécurité. Le roi Louis XIV vous protégera, vous êtes sa cousine germaine. Dîtes au revoir à l’Angleterre Henriette, mais je vous jure qu’un prochain jour, il sera de nouveau le vôtre.»





N'OUBLIEZ PAS


_________________________________________________

Ma douce Henriette,


Lorsque vous lirez cette lettre, je serai déjà partie. Ne pleurez pas mon enfant. Je serai toujours là. Je vous ai élevée comme ma fille, et je ne doute pas qu’un jour, vous serez une femme de la plus haute importance. Mais je ne vous écris pas cette lettre pour vous parler des projets que j’avais pour vous, et dieu seul sait à quel point je crois en vous. Je vous écris cette dernière lettre Henriette pour que vous n’oubliez point. Non pas ma personne, car nous avons tissé un lien qui perdurera et ce bien après ma mort. Je veux que vous gardiez en tête votre enfance. Un jour, peut-être, lorsque vous serez une femme du monde, ce dont je ne doute point, vous ressentirez le besoin de vous souvenir de votre enfance. Il est de mon devoir de vous laisser un héritage : mes souvenirs qui sont également les vôtres. Vous étiez une petite fille espiègle, toujours prompte à se sauver. Combien de fois m'est-il arrivé de vous chercher dans le voisinage alors que vous aviez échappé à ma surveillance. Je me souviens même qu'un jour, vous vous êtes cachée derrière les bottes de foin. Votre rire a illuminé la fin de mon existence et un souvenir vient de me revenir. L'hiver 1653 était déjà bien avancé et le froid nous crispait l'extrémité des membres. Nous n'avions plus assez d'argent pour acheter du bois. Vous avez donc décidé, sans me prévenir, d'aller chercher du bois chez le voisin. Je me souviens encore des cris de ce fermier qui cherchait son voleur et vous qui rigoliez à gorge déployée d'avoir réussi à le berner. Grâce à vous, nous avons pu nous chauffer durant toute une semaine. Ne vous méprenez pas Henriette, vous aviez été bien punie pour ce vol ! Vous n'avez pas récidivé croyez-moi bien. Votre fougue m'a tenue en forme jusqu'à mon dernier souffle. Alors que je vous apprenais à monter à cheval, vous, trouvant le rythme trop lent, n'avez pas hésite à prendre les devants. Je vous vois encore les cheveux au vent dans la forêt près du couvent de Chaillot, riant aux éclats de me voir vous prier de bien vouloir ralentir. Votre santé, Henriette, m'était si précieuse. Dès que votre mère vous a confiée à moi, je vous ai serrée contre ma poitrine et vous ai fait une promesse : « Certes, les temps seront difficiles mais votre futur sera orné de diamants, de pouvoirs et de bonheur ». Aujourd'hui, à l'heure où j'écris, ma promesse n'est pas encore exaucée mais cela ne saurait tarder. D'ailleurs, souvent lorsque vous étiez jeune, il y a encore quelques jours, vous me demandiez quel était le rôle d'une Princesse. Henriette, si j'avais su vous répondre...J'aurai tant aimé vous répondre, mais ce rôle, vous allez devoir le faire vôtre et apprivoiser cette part entière de vous. Il faudra tempérer votre fougue pour vous mettre au service de votre futur mari, qui j'en suis sûre, sera d'une haute naissance. Henriette, je me dois de vous faire un dernier aveu. Chaque soir, lorsque vous fermiez vos petits yeux près de la cheminée, je pleurais de ne pas pouvoir vous offrir une vie digne de votre sang. J'aurai tant aimé pouvoir vous habiller comme vous le méritiez et vous couvrir de couettes afin que vous n'ayez pas froid. Je prie simplement pour qu'un jour, vous n'ayez plus jamais froid. Il est temps à présent de nous dire adieu Henriette.

A jamais votre confidente, Lady Dalkeith




Dernière édition par Henriette d'Angleterre le 25.06.12 15:43, édité 16 fois
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MessageSujet: Re: Henriette d'Angleterre, mais appelez moi « Madame » !   22.06.12 15:20


LOUVRE !


