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 Les belles lettres d'un Vénitien échoué à Paris

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« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: J'aime l'idée même de la beauté. Une vraie personne? Euhh.. non. Pas encore.Ah si... j'aime bien les filles fréquentées par mon frère, c'est normal ça?!
Côté Lit: rêves érotiques avec un idéal féminin mais ça reste très abstrait(forcément)
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Âge : 20
Titre : Fils du doge de Venise, Capitaine au sein de la Garde Suisse Pontificale et garde du corps de l'Ambassadeur de Rome Michele Barberini
Missives : 257
Date d'inscription : 18/04/2012


MessageSujet: Les belles lettres d'un Vénitien échoué à Paris   28.05.12 15:49

Mio caro Silvio

Tu me traites de Catulle ? Bien que dans ta bouche tout ceci sonne comme une moquerie, une insulte, je suis plutôt flatté… je n’aurais jamais le courage de dire à quelqu’un en poème qu’il est plus « flasque que le pénis d’un vieillard » et qu’il a des « fesses mollasses », ce serait tout bonnement gênant. Et puis Dio ne me custodisce, je n’ai jamais eu à regarder les organes génitaux d’un vieux croulant, ce doit être répugnant , je les imagine tout pendants. Mi dio, à cause de tes idées étranges, une image cauchemardesque s’est imprimée dans ma rétine et j’ai bien peur que tout ceci ne perturbe à jamais mon art.


Et puis au fond que lui reproches tu à ce brave poète ?! Est-ce mal de déclamer son amour avec tant de passion, est ce mal de ne pas se remettre d’un chagrin d’amour et de ruminer le passé en se remémorant les temps anciens où ce feu embrasait l’être tout entier sitôt que l’être aimé faisait son apparition ?
Tu es bien dépourvu de toute flamme mon bon Silvio si tu ne peux comprendre le sens des élégies. Car moi, qui suis ici entouré de tant de Vénus callypiges qui me prennent pour un jouvenceau imberbe et irrationnel et se moquent de moi sans aucun égard pour mes émois, je trouve le registre élégiaque tout à fait approprié, mais pardonne moi si mes emportements lyriques et mes plaintes d’incompris te semblent superflus et peu virils !


Tu m’encourages à soulager mes ardeurs concrètement pour oublier tous mes délires plus propres à une demoiselle rentrant dans la puberté qu’à un homme d’arme ? Tes recommandations sont bien inutiles, je te ferais savoir, au cas où tu douterais de ma virilité, qu’une charmante blonde répondant au doux prénom d’Eris me fait la grâce de ses bontés. Elle a le prénom de la déesse de la discorde et elle a ses moments un peu étrange où elle s’amuse à changer ses habitudes, son prénom et prétend qu’elle ne me connaît pas
mais c’est une comédienne, je suppose qu’elle fait ça pour se mettre dans la peau de ses personnages, elle est très douée en tout cas car plusieurs fois j'ai cru qu'elle n'était plus celle que je connaissais! Et puis sais tu qu’elle avait autrefois jeté son dévolu sur mon frère, en fin de compte c’est moi Alvise qui l’ai obtenu. N’es tu pas fier à présent des prouesses de ton ami qui a réussi à égaler le plus admiré des Contarini ?

Je dois te laisser à présent, je suis, vois tu, attendu par la princesse Farnèse – et oui même l’ex fiancée de mon frère recherche ma compagnie – J’étais censé aller nager sur les bords de Seine mais quand on a la chance d’obtenir l’attention de la belle de Parme et de l’aider à faire son choix de toilettes pendant une après midi entière, même par un temps aussi étouffant, on serait bien fou de préférer aller se rafraichir dans l’eau. Sa seule présence suffira à répandre une bouffée d’air frais et me fournir l’oxygène nécessaire à ma survie dans cette étuve française !

En espérant bientôt recevoir de tes nouvelles( tu remarqueras que j'ai utilisé le mot nouvelles, je ne demande pas un compte rendu de tes ébats, j'ai déjà bien assez de Cesco' pour cela! )

Ton très dévoué et estimé Alvise Contarini

PS : Sais tu si l’on joue toujours au jeu suivant à Venise : tu sais celui où l’on chargeait des amis de se promener avec la belle que l’on convoitait et de la pousser discrètement dans le canal, pour pouvoir ensuite jouer le chevalier servant, héros du jour, en les repêchant à bord de la gondole dans laquelle on prenait soin de se trouver au même moment , tout en insultant copieusement et faussement nos propres amis ?


A Venise on récoltait à coup sûr les faveurs de la demoiselle, ou au moins un baccio, et bien ici nada ! J’étais sur la Seine et j’ai repêché une demoiselle en détresse dans ma barque, qui pour le coup était tombée bêtement toute seule dans cette rivière. Au départ elle m’a remercié, j’ai souri gentiment en la regardant, sans faire vraiment attention au fait que sa robe blanche était devenue un peu transparente et lui collait au corps, et bien figure toi qu’en constatant l’état de sa robe, brusquement, et bien elle m’a giflé en me traitant de goujat et m’a fait passer par-dessus bord. Les françaises me font parfois peur….

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