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 « L’aventure est dans chaque souffle de vent. »

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« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Volé par une jolie pirate
Côté Lit: Ca dépend de vous
Discours royal:



    Miaou ☀
    Mais oui! Mais oui!
    J'ai bien vu un Gros Minet!!


Âge : 27 ans
Titre : Vicomte de Vauvert, Seigneur de La Voulte et Beauchastel, Commandant du Soleil Royal (marine royale)
Missives : 229
Date d'inscription : 28/02/2012


MessageSujet: « L’aventure est dans chaque souffle de vent. »   28.02.12 11:50





Silvestre Louis Maxence


De Lévis




James Franco




« Sans l'incertitude l'aventure n'existerait pas. »

    ► 27 ans
    ► Vicomte de Vauvert, Seigneur de La Voulte et Beauchastel
    ► Français, si la famille est à la base originaire d'Hurepoix, ils sont devenus une grande famille Languedocienne, très puissante.
    ► Célibataire, fiancé, puis à nouveau célibataire, tout dépend de ce que son frère et son père ont besoin comme alliances
    ► Catholique
    ► L'amour est une chose volage... Les sentiments ne se discutent pas, quelle que soit la personne en face.



♕ PROTOCOLE ♕
VERSAILLES : PARADIS OU ENFER ?

Ah Versailles... il n'en garde que de vagues souvenirs, qui n'étaient pas pour lui déplaire. Mais revenir du Canada et de ses terres vastes, totalement libres, absentes d'étiquettes ou de convenances, pour ce château majestueux où tout est codifié, où chaque geste peut être considéré comme une offense a de quoi être perturbant pour le jeune homme, qui n'a pourtant pas oublier son rang ni son éducation dans ces contrés sauvages et qui paraissent décidément bien exotiques aux membres de la cours. Silvestre étant d'un naturel enjoué, il s'adapte à tout sans trop de problèmes. Protocole ou pas, il reste un militaire qui aime s'amuser.

COMPLOT : VÉRITÉ OU FANTASME PUR ?

Complot? Quelle est cette chose? Silvestre n'en connait rien, ne sait absolument pas ce qui se passe à Versailles. Il faut bien du temps pour qu'une lettre parvienne à Québec, ou ailleurs, en fonction d'où il se trouve pour le tenir informer des dernières nouvelles de la cour française. Dommage que cela n'aille pas aussi vite que les nouvelles de la forêt canadienne, où malgré l'impression que cela donne, on n'est jamais seuls.

COLOMBE OU VIPÈRE ?

Silvestre aime les histoires, alors les ragots, vous pensez bien. C'est très drôle de voir tous ces gens passer du temps à raconter des histoires les uns sur les autres. Et comme même si vous vous faites le plus discret possible, il y a toujours quelque chose à dire sur vous, autant participer allègrement. C'est bien plus amusant.

DES LOISIRS, DES ENVIES A CONFIER ?

Il aimait courir les bois, profiter de la nature... Mais il aime surtout s'amuser, et pour cela, tous les moyens sont bons. Fêtes, vin, femmes, ou encore soirées à philosopher... Peu importe. Le plus important pour lui reste sa liberté. Il n'est pas du genre à rester enchainé trop longtemps au même endroit.

♕ HOP, RÉVÉRENCE ! ♕
► Cess/Vintage Phonic
► 22 ans
► Très très régulière
Code bon (by Steph)
► Par Elodie
► Restez exactement comme vous êtes *-*


______________________

Happiness is the key
And may be, just may be, you can go farther than you ever thought. That is the biggest journey you'll do, and your life will never, ever be the same again.


Spoiler:
 


Dernière édition par Silvestre de Lévis le 28.02.12 22:14, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: « L’aventure est dans chaque souffle de vent. »   28.02.12 12:06


BIOGRAPHIE

VERSAILLAISE

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1639 : Naissance d’une idée


-Monseigneur ! C’est un garçon !