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Comme l’Angleterre me paraissait loin. A chaque fois que j’ouvre un livre sur mes ancêtres, je ne peux m’empêcher de ressentir une immense tristesse. Pourquoi être partie alors que mon très cher père avait besoin de nous, de toute sa famille autour de lui ? Pourquoi avoir été si lâche ? Je n’avais que deux années lorsque nous avons fui mère patrie, mais je me suis souviens encore des larmes de Lady Dalkeith sur le bâteau qui nous éloignait des côtés anglaises. Elle me tenait fort contre elle et me répétait dans le creux de l’oreille : « Nous y reviendrons Henriette, nous y reviendrons». Allez-vous tenir votre promesse comtesse ? Depuis notre départ de l’Angleterre, la vie n’est pas plus belle. Lorsque j’étudie, ou que j’apprends les manières de la Cour, vous ne cessez de me répéter que je suis une Princesse et peut-être future Reine mais je n’y crois pas. Voyez-vous quelque chose dans ma vie qui m’apparente à la cour versaillaise ? Mes robes sont d’une simplicité déconcertante, mes cheveux à peine coiffés. Je n’oserai me présenter devant le roi de cette façon. De toutes les manières, je n’ai jamais eu le privilège d’être présentée à la cour. J’ai l’impression d’être en dehors de la Cour. Mon père fut décapité, cela fait-il de moi une personne sans intérêt ? Je commence à désespérer de voir ma triste vie s’améliorer. Je suis nonchalament assise sur un siège dans notre petit appartement du Louvre. Il y fait une chaleur étouffante, et je me sens fatiguée. Fatiguée mais de quoi ? Je n’ai le droit à aucune distraction, à part peut-être étudier ou lire. Les quelques livres que nous possédons ne me sont plus étrangers, je les connais presque par coeur. Quel immense ennui me prend en cet après-midi de juin mille six cent soixante. Dans la pièce à côté, j’entends des cris. Toujours des cris. Puis l’odeur se mêle au cri. Ô mère, dans quel état vous mettez vous pour cette homme, Lord Jermyn. Il ne vous mérite pas. C’est un ivrogne qui à chaque bouteille de trop ne pense qu’à vous taper dessus. Pourquoi noye-t-il dans l’alcool son chagrin ? Il pensait qu’une fois parti d’Angleterre à vos côtés, il jouierait de tous les plaisirs de la Cour. Quelle erreur. Nous ne semblons pas y être les bienvenus. Pourtant, je suis petite fille d’Henri IV, nièce de Louis XIII et cousine germaine de Louis XIV. Pourquoi ai-je si peu d’intérêt ? Les heures passent, et cet après-midi semble interminable. Dans la pièce d’à côté, le silence est revenu. L’ivrogne a dû s’assoupir. Dans ce silence monacal, j’entends quelqu’un frapper à la porte. Je m’empresse d’aller ouvrir, enfin peut-être une distraction. L’homme qui se tient devant la porte me tends une lettre cachetée. J’y reconnais le sceau de mon frère. Sans même faire attention à l’homme qui me la tend, je lui arrache des mains et referme la porte. Frère, pourquoi m’écrivez-vous donc ? Cela fait des mois que je n’ai plus de vos nouvelles, vous qui comptez tant pour moi. Vous êtes la seule chose qui me rattache encore un peu à l’Angleterre. Vous êtes le seul à vous soucier de moi depuis la mort de père. J’ouvre délicatement l’enveloppe et me met à lire. Je lis avec une facilité déconcertante. N’ayant pas eu d’autres distractions de ma vie que la lecture et l’écriture, je lis rapidement, et mon écriture est fluide.

Citation :
Ma chère Henriette,

Je vous écris cette missive pour vous informer d’une grande nouvelle. J’ai récupéré le trône d’Angleterre, le trône de notre père. Tout ce qui avait appartenu un temps à notre famille et qui nous avait été enlevé par des mécréants est de nouveau à nous. Je ne puis vous cacher ma soeur la tristesse que j’ai de ne pas vous voir à mes côtés pour mon couronnement. Mais, je vous ai fait une promesse : un jour, nous serons de nouveau réuni sur nos terres. Je me languis de ce jour.

Charles II d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande.

Je ne sens plus mes jambes. Je tombe sur le fauteuil sur lequel j’étais encore avachie il y a quelques minutes. Mon frère, quel bonheur. Je ne saurai expliquer les sentiments qui me traversent. Vous avez retrouvé ce qui nous revient de droit. Vous êtes Roi. Mère, votre fils est Roi. Notre vie va changer j’en suis certaine. Adieu l’appartement sans âme du Louvres, adieu la violence de votre amant. Qu’allons-nous devenir ? Je ne connais rien de mon destin, mais comme me le disait chaque jour Lady Dalkeith : «Vous êtes promise à de grandes choses Henriette».




