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 Comédiens, comédiens à demi |Derek|

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Côté Coeur: Pas de coeur, cela ne cause des troubles de l'humeur et c'est trop fragile. Car quand on le brise, ça fait si mal, un coeur.
Côté Lit: Je ne compte plus les hommes, seulement les pièces qu'il laisse une fois qu'ils ont fait leur affaire.
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MessageSujet: Comédiens, comédiens à demi |Derek|   06.05.12 0:06

« J'admire comme on peut mentir en mettant la raison de son côté.  »


Mais elle est où Jeanne ? Jeanne ! Viens m'aider pour mon corset !

La voix forte de Rose retentit dans le premier étage de l'Île d'Or encore vide de ses clients, les filles se préparaient pour leur soirée. Rose aussi mais ce n'était pas pour travailler ici, mais à Versailles. Son client islandais lui avait fait parvenir une magnifique robe blanc cassés avec des perles cousues sur les épaules et un magnifique décolleté entouré de dentelles. Une pure merveille qu'il ne fallait pas tarder à mettre, elle savait que le carrosse en bas l'attendait, il fallait donc s'habiller, se maquiller et se coiffer. Et en attendant que le corset soit serré, Rose remonta ses cheveux en un beau chignon où quelques mèches sortaient gracieusement pour encadrer son visage et les retenir par des pinces avec des perles de même couleurs. Alors qu'elle commençait à se maquiller, la fameuse Jeanne arriva et entra dans la chambre sous le regard sombre de Rose.

C'est pas trop tôt, tu t'es perdue ou quoi ? Allez, fais quelque chose de tes dix doigts au lieu de te tourner les pouces. lâcha t'elle d'un ton peu commode.

Rose Beauregard n'était pas connu pour sa douceur ou son joli langage, elle était une fille des rues, une vraie parisienne et puis elle n'avait pas besoin d'avoir un langage soutenu pour parler avec des gueux comme elle, tous se moquaient bien de la bienséance dans les rues de la capitale. Seulement, il fallait totalement se transformer quand elle revêtait ses beaux vêtements, laisser Rose de côté pour devenir une princesse. Ce n'était pas toujours évident, il fallait savoir se tenir en chaque instant, rester polie, aimable, avoir de l'esprit et rire. Bref, tout ce qu'elle ne faisait pas au quotidien. Alors que Jeanne tira pour serrer le corset, Rose se sentait étouffer. Ce qu'il ne fallait pas faire ! Mais Jóhann, le prince de Vik, la payait très bien et lui offrait tous ces cadeaux, cela valait bien de ne pas respirer correctement durant quelques heures. Puis c'était plus que plaisant de se montrer à la Cour, c'était un monde magnifique où Rose ne résistait pas à vivre avec plus de joie. Ce soir, c'était comédie, le Roi voulait revoir Les précieuses ridicules, tout le monde devait donc revoir cette pièce, sauf Rose qui la verrait pour la première fois. Elle ne voulait pas passer pour une inculte, et ne sachant pas vraiment lire, ce fut son amie Claire, comédienne de Molière, qui lui expliqua l'histoire et ce qui s'y passait. Il fallait juste tout retenir et bien écouter la pièce. Donnant une dernière touche de rouge à ses lèvres, Rose sortit un petit coffre à bijoux où elle choisit un collier de perle et une belle bague pour parer à son doigt. La voilà fin prête, elle descendit à toute allure les escaliers pour passer par la porte de derrière où l'attendait son carrosse. Voilà comment, le temps d'une soirée, elle se transformait en Cendrillon.

Il y avait du monde à Versailles, tous se pressaient vers l'Opéra, se saluaient et discutaient de bon cœur. Au milieu de cette foule, près d'une colonne, l'attendait le prince qui fit un charmant sourire en la voyant arriver, avant de faire un baise-main quand Rose – devenue princesse Marie – arriva devant lui.

Cette robe vous va à ravir … princesse.
C'est parce qu'elle a été choisie par un homme de goût.


N'y voyez pas d'amour entre ces deux, mais il y avait une certaine complicité dans leur mensonge qu'ils avaient inventé. Ils se dirigèrent vers l'entrée de l'Opéra quand quelqu'un vint saluer Jóhann, ce dernier fit signe à Rose de l'attendre à l'intérieur. Elle s'y rendit donc. Il y avait déjà du monde, chacun connaissant sa place et où s'installer selon son rang. Elle était une princesse, accompagnant un prince, elle avait donc le droit à une place de choix. Quelle magnifique idée de son amant de l'avoir titré princesse ! Assise au beau milieu du premier rang du balcon, elle gardait une place pour l'islandais qui tardait à venir, elle guettait l'entrée depuis sa place. C'est alors qu'une silhouette s'installa à côté d'elle. Le prince était enfin là, elle se tourna vers lui en prenant la parole.

Je guettais votre arrivée, je … elle s'arrêta en pleine phrase lorsqu'elle vit qu'il ne s'agissait pas de Jóhann, et elle reprit sèchement en fronçant des sourcils. Vous m'en voyez sincèrement désolée monsieur de Saxe mais cette place est destinée au prince de Vik qui m'accompagne en cette soirée.

Finalement, elle lui fit un petit sourire hypocrite et un signe de tête en guise de salutation. Elle aurait pu se montrer plus aimable face au prince germanique mais il fallait avouer qu'elle ne l'aimait pas. Non pas à cause de sa réputation ou quoi que ce soit, mais du fait que Derek de Saxe avait des doutes concernant la princesse Marie de Schwarzenberg. Lorsqu'ils s'étaient rencontrés la première fois, il lui avait parlé allemand, langue totalement inconnue pour la jeune femme et ne sachant absolument pas qui était ce grand brun venant la saluer. Sauf que lui connaissait la vraie Marie durant leur enfance ! Si elle avait réussit à l'éviter durant de longues semaines, il fallait continuer sur cette lignée là. Ainsi, lorsqu'elle vit l'islandais entrer enfin dans la salle, elle se leva.

Veuillez m'excuser, je m'en vais rejoindre mon ami, il ne serait pas bon de le laisser seul.

