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 The Siamese Sisters landed in China! Caution! ; PV ISABEAU.

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MessageSujet: The Siamese Sisters landed in China! Caution! ; PV ISABEAU.   The Siamese Sisters landed in China! Caution! ; PV ISABEAU. Icon_minitime30.05.12 4:57

The Siamese Sisters landed in China! Caution!
MACAO, CHINE, 5 AVRIL 1665.

Gauche, droite, gauche, droite, le bateau ne semblait pas vouloir cesser de tanguer alors qu’il était à quai, immobile, seul l’équipage vidant les cales donnait vie à cette embarcation désormais inerte, ce qui n’empêchait pas la pauvre Isobel de se croire encore au milieu de l’océan, à virevolter tel un ivrogne sortant d’une Taverne... Elle était d'ailleurs la seule à ressentir encore les effets néfastes de la navigation. Il faut dire que tout le monde le savait dans son entourage, la belle n’aimait pas les bateaux, que ce soit une petite barque au milieu d’un charmant lac ou un immense navire voguant sur les océans du globe, ça ne faisait aucune différence à ses yeux, la chinoise détestait tout ce qui la rapprochait un peu trop des eaux à point c'est tout. Elle n’avait d’ailleurs même pas regardé l’horizon durant leur long voyage, restant enfermée dans sa cabine à prier pour ne pas couler, une dague à la main, prête à se trancher la gorge si le bateau venait à sombrer. Oui, elle était totalement et indubitablement effrayée par les grandes étendues maritimes, l’eau en soit ne l’effrayait pas, par contre, les créatures horribles et monstrueuses se trouvant dans les profondeurs perdus, ça, c’était une autre histoire… Son père lui avait conté étant enfant l’histoire d’un monstre aux milliers de dents, un poisson gigantesque capable d’avaler un homme sans même le mâcher, un monstre qu’il aurait aperçu durant un voyage avec l’Empereur de Chine…. Depuis ce jour, elle craignait de se retrouver perdue au milieu de l’océan, entouré par ses créatures terrifiantes mangeuses d’hommes. Heureusement, le calvaire était désormais terminé et la terre s’offrait à elle, tel un oasis au milieu du désert. Malgré tout, Hsi Wang Mu restait assez pâle et mal à l’aise, elle sortit d’ailleurs de sa cabine en titubant se retrouvant avec autant de hâte que possible près de son amie, Isabeau, qui se préparait elle aussi à descendre de leur navire. Chancelante, la main sur le ventre, elle lança plus pour elle-même que pour un quelconque interlocuteur. « C’est la dernière fois que je prends la mer… » Oui, bien sur, et comment compte tu rentrer en France?… Mieux valait ne pas lui poser la question maintenant, souligner à Mumu qu’elle repartirait très vite sur les eaux infestés de requins, ce n’était pas la meilleure façon d’entrer dans ses petits papiers et sa pourrait même se terminer de macabre façon, qui sait les idées saugrenus qu'elle pourrait avoir pour échapper à cette torture...

Toujours chancelante elle tenta de quitter une bonne fois pour toute ce navire, malheureusement, elle loupa maladroitement une marche, tombant lamentablement au sol après un roulé-boulé des plus burlesque. Une vrai arrivé gaguesque, loin du glamour et du chic à la française, d’un côté, elle n’était pas française, elle n’était même plus chinoise, simplement Isobellaise ou Isobellienne?.... Malgré la chute elle leva le bras tel un conquérant laissant échapper un « Je vais bien! » malicieux avant de se relever, se tenant à une espèce de tonneau non loin, inspirant alors un bol d’air frais bien mérité et qui ne trouva pas de difficulté à atteindre ses poumons pour une fois, puisqu’elle ne portait pas de corset. Libération. Non, aujourd’hui c’était tenue traditionnelle chinoise, un Qipao rouge ornée de motifs floraux couleur or, fait de la plus fine soie, cela dit, elle l’avait adapté à son propre gout, arborant notamment un pantalon sous son court Qipao, elle se sentait mieux ainsi, plus vraiment habitué à ne porter qu’une robe de soie. Lorsque Isabeau arriva près d’elle Isobel fit un large signe de main, comme pour designer tout ce qui se trouvait devant elle, présentant le paysage à son acolyte bien aimée, manquant tout de même de tomber, titubant un peu lors de cet solennelle présentation. « Huānyíng dào zhōngguó lái! Bienvenue en Chine! » Face à elles, se trouvait le port de Macao, plaque tournante du commerce chinois et mondiale, ici, tout les bateaux s’arrêtaient pour faire affaire et ce peu importe leur provenance. Anglais, Français, Italiens ou que sais-je encore, tout le monde pouvait vendre ou acheter ici, car tout était à vendre et à acheter, tout simplement. Des tissus, des drogues, des plantes, du thé ou même des esclaves, cette ville était presque un pays à elle toute seule et il était inévitable de passer par là si on désirait aller plus loin en Chine. Les demeures étaient typiquement chinoises, sculpté tel des dragons, et aucune femme en corset ne semblait pointer le bout de son nez. Des étrangers vivaient ici, mais très peu s'adaptait au mode de vie de la Chine et on les comprends , dans un sens.

