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 Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher

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Derek de Saxe

« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: pas encore de problèmes cardiaques, merci de vous en préoccuper
Côté Lit: Surprise, ça bouge!
Discours royal:



En toute modestie
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Âge : 26 ans
Titre : Prince-héritier de Saxe, Duc de Saxe-Weissenfels
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MessageSujet: Re: Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher   Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher - Page 4 Icon_minitime16.08.12 19:21

-
Les rousses ne volaient pas leur réputation ! On les disait tantôt créature du démon, tantôt sorcière ou tout simplement dangereuses, à tout point de vue des femmes qui ne se laissaient pas impressionner et qui ne juraient pas de leur vertu, celle-ci se conformait à ces descriptions.

Elle aurait pu l’envoyer promener, après tout il venait probablement troubler sa quiétude, mais au lieu de cela, nullement effarouchée, elle accepta le verre qu’il lui proposait. En revanche aucun remerciement ou sourire ne vint accompagner son geste ! Eut il été moins persévérant, moins collant surtout, il aurait vu là un signe qu’il lui fallait prendre congé, mais il resta bien campé sur ses deux pieds et la laissa le dévisager à loisir car après tout, Il n’avait rien dont il eut à rougir.

Lui l’avait déjà examiné de loin, mais ce qu’il avait pu voir se résumait à l’arrière de sa personne au demeurant déjà très satisfaisant mais le devant était aussi ravissant ! Surtout ses yeux, ! A la réflexion il lui semblait bien avoir déjà vu des yeux de cette teinte exacte..Sur qui.. c’était une bonne question ! Enfin passons, là n’était pas l’essentiel !

- Voyons donc, , quelle chanceuse je fais ! Mais ne suis-je pas en danger au côté d'un Dionysos tant maître du vin que de ses excès ?

- Céleste Uranie , je peux vous assurer que sans alcool et sans débordement la fête sera moins folle, pour une fête réussie ma compagnie et celle de mon divin nectar est nécessaire !


- Je n'ai plus d'autre choix que de m’enivrer à vos côtés,

-Je crains fort pour vous effectivement que pour vous amuser ici , vous n’ayez d’autres choix que de délaisser votre sage déguisement de muse pour devenir une de mes folles ménades…

La partie s’annonçait facile, la demoiselle ne crachant pas dans la boisson.. mais d’un autre côté elle ne semblait pas non plus faire partie de ces sottes sans s’en rendre compte se donnent en spectacle après avoir bu un coup de trop.

Peut être que c’était mieux ainsi,après tout,un peu de discrétion et de jugeotte chez une femme était appréciable. Et puis au pire, si cela n’aboutissait à rien avec cette magnifique rouquine, il pourrait toujours aller voir cette jolie blonde au regard un peu fixe qui était vautrée sur un sofa dans le grand salon… elle semblait isolée et l’accueillerait sans doute comme le messie.

-Mais ne voulez-vous pas quitter ce morne endroit pour aller voir un peu ailleurs ce qu'il s'y passe ?

! Apparemment il n’avait pas son mot à dire sur ce coup là, elle le traina d’office jusqu’au grand Salon. Morbleu, c’était une femme de tête. Pourquoi était il condamné à toujours tomber sur des femmes un brin tyranniques .

Lui trouvait très appréciable l’atmosphère désertique et confinée du salon vert, cela servait ses fins mais il ne broncha pas !Il fallait voir le bon côté des choses !Ici ils pourraient au moins danser et se moquer ensemble des convives. Et puis si se soumettre au bon vouloir de cette femme pouvait lui attirer ses bonnes grâces, au diable le salon vert!

- Cette soirée est-elle à votre goût mon cher ?

- Avant d’avoir croisé votre route je me disais que ce cher Longueville avait perdu la main dans l’organisation de ses petites sauteries, mais c’était avant, et maintenant il me semble avoir tout ce qu’il me faut pour pouvoir enfin me donner corps et âme à cette fête.

-Ne manque qu'une pointe de complot et nous ne serions pas loin des soirées vénitiennes...

-Je ne goute en général guère à tout ce qui a pour épithète vénitien mais soit dit en passant si vous voulez comploter, je crois que vous avez le choix de vos partenaires dans cette salle… , Nous naviguons dans des eaux aussi dangereuses que celles de la Lagune !

Il ne croyait pas si bien dire! Car si les complots allaient certainement bon train, que dire de ce qui se déroulait devant leurs yeux ! Une bagarre digne de deux saoulards de taverne certes, mais c’était totalement rafraichissant à voir !

-Ma foi vous semblez avoir flairé le doux parfum du scandale car nous sommes revenus dans cette pièce au moment de vérité ! Le grand aux épaules de nageurs va l’emporter, c’est certain !


Paris, en maitre des lieux, montra son nez dans le grand salon, désireux sans doute de limiter la casse des vases précieux de sa sœur, la terrible Gabrielle, mais ne sembla pas chercher à s’immiscer entre les deux gaillards. Sage décision ! Finalement, un vase cassé un coup perdu , et deux têtes amochées plus tard les deux cessèrent de se taper dessus !

La distraction avait été de courte durée, dommage que ce ne soit pas un de ces combats jusqu’à ce que la mort d’une des bêtes s’ensuivent, ç’aurait été bien plus excitant de l'avis de Derek !

La fête était de plus en plus à son goût, mais ce qu’il repéra dans l'assemblée vint assombrir son humeur. L’ignoble joueur de mandoline était là, et par-dessus le marché, il avait le culot de venir faire la conversation à la parmesane favorite du Saxon.

Il eut un instant l’envie de venir discuter façon Richmond/Roberval avec cet idiot mais il remarqua vite que le chien de garde aux allures de grand frère protecteur et l’énergique petite blonde qui tenait compagnie à la brune suffiraient à rabattre le caquet de ce Narcisse de pacotille. Et puis surtout, se dit il en regardant sa compagne du moment, il avait mieux à faire ! En réalité, à peine eut il pensé cela, qu’un jeune homme vint comme une fleur embrasser sans complexe le rat d’égout.

L’air de surprise qui s’afficha alors sur la tête de Narcisse réincarné suffit à rendre extatique le Dionysos qui l’observait.Si il y avait bien une chose que l’archiduc n’aurait pas voulu rater c'était cela ! Cette soirée ne pouvait décidément pas devenir plus merveilleuse ! Di Venezia littéralement mouché ! Il en ferait un tableau commémoratif !

-Gottverdamt !Nous voilà en présence d’ un lagunaire aux mœurs aussi italiennes que possible, Venise vient à nous. Avez -vous vu sa tête ? Il a l’air d’un parfait nigaud des champs !Mais assez parlé de cet imbécile, il ne mérite pas qu’on parle de lui, il ne mérite même pas le baiser qu’il vient de recevoir, tandis que vous, vous méritez à mon humble avis une nuée de petites attentions ….

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Dernière édition par Derek de Saxe le 27.08.12 20:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher   Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher - Page 4 Icon_minitime25.08.12 17:43

Grand salon

Le petit sourire satisfait (et suprêmement agaçant) qu'arborait Racine se figea lorsque le dramaturge constata le naturel avec lequel son ami italien exécuta son gage. S'il avait su que le pari qu'il avait lancé à Colonna lui serait aussi facile à remporter, Racine ne lui aurait jamais demandé d'aller embrasser cet imbécile d'ambassadeur vénitien (ce fat qui n'était autre que celui qui avait réussi – on ne savait comment – à plaire à sa petite Éris, laquelle manquait décidément de goût concernant les hommes, une chose à revoir dans son éducation). Non qu'il ait été tenté de le voir suspendu à un lustre la tête en bas, ce genre de chose lui soulevait le cœur. Et d'ailleurs, le jeune homme n'était pas sûr que cela aurait pu lui poser plus de problème, l'alcool aidant, Luigi n'avait plus de réelles limites. Si Racine avait été lucide, peut-être se serait-il posé des questions sur l'Italien mais ce soir-là, il avait bien trop bu pour trouver quoi que ce soit étrange. Ou pour protester quand le prince le tira par le bras pour aller affronter une jeune femme qu'il aurait tout donné pour éviter, surtout dans cette fête et dans son état. Il faut dire qu'il n'en eut pas le temps car on l'entraîna d'autorité devant la marquise de Listenois. Pour se donner du courage, Racine saisit un verre de vin qui passait à proximité de sa main, malgré les protestations de la nymphe qui le tenait jusqu'alors et le but cul sec.

Salon vert

Lorsqu'il vit les deux grands yeux de Christine se lever vers lui, tout le vin dont il était inhibé ne put l'empêcher de vouloir se trouver ailleurs. Les sentiments qu'il éprouvait pour celle-ci étaient particulièrement flous et la situation n'arrangeait rien. Il chercha à reculer avant de recueillir les foudres de la demoiselle mais Luigi fut le premier à attaquer et avec virulence :

- Tiens, vous ici. Je sais que l'Hôtel Dieu n'est pas bien loin mais je ne vous pensais pas stupide au point de vous tromper de bâtisse … Allez mon ami, à votre tour.

C'était à lui qu'il s'adressait ? Diable, pourquoi Luigi souhaitait-il l'intégrer à ses opérations suicides ? Racine n'avait aucune idée de ce qui poussait Luigi à lui parler de l'Hôtel-Dieu et n'avait même pas le souvenir d'avoir un jour laissé échapper qu'il avait des différents avec son ancienne conquête. Enfin, c'était plutôt elle qui avait des différents avec lui. Et au vu de leur dernière rencontre dans un manoir isolé au milieu d'une troupe de fous furieux prêts à sacrifier une vierge au diable... Racine pensait plutôt que la hache de guerre était enterrée et qu'elle lui avait pardonné. Il ouvrit la bouche pour présenter des excuses et s'en aller rejoindre Ferdinand, resté dans le grand salon quand ce fut elle qui lança les hostilités :

- Oh, vous... Allez-y, mon cher, c’est votre tour. Quoi ? Faut-il que je vous souffle vos insultes après vos vers ? Décidément, vous êtes bien décevant... Un petit effort, je suis sûre que vous pouvez au moins trouver une phrase de votre propre cru.

Ce n'était tellement pas original de sa part qu'il n'y avait aucune raison que Racine prenne la mouche. Mais ces malheureuses phrases venaient de le frapper dans son amour-propre et il se sentit plus blessé que cela ne le méritait. Comment osait-elle encore sous-entendre avec cet air insolent et méprisant qu'il n'écrivait pas ses pièces, que ses vers dans lesquels il mettait tout de lui n'étaient pas les siens ? Il secoua son bras pour se débarrasser de la poigne de Luigi mais ce n'était pas dans le but de partir mais pour s'avancer au plus près de la jeune femme. Il la domina de toute sa hauteur et la considéra avec toute la haine qu'il était capable de ressentir pour elle. En cet instant, toute l'ambiance de fête s'était éloignée, sa victoire sur Ferdinand envolée et même la présence du Romain l'indifférait.

- Mais voyons, ma chère, la singea-t-il, une sotte ou une folle comme vous, tellement frustrée de ne savoir aligner plus de deux mots qui valent la peine d'être lus qu'elle en jalouse le talent quand elle le voit, mériterait que l'on cherche une insulte originale à son égard ? Vous vous méprenez, vous ne valez même pas un de nos regards.

Il la regarda partir, la rage au cœur, l'esprit déçu mais en la fixant droit dans les yeux. Pour qui se prenait-elle pour lui parler ainsi ? Avait-elle donc oublié tout ce qu'ils avaient partagé, pendant un court moment, certes ? Quand elle se fut un peu éloignée mais qu'elle se trouvait encore assez près de lui pour l'entendre, il engagea une dernière estocade pleine de rancœur.

- Tiens, la putain part à la recherche d'autres imbéciles qui seront prêts à tout lui donner et qu'elle accusera de la voler... Luigi, même l'Hôtel-Dieu n'en voudrait pas.

S'apprêtant à retourner dans le grand salon, Racine fit volte-face quand il se sentit accroché par une main boudinée pleine de bagues du plus mauvais genre. Il leva la tête pour voir une femme bien grassouillette qui battait des cils en imaginant sans doute que cela lui donnait du charme. En toute franchise, elle avait l'air d'être éblouie par un soleil imaginaire.

- Oh, mon cher Jean (elle avait une voix stridente aussi stupide que ses paroles, Racine en avait déjà mal à la tête), on m'a tout dit de ce que vous ressentiez à mon égard, vous devez avoir de l'audace et...

Un moulin à paroles, celle-là. Où avait-elle donc pu pêcher cette idée qu'elle lui plaisait ? Il ne l'avait jamais vue auparavant. Racine, sentant que s'en débarrasser ne serait pas facile, la repoussa avec rudesse et répliqua avec ironie :

- Mes sentiments sont tellement forts pour vous que je m'en voudrais de vous toucher et de ternir ma passion par la chair... Laissez-moi passer, des femmes que je n'aime pas et avec qui je vais passer la nuit m'attendent.

Grand salon

Dans le grand salon, Ferdinand d'Anglerays s'était posé dans l'embrasure d'une fenêtre, l'air détaché mais son sourire moqueur s'élargit en voyant arriver Racine. Pourquoi donc riait-il de lui ? Racine tourna la tête pour jeter un œil par-dessus son épaule et à la vitesse de l'éclair, se détourna. Oh non, encore elle ! Comment donc pouvait-il lui faire comprendre qu'il valait mieux qu'elle aille voir ailleurs ?

- Sacrée conquête ! Mais dites-moi, aurez-vous autant de courage que Colonna ? Je parie que vous n’avez pas assez de cran pour retourner auprès de votre charmante admiratrice et exaucer son vœu le plus cher… Je ne vous pensais pas autant en défaveur à la cour, pour que les seules femmes qui veuillent bien de vous en soient de pareilles... Voulez-vous que je vous introduise chez Monsieur, tant qu'à faire ?

La provocation du Fou, loin de l'amuser ou de le faire rire, vint donner un nouveau poids à la mauvaise humeur de Racine. Qu'avaient-ils donc tous à l'attaquer ce soir-là ? La réaction de Racine fut néanmoins légèrement disproportionnée et s'il avait pu s'en souvenir plus tard, sans nul doute aurait-il regretté ce geste impulsif.

- Je ne m'abaisse pas encore à chasser du côté de... Monsieur, moi, dit Racine en repoussant violemment les épaules de Ferdinand qui perdit l'équilibre.

La chute du Fou du roi aurait dû être sans grande conséquence sauf que d'Anglerays se trouvait devant une fenêtre. Sous le poids de l'homme, le verre fin et probablement très cher se brisa et le baron, emporté par son élan, passa à travers, tombant dans les jardins de l'hôtel. Racine, inconscient de la dangerosité de son acte, fit face à la femme qui avait profité de son inattention pour s'approcher encore et lui saisit la main. Comment Ferdinand s'autorisait-il à juger de ses conquêtes ?

- Nous voilà débarrassés d'un importun, madame, venez.

Non, il ne manquait pas de cran et il entendait bien le prouver, combien même Ferdinand devait être en bien mauvais état après son passage à l'extérieur. Racine se pencha par la fenêtre d'où rentrait désormais l'air frais du soir et cria à la forme qui se relevait en contrebas :

- La fête se trouve à l'intérieur, mon vieux Ferdinand ! A moins que les seuls qui veuillent bien de vous... Ce soient les limaces et les poissons ?


D'un pas décidé, il s'écarta et entraîna sa dernière conquête, entreprise sans grand effort il fallait bien le dire, vers les étages supérieurs.
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Francesco Contarini

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MessageSujet: Re: Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher   Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher - Page 4 Icon_minitime27.08.12 18:33

    Grand Salon

    « Narcisse, rien que cela ? J'espère que votre laquais n'a pas serré vos sandales trop fort, que vos chevilles puissent respirer, gonflé au fil de votre ego. »

    A la réflexion volontairement assassine de son ancienne compagne, Francesco ne pût s’empêcher de rire

    « Ohohoh ! Allons très chère ! Rengainée donc cette langue assassine, nous n’allons point gâcher une si jolie fête ! Qu’en dites-vous ? dit-il à l’adresse des amis de Sofia qui les regardaient batailler, un peu étonnés.

    Mais malgré cela, Sofia n’en démordu point et resta tout aussi agressive. Un sourire aussi empoisonné que la mort vint répondre à celui de Son Excellence.

    « Et pourquoi n'iriez-vous pas dans les jardins, près d'une fontaine contempler votre reflet ? Avec un peu de chance, vous pourriez vous y noyer, ce serait une formidable attraction de la soirée ! Qu'en pensez-vous ? »

    Lequel de ces deux têtes de mules allaient baisser les armes en premier ? Car il n’était question que de cela ! D’honneur et d’égo, rien de plus. Un brasier pétillant de malice vint allumer le regard bleu et profond de l’ambassadeur vénitien qui plongea ses yeux dans ceux de Sofia.

    « Je pense que la vue de mon corps ruisselant d’eau est une activité tout à fait distrayante (vous savez de quoi je parle). Cependant cela risquerait de déclencher de terribles mouvements de foule. Je ne voudrais pas être le responsable d’un tel incident ! Je suis quelqu’un de responsable, dit-il sur un ton très sérieux avant de se tourner vers la blonde avec son plus beau sourire. Je plaisante bien sûr.

    Un léger sourire se dessina alors sur les lèvres de la jeune femme, ce qui eut le don d’encourager Francesco de façon formidable. Mais alors qui allait de nouveau chatouiller la colère de sa belle compatriote, celle-ci déclara déjà la fin des jeux. Quel dommage !

    « Ma chère amie, je suis certaine que l'ambassadeur a beaucoup de choses à vous dire. Il vous parlera de lui, lui et … oh, encore lui. N'oubliez pas de compter les mots que vous avez réussi à prononcer dans la conversation et, retenez bien vous en aurez besoin. »

    Celle-ci prit le bras de ce français inconnu qui s’était permis de répondre à Francesco sans même se présenter : le mufle ! Sofia choisissait très mal ses cavaliers de toute évidence ! Tandis que ces deux-là s’éloignaient, Francesco se retrouvait seul à seul avec la jeune femme aux longues boucles blondes qui lança à son amie Farnèse :

    « Merci ma chère Sofia, je saurai me rappeler de vos bons conseils en temps voulu. » Elle lui dédia un clin d’œil et ajouta : « En attendant, détrompez donc le seigneur Contarini en lui prouvant qu’il n’y a pas meilleure cavalière que vous dans cette salle ! »

    Alors que Sofia disparaissait dans le flot des invités, Francesco s’approcha de sa toute nouvelle interlocutrice :

    « C’est vous qui faites erreur ! Elle et moi avons appris à danser ensemble étant plus jeune…et ce n’est pas moi qui marchait sur les pieds de l’autre, vous pouvez me croire ! »

    Dieu seul sait ce qu’avait pût conter Sofia à cette jeune femme. A vrai dire, il n’en avait pas grand-chose à faire mais rien de tel que quelques ragots pour égayer la soirée, même quand cela vous concerne. C’était la façon dont le Contarini observait les choses : que l’on jacasse sur son compte en bien comme en mal…tant que l’on parlait de lui !