Mariage de raison.


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« Epouser Philippe d’Orléans ? Mère, vous n’y pensez pas ?
- Henriette, c’est le parti idéal. Monsieur, frère unique du roi.
- Frère unique du roi certes, mais ses penchants homosexuels sont connus de tous.
- Henriette, voyons !
- Mère, oseriez-vous me dire que vous ne l’avez jamais vu dans les jardins de Versailles habiller en femme ? Oseriez-vous nier de pas l’avoir déjà surpris ayant des gestes équivoques avec ses favoris ?
- Henriette, cessez donc cela !
- Je comprends mère que ce mariage présente pour la France et l’Angleterre des avantages qu’il serait puéril de négliger, mais mon cousin ne me plaît guère.
- Henriette, c’est vous maintenant qui m’amener à rire. Pensez-vous vraiment qu’il est primordial que votre mari vous plaise ? Cette décision a été prise par Louis XIV et sa mère, Anne d’Autriche, et vous devez vous y soumettre !
- Mère...
- Suffit ! Vous épouserez Philippe d’Orléans, frère du roi.»

Je m’éloigne le plus vite de cette mère qui n’en a jamais été une. Bien trop occupée à son propre bonheur, à s’amouracher d’un idiot, délaissant sa propre fille. Dans ces moments-là, ma chère Anna, comtesse de Morton, me manque terriblement. Peut-être aurait-elle réussi à me faire entendre raison, à m’obliger à épouser ce Philippe d’Orléans qui ne me plaît guère. Je retourne dans ma chambre les bras balants, mais le coeur serré. Mon cher cousin germain porte un intérêt tout particulier et qu’il ne cherche absolument pas à cacher pour les autres hommes. Je vous cacherai bien que les attirances sexuelles de Monsieur ne m’intéressent aujourd’hui en aucune façon, mais en serait-il de même si je devenais sa femme ? Depuis mon arrivée en France, je passe inaperçue dans la Cour et dans le monde de la royauté. Peut-être, non sans aucun doute, ce mariage peut changer le cours de ma vie. Epouser l’unique frère du roi serait une façon bien facile de me faire une place à Versailles. Je serai au centre de la vie de la Cour, au courant de ce qui s’y trame. Mon esprit de conquérante serait mise à mal pourtant. Je m’étais toujours faite à l’idée que la place à Versailles, je devrais me la construire. Serait-ce trop facile d’épouser Philippe d’Orléans ? Ma douce Henriette, tu sais très bien qu’à Versailles, rien n’est facile. Je sais pertinement que ce mariage n'était pas le fruit du hasard. Mon frère étant devenu un roi, j'étais un parti idéal. J'étais devenue un parti idéal. En effet, mon mariage avec un Prince de France ne ferait que renforcer les liens diplomatiques entre la France et l'Angleterre, et dieu seul sait à quel point ils sont fragiles. Etait-ce mon destin ? Je m’allonge lascivement sur mon lit. Mes yeux fixent le plafond. Après quelques minutes de réflexion, je me dis que ce mariage pourrait m’apporter bien plus que je n’osais l’espérer. C’était tout moi. Répondre avec fougue à ma mère, laissez mon coeur parler. Je suis une femme fougueuse, totalement imprévisible. Pourtant, lorsque je prends de la distance, je sais parfaitement ce qui est bon pour moi et ce mariage, c’était l’occasion ou rêver de me faire définitivement une place parmi les nobles. J’épouserai donc Philippe d’Orléans.





Dernière édition par Henriette d'Angleterre le 25.06.12 1:46, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: Henriette d'Angleterre, mais appelez moi « Madame » !   22.06.12 15:20