Comme tout le monde, nos « françaises » étaient là pour faire des affaires, notamment rencontrer l’une des personnes les plus influentes de la ville, un « ami » d’Isobel depuis un certain temps même si leur amitié restait secrète, à l’époque elle était noble chinoise et lui… riche, mais peu honorable, sans parler de la différence d’âge, une amitié était donc impossible entre eux, officiellement en tout cas. Enfin, nous ne sommes pas là pour raconter le passer commun de ses deux chinois, non. Se rapprochant d’une petite fontaine d’eau, la belle bus quelques gorgées avant de mouillée son visage, prenant en même temps la parole. « Le Seigneur Jiang Li m’a dit qu’il enverrait quelqu’un de confiance nous chercher… Ils ne devraient pas tarder… C’est un homme puissant ici mais aussi particulier tu sais, il a une passion étrange pour les chiens, il en a des tonnes et il peut se montrer violent si on les critiques… On dit aussi qu’il a plus de concubines que l’Empereur, c’est à la fois un compliment et un reproche chez nous… Alors surtout, ne soit pas surprise d’apercevoir plus d’une vingtaine de femmes chez lui, souvent les épouses cohabitent avec les concubines de leurs époux, elles s‘entrainent même ensemble… mais je ne suis pas sur qu‘entrainer soit le terme approprier, la traduction du chinois au français donne pourtant cela… Y‘a-t-il un mot particulier pour dire ‘améliorer ses performances sexuelles‘ en français? » Ses mots avaient été dit avec un tel naturel qu’on pouvait se demander si elle en comprenait vraiment le sens …



Dernière édition par Hsi Wang Mu Chen le 01.07.12 17:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The Siamese Sisters landed in China! Caution! ; PV ISABEAU.   The Siamese Sisters landed in China! Caution! ; PV ISABEAU. Icon_minitime01.07.12 17:05

D’un bond agile, Isabeau sauta de la passerelle et atterrit avec élégance sur les pavés irréguliers du port de Macao. Elle leva la tête pour admirer le paysage, l’ombre de son chapeau de paille chinois se dessinant sur son visage alors que ses yeux bruns scrutaient ce nouvel environnement chargé de surprises. Elle inspira profondément, s’enivrant de l’air de la mer quelques mètres derrière elle, des épices dans de grands paniers d’osier, de l’odeur d’encens qui s’échappait d’un petit temple non loin de là. Elle entendait des éclats de voix, des bribes de phrases dans une langue qu’elle ne comprenait pas et lui paraissait bien étrange, le bruit des pas des femmes sur le pavé avec leurs chaussures de bois. Elle voyait les vêtements de soie aux couleurs chatoyantes, les fruits inconnus sur les étals, l’architecture délicate des maisons et les lions, les dragons qui ornaient les toits des bâtiments. Macao n’était qu’une explosion de visions et de sensations nouvelles, et Isabeau brûlait déjà d’impatience de découvrir ce que lui réservait la suite. Elle aussi vêtue d’une robe de soie bleue brodée d’or, elle se fondait presque dans la masse grâce à ses cheveux bruns attachés grâce à une pince, et l’ombre du chapeau cachait le fait que ses yeux n’étaient pas bridés. Au loin l’on entendait la musique délicate d’un instrument à vent qu’elle n’avait jamais entendu auparavant. Tout n’était que dépaysement et émerveillement.
Soudain un bruit de dégringolade lui fit faire volte-face, pour découvrir son éternelle acolyte Isobel les quatre fers en l’air sur le pavé.