Malheureusement, ce fut à cet instant précis que les trois coups retentirent et d'un coup elle perdit de vue son amant. Soupirant, elle se dit qu'elle irait le chercher à l'entracte. Et elle espérait secrètement que son voisin de siège ne serait pas bavard pendant la pièce. Rose adopterait la politique de l'autruche et ferait mine d'être attentive à ce qui se passait sur scène. Mais le vrai théâtre serait entre ces deux là, à savoir qui serait le meilleur comédien …

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MessageSujet: Re: Comédiens, comédiens à demi |Derek|   06.05.12 18:03







Ce jour là le prince de Saxe était désoeuvré. Aucune soirée n'était prévue à la cour et il n'avait pas reçu d'invitation pour d'autres évènements. Si il y avait bien une chose qu'il détestait par dessus tout, c'était l'inactivité et l'ennui, il fuyait ces deux maux comme la peste et ce ne serait pas ce soir que cela changerait. Il aurait bien pu passer la nuit avec Isabelle de Saint Amand mais à vrai dire ce petit manège commençait à le lasser.. et à lui coûter les yeux de la tête. Où en était il pour avoir ainsi besoin de payer une femme pour être occupé le temps d'une nuit ou d'une soirée?! C'était vexant. Obtenir d'autres femmes n'était pas envisageable aujourd'hui.. les femmes légères ne couraient pas Versailles lorsque le palais était mort.

Il aurait presque eu envie de voir la tête de ce rat puant de Di Venezia se dresser devant lui, au moins, il aurait été alors assuré d'avoir une occupation car oui, il avait beau détesté le personnage, ressentir l'inextinguible envie de le décapiter chaque fois que celui ci apparaissait, il devait bien avouer que ses prises de becs occasionnels avec Narcisse avaient l'unique don de le divertir .Enfin.. dans une moindre mesure, car l'agacement surpassait bien vite l'amusement . Il fallait être d'une patience angélique pour supporter plus de deux minutes la vue de cette canaille et son discours qui se forgeait à coup de "moi, moi , moi".

Restait comme possibilités les deux suivantes: trouver un livre intéressant ou bien à sortir son violon de son écrin. Mais très franchement, il avait besoin d'interaction humaine et ces deux plaisirs solitaires ne réussiraient pas à combler son désir. Ni une, ni deux, il eut soudain l'idée d'aller récolter les rumeurs dans les couloirs. Deux rombières en train de caqueter lui apprirent qu'il y avait en fait une représentation des "Précieuses Ridicules" à l'Opéra ce soir là. La pièce était amusante, elle aurait au moins le mérite de faire marcher ses zygomatiques, le choix entre une soirée dans ses logements et une soirée à l'opéra fut donc vite fait.

La préparation fut longue, le personnage étant très soucieux de son apparence, mais il fut finalement à l'heure dite à l'Opéra. Et quel ne fut pas son enchantement lorsqu'il aperçut dans la foule cette grande brune, aux allures de froide tentatrice, au bras d'un homme du nord, un de ces princes qu'il avait dû croiser une à deux fois lors des soirées d'appartements. Il les vit se séparer, la suivit du regard, attendit le moment où le prince termina sa discussion puis se dirigea vers lui et lui glissa quelques mots. Aussitôt on vit le nordique hocher de la tête avec un air étonné, et sans plus de question s'en aller dans une direction qui n'était pas celle prise par sa "chère et tendre".

Voilà qui devrait le retarder suffisamment , il ne rejoindrait pas sa compagne avant quelques minutes.
Esquissant un sourire satisfait, Derek se faufila à travers les rangs, ne quittant pas sa proie des yeux ,et finalement , s'installa avec l'aplomb d'un conquérant dans le siège qui jouxtait celui de la présumée Princesse Schwarzenberg. Présumée seulement !Car depuis leur rencontre, quelques mois auparavant, il était convaincu que cette brune alléchante, qui qu'elle soit, ne pouvait pas être celle qu'il avait connue dans son enfance. Oh elle n'avait été qu'une vague connaissance, il ne se souvenait pas vraiment d'elle, mais à coup sûr, elle aurait de bonne grâce accepté ses salutations en lui adressant un grand sourire, ils auraient discuté de tout et de rien, ne serait ce qu'en souvenir de l'amitié qui avait lié leurs deux familles et puis surtout elle n'aurait pas eu cet air d'ahurie en l'entendant débiter ce qui ne se voulait qu'une adresse conventionelle.

Son comportement avait été bien trop étrange pour qu'il ne soit pas intrigué..
Depuis il était décidé à confondre cette usurpatrice. Oh, il ne souhaitait pas sa chute.. du moins pas encore, il souhaitait simplement la démasquer, connaitre la vérité. Il était de ceux qui s'amusent de savoir ce que d'autres ignorent, se sentant ainsi supérieur face à ceux qui restaient plongés dans une naïveté consternante. Et qui plus est, il ne trouvait rien de plus délectable que de tenir quelqu'un à sa merci par un chantage bien placé. Il n'avait pas réellement besoin de faire chanter qui que ce soit, il n'avait rien à gagner, rien à perdre dans l'affaire, mais se mêler des affaires des autres lui procurait toujours un plaisir sans nom, alors pourquoi se priver?!


Vous m'en voyez sincèrement désolée monsieur de Saxe mais cette place est destinée au prince de Vik qui m'accompagne en cette soirée.

Décidément! Elle savait lui faire sentir qu'il n'était pas désiré, et cela tout en souriant . Diable, elle ne devait pas être commode, mais à vrai dire, qui à Versailles l'était vraiment? Il lui semblait en France être environné de mégères, de castratrices, de femmes fatales.. Toutes ces femmes étaient, si charmantes soient elles aux yeux, vénéneuses, nocives, mauvaises et celle là ne l'était pas moins que les autres. Malheureusement pour elle il n'était pas facilement intimidé.. du moins tant que la personne en face de lui ne pointait pas son arme dans sa direction! (Et non ce n'est pas de la lâcheté, simplement du bon sens !)

- Vraiment?! Moi qui croyais que c'était moi que vous guettiez, je suis affligé, vous venez de me porter le coup de grâce!- Il ne se fit pas prier pour feindre la surprise en haussant les sourcils aussi haut qu'il le pouvait de manière exagérée, puis il tenta de se donner un air attristé... beaucoup moins convaincant cependant, la lueur malicieuse de ses yeux démentant tous ses propos-

Veuillez m'excuser, je m'en vais rejoindre mon ami, il ne serait pas bon de le laisser seul.

Mais il semblait que le Créateur avait soudainement décidé de ne pas laisser cette fois à la jeune femme la possibilité d'échapper au fouineur qu'était le prince héritier de Saxe, car c'est ce moment que choisit le rideau pour se lever, ce qui ne fit que raviver la bonne humeur du Saxon et très certainement le malaise de la "Princesse". A présent elle était à sa merci pour le temps de la pièce, et c'était là bien assez de temps pour en savoir plus sur elle.
Se fichant éperdument des gens les entourant, qui vraisemblablement voulaient véritablement suivre la pièce de Monsieur Molière, il commença à converser avec elle, à voix basse
.