PECHE DE

GOURMANDISE

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Je m’ennuie terriblement. Comment puis-je m’ennuyer à Versailles ? Cet ennui qui m’empêche de croquer la vie à pleines dents n’a qu’une seule et unique raison. Depuis près de huit mois à présent, je porte en moi le fruit d’une rare nuit avec mon très cher époux. Lorsque Monsieur ne passe pas la soirée avec ses favoris (notez le masculin), il daigne passer une nuit entière avec moi. Mais il faut tout de même que nous remplissions nos rôles. Il faut mettre au monde un enfant, afin d’éviter tous ragots sur notre possible stérilité ou ses infidélités connues de tous. Alors certes, passer une nuit avec mon époux ne fait naître en moi que très peu de désir, mais il le faut. Lady Dalkeith m’a toujours appris que certaines fois le devoir d’une épouse prévaut sur celui de la femme. Lorsque je le sens venir en moi, aucun désir brûlant ne naît entre mes hanches. Je ne suis certes pas passive, mais je connais des instants nettement plus jouissifs avec d’autres hommes. Que vois-je dans vos yeux ? Me jugez-vous ? Que feriez-vous, vous madame, avec un mari aussi volage que le mien ? Oh certes, l’adultère est un péché. Mais au risque de vous perdre définitivement, ma vie n’est qu’un immense péché. Je prends la vie comme elle vient, et surtout, je prends, littéralement, les hommes comme ils viennent. Je préfère cependant garder une grande discrétion sur mes infidélités. J’entends déjà les vieilles bigotes de la Cour me jeter des regards noirs lors de la messe ou j’ouïs déjà les vieilles harpies dire que si mon mari trouve plaisir auprès des hommes, c’est que je ne le conviens pas. Qu’elles pensent ce qu’elles veulent après tout ! Qu’y puis-je ? Cependant, à force de vouloir faire notre devoir conjugal, Monsieur a visé juste. Me voilà enceinte de notre premier enfant. Fille ou garçon, ce sera la surprise. Cependant, je ne vous cache pas que j’aimerai avoir une petite fille. Je m’amuserai tant avec elle. L’habiller, la coiffer, lui apprendre les usages de la cour. Bien que je ne porte envers mon mari aucun sentiment amoureux, je suis persuadée qu’il aimera cet enfant. Il a une certaine finesse qui m’a plu au début de notre mariage. A présent, ses maigres qualités sont cachés par ses trop gros défauts. Que voulez-vous, l’amour rendant aveugle, je suis parfaitement lucide en ce qui concerne mon mari.
Je suis avachie sur mon petit canapé, une jambe pendant dans le vide. Je m’évente avec un cadeau d’Athénaïs de Montespan. Un magnifique éventail aux plumes rouges. Bien que nous ne soyons que fin février 1662, j’ai chaud. Sûrement les symptômes de la grossesse. Mon ventre est de plus en plus imposant, m’empêchant de m’habiller à ma guise. Que je déteste ne pas pouvoir avoir une taille fine, ou une poitrine douloureuse. Je rêve de mettre au monde cet enfant, et de retourner à ma vie d’avant. Mais à cet instant très précis, j’ai faim. J’aime les bonnes choses mais surtout un dessert donc je rafole : le mille feuilles. Depuis que La Varenne a mis au point la technique de feuilletage, je ne rêve que de mille feuilles. Une crème légère avec un feuilletage précis et aérien...Hum, il n’en faut pas plus pour me donner l’eau à la bouche.

Madame | Mary ! Mary, venez !

Mary of Monaghan...Que puis-je vous en dire si ce n’est que je ne l’apprécie guère. C’est une jeune femme d’origine irlandaise que mon frère m’a imposé. Oh certes, elle a un teint de porcelaine, des cheveux noirs comme de l’encre, et une beauté irlandaise indéniable. Mais que me semble-t-elle sotte. A chaque fois que j’hausse quelque peu le ton, elle se met à pleurer. Les flots de larme de cette Mary me rendent encore plus irascible. Mary arrive enfin le regard insignifiant, me fixant comme si j’allais la mordre. « Mais ma douce, je ne mords que les hommes». Cessons de plaisanter, et commandons un petit met !

Madame | Mary, je voudrais un mille feuilles aux fraises.
Mary | Mais ce n’est pas la saison...
Madame | Qu’importe ! Je le veux dans une petite heure, juste le temps de me reposer.
Mary | Bien Madame.
Madame | Allez, disparaissez.

Mary fait demi-tour, le visage penaud. Je hausse les yeux, qu’est-ce qu’elle a l’air malheureuse la pauvre. Peut-être devrai-je lâcher du lest...A vrai dire, je me méfie de cette Mary qui a l’air si douce, si insignifiante. Les femmes les plus redoutables ne sont pas toujours celles que l’on croit. De plus, je la soupçonne d’avoir été proche, voire même trop proche, de mon très cher frère, Charles II. Charles est un homme bien, intègre (du moins autant que peu l’être un roi) mais il a tendance à se laisser berner par les femmes. C’est une faiblesse dont il a sans aucun doute hérité de mon père. Je passe ma main sur mon ventre. Cet enfant, qu’ai-je hâte de le connaître. Il me tarde de voir son petit visage, ses petites mains. Peut-être apaisera-t-il les relations avec Monsieur. Pour notre enfant, je sais parfaitement que lui comme moi serions prêt à mettre de l’eau dans notre vin...du moins quelques gouttes. Pensez à la force de mes mauvais sentiments envers mon mari me fatigue. Je sens le sommeil alourdir le poids de mes paupières. Je lâche l’éventail et ferme les yeux.