Le valet, essoufflé, c’était arrêté sur le pas de la porte qu’il avait ouverte à la volé. Il fallait un évènement au moins aussi extraordinaire que la naissance d’un second héritier au duc de Ventadour pour permettre au jeune laquai d’entrer ainsi dans le bureau de monseigneur le duc sans y avoir été invité. Le duc releva la tête de ses papiers, et un large sourire étira ses traits fatigués. Un fils ! Un second ! L’avenir de son nom était donc totalement assuré. Serein, il tourna le regard vers le petit Louis-Charles, âgé de quatre ans et quelques, qui jouait sagement sur le tapis, devant la cheminé, inconscient de ce qui se passait dans la maison. Le duc poussa un soupir rassuré.

-Et comment se porte la duchesse ?


Son épouse, bien plus jeune que lui, était fragile et les médecins avaient recommandé le plus grand repos, de peur qu’elle ne tienne pas cette grossesse jusqu’au bout malgré son âge qui laissait prévoir de nombreux enfants.

-A merveille, elle se repose, mais souhaiterai vous voir…

Le duc Charles se leva, et s’approchant de son aîné, le prit par la main pour l’emmener voir sa belle-mère, Marie, née de Guiche.

Les mariages du duc avaient été marqués de difficulté. Sa première épouse, Catherine Suzanne de Lauzières, la mère de Louis-Charles, qu’il avait profondément aimé, était morte d’une chute de cheval, lors d’une chasse, trois années auparavant. Malgré le profond chagrin que lui avait causé cette perte, le duc avait dut se remarier. Pour plusieurs raisons. La première étant la difficulté qu’il avait eu d’obtenir un fils de sa première union. Les enfants sont tellement fragiles… Il ne pouvait pas se permettre de laisser le duché de Ventadour et toutes les terres associées sans héritier. Louis-Charles avait beau être en parfaite santé, la mort peut frapper si vite… Il n’y avait qu’à voir avec feue la duchesse… Son choix s’était porté sur Marie. Belle Marie. Douce, tendre, mais fine, trop peut-être, au teint de porcelaine. De ces beautés qu’on a envie de mettre sous clef pour les protéger, les empêcher de se briser, de s’abimer. Elle ferait une mère parfaite pour le petit héritier du duché. Très rapidement après leur mariage, si bien arrangé comme on savait le faire entre les grandes familles de France, il avait annoncé publiquement sa grossesse, et s’en voyait rassuré, jusqu’à ce que les médecins expriment leur inquiétude quant à la capacité de la nouvelle duchesse de la mener à son terme. Le plus grand repos avait été de mise. Pendant les cinq derniers mois, à peine s’était-elle levée de son lit, retranchée dans ses appartements du château familiale de Ventadour. L’air doux était de loin préférable à l’agitation de la cours. Mais tout s’était bien passé, et la mère comme l’enfant se portaient bien. Un fils ! En entrant dans les appartements de Marie, il lui sourit. Elle était belle, ainsi, abandonnée, ses cheveux en éventail autour de son visage. Pourtant, il n’arrivait pas à lui trouver le même charme que feue sa première épouse. Tout au plus une profonde affection et une sincère amitié. Il s’en sentait coupable, mais les mariages d’amour étaient pourtant bien rares par les temps qui courraient. Il s’avança vers le berceau et prit son fils dans ses bras, sous le regard un peu perplexe de Louis-Charles, et celui doux et tendre de Marie. Silvestre de Lévis, Vicomte de Vauvert, Seigneur de La Voulte et Beauchastel, son fils cadet.

___________________________________________________________

1647 : L’importance de la connaissance du passé


-Marquis, pouvez-vous me donner la devise de votre famille, et m’expliquer d’où elle vient ? demanda le précepteur à l’ainé des Lévis.

Louis-Charles, tout fière qu’on l’appelle par son vrai titre, Marquis d’Annonay, seigneur de Tournon, Serrières et Roussillon, se rengorgea avant de couler un regard à son cadet. Silvestre lui tira la langue, ce qui lui attira un regard courroucé de l’abbé qui avait reçu la lourde tâche d’enseigner à ces deux feux follets tout ce qu’ils avaient besoin de savoir pour tenir leur rang, c’est-à-dire beaucoup de choses. Louis-Charles, superbe, ignora royalement son cadet, avant de répondre, sur de son fait, du haut de ses douze ans.