-Je suis déçu de voir que ma vue semble vous déplaire à ce point. J'étais pourtant persuadé que nous étions restés bons amis au travers de nos longs échanges épistolaires, toutes ces années....Vous souvenez vous de nos longues chevauchées, lorsque nous étions encore enfant?! Je chéris particulièrement celle où le serviteur qui nous accompagnait, vous et moi, a dû vous installer au devant de ma monture, juste devant moi parce que vous vous étiez bêtement foulé la cheville. Nos corps l'un contre l'autre, en toute innocence, encore naïfs des choses de la vie.


Il excellait à la mythomanie, et il pressentait que l'usurpatrice allait se sentir mal à cette petite tirade. Cela sonnait un peu malsain, raconté comme cela, cette petite anecdote fictive de leur enfance.Mais elle restait toute silencieuse...

- Alors pourquoi tant de froideur à l'égard d'une vieille connaissance comme moi?! J'aurais presque cru que vous ne m'avez pas reconnu lorsque vous m'avez revu pour la première fois! Je n'ai pourtant pas beaucoup changé. Vous par contre... vous vous êtes métamorphosée... en un magnifique papillon!

Il aurait simplement pu dire: vous êtes très différente de ce dont je me souviens, elle aurait sûrement un peu paniqué à l'idée qu'il ait deviné qu'elle n'était pas ce qu'elle prétendait. Mais non. Il avait opté pour cette autre formule qui marquait un étonnement ravi. Le jeu, si il était prolongé, en serait d'autant plus amusant. D'ailleurs le mensonge était ici complet car il avait depuis son enfance, beaucoup changé. Il n'était plus aussi disgracieux qu'autrefois, mais ça, elle n'en savait rien.
Oui, il n'y avait décidément rien de plus dangereux qu'un prince désoeuvré cherchant à s'occuper!








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MessageSujet: Re: Comédiens, comédiens à demi |Derek|   08.05.12 12:48

Pourquoi venait-il jusque là ? Juste pour l'embêter ? Quelle grossier personnage ! Si elle ne devait pas tenir son rôle de princesse Marie, il était certain que Rose lui aurait trente fois sa façon de pensée, sans prendre de gant ni quoi que ce soit. Peut être que Derek méritait une bonne baffe, les filles ne devaient pas assez lui résister, elles se pâmaient autour de lui comme s'il était un dieu vivant. Voilà sûrement pourquoi il se croyait tout permis avec elle, même s'il n'y avait pas que cela. Le saxon avait l'air de connaître la vraie Marie de Schwarzenberg, elle ne s'était pas attendue à cela lorsqu'ils s'étaient rencontrés pour la première fois. Et quelle idée pour son client de lui donner le titre d'une princesse allemande ! Enfin, elle aurait pu être une princesse russe, quelqu'un aurait peut être trouvé quelque chose à redire à un moment ou à un autre donc il ne fallait pas s'attarder sur un détail de nom. Le tout était d'espérer que le prince ne découvre pas la vérité, il fallait donc tenir son rôle de princesse jusqu'au bout.

Vraiment?! Moi qui croyais que c'était moi que vous guettiez, je suis affligé, vous venez de me porter le coup de grâce !

Rose jeta un coup d'oeil pour regarder son voisin de siège et le voir jouer la comédie en feignant la tristesse. Elle leva les yeux au ciel puis reporta son regard sur l'assistance à la recherche de Johann qui n'apparaissait pas dans son champ de vision.

Sans vouloir vous vexer, vous êtes un bien piètre acteur, il me sera plus intéressant d'apprécier des personnes qui ont plus de talent que vous sur scène.

Sa voix était un peu sèche mais Rose faisait des efforts considérables pour paraître le plus neutre possible, elle jouait machinalement avec sa bague. Si ça ne tenait qu'à elle, sa main serait entrée en contact violemment avec la joue de Derek, accompagnée de nombreuses insultes bien salées que seules les rues de Paris savent faire. Comment faisaient ces filles du monde à paraître polie et si digne en toutes circonstances ? Si elles ne pouvaient se défouler, comment évacuer la frustration ? Voyant entrer une grosse dame, plus facile à rouler qu'à porter, Rose pensait tenir sa réponse : compenser par la nourriture était une solution. Mais pas la plus efficace ! Une autre technique consistait à fuir et aller hurler dans les jardins. La fuite était la seule alternative qu'avait la jeune femme pour fuir son voisin de siège, ce qu'elle fit en se levant mais les trois coups la dissuadèrent. Où qu'il soit, le prince islandais avait du s'asseoir et il y avait peu de chance que la place à côté de lui soit libre. Alors autant rester à sa place et ignorer superbement Derek. Pour l'oublier, elle se concentra sur la pièce qu'elle connaissait dans les grandes lignes grâce à son amie Claire, qui jouait ce soir d'ailleurs. Cela serait une petite consolation. Mais à peine les premiers dialogues furent entamés sur les planches que Derek revint à la charge.

Je suis déçu de voir que ma vue semble vous déplaire à ce point. J'étais pourtant persuadé que nous étions restés bons amis au travers de nos longs échanges épistolaires, toutes ces années....Vous souvenez vous de nos longues chevauchées, lorsque nous étions encore enfant?! Je chéris particulièrement celle où le serviteur qui nous accompagnait, vous et moi, a dû vous installer au devant de ma monture, juste devant moi parce que vous vous étiez bêtement foulé la cheville. Nos corps l'un contre l'autre, en toute innocence, encore naïfs des choses de la vie.

Ne pouvait-il pas se taire ? Pourtant, il était difficile de ne pas écouter ses paroles, il s'était penché pour lui parler. Elle restait d'un neutre absolu sur son visage fardé mais dans son esprit, tout allait vite : mentait-il ou non ? Johann lui avait vaguement parlé des Schwarenberg, elle avait appris le nom de ses « parents », là où ils vivaient, etc … Mais elle ne savait rien des relations de la vraie Marie. Peut être avait-elle eu le mauvais goût de connaître Derek. Ou alors il inventait tout, la bonne vieille technique du prêcher le faux pour savoir le vrai.

Alors pourquoi tant de froideur à l'égard d'une vieille connaissance comme moi?! J'aurais presque cru que vous ne m'avez pas reconnu lorsque vous m'avez revu pour la première fois! Je n'ai pourtant pas beaucoup changé. Vous par contre... vous vous êtes métamorphosée... en un magnifique papillon !
Parlez vous toujours autant au théâtre ? Ne laissez vous donc aucun répit à vos voisins de siège ? Je vous ai connu mieux élevé que cela …


Elle se tourna vers lui avec un petit sourire en coin. S'il voulait jouer au concours du meilleur menteur, Rose savait très bien bluffer, il était indispensable de savoir mentir dans les rues de Paris. Puis elle excellait dans le domaine : les rares fois où elle allait voir ses parents, elle mentait sur son travail et sa vie, personne ne savait pour son fils, son métier, ce qu'elle faisait … Bref, elle passait son temps à mentir envers la plupart des personnes qui l'entouraient. Ce n'était pas un prince collant qui allait la déstabiliser, même s'il arrivait bien à la faire douter sur bien des points. Peut être que la stratégie de la froideur ne marchait pas, il fallait sûrement communiquer avec cet individu pour qu'il lui fiche la paix.