Mary | Madame...madame ?
Madame | Mary...J’espère que vous me réveillez simplement pour mon mille-feuilles.
Mary | Mademoiselle Loire...elle n’est pas encore arrivée.
Madame | Peu m’importe...Je ne risque rien après tout ! Un mille-feuilles fait instantanément ne peut contenir de poison, ne soyez pas sotte !
Mary | Navrée Madame mais votre frère...
Madame | Mon frère n’est pas là, donnez moi le mille-feuilles !

Je me relève, et lui lance un regard dont j’ai seul le secret. Il n’est ni noir ni doux. Je la toise légèrement, levant le sourcil droit. Lorsque je lui adresse ce regard, je vois ses joues rougir, son nez regarder le sol. Elle n’arrive pas à soutenir ce regard, comme bien d’autres d’ailleurs. Je suis agacée. Agacée que cette Aurélie Loire doive à chaque repas goûter chacun de mes plats. Cela me rendrait presque paranoïaque. A chaque fois qu’elle goûte un plat, elle me couperait presque la faim. Mais que puis-je y faire...C’est le lieutenant de police qui l'a mise à mon service. Comme bien d’autres d’ailleurs. Je rêverai de liberté, mais ce lieutenant me rappelle à chaque fois mon statut : Madame, Princesse de France et d'Angleterre et duchesse d'Orléans. Alors que Mary me tend le mille-feuilles, j’entends la porte situer derrière moi claquer. Je ne prends même pas la peine de me retourner. Je roule des yeux et me laisse tomber sur le dossier du canapé. C’est cette Aurélie Loire qui arrive afin de goûter mon mille-feuilles. Elle se dirige vers moi, me salue. Je fais un geste de la main afin qu’elle arrête. Qu’elle goûte et qu’elle s’en aille après tout. Je suis affamée.

Aurélie | Madame, si vous permettez.
Madame | Faîtes, faîtes...ai-je le choix de refuser

Durant toute ma vie j’avais souhaité être à Versailles, vivre au milieu de la Cour. Après tout, j’étais sûre d’avoir droit à cette vie de frasques, de magnificence. Mais depuis mon mariage avec Monsieur, la liberté me manque. Chacun de mes gestes est épié, chacun de mes prises de paroles sont analysés. Saurai-je enfin me trouver un moment de liberté ?








