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 Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher

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Morgan Stuart

« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Cela peut vous paraître étrange mais j'en ai un. Il est bien caché, je le réserve à qui m'aimera vraiment. Et pour mes enfants.
Côté Lit: Vous voulez une liste ? Ce sera même un recueil !
Discours royal:



ϟ TURN OUT THE LIGHT ϟ
show me your dark side

Âge : 30 ans
Titre : Duc de Richmond, de Lennox, de Gloucester, Comte de March, cousin de Charles II d'Angleterre
Missives : 720
Date d'inscription : 15/02/2012


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MessageSujet: Re: Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher   Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher - Page 3 Icon_minitime17.06.12 18:52

Grand Salon

Quand on n'aime pas quelqu'un, il est difficile de se montrer amical avec l'autre. Mais Morgan ne se donnait même pas la peine de cacher son dégoût face à Roberval, l'insultant à tour de bras sans se soucier que le monde autour les écoutait. Morgan méprisait le corsaire à ses côtés et le lui montrait bien en le traitant de pouilleux, entre autre, et lui coupant la parole pour bien faire comprendre qu'il n'était, à ses yeux d'anglais, pas le bienvenu ici, qu'importe ce que Paris de Longueville en pense après lui avoir envoyé une invitation. Et après un quasi-monologue de la part de Richmond, Arthur répliqua à son tour, sans prendre de gant ni quelconque politesse pour couvrir ses insultes.

« Allons, Richmond, inutile de vous croire supérieur à moi ou à une quelconque personne dans cette salle parce que vous avez revêtu le costume du maître de la foudre, vous n'en avez pas le pouvoir... A moins de peut-être aller pleurer auprès de votre cousin pour qu'il déclenche sa colère pour vous ? Il m'a été dit que vous étiez même incapable de garder vos ennemis dans vos geôles... Alors, ne me faites pas rire en me regardant de haut. Sachez que j'ai connu des pouilleux comme vous le dites si bien, des femmes dans des îles lointaines qui méritaient bien plus mon admiration que vous... Je ne suis peut-être grand que chez les médiocres mais vous, vous êtes le plus vil être humain qu'il m'ait été donné de rencontrer, le plus bas et le plus misérable. N'est-ce pas trop difficile pour vous de côtoyer quotidiennement des personnes qui vous valent mille fois ? Rappelez-moi pourquoi vous vous considérez comme « grand » déjà ? Ah oui, parce que le fils Cromwell a été incapable de conserver le pouvoir ce qui a permis à votre cousin de cesser d'être un boulet qui se traînait partout en Europe ? »
« Que savez vous de la politique, espèce de gueux des océans qui ne doit son misérable titre que pour avoir agi tel un pirate ! Vous ne … »


Sa phrase fut stoppée nette par le poing de Roberval en plein dans la figure, précisément sur le nez. Le coup fut d'une rare violence qui eut pour effet de le faire tomber au sol, du sang s'échappant de son nez qu'il essuya du revers de sa main. Le bougre y avait mit toute sa force.

« Et j'oubliais Richmond, ayez au moins l'intelligence d'apprendre le nom de vos ennemis... Sinon vous aurez des difficultés à aller vous plaindre auprès de votre cousin quand vous aurez fait connaissance de leurs poings... »

Là c'était trop, il ne pouvait pas laisser passer cela. Se faire insulter par un demi-gueux était déjà beaucoup, mais se faire insulter de couard et de pleureur dans les jupons de son royal cousin, cela n'était pas possible ! Jamais il n'avait profité du titre de son cousin, il y a même des années où il avait regretté d'être né dans cette famille maudite qu'était les Stuarts, même si cela n'avait pas duré bien longtemps, il avait toujours juré fidélité à son roi qu'il adorait, en tant que souverain mais aussi en tant qu'homme et ne se permettrait pas de le mêler à une affaire aussi basse que le niveau social de Roberval. Il était piqué au vif et se releva prestement, s'avança à toute allure vers son ennemi qui s'en allait, lui prit l'épaule pour qu'il fasse volte-face et décocha un poing bien centré sur la mâchoire. Oh my god, que cela était bon et libérateur ! Si Richmond n'avait pas mis à terre Arthur, il l'avait fait reculé de quelques pas. Toute la colère accumulée depuis que son prisonnier lui avait échappé ressortit et voilà Morgan à sauter à nouveau vers son ennemi pour le frapper à nouveau et le pousser violemment contre un mur et contre un énorme vase qui se trouvait au mauvais endroit puisque celui-ci tomba et se brisa dans un bruit de fracas sur le sol. Première victime de la soirée !

« Et vous, cessez de sous-estimer vos ennemis et vous croire le plus puissant … Cela ferait tâche à votre ego de pacotille. »

Et que le combat continue ! Si l'entourage veut prendre les paris, c'est maintenant !

Spoiler:
 

______________________

I've lost a lot a in this game. Another everyday face with no name, I'm not selling misery, so would you stay around with me. I know that you are afraid, the traces of war linger on my face but I'm not selling misery, maybe some day I'll feel home again.


Born to be a Stuart:
 


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MessageSujet: Re: Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher   Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher - Page 3 Icon_minitime19.06.12 12:13

Si Helle n’avait pas encore compris à quel point les fêtes longuevilliennes étaient uniques en leur genre, elle n’allait pas tarder à le comprendre. Non seulement parce que dans ce genre de fête, on ne mettait jamais longtemps à dégénérer, mais aussi parce qu’on y trouvait les spécimens les plus… Intéressants de la cour versaillaise. L’homme qui venait d’intégrer leur petit groupe était probablement le plus fascinant –d’un point de vue psychologique, voire psychiatrique- qui lui ait été donné de rencontrer.
-Je suis tout à fait d'accord avec vous ma chère ! Les bonnes manières se perdent ! s’exclama une voix juste à côté d’elle, la faisant tressaillir légèrement alors qu’elle tournait la tête pour identifier le nouveau venu. Que d’ailleurs elle n’identifia pas, puisque son visage lui était parfaitement inconnu.

Ce qu’elle identifia en revanche, ce fut le raidissement soudain de Sofia et les éclairs que lançaient ses yeux alors que l’inconnu lui baisait la main. La danoise paraissait toujours aussi perplexe, mais elle préféra attendre qu’on daigne éclairer sa lanterne avant de dire quoi que ce soit qui eut pu paraître stupide ou inapproprié. Heureusement, le nouveau venu chasse très vite ses interrogations en se présentant de lui-même, éclairant d’un seul coup le mystère de son identité ET la réaction hostile de Sofia…

« Francesco Contarini di Venezia, je suis enchanté de voir que l'Olympe nous laisse à voir de si jolies nymphes ! »

Francesco di Venezia ! Evidemment, tout s’expliquait ! Une lueur passa dans le regard de Helle alors que toutes les lettres de Sofia lui revenaient en mémoire. Combien de fois n’avait-elle pas entendu parler de cet olibrius –en mal évidemment- lorsque son amie se fâchait contre lui –ce qui arrivait à peu près tous les deux jours et était arrivé dans presque chacune de ses lettres ? A force, Helle avait pu dresser dans sa tête un portrait plutôt précis du genre d’homme que ce Contarini pouvait bien être, mais rien ne pouvait battre sa curiosité maintenant qu’elle l’avait bel et bien en face de lui. Certes, elle avait bien envie de le gifler par pure solidarité pour son amie, surtout après la pique injustifiée qu’il venait de lui lancer, mais… Après avoir vérifié si son portrait mental était exact !

« Narcisse, rien que cela ? J'espère que votre laquais n'a pas serré vos sandales trop fort, que vos chevilles puissent respirer, gonfler au fil de votre ego. »

Helle haussa un sourcil étonné face à l’agressivité de son amie, mais après tout comment lui en vouloir si Contarini était bien l’être infect qu’elle lui avait dépeint ?

« Et pourquoi n'iriez vous pas dans les jardins, près d'une fontaine contempler votre reflet ? Avec un peu de chance, vous pourriez vous y noyer, ce serait une formidable attraction de la soirée ! Qu'en pensez vous ? »

Un léger sourire commençait à se dessiner sur les lèvres de Helle, qui suivait la conversation –ou plutôt la chamaillerie- comme on suivait une partie de jeu de paume. Ping pong, droite gauche, un à zéro, qui remporterait la belle ?
Personne visiblement, puisque Sofia décréta le non-lieu d’elle-même.

« Ma chère amie, je suis certaine que l'ambassadeur a beaucoup de choses à vous dire. Il vous parlera de lui, lui et … oh, encore lui. N'oubliez pas de compter les mots que vous avez réussi à prononcer dans la conversation et, retenez bien vous en aurez besoin. »

Helle parut surprise de se retrouver ainsi en tête-à-tête avec le vénitien, mais ne fit aucune objection et répondit aimablement :

« Merci ma chère Sofia, je saurai me rappeler de vos bons conseils en temps voulu. » Elle lui dédia un clin d’œil et ajouta : « En attendant, détrompez donc le seigneur Contarini en lui prouvant qu’il n’y a pas meilleure cavalière que vous dans cette salle ! »

Sur ces bonnes paroles, Sofia s’éloigna au bras de Silvestre et Helle les regarda s’éloigner avec un certain amusement. Cette soirée s’annonçait décidément riche en émotions pour tout le monde ! Elle fit de nouveau converger son attention vers l’ambassadeur, pas le moins du monde embarrassée de se retrouver seule avec cet énergumène. Au contraire, elle était même ravie de l’occasion de pouvoir l’observer de ses propres yeux !

« Sofia ne m’avait pas menti lorsqu’elle me décrivait vos rapports pour le moins… Explosifs, monsieur l’ambassadeur. J’ai beaucoup entendu parler de vous, et pas forcément en bien. Vous partez avec un sacré handicap si vous désirez plaire à tout un chacun comme le Narcisse que vous voulez incarnez. » remarqua-t-elle avec une pointe d’amusement dans la voix et le regard. « Mais je suis tout de même enchantée de vous rencontrer. J’ai entendu tant de choses sur votre compte que je pourrais presque écrire votre légende. »

Si Sofia avait raison à son sujet, flatter un peu son ego en lui parlant de légende et en lui disant qu’elle avait beaucoup entendu parler de lui devrait avoir des conséquences intéressantes. Elle mourait d’envie d’entendre ce drôle de type parler de lui-même comme Sofia le lui avait prédit !

« Alors, monsieur l’ambassadeur ? Jusqu’à quel point le portrait que Sofia m’a dressé de vous est-il exact ? J’avoue que je suis bien curieuse de le savoir. Libertin, narcissique au possible, débauché, désagréable, superficiel, insupportable… Qu’est-ce qui est vrai dans tout ça ? »
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MessageSujet: Re: Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher   Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher - Page 3 Icon_minitime21.06.12 12:20

Faute d’avoir rattraper Richmond, Aymeric ne put s’empêcher de noter qu’il avait gagné à la disparition de son ami une compagnie bien autrement agréable - ce qui n’était pas pour déplaire à l’ancien charmeur de ces dames qu’il avait pu être. S’il n’avait pas accepté de suivre Morgan dans l’espoir de repartir au bras d’une conquête, il savait d’avance qu’il ne reculerait pas devant une nuit agréable si l’occasion et l’envie s’en présentaient. Le temps du deuil avait fini par passer dans le coeur comme dans le comportement d’Aymeric.

Là n’était toutefois pas la première préoccupation de ce dernier lorsqu’il aborda, tout sourire, la charmante Héra esseulée. Si la mythologie voulait que Zeus préfère à sa femme d’autres nymphes, voir Morgan en compagnie de cette représentation-là de la déesse n’aurait guère étonné Froulay, qui engagea cependant la conversation en se doutant bien qu’elle n’aurait pas de réponse à sa question.
« Malheureusement je ne peux guère vous aider. Vous savez tout comme moi Zeus volage, il butine de fleurs en fleurs tel une abeille. Si je devais respecter la mythologie, je m’en offusquerais, n’est-ce pas ? »
Un sourire étira les lèvres d’Aymeric, à qui l’image parut bien trouvée - concernant Zeus et son ami.
« C’est ce que racontent les histoires, en effet.
- Mais votre compagnie m’est agréable, laissons donc Zeus là où il est.
- A merveille ! Il ignore qu’il y perd au change, répondit-il en faisant tinter sa coupe de champagne contre celle de sa compagne. »

Il allait prendre à nouveau la parole lorsque le regard de la jeune femme se porta derrière lui, chose qui attisa sa curiosité. A l’instar de quelques autres personnes attirées par les éclats de voix, il se retourna, mais ne vit les fauteurs de troubles qu’au moment où une voix à ses côtés soufflait le nom de l’un des deux dieux intéressés.
Aymeric leva les yeux au ciel, avec un sourire fataliste lorsqu’il reconnut Richmond et Roberval. Le hasard des costumes avait décidément bien fait les choses.
« Cher ami, je pense avoir trouvé l’homme que vous cherchiez. Il se bat avec nul autre que Poséidon. Quelle situation comique, n’est-ce pas ! On dirait que l’histoire de la mythologie se rejoue sous nos yeux. Oh mais venez par ici pour mieux voir. Là, personne ne nous gâche plus la vue. A votre avis, Zeus va-t-il justifier son pouvoir, ou non ? »
Entraîné quelques pas plus loin par Héra, Aymeric put en effet observer tout à son aise la dispute qui opposait les deux hommes. Aux derniers mots de sa compagne, il posa les yeux sur elle avec un petit sourire.
« En honnête ami, je devrais sûrement vous l’assurer, répondit-il. Hélas, je ne connais guère ce Roberval et ignore ce dont il est capable et m’en voudrais de vous avoir menti. »
Richmond l'avait cherché.

Le comte porta sa coupe à ses lèvres, songeur, en observant l’attitude de plus en plus agressive des deux dieux ennemis - aussi bien dans l’Olympe que sur Terre. Qu’ils finissent par en venir aux mains ne l’étonnerait guère, et le poing que Roberval lança soudain dans le visage de Richmond ne tarda pas à confirmer ses prévisions.
« Voyez, j’ai bien fait de ne point trop m’avancer, glissa-t-il à la jeune femme dont il ignorait toujours le véritable nom en constatant que le coup avait envoyé Morgan au sol. Faut-il y voir une punition des véritables dieux pour avoir porté les yeux ailleurs que sur sa femme ? »
Il eut un sourire, alors qu’un petit groupe se formait non loin d’eux. De ce qu’il pouvait comprendre des paroles échangées, Froulay déduisit que des paris se prenaient déjà : l’anglais venait de se relever et de rendre son coup, avec intérêt, au baron.
« Certains ne perdent pas de temps, commenta-t-il, amusé. Eh bien ma chère, voulez-vous parier également ? Votre mise sera la mienne. Evidemment, je vous laisse choisir votre dieu... »
Au moment où il prononçait ces mots, un vase se brisait sous le poids des deux hommes violemment projetés contre le mur par le second assaut de Richmond. Organiser ce genre de fête chez soi avait ses dangers pour le mobilier... Mais visiblement, l’hôte du jour - fidèle à sa réputation, sans doute - était trop occupé pour venir s’en rendre compte.
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MessageSujet: Re: Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher   Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher - Page 3 Icon_minitime21.06.12 15:28

Salon bleu

Racine ne regrettait pas un instant d'avoir fini par accepter l'invitation ou plutôt la proposition de dernière minute de ses deux amis (plus tard, il parlerait sans doute d'enlèvement en partie consenti pour dénier toute responsabilité dans la suite des événements potentiellement... Insolites de la soirée même si sa mémoire lui jouerait des tours – mais en soit, rien que le fait de ne se souvenir de rien était mauvais signe). L'alcool coulait à flots, le buffet était délicieux et les jeunes femmes particulièrement jolies dans ces costumes qui ne cachaient pas grand chose de leurs formes. Mais le plus plaisant était sans doute de passer cette fête en compagnie de Ferdinand et Luigi qui avaient bien l'intention de s'amuser également malgré les réticences initiales de l'Italien qui se moquait d'ailleurs du dramaturge en prétendant boire du vin de meilleur qualité que lui. Racine ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel et se mordit la lèvre inférieure pour ne pas éclater de rire devant le manège du fou du roi qui faisait en sorte que la quantité de boisson du verre de Luigi ne diminuât jamais. Luigi ne s'en apercevait pas... Prouvant par là que l'alcool remplissait déjà son office. En s'asseyant sur le sofa, Racine eut un éclair de lucidité et songea avec amusement que leur pari n'avait pas tenu longtemps... Et était déjà perdu par tous les trois. Seul Ferdinand semblait dans un état plus ou moins normal sinon que ses pupilles brillaient davantage qu'en temps habituel mais il était si déluré qu'il n'était pas certain qu'on puisse reconnaître du premier coup d’œil quand il était soûl ou non.