    « Sofia ne m’avait pas menti lorsqu’elle me décrivait vos rapports pour le moins… Explosifs, monsieur l’ambassadeur. J’ai beaucoup entendu parler de vous, et pas forcément en bien. Vous partez avec un sacré handicap si vous désirez plaire à tout un chacun comme le Narcisse que vous voulez incarnez. » Remarqua-t-elle avec une pointe d’amusement dans la voix et le regard.

    « Mais Narcisse ne plaisait pas à tout le monde, Signora ! La nymphe Echo, jalouse, a fini par provoquer sa mort. Aaaah l’amour-haine, il n’y a rien de plus puissant, vous ne croyez pas ? J’espère en tout cas que ma présence ne vous sera pas trop pénible. »

    « Mais je suis tout de même enchantée de vous rencontrer. J’ai entendu tant de choses sur votre compte que je pourrais presque écrire votre légende. »

    « Fort bien ! Mais saurez-vous faire la part du mythe de la réalité ? » dit-il sur un ton volontairement mystérieux en lançant un regard ardent vers la jeune femme.

    Il déroutait. C’était sa plus grande spécialité ! L’absurdité de son comportement, aussi ridicule soit-il, frisait le génie. Il appréciait grandement le regard de la dame de plus en plus déroutée à chaque mot qu’il prononçait. Sofia ne l’avait donc point décrit avec suffisamment de justesse pour que la demoiselle sache à quoi s’en tenir ? Sofia ne voyait qu’un simple satyre en lui et il préférait s’en amuser que se vexer bêtement.

    « Alors, monsieur l’ambassadeur ? Jusqu’à quel point le portrait que Sofia m’a dressé de vous est-il exact ? J’avoue que je suis bien curieuse de le savoir. Libertin, narcissique au possible, débauché, désagréable, superficiel, insupportable… Qu’est-ce qui est vrai dans tout ça ? »

    A cette description, l’ambassadeur ne se priva pas de rire aux éclats tout en regardant les couples virevolter sur la piste au son de l’orchestre. Il attrapa quelques grains de raisins dans une coupe et avant d’en porter un à ses lèvres, il demanda avec un large sourire :

    « Seriez-vous le juge d’un procès dont je n’ai point été informé, Signora de Sola ? Bah ! Comment pourrai-je vous le reprocher. Vous possédez surement de nombreux témoignages… Et il vous manquera toujours le mien pour vous satisfaire pleinement, n’est-ce pas ?

    Il se tourna brièvement vers elle, la transperçant de ses iris azurés avant d’examiner les convives.

    « Tout ceci n’est qu’une banale table de jeu, soupira l’ambassadeur. Regardez les, dit-il en désignant l’assemblée, jetant leurs cartes et leurs pions pour des raisons aussi diverses qu’absurdes. Moi, je suis libre. Voilà pourquoi on me déteste tant. Libre de penser et de dire tout haut ce qu’ils pensent tout bas, aller et venir là où je le souhaite… J’ai choisi de vivre, voilà tout le mystère ma chère, avoua-t-il d’un ton grave avant de boire une longue gorgée de champagne. Vous devriez essayer, vous verrez comme cela est grisant ! J’ai attrapé la vie entre mes mains et je l’ai sublimé sans même omettre sa plus formidable cruauté ! Saviez-vous que le paradis est nulle autre ailleurs que sous notre propre nez, Signora de Sola ? »

    C’est alors qu’un jeune homme fendant la foule apparut juste devant eux, quelque peu éméché. Luigi di Paliano ? Ce gringalet ? Rien qu’à sa vue, Francesco eut un rictus de dégout. Mais rien n’y fit car le jeune homme continua de s’approcher de lui avant de lui dire avec le grand sourire d’un idiot lobotomisé :

    « Je trouve que Narcisse vous va à merveille, signore. »

    Et sans crier gare…Il l’embrassa ! Comme cela, sans plus de cérémonie, à pleine bouche ! Ma foi, ce n’est pas un Contarini qui refuserait une faveur aussi délicate ! Mais cet italien n’était pas n’importe lequel : c’était cet avorton de Paliano ! Cependant, cela n’empêchait pas Francesco d’en profiter, juste un peu…Le libertinage, il n’était pas vilain garçon, tout ça…Mais bon, ça ne dura pas des lustres non plus ! Il saisit fermement les épaules de l’ivrogne afin de le détacher de ses lèvres puis il se tourna vers Helle qui semblait autant s’amuser qu’elle était surprise.

    « Voyez ma chère signora ! dit-il sur un ton professoral. Nombre de gentilshommes crieraient au scandale, tenteraient l’irréparable…bref, ils tueraient l’ambiance ! Moi je profite de l’existence et fait fit de tous les embarras. C’est un charmant cadeau qu’il m’a fait là, j’en conviens, seulement il oublie que je ne suis pas son ami. Ce sont des choses qui arrivent ! dit-il en ralentissant son élocution à l’intention de Luigi comme on parle à un attardé. Que celui qui n’a jamais bu un verre de trop me jette la première pierre ! Regardez comme il est idiot avec son regard vitreux. Seulement, il ne faut surtout pas se priver d’un peu d’exercice ! Comme ceci… »

    Il s’écarta de son compatriote et ancien amant et lui offrit une formidable gifle qui le fit tourner sur lui-même et Luigi repartit d’où il était venu avec un rire bête. Francesco le maudit intérieurement jusqu’à la vingt-quatrième génération puis il revint auprès de Helle de Sola.

    « Tout le secret est dans la souplesse du poignet, dit-il en souriant. Aaaah ! Quelle soirée ! N’êtes-vous pas d’accord ?

    Alors qu’il observait Sofia danser en compagnie de son imbécile français, il vit à l’autre bout du grand salon la crinière enflammée de sa « charmante » sœur. L’avait-elle vu ? Après tout c’était uniquement dans le but de lui faire un pied de nez qu’il était ici. Elle était en compagnie de cette moisissure autrichienne : Saxe. L’envie irrésistible de lui enfoncer la tête dans la soupière juste à côté de lui était tout à fait séduisante. Ce beau parleur qui ne faisait rien de ses dix doigts passait son temps à le narguer et à se croire supérieur à lui en tout point…Que des mots, toujours des mots. Saxe était une raclure, c’était une certitude. Il se tourna vers son interlocutrice avec son sourire le plus beau et lui baisa poliment sa main blanche.

    « J’espère vous avoir diverti davantage que les récits de Signora di Parma à mon sujet, dit-il. Sachez seulement très chère que les enjeux vont au-delà de toutes ses apparences. J’espère au moins avoir le plaisir de vous revoir, Signora di Sola. »

    Une fois cela fait, il contourna le tourbillon des danseurs pour rejoindre sa sœur et son toutou à l’autre bout de la pièce. Il se servit une grande coupe de vin rouge puis se dirigea vers ses proies. Francesco se voulait…subtil. Arrivé à un mètre du couple il feint de trébucher et envoya le vin tacher magnifiquement la toge immaculée de…Dionysos.

    « Oh quel maladroit je fais ! S’exclama-t-il devant un prince de Saxe stupéfait et trempé. Heureusement qu’on ne reprochera pas au dieu de la beuverie d’être taché de la sorte ! Vous restez dans le ton, dit-il avec un sourire mesquin. Ma chère sorella ! fit-il en se tournant vers Raphaëlla avant de lui faire une bise familière. Quelle beauté ! Vous n’allez pas tarder à trouver un beau parti ! lança-t-il avant de jeter un regard en biais au Saxe. Tant que ce n’est pas celui-là…Allons souriez un peu ! C’est la fête !

    Il lui fit une petite tape « amicale » sur l’épaule avant de disparaitre vers le hall en répondant au regard noir de Derek par un petit coucou des plus charmants.

    Hall

    Il s’était suffisamment amusé pour la soirée. Il passa près de quelques personnalités de sa connaissance qu’il salua poliment avant de faire amener sa cape. Alors qu’il attendait, ce fût l’un des plus grands cadeaux de la soirée qui se fit apercevoir dans le grand escalier : Charles-Paris de Longueville en personne. Le Contarini en aurait trépigné sur place. Un valet lui apporta sa cape, qu’il enfila prestement, avant de saluer son « hôte malgré lui » du jour de façon particulièrement théâtrale. Il écarta les bras comme on salue la foule lors d’un final et lui lança avec un sourire jusqu’aux oreilles :

    « Aaaah Monsieur ! Quelle soirée ! Je vous félicite ! »

    Il lui fit un clin d’œil avant de lui lancer un baiser et sorti de l’hôtel plus ravi que jamais. Francesco se serait offert 9 millions de médailles sans concessions pour cet exploit !
    Dans le carrosse qui le ramenait au manoir de la Sérénissime, Pablo regardait longuement et en silence son maître se pâmer de tous ses faits et gestes à la fête. Quand cela allait-il cesser ? L’humble valet, plus martyrisé que félicité, ne voyait là que déchéance dans les actes de son maître qu’il servait depuis si longtemps. L’insolence à 18 ans, c’est charmant, mais à bientôt 27 ans beaucoup moins.
    Il y avait quelque chose chez l’ambassadeur Contarini qui sentait la fin…et Pablo ne savait pas s’il devait s’en inquiéter ou, au contraire, s’en réjouir.

    Fin de topic pour Francesco


______________________

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La modestie des orgueilleux est odieuse, insupportable.

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Luigi Colonna

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Grand Salon

Quelle gifle ! Contarini n'y était pas allé avec le dos de la cuillère, c'était certain ! Luigi avait quand même gagné, il avait exécuté le gage avec fougue. Quand il décuverait, il trouverait tout ceci moins drôle mais en attendant, il était fier de lui et était retourné triomphant vers ses amis, qui ne savaient rien de ses préférences. Là encore, ce soir, il s'en moquait fortement, il se lâchait totalement et avec grand plaisir ! Et pour sa nouvelle bêtise, il avait entraîné Racine.

Salon vert

Pourquoi, mais pourquoi était-il venu insulté Christine ? Certes, il ne l'aimait pas mais ce n'était pas une obligation de venir chercher les ennuis, comme s'il n'en avait pas assez. Et pourquoi avoir emmené Racine ? Vraiment, il ne fallait comprendre la logique de Colonna quand il était imbibé d'alcool, il n'était plus vraiment lui-même. Voilà les deux compères, qui ne tenaient plus vraiment debout, face à la marquise. Luigi avait lancé les hostilités, la traitant de folle comme à l'habitude puis encouragea son ami à en faire autant. Pauvre Racine …

« Vous avez besoin de vous faire accompagner pour m’insulter, Colonna ? Il vous faut vous donner du courage ? Cela ne m’étonne pas, de la part de quelqu’un qui... »
« Qui ? »
répéta bêtement Luigi.

Mais Christine s'était déjà tourné vers le dramaturge qui prenait cher. Et l'alcool n'aidant pas, Luigi ricanait comme un gamin. Il avait vingt-sept ans mais ce soir, il était une sorte de gamin ou d'ado attardé, incapable de se contrôler et surtout incapable de se contenir sur quoi que ce soit. Voir Christine s'énerver l'amusait, il ne la trouvait pas crédible. Il ne voyait même pas à quel point la scène était sérieuse, lui était totalement dans sa bulle imbibé d'alcool et il planait complètement, n'écoutant à nouveau la conversation que quand Racine parla un peu plus fort.

« Tiens, la putain part à la recherche d'autres imbéciles qui seront prêts à tout lui donner et qu'elle accusera de la voler... Luigi, même l'Hôtel-Dieu n'en voudrait pas. »
« Mon ami, vous avez raison !
lança le romain en prenant un verre, encore un oui. Vous lui avez bouclé à cette folle. Je vous adore. »

Puis vidant son verre d'un trait, Luigi partit à la recherche d'un autre, chaque verre le faisait descendre un peu plus dans la déchéance et pourtant, il se sentait incroyablement bien. Bien sûr, demain, il devrait payer les conséquences de ses actes, l'alcool n'était absolument pas conseillé pour ses maladies mais il en oubliait même qu'il était malade, gambadant joyeusement à travers les salons, riant et s'amusant comme un enfant.

Au fur et à mesure que la soirée avançait et l'alcool aidant, tout le monde semblait plus réceptif, plus détendus et les couples enlacés devenaient de plus en plus nombreux, il n'y avait plus beaucoup de personnes en solitaire. Sauf ces deux jolies nymphes, Luigi aurait été incapable de dire en quoi elles étaient déguisées précisément, qui vinrent à lui.

« Hé bien, un bel Icare tout seul, que c'est triste ! Reste avec nous. »

Luigi était un être faible lorsqu'il est bien imbibé d'alcool et ne savait refusé leur compagnie. Il n'avait donc pas une mais deux demoiselles rien que pour lui, c'était vraiment la fête ! Un sourire idiot sur les lèvres, il prit la main des deux demoiselles pour les emmener dans les étages supérieurs pour plus de tranquillité et d'intimité, en espérant que toutes les chambres ne seraient pas prises par des couples aussi aventureux qu'eux.

Escaliers – étage supérieur

Avec ses deux jeunes nymphes aussi bourrées que lui, Luigi titubait jusqu'à l'escalier qu'il monta doucement, il avait encore assez d'esprit pour ne pas se casser la figure dans les marches. C'était le seul moment de lucidité de Colonna depuis qu'il avait touché à l'alcool au début de cette soirée ! Et c'est là qu'il vit Ferdinand passer par la porte d'entrée pour retourner à l'intérieur, l'air un peu de pouilleux et sali. Il l'interpella avec un large sourire.

« Alors mon ami ? Hermès n'a t'il pas réussi à voler ? Je vous apprendrais un jour promis ! Mais pas ce soir ! Il montra les deux jeunes filles à ses côtés, toujours aussi ravi. Il n'y a pas qu'Icare qui va se faire brûler par le soleil ! Amusez vous bien ! »

Les deux filles reprirent les mains de Luigi pour l'entraîner plus vite aux étages alors que le romain tourna une dernière fois la tête vers d'Anglerays pour lui faire un sourire complice. Après quelques portes ouvertes où l'on découvrait aisément des couples d'un soir dans des positions saugrenues, les trois personnages trouvèrent enfin une pièce sans personne à l'intérieur. Et là, aucun des trois ne se contrôlaient plus. Les accessoires puis les robes tombèrent, Colonna se retrouva donc avec deux nymphes délurées dans un énorme lit et y trouvait un avant-goût de paradis. A condition bien sûr que le paradis soit lui aussi rempli d'alcool …

Spoiler:
 

______________________






« Vivre, c'est survivre. »

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MessageSujet: Re: Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher   Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher - Page 4 Icon_minitime29.08.12 0:12

Salon Bleu

Jamais Andréa n'aurait cru retrouver Silvestre à cette fête, ni le trouver tout court d'ailleurs. Ils formaient un couple original mais perpétuellement sur les mers, ne sachant jamais quand serait la prochaine rencontre. Cela avait un côté aventurier et romantique à la fois, les retrouvailles étaient souvent un grand moment et toujours dans la joie. En Nouvelle-France, Andréa avait passé des heures à attendre le bateau de son bien-aimé arrive à bon port, elle patientait sur le quai jusqu'à apercevoir enfin la voile. Puis elle avait du partir en France et ne pouvait plus continuer ce rituel, Paris était trop loin du Havre, Brest, Nantes ou autre Bordeaux. Elle avait juste espéré qu'il revienne et en attendant, la demoiselle faisait sa vie comme cela lui chantait, ou presque. La marquise qu'elle servait lui bridait sa liberté mais la jolie blonde en faisait quand même à sa tête comme ce soir. Et elle avait bien fait, jamais sinon elle n'aurait revu Silvestre, ou alors dans trop longtemps.

C’est tout récent à la vérité… Les impératifs du service. Mais je suis sûrement le plus étonné des deux, quoi que le plus ravi. Votre père vous a relâché… ?
Ce n'est que pour me mettre au service d'une vieille marquise.


En cet instant, il n'y avait plus rien autour d'eux, plus de courtisans débauchés, rien qu'eux deux. Andréa ne le lâchait pas des yeux, il lui avait trop manqué et pourtant, elle n'avait pas oublié le moindre de ses traits, encore moins ce petit sourire complice qu'il arborait en cet instant. Il était encore plus beau de la sorte, elle ne pouvait que fondre. Derrière la petite tête brûlée qu'elle était, Andréa avait aussi une petite parcelle de fleur bleue que Silvestre lui avait insufflé, lui était le romantisme et la galanterie par excellence, on ne pouvait que l'aimer et lui donner son cœur. La demoiselle savait bien qu'elle n'était pas la seule dans la vie de son beau brun mais c'était comme cela qu'ils vivaient et Andréa n'était pas une blanche colombe non plus, il était impossible qu'elle joue sa jalouse pour quelques amourettes, du pendant qu'il lui revienne.

Puis le jeune homme se pencha jusqu'à son oreille pour lui murmurer quelques mots :

Je veux te voir, seul à seule. Quand tu voudras…

Alors que Silvestre lui tendait son bras et lui prit discrètement la main, la jeune femme souriait et se disait qu'il serait bête d'attendre, d'être des gens sages alors que l'un et l'autre n'avaient pas envie de laisser passer davantage de temps loin de l'autre. Avec un petit sourire mutin, Andréa le regarda dans les yeux.

Maintenant, alors.

Si lui restait un bon gentilhomme, la demoiselle était un peu plus rebelle et un peu moins respectueuse des conventions, c'est peut être aussi ce qui plaisait à Silvestre, cette spontanéité à toute épreuve. Lui tenant le bras, Andréa tira doucement son cher et tendre qui ne se faisait pas prier pour la suivre. Finalement, personne ne faisait attention à eux, chacun était occupé à ses petites affaires amoureuses, c'était tant mieux. Marchant d'abord doucement, la blonde accéléra le pas pour se rendre dans les escaliers et les monter, toujours précéder de Silvestre qu'elle ne lâchait pas et l'entraînait dans sa suite.

Étages supérieurs

L'étage était calme, il n'y avait pas âme qui vive dans le couloir. Enfin seuls, Andréa ne tint pas plus longtemps et se jeta au cou du beau brun pour lui donner un baiser passionné, mettant aussi ses bras autour de son cou et se serrer contre lui pour ne plus jamais le quitter. C'était toujours ainsi, les retrouvailles étaient comme des promesses de ne plus laisser l'autre, puis l'un d'eux devait repartir. Mais pour l'instant, il n'y avait que le présent qui comptait et eux deux. Le baiser semblait durer une éternité mais quand il cessa, Andréa eut l'impression qu'il n'avait duré qu'un instant. Son visage était proche de celui de son amoureux, elle ne cessait de le regarder et le trouver beau et si adorable, de lui sourire amoureusement.

Tu m'as tellement manquée.