DOULOUREUSE

PERTE

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Comment expliquer ce que je ressens...Il y a comme un vide, un immense vide en moi. Je n’ai jamais ressenti cela auparavant. Ces nouveaux sentiments qui me tenaillent l’estomac me font souffrir. Ce vide, pourrais-je le remplir ? Il y aura-t-il quelqu’un ou quelque chose qui pourra me faire oublier cette douloureuse perte ? J’en doute. La perte d’un être cher me rappelle le caractère fugace, futile de la vie. En profiter ? Je crois vraiment profiter de la vie, à chaque instant. Mais est-ce que j’en profite dans le bon sens du terme ? Certes, je me permet tout : bals, danses, vêtements, festins. Mais était-ce suffisant ? J’ai un creux dans mon coeur, et je pense qu’il y restera jusqu’à la fin de mes jours. J’ai porté cet enfant pendant neuf longs mois dans mon ventre. J’étais persuadée que c’était une fille. Une magnifique petite fille qui ressemblerait à Marie Louise née trois ans auparavant. J’étais sûre qu’elle allait hériter de la beauté de son père, mais également de mon caractère bien trempé. Oh ciel, auriez-vous entendu un compliment envers Monsieur, mon mari ? Peut-être bien après tout. Dans de telles épreuves, ne devons-nous pas laisser de côté nos rancoeurs pour nous unir ? Cependant, un doute sera toujours présent dans mon esprit. Mes domestiques pensant être discrets ne cessent de colporter une rumeur absurdre : la fille que j’ai mise au monde ne serait pas du Prince de France, il serait d’un de mes inombrables amants. Qu’en savaient-elles ? Absolument rien. Je suis la seule à savoir qui passe dans ma chambre, et encore plus entre mes cuisses. Cet enfant, il faut que tout le monde pense qu’il était légitime. Je ne veux pas entâcher ma réputation, ni celles de mes bienaimés enfants, Marie-Louise et Philippe Charles. Bien que la plupart de la Cour me considère plus femme que mère, mes enfants sont ce que j’ai de plus cher au monde. Leur bonheur est ma priorité, et je ferai tout, absolument tout, pour que leur vie soit la plus calme et tranquille possible. Monsieur aussi d’ailleurs. Il y a un point sur lequel nous sommes d’accord et sur la même longueur d’ondes : nos enfants. Tous les deux nous les aimons et en prenons soin. Pour ce qui est de la petite fille morte peu après sa naissance, je dois en faire mon deuil. J’ai tenu son petit corps dans mes bras jusqu’à ce que l’on emporte loin de moi. Je ne voulais pas la lâcher mais elle semblait apaisée, calme comme endormie. Je n’oublierai jamais son petit cri perçant qui avait laissé place au silence éternel. Néanmoins, même dans mon chagrin, je n’étais pas tranquille. Ne pouvais-je donc pas faire mon deuil seule et en paix ? Non bien évidemment. Une femme surnoise tentait de me faire chanter. Catherine de Corlay, une ancienne noble, ferait tout ce qui était en son pouvoir pour retrouver la place qui était sienne. Cette femme répugnait me répugnait presque, mais je n’avais pas le choix, je devais l’accepter à mes côtés. Elle semblait me tenir. Ecoutant les bruits de couloirs, elle me faisait chanter. Oh, je dois bien lui reconnaître certaines qualités : détermination et perspicacité. Elle avait décidé de jouer ? Alors on va jouer. Dans la douleur, je n’avais pas pu la renvoyer dans sa Bretagne natale, mais croyez-moi, elle y retournera bien plus vite qu’elle ne l’avait prévu. Pensait-elle pouvoir m’avoir indéfiniment ? Cette Catherine menace de colporter la rumeur que ma fille morte-née n’était pas de Monsieur, mais d’un de mes amants. Elle avait fait toutes les investigations pour étayer son hypothèse. Elle m’a étonnée tant par sa pugnacité que par son toupet. En échange de son silence, elle me demande de lui rendre la place qui était la sienne avant le décès de son mari. Ce mari qui était mort dans un duel avait fait perdre à Catherine de Corlay et ses enfants leurs titres de noblesse, leurs terres, tout en somme. C’était bien fâcheux, mais je ne prêtais pas attention à tous les malheurs des nobles, loin de là. Mais elle me tenait, pour l’instant du moins. Je l’acceptais donc durant un temps comme une de mes dames d’atours. Mais Catherine de Corlay, méfiez vous : la mère meurtrie pourrait bien se transformer. Profitez de vos derniers séjours à Versailles.




Dernière édition par Henriette d'Angleterre le 23.01.13 14:12, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Henriette d'Angleterre, mais appelez moi « Madame » !   24.06.12 23:23

    Bonsoiiiiiiiiiir Brave Bête
    Comment allez-vous ?
    Bon il n'est pas très tard du moins pas assez tard pour des confidences mais bon tant pis. Je vais vous dire : les fiches me rendent fooooollee Mur
    J'ai essayé de faire le maximum mais je n'en peux plus. Je pense avoir dit le principal sur cette Henriette mais je vous promet de développer nettement plus son caractère dans le rp. Henriette est une femme très intéressante à jouer, mais j'aimerai m'appesantir sur sa vie, son caractère plus en rp, si c'est possible ev J'ai toujours été plus inspirée pour les rp que pour les fiches que voulez-vous... Fouet
    Cependant, j'espère avoir développé le principal (je me répète) & que ça vous suffira !

    S'il y a le moindre souci avec ma fiche, je rajouterai/modifierai/enlèverai !

    Allez-y...flagellez moi pour avoir pondu une fiche si mauvaise...
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MessageSujet: Re: Henriette d'Angleterre, mais appelez moi « Madame » !   25.06.12 1:39

Bonsoiiiir !