- Je crois que comprendre que Déméter aime le soleil. Nous avons un point commun.

Et voici qu'une donzelle blonde s'asseyait sur les genoux de Luigi sous le regard intéressé (et connaisseur) de Racine qui en délaissa un instant sa propre proie. Prise de choix pour l'Italien même si répondre par l'affirmative à une manœuvre de séduction aussi minable, même sous l'emprise de l'alcool, dénotait clairement un manque affligeant d'intelligence et de bon sens. D'ailleurs, Ferdinand à ses côtés se mit à glousser de manière fort peu discrète.

- Racine, vous ai-je déjà dit à quel point je trouvais ce garçon merveilleux ?
- Avouez que c'est amusant pour un Icare d'aller badiner avec une demoiselle sur le thème du soleil. Même si je doute que notre ami l'ait fait exprès,
rétorqua Racine, en se laissant lui aussi aller au fou rire, si la soirée commence ainsi, j'ai hâte de voir ce que Paliano va nous faire d'ici la fin de la fête.

S'il savait... Ou plutôt s'il n'était pas aussi éméché, Racine n'aurait peut-être pas parlé avec autant de légèreté ! De toute façon son attention s'était déjà détournée de Luigi, de ses approches de séduction et des deux jolies demoiselles qui l'entouraient (la perte de mémoire dans ce cas serait utile car il aurait sûrement regretté de ne pas en avoir profité) pour s'intéresser à cette fameuse couronne en chocolat qui devient très vite le nouveau saint-Graal des trois hommes à la faveur d'une parole malheureuse (malheureuse car la propriétaire allait vite leur prouver qu'elle n'était pas prête à se débarrasser si rapidement de son bijou d'un style particulier) de Luigi :

- Hé bien allez goûter ! Je suis certain que vous n'êtes même pas capable de croquer cette couronne – mais attention – sans la toucher des mains !

En moins de temps qu'il ne fallut pour le dire et même le penser, Ferdinand poussa un grognement de mécontentement avant de se raviser, de bondir de l'endroit où il était assis et de se lancer à la poursuite de la jeune fille qui, au même instant, se trouvait un compagnon en la personne du jeune Paris de Longueville (zut, il n'était pas au courant de la présence du dramaturge, lui... Oh, il prétendrait à un enlèvement au cas où le prince lui poserait une question) et s'éloignait vers un nouveau salon. En ces quelques centièmes de secondes, Racine, décidément peu réactif, s'était à peine redressé et s'était exclamé à l'encontre de Luigi, montrant clairement qu'il n'avait retenu qu'une partie du défi... :

- Sans toucher cette adorable jeune fille ? Mais quel intérêt ?

Furieux de la longueur d'avance de Ferdinand, Racine entreprit de suivre le fou qui traçait la jolie asiatique... Enfin jolie, pour ce qu'il avait pu voir des traits de son visage car pour le moment, ce qui l'intéressait, c'était plutôt ce qu'elle avait sur la tête ! Luigi lui emboîta le pas jusqu'au salon vert.

Salon vert

- Celui qui y arrive d'entre vous deux aura le droit de me donner un gage ! Et je n'ai pas peur du ridicule alors que le meilleur gagne !

La voix du prince de Paliano retentit à ses oreilles et immédiatement, Racine sentit son impatience grandir. Voilà que le pari devenait encore plus intéressant... Et proprement inconscient pour le pauvre Italien, aucun de ses deux amis ne manquaient d'imagination et si Ferdinand avait pour lui son caractère déjanté, Racine avait l'expérience de ces fêtes et la capacité d'imaginer des situations improbables. Toutefois, il ne pouvait se faire remarquer de l'hôte de la soirée, n'est-ce pas ? Avant de pouvoir élaborer un plan d'attaque (toutes proportions gardées, les verres qu'il avait ingurgités l'empêchait de concevoir une vraie stratégie), la jeune fille plongea sous une table garnie de sucreries laissant Racine stupéfait quelques secondes, assez pour que Ferdinand se décide à l'y rejoindre. Le dramaturge, impuissant et furieux, ne pouvait le faire à son tour, la table ne serait pas assez grande pour les contenir tous. A ses côtés, Luigi avait du mal à concentrer son attention sur ce qui pouvait bien se passer sous ces plats de macarons et même si Racine en bouillonnait, il eut la serviabilité de tendre un nouveau verre à son ami.

Sa patience fut récompensée lorsque la demoiselle, la couronne intacte, sortit enfin de sa cachette suivie d'un Ferdinand entarté. Racine éclata de rire devant la mine de son ami avant de lui tendre un mouchoir pour qu'il puisse avoir l'air plus présentable (non ce n'était pas uniquement par bonté d'âme mais parce que passer la soirée avec une tarte géante n'allait sans doute pas attirer les jeune es femmes) :

- Laissez-moi deviner..., dit-il d'un ton songeur en se grattant la tête, vous n'avez pas réussi ?

Finalement cette quête devenait de plus en plus intéressante si la donzelle ne se laissait pas faire. Et si Ferdinand avait tenté la méthode du petit discours pour l'émouvoir... Racine devait tenter autre chose. Il prit un air rusé et partit sur les traces de la jeune asiatique en claironnant d'un ton pompeux :

- Regardez faire le spécialiste !

Grand salon

Elle était cachée là derrière une statue grecque et Racine se félicita de la petite taille de la chinoise qui allait l'aider à mettre en œuvre son plan... Qui n'était guère digne d'un grand stratège mais qui avait le mérite d'être efficace.

- Mademoiselle... A qui ai-je l'honneur ? A une princesse venue de contrées exotiques ? S'inclina Racine, vous...

Oups, Ferdinand avait dû la prévenir de quelque chose car elle le regardait à présent avec des yeux amusés et prêts à accomplir une bêtise de plus. Heureusement, les dieux (c'était le cas de le dire) étaient du côté de Racine car un Poséidon envoya valser un Zeus sous les exclamations de surprise de la foule, détournant l'attention de la victime de Racine un quart de seconde. Assez pour que le dramaturge saisisse sa chance et plonge (enfin se penche) sur la couronne, croquant un morceau avant de partir en courant par peur d'être puni de sa témérité. Malheureusement pour lui... Cette petite chinoise et lui seraient sans nul doute amenés à se retrouver avant la fin de la soirée... !

- Et bien ? Fanfaronna-t-il devant ses amis tout en mâchant avec délectation le bout de chocolat, avouez que ma technique est peu orthodoxe mais efficace. Si j'ai bonne mémoire, continua-t-il en se tournant vers Luigi et en faisant mine de réfléchir, j'ai le droit de vous donner un gage, n'est-ce pas ?

Il tourna sur lui-même dans l'espoir de trouver une idée et son visage hilare s'éclaira brusquement en voyant une personne qu'il connaissait de vue mais qui n'avait pas la réputation d'être un bigot :

- Oh, regardez, Luigi, un compatriote ! Là, le Narcisse qui discute avec la jeune fille blonde en toge verte que nous voyons de dos, sans doute une muse... Et bien, votre gage c'est... D'aller embrasser ce Narcisse, prouvez-nous que l'amour règne entre les habitants de la botte !
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MessageSujet: Re: Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher   Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher - Page 3 Icon_minitime21.06.12 18:21

Grand salon

Vous vous demandiez comment gâcher une fête en faisant le moins d'efforts possible ? C'est très simple, en réalité. 1) Invitez deux personnes qui se haïssent depuis des années et qui n'ont jamais eu l'occasion d'exprimer leur détestation réciproque. 2) Pour une raison ou une autre, de préférence une jeune femme charmante, faites-les se retrouver face à face. Pour cette étape, il est conseillé de les placer dans une salle pleine de monde, salle meublée et décorée avec goût, sinon vous perdriez une bonne part de l'intérêt de la scène. 3) Admirez le travail. En vous tenant plutôt éloigné si possible.

En bref, toutes les conditions étaient réunies pour que Morgan de Richmond et Arthur de Roberval deviennent en peu de temps les attractions de la soirée. D'ailleurs, les courtisans, délaissant leurs discussions futiles et leur badinage, se retournaient un à un vers eux, prenant des paris avec excitation et murmurant les noms de ceux qui venaient de transformer la fête en spectacle de combat de boxe. Pour ce qu'Arthur en voyait (c'est-à-dire pas grand-chose, son attention était fixée sur l'imbécile qu'il avait devant lui), même les quelques couples formés grâce à l'entremise de leur ami commun, l'alcool, se détachaient pour se redresser et chercher à voir ce qu'il se passait. Aucun doute que cet événement allait rester sur les lèvres pendant des jours, voire des semaines. A avoir été le premier à frapper un fils de la maison d'Angleterre, fût-il l'être le plus méprisable de l'assemblée, Arthur n'allait certainement pas avoir le beau rôle. Mais au moment où il se sentit agrippé par l'épaule pour l'obliger à faire volte-face, cette considération était bien loin de son esprit. Celle-ci tout comme la question de savoir où se trouvait l'hôte de la soirée et le propriétaire des lieux qui n'allait certainement pas apprécier la tournure des événements !

Quelque part, le coup de poing qu'il avait lancé de toutes ses forces dans le nez de l'Anglais ne l'avait pas soulagé de sa colère qui couvait toujours en lui. Ce n'était pas une simple bagarre qui allait effacer le contentieux qui les séparait depuis toutes ces années. Ce n'était pas assez pour lui faire payer son arrogance et la manière dont il les avait traités, lui et ses hommes. Même si dans le lot, Arthur était plutôt chanceux car il avait été le seul à avoir été gardé en vie. Non, le baron ne serait satisfait que lorsqu'il verrait de ses propres yeux Richmond perdre l'équivalent de ce qu'il avait perdu avec le naufrage de son bateau, c'est-à-dire ce qu'il considérait comme sa véritable famille.

Lorsqu'il se retourna, il eut à peine le temps de voir le poing de l'Anglais se lever, ressentit une douleur sourde dans la mâchoire et ne put s'empêcher de reculer de quelques pas sous le choc. Richmond avait frappé de toutes ses forces. Arthur savait qu'il l'avait mis en colère mais il ne s'attendait pas à cela. Son petit discours n'avait été prononcé que dans le but de chercher à le provoquer, il n'avait aucune idée de la réalité ou non des accusations qu'il avait portés même si ses soupçons, qui manquaient terriblement d'objectivité, étaient forts. Mais visiblement cela avait réellement froissé l'ego du duc qui ne s'arrêta pas au premier coup et s'élança à nouveau contre le corsaire. Si cette fois-ci, Arthur l'attendait, il se fit tout de même pousser violemment contre le mur et bouscula au passage un vase qui s'effondra au sol dans un bruit assourdissant et un millier de débris. Le baron était furieux d'avoir été de nouveau la victime de cet imbécile, il n'était pas question de se faire battre par lui ! La volonté de ne pas trop se faire remarquer et surtout la peur que cela fâche à la fois le prince de Neuchâtel et le roi s'il venait à en entendre parler, tout s'effaça. Seule la rage qui palpitait dans ses veines trouvait à se faire entendre d'Arthur, toute raison s'était envolée. Et les dernières paroles de Morgan n'arrangèrent pas les choses.

- Et vous, cessez de sous-estimer vos ennemis et vous croire le plus puissant… Cela ferait tâche à votre ego de pacotille.
- Et bien, donnez moi une bonne raison de ne pas vous sous-estimer, monsieur le duc, ironisa Roberval, ou bien croyez-vous que cette manière de se battre va m'impressionner ?

Pour le coup, Arthur se trouvait en effet sur un terrain connu, il avait passé vingt ans de sa vie sur le pont d'un navire où il avait compris que savoir se servir de ses poings était la seule façon de se faire respecter. Aussi, faisant appel à toute sa force, il repoussa avec violence le jeune duc et le projeta loin de lui, au beau milieu des courtisans qui s'écartèrent dans un cri d'effroi afin de ne pas être blessés, pour pouvoir se libérer de sa prise et ne plus se retrouver acculé contre le mur. Sans réfléchir davantage, il se précipita vers Richmond et le saisit par sa toge. Pendant un instant les deux hommes se firent face, visage contre visage, deux paires d'yeux brûlant de haine se fixèrent puis avec un geste formidable, Arthur lui lança de nouveau un coup de poing dans le visage avant de le faire tomber dans un coin de la pièce, jusqu'alors occupé par un meuble ancien de bois, lequel s'écroula sous le poids de l'Anglais. Mais Roberval n'en avait pas encore assez et sans faire attention à ceux qui commençaient à parler de les séparer, sans même se souvenir qu'il avait du public, il se précipita sur son pire ennemi pour continuer à le frapper, à le frapper jusqu'à effacer cette arrogance qui le répugnait tant.

Ceux qui avaient parié allaient en avoir pour leur argent !


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MessageSujet: Re: Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher   Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher - Page 3 Icon_minitime23.06.12 17:35

Salon Bleu

Une fois arrivée dans ce salon qui n'avait rameté que peu de monde, elle se dirigea vers le buffet pour saisir un macaron qu'elle eut vite fait d'avaler en même tant que le reste de champagne qui traînait dans sa coupe. Finalement cette soirée risquait de ne pas être si amusante qu'elle ne l'avait imaginé. Les quelques beaux dieux de l'Olympe qu'elle avait croisé étaient déjà en charmante compagnie et ne se sentant pas l'envie de les priver de leurs aphrodites, elle se contenterait de se saouler à grand renfort de ce délicieux alcool pétillant qui coulait à flots. Et c'était sans compter sur l'aide de Dionysos qui arrivait de nulle part, avec un air de paon désireux de montrer ses atouts, pour lui tendre un verre.

-Quittez cette triste mine , Madame ! Vous m’attendiez, et misérable que je suis , je vous ai fait faux bond, mais je suis maintenant là pour vous apporter l’ivresse qui vous redonnera cet esprit de fête qui semble tant en cet instant vous faire défaut!

Surprise par cet abord soudain, mais pas malheureuse de trouver un peu de compagnie, elle attrapa la coupe qu'on lui tendait et en sirota une gorgée tout en observant de son regard azur qui se trouvait face à elle. Au-delà de ses airs de pacha, il n'était pas dénué d'un certain charme pour ne pas dire qu'il était très séduisant. En bref, il serait parfait pour une soirée dont de doute façon tout le monde aurait oublié les détails le lendemain matin.

- Voyons donc, répondit-elle avec un haussement de sourcils, quelle chanceuse je fais ! Mais ne suis-je pas en danger au côté d'un Dionysos tant maître du vin que de ses excès ?

Raphaëlla n'avait bien sûr pas encore remarqué que son bel interlocuteur était le prince de Saxe. Autrement dit un farouche ennemi de son idiot de frère. Mais soit dit en passant, toute personne saine d'esprit n'aurait pu décemment éprouver autre chose qu'un sentiment négatif à l'égard de cet odieux personnage. Toujours était-il qu'il qu'elle aurait été d'autant plus enthousiaste si on lui avait dit que sauter dans les bras du premier homme qui passait pas là se révélerait un amusant moyen de créer chez son cadet un profond sentiment de dégoût. Quoi qu'étant donné qu'il n'était pas censé être présent ce soir, la question ne se posait pas vraiment. Car elle n'avait bien sûr informé de sa sortie uniquement sa femme de chambre qui était chargée de garder l'invitation bien à l'écart de tout membre de sa famille. L'un pour la simple raison qu'elle le détestait autant que l'hôte de ces lieux ; l'autre car il avait une fâcheuse tendance à très mal tenir la boisson. Et elle n'avait que peu envie d'apprendre en se réveillant, que leur manoir versaillais avait été vendu autour d'une table de jeu.
Mais l'esprit de la Contarini était loin de ces préoccupations d'ordre familial.