Si je vous fuis, c'est que je connais votre réputation de … de tombeur de ses dames qui prend à peine le temps de conter fleurette qu'il trousse déjà ces demoiselles. Heureusement qu'elle écoutait attentivement les conversations se dit-elle intérieurement. Amis d'enfance ou non, vous comprendrez qu'il est mal vu pour une fille de s'afficher à vos côtés sans qu'on se mette à parler d'une probable relation. Déjà vous parler ce soir ne laissera pas indifférent le beau monde. Contrairement à vous, j'ai une réputation immaculée et je tâche à la garder ainsi.

Merci les rumeurs de Versailles qui lui servait de première parade ! Elle faillit rajouter qu'elle avait peur de perdre sa vertu mais cela était impossible pour Rose de sortir un tel mensonge, cela l'aurait fait glousser et elle aurait perdu en crédibilité. La jeune femme se doutait bien que cela ne serait pas suffisant pour convaincre Derek, elle le tourna le regard de la scène pour le fixer quelques secondes. Non, ce garçon allait lui pourrir l'existence, il fallait le garder à distance.

Si vous le voulez bien, j'ai une pièce à suivre à présent.

Le ton était moins sec mais plus direct, c'était plus un ordre qu'une demande polie. Là encore, Rose était persuadée que cela n'aurait aucun effet mais elle pouvait bien tenter, non ?

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MessageSujet: Re: Comédiens, comédiens à demi |Derek|   12.05.12 17:15

Qu'est ce qu'il avait pu rire intérieurement en la voyant chercher du regard son bel ami afin qu'il puisse la sauver, venir à la rescousse de la demoiselle en détresse qu'elle était en cet instant....Et non! Manque de chance pour elle le chevalier servant ne viendrait pas , du moins pas tout de suite, il s'en était assuré quelques minutes auparavant, mais ça il avait bien sûr omis de le préciser. Elle semblait déjà furieuse et il n'était pas masochiste au point de l'enrager davantage!....Encore que...! Si on considérait l'entreprise qu'il s'était donné, il y avait des raisons de douter de cela!

Sans vouloir vous vexer, vous êtes un bien piètre acteur, il me sera plus intéressant d'apprécier des personnes qui ont plus de talent que vous sur scène.

Une réplique bien sentie. Mais il demandait à différer concernant ses talents d'acteur..Il pouvait être très crédible quand il s'en donnait la peine, et d'ailleurs il le prouva! Lorsqu'il inventa de toutes pièces une anecdote de leur enfance, assez risible du reste, elle n'eut pas une seule réaction, il n'y eut ni levé de sourcils, ni sourcils froncés, pas une seule bouche bée, ni même un moue pour indiquer une incompréhension quelconque ou un certain amusement. Non. Elle semblait trouver tout cela tout à fait normal, oui, manifestement pour cette femme, il semblait naturel que lui et elle ait passé un certain temps ensemble dans un esprit de camaraderie enfantine et que leurs échanges se soient poursuivis par la suite.... et cette seule absence de démenti suffisait amplement à établir définitivement qu'il ne s'agissait certainement pas là de Marie de Schwarzenberg.

A la vérité il avait dû voir deux fois la jeune Marie dans sa vie et si il se rappelait bien ,les deux fois, il avait passé son temps à lui courir après pour lui tirer les cheveux dans le dos de la gouvernante. Enfant sage comme une image devant les adultes, mais véritable petit garnement avec ses comparses. De ce fait, son nom avait sûrement dû rester gravé dans la tête de la vraie Marie mais pas vraiment avec une bonne consonnance. C'était là l'essentiel de la relation qui les unissaient! Oh bien sûr, en tant que princesse et jeune femme bien éduquée si elle l'avait revu dans la réalité, elle aurait fait fi de leur histoire passée et se serait montré peut être un poil sur la défensive, mais certainement pas aussi cassante et revêche que sa voisine.


Parlez vous toujours autant au théâtre ? Ne laissez vous donc aucun répit à vos voisins de siège ? Je vous ai connu mieux élevé que cela …

Mieux élevé?Mais il était très bien élevé! D'où croyait elle pouvoir tenir de tels propos? Quel toupet de la part d'une personne qui n'avait aucun scrupule à voler le titre et le nom d'une autre sans sa permission. Parler à l'opéra n'était pas un crime


- Quand je connais déjà ce qui se joue devant mes yeux je n'ai aucun scrupule à m'accorder quelques moments de conversation... et , puis je vous mentionner que vous me reprochez ce que font la plupart des gens de cette assemblée?!
Estimez vous en tout cas heureuse ma chère amie, vous vous en tirez à bon compte ce soir, car je ne m'arrête pas en général à ce seul acte. Pour votre seconde question, sachez qu'en général, mes voisins, ou plutôt mes voisines ne trouvent absolument pas gênant de se voir adresser la parole ainsi. Après tout, ne dit on pas que l'opéra et le théâtre sont des lieux de sociabilité?!


D'ailleurs si il n'avait pas été concentré sur l'idée de découvrir qui se cachait derrière ce masque de froideur, il aurait volontiers pousser la sociabilité plus loin, quitte à se faire gifler, il n'était pas à ça près!

Si je vous fuis, c'est que je connais votre réputation de … de tombeur de ses dames qui prend à peine le temps de conter fleurette qu'il trousse déjà ces demoiselles. . Amis d'enfance ou non, vous comprendrez qu'il est mal vu pour une fille de s'afficher à vos côtés sans qu'on se mette à parler d'une probable relation. Déjà vous parler ce soir ne laissera pas indifférent le beau monde. Contrairement à vous, j'ai une réputation immaculée et je tâche à la garder ainsi.

Tsss les bruits de couloir n'étaient vraiment plus ce qu'ils étaient! Il prenait toujours le temps de charmer ces dames avant de passer à l'acte, c'était une question de principe. Voilà qu'on le faisait passer pour un Contarini ou un Richmond! Il aurait vraiment tout entendu!Il avait bien plus d'éthique que ces personnages!Bon.. cela ne l'empêchait pas de chasser d'une manière assez brusque les demoiselles le matin, mais ça c'est une autre histoire.