J'aime beaucoup ta fiche, comme je t'ai dit faire un roman n'est pas du tout une obligation, loin de là même ! Mais avant de totalement te valider je me dois de tiquer sur quelques petites choses :
- Dans la question "Versailles : paradis ou enfer ?" tu mets Louvre avec un s. Ca doit être une erreur maladroite mais je t'en prie enlève ça Razz
- Et tu parles souvent de Versailles dont rêve Henriette + jeune. Sur le forum (comme dans la réalité), le château de Versailles commence sa construction en 1661 Clin d'Oeil Sauf que sur le forum, il s'est construit très rapidement PTDR Donc avant, la Cour se balade entre Fontainebleau, Saint-Germain, le Louvre et le Palais-Royal Clin d'Oeil
- Je sais que tu as sauté des passages de sa vie mais tu as vraiment zappé toute son enfance. Ce serait sympa d'un peu la décrire. Tu as l'air de connaître comment Henriette a grandi, tu peux résumer ou inventer une anecdote, car on passe de petite fille à jeune femme Désolé de Lisa Quelques lignes ne feraient pas de mal.
- Je titille mais on a pas marié Philippe pour cacher son homosexualité PTDR C'est juste par intérêt politique, Henriette devenait le meilleur parti d'Europe du jour au lendemain, la France a sauté sur l'occasion en mariant Philippe et Henriette Clin d'Oeil
- Enfin, tu n'as beaucoup développé le lien avec Cédric Désolé de Lisa Tu en parles en deux lignes à peine, j'aimerais que tu développes un peu plus (dans ton histoire ou dans la partie sur le complot, au choix).

Ce ne sont que des détails donc cela va assez vite à remanier. Sinon le reste de ta fiche est bien, la lecture est agréable, on en redemanderait presque, même si je comprends que ce n'est pas toujours évident de faire une fiche Clin d'Oeil

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MessageSujet: Re: Henriette d'Angleterre, mais appelez moi « Madame » !   25.06.12 2:21

    Philippe d'Orléans a écrit:
    Bonsoiiiir !

    J'aime beaucoup ta fiche, comme je t'ai dit faire un roman n'est pas du tout une obligation, loin de là même ! Mais avant de totalement te valider je me dois de tiquer sur quelques petites choses :
    - Dans la question "Versailles : paradis ou enfer ?" tu mets Louvre avec un s. Ca doit être une erreur maladroite mais je t'en prie enlève ça Razz
    Oh ciel Rolling Eyes
    Citation :
    - Et tu parles souvent de Versailles dont rêve Henriette + jeune. Sur le forum (comme dans la réalité), le château de Versailles commence sa construction en 1661 Clin d'Oeil Sauf que sur le forum, il s'est construit très rapidement PTDR Donc avant, la Cour se balade entre Fontainebleau, Saint-Germain, le Louvre et le Palais-Royal Clin d'Oeil
    J'ai changé les quelques endroits où j'y faisais référence. J'espère ne pas en avoir oubliés.
    Citation :
    - Je sais que tu as sauté des passages de sa vie mais tu as vraiment zappé toute son enfance. Ce serait sympa d'un peu la décrire. Tu as l'air de connaître comment Henriette a grandi, tu peux résumer ou inventer une anecdote, car on passe de petite fille à jeune femme Désolé de Lisa Quelques lignes ne feraient pas de mal.
    J'ai écrit "N'oubliez pas". J'espère que ça suffira (a) PS : J'ai corrigé quelques fautes que j'avais faites hier soir très tard Rolling Eyes
    Citation :
    - Je titille mais on a pas marié Philippe pour cacher son homosexualité PTDR C'est juste par intérêt politique, Henriette devenait le meilleur parti d'Europe du jour au lendemain, la France a sauté sur l'occasion en mariant Philippe et Henriette Clin d'Oeil
    J'ai éditééé tout ça !
    Citation :
    - Enfin, tu n'as beaucoup développé le lien avec Cédric Désolé de Lisa Tu en parles en deux lignes à peine, j'aimerais que tu développes un peu plus (dans ton histoire ou dans la partie sur le complot, au choix).Ce ne sont que des détails donc cela va assez vite à remanier. Sinon le reste de ta fiche est bien, la lecture est agréable, on en redemanderait presque, même si je comprends que ce n'est pas toujours évident de faire une fiche Clin d'Oeil
    J'ai développé un peu dans la partie sur le complot. Je dois vous avouer que le lien avec Cédric m'est légèrement difficile à appréhender, mais je verrais ça avec le 1er concerné si je suis validée Clin d'Oeil



    ___________________

    Voilà j'espère que ça ira Loulou
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MessageSujet: Re: Henriette d'Angleterre, mais appelez moi « Madame » !   25.06.12 18:52