- Je n'ai plus d'autre choix que de m’enivrer à vos côtés, reprit-elle avec un léger sourire et en levant son verre avant de le boire d'un trait. Ce n'était d'une part pas très élégant pour une femme de son rang, d'autre part une assez mauvaise si elle envisageait la possibilité de ne pas rentrer en titubant. Mais que diable ces ennuyeuses questions, nous étions là pour nous amuser ! Mais ne voulez-vous pas quitter ce morne endroit pour aller voir un peu ailleurs ce qu'il s'y passe ?
Il ne s'agissait en fait pas vraiment d'une question puisqu'en disant ces mots elle prit le bras de celui qui l'avait abordé et commença à se diriger vers le grand salon. Non pas que cette pièce manque de charme, mais plutôt qu'elle était peu à peu désertée. Et la musique qui se faisait entendre non loin l'attirait inévitablement lui donnant l'envie de tourbillonner en bousculant tout sur son passage. Elle n'en fit rien...
Dès qu'ils furent dans le grand salon, Raphaëlla se mit à arborer un superbe sourire. Voilà donc où se cachait la fête ! Rire et éclats de voix se mêlaient au son de l'orchestre pour créer un superbe canon qui faisait le charme de ces soirées versaillaises. Loin de l'ambiance morbide qu'elle avait connue à Saint-Marin, ici, ce n'était pas règlements de comptes et tromperies qui étaient maîtres, car seul l'ivresse et la bonne humeur étaient de mise.

- Cette soirée est-elle à votre goût mon cher ? Ne manque qu'une pointe de complot et nous ne serions pas loin des soirées vénitiennes...

Quoi qu'au vu de qui était là ce soir, les messes basses ne devaient pas être loin. Derrière les couronnes dorées et les toges immaculées de toutes ces divinités se cachaient des âmes un tantinet plus sombres et en proie aux coups bas que les apparences ne voulaient le laisser penser. Elle observa quelques instants les couples qui enchaînaient les pas de danse et au milieu de ce chahut, elle crut même à un instant apercevoir l'horrible portrait de Francesco. Mais elle voyait sans doute le mal partout car il était tout simplement impossible qu'il soit ici ce soir. Décidément, le côtoyer à outrance ces derniers temps lui faisait avoir des hallucinations bien peu plaisantes. Enfin, la rouquine balaya cette vision de son esprit pour se tourner vers le charmant inconnu à qui elle ne refuserait pas de prolonger la soirée. Quitte à être déguisée, autant se glisser totalement dans la peau d'une autre et oublier qui l'on était et surtout qui l'on se devait d'être l'espace de quelques heures.
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MessageSujet: Re: Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher   Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher - Page 3 Icon_minitime24.06.12 14:23

    Grand salon

    Arès se révélait être d’agréable compagnie. Ils buvaient ensemble et Anne croyait passer le reste de la soirée avec lui, mais la bagarre allait changer ces prévisions. Anne avait attiré le dieu pour qu’ils puissent regarder à deux Poséidon et Zeus se battre. Anne demanda alors à Arès ce qu’il pensait de l’issue du combat.

    « Hélas, je ne connais guère ce Roberval et ignore ce dont il est capable et m’en voudrais de vous avoir menti.

    -Quelle honnêteté ! J’espère que votre ami ne vous en voudra pas. Je ne connais pas non plus ce Roberval. Mais j’ai entendu parler de lui comme d’un corsaire attaché au roi. Voyons s’il se démarque ici comme il l’a fait auparavant sur les mers.

    Alors qu’Anne finissait de parler, Roberval lança son poing sur le jeune Zeus. Elle eut un petit sourire. Arès dit alors :

    « Voyez, j’ai bien fait de ne point trop m’avancer. Faut-il y voir une punition des véritables dieux pour avoir porté les yeux ailleurs que sur sa femme ?

    Anne rit à cette réflexion. Cet Arès semblait avoir de l’esprit et de l’humour, mélange intéressant pour passer une agréable soirée. Posant les yeux sur Zeus qui était à terre, Anne répondit à son compagnon : J’aime l’idée d’une punition. Mais pourquoi serait-ce une punition des véritables dieux, comme vous dîtes ? Peut-être est-ce moi qui me venge… Anne regarda de nouveau Arès en souriant. Mais l’homme déguisé en Zeus n’en avait pas fini avec le corsaire. Se relevant, il l’attaqua à son tour et prouva qu’il avait lui aussi de la force. Anne suivait avec intérêt le combat. Nul doute qu’il serait relaté à la Cour, et que même les absents connaitraient les moindres détails (vrais ou faux, là n’était pas l’importance). La marquise serait ravie de colporter quelques rumeurs… Mais son interlocuteur avait trouvé un moyen de rendre la soirée encore plus satisfaisante…

    « Certains ne perdent pas de temps. Eh bien ma chère, voulez-vous parier également ? Votre mise sera la mienne. Evidemment, je vous laisse choisir votre dieu...

    Anne allait répondre mais l’éclat d’un vase brisé en mille morceaux l’interrompit. Elle quitta Arès du regard tout en répondant : La mise ne m’intéresse pas tant que le plaisir du jeu. Parions donc 1 Livre symbolique. Mais permettez-moi d’observer un peu plus Zeus et Poséidon avant de faire mon choix. C’est alors que Roberval-Poséidon lança une nouvelle fois son poing sur Zeus. Anne reprit alors : Mon dieu sera Poséidon. Mais alors que Zeus était à terre, le dieu choisi par Héra s’acharna sur lui, le frappant avec une telle rage qu’Anne ne sut plus si elle devait en rire ou s’en offusquer. Ciel ! Je crois que mon dieu a perdu tout honneur ! Frapper un homme déjà à terre ! Il faut faire quelque chose ! » Puis, en elle-même, la marquise se dit que le corsaire risquait d’abîmer le joli minois du bel inconnu. Cela serait si dommage… Elle espérait que quelqu’un les séparerait à temps.


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Paris de Longueville

« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Une servante de ma connaissance...
Côté Lit: la servante sus-citée l'a déserté, profitez-en!
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MessageSujet: Re: Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher   Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher - Page 3 Icon_minitime25.06.12 0:03

Salon vert

Les soirées qu’organisait Paris étaient bien plus un paravent pour cacher les débordements en tout genre plus que de réelles places où faire connaissance…enfin ces connaissances-ci étaient plutôt au sens biblique du terme…
Entouré d’une délicieuse asiatique et de la charmante Elodie de Froulay, Paris se délectait de ces quelques minutes. Flore avait étrangement disparu mais il faisait confiance à la jeune Hélène pour trouver un digne cavalier de ces humeurs. Le mot d’ordre « infidélité » avait été donné et il ne ressenti par ailleurs qu’un court instant de remords lorsqu’il eu à l’esprit le visage de Perrine.
Une punition, point. Puis Elodie…il la soufflait à Perche, n’était-ce pas suffisant ?!
Il est des moments où la solitude est gage de prudence, ne pensez-vous pas ? avait répondu la demoiselle ?
-Mais il faut savoir vivre dangereusement, voyons. Sinon la vie serait d’un ennui mortel ! Il ne faut pas vivre sur des enthousiasmes modérés, mais dans la passion !
Sur ces mots virant au libertinage, il termina d’un trait sa coupe, se resservant du même coup pour mieux trinquer.
Mais la jeune exotique coupa son élan
- Par tous les diables, ne serait-ce pas le roi là-bas?… nu avec une couronne de fleur sur la tête???

Le roi ? Paris se retourna d’un coup vers l’endroit que montrait la jeune fille, croyant avoir bu un verre de trop.
-Eh le roi ici ?! Et pourquoi pas dans une taverne, mademois…..
Mais la mystérieuse chinoise s’était volatilisé. Il se retourna vers Elodie, l’œil perplexe, jetant un regard à son verre.
-Allons mon vieil ami, tu ne me feras pas ce coup-là, dit-il en se massant le foie ! Bah !
-Eh bien, Prince, quel sort avez-vous donc jeté à cet hôtel pour qu’il puisse ainsi faire disparaître vos cavalières ? Prenez garde : je pourrais me volatiliser à mon tour.
-Moquez-vous, mademoiselle…mais si vous souhaitez réellement disparaître, je pourrais vous indiquer quelques endroits calmes…mais trinquons, reprit-il en levant son verre ! A cette jeune inconnue qui n’aura eu le loisir de ma compagnie !
-Ma foi c’est dommage, j’aurais volontiers regardé cette couronne de plus près. Etait-ce bien du chocolat ?
Paris jeta un œil au fou du roi, Anglerays, qui venait de plonger sous la table.
-Je n’en sais rien, il faut le demander à sa majesté la reine…mais je crois que notre fou a bu de trop…diable, je ne me rappelle pas de l’avoir invité !

Il balaya la salle du regard en sirotant son vin de Bordeaux. S’il connaissait de nombreux visages, d’autres lui semblaient bien obscurs et il avait quelques difficultés à remettre un nom sur d’autres. Sauf sa compagne actuelle, dont il savait le lien de parenté avec l’ami du roi. Elodie en devenait bien plus croustillante !
-Ah je crois avoir perdu mon ami Saxe…Mais alors qu’il reposait sa main sur la hanche de la jeune femme pour l’emmener à ce qu’il prétextait être la recherche de Derek de Saxe, un valet vint le retenir.
-Monseigneur….je crois qu’un invité indésirable nous a rejoint, commença timidement le valet.
-Bah, laisse-le donc, je ne connais pas la moitié de ces convives et le vin coulera à flot pour une personne de plus ! Sur ces mots, il termina son verre et machinalement, le valet lui en tendit une nouvelle.
-Mais il s’agit de…le valet se pencha vers Paris dont le sourcil s’était froncé….Contarini, murmura-t-il presque.

Paris se redressa d’un seul coup, lâchant la jeune Froulay et buvant son verre d’un seul trait, l’œil noir.
-AH ! Ce pleutre ! Cet italien qui se roule dans sa propre fange ! Lui qui n’a pas assez de trous pour…
-Monseigneur, appela un second valet essoufflé par une course dans l’escalier au travers des convives !
-Quoi encore ?! Ce débauché à mis le feu à l’hôtel ? Parfait ! Il paiera !
-On se bat au grand salon, monseigneur !
-QUOI ?!
-Richmond, Roberval…

Roberval ? Paris n’essaya pas de remettre ce nom, mais celui de Richmond lui était bien trop familier. Un anglais, un cousin du roi, se battre ici ?! Pardieu !
-Ainsi les dieux romains se mêlent à notre fête olympienne, ronchonna Paris.
Il se tourna vers Elodie, embrassant la jeune fille dans le cou.
-Ne vous volatilisez pas, je saurais vous retrouver bien rapidement, lui lança-t-il d’une voix plus basse avant de suivre les valets.

Grand Salon

Il aperçu cette obscure écossaise qui n’avait aucun savoir vivre, ignora superbement cet italien acoquiné à ce Racine à qui il devait des vers et arrivé au grand salon, reconnu immédiatement le cousin de celle qu’il avait abandonné à contrecœur, accompagné de la trop-belle Anne de Gallerande.
Au même instant, une fracas de porcelaine retentit et Paris poussa quelques invités pour se rendre compte par lui-même des dégâts.

-Le vase de ma sœur ! Un cadeau de Monsieur ! Ah ! J’ai un pied dans la tombe !
Mais l’était de la bataille était certainement aussi avancé que l’état d’alcoolisme de Paris et préférant ne pas écoper d’un coup mal placé, il se dégagea, retrouvant Froulay.

-Monsieur de Froulay, le duc de Richmond n’est-il pas l’un de vos amis ? Ne pouvez-vous donc rien faire pour les calmer ? Qu’ils aillent dehors que diable et nous laissent nous débaucher !
Il senti alors des mains bien familières s’accrocher à lui et en se retournant, il découvrit le visage angélique de Marguerite de Grangé. Aviné, le regard flou et tenant douloureusement sur ses sandales de Daphné. Pauvre enfant….délicate proie.
Un sourire s’étala sur le visage du jeune homme. Parfait.
-Si l’on me cherche…lança Paris à qui le souhaitait en entraînant la jeune Marguerite vers le deuxième étage.
Contarini ? Il s’oubliait rapidement, il ne gâcherait pas sa soirée !

______________________



"Les inclinations naissantes, après tout, ont des charmes inexplicables,
et tout le plaisir de l'amour est dans le changement."


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MessageSujet: Re: Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher   Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher - Page 3 Icon_minitime04.07.12 12:37

Salon Bleu

Andréa n'aimait pas chercher les gens en vain, elle n'allait pas s'amuser à traquer son amie pour être sûre que celle-ci aille bien. C'est qu'il ne fallait pas qu'il arrive quoi que ce soit à une des deux jeunes filles, elles étaient tout de même sorties en secret, après avoir mis de quoi endormir un cheval dans le verre de la vieille marquise. Elle commettait déjà un délit, il ne fallait pas non plus se faire prendre. Puis la jeune blonde n'aimait pas vraiment les grandes mondanités de la sorte. Cela était divertissant une heure ou deux mais après cela était trop. Il fallait donc retrouver Madeleine pour la prévenir qu'elles ne resteraient pas jusqu'au bout de la nuit, au cas où celle-ci aurait oublié.

C'était sans compter sur le destin qui allait lui donner mille occasion de rester un peu plus longtemps que ce qui était prévu. Andréa n'avait pas vu la silhouette qui la suivait, n'avait pas vraiment senti la présence non loin d'elle, trop absorbée dans sa recherche. Pourtant, elle sursauta lorsqu'elle entendit le murmure au creux de son oreille :

Si c’est un rêve, ne m’éveillez surtout pas. Votre présence est bien trop chimérique pour être réelle et je veux en profiter jusqu’au lever du jour…

Elle resta interdite quelques secondes, n'osant pas se retourner de peur de s'être trompée de personne. Mais cette voix était reconnaissable entre mille. Faisant volte-face, Andréa fit face à ce grand brun qu'elle connaissait trop bien mais dont la surprise de le trouver ici la laissait sans voix, jusqu'à ce qu'elle finisse par parler à voix basse, comme de peur de briser ce rêve :

Silvestre …

Il était le plus bel Oprhée que la terre pouvait porter, il avait cette âme si belle qu'il n'avait pas besoin de lyre, lui seul enchantait son entourage. Cela se vérifiait facilement avec Andréa qui passait toujours de la pirate sauvage à la douce jeune femme en sa présence, lui seul savait la tempérer et la calmer. Il était une des rares personnes à la connaître totalement, à qui elle ne cachait rien, ou presque. Et quelle spontanéité lorsqu'elle se jeta dans ses bras pour se retrouver contre son corps, cette douce sensation l'avait tellement manquée. Personne n'avait fait attention à eux durant cette brève interlude de douceur avant qu'elle ne s'écarte.

Je ne savais pas que …. Enfin toi … vous … à Versailles.

Elle était encore sous le coup de l'émotion, ne savait vraiment comment réagir et faire face à cette joie qui la prenait au corps. Son sourire illuminait son visage de demoiselle, il serait difficile de ne pas voir à quel point se trouver face à Silvestre la mettait dans un état des plus euphorique. Il y avait quelques temps qu'ils ne s'étaient pas vus après tout …
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MessageSujet: Re: Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher   Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher - Page 3 Icon_minitime08.07.12 14:19

Grand Salon

Après seulement quelques minutes Aymeric de Froulay nous quittait déjà. Une fois qu’il eu tourné les talons, Andréa leva les yeux au ciel et me souria.
C'est ce que l'on appelle des conversations éclairs ! Me dit-elle, tout en jetant un coup d’œil autour de nous. Depuis l’arrivée de Morgan of Richmond et de son ami Froulay, elle semblait distraite et ne parlait plus beaucoup. Elle fronça les sourcils et posa son verre sur un meuble proche de nous. Elle s’excusa de devoir partir pour retrouver l’amie avec qui elle était venue à cette soirée.
Je dois chercher mon amie, je vous rejoins juste après.
Elle s’échappa en vitesse et se dirigea vers le salon bleu.