Elle l'embrassa à nouveau. Il fallait maintenant trouver un endroit pour abriter leur amour, à l'abri des regards. Après quelques tentatives où ils préférèrent en rire voyant l'improbabilité des couples dans certaines pièces avant de trouver leur bonheur dans une pièce enfin vide. Ils pouvaient enfin profiter de leur intimité pour se donner entièrement. La patience n'était pas une grande qualité d'Andréa et elle ne perdit pas de temps avant d'embrasser à nouveau Silvestre, beaucoup moins chastement que dans le couloir, elle était prise d'une folle passion et d'un amour inconditionnel. Sans perdre un seul instant, elle retira sa robe pour se retrouver dans le plus simple appareil, prête à fêter dignement les retrouvailles avec l'homme qu'elle aimait.

Et la soirée ne faisait que commencer …
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Morgan Stuart

« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Cela peut vous paraître étrange mais j'en ai un. Il est bien caché, je le réserve à qui m'aimera vraiment. Et pour mes enfants.
Côté Lit: Vous voulez une liste ? Ce sera même un recueil !
Discours royal:



ϟ TURN OUT THE LIGHT ϟ
show me your dark side

Âge : 30 ans
Titre : Duc de Richmond, de Lennox, de Gloucester, Comte de March, cousin de Charles II d'Angleterre
Missives : 720
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MessageSujet: Re: Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher   Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher - Page 4 Icon_minitime30.08.12 22:55

Grand Salon

« Pardonnez-moi, on dirait que toutes les bonnes manières disparaissent lors de cette soirée. Je suis Anne, marquise de Gallerande. Je serai ravie de vous revoir en une occasion plus…officielle dirons-nous. »

Voilà le véritable nom d'Héra, Anne de Gallerande. Une très belle femme et douce dans ses soins, Morgan en avait bien besoin, ce pouilleux de Roberval n'avait pas été tendre avec lui. Bien sûr il avait su rendre la pareille mais la différence de physique et force donnait son ennemi vainqueur. On ne pouvait pas gagner toutes les batailles à tous les coups, puis l'anglais avait gagné une soigneuse de choix qui tentait d'endiguer les douleurs. Elle y arrivait assez bien même si le duc devra attendre un petit temps avant que les ecchymoses ne disparaissent et que les maux s'estompent.

Malgré tout, cela ne l'empêcherait pas de continuer de s'amuser ce soir et de faire ce qu'il avait prévu. A commencer par jouer les entremetteurs ! Quand Megan lui avait demandé de l'aide, l'idée du faux fiancé était venu en tête de l'anglais ainsi que le nom de Froulay. Ce dernier avait accepté, non sans réticence, et mademoiselle Campbell pouvait ainsi rester sur le sol français et ne pas retourner en Angleterre, loin de sa mission confiée par Charles II. Morgan n'avait juste pas eu l'occasion de les présenter, ce soir c'était donc chose faite. Les fiancés temporaires se rencontraient enfin, ils auraient tout le temps de faire connaissance et Morgan pouvait s'occuper de sa propre soirée. Ses blessures n'étaient finalement que superficielles et la belle Anne avait su stopper le sang et se levait à présent.

 « Le comte de Froulay a raison. Vous avez besoin de calme. Nous pourrions rejoindre les appartements privés de cet hôtel. Je pense que l’hôte de la soirée ne s’en apercevra pas. »
« Je pense même que notre hôte en serait ravi. Et je ne saurais pas vous dire non. »


Bien que blessé, Morgan restait charmeur en toute circonstance et répondit au sourire d'Anne par un autre, tout aussi charmeur. Après tout, n'est ce pas le but de la soirée ? Les soirées olympiennes n'avaient rien de chastes et si deux personnes étaient consentantes, rien ne les empêchaient de faire ce qu'ils voulaient. Les deux partirent donc en direction des escaliers pour monter dans les étages avant de pénétrer dans les appartements de l'autre fils Longueville, Jean-Louis.

Appartements privés de Jean-Louis

« Je n’aime pas beaucoup la décoration de ces appartements. Qu’en pensez-vous ? »
« Que la décoration importe peu, vous sublimez les lieux. »


C'était clair, ni Morgan ni Anne n'étaient là pour la décoration mais bien pour passer du bon temps ensemble. Après avoir enfin trouvé la chambre, Anne se tourna vers l'anglais qui l'enlaça alors qu'elle prit les devants pour l'embrasser. Ce n'était pas bien conventionnel mais qu'importe qui embrassait l'autre en premier, l'important était ce qu'ils faisaient.

Morgan avait, comme la plupart des hommes de la famille Stuart, une passion pour la gente féminine. Et il le montrait bien en faisant que celle qui passait entre ses bras se sentait comme la plus désirable en cette instant, qu'il n'y avait qu'elle au monde. Et ce soir, c'était Anne cette femme si belle qu'il aimera avec passion entre des draps qui ne leur appartenaient pas. Qu'importe le lieu, tant qu'on ait l'ivresse de la passion.

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Il l'embrassa encore et encore, sa bouche explorant aussi le coup de cette femme qu'il ne connaissait que depuis quelques minutes mais dont il était déjà fou tant elle était belle. Et puisqu'il n'y avait plus de raison de garder ces bouts de tissus qui étaient comme des rideaux contre leurs peaux, Morgan entreprit tout d'abord de retirer la robe d'Anne avec une facilité déconcertante. Il faut avouer que les toges olympiennes sont beaucoup plus simples que ces robes de Cour. Là, dans sa nudité la plus crue, Anne se trouvait devant lui. Ce n'était clairement pas Héra qu'elle aurait du être ce soir, mais bel et bien Aphrodite, déesse de l'amour et de la beauté car elle n'avait besoin d'aucun artifice pour rayonner ni pour attirer Morgan. Lui ne se fit pas prier lorsqu'elle s'installer sur le lit, invitant l'anglais à la rejoindre. Une autre toge tomba, celle de l'anglais qu'il l'avait retiré tout seul avant de retrouver la belle Anne sur ce lit qui n'était pas le sien.

Là, point de manie ou de tourner en rond, leurs corps se serraient l'un contre l'autre, leurs bouches se rencontraient ou embrassaient une peau nue. Morgan était un homme passionné mais pas indélicat, il laissait promener ses mains sur sa belle du soir comme pour garder une trace de chaque courbe de son corps. Puis ils se sont aimés, à l'abri des regards, loin du tumulte de la fête d'en bas, dans un élan enflammé et à la fois doux à la fois. Avec Anne entre ses bras, Richmond se félicitait d'être l'heureux amant de cette femme si magnifique ce soir.

Puis la passion retomba, les deux amants du soir étaient allongés l'un contre l'autre, Morgan avait un sourire à la fois satisfait et heureux, caressant la peau d'Anne du bout des doigts. Cela dura de longues minutes, l'anglais n'ayant pas envie de se défaire de la beauté qu'il avait avec lui.

« Madame, vous avez fait de moi le plus heureux des hommes en cette soirée. Il se tut un instant sans la lâcher du regard. Mais aussi le plus malheureux car il est cruel de laisser une belle aussi belle que vous. Si j'avais su que Zeus et Héra aurait une belle soirée, soyez en sûr que je me serais défait de toutes les obligations. »

Après tout, il avait promis à Aymeric de ne pas rester trop longtemps à la fête puisqu'ils devaient passer voir leur ami Vivonne, le grand absent de la soirée. Morgan se releva, remit son costume de Zeus et se rapprocha du lit pour embrasser une dernière fois la jolie Anne.

« J'espère de tout mon cœur que nous nous reverrons, belle Héra. »

Puis Morgan repartit, non sans un dernier regard vers sa belle de nuit. Puis il redescendit les escaliers où la fête se tenait toujours. Il n'y avait plus qu'à retrouver Froulay et quitter cette fête pour une autre, plus calme cette fois.


______________________

I've lost a lot a in this game. Another everyday face with no name, I'm not selling misery, so would you stay around with me. I know that you are afraid, the traces of war linger on my face but I'm not selling misery, maybe some day I'll feel home again.


Born to be a Stuart:
 


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MessageSujet: Re: Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher   Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher - Page 4 Icon_minitime09.09.12 21:13

Ferdinand avait l’habitude de s’attirer des ennuis, avec ses provocations et ses piques qui ne réjouissaient que ceux qui n’en étaient pas les victimes. Ce dont il avait moins l’habitude, c’était que les ennuis viennent de ses propres amis, pourtant habitués –en théorie- à son humour dévastateur. Sauf que Racine, aussi proche ami soit-il, semblait avoir complètement occulté cette habitude avec l’alcool. Loin de se dérider ou lui lancer un regard exaspéré, il s’était assombri et avait répliqué sur un ton qui aurait dû, dans un monde parfait, lui mettre la puce à l’oreille.

- Je ne m'abaisse pas encore à chasser du côté de... Monsieur, moi.

Piètre réplique qui aurait pu lui en valoir une nouvelle de la part de Ferdinand, mais ce dernier n’eut même pas le temps d’ouvrir la bouche que la situation bascula. Au sens propre du terme, même. Avant qu’il n’ait le temps de faire quoi que ce soit, Racine le poussa avec plus de violence que ce à quoi on aurait pu s’attendre vu son état, et Ferdinand, qui ne s’y attendait pas, ne songea pas à temps à se stabiliser. La vitre dans son dos se brisa sous son poids et les débris de verre l’accompagnèrent dans sa chute d’un peu plus d’une seconde du premier étage aux buissons de ronces du jardin. Le choc final fut rude ; mais moins probablement que s’il avait touché directement le sol. Au lieu de ça, il atterrit dans un arbuste, les branche ployèrent sous son poids en amortissant sa chute et le repoussèrent sur le côté avant qu’il ne chute lourdement sur le sol. Mal préparé à l’atterrissage, il sentit une violente douleur lui vriller l’épaule et une autre, plus aigüe, sur le flanc lui indiqua qu’il avait probablement une côte fêlée. Le souffle coupé, il attendit quelques secondes que les points noirs cessent de danser devant ses yeux et que le monde cesse de tourner.

- La fête se trouve à l'intérieur, mon vieux Ferdinand ! A moins que les seuls qui veuillent bien de vous... Ce soient les limaces et les poissons ?
« Racine, vous allez mourir. » siffla-t-il entre ses dents avant de grimacer à cause de sa côte fêlée et… De tout son corps douloureux, en fait. Il avait rarement fait de chute pareille… Et Racine lui paierait ça. Très cher.

Poussé plus par sa fierté mise à mal que par une réelle volonté de quitter le sol, il se releva en s’accrochant au mur et comprit qu’en plus d’une côte et d’une épaule abîmées, il avait probablement une jolie bosse sur le crâne et des écorchures partout, s’il en croyait l’état de ses bras. Ah tiens, il saignait aussi au visage. Décidément, sa résolution était prise : pour Racine, la note serait très salée.

« Alors mon ami ? Hermès n'a t'il pas réussi à voler ? Je vous apprendrais un jour promis ! Mais pas ce soir ! Il n'y a pas qu'Icare qui va se faire brûler par le soleil ! Amusez vous bien ! »

Interloqué, Ferdinand ayant atteint l’entrée regarda monter Luigi sans même songer à répliquer. Puis il se dit que la prochaine, il le laisserait tomber de sa gouttière, pour lui apprendre. Désormais abandonné par ses deux acolytes, le fou partit en quête d’un coin calme où s’asseoir quelques instants pour réfléchir à s’il devait quitter la soirée ou bien attendre de voir s’il se passait de nouveau quelque chose. Il opta pour la deuxième solution : autant attendre un peu d’être habitué à la douleur histoire de quitter cette soirée sans passer pour un estropié, même si le challenge s’annonçait difficile. Il s’assit donc dans une alcôve et patienta, en regardant les autres danser, rire, boire- beaucoup. Un peu moins d’une heure s’écoula ainsi, avant qu’il ne décide qu’il était temps de mettre les voiles. Mais il eut à peine le temps de bouger qu’une silhouette familière entrait à son tour.

« Racine je vous avertis, si vous m’approchez, c’est vous que je passe par la fenêtre ! » l’avertit Ferdinand en lui faisant signe de rester loiiiiin de lui. Dommage, Racine ne l’entendait pas de cette oreille… Mais Ferdinand ne se serait pas attendu à ça.

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« Seriez-vous le juge d’un procès dont je n’ai point été informé, Signora de Sola ? Bah ! Comment pourrai-je vous le reprocher. Vous possédez surement de nombreux témoignages… Et il vous manquera toujours le mien pour vous satisfaire pleinement, n’est-ce pas ? »
« Le drame de ma vie, comme vous pouvez vous en douter. » répondit Helle avec un air extrêmement grave démenti par l’étincelle amusée dans ses yeux.
« Tout ceci n’est qu’une banale table de jeu. Regardez les… »

Obéissant à son injonction, Helle se joignit à lui dans l’observation des autres convives. Tous riaient, babillaient, jouaient de l’éventail ou des cils, et en un mot comme en cent, paradaient dans leurs toges comme ils paradaient à la cour du roi Soleil. Un phénomène intéressant que la jeune femme avait déjà remarqué depuis longtemps, avant même d’arriver en France –phénomène auquel tout un chacun devait prendre part s’il voulait s’intégrer dans un groupe social. Elle-même se prêtait à ce jeu, quoiqu’avec moins d’ardeur, certainement.

« J’ai choisi de vivre, voilà tout le mystère ma chère. Vous devriez essayer, vous verrez comme cela est grisant ! Saviez-vous que le paradis est nulle autre ailleurs que sous notre propre nez, Signora de Sola ? »
« On a hélas tendance à l’oublier sur une table de jeu tant on s’inquiète du prochain tour, mais les grands joueurs comme vous sont heureusement là pour nous le rappeler. » sourit-elle en buvant une gorgée de vin. Décidément ce Contarini devenait de plus en plus intéressant à mesure qu’il révélait son côté fantasque. Helle n’était pas déçue le moins du monde. Elle s’apprêtait d’ailleurs à ajouter quelque chose quand ils furent interrompus par un Icare dont le visage ne lui était pas inconnu, mais dont elle n’eut pas le temps de chercher l’identité… Puisque son visage se colla à celui du Vénitien dans un baiser aussi impromptu que langoureux. D’abord surprise au possible, elle finit par réprimer un rire lorsque les deux se détachèrent et qu’elle reconnut enfin Luigi –et vit la tête que tirait Contarini. Dommage que Sofia n’ait pas été là… Elle la chercha d’ailleurs du regard, n’entendant que d’une oreille ce que l’autre racontait, avant de sursauter à cause du bruit d’une gifle retentissante. Eberluée, elle le regarda repartir… Avant de laisser éclater le rire qu’elle retenait depuis son arrivée.

« Tout le secret est dans la souplesse du poignet. Aaaah ! Quelle soirée ! N’êtes-vous pas d’accord ? »
« On ne peut plus d’accord, Signore… Dans le poignet dites-vous ? Décidément vous êtes un homme plein d’enseignements précieux. » commenta-t-elle en faisant elle-même jouer son poignet. Qui sait, ça pouvait toujours servir.
« J’espère vous avoir diverti davantage que les récits de Signora di Parma à mon sujet. Sachez seulement très chère que les enjeux vont au-delà de toutes ses apparences. J’espère au moins avoir le plaisir de vous revoir, Signora di Sola. »
« Je l’espère de même Signore, et je saurai quoi répondre à la princesse lorsqu’elle me parlera de vous désormais. » répondit Helle en s’inclinant pour le saluer. Voilà bien un personnage curieux qu’en effet elle serait ravie de revoir afin de poursuivre l’étude qu’elle avait décidé de mener sur lui. Elle qui aimait écouter les drôles d’énergumènes comme lui, elle était servie…

Désormais seule puisque Silvestre et Sofia avaient fini de danser mais n’étaient pas revenus, elle chercha ses amis du regard et, ne les trouvant pas, décida après une courte hésitation de partir à leur recherche. Finalement elle trouva Sofia un peu à l’écart, non loin du buffet, et glissa son bras sous le sien en attrapant un macaron.

« Drôle de personnage que ce Contarini, ma chère. Il m’a beaucoup amusée, et je comprends mieux pourquoi il vous agace tant… Tout en le trouvant particulièrement divertissant. Vous avez raté un splendide spectacle, surtout quand ce garçon déguisé en Icare est venu l’embrasser sans prévenir. Je suis sûre que vous auriez adoré la tête qu’il a faite… » sourit Helle avec un regard complice. Elle lui raconta la scène plus en détail, riant encore à son souvenir, avant de revenir à des considérations un peu plus sérieuses. « Au fait, où est passé monsieur de Lévis ? L’aurons-nous perdu pour la soirée ? Et si nous partions à sa recherche ? Cette maison est immense, il doit sûrement y avoir des choses amusantes à découvrir au passage ! » proposa la danoise avec un enthousiasme rappelant celui d’une enfant de dix ans à l’évocation d’une chasse aux trésors. Si elle avait su !
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MessageSujet: Re: Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher   Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher - Page 4 Icon_minitime16.09.12 11:02

Grand Salon

Quelques coups et un vase cassé plus loin, la fête pouvait reprendre son cours. Les regards qui s’étaient tournés vers cette bagarre de bas étages digne d’une taverne de mauvais goût se dissipèrent peu à peu. Ne faisant pas exception, le couple tourna les talons et les combattants auraient pu se noyer dans leur sang qu’ils n’y auraient sans doute pas prêté plus attention. Déambulant lentement aux bras de Dionysos, verre à la main et sourire aux lèvres, Raphaëlla admettait que cette soirée aurait pu être plus désagréable. Un peu d’animation, beaucoup d’alcool et une agréable compagnie : l’Olympe était un lieu charmant. Elle balaya d’un coup d’œil l’assemblée et alors qu’elle se retournait pour glisser quelques mots au jeune homme qui l’accompagnait, elle remarqua qu’il fixait d’un regard un peu noir un petit groupe qui se tenait non loin d’eux. Malgré le champagne qu’elle avait bu sans retenue, son esprit ne fit qu’un tour. En apercevant cette odieuse silhouette quelques minutes auparavant, elle avait cru être victime d’une petite hallucination, mais il semblerait que non. Face à un public sans doute forcé et notamment composé de Sofia di Parma, cet insolent qui lui servait de frère se tenait de toute sa non-splendeur. Une question toute simple se posait alors : que faisait-il ici ? Elle avait pourtant pris les précautions nécessaires pour que l’invitation ne tombe pas entre ses mains. Il l’espionnait…. C’était incontestable.
Contenant sa colère, la Contarini se contenta de regarder l’amusant spectacle qui se déroulait soudainement. Un Icare gringalet et visiblement aussi saoul que l’était régulièrement son défunt époux –paix à son âme-, vint en virevoltant embrasser le vénitien qui surpris, n’eut pas le temps de réagir. Cette scène n’échappa pas non plus au dieu qui était à ses côtés.