- Je serais l'exterminateur ultime de la vertu, moi qui aime simplement la compagnie des femmes?!- il se permit d'en rire- C'est l'excuse la plus pitoyable que j'ai entendu car vous remarquerez que toutes les femmes que je cotoie en tout bien tout honneur ne se voient pas marquer du signe de l'infâmie de ce seul fait, !Avez vous entendu une seule rumeur désobligeante à ce titre sur Rebecca of Richmond ou encore Sofia di Parma- et je pourrais vous en citer d'autres-?! Je ne crois pas!Non, il doit y avoir autre chose pour que vous sortiez des pièces lorsque j'y rentre et sortiez ainsi les griffes quand vous n'avez d'autres choix que de vous trouver face à moi.Essayez encore!

-Si vous le voulez bien, j'ai une pièce à suivre à présent.

Elle était assez amusante à croire ainsi que sur une simple demande de sa part- un peu autoritaire certes- il allait la laisser en paix! Ignorait elle vraiment qu'elle se trouvait face à un personnage connu pour sa ténacité et son obstination. Une de ces personnes qui quand on lui dit non ne prend pas ça pour une réponse et persévère jusqu'à entendre un oui franc et sonore?!

- Allons! Vous et moi l'avons déjà vu, nous connaissons la trame, aussi vous n'avez pas besoin de vos oreilles pour suivre la pièce, vos yeux suffisent. A croire que vous n'êtes jamais allée au théâtre auparavant! Vous faites vraiment une étrange princesse avec vos comportements absurdes..


Il rajouta à demi mots:

-Et puis d'ailleurs vous pouvez bien avouer au pécheur que je suis que vous n'êtes pas une blanche colombe, j'ai un 6e sens pour ça, je sais reconnaitre à mille lieux les prudes, et vous n'en êtes certainement pas une

Puis s'interrompit quelques minutes, avant de glisser au creux de son oreille ,d'une voix de baryton, un brin sensuelle comme à son habitude, mais sans aucune volonté de séduction pour une fois:

- Je dois vous avouer que jamais auparavant l'adage" Schätze, Kleider machen keine Leute"* ne m'a semblé autant coller à la peau de quelqu'un!

Un rictus affiché sur son visage, il reposa ensuite son dos contre le dossier de son fauteuil et fit mine de suivre avec attention le jeu des acteurs comme si de rien n'était.

*l'habit ne fait pas le moine

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MessageSujet: Re: Comédiens, comédiens à demi |Derek|   26.05.12 15:56

Rose commençait à perdre patience. Dans un autre moment, là où elle aurait retiré ses habits de princesse pour redevenir Rose, elle lui aurait mis une gifle et l'aurait insulté de tous les noms en choisissant les plus virulents pour qu'il ne s'approche plus d'elle à un kilomètre à la ronde. Sinon Rose aurait pu le tuer car, étonnamment, de nombreuses idées meurtrières lui passèrent par la tête et toute les gammes d'armes y passèrent, pour son plus grand plaisir. Dommage que ce ne soit pas possible … Alors se contenir, rester une grande dame comme elle se devait d'être impassible et surtout non-violente. La jeune femme était certaine qui si les grandes du monde pouvaient balancer des baffes à la gente masculine de temps en temps, elles seraient moins considérées comme des potiches et on les prendrait un peu plus au sérieux ! Mais ce n'était pas une gueuse qui pouvait changer la face du monde, surtout dans le mensonge où elle avait plongé la tête la première et que ce germanique aimerait bien prouver en la poussant dans ses retranchements.

Manque de bol, la jeune femme avait beaucoup de résistance et ce n'était pas un garçon dans son genre, pourtant maître pour être horripilant, qui allait la faire plier. Pourtant, Derek avait réponse à tout et cela en était insupportable !

Quand je connais déjà ce qui se joue devant mes yeux je n'ai aucun scrupule à m'accorder quelques moments de conversation... et , puis je vous mentionner que vous me reprochez ce que font la plupart des gens de cette assemblée ?! Estimez vous en tout cas heureuse ma chère amie, vous vous en tirez à bon compte ce soir, car je ne m'arrête pas en général à ce seul acte. Pour votre seconde question, sachez qu'en général, mes voisins, ou plutôt mes voisines ne trouvent absolument pas gênant de se voir adresser la parole ainsi. Après tout, ne dit on pas que l'opéra et le théâtre sont des lieux de sociabilité ?!
Hé bien, je préfère me socialiser ailleurs. Si je me rends au théâtre, c'est pour le spectacle, pas pour le voisin d'à côté, sauf pour quelques bénignes questions sur la pièce. Désolée de ne pas avoir le même point de vue que vous, monsieur.


Elle restait polie et l'avait regardé dans les yeux. S'il savait tous les efforts qu'elle faisait pour ne pas être ni trop sèche ni trop violente. Qu'il était dur de refouler sa véritable nature ! Même mentir n'était pas la chose la plus évidente, surtout cet idiot mensonge qu'elle le fuyait à cause de sa réputation de tombeur. S'il savait le métier que la soi-disante Marie exerçait ! Derek dut se sentir vexé vu la tirade qu'il lui lança, en bon amateur de femmes. Qu'il trousse qui il voulait, Rose s'en moquait totalement. Il aurait pu même avoir une médaille pour cela que cela ne lui aurait fait ni chaud ni froid, chacun faisait ce qu'il voulait du pendant tout le monde était consentant. Pourtant, la jeune femme ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel, comme agacée qu'il parle. C'est ça, elle n'en pouvait plus ! Dire que dans d'autres circonstances, le prince de Saxe aurait pu être une connaissance agréable, une personne sympathique mais là, il s'enfonçait petit à petit dans l'abysse de la colère de Rose, et il n'était jamais bon d'être de ce côté-ci de la barrière.

Durant environ une minute, elle eut la paix et se concentrait sur la pièce qu'elle voulait découvrir. Se faire raconter la trame et les subtilités était une chose, mais les voir sur scène en était une autre. Seulement voilà, son voisin de siège insista encore et encore.

Allons! Vous et moi l'avons déjà vu, nous connaissons la trame, aussi vous n'avez pas besoin de vos oreilles pour suivre la pièce, vos yeux suffisent. A croire que vous n'êtes jamais allée au théâtre auparavant ! Vous faites vraiment une étrange princesse avec vos comportements absurdes …
Comment ? Mais je ne vous …
commença-t'elle indignée mais fut coupée.
Et puis d'ailleurs vous pouvez bien avouer au pécheur que je suis que vous n'êtes pas une blanche colombe, j'ai un 6e sens pour ça, je sais reconnaître à mille lieux les prudes, et vous n'en êtes certainement pas une.
Je n'ai jamais dit que j'en étais une. Cessez de parler je vous prie, que je puisse profiter du divertissement. Depuis quand est-ce condamnable d'aimer le théâtre et vouloir le regarder ?