Au même moment, l’agitation commençait à se faire sentir dans le Grand Salon. Morgan de Richmond, cet anglais prétentieux qui était venu nous parler quelques minutes plus tôt se disputait maintenant avec un certain Poséidon. Les gens stoppaient peu à peu leur conversation afin de pouvoir entendre la dispute des deux hommes.
Que savez vous de la politique, espèce de gueux des océans qui ne doit son misérable titre que pour avoir agi tel un pirate ! Vous ne … s’exclama Richmond…
Il n’eut pas le temps de finir sa phrase car déjà le poing de son adversaire était venu frapper son nez avec une grande violence. L’Anglais se retrouva au sol. Mais il ne tarda pas à rétorquer en frappant à son tour. L’affrontement continua de plus bel, les deux hommes se retrouvaient maintenant face à face. Puis par un grand geste, l’homme vêtu en Poséidon, lança un nouveau coup de poing en plein visage de Richmond. Coup de poing qui fit tomber le jeune homme à la renverse, fracassant au passage un meuble ancien en bois. L’autre continuait de le frapper, alors que dans le salon les paris allaient bon train. Je découvrais alors le nom de ce fameux Poséidon. Le Baron Arthur de Roberval, corsaire pour les services du roi, semblait être un homme violent et impulsif.
Je décidais me m’éloigner un peu de cette bagarre, mais alors que je me dirigeais vers la sortie, un bruit d’éclat de porcelaine se fit entendre. Je regardais rapidement au sol et vit des milliers de petits morceaux au sol. Tout le monde parlait dans le salon et l’atmosphère devenait oppressante. Certain riaient, d'autres criaient, des femmes se cachaient les yeux. Je voulais partir mais les invités me bloquaient le passage. Je tentais de me frayer un passage. Me dirigeant vers la porte, je bousculais un homme saoul, dont j’ignorais le nom. Il n'y prêta pas attention tant l'agitation était grande.

Je traversais au plus vite le hall d’entrée et je retrouvais dans la cour. Tournant la tête, j’aperçus un petit bosquet, et décidais d’aller m’y reposer. L’herbe mouillée effleurait mes pieds, j’y frottais mes mains puis les posais sur mon cou.
Quelle soirée, pensais-je.
Je m’essayais sur un petit banc de pierre, et retirais mes chaussures. Je souffrais horriblement des pieds, mais je les remis aussitôt. Il ne fallait pas qu’on me trouve ainsi. Je ferais les yeux et sentis le vent caresser ma peau. Soudain j’entendis comme des bruits de pas derrière moi ; me retournant je ne vis rien.
Sans doute un animal, dis-je à voix haute, comme pour me rassurer.
Finalement je me levais et pris la décision de quitter la soirée. De retour dans la cour, je me dirigeais vers un carrosse, et demandais au cochet s’il pouvait me raccompagner à Versailles. Il opinât d’un signe de la tête. J’allais enfin pouvoir rentrer dans mes appartements et oublier cette fête pour le moins insolite !

Spoiler:
 
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Morgan Stuart

« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Cela peut vous paraître étrange mais j'en ai un. Il est bien caché, je le réserve à qui m'aimera vraiment. Et pour mes enfants.
Côté Lit: Vous voulez une liste ? Ce sera même un recueil !
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Titre : Duc de Richmond, de Lennox, de Gloucester, Comte de March, cousin de Charles II d'Angleterre
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MessageSujet: Re: Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher   Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher - Page 3 Icon_minitime11.07.12 22:35

Grand Salon

Qu'il était idiot de se battre en pleine fête ! Mais que voulez vous, la haine ne pouvait attendre ni un lieu ni un horaire, surtout quand il s'agissait de ces deux là. L'anglais et le français se vouaient une franche détestation depuis toutes ces années, ne faisaient rien pour le cacher et, pire, avaient une malsaine tendance à jeter leur dévolu sur le même type de femme, renforçant leur concurrence, leurs ego de coqs affamés et reprendre l'inlassable cercle vicieux de la haine. Aujourd'hui, ils avaient fait fort en entamant enfin un combat physique, loin des mots qui ne volaient jamais très haut, le lot de la colère sans aucun doute. Le combat semblait assez inégal, une sorte de David contre Goliath puisque le physique de Roberval était plus impressionnant au niveau carrure que Morgan, dont les muscles étaient plus fins et discrets. Cela n'empêchait pas de donner des coups d'une force rare, il était assez difficile de donner gagnant l'un des deux, chacun ayant ses forces et faiblesses. Pour l'instant, Richmond avait une courte avance en poussant violemment son ennemi contre le mur, brisant ce vase au passage, mais la victoire risquerait d'être de courte durée …

« Et bien, donnez moi une bonne raison de ne pas vous sous-estimer, monsieur le duc, ou bien croyez-vous que cette manière de se battre va m'impressionner ? »
« Ai-je vraiment besoin de me justifier auprès d'un rustre aux manières les plus basses ? »


Et il lui décocha à nouveau un poing en plein visage avant d'être poussé violemment en arrière, usant de toute son agilité pour ne pas tomber à nouveau au sol mais frôlant quelques courtisans terrifiés. La suite fut violente et rapide : presque soulevé de terre par sa toge, Morgan sentit un nouveau coup porté sur sa personne avant d'être jeté contre un meuble qui se brisa sous son poids. Ce fut la deuxième victime de la soirée. Puis Roberval, ivre de colère, se jeta sur l'anglais pour continuer à le frapper. Au départ un peu sonné, Morgan reprit du poil de la bête et repoussa avec violence son ennemi pour lui le frapper, tout d'abord au visage puis dans l'épaule avant de s'attaquer l'estomac. Le voyant se plier, il le poussa avec force du pied vers l'orchestre où les musiciens abandonnèrent les lieux, voyant les deux bagarreurs approchés d'eux. Un nouveau coup de poing sur le nez acheva Roberval de tomber sur une énorme contrebasse qui se dispersa en dizaine de morceaux. Troisième victime.

« En voulez vous encore ? Venez si vous êtes vraiment un homme ! » hurla l'anglais.

Et la bagarre reprit, toujours plus violente. C'est à ce moment là que son ami Froulay se décida d'intervenir – sûrement après avoir pris les paris – pour séparer les deux zouaves qui gâchaient la fête. Mais en voulant faire son preux chevalier, il se prit un coup lui aussi. L'anglais, trop occupé à se battre, ne sut pas vraiment s'il était l'auteur de ce coup ou non. Mais quand Arthur le frappa au niveau de la tempe, Richmond tomba au sol, légèrement assommé. Ce n'était que la qu'il se rendit compte qu'il saignait du nez et de la lèvre. Son visage était tout endolori ainsi que sa main droite. S'essuyant maladroitement, il leva les yeux vers son ennemi que l'on retenait pour ne pas qu'il se jette sur l'homme à terre.

« Vous avez gagné la bataille, Robert Val, mais pas la guerre. »

Il fallait admettre sa défaite dans certains cas, cela ne servait à rien de s'enliser dans une bagarre qui n'aurait aucune issue. Relevé par Aymeric, Morgan avait un mal de crâne incroyable mais ne montrait rien , secouant sa main et quitta le centre de la pièce pour trouver où s'asseoir.

« Quel sale gueux, ce Robert. »

Voilà comment pourrir une soirée en une leçon : se battre contre un corsaire dont on ne sait même pas le nom. Non seulement il avait perdu la bagarre mais en plus Richmond ne savait même pas le nom de son ennemi !

Spoiler:
 


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I've lost a lot a in this game. Another everyday face with no name, I'm not selling misery, so would you stay around with me. I know that you are afraid, the traces of war linger on my face but I'm not selling misery, maybe some day I'll feel home again.


Born to be a Stuart:
 


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Grand salon

On aurait pu reprocher à Froulay le calme, le détachement, et même l’humour dont il faisait preuve face à la bagarre, et ce en conversant comme si de rien n’était avec une charmante Héra. Pourtant, s’il semblait bien plus occupé à prendre les paris sur l’issu du duel qu’à surveiller la suite des évènements, le comte n’en gardait pas moins un oeil attentif sur son ami et son adversaire. Il savait assez bien pour avoir manqué d’en faire les frais ce à quoi la colère pouvait pousser Richmond, et ne souhaitait pas voir les choses dégénérer totalement. S’ils se contentaient d’échanger quelques coups pour mieux se montrer à quel point ils s’appréciaient, grand bien leur en fasse : Froulay n’était en aucun cas le chaperon de l’un, ni de l’autre. Mais hélas, il semblait être dit qu’aucune des soirées que le comte passait avec Richmond ne devait se dérouler correctement.

La façon dont les choses allaient évoluer ne faisait déjà plus de doutes pour personne lorsque que les deux dieux de l’Olympe commencèrent à parler paris. Aymeric accepta d’un sourire la mise d’une livre, puis le choix de sa compagne. A défaut de se montrer très compréhensif ou solidaire a priori, au moins misait-il pour son ami, songea Froulay en tourna à nouveau un regard attentif vers les deux hommes. Bien qu’intérieurement, il douta soudain que l’on puisse sans risquer un incident pousser les paris jusqu’au bout.

« Ciel ! s’exclama soudain la jeune femme. Je crois que mon dieu a perdu tout honneur ! Frapper un homme déjà à terre ! Il faut faire quelque chose ! »
Aymeric fronça les sourcils. Roberval venait de reprendre la main, envoyant Morgan contre un meuble qui constitua le deuxième dommage collatéral de la soirée, et ne semblait vouloir cesser de frapper l’anglais qui n’avait alors que peu de moyen de réplique. Abandonnant le sourire ironique qui étirait ses lèvres depuis le début, Froulay s’approcha d’un pas, aussitôt rejoint par l’hôte de la soirée qui n’était finalement pas si occupé que cela.
« Monsieur de Froulay, le duc de Richmond n’est-il pas l’un de vos amis ? Ne pouvez-vous donc rien faire pour les calmer ? Qu’ils aillent dehors que diable et nous laissent nous débaucher ! »

Aymeric n’eut pas le temps de répondre que déjà, Paris de Longueville s’éloignait au bras d’une demoiselle. Le comte leva les yeux au ciel, songeant un instant à Vivonne qui s’offrait une soirée de tranquillité, puis se tourna vers Héra.
« Excusez moi, ma chère, mais je ne voudrais pas laisser Zeus livré aux poings d’un si furieux Poseidon, lui dit-t-il en retirant le casque d’apparat qu’il portait jusque là, aussitôt récupéré par un valet inquiet. »
Et là-dessus, après avoir écarté un courtisan curieux qui tentait de s’approcher tout en évitant un coup perdu, Aymeric se dirigea fermement vers le baron et le duc.
« Allons messieurs, c’est assez pour ce soir ! lança-t-il. »
Il voulut s’interposer, face à Morgan qui s’était relevé tant bien que mal, mais faisait grise mine sous les coup de Roberval. Mais si habile fut-il à éviter d’abord de pâtir de la fureur des deux adversaire, Aymeric ne put voir venir le poing qui s’abattit soudain sur sa mâchoire. Surpris, il recula d’un pas, en lança à l’anglais - qu’il avait vu assez clairement - un regard peu amène. Sous le coup de la douleur, il se demanda un instant si la solution n’était pas d’achever un des deux combattants pour enfin obtenir la paix mais, plus diplomate, il se contenta de se placer à nouveau entre eux, écartant brusquement Morgan d’un coup d’épaule bien sentit.

Richmond, que le baron avait à nouveau frappé à peu près au même moment, s’écroula à nouveau et Aymeric put sans trop de mal ceinturer Roberval qui s’apprêtait à se jeter sur lui, une fois de plus.
« Je crois que vous en avez assez fait, monsieur, asséna-t-il sèchement en le repoussant violemment dans la direction opposée. Diable, reprenez-vous tous les deux ! »
Il y eut un instant de silence et enfin, Richmond - plutôt perdant, d’ailleurs - comme Roberval se calmèrent. Aymeric confia le baron à qui le voulut bien, et s’en retourna vers son ami qu’il releva en le laissant grommeler, et aida à s’asseoir avant de porter la main à sa propre mâchoire.
« Morbleu Richmond, vous n’y êtes pas allé de main-morte. La prochaine fois, mesurez-vous. »

Le ton se voulait sévère, mais Froulay n’aurait pas la bêtise de lui en vouloir. Il se pencha pou vérifier l’état de l’anglais, avant de lui adresser un regard las.
« Avant tout, sachez une chose : cet homme ne s’appelle pas... Robert. Voilà qui éviterait un nouveau débordement aussi idiot que celui-ci - peut-être. Comment vous sentez-vous ? »
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Luigi Colonna

« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Tant qu'il bat encore, il battra fort pour son italien, le seul.
Côté Lit: Un certain florentin le partage la plupart du temps. D'autres aussi, moins souvent ...
Discours royal:



    CASSE-COU
    1000 vies,
    un corps


Âge : 27 ans
Titre : Prince di Paliano (de la Palissade), membre de la famille Colonna
Missives : 602
Date d'inscription : 18/09/2011


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MessageSujet: Re: Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher   Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher - Page 3 Icon_minitime13.07.12 15:29

Salon vert

Luigi assistait à son pari, posé contre l'embrasure d'une porte, un énième verre à la main. Ce garçon ne tenait pas l'alcool et pourtant continuer à boire comme un trou, sûr qu'il ne se rappellerait de rien une fois le matin arrivé. D'un côté ça n'était pas plus mal vu tout ce qui allait se passer. Il était donc spectateur de ses deux amis poursuivant une chinoise couronnée. Le premier à s'y attaquer fut Ferdinand, suivant la demoiselle sous la table comme si tout cela était normal. Cette improbable situation fit rire Colonna, seul avec son verre, ce qui attira l'attention de personnes passant non loin de là, le prenant pour fou. Ce fut l'hilarité la plus totale quand il vit ressortir son ami entarté, il en pleurait tellement il riait. Racine à ses côtés fit de même et le romain fut incapable de prononcer le moindre mot lorsque le Fou approcha d'eux.

« Laissez-moi deviner ...vous n'avez pas réussi ? »

Alors que Racine donnait un mouchoir à d'Anglerays pour qu'il s'essuie, Luigi chopa au vol un autre verre, toujours hilare comme un abruti fini.

« Regardez faire le spécialiste ! »
« Je vous regarde avec attention ! »
lâcha Colonna en levant son verre.
Grand Salon
Il s'était juste tourné pour regarder dans le grand salon ce que le dramaturge allait bien pouvoir faire. Des serveurs passaient encore et Colonna attrapa un verre au vol qu'il tendit au Fou à ses côtés.

« Vous l'avez bien mérité … Voyons voir si Racine s'en sort mieux. »

La demoiselle semblait complètement illuminée, mais pas autant que deux hommes qui s'échangeaient des coups de poing dans le salon ! Certains sont vraiment incapables de se tenir. Mais cette rixe permit à Racine de voir la jeune femme curieuse, détournant son regard, et profiter pour croquer un bout de la couronne. Luigi en fut tellement content qu'il poussa un cri de joie en levant ses bras et lâcha son verre qui finit sa course dans le mur ! Tout fier, le troisième larron vint les rejoindre, son bout de chocolat dans la bouche, l'air triomphant.

« 
Et bien ? Avouez que ma technique est peu orthodoxe mais efficace. Si j'ai bonne mémoire, continua-t-il en se tournant vers Luigi et en faisant mine de réfléchir, j'ai le droit de vous donner un gage, n'est-ce pas ? »

« Je vous écoute ! »
défia Colonna.