- Gottverdamt !Nous voilà en présence d’ un lagunaire aux mœurs aussi italiennes que possible, Venise vient à nous. Avez -vous vu sa tête ?
Le rire de Raphaëlla en disait long sur ce qu’elle pensait de sa tête. Elle ne répondit d’ailleurs pas, attendant la suite des évènements.
Il a l’air d’un parfait nigaud des champs !
- Ce qu’il assurément, ajouta-t-elle au moment où une gifle retentit. Elle haussa un sourcil d’un air un peu déçu. Nul ne doute que ce geste n’est que pour la bonne figure car l’ambassadeur a le vice italien en lui !
- Mais assez parlé de cet imbécile, il ne mérite pas qu’on parle de lui, il ne mérite même pas le baiser qu’il vient de recevoir, tandis que vous, vous méritez à mon humble avis une nuée de petites attentions ….
Il avait sans doute raison. Mieux valait oublier que cette soirée était également peuplée de parasites et profiter un tant soit peu. Et puis cela aurait été lui faire beaucoup d’honneur que de n’évoquer ne serait-ce que son nom.
- J’aurai été vexée que vous lui trouviez plus d’intérêt qu’à moi, répondit-elle avec un sourire un brin enjôleur. Allons-nous en, nous serons sans doute mieux dans un endroit un peu plus intime.
Mais à peine eurent-ils le temps de tourner les talons que le contenu du verre tenu par Francesco vint se renverser intentionnellement, cela ne dupait personne, sur la toge de celui avec qui l’italienne aurait bien fini la soirée.

- Oh quel maladroit je fais ! Si elle avait pu le fusiller avec ses yeux bleus, elle l’aurait assurément fait. Quel don il avait de venir entacher n’importe lequel des petits moments d’amusement qu’elle s’octroyait.
- Heureusement qu’on ne reprochera pas au dieu de la beuverie d’être taché de la sorte ! Vous restez dans le ton.
- Et pour rester dans le ton de votre costume, pourquoi n’iriez-vous pas mettre la tête sous l’eau, demanda-t-elle d’un ton mielleux accompagné d’un regard assassin. Francesco daigna enfin se tourner vers elle.
- Ma chère sorella, s'exclama-t-il. Quelle beauté ! Vous n’allez pas tarder à trouver un beau parti ! Tant que ce n’est pas celui-là… Elle esquissa une grimace de dégoût lorsqu'il s'approcha d'elle pour l'embrasser de façon ô combien trop familière.
- J'ai connu pire ces dernières années et il me semble que vous n'y êtes pas pour rien.
- Allons souriez un peu ! C’est la fête !


Le voyant quitter la pièce, elle hésita quelques instants à lui lancer la couronne qu'elle portait sur la tête afin, avec un peu de chance, de le tuer sur le coup. Mais n'ayant au final que peu envie de passer pour une furie, elle se contenta de le regarder s'éloigner d'un œil mauvais. Une fois qu'il eut disparu, elle prit une profonde inspiration avant de s'adresser au prince de Saxe, dont au final elle ne connaissait toujours pas le nom.

- Vous m'excuserez, mais aussi vite qu'est apparu mon frère, ma bonne humeur s'est envolée.

Elle lui tendit sa coupe presque vide et prit le chemin de la sortie en pestant, manquant à quelques reprises de perdre l'équilibre. Au final, cette soirée était bel et bien minable et Raphaëlla n'avait plus qu'une envie : rentrer chez elle, casser quelques vases et filer se coucher. Au diable l'Olympe et au diable Dionysos, elle préférait mourir seule au fond de son lit plutôt que de rester ici.
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Sofia Farnèse

« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Je l'ai fermé par sa faute. Seul lui pourrait le rouvrir un jour ...
Côté Lit: Je ne suis pas de celles qui se couchent pour un sourire. A peine pour un diamant, mais souvent pour la passion.
Discours royal:



♈ LA BELLA FARNESE ♈
Più bella cosa non c'è

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Titre : Princesse Farnèse, Princesse Chimay par mariage
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MessageSujet: Re: Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher   Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher - Page 4 Icon_minitime17.09.12 21:10

Grand Salon

« Ne m’en voulez pas, je vais vous abandonner un instant, je reviens au plus vite. »

Après quelques pas de danse loin de l'insupportable vénitien, Silvestre laissa Sofia. L'italienne se dit que son ami avait vu une autre connaissance et qu'il serait impoli de ne pas aller la saluer donc elle lui fit un petit sourire avant de se faire inviter par un autre jeune homme pour une autre danse. Mais rapidement, la tête lui tourna et Sofia préféra s'écarter pour un manger un petit truc et surtout boire car elle avait bien soif. Seulement, l'alcool ne lui réussissait pas et sans être au point de se rouler par terre, elle était plus guillerette que d'habitude. Voilà pourquoi elle eut un grand rire franc en voyant Colonna embrasser Francesco et s'était presque étouffée de rire lors de la baffe de Contarini. Finalement, cette fête était très réussie, avec beaucoup d'animations !

Elle déambula parmi les convives pendant de longues minutes, discuta avec certains, beaucoup plus détendue que d'ordinaire. Là encore, l'alcool aidait beaucoup dans son attitude. Puis elle retourna au buffet se servir un petit quelque chose à manger. C'est là que son amie Helle revint vers elle, lui parlant tout d'abord de Francesco et de leur conversation, enfin davantage du monologue du vénitien.

« Vous avez raté un splendide spectacle, surtout quand ce garçon déguisé en Icare est venu l’embrasser sans prévenir. Je suis sûre que vous auriez adoré la tête qu’il a faite…»
« Oh si je l'ai vu ! De loin mais j'ai adoré ce spectacle. N'appréciant ni l'un ni l'autre, cela fut hautement divertissant ! » Sofia riait de bon cœur en y repensant.
« Au fait, où est passé monsieur de Lévis ? L’aurons-nous perdu pour la soirée ? »
« Il s'est absenté, je pense qu'il a du voir une de ses connaissances. »
« Et si nous partions à sa recherche ? Cette maison est immense, il doit sûrement y avoir des choses amusantes à découvrir au passage ! »

Son enthousiasme était contagieux puisque l'italienne se mit à sourire un peu bêtement, un large sourire amusée. Il y avait sûrement de quoi faire dans cette grande maison.

« Allons y ! Nous allons bien nous amuser ! »

Et voilà que, bras dessus et bras dessous, les deux demoiselles se mirent à la recherche de Silvestre, en commençant tout d'abord par le grand salon où elle se trouvait mais rien de bien intéressant, elles y avaient passé la soirée, il était temps de découvrir les autres pièces. Elles se rendirent donc au Salon vert mais à part quelques couples enlacés sur les canapés, il n'y avait pas grand chose d'intéressant.

« Les gens n'ont aucune pudeur, vraiment ! » lâcha t'elle dégoûtée.

Certes, Sofia n'était pas la fille la plus prude de la maison ni même du monde, mais elle avait certaines règles, même si l'alcool n'aidait pas à les tenir, mais elle se voyait mal se laisser peloter devant le reste de l'assistance ! Tant pis, elles passèrent au Salon bleu mais là encore, point de Silvestre et bien trop de couples d'un soir. Où était passé leur ami, il n'aurait jamais osé les laisser seules dans cet hôtel, il était bien trop gentilhomme !

« Croyez vous qu'il explore aussi la maison ? Il n'est quand même pas dans les étages … elle hésita un instant puis entraîna Helle. Oh, personne ne nous en voudra d'être montées ! » lança t'elle d'un air mutin.

Et voilà les deux amies gravir les escaliers en riant comme deux enfants, sans se soucier du reste des invités en bas. Le premier étage avait l'air vide, il n'y avait qu'une personne endormie à côté d'un meuble, visiblement ivre. Hésitante tout d'abord, Sofia se laissa entraîner par son amie dans l'exploration de l'étage, celui où vivait la grande absente de la fête, Gabrielle de Longueville. S'il n'y avait personne en vue, on entendait pourtant des voix derrière certaines portes. Innocente, Sofia ouvrit l'une d'elle, tout en parlant tout bas d'un ton rieur.

« Croyez vous qu'il se soit cach.... AAAH ! Sofia hurla, horrifiée et referma la porte de suite. Il y avait des gens entrain de … enfin nus et … vous avez compris ! »

Visiblement choquée, l'italienne s'écarta et les deux continuèrent leur exploration. Mais sur les quatre portes qui suivirent, une contenait un placard et les trois autres des gens en grand exploit sportif. Lorsqu'elles ouvrirent une nouvelle porte, elles ne refermèrent pas de suite. Sofia plissa les yeux et entrouvrit la bouche, chercha ses mots et ne put que dire en murmurant :

« Mais comment font-ils pour être aussi … souples ? »

Elles tournèrent la tête sur le côté, façon synchroniser puis fermèrent à nouveau cette porte ! Décidément, il y avait beaucoup à voir dans cet hôtel, c'était certain !

______________________

PRINCESSE VENALE ✽
“Dans les contes pour enfants, les princesses donnent des baisers aux crapaud. Dans la vie réelle, les princesses embrassent les princes et ceux-ci se transforment en crapauds.”


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Silvestre de Lévis

« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Volé par une jolie pirate
Côté Lit: Ca dépend de vous
Discours royal:



    Miaou ☀
    Mais oui! Mais oui!
    J'ai bien vu un Gros Minet!!


Âge : 27 ans
Titre : Vicomte de Vauvert, Seigneur de La Voulte et Beauchastel, Commandant du Soleil Royal (marine royale)
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Date d'inscription : 28/02/2012


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MessageSujet: Re: Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher   Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher - Page 4 Icon_minitime18.09.12 5:12

Le hasard fait parfois très bien les choses. Et j’en étais pour le moins ravis. En acceptant l’invitation de Sofia jamais je n’aurais cru tomber – et le mot était presque juste – sur Andréa. La dernière fois que nous nous étions vus, les adieux avaient été déchirants. Les blessures, plus psychologiques que physiques, nous avaient fais beaucoup de mal. Elle avait perdu beaucoup de choses, j’apprenais que je quittais l’Amérique. Et nous nous retrouvions de l’autre côté du monde, dans le « Vieux Monde », au milieu des luminescences de Versailles. Et bizarrement, cela me paraissait tellement étrange. Comme si s’aimer ici serait bien plus difficile que ce que nous avions vécu jusque là. Et pourtant, ça devrait être plus simple. J’avais l’impression d’être dans un rêve et que d’un instant à l’autre, j’allais me réveiller, seul, qu’elle aurait disparut comme un nuage de fumé. Comment pouvions-nous paraître si fous amoureux l’un de l’autre quand nous étions ensemble et pourtant si distant et libres dès que nous étions séparés ? C’était un mystère que moi-même je n’arrivais pas à résoudre, et c’était peut être ce qui rendait ce lien qui nous unissait plus beau.

Même si nous avions vraiment l’impression d’être seuls au monde à cet instant précis, j’avais véritablement besoin de l’avoir pour moi seul. Cela me paraissait une éternité, et en réalité, ça faisait bien plus longtemps que cela. Et l’idée de nous isoler ici, dans cet hôtel particulier plein de monde ne m’avait même pas effleuré l’esprit. Je ne savais que trop, pour en avoir vécu quelques unes chez nous à Versailles, comment ces soirées du grand monde se terminaient, chaque couple dans une chambre, parfois plusieurs dans la même, à ne plus savoir où commence un corps et où fini l’autre, au point qu’on ne pouvait savoir combien de personnes s’échangeaient mutuellement des faveurs. Je n’avais pas vraiment peur que nous soyons découverts. A vrai dire, qui pouvait bien en avoir quelque chose à faire de la relation entre le Vicomte de Vauvert et Mademoiselle de Bellevue ? Pas grand monde, et c’était surement au mieux. La seule personne qui aurait pu nous blâmer était le Gouverneur de Bellevue, qui, heureusement pour nous, était de l’autre côté de l’océan Atlantique. Alors au point où nous en étions… Je pensais plutôt à un rendez-vous discret chez elle, ou chez moi, peut importait, du moment que nous n’étions que tous les deux…

- Ce n'est que pour me mettre au service d'une vieille marquise.

Une vielle marquise ? Voilà tout ce qui se mettait entre nous, et des rendez-vous galants ? Eh bien, la tâche ne me paraissait pas malaisée. Je connaissais assez Andréa pour savoir qu’elle irait là où le vent la poussait, et elle me connaissait assez pour savoir que les impératifs du service étaient ce qui menait ma vie, alors autant profiter l’un de l’autre quand l’occasion se présentait, le contraire aurait été stupide. Je lui soufflais mon besoin de la voir à l’oreille, et sa réponse fut bien plus expressive que celle que j’attendais :

- Maintenant, alors.

Elle était la plus intrépide des deux, là où je restais aussi classique que possible. C’était ce qui faisait le charme de notre relation. Et je devais bien avouer que je ne m’en fis pas prier, loin s’en fallait. Elle prit ma main et m’entraina, d’abord marchant, puis finissant par courir, dans les escaliers de l’hôtel de Longueville. Le contraste entre l’étage et le rez-de-chaussée était saisissant. Ici, pas un bruit ou presque, et beaucoup de recoins pouvant dissimuler tout et n’importe quoi. A peine arrivé, elle se jeta à mon cou et je sentis son corps s’imprimer contre le mien dans un baiser langoureux que je lui rendis en posant mes mains sur ses côtes, l’appuyant doucement contre le mur, dans un recoin du couloir, à l’abri des regards des potentiels passants.

- Tu m'as tellement manquée.

Je lui souris et répondis à son nouveau baiser avant de répondre doucement, mes lèvres frôlant les siennes :

-Toi aussi, bien plus que tu ne pourras jamais l’imaginer…

Mais l’impulsivité d’Andréa reprit le dessus presque immédiatement et elle se mit en quête de nous chercher une pièce loin des regards, ce qui ne fut pas aisé, car, comme je m’y attendais, les trois quart étaient déjà occupées. Nous trouvâmes enfin un endroit un peu éloigné, dans un petit salon, avec un grand canapé qui serait parfait pour quelques instants de bonheur qui n’avaient pas eut lieu depuis si longtemps. En fermant la porte derrière moi, je pris soin de tourner la clef, pour nous assurer un minimum de tranquillité, ce qui n’était pas gagné, vu le nombre de personnes qui auraient surement envie de faire comme nous. Sa robe avait déjà glissé à terre, et je la regardais un instant, uniquement éclairé par la lueur de la lune à travers la fenêtre. Elle était si belle, parfaite. Il me fut difficile pourtant de garder mon calme plus longtemps. D’un geste rapide, je retirais la couronne de laurier que j’avais dans les cheveux, et me débarrassais de la toge que j’avais attachée rapidement par-dessus ma chemise et mon haut de chausse. M’approchant d’Andréa, je passais une main dans son dos pour l’allonger sur le canapé, et partager avec elle un de ces moments si rares qui nous était si occasionnellement offert…

______________________

Happiness is the key
And may be, just may be, you can go farther than you ever thought. That is the biggest journey you'll do, and your life will never, ever be the same again.


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MessageSujet: Re: Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher   Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher - Page 4 Icon_minitime24.09.12 12:21

Racine avait saisi la main de sa conquête du soir, conquête qui ne lui avait demandé aucune espèce d'effort puisque, pour une raison inconnue, elle avait décidé de s'accrocher à lui. Il fallait dire que personne n'allait la lui disputer, songeait le dramaturge en lui conduisant à travers les méandres de l'hôtel des Longueville à la recherche d'une pièce libre et en lui jetant de temps à autre un coup d’œil. Le regard enamouré – et bovin – avec lequel elle le fixait suffit à le convaincre de la stupidité de la jeune femme. Et elle n'était même pas jolie pour compenser. Pas jolie et même particulièrement laide. Mais à certains moments, il faut bien se contenter de ce que l'on a. Surtout dans l’état avancé de sobriété dans lequel se trouvait Racine, il n'était guère capable de chercher mieux pour terminer sa soirée. Il conduisait la jeune femme qui poussait de temps à autre des gloussements, dans les étages de l'hôtel des Longueville, guidé par une sorte d'instinct accordé par la boisson, à la recherche d'une chambre ou d'une simple pièce vide. Racine dut se rendre à l'évidence qu'il n'était pas le premier à avoir eu cette idée car de nombreux couples s'étaient déjà approprié les lieux. Il s'avançait encore plus dans les méandres de la demeure quand des silhouettes bien connues mais auxquelles il ne put donner immédiatement un nom apparurent au bout du couloir, lui tournant le dos et ouvrant les portes les unes après les autres ce que le dramaturge trouvait parfaitement stupide au vu des circonstances, c'était le moyen le plus sûr de tomber sur des scènes intimes. Un éclair de lucidité (à moins que ce ne fut que l'instinct de survie – la survie de sa maigre réputation en l'occurrence) le fit plonger dans un couloir de service, vide et silencieux pour fuir les regards inquisiteurs de Helle de Sola et Sofia di Parma, sans doute ses deux meilleures amies de la cour. Et les seules devant lesquelles il aurait eu honte d'apparaître dans cet état, malgré tout l'alcool ingurgité.

Croyant à un jeu, la femme dont il ignorait toujours le nom se colla à lui et l'embrassa d'une manière qu'elle aurait sans doute voulu langoureuse. Racine répondit sans conviction à son baiser puis entreprit de passer tout de suite aux choses sérieuses en lui ôtant sa tunique maintenue par une simple fibule. Il fallait bien reconnaître que ces vêtements-là étaient plus rapides à ôter que ces robes de cour bien compliquées et aux multiples couches qui lui faisaient associer les femmes à des oignons. Le lieu n'était pas forcément agréable mais personne n'aurait l'idée de s'aventurer dans ce recoin. Tous les éléments étaient réunis pour passer une nuit agréable à défaut de vraiment enthousiasmante. Mais au moment où Racine, entravé plus qu'aidé par sa conquête qui tirait comme un bourrin sur sa tunique, entreprenait de se déshabiller à son tour, une pensée le frappa et suspendit son geste :

- Croyez-vous que Ferdinand s'est blessé en tombant par la fenêtre ?
- Qui ? Répliqua la gourgandine qui continuait à... Racine ne savait pas exactement à quoi elle s'employait sinon à faire des mouvements désordonnés.
- Je n'aurais pas dû le pousser ainsi, certes, il n'avait pas à me provoquer de cette manière, c'était vil – vous devez bien l'avouer, après tout il m'a emmené ici pour me remonter le moral..., débita Racine d'un ton soucieux.
- Embrassez-moi, le supplia sa compagne sans prêter attention au monologue de l'auteur de théâtre.
- …Mais je m'en voudrais de l'avoir tué quand même, il a bien l'air de chercher à provoquer la mort en fanfaronnant devant les puissants mais il ne mérite pas un tel sort. Et puis, si beaucoup diraient que sa perte serait légère, ce serait tout de même un poids sur ma conscience, continua le dramaturge en se détachant de la jeune femme.