« Je vais bien! » s’exclama-t-elle joyeusement en se relevant presque d’un bond, arrachant un haussement de sourcil dubitatif à Isabeau. Depuis le temps, elle devrait être habituée aux gaffes de sa complice et à sa maladresse maladive, mais elle avait l’art et la manière de continuer à la surprendre jour après jour. C’était elle qui avait eu l’idée de cet échange commercial à Macao et avait proposé le voyage à la française, et l’intérêt financier, commercial ainsi que sa curiosité l’avaient poussée à accepter presque sur le champ. Isobel s’était ensuite occupée de la préparer à la Chine pendant qu’elle s’occupait de trouver un bateau, un équipage et des marchandises à échanger. Finalement le voyage avait été programmé assez vite, et la traversée s’était bien passée malgré quelques remous… Dont la chinoise semblait encore faire les frais.

« Huānyíng dào zhōngguó lái! Bienvenue en Chine! » déclara-t-elle avec bonne humeur alors qu’Isabeau la soutenait par le bras pour lui éviter une nouvelle chute. Allait-elle tenir assez droit pour rencontrer leur contact qui ne devrait plus tarder ? Elle avait presque l’air ivre !
« Merci Isobel, mais avant de m’emmener faire du tourisme tu devrais aller te rafraîchir le visage, sinon tu ne vas pas pouvoir faire trois pas ! » rétorqua Isabeau en la poussant vers une fontaine à quelques pas d’elles. Ces deux jeunes femmes formaient une bien étrange association, l’une ferme et raisonnable, l’autre délurée et légèrement inconsciente, et pourtant, leur duo marchait à merveille. Il fallait dire qu’Isabeau n’avait pas froid aux yeux et n’hésitait jamais à suivre Isobel dans les entreprises les plus folles, et à elles deux, elles réussissaient toujours à s’en sortir ! L’audace de la chinoise était aussi utile que la réflexion de la française, leurs adversaires dans le commerce l’avaient bien compris et ne s’y trompaient désormais plus… Celles qu’on appelait les sœurs siamoises se taillaient doucement une belle réputation, et elles n’en étaient pas peu fières ! Et aujourd’hui, avec un peu de chance, elles réaliseraient un nouveau coup de maître en étendant leurs activités jusqu’à Macao, une entreprise que jamais Isabeau n’aurait réussie seule. Merci Isobel !

« Le Seigneur Jiang Li m’a dit qu’il enverrait quelqu’un de confiance nous chercher… Ils ne devraient pas tarder… C’est un homme puissant ici mais aussi particulier tu sais, il a une passion étrange pour les chiens, il en a des tonnes et il peut se montrer violent si on les critiques… » reprit Isobel après s’être rafraîchie.
« Charmant personnage. » se contenta de commenter Isabeau.
« On dit aussi qu’il a plus de concubines que l’Empereur, c’est à la fois un compliment et un reproche chez nous… Alors surtout, ne soit pas surprise d’apercevoir plus d’une vingtaine de femmes chez lui, souvent les épouses cohabitent avec les concubines de leurs époux, elles s‘entrainent même ensemble… mais je ne suis pas sur qu‘entrainer soit le terme approprier, la traduction du chinois au français donne pourtant cela… Y‘a-t-il un mot particulier pour dire ‘améliorer ses performances sexuelles‘ en français? »