Déjà qu'en temps normal, il était casse-cou mais alors quand l'alcool le désinhibait, il était capable de tout. Vraiment de tout. Voilà pourquoi il n'avait pas peur du gage, étant certain de le réussir et qu'il ne craindrait pas le ridicule ! Et surtout pas l'idée de Racine :

« Oh, regardez, Luigi, un compatriote ! Là, le Narcisse qui discute avec la jeune fille blonde en toge verte que nous voyons de dos, sans doute une muse... Et bien, votre gage c'est... D'aller embrasser ce Narcisse, prouvez-nous que l'amour règne entre les habitants de la botte ! »
« C'est tout ? J'aurais préféré que d'Anglerays gagne, lui m'aurait plus demandé de me suspendre au lustre la tête en bas ! »


Il quitta sa place contre le mur pour marcher d'un pas peu assuré, sans aucun doute à cause de l'alcool. Il ne se souvenait plus si ses deux amis connaissaient ses tendances qui allaient dans les deux sens, de toute façon il s'en moquait, il avait un gage à tenir et de loin, le Narcisse avait l'air fort beau, autant se faire plaisir ! Se retrouvant non loin de lui, son cerveau embué reconnut Contarini, ce beau vénitien à qui il avait joué un tour quelques années auparavant. Ce dernier devait bien vouloir la mort du romain mais ce soir, ce n'était pas grave ! Ni même que la femme qui était avec lui était cette herboriste qui lui avait sauvé la vie. Le cerveau de Luigi ne tournait même plus de toute façon. De la façon la plus naturelle, Colonna tapota sur l'épaule du Narcisse qui se retourna. Luigi lui fit un large sourire :

« Je trouve que Narcisse vous va à merveille, signore. »

Et sans prendre plus de gants que cela, Colonna entoura ses bras autour du cou de l'ambassadeur pour l'embrasser, comme ça, en public, sans se soucier de quoi que ce soit ! Complètement décomplexé le garçon ! Bien sûr, Francesco ne fut pas des plus réceptifs et Luigi fut repousser violemment et se fit insulter de tous les noms. Fronçant tout d'abord les sourcils, le romain se mit à rire nerveusement, l'alcool sans aucun doute. Il n'était pas sûr de s'être pris une gifle, il le saurait sans doute demain quand on lui raconterait ses nombreuses bêtises ! Puis il fit demi-tour, retournant vers ses camarades, le large sourire aux lèvres.

« Racine, vous m'avez trouvé un gage trop facile ! puis une silhouette attira son attention. Je ne pensais pas que Longueville invitait les fous … enfin mis à part vous d'Anglerays … la marquise de Listenois me déteste, je ne comprends pas pourquoi, je suis un garçon adorable. Je vais lui dire deux mots ! Venez avec moi Racine ! Vous devez aussi avoir des choses à lui dire ! »

Il tira son ami par le bras sans demander son avis.
Salon vert
D'un pas toujours mal assuré, Racine avec lui, Luigi s'approchait de sa collègue d'espionnage qu'il n'appréciait guère et cette dernière le lui rendait bien. En temps normal, il l'éviterait et ne lui adresserait pas la parole. Mais imbibé d'alcool comme il l'était, Colonna était un garçon tout à fait différent. Se plantant devant Christine, un air qui se voulait méprisant, le romain ressemblait plus à un soûlard !

« Tiens, vous ici. Je sais que l'Hôtel Dieu n'est pas bien loin mais je ne vous pensais pas stupide au point de vous tromper de bâtisse … Allez mon ami, à votre tour. »

Pauvre Racine, entraîné par un romain déchaîné par l'alcool. Vraiment, quelle drôle de soirée …

Spoiler:
 

______________________






« Vivre, c'est survivre. »

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MessageSujet: Re: Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher   Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher - Page 3 Icon_minitime14.07.12 18:57

    Grand salon

    L’hôte de la soirée avait rejoint le couple que formaient les Arès et Héra d’un soir. Pas le moins du monde inquiété, il émit néanmoins l’avis qu’Arès devait séparer Zeus et Poséidon. Quoique son compagnon d’un soir se fut éloigné d’elle d’un pas, Anne pouvait entendre les quelques mots que lui glissa Paris de Longueville. Elle apprit ainsi qu’Arès était en réalité monsieur de Froulay, et si elle s’en souvenait bien, il devait faire partie des proches du roi. Flattée d’avoir attiré son attention, Anne sourit et se dit qu’elle ne devait pas laisser s’échapper un tel homme. Elle apprit par la même occasion que Zeus était en réalité Richmond. Intriguée et curieuse, Anne prit un autre verre de champagne et en but une gorgée tout en observant les hommes qui se battaient, et qui discutaient. Le corsaire et Richmond n’en finissaient plus de se donner des coups, de se bousculer et ils offraient ainsi un charmant spectacle. Des décorations furent cassées, des personnes bousculées, et du sang coula même de cette bagarre digne de la guerre de Troie. Anne en avait le tournis. Quand donc cesseraient-ils cette bagarre infantile ? D’ailleurs, elle ne savait pas quelle était la raison de ce combat. Héra n’eut pas droit à un regard de Paris qui s’éloigna, laissant Froulay se charger d’arrêter cette bagarre. Décidément, l’hôte de la soirée semblait plus intéressé par les charmes de sa conquête que par la décoration de son salon…D’ailleurs Arès se montra charmant en s’excusant auprès d’elle avant de se lancer au milieu de la bataille. Anne l’observa s’interposer. Alors qu’il semblait pouvoir apaiser les choses, Anne vit Zeus lui lancer son poing. Elle n’en comprenait plus rien. N’étaient-ils pas amis ? Mais voyant qu’Arès ne répliqua point de la même manière, elle comprit que l’Anglais ne savait plus qui il frappait. En le voyant ainsi amoché, ses boucles brunes collant sur ses tempes, Anne eut un sourire affectueux. Il ne semblait pas avoir l’habitude de se battre ainsi et on devinait, sous ses blessures, des manières gracieuses et séduisantes. Anne attendait que les esprits se soient calmés pour rejoindre les deux hommes mais le troisième, le corsaire, semblait ne pas vouloir en finir. Il tentait de se lancer une nouvelle fois sur son ennemi mais heureusement, Froulay parvint à le calmer. Le baron de Roberval fut ensuite entouré de quelques hommes et Froulay s’éloigna avec Richmond. Anne les observait toujours, attendant de pouvoir intervenir. Elle vit l’Anglais s’assoir. La marquise attendit encore quelques minutes, le temps de finir son verre. Elle qui pensait bien finir sa soirée ! Elle était plus que satisfaite. Elle avait, au choix, deux hommes séduisants et charmants. A vrai dire, l’idée de jouer l’infirmière la tentait. L’Anglais aurait besoin de soins pour bien finir la soirée…

    Alors elle se décida. Anne héla un valet et lui ordonna de lui apporter de l’eau et du tissu. Un peu étonné, le valet mit du temps à réagir et il fallut qu’Anne menace de le frapper pour qu’il aille chercher ce dont elle avait besoin. Une fois le valet revenu, elle l’emmena près de Froulay et de Richmond.

    « Pardonnez-moi messieurs, je me permets de me joindre à vous. J’ai fait venir de l’eau et du tissu pour vous arranger. Puis, chose extraordinaire pour le genre de femme qu’était Anne, elle s’agenouilla et imbiba le tissu d’eau avant d’essuyer le sang sur le visage de Richmond. Pour être honnête, elle ne faisait pas cela par simple gentillesse. La marquise était bien déterminée à finir la soirée entre les bras d’un homme, et elle espérait que son petit manège charmerait l’un des deux amis. Tout en arrangeant le visage de l’Anglais, Anne lui parla : Pour être honnête, j’avais parié sur votre adversaire, et votre ami me doit une Livre. Mais j’ai été horrifiée en voyant que ce corsaire s’acharnait sur vous. Puis, haussant la voix sans s’en rendre compte : Mais où ce rustre a-t-il appris ces manières ? Chez les sauvages ?! » Anne pensait que le corsaire était dorénavant loin. Elle avait par ailleurs oublié que l’orchestre avait été mis en pièces par Richmond et Roberval. Elle ne s’était pas rendue compte que le peu de bruit de la pièce ne pouvait suffire à masquer sa voix. Et en parlant ainsi d’une voix trop forte, Anne se faisait un ennemi redoutable…
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Megan Campbell

« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Après mon pays et un souverain, vient le visage d'un français un peu trop maniaque.
Côté Lit: Après le passage d'un souverain, je suis devenue bien difficile. N'espérez rien de ce côté!
Discours royal:



    Caledonia you're calling me
    And now I'm going home


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Titre : Baronne de Campbelltown et espionne très personnelle de Charles II
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MessageSujet: Re: Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher   Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher - Page 3 Icon_minitime19.07.12 0:45

On ne peut pas dire que Megan se sentait là comme un poisson dans l'eau, mais rien ne pouvait l'empêcher de papillonner de ça, de là, un verre à la main, promenant sa longue robe blanche derrière elle. Elodie l'avait abandonné pour suivre ce bellâtre de Longueville qui faisait office d'hôte et préférant échapper à une corvée mondaine, s'éclipsa à temps et du même coup, évita Derek de Saxe.

Ne pouvait-il y avoir de personne...normale?! Soupirant, elle s'appuya contre un chambranle de porte, jetant quelques regards noirs à des prétendants à l'oeil obstiné et intéressé. Soupirant, elle avala son verre d'une traite avant de le poser sur un plateau. Où était passé Aline? Elle l'avait aperçu peu de temps avant en compagnie d'un homme qu'elle ne connaissait pas et jalousant presque sa collègue qui avait réussi à se dégoter un cavalier, Megan reprit un verre de dépit.
Elle allait se décider à retrouver Elodie lorsque des éclats de voix suivi d'un bris de verre l'interrompit dans ses pensée. Que pouvait-il donc se passer?! Des ivrognes?
Elle entendit à nouveau le bruit d'un poing dans une figure et se figeant, l'oeil pétillant et le sourire en coin, elle écouta attentivement. C'était bien cela. Une bagarre en plein dans l'hôtel le plus huppé de Paris! Une baston en bonne et due forme, telle que seule les français pouvaient en avoir.
Vidant son verre d'un coup, elle remonta ses jupes et s'élança dans l'escalier sans prêtr attention aux regards étonnés. Pour voir cela, l'écossaise était prête à tout! Ca n'était pas tout les jours que l'on voyait se battre....

Morgan?!

La jeune femme s'arrêta net, et d'une main vague reposa son verre vide sur un guéridon. Poussant sans un mot quelques greluches spectatrices, elle s'avança pour voir Richmond se prendre une droite de la part...du cavalier d'Aline!
La situation en était presque grotesque et elle ne pu s'empêcher de sourire lorsqu'elle ivt l'hôte des lieux déléguer ses pouvoirs à un autre.
-Monsieur de Froulay, le duc de Richmond n’est-il pas l’un de vos amis ? Ne pouvez-vous donc rien faire pour les calmer ?

Froulay? Megan se figea, observant les traits de l'homme. Morgan ne l'avait pas vendu au plus affreux. De belle mine, l'oeil fier et juste, il était de bonne prestance et sentait son gentilhomme à des lieues. Il eut été écossais qu'elle aurait accepté une véritable union! Mais ce fiancé officiel était parfait. Archie ne pourrait le refuser.....même si le fiancé venait de se prendre un poing dans la mâchoire.
Dans le flot des courtisans qui se pressaient et prenaient les paris, Megan n'osa pas encore retrouver Morgan comme toute amie l'aurait naturellement fait. Avc ce Froulay à côté, mieux valait attendre un instant plus propice, surtout lorsqu'une plante blonde pointait le bout de son nez.

Soupirant, les yeux au ciel, elle attrapa une nouvelle coupe pour tromper son ennui.


Spoiler:
 

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«


scottish girl:
 
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Grand salon

Visiblement, cette fête ne semblait pas de tout repos. Joigny prenait un certain plaisir à observer toutes ces personnes complètements ivres, se demandant très sérieusement combien de temps il leur faudrait encore pour qu’elles ne finissent par se rendre compte de rien. Histoire de pouvoir faire un petit tour de passe passe habile pour leur dérober quelques présents. Toutes ces richesses, ces atours, exhibés devant ses yeux le rendait complètement, fou, fou d’envie, fou de richesse, fou d’argent. Lui aussi, il en voulait, il voulait que tout ce qu’il y avait autour lui appartienne, il voulait être riche, et puissant. Et son aspiration suprême était sans conteste celle de devenir une des têtes fortes de Paris, et pourquoi pas du Royaume ? Ce qui était certain, c’était que Paul avait cette fièvre de conquête. Comme un mal inconnu qui s’emparait de lui, il ne désirait que devenir des plus puissant pour finir par atteindre les sommets. Il rêvait que le monde se prosterne devant lui et que tout ces gens lui jurent fidélité… Il pouvait sans doute rêver encore longtemps. Mais sans conteste, l’alcool était en train de lui embrumer l’esprit. Et sur lui, l’alcool n’avait non pas cet effet de le faire gesticuler dans tous et à crier comme tous ces coqs qu’il y avait dans cette basse –cour. Loin de là même, mais plutôt, l’alcool lui donnait de sordides idées. Encore plus que celles qu’ils avaient déjà en temps normale.

Ce qui était certain, c’est que pendant que Zeus et Poséidon s’était mis à se battre sous les yeux de bon nombre de spectateur, Hadès de son côté jubilait d’observer un tel divertissement. Puisque de tels événements étaient profitables, particulièrement maintenant que tout le monde étaient soit ivre, soit en train d’observer la scène, ou les deux, Joigny espérait profiter de cette occasion pour faire son coup de maître. Il le savait, maintenant qu’elle l’avait remarqué, il avait la Dame au collier en poche. Et incessamment sous peu, le collier dans sa poche, il en était persuadé. Ce qui ne manquait visiblement pas de faire rire Isabelle. -Il faut dire que tu sais te rendre irrésistible et indispensable quand tu le souhaites. Ce compliment me va droit au cœur. Répondit-il, enthousiaste avec un petit air charmeur similaire à celui qu’il pourrait éventuellement faire à la grosse Dame… Pour un si joli collier ! Mais vu comme cette dernière semblait être distraite, et joyeuse, avec un peu de chance, tant d’effort ne lui serrait pas nécessaire.

L’observant discrètement, il attendait le bon moment pour passer à l’action. Il ressentait ce sentiment d’euphorie, cette montée d’adrénaline que l’on avait avant que quelque chose ne se produise. Quelque part, il trouvait ça jouissif. C’était à chaque fois cette même sensation qu’il avait avant qu’il ne se mette à frapper quelque part, ou à tuer. Mais là, tout l’enjeu était que l’ennemi au final serait vivant, et qu’il ne devait surtout pas se faire remarquer. Ce qui était à ses yeux une tâche tout aussi difficile que les habituelle, et ce pourquoi quelque part, ça l’excitait !

-Que penses-tu de cette montre ? Elle serait du plus bel effet pour un homme de la Reine…
Isabelle le ramena à la raison – qu’il n’avait pas en fait, en lui désignant un homme dans la foule, ou plutôt non, l’homme n’était pas intéressant. C’était plutôt sa montre ! Probablement qu’aux yeux des deux voleurs du soir, les gens présents dans cette pièce n’étaient sans conteste pas des personnes. Non, c’était plutôt des bijoux qu’il y avait, des montres, des bracelets, des colliers, voilà de quoi leur compagnie était faite ! Et personnellement, Paul préférait amplement cette compagnie-là, à une autre. « Magnifique, elle est tout simplement magnifique, divine… » La regarda-t-il, les yeux pétillants de malices et de désir, à un point tel, qu’on se demanderait presque s’il n’était pas en train de parler d’une femme…. Mais non. D’autant plus, que c’était un homme qu’il regardait ainsi, reprenant une autre coupe de champagne lui donnant cette impression que ses idées étaient de moins en moins claires.