La petite pointe d'agacement se fit sentir dans sa dernière question et fit un geste de la main pour l'empêcher de répondre. Non, elle ne voulait plus l'écouter. Mais au fond d'elle, Rose ressentait une petite peur. Et s'il savait ? Cela se répétait en boucle dans sa tête, cela la rongeait mais n'en montrait rien, tentant de se concentrant à fond sur la pièce pour oublier le reste. Elle ne vit pas arriver Derek qui s'approcha de son oreille pour lui murmurant quelques mots, ce qui lui provoqua un petit hoquet de surprise.

Je dois vous avouer que jamais auparavant l'adage" Schätze, Kleider machen keine Leute" ne m'a semblé autant coller à la peau de quelqu'un !
Danke !
lança t'elle doucement, c'était un des rares mots allemands qu'elle connaissait ! … Enfin, je me demande si je dois vous remercier, vos mots sont à double-tranchant.

Elle ne savait pas du tout ce que Derek avait pu lui dire ! Il aurait pu la complimenter comme une reine comme lui murmurer qu'elle était la pire des putains, une menteuse et une voleuse d'identité ! C'était le bluff le plus total et si elle avait gardé son sang-froid lors de sa répartie, Rose doutait et joua quelques instants avec une bague pour se calmer et s'empêcher de trembler. Ce n'était pas le moment de faillir ! Et cette pièce semblait interminable ! Claire ne lui avait-elle pas dit que cela n'avait qu'un acte ? Se déroulait devant elle la scène cinq, ou six, elle ne savait plus. Elle rit à la répartie de Magdelon « Voilà un nécessaire qui demande si vous êtes en commodité d'être visibles. » Quel drôle de langage que celui de ces précieuses. Rose n'était pas une grande amatrice de théâtre mais cela était divertissant quand on vous laissait le temps d'être dans la pièce. Pourtant son voisin ne semblait pas y prendre goût. Il était silencieux, elle aurait du le laisser ainsi mais Rose avait ce caractère frondeur, elle ne pu s'empêcher de demander :

Hé bien, monsieur, la pièce ne vous plaît elle pas ? Peut être que ces précieuses vous rappellent vos charmantes compagnies.

Rose cherchait les ennuis, pourtant elle rit encore à la réplique « Apportez-nous le miroir, ignorante que vous êtes, et gardez-vous bien d'en salir la glace par la communication de votre image. » en se disant que bon nombre de personnes ne devraient pas salir les miroirs en s'y regardant dedans !

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MessageSujet: Re: Comédiens, comédiens à demi |Derek|   16.07.12 18:54

"Hé bien, je préfère me socialiser ailleurs. Si je me rends au théâtre, c'est pour le spectacle, pas pour le voisin d'à côté, sauf pour quelques bénignes questions sur la pièce. Désolée de ne pas avoir le même point de vue que vous, monsieur."

Au moins avait-elle le bon goût de lui faire des excuses pour ceci. Elle aurait évidemment dû abonder dans son sens, après tout c’était lui l’expert de cet univers et pas cette petite intrigante dont l’avis n’avait que peu d’importance.

Certes elle s’excusait mais dans le même temps, elle avait cette façon effrontée de le regarder dans les yeux. Malgré toute ses manières déplacées, cette femme avait au moins réussi à intégrer dans son jeu d’actrice ce qui faisait la plus parfaite Versaillaise : l’hypocrisie. Cela forçait le respect :elle se débrouillait bien pour une arriviste !Un jeu vraiment très au point. Elle aurait pu se faire engager par ce Monsieur Molière !

A toutes les embuscades qu’il tendait pour que sa façade s’effrite, elle trouvait une esquive – comme cette raison de l’éviter, inventée de toute pièce mais qui aurait semblé parfaitement crédible aux yeux de la cour toute entière-. Elle déjouait tous ses pièges et c’en était à la fois grisant et énervant.

Tant pis pour elle !Elle résistait ?! Et bien il lui pourrirait cette pièce qu’elle tenait tant à regarder ! Elle allait pouvoir goûter à un véritable moulin à paroles !

Elle se retenait, ça se voyait bien, gardant tant bien que mal son sang froid, mais elle finirait bien par craquer, foi de Saxe !

Et bien non, elle resta aussi aimable qu’une personne mal lunée - peu de progrès de ce côté-là- mais elle ne l’insulta pas, même quand il sous entendit qu’elle n’était sûrement pas aussi vertueuse qu’elle le laissait à penser !

"Je n'ai jamais dit que j'en étais une. Cessez de parler je vous prie, que je puisse profiter du divertissement. Depuis quand est-ce condamnable d'aimer le théâtre et vouloir le regarder ? "

Tout bien réfléchi, c’était une sorte de faux pas de sa part, toute femme digne de ce nom, sous entendre noble extraction, aurait continué à affirmer être prude et vertueuse devant un étranger, même si ce n’était guère le cas, mais ce faux pas n’était pas suffisant pour la confondre. En tout cas,manifestement, elle en avait assez de devoir répondre de ses actes puisqu’elle lui intima de se taire d’un geste impérieux de la main.

Quelle pimbêche ! Et dire que d’autres l’auraient supplié de continuer la conversation, vraiment ! Versailles avec des arrivistes pareils deviendrait bien triste ! Il se vengea en murmurant sans préavis dans son oreille quelques mots dans sa douce langue maternelle. Cela l’avait déstabilisé la première fois alors pourquoi pas cette fois aussi !

Je dois vous avouer que jamais auparavant l'adage" Schätze, Kleider machen keine Leute" ne m'a semblé autant coller à la peau de quelqu'un

"Danke ! Enfin, je me demande si je dois vous remercier, vos mots sont à double-tranchant."

Elle s’en sortait bien. A croire qu’un ange gardien veillait sur elle. Danke n’était pas très approprié mais effectivement il aurait tout simplement pu vouloir la complimenter sur le fait que sous son apparence de princesse modèle et lisse se cachait une personnalité intéressante et pleine de surprises qu’il appréciait, bien loin des mièvres jeunes filles rêvant de leur duc/comte/marquis/chevalier/prince charmant,

Evidemment, il avait raisonné d’une toute autre manière, bien moins élogieuse, bien moins flatteuse , parlant simplement du fait qu’elle cachait bien son jeu mais que des vêtements de princesse ne suffisaient pas à faire de vous une princesse du jour au lendemain. Cela était inné, ça ne s’apprenait pas !

Elle avait trouvé la bonne parade, mais il n’avait pas dit son dernier mot ,et l’angoisse de sa voisine était perceptible, elle ne cessait d’enlever et de remettre sa bague, preuve qu’ elle n’était plus aussi sûre d’elle. C’était le moment de donner le coup de grâce..silencieux, il réfléchissait à la manière de le porter.

A côté de lui, déjà remise de ses émotions, elle riait à gorge déployée des absurdes expressions des précieuses et s’étonnait de le voir aussi sombre à ses côtés, à tel point qu’elle, qui avait voulu depuis le début le réduire à ce seul silence, l’apostropha, à sa grande surprise.