… D’accord, Isobel parvenait AUSSI à toujours la surprendre avec ses questions plus originales les unes que les autres, et surtout rarement politiquement correctes ! Est-ce que tous les chinois avaient aussi peu de tabous, ou bien cela était-il propre à celle-ci ? Isabeau s’était plusieurs fois posé la question et avait décidé d’une réponse différente à chaque fois, mais aujourd’hui, elle décida que son amie était simplement originale et un brin inconséquente, en actes aussi bien qu’en paroles. Elle commençait à se demander si elle arriverait à se tenir face à leurs partenaires commerciaux, mais bah ! Elle était devenue Lady Chocolat en France sans provoquer de scandale, elle réussirait aussi en Chine… Non ? De toute façon, ici, c’était elle la française ignorante de tant de coutumes étrangères qui était la plus susceptible de gaffer ! Cette perspective ne la réjouissait pas du tout, mais elle n’avait plus vraiment le choix maintenant qu’elle était là… Il fallait s’en remettre à son amie !

« Je pense que ‘entraîner’ suffira, surtout que tu risques peu de le dire à un français sauf si tu veux risquer l’incident diplomatique. » répondit-elle avec un sourire ironique au coin des lèvres. « Les français ne sont pas aussi ‘ouverts’ que toi pour ces choses-là, du moins quand ils sont sobres ! Mais si un jour tu vas à une de ces fêtes dépravées dont on entend tant parler tu pourrais faire un sondage. »

Soudain, un homme aux traits asiatiques s’avança vers elle, vêtu d’une tenue de soie noire sans fioritures, l’air peu amène et un sabre accroché à sa ceinture. Si les bandits chinois pouvaient avoir un portrait-type, celui-là en était la parfaite incarnation ! Il lui donnait la chair de poule avec son air menaçant et ses petits yeux noirs perçants… Elle jeta un coup d’œil circonspect à Isobel lorsqu’il s’adressa à elle en chinois et qu’elle lui répondit. Avec un peu de chance, il demandait juste son chemin… Non ? Elle sentit son inquiétude grandir en voyant Isobel qui hochait la tête avec enthousiasme et l’homme menaçant leur faire signe de le suivre. Pourtant, elle n’avait pas vraiment le choix, son acolyte s’éloignait déjà avec lui !

« Ne me dis pas que c’est lui, l’homme de confiance de Jiang Li ? Il a une tête de tueur ! Je tiens à revenir en un seul morceau de notre voyage ! » chuchota-t-elle tout bas à Isobel en revenant à sa hauteur. Mais à la réponse de son amie, elle comprit qu’elle n’avait pas le choix… Mais dans ce cas, quel genre de type pouvait bien être ce Jiang Li pour leur envoyer un mastodonte pareil ?

« J’espère ne pas faire de gaffe, j’ai l’impression d’être un poisson pour les requins. » marmonna-t-elle en jouant avec le cordon de la ceinture de sa robe. Elle savait que le moindre faux pas pouvait tout faire capoter et commençait tout juste à en ressentir une certaine anxiété. Pour une perfectionniste comme elle… C’était sa hantise ! Elle laissa échapper un soupir, puis changea de sujet. « Dis-moi Isobel, tu es sûre qu’on peut faire confiance à ces hommes ? Si ton ami ressemble à celui-là, on est plutôt mal parties ! »

Pourtant, il fallait bien aller affronter cet énigmatique Jiang Li, et lorsqu’elles arrivèrent devant un bâtiment gardé par deux hommes armés de lances ornées de dragons, elle comprit que ce ne serait pas une mince affaire. Mais enfin, elle était femme d’affaires, elle n’allait pas se laisser impressionner par quelques types à l’allure patibulaire, et Isobel et elle ressortiraient indemnes de ce drôle d’endroit, et surtout victorieuses dans leurs négociations ! Elles n’étaient pas les sœurs siamoises pour rien, qu’on se le dise !
Elles furent introduites dans une espèce d’immense masure au cœur de Macao, construite en forme de U de telle sorte qu’elles arrivèrent d’abord dans un jardin paisible avant de grimper quelques marches et d’être conduites à l’intérieur. En silence, on les conduisit à travers un couloir rectiligne et on les laissa devant une porte coulissante pour l’instant encore fermée. Isabeau coula un regard à Isobel et chuchota en lui dédiant un clin d’œil :

« Les sœurs siamoises sont prêtes à passer à l’action ! Bonne chance, camarade ! »

Les festivités pouvaient commencer !
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