« Occupe toi d’elle. Je la veux. On se retrouve ici dans quelques minutes. Je vais me charger de ramener l’autre. Il est tellement magnifique, ça serait dommage de s’en priver, j’ai envie de le voir sur toi! » Affirma-t-il, désignant le collier de la grosse, alors qu’une personne extérieure, pourrait sans doute penser qu’il parlait encore d’être humain, et il faut avouer que les mots de Paul prêtait presqu’à confusion. Paul qui immédiatement, venait de rejoindre la Dame, qui ne tenait visiblement pas debout alors qu’elle essayait de s’appuyer contre un mur, se hasardant à ricaner très fort alors que l’abbé venait de s’approcher d’elle. « Hadès, votre costume est magnifique. Emmenez-moi aux enfers avec vous ! » Paul retenais une grimace de dégout, pas content que cette mijorée s’imagine déjà des scénarios salaces avec lui alors qu’elle n’avait rien d’une Perséphone ! Il se plaça derrière elle, doucement, avant de venir s’approcher de ses mains habiles du fermoir de la jolie parure, pendant qu’elle ricanait toujours comme une greluche, ne se rendant même pas compte que le vicieux était en train de lui dérober le collier. « Retrouvez moi à l’étage, porte des enfers, vous m’y trouverez. » Ajouta-t-il d’une voie doucereuse alors que la malheureuse venait de glousser, ne se rendant même pas compte que le mystérieux Hadès venait de se faire la malle… Avec son si joli bijou !

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Morgan Stuart

« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Cela peut vous paraître étrange mais j'en ai un. Il est bien caché, je le réserve à qui m'aimera vraiment. Et pour mes enfants.
Côté Lit: Vous voulez une liste ? Ce sera même un recueil !
Discours royal:



ϟ TURN OUT THE LIGHT ϟ
show me your dark side

Âge : 30 ans
Titre : Duc de Richmond, de Lennox, de Gloucester, Comte de March, cousin de Charles II d'Angleterre
Missives : 720
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Grand Salon

« Morbleu Richmond, vous n’y êtes pas allé de main-morte. La prochaine fois, mesurez-vous. »
« Sorry, my friend. »


Ah, c'était donc Morgan qui avait frappé son ami … Bon, ça c'était fait, il avait l'excuse de la bagarre et Froulay ne lui en tenait pas rigueur, tant mieux. La bagarre était terminée, l'anglais avait le visage dans un état déplorable, couvert de sang du à son nez et à l'explosion de l'arcade sourcilière, mais aussi quelques bleus bien sentis au visage. Face à lui, Roberval aurait bien voulu continuer et respirait comme un taureau prêt à attaquer, charmante image. L'anglais s'assit sur un fauteuil et croisa son image dans un miroir non loin. Il n'était au plus haut de son charme et sa toge s'était teintée de rouge avec les perles de sang coulant dessus, décidément cette soirée avait viré à la catastrophe.

« Avant tout, sachez une chose : cet homme ne s’appelle pas... Robert. Comment vous sentez-vous ? »
« Comme si un carrosse m'était passé dessus mais je survivrais mais … wait … comment cela, il ne s'appelle pas Robert ? Son nom est bien Robert Val à ce que je sache ! Enfin, cet homme est un pouilleux des mers de la pire espèce, peu importe son nom. »


Oui, on pouvait être un garçon très intelligent et dire des stupidités comme celle sur le nom d'Arthur, Froulay aurait bien des raisons de se moquer ! Morgan tentait de s'essuyer la bouche du sang qui coulait d'un revers de la main mais le flot revenait toujours. Il lui fallait des soins et pour cela, il lui faudrait quitter la soirée, du moins c'est ce qu'il pensait quand une jolie femme blonde arriva avec un valet et s'imposa à côté des deux hommes.

« Pardonnez-moi messieurs, je me permets de me joindre à vous. J’ai fait venir de l’eau et du tissu pour vous arranger. »
« Vous êtes toute pardonnée, madame. »


Malgré son piteux état, la fâcheuse situation lui avait un peu ôté en charme, Morgan fit un charmant sourire à la jolie blonde qui s'agenouilla auprès de l'anglais et commença à lui passer un linge blanc imbibé d'eau sur le visage, ce qui lui fit grand bien.

« Pour être honnête, j’avais parié sur votre adversaire, et votre ami me doit une Livre. Mais j’ai été horrifiée en voyant que ce corsaire s’acharnait sur vous. Mais où ce rustre a-t-il appris ces manières ? Chez les sauvages ?! »
« Sans aucun doute !
répondit-il en riant. Voyez vous madame, on appelle les hommes vivant sur leur bateau des gueux des mers, cela lui sied à merveille. Et moi je me comporte comme lui en ne me présentant pas : Morgan Stuart, duc de Richmond. »

Peu importe si Roberval entendait ou pas, Morgan s'en moquait totalement. Il savourait un peu le fait d'être soigné par une jolie femme, ce qui n'arrivait pas tous les jours ! Observant son infirmière du soir un peu mieux, il ne put s'empêcher un trait d'esprit :

« Zeus, victime d'une attaque de Poséïdon, séparés par Arès et soigné par sa femme Héra, ce soir nous réécrivons la mythologie, nous découvrons des faiblesses et qualités à des dieux qui les ont bien cachés. »

On pouvait être amoché, dire des stupidités sur le nom d'un corsaire et avoir un peu d'esprit. Richmond était cette parfaite alliance. Les courtisans autour jetaient des regards curieux, parfois amusé, ils étaient restés malgré la fin du ''spectacle''. Et laissant traîner ses yeux, il reconnut son amie Megan qui, visiblement, avait l'air de s'ennuyer à mourir. C'était la parfaite occasion pour la présenter à son nouveau fiancé. Il héla un valet qui lui dit d'aller chercher la demoiselle brune en blanc et or.

« Mademoiselle Campbell, j'espère que la soirée vous plaît. J'ai enfin l'occasion de vous présenter mon ami, Aymeric de Froulay, dont je vous ai déjà parlé. Froulay, voici une de mes compatriotes, Megan Campbell. »

Les présentations étaient faites pour les faux fiancés, il avait mené à bien son job d'entremetteur. Il pouvait totalement profiter de la soirée, à présent !

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I've lost a lot a in this game. Another everyday face with no name, I'm not selling misery, so would you stay around with me. I know that you are afraid, the traces of war linger on my face but I'm not selling misery, maybe some day I'll feel home again.


Born to be a Stuart:
 


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Grand salon.

« Comme si un carrosse m'était passé dessus mais je survivrais mais … wait … comment cela, il ne s'appelle pas Robert ? Son nom est bien Robert Val à ce que je sache ! »
Aymeric dévisagea un instant son ami en se demandant s’il plaisantait, mais vu la situation, estima finalement qu’il était réellement dans l’erreur, comme il s’en était douté plutôt.
« Il est baron de Roberval, Richmond. Arthur de Roberval, si je ne m’abuse, répondit-il. Ayez des ennemis si vous le souhaitez, mais ayez au moins la décence de connaître leurs noms, mon ami, poursuivit-il en lui administra une tape sur l’épaule.
- Enfin, cet homme est un pouilleux des mers de la pire espèce, peu importe son nom. »

Froulay leva les yeux au ciel sans chercher à continuer sur cette lancée. Il n’avait pas prétention de réconcilier les deux hommes, et doutait que la chose fut d’ailleurs possible.
Il allait plutôt se pencher sur l’état de Morgan, demander des soins en conséquence, et le convaincre - sans trop de mal, sans doute - qu’il était inutile de s’attarder quand la charmante Héra qu’il avait abandonnée quelques minutes plutôt se dessina auprès d’eux. Lorsque Froulay leva la tête vers elle, il vit avec un sourire entendu le valet qui se tenait à ses côtés, les bras chargés de tissus et d’eau.
« Pardonnez-moi messieurs, je me permets de me joindre à vous. J’ai fait venir de l’eau et du tissu pour vous arranger, annonça-t-elle avant de s’agenouiller face à Richmond, le tout sous l’oeil amusé d’un Froulay qui se doutait assez bien du but de la manoeuvre. On n’apprend pas à un vieux singe à faire la grimace, n’est-ce pas ?
- Vous êtes toute pardonnée, madame, répliqua Richmond avec un sourire tordu, mais qui se voulait charmeur. »

Aymeric s’adossa au mur, après avoir à son tour remercié la déesse dont il ignorait toujours le véritable nom.
« Pour être honnête, j’avais parié sur votre adversaire, et votre ami me doit une Livre, reprit la jeune femme. Mais j’ai été horrifiée en voyant que ce corsaire s’acharnait sur vous. Mais où ce rustre a-t-il appris ces manières ? Chez les sauvages ?!
- Sans aucun doute ! Répondit Richmond. Voyez vous madame, on appelle les hommes vivant sur leur bateau des gueux des mers, cela lui sied à merveille. Et moi je me comporte comme lui en ne me présentant pas : Morgan Stuart, duc de Richmond. »
Par réflexe, l’Arès de la soirée jeta un regard autour d’eux, et constata que Roberval n’était pas encore assez loin pour que la conversation lui échappe, et leva à nouveau les yeux au ciel.
« J’oubliais : Aymeric, comte de Froulay, se présenta-t-il à son tour, curieux de mettre un nom sur les traits de leur compagne. Aurons-nous l’honneur de connaître la véritable identité d’Héra ? Je risque d’en avoir besoin pour vous remettre la mise que je vous dois. »

Il eut un sourire avenant, qui prit une teinte amusé au trait mythologique de son ami. L’Olympe et ses visions majestueuses prenaient un sérieux coup ce soir...
Ce fut la voix de Morgan, à nouveau, qui le tira de ses songes mythiques - et plus que la voix, le nom que Richmond prononça :
« Mademoiselle Campbell, j'espère que la soirée vous plaît. »
A ces mots, Aymeric leva les yeux et les posa sur la nouvelle venue. Ainsi c’était là la jeune femme dont son ami lui avait parlé - ou plutôt, avec laquelle il lui avait demandé d’accepter des fiançailles provisoires.
« J'ai enfin l'occasion de vous présenter mon ami, Aymeric de Froulay, dont je vous ai déjà parlé. Froulay, voici une de mes compatriotes, Megan Campbell. 
- Mademoiselle, s’inclina Aymeric. C’est un plaisir de vous rencontrer enfin, après avoir tant entendu parler de vous ! »
Il eut un sourire entendu à l’intention de l’anglais qui continuait à se faire soigner et, d’humeur charitable, décida de l’abandonner aux soins de sa charmante infirmière.
« M’est avis que vous avez besoin de calme, Richmond... Je vous laisse en agréable compagnie, soyez-en certain. Encore une fois merci, marquise, reprit-il avant de se tourner vers Megan Campbell. Accepteriez-vous un verre, mademoiselle ? »
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MessageSujet: Re: Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher   Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher - Page 3 Icon_minitime20.07.12 20:38

Grand salon


Contrairement aux apparences, Arthur, ivre de colère, gardait toute la maîtrise de lui-même. Il avait pleinement conscience de ses gestes, de ses mouvements et de la haine qui guidait son bras. Il continuait de frapper le corps de ce misérable d'Anglais de manière à le faire souffrir autant que Richmond l'avait humilié, lui, des années auparavant. Il visait les points les plus douloureux du visage de son ennemi et s'aperçut en voyant ses paumes rougies que l'arcade sourcilière du duc saignait abondamment. Les courtisans s'étaient cette fois-ci tous tournés vers eux et commentaient avec une certaine inquiétude la suite des événements. Roberval ne vit pas le maître des lieux s'approcher d'eux tant il était absorbé. S'il était raisonnable, il aurait dû cesser de se battre mais il était allé trop loin pour reculer maintenant. C'était sa détestation qui parlait et non sa raison. Et l'Anglais répliquait sans mesure. La violence qui avait d'abord amusé la public commençait à choquer, d'autant plus que les deux hommes s'attaquaient désormais à l'orchestre dont les musiciens s'étaient volatilisés quand ils avaient vu arriver les combattants vers eux et que les invités craignaient de devoir passer le reste de la soirée sans musique. Il était temps que ça s'arrête. Ce n'était drôle que deux minutes.

Soudain, une silhouette s'interposa entre eux ce qui surprit Arthur et le fit hésiter quelques secondes. Mal en prit à celui qui avait tenté de les arrêter, ce fut lui qui reçut le coup de poing destiné au corsaire. Profitant de la confusion, Arthur se précipita dans un rugissement de rage et frappa à nouveau de manière définitive, jetant à terre Richmond, tout étourdi. Il allait s'acharner de nouveau sur lui, sans savoir vraiment ce qu'il attendait ni comment cesser, ne souhaitant que voir le lâche inerte, voir s'effacer les expressions de ce visage haïssable mais des bras l’empêchèrent de poursuivre sa lutte. Il tenta de se débattre et la force décuplée par la colère, faillit échapper à ces deux dieux grecs qui le retenaient et tentaient de le calmer. Mais on le tenait fermement tandis que Richmond était relevé par l'homme qui se massait la mâchoire et que Roberval reconnut enfin comme l'ami de ce dernier, le comte de Froulay, un proche du roi. L'idée de ce qu'il avait fait, sous les yeux mêmes d'un membre du conseil royal finit par pénétrer Arthur et le calmer petit à petit.

- Vous avez gagné la bataille, Robert Val, mais pas la guerre, grommela un Richmond bien mal en point avant de s'éloigner soutenu par ses amis (comment pouvait-il seulement en avoir ?).
- Croit-il seulement que les menaces d'un traître anglais peuvent me faire peur ? Cracha Arthur avec mépris alors qu'il était relâché par les courtisans, d'un homme qui ne connaît même pas le nom de ses ennemis et qui se couvre de ridicule ?

Il se dégagea d'un coup d'épaule et se redressa du haut de sa stature, remettant en place sa toge. Il passa une main sur son propre visage et se rendit compte que lui aussi était amoché. Il ignorait l'étendue des dégâts mais ce Richmond était un petit teigneux dont il faudrait se méfier à l'avenir. Son costume était tâché de sang et il eut une pensée à l'exclamation que ne manquerait pas de pousser son intendante qui l'adorait, Félicie quand elle verrait cela. Mais pour le moment, il n'arrivait pas à s'en vouloir d'avoir déclenché les hostilités, il avait mis cet imbécile à terre, c'était tout ce qui comptait. Il ignorait encore qu'il aurait à payer au centuple cette simple bagarre.

Arthur sentit tout à coup une main douce se poser sur son bras et faillit répliquer avec violence mais heureusement, il vit le charmant minois d'Aline d'Argouges à ses côtés ce qui le fit suspendre son geste. Il la considéra avec hauteur mais il ne pouvait lui en vouloir d'avoir fui les explications entre les deux hommes. S'il pouvait lui reprocher quelque chose, c'était de se laisser berner par cet imbécile d'anglais mais l'air désolé et un peu inquiet de la jeune fille lui fit ravaler ses reproches. Elle allait sans doute s'enquérir de sa santé mais des éclats de voix parvinrent à Arthur. Elles lui étaient sans aucun doute destinées :

- Mais où ce rustre a-t-il appris ces manières ? Chez les sauvages ?! S'exclamait une femme.
- Sans aucun doute ! Répliquait Richmond qui n'avait bien plus que sa gouaille pour lui, son visage qui devait charmer les donzelles un peu idiotes venant d'être sacrément mis à mal, voyez vous madame, on appelle les hommes vivant sur leur bateau des gueux des mers, cela lui sied à merveille.

Roberval venait d'oublier la présence d'Aline à ses côtés et les paroles qu'elle venait de lui adresser et ses poings se serrèrent de nouveau de manière convulsive.

- Il croit qu'il peut m'impressionner ? Vous savez, mademoiselle d'Argouges, dit-il d'un ton clair et fort de telle sorte que ses voisins immédiats entendirent tout, j'ai eu beaucoup d'ennemis sur les mers, beaucoup de navigateurs expérimentés, de pirates sournois, de brutes épaisses ont juré ma perte et ont souhaité ma disparition... Trouvez-en un en vie aujourd'hui.