Une nouvelle idée fixe venait de prendre jour dans son esprit embrumé par l'alcool : il lui fallait retrouver Ferdinand et s'excuser. Quitte à abandonner ce petit moment de plaisir, chose qu'il fit d'ailleurs sans un mot d'explication, laissant sa conquête nue (et abasourdie) dans un recoin de couloir sombre. Le temps de descendre les escaliers, il l'avait déjà oubliée. Il ne mit pas longtemps à retrouver d'Anglerays assis seul dans une alcôve, le nombre de participants avait considérablement diminué pendant son intermède à l'étage. Le Fou se trouvait en bien piteux état et semblait être sorti vaincu d'une bagarre avec un buisson. En d'autres circonstances, Racine aurait éclaté de rire devant la scène (surtout qu'une feuille continuait d'orner la chevelure de Ferdinand sans que celui-ci ne parut s'en être rendu compte) mais il se savait responsable des blessures de guerre de son ami aussi – cette réaction pouvait paraître logique, bien qu'un peu disproportionnée – éclata-t-il en sanglots.

- Racine je vous avertis, si vous m’approchez, c’est vous que je passe par la fenêtre !

Le dramaturge, malgré ses larmes et son trouble, eut la présence d'esprit de vérifier qu'il ne se trouvait aucune fenêtre à proximité et s'approcha de son ami pour le serrer dans ses bras, sans penser que cela ne pouvait que raviver la douleur des écorchures du Fou.

- Oh, je ne mérite que cela, je suis un ami indigne, je suis désolé, terriblement désolé. Me pardonnez-vous ? Non, bien sûr... Je suis un misérable, ma vie est misérable...

Et tout en continuant à présenter des excuses entrecoupées par les sanglots, Racine s'assit aux côtés de l'Hermès pour pleurer sur son épaule.
Quelques dizaines de minutes plus tard, ce fut ainsi qu'il finit par fermer les yeux et par s'endormir. Il avait du vin à cuver.


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Derek de Saxe

« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: pas encore de problèmes cardiaques, merci de vous en préoccuper
Côté Lit: Surprise, ça bouge!
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En toute modestie
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MessageSujet: Re: Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher   Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher - Page 4 Icon_minitime27.09.12 20:17

GRAND SALON

-J'aurai été vexée que vous lui trouviez plus d’intérêt qu’à moi, répondit-elle avec un sourire un brin enjôleur. Allons-nous en, nous serons sans doute mieux dans un endroit un peu plus intime.

Les choses intéressantes allaient pouvoir commencer.

-Brillante idée ! Moi qui ne désirais justement rien tant au monde que d’être plus intime avec vous. Ecoutez c’est merveilleux, cela tombe à point nommé puisque je connais justement l’endroit adéquat pour faire notre affaire ! Suivez moi !

Peu subtil, nous en conviendrons mais pourquoi prendre des gants, quand l’une et l’autre des parties est en pleine possession de ses moyens, tout à fait consentante et totalement prête à s’engager dans une relation synallagmatique ? Une perte de temps, alors trêve de salamalecs et place à l’action !Il avait commencé à l’entrainer dans la direction des escaliers mais malheureusement le destin s’en mêla à ce moment là.

Tout se passa en un instant. Il ressentit d’abord comme une sensation d’humidité dans son cou et son dos, puis instinctivement il mit la main à l’arrière de son épaule et la retirant, la découvrit, rouge et poisseuse. Le visage figé dans la plus parfaite expression de fueur, il se retourna d’un bond et se retrouva nez à nez, et sans surprise, avec le plus détestable des mangeurs de pâtes, celui que tout un chacun rêverait d’étouffer en le gavant de raviolis jusqu’à ce que mort s’en suive.

L’envie de se lancer dans cette macabre entreprise ne lui avait jamais paru aussi tentante qu’à présent, mais étant en bonne compagnie, il resta aussi digne et mesuré que possible.

"Oh quel maladroit je fais ! .Heureusement qu’on ne reprochera pas au dieu de la beuverie d’être taché de la sorte ! Vous restez dans le ton"

Un jour je l'aurais, je l'aurais! (c'est la MAF) marmonna Derek. Pourquoi donc Dieu avait il décidé de laisser ce pathétique personnage voir le jour? Il n'était pourtant d'aucune utilité! C'était un parasite! Un nuisible comme tous ces satanés volatiles obèses et suicidaires qui trainaient dans toute la capitale!

Si la plaisanterie avait été le fruit d'une autre personne, il aurait volontiers ri , mais LUI... arghhh. Tant pis pour le mesuré et digne!

- Très amusant Contarini, très amusant. Toujours prêt à vous rendre ridicule pourvu que tous les regards se tournent vers vous à ce que je vois. Rappelez moi votre âge?! Vous êtes aussi ridé qu'une vieille pomme (un mensonge ne faisait jamais de mal) et pourtant quand vous parlez j'ai l'impression d'avoir un de ces ridicules êtres qui ne savent que brailler pour attirer l'attention et que l'on rêverait d'abandonner à la porte d'un monastère par la plus froide nuit d'hiver. Pathétique!

Mais cet empêcheur de tourneur en rond ne l'écoutait pas, il n'avait plus d'yeux que pour cette rousse très prometteuse.. qui avait une répartie formidable. Dire à un faux Narcisse, narcissique d'aller se noyer pour rester dans le ton de son personnage! C'était génialissime. Si il n'avait été si fâché, il en aurait ri à gorge déployée;et même il aurait applaudi!
L'information qui suivit lui laissa par contre comme une arête en travers de cette gorge.. il n'était pas une lumière en Italien, mais sorella, on le devinait, voulait dire soeur. Non! Impossible! Comment un abject résidu d'humanité pouvait avoir une si alléchante soeur?

Tout à coup l'excitation retomba.A une vitesse vertigineuse. Il avait envie de vomir. Il ne suivit pas le restant de la discussion entre Contarini.

- Vous m'excuserez, mais aussi vite qu'est apparu mon frère, ma bonne humeur s'est envolée.

Et moi donc,avait il failli répondre! D'un certain côté il était soulagé qu'elle s'en aille, car si attirante et intelligente qu'elle semblait l'être, rien n'effacerait cette erreur génétique qu'elle était: Une Contarini, d'un autre côté il était vexé qu'elle puisse décider de le laisser en plan, quelle sale engeance ces Vénitiens!Il resta aimable malgré tout, car il ne pouvait totalement lui en vouloir, ce n'était pas sa faute, personne ne choisissait sa famille!

- Ce n'est que partie remise, j'espère! J'ai été , sachez le,charmé de vous rencontrer et je vous souhaite bien du courage. Avec un frère pareil, il y a bien longteps que j'aurais attenté à mes jours.

Elle s'en alla sans un mot de plus, lui laissant son verre, comme si il avait été un de ces vulgaires gueux chargé de faire le ménage. Ce fât avait tout gâché. Contarini 1/ Wettin: 0 . Tant pis, il se consolait en se remémorant cette phrase.. il ne savait plus de qui elle était : " tout vainqueur insolent à sa perte travaille". Belle consolation...
Vite un remontant, c'était plus efficace. Un verre d'englouti, puis deux, puis... oh ça ne suffisait pas, il fallait qu'il se vide de toute cette frustration, et rapidement!

Balayant la salle, il tomba finalement nez à nez avec une blonde à l'air quelque peu désorientée, la bouche tordue en une sorte de grimace malfaisante, elle aussi devait rêver en ce moment d'assassiner quelqu'un apparemment. Mais l'attitude de la jeune femme lui importait peu, elle était tout ce qu'il y avait de plus raisonnable en matière de beauté. Echelon 9 au moins!

- Mes hommages Madame!Mais qui a donc osé vous laisser dans un coin, vous qui rayonnez pourtant de mille feux!C'est scandaleux! A défaut de pouvoir porter plainte,moi Derek de Saxe, je me fais un devoir de réparer cela.... Mais ma parole ,on ne s'entend vraiment pas ici, venez , nous allons trouver un endroit plus propice à la conversation.

Et sur ce, sans attendre sa réponse et la sentant peu réactive, il lui prit la main et l'entraina à sa suite.









______________________

Pervers  Pervers  Pervers  Pervers  Pervers  Pervers  Pervers  Pervers  Pervers  Pervers

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MessageSujet: Re: Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher   Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher - Page 4 Icon_minitime29.09.12 11:42

Grand Salon


-Comptez-vous … rester un moment ?

Bien qu’elle connaisse la réponse avant même d’avoir posé la question, Alaina fût déçue. Nicolas et elle ne partiraient jamais d’une soirée, ensemble. N’y arriveraient jamais ensemble non plus. Il toquera à sa fenêtre quand elle ne l’y attendra pas. Il l’attira dans un coin sombre de Versailles alors qu’elle pensera à autre chose. Il était inattendu et c’était ce qui lui avait plu au début. Cette grisante attente aussi délicieuse que les moments passés ensemble. Mais ce soir, elle aurait voulu être comme ces femmes qui avaient leurs prétendants attitrés. Qui ne rentreraient pas seules ce soir, quoi qu’il se passe un fois les portes closes.

Un voile de tristesse du passer sur son visage car le mousquetaire y passa une main tendre. Elle lui offrit un triste sourire et il lui murmura des paroles réconfortantes à l’oreille. Puis s’éclipsa dans un bruissement d’ailes.

Peut-on se sentir seule au milieu d’une foule ?
Clairement oui.

A la faveur d’un mouvement de groupes, Alaina eu à nouveau dans son champ de vision Arthur de Roberval et Morgan de Richmond. Une pointe
de culpabilité l’envahie. N’était-ce pas en raison de sa faiblesse que les deux hommes étaient en train de battre comme des chiffonniers ? Elle était partie sans même tenter de les séparer.

Elle posa son verre et attrapa sa robe pour fendre la foule d’un pas déterminé. Arrivée près du champ de bataille elle vit les dégâts. Des morceaux de bois et verre gisaient de tout côté. Les deux hommes n’étaient pas en meilleur état. Tout deux le visage en sang, leurs hématomes commençaient à prendre des teintes inquiétantes de violet.

Richmond était soutenu par Aymeric de Froulay, le cousin de François, qui venait juste de les séparer. Arthur était retenu par deux hommes,
mais alors qu’une femme se penchait sur l’anglais, personne ne semblait se préoccuper du marin. Alaina eut un élan pour celui qui un jour n’avait pas hésité à plonger dans une fontaine pour la repêcher.

Elle posa une main sur son bras mais celui-ci eu un moment brusque qui la fît sursauter. Près à la frapper, il suspendit son geste au dernier moment. Bien que n’étant pas une froussarde, la jeune fille dû admettre
que l’homme était effrayant à cet instant. Le visage tuméfiée, ivre de colère, si elle ne l’avait pas connu tendre comme un père, elle serait probablement partie en courant. Mais petit à petit, il se détendit.

-Vous …

Elle n’eut pas le temps ni de s’enquérir de l’état de son ami, ni même de lui présenter des excuses. La femme blonde s’était retournée et lançait à son tour, non pas ses poings, mais une pique, d’une langue bien acérée.

- Mais où ce rustre a-t-il appris ces manières ? Chez les sauvages ?!

-Sans aucun doute ! voyez vous madame, on appelle les hommes vivant sur leur bateau des gueux des mers, cela lui sied à merveille. Articula péniblement Richmond pour renchérir.

Elle sentit aussitôt Arthur se crisper.

-Ne les écoutez pas, supplia-t-elle, craignant une nouvelle flambée de violence. La raillerie est le refuge des vaincus.

Peine perdue, Roberval ne l’écoutait pas. Il se redressa de toute sa hauteur et la pris à partie.

- Il croit qu'il peut m'impressionner ? Vous savez,
mademoiselle d'Argouges, j'ai eu beaucoup d'ennemis sur les mers, beaucoup de navigateurs expérimentés, de pirates sournois, de brutes épaisses ont juré ma perte et ont souhaité ma disparition... Trouvez-en un en vie aujourd'hui.
[/font]
L’irlandaise ne répondit pas, sachant pertinemment que ces paroles n’étaient pas vraiment adressée à elle. Mais elle offrit un petit sourire à son compagnon, un mélange de repentir, de soutien et de trêve.

-Qui est-elle ? demanda-t-il en désignant du menton la femme qui se penchait à nouveau sur Richmond.

Alaina l’observa plus attentivement. Elle l’avait déjà aperçue dans un couloir de Versailles, elle en était sûre. Vivonne avait dû lui en parler, comment était-ce déjà ?

-Gallerande ! S’exclama-t-elle. Un nom breton, peu éloigné du marquisat de mon Parrain. Anne je crois.
-Comment dites-vous ? Gallerande ?

Tout deux tournèrent la tête vers le petit groupe formé autour de l’anglais. Pensive, Alaina confirma en hochant la tête. Autour d’eux, le calme revenait et les invités, voyant que le spectacle était terminé, vaquaient à d’autres occupations, cherchant un nouveau sujet d’excitation.
-Il faut que vous soigniez votre visage, Monsieur de Roberval. Laissez-moi trouver quelque chose dans la cuisine.

- Si vous n'y voyez pas d'inconvénient, mademoiselle, partons, je n'ai plus à rien faire ici, vous comprenez qu'il y a quelqu'un de trop ici.

Enfin quelqu’un lui parlait de partir ! Béni soit-il, cette soirée était un véritable fiasco !

-C’est que je suis venue avec la voiture d’une amie, répondit-elle en cherchant Megan des yeux.

-Et au diable la bienséance, je vous invite chez moi, je ne vous promets pas une excellente compagnie, encore que, il n'y aura pas de lâche ni de traître, mais l'alcool y est meilleur.

Alaina resta interdite un instant. Elle ne s’y attendait pas et bien qu’elle ne soit pas du genre prude, ses relations avec un certain mousquetaire pouvaient en témoigner, elle veillait à préserver sa réputation du mieux qu’elle pouvait. Partir avec un homme qui venait d’en défier un autre, pratiquement pour elle, voilà qui n’était pas digne du comportement d’une jeune fille de bonne famille. Mais la fête battait son plein et plus personne ne faisait attention à eux. Et plus que tout, elle avait terriblement envie de partir d’ici.

-J’accepte votre invitation, Monsieur de Roberval. A vrai dire, je ne me sens pas à ma place ici.

Sans répondre, il lui attrapa le bras et la remorqua jusqu’à la sortie. Tout juste eut-elle le temps d’attraper sa cape et de laisser un mot à Megan.

Dehors, il gelait à pierre fendre et il ne faisait guère plus chaud dans la voiture. Un silence un peu gênant s’installa. Après tout, ils ne se connaissaient guère. Peut-être que Roberval attendait quelque chose de sa part … Elle lui jeta un œil à la dérobée, mais il était absorbé dans ses
pensées.

-vous savez, dit-elle pour briser le silence, je suis désolée de m’être enfuie tout à l’heure. C’est juste que vous m’avez surprise dans un moment de faiblesse dont j’ai eu honte. Je ne suis pas ce genre de fille frivole qui court après les hommes. Simplement je me sentais seule et parfois toutes les paroles réconfortantes sont bonnes à prendre. Ça et surement un trop plein de champagne ajouta-t-elle en souriant.

Arthur la regarda et sourit à son tour. Après tout qui connaissait mieux la solitude qu’un marin.

La voiture s’immobilisa dans la cour de l’hôtel. Gentleman, il l’aida à descendre puis la précéda dans la cuisine. Il s’apprêtait à sonner ses
gens, quand elle l’interrompit.

-Il est presque trois heures et demi du matin, laissez donc vos valets dormir, je vais m’occuper de vous. C’est la moindre des choses que je puisse faire pour un gentilhomme qui s’est battu pour sauver mon honneur. Parce qu’il ne s’agissait que de mon honneur, n’est-ce pas Monsieur de Roberval ? ajouta-t-elle taquine.

Elle saisit un linge qu’elle imbiba d’eau et de savon et entreprit de nettoyer les blessures de son hôte qui s’était bien sagement assis sur un banc. Seule une lampe à huile diffusait de la lumière. Ils restèrent silencieux quelques instants.

-Il va vous falloir quelques points sur l’arcade j’en ai bien peur.

Avisant un panier de couturière dans un coin, elle se saisit d’une aiguille et de fil.

-Avez-vous de l’alcool ? S’enquit-elle en ouvrant les placards. Arthur lui désigna un flacon d’eau de vie dont elle se servit pour nettoyer ses mains et ses instruments avant d’en verser un peu sur son étoffe. Lorsqu’elle leva les yeux vers son patient, celui-ci semblait inquiet. Elle lui offrit un sourire réconfortant.

-Allons Monsieur, un peu de courage, je vous promets de ne pas vous défigurer.

Et elle lui tendit le flacon dont il prit une bonne lampée. Avec des gestes presque tendres, elle tamponna la blessure puis rapprochant les bords de la plaie, elle recousu la peau. Elle sentit la mâchoire du blessé se contracter et eu mal pour lui par procuration. Les gestes lui revinrent naturellement, comme quand elle aidait sa gouvernante à soigner les soldats irlandais blessés. Toujours par ces maudits anglais, comme aujourd’hui.

Elle coupa le fil et sentit le soulagement de son hôte.

-J’ai terminé, vous avez bien meilleur mine !


Arthur jeta un œil à son visage dans le plat d’un couteau, étonné des talents de chirurgienne d’une fille de cour.

-J’ai grandie dans un pays en guerre. J’ai appris la broderie sur les soldats irlandais. Et bien d’autres choses … répondit-elle nostalgique.

Elle secoua la tête, pas de faiblesse supplémentaire ce soir. Se laisser charmer par Richmond était une chose, raconter des détails compromettant son identité en était une autre.

-comme boire de l’eau de vie par exemple !

Elle attrapa le flacon des mains d’Arthur et en pris une gorgée. Bien qu’elle s’y attendit, le liquide lui brula la gorge et elle ne pu se retenir de tousser. Ce qui la fit rire, ce qui la fît à nouveau tousser. Ce qui les fît partir tout les deux dans un grand fou-rire libérateur.

Quel tableau, un marin recousu et une irlandaise espionne dans une cuisine en pleine nuit. On dirait le début d’une blague.

Ou d’une amitié.
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Dernière édition par Alaina of Cork le 02.10.12 22:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher   Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher - Page 4 Icon_minitime02.10.12 22:12

salon vert

Il aurait pas arriver n’importe quoi ce soir : au vu de l’état de Christine, rien ne pouvait de toute façon bien se passer. Mais il avait fallu que ce soit Colonna et, pis encore, Racine qui viennent lui trouver quelques ennuis. Elle détestait cordialement le premier - ça n’était pas un secret - quant au second, leur dernière rencontre lui avait fait valoir à quel point il lui inspirait des sentiments confus. Compte tenu de ces deux positions, le plus raisonnable eut été de les laisser parler - ou du moins, de laisser parler l’Italien et n’avoir pour réponse que le mépris dont elle savait parfois faire preuve mais hélas, toute raison l’avait quittée ce soir. Et non contente de manquer de révéler à Colonna ce qu’elle pensait avoir découvert sur lui, la marquise venait de cracher au visage du dramaturge des insultes et un mépris que ne méritait pas la façon dont il s’était quittés lors de leur dernière rencontre.