« Hé bien, monsieur, la pièce ne vous plaît elle pas ? "

Sans attendre de réponse elle se remit à rire, bon public. Ainsi donc elle savait rire, elle, la porte de prison, mme de glace ?! Elle était bien plus jolie ainsi, mais d’une certaine façon, il préférait la voir grimacer, allez savoir pourquoi !

« Si fait mais comme je vous l’ai dit, j’ai déjà entendu ces répliques, et ce qui me procure de l’amusement une fois, ne m’en procure guère la seconde. D'autant que je suis consterné de vous voir assise à mes côtés quand votre place est visiblement sur la scène. Je suis certain que vous pourriez éclipser par votre talent naturel ces comédiens , tenez, je suis convaincu que le rôle d'un ces valets jouant aux gentilhommes vous habiterait littéralement!

Il n'expliqua pas le pourquoi de cette remarque qui sortait de nulle part, elle saisirait le fond, il en était persuadé.

« Peut être que ces précieuses vous rappellent vos charmantes compagnies. »

« Et dire que vous souhaitiez il y a quelques minutes à peine me voir muet comme une tombe, vous les femmes êtes toutes des indécises! soupira t il

Croyez moi ,je ne suis pas du genre à m’acoquiner avec des petites provinciales écervelées qui rêvent de grandeur et parlent sans cesse, et puis de toute façon je ne fréquente pas votre sexe pour le seul plaisir de la conversation. Vous êtes une exception, peut être parce que malgré ces longues années de contact, j'ai l'impression que vous demeurez un mystère pour moi!Et les mystères voyez vous, constituant une part d'ignorance, une ignorance qui ne sied qu'aux gueux, je m'efforce donc de les dissiper du mieux que je le peux. Attendez vous donc à devoir supporter ma compagnie pour toute la durée de votre séjour ici!»


Achevant cette parenthèse qui le faisait légèrement passer pour un illuminé ou un obsédé, il ajouta avec une note d'entrain:

"Mais j'y pense, mon frère m'a écrit se rendre bientôt à Krumau pour une partie de chasse, je vais pouvoir lui dire que par un heureux hasard nous avons renoué contact de la façon la plus exquise et cordiale qui soit.Votre père sera ravi, lui qui a longtemps espéré une union entre nous!"

Ce n'était qu'un demi mensonge, après tout il était fort probable que le Prince de Schwarzenberg soit en faveur d'un mariage entre sa fille et l'héritier de Jean Georges II. C'était tout à son avantage!

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MessageSujet: Re: Comédiens, comédiens à demi |Derek|   09.08.12 16:14

Elle savait, qu'un jour, cela lui attirerait des ennuis de prendre la peau d'une autre. Cela aurait été tellement simple d'inventer une personne dans une vieille famille existante, ou d'être une bâtarde cachée par un grand nom. Pourquoi l'islandais avait-il voulu absolument ce nom de Marie de Schwarzenberg ? Il est vrai, le commun des mortels ne connaissaient même pas cette famille et savaient à peine prononcer son nom, tout le monde l'appelait princesse Marie, ce qui n'était pas désagréable d'être appelée ainsi, elle s'y faisait un peu trop. Il est difficile de se défaire du luxe une fois qu'on a posé un pied dedans, Rose aimait ces grandes robes, ces bijoux, avoir un maquillage et une coiffure sophistiquée, écouter les conversations sur des lectures ou des pièces de théâtre, mais aussi sur les ragots cela va sans dire. Bien sur les nobles ne valent pas toujours mieux que le bas peuple, il y avait en certains un raffinement dans leurs gestes. C'était peut être de trop côtoyer des pauvres et des miséreux qui donnent envie à Rose de quitter ce milieu pour aller plus haut, plus loin. Et voilà que le sale type à ses côtés voulait contrecarrer tous ses plans.

Ce n'était pas une fille foncièrement vénale, Rose aimait l'argent car elle avait grandi sans, mais jamais elle ne se renierait pour quelques pièces de monnaie ni même quelques bijoux, elle avait des principes, un en particulier : ne jamais se renier. Bien qu'elle change de nom, de vie et trompait son monde, au fond d'elle, elle restait Rose Beauregard et personne ne lui ferait renier tout cela. C'était un peu contradictoire mais la jeune brune se comprenait et savait qu'elle ne faisait rien de mal.

Alors oui, c'était mal de voler la place de quelqu'un, de berner le monde entier mais qu'est ce que ça pouvait lui faire, à ce Saxe ? Il semblait prendre un malin plaisir à la faire tourner en bourrique. Quand il parlait de leur passé – à la vraie Marie et lui – elle ne savait pas s'il mentait, la testait ou disait la vérité. C'était déstabilisant mais Rose était de glace, elle avait appris à rarement montrer ses sentiments et cette technique marchait à merveille jusque là, du moins elle l'espérait. Une chose était sûre, il ne fallait pas changer de ligne de trajectoire dans sa conduite en tant que princesse. Rester digne quoi qu'il en coûte, peu importe ses piques, ses attaques, ses sourires moqueurs. Et il n'y allait pas de main morte elle n'était pas stupide et comprenait fort bien les double sens que Derek lançait mais Rose ne répliquait pas, il ne fallait pas s'enfoncer dans une guerre de mots où elle risquerait de perdre tôt ou tard. Pourtant, son caractère lui forçait de lancer aussi quelques piques pour lui montrer à quel point elle ne se laissait pas faire. Guerrière jusqu'au bout des ongles.

… Et les mystères voyez vous, constituant une part d'ignorance, une ignorance qui ne sied qu'aux gueux, je m'efforce donc de les dissiper du mieux que je le peux. Attendez vous donc à devoir supporter ma compagnie pour toute la durée de votre séjour ici !

Mais ce n'est pas vrai ! Il n'allait pas la lâcher, quel salaud ! Si elle avait été dans sa vraie peau, sûr que Derek se serait mangé une vraie claque bien résonante, mais elle se retenait, faisant preuve d'un énorme sang-froid qu'elle ne se connaissait pas, elle en serait presque fière si elle n'était pas tant en colère. Elle voulut répliquer mais le mufle de service reprit bien vite la parole.

Mais j'y pense, mon frère m'a écrit se rendre bientôt à Krumau pour une partie de chasse, je vais pouvoir lui dire que par un heureux hasard nous avons renoué contact de la façon la plus exquise et cordiale qui soit. Votre père sera ravi, lui qui a longtemps espéré une union entre nous !
C'est vrai mais vous connaissez mon père, perfectionniste qu'il est, veut toujours le meilleur et a du chercher à me marier à tous les bons partis du Saint-Empire. Je me souviens qu'il avait dans le rêve de me faire épouser même Léopold de Habsbourg, avant que celui-ci ne devienne empereur bien sûr !