La foule retournait vaquer à ses occupations et se clairsema, permettant à Arthur de jeter un dernier regard à Richmond et à ses « amis ». Il vit la femme qui avait sans nul doute lancé cette insulte à son égard et pensa férocement qu'elle avait de la chance d'être une femme sinon elle aurait subi le même sort que celui dont elle soignait les blessures. Comment pouvait-elle seulement choisir d'aider cet imbécile ? Était-elle une de ces conquêtes sans esprit ? Elle tourna un instant la tête ce qui permit à Roberval de l'observer plus en détail : une femme blonde, altière, aux traits marqués qu'il ne pourrait désormais oublier.

- Qui est-elle ? Demanda-t-il à Aline. Comment dites-vous ? Gallerande ?

Ce nom décidément lui disait quelque chose mais il ne put savoir pourquoi. Il était trop énervé pour y réfléchir tout de suite mais il se promit de mener sa petite enquête. Il quitta enfin le petit groupes des yeux et se retourna vers cette chère demoiselle d'Argouges. On ne lui prêtait plus guère attention maintenant, tout le monde retournait à ses activités et de pauvres musiciens essayaient de recoller les morceaux de leurs instruments brisés.

- Si vous n'y voyez pas d'inconvénient, mademoiselle, partons, je n'ai plus à rien faire ici, vous comprenez qu'il y a quelqu'un de trop ici. Et au diable la bienséance, je vous invite chez moi, je ne vous promets pas une excellente compagnie, encore que, il n'y aura pas de lâche ni de traître, mais l'alcool y est meilleur.

Il fit volte-face et entraîna Aline à sa suite.


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MessageSujet: Re: Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher   Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher - Page 3 Icon_minitime23.07.12 3:57

grand salon.
Les hommes ont deux façons de s’exprimer : le sexe et la violence, ce qui expliquait surement pourquoi Isobel était le genre de femme à aimer une certaine brutalité de la part de ses amants, au moins, ses hommes-la étaient facile à comprendre. Quoi qu’il en soit, l’érotisme était sans aucun doute le maitre mot de cette soirée mais comme on pouvait l’attendre de la part d’hommes faibles d’esprit une bagarre venait d’éclater au milieu des toges immaculés et des couronnes de fleurs. Plus tôt notre chinoise échappait à l’attaque brutal d’un homme pour le moins singulier qui en voulait à sa couronne, à défaut d'en vouloir à sa vertu comme elle l'aurait voulus, et qui bien vite, c’était retrouvé entarté, à présent, elle observait un combat de coq, caché derrière une statue, se demandant lequel lui rapporterait le plus d‘argent… Décidément, les soirées chez les de Longueville avaient le don d’être mouvementé… Pourquoi n’y était-elle pas venue avant? Une erreur qu’elle se promit de ne plus commettre alors qu’une voix s’élevait derrière elle… Un gentilhomme s’était décidé à lui adresser la parole et étrangement, elle sentit tout de suite un danger… Surement parce qu’elle avait croisée du regard ce dernier au côté du vagabond qui l’avait rejoins sous la table quelques minutes auparavant. Oui, c’est une Ninja de l’ombre je le rappelle, elle voit tout même si elle ne traite l’information qu’au moment opportun.

« Ce soir je ne suis ni princesse ni de contrée exotique… Je ne suis que Daphnée, nymphe parmi les dieux... Celle qui vole les cœurs et qui fuit leur propriétaire par la suite... »

Fuir, c’est ce qu’elle aurait dû faire, malheureusement alors qu’elle s’inclinait à son tour devant son camarade, la dispute entre nos deux coq favoris s’envenima, attirant inexorablement l’attention de la belle qui fut… voler… oui, elle fut victime d’un vole caractérisé tout simplement! Le bougre ne lui adressa pas un mot avant de mordre dans sa couronne de chocolat, manquant de la faire tomber de sa divine tête. Hsi laissa échapper un « ho » de surprise avant d’observer son agresseur s’enfuir lâchement, l’air outrée qu’il l’ait eut si aisément. La pauvre resta choquée plusieurs minutes avant de se remettre les idées en place, gonflant ses joues, signe qu’elle n’était pas contente… C’est un tic, quand elle n’est pas contente elle gonfle ses joues, chacun ses manies, ne jugeons pas autrui. Cet idiot avait gagné une bataille, mais surement pas la guerre, désormais, l’une de ses missions première serait de se venger de cette humiliation publique et la première pierre de son édifice vengeur venait d’apparaitre sous ses yeux sournois. Une femme, petite et surtout assez… volumineuse, capta son attention… Affichant un sourire des plus narquois, oubliant tout le tapage autour d’elle, Hsi se dirigea vers cette créature mythique, s’inclinant devant elle avant de prendre la parole, l'air grave.

« Madame, milles excuses de vous importunez ainsi, mais je me devais de me faire le messager de cet homme qui vient de si… brusquement me quitter… » Elle l’avait remarqué, cette dame aux formes trop généreuse avait posé ses yeux sur Racine dès qu’il était apparut dans le grand salon, il faut dire qu’il n’était pas des plus désagréable à regarder, même si, soit-dit entre nous, Isobel ne le trouvait pas particulièrement … Enfin, il n’est pas à son goût, elle les préfère plus… viril… mais passons. La belle l’avait vu, cette jeune trentenaire, épouse aux mœurs sans doute légères et aux courbes avantageuses, avait remarqué le dramaturge, elle serait donc un atout de taille pour sa vengeance, ou en tout cas pour une partie de son plan machiavélique. « Voyez vous, l’homme qui était à mes côtés il y a quelques minutes ne cesse de … » Boulanger? Non, elle savait que ce n’était pas Boulanger, cette erreur elle l’avait déjà faite… il fallut tout de même quelques secondes avant qu’elle enchaine. « … louanger… vos … charmes… »
« Pardon? »
« Oui, il n’a d’yeux que pour vous O divine créature saucissonnée… je veux dire majestueusement habillée de cette toge des plus… révélatrice… » Oui, on sentait bien une certaine… hésitation dans ses mensonges, heureusement, elle était une comédienne de talent. « Il ne parle que de vous, mais voyez-vous, il vous sait prise par le mariage et il se refuse à vernir votre réputation… » Vernir?… Vraiment?...
« Vernir?… »
« Heu… Non je veux dire… Ternir… Ternir votre réputation… Il n’ose donc s’avouer à vous et il vous tient tant en affection qu’il ne saurait vous dire oui même si vous alliez vous-même l’aborder, il vous faudrait pour cela insister, encore et encore, jusqu’à ce qu’il comprenne la réciprocité de votre affection… Il est si … timide lorsqu’il s’agit d’amour… » Posant ses mains sur les épaules de la grosse dame… pardon, de la « jeune noble », Hsi Wang Mu commença à la diriger dans la direction où était partie Racine tout en rajoutant. « Croyez-moi, ma parole est aussi véridique que pieuse est celle d’un prêtre … N’hésitez pas à vous montrer des plus entreprenante, ne le laisser pas fuir l’amour qu’il a pour vous… Le chemin sera parsemé d’obstacle, il vous semblera même peut-être cruel mais n’oubliez pas que ses non seront en vérité des oui, et ses oui des… » Moment d’hésitation… Arrêt spontané… Pour finalement reprendre la route en même temps que ses paroles. « ...Des oui tout simplement… » Quelle philosophe... « Alors ma dame, soyez la femme qu'il attend et montrez lui votre affection avec brutalité si il le faut, les hommes ont besoin d’être poussé de temps à autres… »

Sur ses mots elle lâcha sa créature de « rêve » sur son ennemie, l’observant s’éloigner avec un sourire. Cette trentenaire avait surement connus plus de gâteaux à la crème que d’hommes dans sa vie, alors entendre de telle parole, croire à un quelconque amour secret, c’était surement la plus belle chose qui lui soit arrivé… Certes, c’était cruel… Mais tant pis, Racine avait besoin d’une bonne leçon et être poursuivis par cette femme obèse toute la soirée serait un bon début de punition. Laissant échapper un soupir de satisfaction Hsi attrapa une coupe de vin lorsqu’un serveur passa à côté d’elle, buvant une gorgée avant de se mettre à tapoter son verre en observant à droite et à gauche. Certaines personnes quittaient la fête, d’autre volaient les invités et les plus chanceux discutaient entre amis ou se dirigeaient discrètement vers les chambres du second étage pour y jouer à la belote, ça ne faisait aucun doute… A cet instant la chinoise eut une pensée qu’elle laissa échapper à haute voix tout en attrapant un macarons sur une table non loin. « Il faut vraiment que je pense à élargir mon cercle d’amis… » Oui, il serait temps… Dévorant son délice Hsi finit par poser les yeux sur sa « créature », cette dernière était perdue dans la foule et elle se dirigeait d’un pas assuré vers ce cher Racine… Malheureusement, ce dernier quitta la pièce avec un ami… Évidemment la « grosse dame » n’abandonna pas sa « mission » suivant de près le dramaturge, mais Hsi ne verrait pas l’aboutissement de son plan, aussi jouissif soit-il, pas pour l’instant en tout cas. Elle resta donc là, à observer les gens et surtout à écouter un peu les conversations de ses voisins… La curiosité n’est qu’un vilain défaut que si on se fait prendre.

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salon vert

Christine n’avait pas la moindre idée de la raison pour laquelle elle s’éternisait ici. Y songeait-elle seulement ? c’est ce que l’on ne saurait dire. Elle était dans un état tel que tout raisonnement logique semblait exclu, et après avoir pris le risque de mettre face à ses oppressants démons quelques uns des hôtes de la soirée, la jeune folle - malgré toute la répugnance qu’elle avait pour ce mot - prenait celui d’aggraver son cas et de commettre quelques bêtises qui pourraient être lourdes de conséquences. Une fois de plus, la lucidité était loin de la gouverner.

Elle ne resta pas longtemps assise sur le sofa. Gênée par Psyché et Amour qui avaient visiblement décidé de réécrire de façon... peu décente la mythologie, incapable de rester immobile, Christine finit par se lever pour aller chercher une coupe et tenter de trouver un visage sinon ami, du moins connu dans la foule de courtisans avinés qui se massait dans l’hôtel. Elle sortit du salon vert, y entra à nouveau pensant avoir reconnu quelqu’un, puis s’étant trompée, poussa un soupir et s’éloigna.
Rapidement, quelques éclats de voix attirèrent son attention. Les yeux brillants, elle eut un grand sourire et se retourna pour gagner le grand salon, oubliant son but premier. Une bagarre s’était déclarée et dans son entêtement éphémère à deviner l’identité des adversaires, elle finit par renverser le champagne qu’elle n’avait pas encore bu sur la toge d’un Hadès auquel elle jeta à peine un regard avant de s’éloigner, finalement peu intéressée par les élans guerriers de certains convives.
Lorsqu’elle se rendit compte qu’elle était retournée à son point de départ, elle laissa échapper une moue et se saisit d’une autre coupe. Psyché et Amour avaient finalement abandonné la place, aussi se laissa-t-elle finalement tomber à nouveau dans le sofa.

Perdu dans des pensées plus ou moins cohérentes, Christine ne vit pas venir les deux silhouettes qui se dessinèrent brusquement devant elle, lui tirant un sursaut. Elle ouvrit de grands yeux, surprise, mais se drapa rapidement de mépris en reconnaissant Colonna. Celui-ci, la marche peu assurée et le regard trahissant ses abus, traînait à sa suite le dramaturge dont la présence fit grossir avec plus de sûreté la colère qui l’avait gagnée en posant les yeux sur l’italien.

« Tiens, vous ici, lança l’ivrogne. Je sais que l'Hôtel Dieu n'est pas bien loin mais je ne vous pensais pas stupide au point de vous tromper de bâtisse… Allez mon ami, à votre tour. »
Christine haussa un sourcil, tant devant l’insulte - elle n’était pas assez lucide pour en être blessée - que la façon dont Colonna poussa son compagnon à l’imiter.
« Vous avez besoin de vous faire accompagner pour m’insulter, Colonna ? siffla-t-elle. Il vous faut vous donner du courage ? Cela ne m’étonne pas, de la part de quelqu’un qui... »
Elle allait lui jeter quelques mots concernant ses récentes découvertes quand ses yeux se posèrent sur Racine. Aussitôt, elle s’interrompit, se leva, et reprit avec un sourire mauvais.
« Oh, vous... Allez-y, mon cher, c’est votre tour, fit-elle en lui tournant autour. Quoi ? Faut-il que je vous souffle vos insultes après vos vers ? Décidément, vous êtes bien décevant... »
Là-dessus, elle eut un autre grand sourire, sans doute hypocrite, et s’éloigna.
« Un petit effort, je suis sûre que vous pouvez au moins trouver une phrase de votre propre cru. »
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MessageSujet: Re: Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher   Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher - Page 3 Icon_minitime27.07.12 12:13

    Grand salon

    « Morgan Stuart, duc de Richmond.

    Anne fit semblant d’être surprise en apprenant le nom de Zeus. Elle avait en effet entendu parler Paris de Longueville lorsqu’il s’était adressé à Froulay et ainsi, elle avait pu apprendre leur identité. Le comte de Froulay se présenta avant de lui demander :

    - Aurons-nous l’honneur de connaître la véritable identité d’Héra ? Je risque d’en avoir besoin pour vous remettre la mise que je vous dois.

    -Pardonnez-moi, on dirait que toutes les bonnes manières disparaissent lors de cette soirée. Je suis Anne, marquise de Gallerande. Je serai ravie de vous revoir en une occasion plus…officielle dirons-nous.

    Après ces présentations, le duc de Richmond se mit à rire de la mythologie qui était bien malmenée en cette soirée. En effet, les dieux qu’ils incarnaient avaient ainsi des réactions bien éloignées de celles que l’histoire leur prêtait. Tout en parlant, Anne tentait de soigner celui qui incarnait son époux. Tout en essuyant les traces de sang avec de l’eau, elle se disait que si on l’avait fait épouser un tel homme, elle n’aurait pas voulu le tuer. Un sourire cynique se dessina sur ses lèvres. L’existence pouvait être pleine de surprises. Elle, la fille de petit baron, se trouvait maintenant entourée d’un proche du roi de France et d’un proche du roi d’Angleterre. Mais le blessé la tira de ces réflexions en hélant une jeune femme. Anne se tourna pour apercevoir une jolie jeune femme brune. Puis le comte de Froulay les abandonna, non sans remercier la marquise. Il semblait avoir trouvé une bien meilleure compagne, et Anne ne pouvait l’en blâmer. Au moins, elle n’aurait pas à faire de choix, ce qui l’arrangeait. D’ailleurs, être près de cet Anglais n’était pas une torture, bien au contraire. Malgré les quelques blessures, il avait un physique très attirant. Le sang avait cessé de couler et les blessures lui donnaient un air de guerrier. Guerrier de salon, certes, mais Anne n’avait pas à se plaindre. Elle avait vécu bien pire en devant partager la couche du marquis de Gallerande. Une abomination. Le duc de Richmond était mille fois plus agréable et attirant. Si le début de la soirée avait été sous le signe de l’ennui, la fin promettait d’être beaucoup plus…mouvementée.

    Anne se leva et, s’adressant à Richmond :

    -Le comte de Froulay a raison. Vous avez besoin de calme. Son sourire aguicheur dévoilait à l’Anglais les véritables pensées de la marquise. Nous pourrions rejoindre les appartements privés de cet hôtel. Je pense que l’hôte de la soirée ne s’en apercevra pas.

    Anne aida le duc à se lever et heureusement il parvint à marcher. Ils rejoignirent tous deux des appartements privés qui semblaient appartenir à Jean-Louis. Enfin un peu de calme. Enfin un peu d’intimité… Anne ne regrettait pas d’être venue à cette soirée.