Ne pouvant toutefois plus faire de différence entre l’agression de Colonna et la présence de son ancien amant à ses côtés, Christine darda sur ce dernier un regard plus noir que jamais. Confusément, pourtant, elle sentit qu’il venait de se passer quelque chose qui n’aurait dû se produire, et s’en sentit d’autant plus en colère lorsqu’elle le vit se dresser devant elle et la considérer haineusement.
« Mais voyons, ma chère, une sotte ou une folle comme vous, tellement frustrée de ne savoir aligner plus de deux mots qui valent la peine d'être lus qu'elle en jalouse le talent quand elle le voit, mériterait que l'on cherche une insulte originale à son égard ? Vous vous méprenez, vous ne valez même pas un de nos regards. »

Furieuse, Christine se dressa d’un bond et se planta face à lui. Un frisson de colère la traversa de part en part, mais sa conscience acculée loin dans l’un des sombres méandres de son esprit troublé parvint, aussi faible fut-elle, à retenir ses poings qui se serrèrent à en faire blanchir les jointures.
« Tu me le paieras, articula-t-elle sourdement le visage à quelques centimètres de celui de Racine. »
Là-dessus, elle tourna les talons. La dangereuse adrénaline qui courait dans ses veines manqua de se muer en larmes à la seconde réplique du dramaturge, dont elle ne manqua pas le moindre mot. Elle ne se fit cependant pas l’affront de se retourner, et disparut de la pièce, en proie à une profonde agitation.

grand salon

La marquise changea de pièce sans bien s’en rendre compte, refusa le verre que lui tendit un valet et alla s’appuyer contre un meuble quelconque, parcourant la foule d’un oeil trop vif. Il ne se passa guère plus de deux minutes jusqu’à ce qu’une silhouette se dessine à ses côtés.
« Mes hommages Madame ! lança un jeune homme qu’elle n’avait jamais vu et qu’elle dévisagea un instant avec étonnement. Mais qui a donc osé vous laisser dans un coin, vous qui rayonnez pourtant de mille feux! C'est scandaleux! A défaut de pouvoir porter plainte, moi Derek de Saxe, je me fais un devoir de réparer cela.... Mais ma parole, on ne s'entend vraiment pas ici, venez, nous allons trouver un endroit plus propice à la conversation. »
Christine n’eut pas le temps de dire quoi que ce soit, et pas plus celui de protester, que déjà il l’entraînait.

Ils se retrouvèrent rapidement des les étages, mais aussi court le trajet fut-il, il suffit à la jeune femme pour changer radicalement d’attitude. Sensible à l’atmosphère des lieux, elle profita d’un temps d’arrêt alors qu’il eurent passé une porte pour se tourner face à son cavalier improvisé et l’embrasser fiévreusement. Puis elle se dégagea d’elle-même, et le considéra, l’air perdue.
« Vous êtes ? demanda-t-elle, quoique certaine d’avoir déjà vu son visage et d'avoir entendu son nom, avant de jeter un regard autour d’eux. Seigneur, je ne devrais pas être ici... souffla-t-elle pour elle-même dans un hypothétique élan de lucidité, sans même prêter attention à la réponse. »

(hj : eeeh... Je savais plus exactement le comment du pourquoi, alors je vous laisse gérer What a Face )
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MessageSujet: Re: Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher   Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher - Page 4 Icon_minitime03.10.12 11:29

Si elle était accompagnée de Sofia, Helle était persuadée qu’il ne pouvait rien se passer de bien grave. Grave erreur. Erreur de débutante dans ces fêtes où l’usage voulait que tout se fasse à l’envers et que le monde habituel se retrouve sens dessus dessous, y compris les protagonistes. Mais la jeune danoise ignorait encore les us et coutumes de ces fêtes en hommage à la débauche et, toute souriante encore, n’avait d’autre idée que retrouver Silvestre et suivre Sofia dans de folles aventures d’exploration. Folles, c’était bien le mot à employer. Elle n’imaginait juste pas encore à quel point.

« Allons y ! Nous allons bien nous amuser ! » s’exclama Sofia avant de l’entraîner par le bras. Ravie par la tournure aventuresque que prenait la situation, Helle la suivit de bon cœur. L’hôtel des Longueville était si vaste, et les différentes pièces qu’elle avait pu voir étaient somptueuses. Elle était impatiente de découvrir le reste ! Aussi, c’est avec un sourire radieux aux lèvres qu’elle se lança avec son éternelle acolyte dans l’exploration des tréfonds de l’hôtel. Le premier arrêt se fit au salon vert, où elles échangèrent un regard perplexe et légèrement rebuté à la vue de tous ces couples enlacés sur les canapés.
« Les gens n'ont aucune pudeur, vraiment ! »
« Combien d’entre eux ne se souviendront même pas de cet épisode dégradant, à votre avis ? » renchérit Helle qui n’était décidément pas une partisane de l’alcool à trop haute dose. Sans plus s’attarder elle entraîna Sofia vers la pièce suivante, où elles firent le même constat chagrinant. Mais où diable était passé Silvestre ?
« Croyez vous qu'il explore aussi la maison ? Il n'est quand même pas dans les étages … »
« Cet hôtel est grand, il doit être facile de s’y perdre pour peu qu’on y vienne pour la première fois. » fit remarquer Helle.
« Oh, personne ne nous en voudra d'être montées ! »

Helle répondit à cette remarque par un grand sourire, et suivit Sofia moitié courant moitié riant. Entraînant Sofia par la main, Helle passa devant plusieurs portes, avant d’en trouver une qui avait l’air inspirante. Sofia en tourna la poignée et…

« AAAH ! Il y avait des gens entrain de … enfin nus et … vous avez compris ! »
« Seigneur, décidément nous aurons tout vu ce soir. Venez, trouvons monsieur de Lévis au plus vite et retournons en bas. Au moins ils ont toujours leurs vêtements au rez-de-chaussée ! »

Les quatre tentatives suivantes furent tout autant d’échecs, mais au moins le choc était-il passé pour les deux pauvres demoiselles. Aussi à la quatrième porte ne sursautèrent-elles pas en poussant de hauts cris, mais au contraire, Sofia laissa la porte entr’ouverte et jeta un œil à l’intérieur.

« Mais comment font-ils pour être aussi … souples ? »
« Demandez à l’ambassadeur de Venise la prochaine fois, il saura sûrement vous le dire. » glissa Helle en haussant un sourcil perplexe. Le corps humain était décidément plein de surprises. Elles refermèrent la porte et s’attaquèrent à la suivante, sans plus de succès. Helle commençait à sérieusement s’inquiéter de la disparition de Silvestre. Et s’il lui était arrivé quelque chose, au milieu de tous ces ivrognes ? Elle avait entendu un bruit de verre brisé tout à l’heure. Dans quel état serait l’hôtel lorsque la fête se terminerait ? Et surtout, dans quel état seraient tous les invités ? Entre les ivrognes qui cuvaient leur vin à même le sol et les bagarres qui éclataient de temps à autre, l’endroit devenait de plus en plus risqué. Et Helle, avec son imagination galopant à cent à l’heure, était la première à déjà les imaginer tous les trois agressés et laissés pour morts. Elle frissonna et murmura à Sofia :

« Peut-être devrions-nous rentrer. Tout est en train de dégénérer, il ne serait pas prudent de… Sofia ? » se retournant, Helle constata que Sofia n’était plus à ses côtés. Surprise, elle jeta un regard alentours, mais nulle trace de son amie. Elle s’était littéralement volatilisée. « SOFIA ! » appela Helle, imaginant son amie aux prises avec un pervers ivre, ou un assassin fou qui aurait profité de la fête pour s’introduire et massacrer les convives ! Paniquée, Helle se lança à sa recherche. Il fallait retrouver Sofia ! Au passage, elle attrapa un vase, arme improvisé en cas d’importun. Il fallait se préparer à toute éventualité !

Spoiler:
 
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Derek de Saxe

« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: pas encore de problèmes cardiaques, merci de vous en préoccuper
Côté Lit: Surprise, ça bouge!
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MessageSujet: Re: Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher   Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher - Page 4 Icon_minitime03.10.12 22:23

"Tu veux ou tu veux pas (.......)C'est comme ci ou comme ça. Ou tu veux ou tu veux pas .(...)La vie, pour moi elle est magnifique! Pourquoi tu te la compliques par des hésitations?!"

En prononçant sa diatribe , le saxon eut comme l'impression de revivre un épisode passé, il y avait vraiment quelque chose de familier dans cette scène. Il n'y avait bien sûr rien de très étonnant à cela car d'une, Christine n'était ni la première, ni la dernière femme sur terre à faire les frais des tentatives de séduction du germanique, pour sa part uniquement motivé par ses pulsions sexuelles, et de deux, il l'avait abordé avec une de ces formules toutes faites qu'il ressortait à l'envie et qu'il avait dû utiliser avec plus ou moins de succès une bonne dizaine de fois, au bas mot.


Alors oui, d'un certain côté, c'était tout à fait naturel qu'il ait cette sensation d'éternel recommencement, car d'une femme à l'autre, il n'y avait pas beaucoup de variation. Dans un coin de sa tête et tout en entrainant la mutique blonde qui se laissait faire comme un pantin désarticulé, il nota qu'il faudrait songer à créer d'autres phrases d'approche et d'autres compliments car c'est bien connu une femme a besoin de se sentir unique.

Il ne savait même pas qui il venait d'alpaguer, mais elle ne lui donnait pas vraiment l'impression d' avoir une conversation stimulante, donc les civilités pouvaient passer à la trappe, tant mieux remarque, ils allaient pouvoir passer aux choses sérieuses directement. Ce n'est certainement pas lui qui s'en plaindrait!

A peine eut il fermé la porte de la chambre qu'il venait d'investir - une chambre choisie à dessein en pensant à la tête qu'aurait fait la délicieuse soeur de Paris en le sachant en train de s'approprier sa chambre de la manière la plus animale qui soit- que cette blonde qu'il avait pris pour une potiche sans volonté lui dévora les lèvres avant d'envahir sa bouche avec une ardeur féroce.Il se félicita mentalement d'avoir choisi cette fille là , c'était un véritable volcan qui promettait des instants torrides à souhait. Elle allait certainement détrôner Isabelle dans son classement des partenaires à fréquenter sans modération!

Mais sans préavis, la volcanique blonde interrompit ce moment de pur bonheur oral. Derek grogna de frustration et s'apprêta à repartir à l'assaut de cette bouche avare de baisers quand le regard absent, elle lui demanda le plus placidement du monde:

« Vous êtes ?"

" La pauvre victime que vous prenez manifestement plaisir à torturer! Vous êtes une coquine, vous aimez jouer, n'est ce pas! C'est très bien!J'aime ça!"

Comme elle ne semblait pas décidée à sortir de sa torpeur et semblait toujours dans ses pensées, agacé et pressé de conclure son affaire- car il faut battre le fer lorsqu'il est encore chaud-, il ajouta d'un ton qui trahissait son impatience:


" Tout cela est très amusant j'en conviens, mais maintenant soyez gentille ma mignonne, ne me faites pas languir davantage avec votre petit jeu, abrégez bien vite mes souffrances!"

Rien.. toujours ce regard vitreux. Une minute chaude comme la braise et la seconde d'après toute refroidie. Qu'avait elle donc à ne pas savoir ce qu'elle voulait! Le choix était pourtant bien simple et elle l'avait déjà fait: elle n'avait pas dit non et qui dit silence dit acceptation! Les français ne disent ils pas "qui ne dit mot, consent"? Etrange que les Françaises aient de leur côté tant de mal à assimiler le concept de cet adage!

"Seigneur je ne devrais pas être ici!"

Décidément cette fille n'était pas nette. Habituellement les femmes qui avaient des états d'âme au dernier moment, faisaient des têtes de veuves endeuillées et s'en allaient sans demander leur reste. Et puis surtout elles n'initiaient pas le contact. Celle là avait l'air complètement ailleurs, comme si elle avait des absences. Aucun affolement, elle restait totalement immobile au lieu de s'en aller. Elle était un peu inquiétante à passer du chaud au froid...

" Sottises!Si vous êtes ici, c'est que le Seigneur en a voulu ainsi car rien n'arrive par hasard !-amen,ajouta t il pour lui même-Je propose donc que nous nous plions à la volonté divine sans nous poser plus de question... "

Poussé par sa libido et n'écoutant que "les trépidations de sa machine", il entreprit de déshabiller cette névrosée.. car après tout, si bizarre était elle, elle restait unen femme et convenait donc parfaitement à ses attentes... Ce fut quand elle se retourna et lui mordit le cou - d'une façon si sauvage que cela excluait totalement que cet acte soit considéré comme faisant parti des préliminaires- qu'il reprit ses esprits- après avoir crié un aïe bien sonore- et considéra que tout compte fait, mieux valait rester frustré et vivant, plutôt que de se satisfaire mais sans être sûr d'en sortir indemne. Il aurait d'autres occasions de prendre son pied!
Les nerfs à vif, il ravala pourtant sa fierté et se para d'un masque d'amabilité factice, se forçant même à sourire pour conclure ce qu'il espérait être le DERNIER échange qu'il aurait à avoir avec cette femme:

- Bon et bien, je crois que nous avons fait le tour de la question, je ne vais donc pas vous retenir plus longtemps! Vous rencontrer a été un pla... (non, décidément le mot ne voulait pas sortir de sa bouche et puis il ne se faisait pas confiance, il allait finir par lui lâcher qu'elle était une plaie)une expérience pour le moins......surréaliste. Oh tout à fait sympathique.. mais surréaliste!


Avec un sourire crispé fixé sur son visage, et tout doucement, histoire de ne pas provoquer plus de remous, il s'éloigna et fit marche arrière vers la porte qu'il referma avec empressement, désireux d'échapper à cette aliénée.

-Teufel!

Vraiment! Qu'est ce qui avait traversé la tête de Paris lorsqu'il avait invité cette fille! Connaissant son penchant pour les jupons en tout genre,il aurait au moins pu le prévenir de l'instabilité mentale d'une de ses invitées, cela lui aurait éviter cet épisode désastreux!Il lui en toucherait deux mots la prochaine fois qu'il le verrait. Grr

A peine sorti de cette chambre de torture, il se retrouva face à deux prunelles brunes qui le fixaient avec attention. Il les connaissait bien ces deux billes noisette... il en rêvait même parfois. Oh non pas qu'il soit enclin à faire des rêves de bleuettes, pas du tout, ce n'était absolument pas son genre, mais il nourrissait quelques fantasmes à l'égard d'une certaine mériodionale... Un grand sourire carnivore se dessina sur son visage, puis reprenant du poil de la bête, et oubliant bien vite la promesse qu'il s'était faite de ne jamais retourner dans cette chambre où un grand péril l'attendait (Christine What a Face ), il agrippa le bras de Sofia avec brutalité et poussant la porte ,la happa à l'intérieur de l'antre du dragon.

Ni une, ni deux, il la plaqua ensuite contre le mur et l'emprisonna en maintenant d'une poigne de fer ses délicats petits bras sur la paroi murale et, sans attendre le feu vert partit à la conquête de sa nuque.

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Pervers  Pervers  Pervers  Pervers  Pervers  Pervers  Pervers  Pervers  Pervers  Pervers

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Sofia Farnèse

« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Je l'ai fermé par sa faute. Seul lui pourrait le rouvrir un jour ...
Côté Lit: Je ne suis pas de celles qui se couchent pour un sourire. A peine pour un diamant, mais souvent pour la passion.
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♈ LA BELLA FARNESE ♈
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MessageSujet: Re: Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher   Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher - Page 4 Icon_minitime05.10.12 1:16

étage de Gabrielle de Longueville

« Seigneur, décidément nous aurons tout vu ce soir. Venez, trouvons monsieur de Lévis au plus vite et retournons en bas. Au moins ils ont toujours leurs vêtements au rez-de-chaussée ! »
« Oui mais … pour combien de temps ? » s'inquiéta la jeune femme.

Mais dans quelle fête s'étaient-elles embarquées ? Sofia n'avait vu aucun mal à se rendre à cette fête, elle y avait même convié avec plaisir ses deux amis, Helle et Silvestre, pour ne pas s'y rendre seule. Comment pouvait-on deviner qu'il s'agissait là d'une fête digne des bacchanales ! Certes, Paris de Longueville n'était pas réputé pour être un saint mais ce n'était pas une raison pour organiser une orgie géante dans son hôtel ! La princesse italienne en fut dégoûtée et la moue sur son visage traduisait bien ses pensées … du moins jusqu'à ce qu'elle vit ce couple en pleine acrobatie. Non que cela ne la dégoûte pas, mais c'était surtout de la surprise et de l'étonnement. Les gens étaient pleins de surprises, pas toujours bonnes mais avaient au moins l'efficacité de marquer les esprits !

« Demandez à l’ambassadeur de Venise la prochaine fois, il saura sûrement vous le dire. »
« Oui je … Elle se rendit compte de qui parlait Helle et Sofia referma la porte en s'indignant presque. Non ! Je ne parlerais pas à cet imbécile ! La prochaine fois que je le vois, je le tue. Et je n'ai guère envie qu'il me parle de ses conquêtes qui sont plus de la chair à pâté qu'autre chose. Et pourquoi parlons nous de lui ? Cherchons Silvestre plutôt ! »

Sofia se calma, préférant changer de sujet. Francesco était toujours un sujet sensible, elle ne pouvait tellement pas le voir. Et cette manière de toujours s'incruster dans les conversations, à croire qu'il faisait exprès pour embêter l'italienne. A moins qu'il ne s'en rende compte de rien et, dans ce cas là, il était vraiment un imbécile !

Enfin, concentrons nous sur Silvestre. Les autres portes furent ouvertes et refermées aussitôt, mais aucune trace de leur ami. Non, il ne s'était pas allé à ces galipettes, il ne les aurait pas abandonnées de la sorte, tout de même ! Ce garçon était le mieux élevé et le plus aimable que Sofia connaissait, elle le voyait très mal ainsi, même s'il était difficile de lui résister, la jeune femme gardait de délicieux souvenirs en sa compagnie … Mais il s'était decrété protecteur officiel de ces dames, il ne pouvait pas les laisser tomber, surtout en ce moment curieux où derrière chaque porte se trouvait un couple enlacé, et plus avec affinités. Un véritable guide des positions de l'amour version grandeur nature, et pas forcément bien agréable à voir !

Alors qu'Helle était quelques pas devant la jeune brune, Sofia tendait la main vers une porte quand celle-ci s'ouvrit tout d'un coup, entraînant un petit moment de recul de sa part. Sait-on jamais si un homme nu se jetait sur elle ! Mais non, l'homme avait encore son vêtement, et le visage lui était plus que familier. Il n'était pas étonnant de savoir Derek de Saxe à cet étage de débauche, encore moins le voir sortir d'une chambre. Il n'y eut pas un mot durant les quelques secondes où ils se fixèrent, l'italienne n'avait pas à juger ses activités de séducteur, après tout, il n'avait jamais avoué être un saint. Avant qu'elle ne se remette en marche pour rejoindre Helle déjà une vingtaine de pas devant elle, Sofia vit le sourire de Derek qui la fixait toujours, et sans avoir le temps de réagir, le germanique lui agrippa le bras pour la tirer vers la pièce dont il sortait tout juste. Elle voulu protester, se défendre mais n'en fit rien, et pénétrait dans ce qui ressemblait à une chambre sans prendre le temps de fermer vraiment la porte, laissant un léger entrebâillement. Elle n'eut pas le temps de prononcer un mot que son dos rencontra le mur et que Derek la maintenait fermement. Elle se débattit avec le peu de force qu'elle avait, décidée à ne pas se laisser faire. Enfin, c'était jusqu'à ce qu'il embrassa son cou avec passion. Figée, comme surprise et incapable d'y résister, Sofia entrouvrit la bouche pour dire quelque chose mais là encore, impossible de faire quoi que ce soit. Tétanisée ou alors … lâchait-elle prise ? Après, elle connaît assez bien Derek et il ne lui était pas indifférent, bien qu'elle s'était promise de ne pas tomber entre ses griffes. Puis le jeune homme la fixa, il était si près, il n'avait qu'à faire un mouvement pour l'embrasser.