TU ES VALIDÉE !
BIENVENUE A VERSAILLES

Comme je t'avais dit qu'il ne s'agissait que de petits détails, tu es donc officiellement validée. Monsieur en moi refuse, insulte Henriette mais c'est pas lui qui commande PTDR Non sérieusement, je suis contente qu'Henriette soit prise car je trouve que c'est un très bon personnage avec un excellent potentiel d'intrigue Clin d'Oeil

Donc bienvenue chez les fous, ça fait du bien un peu de sang neuf car ici, on se reproduit entre nous, un peu comme les Habsbourg PTDR Ca fait du bien de ne pas voir fleurir seulement des multicomptes Clin d'Oeil

Ci-dessous tu as une petite liste de liens pour te repérer sur le forum. Donc à toi de créer et mettre à jour ta fiche de liens, d'aller faire un tours sur le repère des membres, d'aller faire tes demandes de liens, logement, rangs ... puis de jouer et flooder !

Bon jeu Clin d'Oeil
PENSE PAS BÊTE ; Qui est qui ? Petit topo des personnages sur le forum.Fiches de liensFiche de rpsDemandes de rangs et de logementsProposer un scénario.




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Côté Lit: la servante sus-citée l'a déserté, profitez-en!
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MessageSujet: Re: Henriette d'Angleterre, mais appelez moi « Madame » !   25.06.12 19:18

Bienvenue parmi nous chère cousine éloignée What a Face

Citation :
car ici, on se reproduit entre nous, un peu comme les Habsbourg
Merci pour la comparaison... PTDR


Amuse-toi bien avec ce perso car comme le dit Steph, elle a du potentiel et ma petite écossaise nommée Megan est fan de ton frère et va sans doute venir très vite frapper à ta porte What a Face

cheers

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et tout le plaisir de l'amour est dans le changement."


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Côté Coeur: Quelle question ? Au plus offrant bien sûr !
Côté Lit: On n'y fait pas comme chez soi et certainement pas son mari !
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MessageSujet: Re: Henriette d'Angleterre, mais appelez moi « Madame » !   25.06.12 19:25

Coucouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu et bienvenuuuuuuuuue parmi nous donc ! cheers Je passe dans cette peau là, même si Amy aurait pu venir, parce que dans cette peau là, je suis parait-il une cousine par alliance. What a Face (Encore du moins ! Y'a du divorce dans l'air, avoue que t'es jalouse Razz Que t'aimerais dire adios à Mister Razz )

Enfin c'est une chose très intéressante pour un potentiel lien tout ça ! Je vois venir Morgan et son charme à toute épreuve (qui séduit tout le monde sauf moi Razz) mais tu sais que tu peux être " pote " avec les deux époux Razz (Marre de voir détester Becky ! REVOLUTIOOOOOOOOON !!! Monsieur pas content Razz )

En tout cas très bon jeu parmi nous Miss ! Amuse toi bien ! Very Happy

______________________

Mauvaise fille de bonne famille
" Comme je respire, je mens, mon elixir, c'est le vent, je mens au mari, à l'amant. pourquoi dire vrai, quand vraiment la vie se vit mieux en faux semblants ..."


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MessageSujet: Re: Henriette d'Angleterre, mais appelez moi « Madame » !   25.06.12 20:03

Philippe d'Orléans a écrit:
Ici, on se reproduit entre nous, un peu comme les Habsbourg PTDR

Oh le fou rire, merci Steph PTDR


Welcome, welcome, chère Henriette cheers
C'est un plaisir de voir enfin une Madame digne de ce nom, je suis convaincue que tu vas beaucoup t'amuser avec nous avec un tel personnage. Très jolie fiche =). Et comme mes prédécesseurs, on va bien se dénicher des liens j'en suis sûre Twisted Evil

Au plaisir de te recroiser dans le flood... Ou dans les couloirs de Versailles What a Face
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Côté Coeur: Il a servi il y a des années avant de complètement le ferme. Mais la revoir me fait redevenir ... humain ?
Côté Lit: Sans courir après les dames, il se porte à merveille !
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MessageSujet: Re: Henriette d'Angleterre, mais appelez moi « Madame » !   26.06.12 19:47

Han une Henriette Very Happy Very Happy
J'aime disparaître comme un fantôme et revenir pour découvrir Madame bien présente Razz

Bon jeu chez les fous Razz

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« Tuer. Créer une vacance sans nommer un successeur. »

Spoiler:
 
 

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Henriette d'Angleterre, mais appelez moi « Madame » !
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