    Appartements privés de Jean-Louis

    Je n’aime pas beaucoup la décoration de ces appartements. Qu’en pensez-vous ? Anne savait que son interlocuteur n’avait que faire de la décoration. Elle lui prit la main tout en parcourant les pièces jusqu’à parvenir, enfin, dans la chambre. Plus besoin de parler maintenant, plus besoin de faire la conversation. Anne savait qu’elle devait encore jouer la veuve éplorée mais ce rôle durait depuis trop longtemps et elle n’en pouvait plus. Elle se permettait ce petit écart parce qu’elle savait que le lendemain, les autres invités auront oublié ce qu’ils avaient pu voir. L’alcool aura joué son rôle… Anne s’approcha de Morgan jusqu’à être nez à nez avec lui, puis l’embrassa. Ce n’étaient pas là les manières d’une dame. Mais qu’importe. Ce soir, elle n’était pas une dame. Elle était une femme. Une simple femme. Et qu’importe Lionel, son amant habituel. Qu’importe les bonnes manières, sa réputation. Depuis Henri-Charles de la Trémoilles, Anne n’avait plus retrouvé le désir qu’il lui avait donné. Elle voulait retrouver ce frisson qui la parcourait lorsque le comte de Laval posait ses mains sur elle. Voilà ce que cherchait la marquise. Mais elle ne le trouvait pas. C’était comme si tout était habituel. Oui, c’était une habitude. Personne ne l’avait caressée comme le comte de Laval. Personne ne l’avait aimée comme lui. Et là, contre Morgan, la main dans ses cheveux bouclés, elle ne voulait penser à rien. Mais elle ne pouvait s’empêcher de penser à son premier amant. Le duc mit fin à ses pensées en déshabillant la jeune femme. Il semblait avoir l'habitude de se débarrasser des bouts d'étoffe qui étaient de trop Elle mit fin au baiser puis alla s’installer sur le lit, le regard brûlant de désir. C’était clairement une invitation à la rejoindre. Richmond la rejoignit. Peut-être retrouvera-t-elle ce frisson qu’elle attendait tant. Peut-être pas. Mais la marquise aimait s’abandonner totalement dans les bras d’un homme. Là, il n’y avait plus de rôle, plus de masque. Elle se dévoilait entièrement face à lui. Elle était elle-même, sans fard. C’était un sentiment agréable fait d’abandon et de plaisir. Aucune retenue. Aucune hypocrisie. La soirée s’achevait. Ou ne faisait que commencer.

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MessageSujet: Re: Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher   Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher - Page 3 Icon_minitime30.07.12 21:14

Alors… Non, non et non. Mille fois non, Ferdinand ne s’était pas attendu à un tel retournement de situation. En même temps, ça lui apprendrait à partir du principe qu’il obtenait facilement ce qu’il désirait à deux pirouettes et trois bons mots… D’habitude ça fonctionnait, mais il fallait croire que la jeune chinoise n’y était décidément pas sensible. Sinon, comment expliquer cet entartement ? Stupéfait, Ferdinand resta bloqué quelques secondes avant d’enlever le plus gros de la tarte de sa figure en lâchant une bordée de jurons en gascon. Il s’était fait avoir comme un bleu ! Lui ! Le fou du roi ! Quelle humiliation ! Tout en continuant à marmonner dans sa barbe, il se débarrassa autant qu’il le put des bouts de tarte qu’il restait sur sa figure et dans ses cheveux et sortir de sa cachette d’un bond. Il chercha la jeune femme des yeux, mais ne la trouva pas. Dépité, entarté, il se dirigea avec une mine de déterré vers ses deux acolytes… Et se demanda s’il ne ferait pas mieux de faire demi-tour en voyant Colonna qui pleurait tellement il riait. A moins qu’il ne lui fiche une tarte dans la tronche aussi. Comme ça, ils seraient deux à rire au moins.

« Laissez-moi deviner ...vous n'avez pas réussi ? » demanda Racine à peine ironique.
« La ferme, sinon c’est à votre figure que je destine la prochaine tarte. » maronna Ferdinand d’un air très boudeur. Néanmoins, il accepta son mouchoir et acheva de recouvrer figure humaine.
« Regardez faire le spécialiste ! »
« Je vous regarde avec attention ! »

Ferdinand ne répondit pas. Il avait un mauvais pressentiment.

« Vous l'avez bien mérité … Voyons voir si Racine s'en sort mieux. »
« Colonna, vu votre état d’ébriété avancé et mon humeur de gascon vexé, il vaut mieux pour vous que vous évitiez de me chercher ! » lui rétorqua Ferdinand avec un sourire en coin. Il était incapable de rester fâché plus de cinq minutes, surtout contre ces deux-là. Surtout quand ils étaient ivres. Surtout quand la suite des évènements s’annonçait intéressante. Soudain, une bagarre attira leur attention, mais aussi celle de la chinoise… Permettant à Racine de remporter son pari. Alors que Colonna criait de joie, Ferdinand poussa une exclamation de dépit.
« Injuste ! J’ai essayé de gagner à la loyale, moi ! »
« Et bien ? Avouez que ma technique est peu orthodoxe mais efficace. Si j'ai bonne mémoire, j'ai le droit de vous donner un gage, n'est-ce pas ? »

Aha. Les choses s’annonçaient tout de suite plus intéressantes. Ferdinand tendit l’oreille… Et explosa de rire en voyant que Racine lui demandait d’aller embrasser Contarini ! Contarini ! Il n’aurait pu choisir de meilleur cible ! Et il pleurait encore de rire, lui aussi, lorsque Colonna revint vers eux en marchant de travers, la joue curieusement rouge…

« Racine, vous m'avez trouvé un gage trop facile ! Je ne pensais pas que Longueville invitait les fous … enfin mis à part vous d'Anglerays … la marquise de Listenois me déteste, je ne comprends pas pourquoi, je suis un garçon adorable. Je vais lui dire deux mots ! Venez avec moi Racine ! Vous devez aussi avoir des choses à lui dire ! »

Ferdinand fut le seul à ne pas bouger, le pauvre avait du mal à se remettre de son hilarité, et surtout il ne voulait pas être dans les parages quand les foudres de Christine se déchaîneraient contre ces deux andouilles… Elle était gentille, du moins avec lui, mais si elle le voyait avec eux il risquait bien de se retrouver sur sa liste noire aussi. Chose qu’il préférait éviter. Il attrapa donc une coupe de champagne lui aussi et –diable, le monde commençait un peu à tanguer pour lui aussi. Avait-il tant bu que ça ?- alla trouver refuge sur le rebord d’une fenêtre, où il s’appuya dos à la vitre. Juste le temps que le monde arrête un peu de vasciller, de retrouver les idées à peu près claires, et voir Racine revenir probablement après avoir été proprement rembarré par cette chère Christine, et non pas accompagné de Luigi mais de… D’une espèce de grosse bonne femme inconnue au bataillon ? Il haussa très haut un sourcil perplexe, se demandant quel épisode il avait loupé, avant de lancer d’un ton trèèès sarcastique à Racine qui venait de la semer quelques secondes :

« Sacrée conquête ! Mais dites-moi, aurez-vous autant de courage que Colonna ? Je parie que vous n’avez pas assez de cran pour retourner auprès de votre charmante admiratrice et exaucer son vœu le plus cher… Je ne vous pensais pas autant en défaveur à la cour, pour que les seules femmes qui veuillent bien de vous en soient de pareilles... Voulez-vous que je vous introduise chez Monsieur, tant qu'à faire ? »

Bon, oui il essayait de se venger du coup de la couronne qui lui avait filé sous le nez. Il ne se doutait pas de ce qu'il venait de provoquer...

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Silvestre de Lévis

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    Mais oui! Mais oui!
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MessageSujet: Re: Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher   Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher - Page 3 Icon_minitime03.08.12 9:35

Salon Bleu

Décidément, cette fête nous mettait face à toutes les situations, sauf celles auxquelles nous étions préparés… Des costumes, de la beauté, du mystère… Et un Contarini un peu trop présent, un peu trop collant, exactement comme Sofia nous l’avait décrit. Il avait fallut que monsieur vienne gâcher ce moment très agréable que nous passions tous les trois. Il ne manquait plus que quelques coupes de champagne pour nous mettre à médire sur tous ceux qui passaient. Cela m’aurait permis d’en apprendre un peu plus sur tous ceux qui arpentaient continuellement les lieux de plaisir de Versailles à Paris. Ces personnes indispensables à connaître, ou du moins à reconnaitre, pour ne pas faire de faux pas. En six ans beaucoup de choses avaient changées en France, et cela n’était pas pour me rassurer ni me permettre d’être aussi bien en cour que mon rang et mon nom aurait dut me le permettre. Il fallait bien avouer que je tenais de toute façon à mettre le plus de distance entre mon frère et moi, et me faire des amis bien différents de ceux de son cercle, en plus de m’illustrer à l’étranger, était de loin la meilleure idée qu’on pouvait avoir ici.

Et je n’avais pas à m’en plaindre, j’étais d’ailleurs bien mieux entouré que n’importe qui avec ces deux beautés autour de moi. Mais j’avais vraiment eut l’impression d’être un lâche quand Sofia m’avait entrainé avec elle sur la piste de danse, pour s’éloigner de Contarini, laissant entre ses griffes la pauvre Helle. Elle savait se défendre, certes, mais tout de même… Heureusement pour Sofia, je n’étais pas si rouillé que cela en pratique de menuets et autres danses de salons. C’était préférable pour elle, je ne lui faisais pas honte. Pourtant, la silhouette que j’avais déjà entrevue quelques minutes plus tôt et qui m’avait hypnotisée un instant était réapparue dans mon champ de vision. Et j’étais presque certain que c’était bien elle… Andréa… Cela ne pouvait être qu’elle ! Et pourtant je n’en étais pas tout à fait certain. Je m’excusais auprès de Sofia, l’abandonnant lâchement quelques minutes, il me fallait vérifier ma quasi certitude au plus tôt. Fendant la foule, j’avais rejoins la blonde apparition dans le salon bleu. J’en étais tout à fait sûr désormais, c’était elle. Mais que faisait-elle ici ? Depuis quand était-elle en France ? Et encore mieux, ici même ? Entre Paris et Versailles… J’avais du mal à y croire.

Cela ne m’empêcha pas de lui souffler quelques mots à l’oreille. Elle se figea, aussi incrédule que je l’avais été quelques instants auparavant. Lentement, elle se retourna vers moi, et elle était encore plus belle que dans mon souvenir.

-Silvestre …

Je lui souris, et pris sa main dans la mienne pour la porter à mes lèvres dans un geste galant et charmant qui n’avait pourtant rien d’inhabituel, mais ce simple contact me fit frémir. Elle était si belle dans sa tenue grecque qui semblait avoir été faite pour elle. A croire que nous ne vivions pas dans la bonne époque… Soudain, elle se jeta contre moi et mon seul réflexe fut de la serrer dans mes bras, respirant son parfum qui m’avait tant manqué depuis ces derniers mois. Nous savions quand nous nous quittions, mais jamais quand nous nous retrouverions. Et puis elle se recula, un peu gênée. Personne ne faisait attention à ce qu’un couple isolé pouvait faire dans une telle soirée.

-Je ne savais pas que …. Enfin toi … vous … à Versailles.

Essayant de reprendre pied avec la réalité, je répondis bien platement :

-C’est tout récent à la vérité… Les impératifs du service. Mais je suis surement le plus étonné des deux, quoi que le plus ravi. Votre père vous a relâché… ?

Je lui fis un clin d’œil, en référence à toutes nos cachoteries au monde entier. Nous nous livrions totalement l’un à l’autre, ou presque. Mais malgré le désintérêt que nous provoquions, je n’aimais pas le fait qu’il y ait autant d’oreilles indiscrètes autour de nous. Aussi me penchai-je vers elle pour murmurer dans un souffle:

-Je veux te voir, seul à seule. Quand tu voudras…

A la vérité, je n’avais qu’une envie, la prendre par la main et m’enfuir avec elle, loin, pour qu’on puisse profiter de ces moments d’intimités bien trop rares, mais cela, je ne le lui dis pas. Pour les convenances, je lui offris mon bras, mais ma main libre se referma sur la sienne, geste tendre et discret à la fois.

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Isabelle de Saint-Amand

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MessageSujet: Re: Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher   Où il est prouvé que l'Olympe peut être en fête sans Ferrero Rocher - Page 3 Icon_minitime03.08.12 9:39

C’était décidément trop facile. Tous ces gens arrivés ici pour passer un bon moment, s’encanailler l’air de rien – Longueville était bien trop connu pour ses soirées, c’était presque regrettable que sa chère sœur ne soit pas là, elle avec qui je m’entendais si bien (ironie quand tu nous tiens) – ne pensaient surement pas repartir moins chargés qu’ils n’étaient arrivés. En parlant de Gabrielle, d’après la rumeur, c’était elle qui tenait son frère en laisse. Elle avait déserté la cour depuis quelques semaines, lui laissant le champ libre pour faire ce qu’il voulait ici, dans l’hôtel particulier. Il n’y avait plus vraiment à chercher bien loin pour savoir pourquoi il avait choisit cette date pour ce charmant petit intermède au thème si bien choisit. Et j’y étais décidément bien accompagnée. Nicolas, à peine arrivé, était reparti, et c’était perdu dans la foule, mais je ne me faisais pas vraiment de soucis pour lui, il n’y avait pas grand-chose à risquer ici. Si ce n’était boire un peu trop et avoir un énorme mal de crâne le lendemain matin. Ce qui ne serait pas mon cas, j’avais bien l’intention de garder les idées claires, et c’était peut être aussi le cas de mon partenaire de soirée.

Jean semblait soudain hypnotisé par cette femme au collier bien trop voyant sur elle. Elle n’avait pas du tout l’habitude de le porter, cela se voyait. Et il me manquait justement un tel atour ce soir. Nous nous comprenions si bien, lui et moi, qu’il n’y avait pas longtemps à attendre pour savoir qu’il me rapporterait ce collier bien avant la fin de la soirée. Mais je n’étais pas en reste, la montre d’un de ces hommes vulgaires, presque encore un bourgeois s’étant acheté une charge il y a deux ou trois générations, pour devenir noble, qui étalait sa fortune comme si de rien n’était et que cela suffisait à lui acheter la classe qui lui manquait définitivement, m’avait tapée dans l’œil et irait très bien avec sa tenue de prêtre de la reine. Un peu de richesse dans la sobriété de sa bure qui ne lui allait de toute façon pas. Je n’avais jamais compris pourquoi Paul était devenu homme de Dieu, il ne me l’avait jamais expliqué. Je n’avais de toute façon pas posée la question, chacun ses raisons et ses secrets. Nous étions amis comme nous étions, et tous les voiles n’ont pas toujours besoin d’être levés sur les secrets de chacun.

Je lui désignais la montre, et immédiatement, ses yeux se mirent à briller de convoitise.

-Magnifique, elle est tout simplement magnifique, divine…

Un sourire carnassier apparut sur mes lèvres. J’en étais sûre. Je connaissais aussi bien ses goûts qu’il connaissait les miens.

-Occupe-toi d’elle. Je la veux. On se retrouve ici dans quelques minutes. Je vais me charger de ramener l’autre. Il est tellement magnifique, ça serait dommage de s’en priver, j’ai envie de le voir sur toi!

-C’est comme si c’était fait…


Je finis ma coupe de champagne en une gorgée, et la posais sur le plateau d’un laquai passant à proximité, avant de m’approcher de l’homme en question qui venait justement de ranger sa montre dans sa poche. Affectant de titubé parce que j’avais trop bu, je le bousculais un peu, en profitant pour glisser ma main dans sa poche et décrocher la montre de la petite chaine en argent d’un mouvement de l’ongle.

-Mais enfin, faites attention ! s’exclama-t-il d’un ton emprunté.

Pouffant, je reculais, son regard croisa le mien, et son expression se fit plus dure :

-Excusez-moi, je crois que j’ai un peu trop bu...

Il eut un reniflement méprisant, me regardant comme s’il regardait un insecte :

-Tenez-vous mademoiselle !

Et il se détourna de moi. Je fis de même, ma main tenant serrée la montre en or sertie de diamants. Me fondant dans la foule, je fis un léger détour pour rejoindre Paul. Discrètement, je levais la main, que j’ouvris une brève seconde pour lui montrer que j’avais réussi. Nous formions décidément un duo infernal, au sens propre comme au figuré.

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