« Ce n'est pas une bonne idée … on me cherche. » murmura t'elle doucement, mais ne fit rien pour se débattre davantage.

Une soirée comme celle-ci, ce n'était qu'une parenthèse dans la réalité, n'est ce pas ? Sûrement, du moins s'en persuadait t'elle, voilà pourquoi ce fut Sofia qui fit le mouvement vers l'avant pour embrasser Derek. L'alcool devait jouer un peu dans la désinhibition de la princesse mais ce n'était pas l'héritier de la Saxe qui allait chercher la cause à tout ça. Il la libéra de son emprise et la belle Farnèse ne chercha pas à s'enfuir, loin de là, accrochée à ses lèvres et osant toucher le jeune homme. Que ces vêtements étaient pratiques, pas de couches successives de vêtements, il fut facile pour Sofia de voir et sentir la carrure de Derek sous ses doigts.

Que ces deux là profitent, après tout Sofia l'avait bien dit, on la cherchait …

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PRINCESSE VENALE ✽
“Dans les contes pour enfants, les princesses donnent des baisers aux crapaud. Dans la vie réelle, les princesses embrassent les princes et ceux-ci se transforment en crapauds.”


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Paris de Longueville

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Côté Coeur: Une servante de ma connaissance...
Côté Lit: la servante sus-citée l'a déserté, profitez-en!
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ADMIN BIZUT
Phoebus
ৎ Prince des plaisirs

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Titre : Prince de Neuchâtel
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Hall

L’hôtel avait pris les formes du temple du vice et du péché. Paris allait de ci, de là, butinant quelques jolies poitrines, un verre sans cesse plein dans chacune de ses mains, afin de les offrir aux plus charmants sourires qu’il croisait.
S’il était fier de cette improbable soirée ? Certainement, mais il ne devait s’en rendre compte que le lendemain, l’alcool ayant trop fortement altéré ses compétences de réflexion.

En s’éloignant du théâtre de la bagarre – à laquelle il ne voulait être tenu pour responsable, il avait croisé Derek qui n’avait perdu de temps et avait déjà accroché à son bras une admirable déesse. Et bientôt, le visage trop angélique de Marguerite, originaire de Bourgogne et qui se disait duchesse à ses heures perdues, lui apparu. La peste s’accrocha à lui comme une tique à un cheval et avant qu’il ne pu s’en débarrasser, elle minaudait déjà quelques incompréhensibles paroles.

-Tenez, voilà qui vous occupera la langue, lâcha-t-il en lui donnant un des deux verres, alors que la jeune femme se collait à son bras.

Il se retourna tout juste et là, en haut des escaliers, ce qu’il aperçu lui fit sentir une mauvaise nausée. Contarini ! Ce….il n’y avait même pas de mots pour définir le personnage !
-Aaaah Monsieur ! Quelle soirée ! Je vous félicite !
Stupéfait, il resta figé par la colère et dégageant Marguerite qui gloussait devant la prestance de ce crétin d’italien, descendit les marches d’un pas vif mais l’autre s’éloignait déjà.
-Rattrapez-le, s’écria-t-il aux valets ! Mais rattrapez-le ! Et rossez-le, il ne mérite que cela ! Ma main ne se salira plus pour lui ! Il était presque sortit de l’hôtel, secouant par le bras un pauvre valet qui lâcha son plateau et trottina dehors sans grande conviction, le carrosse s’éloignant déjà dans la cours.
-Ah ! Il me le paiera ! Cher ! On n’insulte pas un Longueville de la sorte !
Il frappa dans le vide, oubliant quelques invités trop alcoolisés qui ne réalisaient rien et remontant, agacé, attrapa un verre de vin sur un plateau qu’il termina d’un trait pour se calmer.


Escaliers

Marguerite l’attendait trop sagement et lui donnant un nouveau verre de vin rouge, passa son bras sous le sien. Bah, puisqu’il fallait oublier cet insolent italien, autant le faire avec une bourguignonne au regard chevalin.
Ils grimpèrent les degrés….ou plutôt, il l’aida à escalader les montagnes qui menaient au deuxième étage. La pauvre fille avait bu bien trop d’alcool que sa raison lui permettait et Paris prenait un certain plaisir à lui verser d’autres liqueurs dès que son verre était vide.
-Hips ! Où…allons….nous….HIPS !
-A l’Olympe, à l’Olympe, murmura le jeune prince en caressant la nuque de sa future victime.
Il ignora le regard scandalisé d’une vieille femme dont il ne se rappelait pas d’avoir invité et prenant le verre des mains de Marguerite, le termina à sa place.
-Si vous pouviez éviter de ternir mes chaussures par quelques rejets, lâcha-t-il alors qu’ils parvenaient à l’étage de Gabrielle où ils croisèrent un couple enlacé, mais aisément reconnaissable.

-Ah, Saxe, passez une bonne fin de soirée ! Mademoiselle Farnese, de même, leur lança-t-il en embarquant Marguerite qui riait sottement.
-Monseign…hips !
-Taisez-vous, Marguerite, taisez-vous, lui fit-il d’un ton doucereux en lui prenant la hanche.
Le deuxième étage apparu enfin et lâchant son fardeau qui tituba le long des couloirs, Paris ouvrit la porte de la chambre qu’il se gardait pour ces conquêtes d’un soir.
-Hop, par ici, appela-t-il la jeune alcoolique qui partait de l’autre côté, manquant de se prendre les pieds dans un tapis de Perse. Il l’attrapa par le bras tandis qu’elle se laissait aller contre lui. Diable ! Cette féroce était lourde ! Il poussa néanmoins la porte de la pièce….pour y apercevoir une chevelure blonde, un regard azur déstabilisant, mais surtout totalement éteint. Soupirant en songeant que le calme ne pouvait plus régner, il entra néanmoins, lâchant Marguerite à moitié inconsciente sur un canapé.
-Madame, je ne sais qui vous attendez dans cette pièce, mais soyez certaine qu’il est hélas déjà parti. Si vous voulez bien me suivre, je vous ramène aux étages inférieurs.
Trois bouteilles, peut-être plus, dans le sang, mais Paris conservait toujours ses élans de courtoisie. Peut-être ne se rendait-il également pas compte de la réelle situation et que les problèmes du rez-de-chaussée n’avaient encore atteint son subconscient.
Qu’importe, Marguerite l’avait laissé sur sa faim, mais la pauvre fille dormait d’un sommeil du juste qu’il ne fallait rompre. Bah, il trouverait bien une autre de ces déesses sur le chemin ! L’hôtel était vaste et il fallait oublier cet idiot de vénitien.


Hall

Les dieux du vice et du péché l’accompagnaient bien ce soir-là, car ce fut à la dernière marche qu’il aperçu ce regard si attendrissant…cette petite bouche mutine que rehaussait un sourire angélique. Mathilda. L’adorable sœur qu’il n’avait jamais eu. Il sauta la dernière marche, attrapa deux coupes des mains d’un valet rouge de sa course au travers des pièces bondées et en tendit une à la jeune femme, posant une main amicale, selon lui, sur sa hanche.
-Ma chère amie, je suis un hôte épouvantable et j’ose espérer que vous me pardonnerez cette ingratitude ! Vous paraissez si seule que je ne puis faire autrement que de réparer mon erreur.
Buvez, buvez,
fit-il en trinquant, cela soulage tous les problèmes, y compris les italiens !
Il descendit sa coupe d’une traite pour en attraper une autre à la volée, avant d’embrasser la nuque de la jeune fille……et quel parfum !
-Vous êtes absolument divine dans cette tenue, l’Olympe ne peut qu’être resplendissante, ce soir !

______________________



"Les inclinations naissantes, après tout, ont des charmes inexplicables,
et tout le plaisir de l'amour est dans le changement."


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      « Tatoue-moi sur tes seins
      Fais-le du bout de mes lèvres
      Je baiserai tes mains
      Je ferai que ça te plaise. »
Hall.

Mathilda se souvenait encore de ces quelques mots, qu'elle avait entendu en compagnie de son cousin, chantés par un artiste de rue alors qu'ils se promenaient tous deux dans les vieux quartiers de la ville. Elle se souvient tout aussi bien de sa réaction sur le moment. De la surprise. De la gêne. Puis des rires. Elle avait tout d'abord échangé un regard complice avec son cher cousin, avant de lui débiter qu'il avait intérêt à ne surtout pas reproduire les mêmes choses, et que si cela avait lieu, alors qu'il ne lui en parle pas. Qu'elle voulait préserver son innocence, qu'elle disait si bien. Sauf que l'innocence... On aurait dit que l'innocence n'était pas de mise dans cette soirée. Qu'il n'en était pas question. Pas même en rêve. Oh. D'ailleurs, en parlant de rêve. Cette soirée ressemblait à tout... Mais à rien de réel. Rien. Le tout paraissait tellement irréel. Totalement. Peut-être était-ce parce que la jeune germanique n'en avait pas l'habitude ? Oui. Sûrement. Car les autres convives n'avaient pas l'air d'avoir quoi que ce soit à reprocher à cette fête. Fête qui était en train de dévier en orgie. Mais, Mathilda devait bien avouer une chose. Paris avait le don d'incroyablement bien divertir ses invités. Tous. Sans exceptions.

Car si de son côté, elle ne participait rien aux actes de débauches qui l’entouraient, elle ne perdait pas une miette de ce qui pouvait se dérouler. Elle était curieuse. Elle n'avait jamais vu de telles choses... Alors oui, elle était curieuse. Mais aussi déstabilisée. Enfin. Qu'est-ce qui pouvait bien leur passer par la tête ? Tous les risques de maladie, ou encore de grossesse... Même elle, qui était une aventurière, avait ses limites. Et ses limites se résumaient justement à ce domaine-là. Le domaine des plaisirs charnels. Elle les craignait. Elle avait, depuis toujours, refusé d'y goûter parce qu'elle les craignait. Ils avaient mené sa chère mère à sa perte, et elle ne voulait pas suivre le même chemin, surtout pas. D'ailleurs, en parlant de destin tragique... Une bonne partie des pauvres femmes dans cet endroit allaient sûrement en avoir un. Enfin, si telles étaient leurs mœurs... Alors elles n'allaient sûrement pas faire long feu. Les hommes leur survivraient peut-être plus longtemps, de quelques années au plus. Et ensuite, ils allaient tous finir dans la fosse commune. Enfin, quoique. Tous les invités devaient être bien dotés. Alors il ne s'agirait pas de fosse commune, plutôt de sépultures correctes, mais peu importait puisque le message étaient qu'ils allaient tous finir par perdre la vie. Point à la ligne.

Elle ne se sentait pas à sa place. Oh oui, et c'était peu de le dire. Elle n'était arrivée que depuis une trentaine de minutes, mais là voilà déjà qui ne savait ni où aller, ni quoi faire. Elle baladait son regard perdu sur la pièce, mais se heurtant encore et encore à des visages inconnus. Elle avait par moments droit à quelques sourires, auxquels elle répondait furtivement avant de détourner les yeux aussi vite. Eh bien quoi ? Ils avaient l'air d'être, du moins pour les hommes qui avaient posé leurs regards sur elle, dans un état d'alcoolémie assez avancé. Et elle ne voulait pas avoir à faire l'un d'entre eux.

Elle ne voulait pas avoir à faire à quiconque ayant touché à l'alcool, qu'elle avait dit ? Oubliez. Paris était l'exception à la règle. Même avec cinq bouteilles d'alcool dans le sang, elle ne chercherait pas à l'éviter. Que voulez-vous, il avait droit à un traitement de faveur. En sentant une main se poser sur sa hanche, elle fronça tout d'abord les sourcils, pensant qu'il s'agissait de l'un des ivrognes se trouvant quelques pas plus loin puis, lorsqu'elle aperçut son visage en se retournant... Le sien fut éclairé d'un magnifique sourire. « Ma chère amie, je suis un hôte épouvantable et j’ose espérer que vous me pardonnerez cette ingratitude ! Vous paraissez si seule que je ne puis faire autrement que de réparer mon erreur. » Elle ne paraissait pas seule. Elle était seule. Et c'est là que résidait toute la différence. Prenant le verre de ses mains, elle se mit à le siroter, lentement, pour en apprécier tout le goût – et, en parallèle, avoir plus longtemps quelque chose à tenir entre les doigts et donc, de quoi se divertir. Elle laissa entendre un petit rire, amusée lorsqu'il parla des italiens. Depuis le temps, elle avait bel et bien compris qu'il avait du mal avec l'un d'entre eux. « A vous entendre ainsi parler d'eux, je remercie dieu d'être née germanique et non italienne ! » Puis, à peine termina-t-elle sa phrase qu'elle sentit ses lèvres frôler sa nuque. Un petit frisson la parcourut alors qu'elle faisait tournoyer le verre dans ses petites mains, le fixant du coin de l'oeil. Ce geste fut suivi d'un certain nombre de compliments qui lui allèrent droit au coeur. Sauf que... Espiègle comme à son habitude, la jeune femme avait décidé de s'en amuser. « Oh mais... Attendez, ne serait-ce pas là une technique pour tenter de me faire oublier votre abandon ? Parfaitement. Car je me suis sentie abandonnée. Seule et abandonnée. » Elle avait pris un ton faussement affligé. Puis, son sourire malicieux retrouva ses lèvres aussitôt qu'elle eut terminé sa phrase. « Prouvez-moi que vous le pensez. Et qu'il ne s'agit pas simplement d'un geste de courtoisie.  » dit-elle en frôlant son menton de son index.
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étages supérieurs

On ne réalise que l'absence de l'autre souvent que lorsqu'on le retrouve. On reconnaît que la vie était bien vide et sans trop de saveurs. Pourtant, il n'y avait pas de quoi s'ennuyer ! Auparavant, André avait son bateau et ses aventures de pirates, Silvestre lui aussi partait sur les flots, ils avaient des journées fortement bien occupées. Mais à Versailles ? Andréa l'avouait à qui le voulait : ce château était une prison à son sens, elle n'était libre de rien et la mer se trouvait trop loin pour son petit cœur de pirate. C'est dans ses moments là que la jeune femme se disait que son cher et tendre lui manquait, que son cœur se serrait et qu'elle avait un peu de vague à l'âme mais ne le montrait pas, cherchant à s'occuper malgré tout, comme ce soir, se rendre dans un bal où finalement, elle n'a pas grand chose à y faire, il fallait bien le dire. Enfin, jusqu'à ce que la jolie blonde croise le chemin de son marin. Finalement, tout prenait son sens et là enfin, Andréa avait ressenti ce manque. Elle comprenait à quel point Silvestre lui avait manqué, comme elle pouvait l'aimer si fort.

La jeune femme n'avait jamais été conventionnelle, c'est ce qui avait fait son charme auprès du jeune homme, leur rencontre l'avait prouvée, ainsi que d'autres moments dans leur couple, couple assez libre soit dit en passant. Cela n'empêchait pas les sentiments, il n'y avait qu'à les regarder en cet instant, cette impression que plus rien autour d'eux n'existait. Une fête ? Quelle fête ? Peu importe où ils se trouvaient, Andréa et Silvestre étaient seuls au monde à présent, et ils voulaient se retrouver davantage, à l'abri pour que leur amour éclate réellement.

Pour cela, pas besoin de mots, tout était dans leur attitude, leurs gestes, leurs regards. Et ce baiser qu'elle lui donna et que Silvestre appuya à son tour, contre son mur à l'écart de la vue des possibles passants, cela était plus criant que tous les mots d'amour.

Toi aussi, bien plus que tu ne pourras jamais l’imaginer…

Cela suffisait, Andréa le ressentait bien et son sourire éclatant, illuminant son visage qui avait perdu depuis longtemps ce teint bruni par le soleil des Caraïbes, était la plus belle des paroles. Tout comme le fait de lui prendre la main et l'emmener loin de tout pour vivre pleinement leur amour. D'autres y avaient pensé avant eux mais c'était sans compter la détermination de la jolie blonde qui ne pliait pas si facilement, avec ce caractère si bien trempé qui lui était bien propre. Mais quand enfin ils furent vraiment à l'écart du monde, dans cette chambre sans grande prétention, elle s'abandonnait totalement. La forte pirate laissait place à la jeune femme amoureuse, presque fragile, qui se laissait aller dans les bras de celui qu'elle aimait. Alors qu'il fermait la porte à clé, Andréa laissait glisser le long de son corps sa robe fluide et légère, qu'il était facile d'être mis à nu de la sorte, la jeune femme était dans sa nature la plus belle, et il ne perdit pas de temps à son tour pour se dévêtir. Adieu Orphée et Calypso, laissez place à simplement Silvestre et Andréa, ces deux amants qui ont passé plus de temps à s'attendre qu'à s'aimer.

Là, juste avec la lune pour témoin et pour lumière, ils s'aimèrent, tendrement et avec cette passion sous-jacente qui les caractérisait tant. Toutes ces caresses, ces baisers, ces frémissements étaient si rares que la jeune femme en profitait, son corps et son âme étaient à la totale abandon dans les bras du beau brun qu'elle aimait. Unis dans une même passion, plus rien n'existait, c'était une sorte de paradis sur terre, une île aux plaisirs défendus auxquels ils se donnaient de tout leur souffle. C'est là, après tant d'amour, qu'Andréa se laissa retomber sur le torse de son amant, enivrée d'amour se traduisant par un doux sourire et des yeux étincelant. C'est ici que pendant quelques minutes, ils restèrent silencieux, elle caressait son torse nu du bout de doigts avant de tourner la tête vers Silvestre, toujours ce sourire sur les lèvres.

Je savais que j'avais bien fait de venir à cette fête. A croire que tu le fais exprès, à être toujours là où je ne t'attends pas … dit-elle enfin, un brin moqueuse.

Vu leurs vies et leurs caractères, ils n'incarnaient pas un couple ordinaire. Aux yeux de presque tous – sauf sans doute du père d'Andréa – ils n'incarnaient même pas du tout un couple, n'ayant rien de conventionnel. La preuve, leurs retrouvailles dans une fête olympienne à Paris, soit à des milliers de kilomètres de la Nouvelle France et sa nature un peu sauvage.