Elle racontait n'importe quoi mais le faisait avec grande aisance puisqu'elle souriait même, on pourrait croire à de la nostalgie. Dans son rôle jusqu'au bout, c'était certain. C'était un manque de choix mais surtout une performance artistique, puisqu'elle reprit :

J'espère que votre frère aura un temps clément pour chasser, mon père me confiait qu'il faisait fort froid alors que l'hiver n'était pas encore entamé.

Dans sa tête, cela résonnait comme une alarme. Il fallait, si Derek écrivait à son frère, intercepter cette lettre à tout prix ! Il faudrait guetter le moindre coursier, cela serait un travail de titan mais rien n'est impossible tant qu'on a la motivation. Il lui faudrait juste trouver des personnes pour l'aider vu le nombre de courriers qui s'envoyaient chaque jour !

Elle qui voulait passer une soirée tranquillement avec son client dans le grand monde, la voilà à se soucier de sa couverture, de son futur. Tout ça parce qu'un sale type se mêlait de ses affaires. Son sourire d'arrivée était un peu plus crispé mais elle ne pouvait plus se concentrer sur la pièce qui avait l'air fort drôle où son amie jouait. Tant pis, elle irait la revoir une autre fois.

Et vous, ne repartez vous pas ? Vienne et la cour ne vous manquent-ils pas ?

Elle aimerait qu'il reparte pour être tranquille mais, d'un autre côté, s'ils restait, elle pouvait le garder sous sa coupe. Quel problème épineux ! La soirée était longue, vivement la fin pour déguerpir !

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MessageSujet: Re: Comédiens, comédiens à demi |Derek|   29.09.12 18:59

Manifestement, elle ne craquerait pas, pas aujourd'hui, elle parait tous les coups de main de maitre.

C'est vrai mais vous connaissez mon père, perfectionniste qu'il est, veut toujours le meilleur et a du chercher à me marier à tous les bons partis du Saint-Empire. Je me souviens qu'il avait dans le rêve de me faire épouser même Léopold de Habsbourg, avant que celui-ci ne devienne empereur bien sûr !


- Et vous voilà pourtant à présent ,ici ,encore libre de tous vos mouvements. Il faut croire qu'effectivement votre père rêve de vos mariages plus qu'il ne cherche à les organiser. Il devrait songer à réviser ses exigences..pour votre propre bien. Il serait dommage, votre âge avançant, que vous finissiez seule.

Léopold! Mais encore!Si lui, en tant qu'héritier de Saxe pouvait encore passer pour un prétendant raisonnable pour une petite princesse bavaroise, il était inimaginable que Johann Adolphe Von Schwarzenberg ait un jour songer à ce que l'héritier impérial passe la bague au doigt de sa famille. Cette femme avait vraiment de l'imagination.

-J'espère que votre frère aura un temps clément pour chasser, mon père me confiait qu'il faisait fort froid alors que l'hiver n'était pas encore entamé.

- C'est étonnant car un de mes amis résidant non loin de la demeure de votre famille m'a il y a peu fait savoir qu'il n'avait pas encore sorti les fourrures et que les cheminées n'étaient pas encore toute en activité. Il faut croire que la température varie grandement en quelque kilomètres.

Diable. Ce n'était plus amusant. Elle ne prenait même plus la peine de rétorquer. Enfin, peut être était elle dans ses pensées. Qui sait! Il ne pouvait pas deviner ce qui se tramait dans le cerveau d'une intrigante de cette habileté car lui même n'avait jamais eu à endosser l'identité d'un autre. Et pourquoi l'aurait il fait?! En étant qui il était, il avait déjà tout ce qu'il voulait - ou presque- sans être une des plus grandes fortunes d'Europe, ni même couronné.

Qui était elle donc pour avoir besoin de se mettre dans la peau d'une autre... une excommuniée? Une femme au passé sulfureux? Une comploteuse? Tout de même pas une gueuse...Encore qu'on ne savait jamais ce qui pouvait passer par la tête de ces gens du peuple!
Juste au moment où il s'apprêtait à se murer dans le silence, n'étant plus diverti par cette mascarade au final ennuyeuse, sa voisine - que n'avait elle fait!-retrouva sa langue:



Et vous, ne repartez vous pas ? Vienne et la cour ne vous manquent-ils pas ?


Il se contenta d'abord de la regarder; de plonger ses yeux dans les siens comme si il pensait y lire la vérité, comme sil il pensait trouver la solution à cette énigme dans ces deux yeux verts, ces deux gouffres amers. Et puis finalement, avec mollesse il lui fit la grâce de lui répondre:

- Je crains que ma réponse ne vous satisfasse guère mais puisque vous tenez tant à le savoir, sachez qu'il n'est pas dans mes projets de quitter la cour Française avant longtemps.

Je suis libre de la façon dont je choisis de dépenser mon temps ici, je n'ai quasiment aucune contrainte, et c'est un arrangement qui me sied parfaitement, je ne vois pas de raison de repartir retrouver ce que j'ai fui. Vous même ,j'en suis certain, n'aspirez qu'à rester ici parmi ce beau monde, vous pouvez donc aisément me comprendre.


De ce côté là , ils avaient un point commun .La seule différence entre eux tenait finalement à la nature divergente des obstacles se dressant sur leur chemin à Versailles.

La seule menace qui pesait sur lui, à même de mettre un terme à cette épisode versaillais, était une fiancée dont il était sûr de pouvoir se débarrasser, et la mort prématurée de son père. Mais ce dernier était, Dieu merci, une force de la nature et Derek n'aurait pas été étonné de le voir enterrer tous ses enfants.

Elle en revanche, verrait sa vie versaillaise assez facilement compromise si jamais quelqu'un dénonçait l'imposture.
La seule menace qui pesait sur elle au final , c'était lui! Et cette sensation de pouvoir que tout ceci lui procurait était somme toute, délectable.Il n'était pas prêt à l'abandonner.

Le reste de la pièce se déroula sans que la conversation entre eux reprenne. La première manche était terminée. Il lui concédait la victoire pour cette fois.
Le jeu étant trop plaisant,il ne put cependant s'empêcher, lorsque le rideau tomba, de lui glisser avec un petit sourire d'appréciation:

- C'était fort bien joué, Madame.

Non il ne parlait pas du talent de ces acteurs qui là bas saluaient la foule des spectateurs, mais ça, elle le savait. Qui qu'elle soit, elle était loin d'être idiote. Il tira ensuite sa révérence d'un signe de tête alors même que les premiers applaudissements retentissaient dans la salle.
Si une entrée devait être irréprochable, la sortie ne devait pas être négligée!




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