D'ailleurs y repenser fit perdre le sourire de la belle et elle baissa les yeux. Si Silvestre était là, ce n'était certainement pas pour longtemps, comme toujours. Lui et ses inlassables allers-retours entre les deux monde, l'Ancien et le Nouveau, il reprendrait bientôt la mer. Andréa l'envia d'un côté mais fut surtout peinée et l'avoua d'une petite voix triste.

Cela ne durera pas, encore une fois … puis elle se blottit contre lui. Quand repars tu ?

L'éternelle question, qui deviendrait presque une habitude si le cœur n'avait pas aussi mal à chaque fois …
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Derek de Saxe

« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: pas encore de problèmes cardiaques, merci de vous en préoccuper
Côté Lit: Surprise, ça bouge!
Discours royal:



En toute modestie
deutsche Qualität

Âge : 26 ans
Titre : Prince-héritier de Saxe, Duc de Saxe-Weissenfels
Missives : 883
Date d'inscription : 07/02/2012


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Chambre de Gabrielle de Longueville

Alors qu'elle s'abandonnait progressivement à lui, il s'étonna, très brièvement, de ne pas la voir se débattre plus longtemps. Elle lui avait en effet toujours donné l'impression d'être très loin de ces femmes faciles qui consentent à satisfaire les besoins de ces messieurs trop empressés et pourtant ce soir , elle était là, à sa merci.Le champ semblait donc parfaitement libre, et c'est après lui avoir décoché un regard de rapace prêt à fondre sur sa proie qu'il commença à couvrir de baiser cette jolie nuque.
Et ce fut alors avec un murmure à peine perceptible, presque sensuel qu'elle lâcha négligemment un avertissement dont il choisit de faire peu de cas..

« Ce n'est pas une bonne idée … on me cherche. »

Ce chien de garde qu'il avait vu en bas en sa compagnie la suivait donc dans tous ses déplacements? !C'était fâcheux. Décidément il commençait à trouver cet homme de plus en plus insupportable..Restait à espérer que l'importun ne vienne pas troubler ce moment béni des dieux!
Décidé à profiter de l'instant présent qui ne se représenterait sans doute pas avant longtemps, il posa son index sur les lèvres de la princesse Farnèse afin de mettre fin à ses paroles bien inutiles.

" On peut bien vous attendre, vous êtes libre de vos mouvements à ce que je sache. Et pour le reste,ne vous préoccupez pas du qu'en dira t on!Personne n'en saura rien, vous avez ma parole d'honneur. Ce qui se passe à la fête des Longueville restera à l'Hotel des Longueville."

Il ne sut si c'était le fruit de ses paroles, mais bien vite la fausse ingénue abandonna toutes ses inquiétudes à tel point que ce fut elle qui passa à l'abordage dans un mouvement hardi qu'il n'aurait jamais imaginé pouvoir venir de sa part. Habituellement c'était lui qui menait le siège... mais loin de s'offusquer, il la laissa faire car c'est bien connu, un homme ne dédaigne que rarement les avances d' une femme entreprenante dont il aimerait faire son quatre heure.

Savourant le moment, il dégagea ses bras du mur et poursuivant le baiser initié par sa partenaire, il enlaça la taille de celle ci, avant, sans cérémonie aucune de glisser ses mains bien en deça de ce qui était permis, sur ce postérieur qu'il trouvait au demeurant fort joli, et qui se devinait nettement à travers la légère tenue qui était la sienne.
Il n'y avait plus aucune raison de l'encercler, il savait qu'elle ne ferait pas un seul mouvement pour le fuir. Il avançait d'hors et déjà en territoire conquis et la reddition de la si tentante italienne était certaine.
Mais le conquérant était il vraiment celui qui pensait l'être? Car quand Sofia posa ses doigts sur le torse du jeune homme, il devint à peu près certain que c'était lui qui devenait la marionnette de l'objet de ses désirs. Son épée se mettant alors instinctivement au garde à vous, rappelant à Derek un moment assez gênant. Cette fois il ne s'en cacha cependant pas...
La porte s'ouvrit soudain dans un fracas abominable et le saxon se mit à maudire intérieurement l'importun.. qui se révéla être une bonne connaissance.

-Ah, Saxe, passez une bonne fin de soirée ! Mademoiselle Farnese, de même

Longueville... Si apprécié qu'était l'hôte de la soirée par le germanique, et même si il était le maitre de céans, à cet instant et dans cette chambre,il n'était pas le bienvenu pour autant. S'épargnant toute parole et détachant un instant une de ses mains du corps enchanteur de Sofia, Derek balaya l'air de celle ci pour faire signe au jeune prince de s'en aller.L'avantage avec Longueville, c'est qu'il comprenait parfaitement la situation et avait le tact de ne pas s'éterniser. Paris, visiblement de joyeuse humeur ne s'en formalisa effectivement pas de la grossièreté de son ami et repartit avec une femme ,qui ,si le duc de Saxe Weissenfels en croyait le rire de bécasse qu'elle venait de produire, avait l'air fort stupide!

- Procédons voulez vous ?

Question purement rhétorique car sans attendre de réponse le germanique commença à défaire le chiton de la déesse tout en parlant.

- Cette mode du chiton est tout à fait plaisante, ne trouvez vous pas ?! Je suis pour ma part ,ce soir, convaincu d’être né à la mauvaise époque car je me serais fort bien acclimaté à vous voir toutes porter ce genre de vêtements. Ils épousent les formes des corps d’une façon exquise… sans compter la facilité déconcertante avec lesquels on peut les défaire…

Malheureusement pour lui, il n’aurait pas l’occasion d’aller beaucoup plus loin ce jour là.



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Pervers  Pervers  Pervers  Pervers  Pervers  Pervers  Pervers  Pervers  Pervers  Pervers

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« Sottises ! Si vous êtes ici, c'est que le Seigneur en a voulu ainsi car rien n'arrive par hasard ! - amen. Je propose donc que nous nous plions à la volonté divine sans nous poser plus de question... »

Christine darda un regard perplexe sur son compagnon, ne comprenant pas exactement ce que venait faire le Seigneur au beau milieu d’une scène pareille. A vrai dire, il y avait beaucoup de choses qu’elle ne comprenait pas, et ne cherchait plus à comprendre ce soir. Ce qu’elle faisait ici, dans cette chambre, en compagnie d’un sombre inconnu - ou presque, elle était certaine de l’avoir déjà croisé à la cour, mais incapable de se concentrer sur ses traits plus de quelques secondes - alors qu’il y avait tant à faire ailleurs. Quoi ? Elle ne se posa pas la question mais fut soudain saisie par un vif sentiment d’urgence, et alors qu’elle était, l’instant d’avant, prête à tomber dans les bras de Saxe, le vit avec un certain effroi tenter de démêler les attaches de sa toge.

Brusquement, n’ayant pas d’autre moyen à disposition car collé à lui (de sa propre initiative, mais la marquise l’avait déjà oublié) elle le mordit au coup, et profita de sa surprise pour se dégager, s’arrêter net deux mètres plus loin pour le dévisager, et laisser échapper un ricanement nerveux.
« Bon et bien, je crois que nous avons fait le tour de la question, je ne vais donc pas vous retenir plus longtemps! Vous rencontrer a été un pla... une expérience pour le moins......surréaliste. Oh tout à fait sympathique.. mais surréaliste!
- Passez une bonne soirée, monsieur Bacchus ! railla-t-elle en guise de réponse. »
La porte claqua, lui tirant un sursaut et, seule, Christine jeta un regard perdu à la pièce qui l’entourait. De qui était-ce la chambre ? Elle n’en avait pas la moindre idée, et n’eut guère le temps (ni l’esprit) de s’intéresser à la question. Bientôt, la porte qui venait de se refermer s’ouvrit, mais sur un couple que Christine parvint confusément à reconnaître. Saxe (sur lequel elle pouvait enfin mettre un nom), et cette garce de Farnèse. Ayant visiblement été oubliée du germanique, bien trop occupé à prendre soin de sa nouvelle conquête, la marquise recula de deux pas dans l’ombre.

Ses mains rencontrant par hasard une poignée, et trop heureuse de pouvoir s’échapper, elle ouvrit la porte sans se soucier d’être discrète ou non et se trouva alors dans un escalier de service qu’elle remonta rapidement. Il lui fallait trouver un endroit vide. Son esprit troublé fit de cette pensée une idée fixe et urgente. Une nouvelle porte se présenta, puis un petit couloir, une autre porte et enfin, une pièce. Une chambre, encore. Christine ne songea pas à l’étrangeté (qui aurait alimenté bien des ragots) de ce passage reliant les appartement de la duchesse de Longueville et ceux de son frère, mais s’abandonna contre le premier mur venu. Elle resta immobile quelques secondes, mais ne tenant pas en place, fit vite le tour de l’endroit. Elle aperçut un chat, fait qui lui tira un éclat de rire solitaire, puis un bruit lui fit lever la tête.

Il s’agissait d’un nouveau couple. Christine se redressa brusquement, dardant son regard perdu sur l’hôte de la soirée qui lâcha sa compagne sur le premier sofa venu.
« Madame, je ne sais qui vous attendez dans cette pièce, mais soyez certaine qu’il est hélas déjà parti. Si vous voulez bien me suivre, je vous ramène aux étages inférieurs. »
Christine bredouilla une réponse qui n’avait pas le moindre sens, et se laissa entraîner puis, voyant que Longueville s’arrêtait sur le passage d’une autre demoiselle, s’éclipsa. De retour au rez-de-chaussée, elle prit soudain conscience de la tournure qu’avaient pris les évènements et, dans un éclair de lucidité, emprunta le chemin de la sortie. Il n’y eut pour l’arrêter qu’un bel Apollon (aux deux sens du terme) absolument ivre. Christine le repoussa d’abord, puis se laissa à nouveau entraîner vers une nuit inconsciente et un réveil probablement difficile.

((fin pour Christine)
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Sofia, Sofia, mais où était passée Sofiaaaaaaa ? Voilà la question qui tournait en boucle dans l’esprit d’Helle, incapable de penser à quoi que ce soit d’autre qu’à son amie disparue, qu’elle avait déjà eu le temps d’imaginer dans toutes les situations possibles, attaquée par une rivale jalouse, par un amant déçu, par un pervers détraqué et violent, par un tueur à gages, elle se voyait déjà tomber sur son cadavre en poussant la porte d’une chambre, enfermée dans un placard, ou pire, un couteau planté dans le cœur, ou démembrée, ou… NOOON hors de question, Sofia allait bien, elle en était sûre, elle allait la retrouver à temps, et la sauver de tous les potentiels sauvages qui pouvaient rôder dans le coin ! Armée de son vase qu’elle agrippait fermement à deux mains, Helle scrutait les visages qu’elle croisait pour distinguer, quelque part, celui de son amie. Toutes ces toges se ressemblaient trop !

« Sofiaaaa ? Sofia où êtes-vous ? » appela Helle d’une voix moins assurée qu’elle ne l’aurait voulu. Elle s’aventura un peu plus loin dans le couloir, sursauta en laissant échapper un cri lorsque quelqu’un la frôla d’un peu trop prêt et failli gâcher son unique munition en légitime défense. Heureusement elle se retint à temps et se contenta de s’éclipser au plus vite. Trouver Sofia, la récupérer, partir ! Avec ou sans Silvestre d’ailleurs, où diable était-il passé celui-là ? Ah les hommes, jamais là quand on a besoin d’eux ! Helle souffla une mèche blonde qui lui arrivait dans les yeux, et, résolue à faire le boulot elle-même, repartit en chasse. A l’attaque !

Les doigts fermement agrippés à son vase, elle longea discrètement le mur –à vrai dire tout le monde avait trop bu pour la remarquer- et enfin, arriva à une porte entr’ouverte. Retenant son souffle, elle se risqua à jeter un œil à l’intérieur. D’abord elle ne vit rien, mais lorsque ses yeux se furent accoutumés à l’obscurité, elle distingua deux silhouettes entrelacées. Fronçant les sourcils, elle détailla la silhouette féminine, distingua du rose pâle, de longs cheveux bruns, des coquillages… Et se sentir blêmir. Sofia ! Aussitôt, elle ouvrit la porte avec fracas et, brandissant son vase au-dessus de sa tête, le fracassa de toutes ses forces sur la tête de l’homme. L’objet vola en éclat avec un bruit assourdissant, et il s’effondra à terre, complètement assommé. Quant à Sofia, à moitié dénudée, elle paraissait… Sous le choc. Mais pas pour les raisons qu’Helle croyait.

« Sofia ! Vous n’êtes pas blessée ? Qu’est-ce que ce porc vous a fait ? Il vous a fait du mal ? » débita Helle en se précipitant vers elle pour lui renouer sa toge. Elle jeta un regard dégoûté à sa victime au passage, puis pris la main de son amie. « Ne vous en faites pas, c’est terminé. Venez, partons avant qu’il ne se réveille, et quittons ce maudit endroit ! »

Et, sans trop laisser le choix à la pauvre Sofia ni se soucier du vase en morceaux, elle l’entraîna hors de cette chambre. Se frayant au chemin au milieu de la foule, elles descendirent les escaliers –elle pensait encore au type à l’étage, elle espérait bien lui avoir fait mal, tiens ! Saleté ! – et se retrouvèrent de nouveau dans l’entrée de l’hôtel. Helle jeta un regard un tantinet désespéré aux alentours, cherchant Silvestre des yeux.

« Sofia ma chère, je vous propose que si Silvestre ne se montre pas dans les cinq prochaines minutes, nous rentrions à la maison… Je ne rêve que d’une chose : retrouver mon lit et oublier cette soirée ! »

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Silvestre de Lévis

« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Volé par une jolie pirate
Côté Lit: Ca dépend de vous
Discours royal:



    Miaou ☀
    Mais oui! Mais oui!
    J'ai bien vu un Gros Minet!!


Âge : 27 ans
Titre : Vicomte de Vauvert, Seigneur de La Voulte et Beauchastel, Commandant du Soleil Royal (marine royale)
Missives : 232
Date d'inscription : 28/02/2012


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MessageSujet: Re: Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher   Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher - Page 4 Icon_minitime30.10.12 22:16

Je n’aurais pas cru cela possible, et pourtant… A croire que le destin adorait se jouer de nous, nous éloignant l’un de l’autre quand nous voulions être ensemble, nous rapprocher quand nous ne nous y attendions pas. Et la surprise de ce soir était de taille. J’avais cru avoir rêvé en apercevant une silhouette semblable à celle de la sirène qui m’avait envouté au premier regard, pensant prendre mes désirs pour la réalité. Mais ce n’était pas un rêve, c’était la réalité. Elle était bien là, en France, à Paris. A Versailles, même, peut être. Pour combien de temps ? C’était tellement facile de nous séparer. Au fond, nous en avions l’habitude, mais cela n’en devenait pas moins douloureux avec le temps. Alors il fallait en profiter. Je savais bien quelle était sa vie quand elle était loin, elle connaissait la mienne. Nous n’avions pas vraiment le droit d’être jaloux. Du moins quand nous étions séparés. Car ce soir elle était mienne, et j’étais sien, voilà tout. Ca paraissait presque étrange de profiter de cet endroit que nous connaissions à peine, mais pourquoi attendre encore pour un moment dont nous profitions si rarement. Ca avait presque l’air d’un jeu.

Deux gamins jouant aux grands. C’était un peu ce que nous étions. Les responsabilités ? Nous les prenions, mais comme une obligation, pour mieux retomber en enfance après. La preuve, c’était un petit caprice que nous nous offrions. Et j’avais plutôt envie d’en profiter jusqu’au bout. La retrouver, avec sa joie de vivre et sa sauvagerie, me ravissait au plus haut point. A ces moments là, j’avais l’impression que plus rien ne pourrait nous séparer. Ce n’était qu’une impression bien sûr, mais cela faisait du bien d’y croire. Nous aurions pus être ensemble tout le temps, il m’aurait suffit de faire ma demande après tout. Mais je ne m’en sentais pas prêt. Et elle ne l’était peut être pas non plus. On ne s’était jamais vraiment posé la question, et elle ne me traversait pas vraiment l’esprit. C’était une décision d’adulte. Et parfois malgré mon âge, mes obligations et mon rang, je n’avais pas vraiment l’impression d’en être un. C’était tellement plus amusant d’être un enfant. C’était peut être ce côté insouciant qui l’avait séduit, je ne le savais pas vraiment. A vrai dire nous n’avions jamais eus le temps de nous nous poser ce genre de question, et ce n’était pas aujourd’hui que nous allions le prendre.

Mais les meilleurs moments ont toujours une fin… Après un dernier baiser, je me redressais lentement, n’en ayant pas la moindre envie. Me rhabillant, je l’entendis dire :

-Je savais que j'avais bien fait de venir à cette fête. A croire que tu le fais exprès, à être toujours là où je ne t'attends pas …

Je souris, amusé. Elle avait raison, c’était un énorme hasard. Un hasard dont nous profitions largement et qu’il était hors de questions de laisser passer. C’aurait été trop bête de ne pas profiter de cette chance que le destin nous offrait. Alors que je reboutonnais ma chemise, je la vis perdre son sourire. Laissant là ce que j’étais en train de faire, je revins vers elle, effleurant son visage de ma main.

-Cela ne durera pas, encore une fois … Quand repars-tu ?

Elle se blottit contre moi, aussi la serrai-je aussi fort que je pouvais pour m’imprimer de son parfum que je connaissais pourtant par cœur. Je restais comme ça un long moment qui me parut pourtant trop court, avant de répondre :

-Je ne sais pas. Les ordres vont et viennent… Pour l’instant je reste. Je suis là, je ne bouge pas…

Nous devions nous revoir, vite, bientôt. Le faire avant qu’on ne soit séparé par un océan ou un continent, Dieu seul savait ce qui nous attendait.

-Il nous faut redescendre. J’escortais des amis, je dois les retrouver.

A la va-vite, je finis de me rhabiller, avant de la serrer une dernière fois dans mes bras, l’embrassant tendrement.

-Ne disparais pas encore une fois, soufflai-je contre ses lèvres, remettant une mèche de cheveux derrière son oreille.

Et, en trainant les pieds, je quittais la pièce, seul, partant à la recherche de Sofia et Helle qui étaient on ne sait où. Il ne manquait vraiment plus que ça… Heureusement, je n’eus pas bien longtemps à les chercher. Autour d’un détour de couloir, je manquais de leur rentrer dedans, littéralement.

-He bien, mesdames, on peut difficilement mieux vous trouver.

J’arborais un sourire jovial, mais elles semblaient toutes les deux affolées.

-Mais que vous est-il arrivé ?

J’aurais presque pu me sentir coupable, presque, si je ne venais pas de passer un moment aussi délicieux. J’aurais d’ailleurs préféré y être encore…

-Venez, partons, je crois qu’il n’y a plus rien pour nous à cette soirée.

Et, chacune à un bras, je les entrainais loin de l’hôtel de Longueville

[fin pour Silvestre]

______________________

Happiness is the key
And may be, just may be, you can go farther than you ever thought. That is the biggest journey you'll do, and your life will never, ever be the same again.


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