-« Dieu aide au second chrétien Lévis ». Après le baptême de notre premier roi, Clovis, le premier de ses hommes à suivre son exemple était un Lévis, notre ancêtre. Lui aussi se fit oindre de la Sainte Huile.

-Excellent, Marquis, je vois que vous avez retenu la leçon. Qu’en est-il de vous, Vicomte ?

Silvestre releva les yeux vers son percepteur, légèrement inquiet. Son esprit avait tendance à vagabonder pendant ces cours théoriques. Les légendes et le latin n’avaient jamais été son fort.

-La devise des Lévis-Ventadour est « Fort, je renverse les forts », ce qui en latin veut dire Durus… Dura… Fran… Fran…

Non, rien à faire, impossible de retrouver le dernier mot de cette fichue devise. Le petit garçon de huit ans avait beau fouiller les moindres recoins de sa mémoire, il ne retrouvait pas ce qui venait après. L’abbé se mit à tapoter nerveusement sur son bureau, impatient, pendant que Louis-Charles dissimulais à peine son envie de rire. Silvestre lui jeta un regard noir, il ne l’emporterait pas au paradis ! Pour l’instant, les quatre ans qui le séparaient de son ainé jouaient en la faveur de ce dernier, mais cela ne durerait pas éternellement, du moins fallait-il l’espérer.

-Fran… Fran…

-Frango, vicomte… Mais quand finirez-vous par vous intéresser à vos leçons ? marmonna l’abbé, sans espoir de réelle réponse.

Silvestre baissa les yeux, un peu honteux. Si cela venait aux oreilles de son père… Sa mère, bien sûr, le défendrait. Elle l’avait toujours fait. Mais le Duc, lui, était intransigeant, ne cessant de citer Louis-Charles en exemple. Un exemple bien difficile à suivre pour le petit Silvestre quand il l’énervait à ce point. Pourtant, les deux garçons étaient inséparables. Toujours à courir les champs ensembles, à « jouer à la guerre » également. Bien loin des jeux de poupées de leurs deux cadettes, Marguerite-Félice et Catherine-Laure. La dernière, âgée de trois ans à peine, était encore en langes. Mais qu’elles étaient drôles, toutes les deux… Ces quatre enfants emplissaient la maison de joies et de rires, au plus grand plaisir de la duchesse qui ne savait parfois plus où donner de la tête, entre cela, son salon de discussion avec les dames de la région, et les soirées organisées pour le plus grand plaisir de tous. Au moins avait-elle sa petite cours privée, et son mari ses relations d’affaire et de chasse, bien qu’il soit amené à aller à la cours régulièrement pour différentes affaires dont il n’entretenait pas son épouses. Ce n’était pas sa charge. Ses fils non plus, d’ailleurs, encore bien trop jeunes pour ce genre d’affaires. Il tenait surtout à les mettre tous à l’abri des troubles menaçant d’animer le pays. Louis-Charles et Silvestre étaient encore bien trop jeunes pour comprendre cela…

___________________________________________________________

1649 : La perte d’un repère.


C’est au son du requiem que réellement, Silvestre comprit. Que cela se dessina réellement dans son esprit. Son père n’était plus. Il venait de s’éteindre, d’une vilaine blessure infectée. La gangrène… On n’en réchappe pas… Malgré les efforts du chirurgien qui avait tout fait pour le sauver, Charles de Lévis, duc de Ventadour, marquis d’Annonay et comte de Vauvert, venait de trépasser. Dans ses vêtements de deuil, malgré ses onze ans, il s’efforçait, à l’image de Louis-Charles, de garder les yeux secs. Les larmes étaient faites pour leurs sœurs et la duchesse Marie. Point de tristesse visible aux yeux des héritiers, seulement la douleur, et l’envie de le rendre fier, même s’il n’était plus là. Pourtant, quand tous les seigneurs de la région s’étaient précipités pour présenter leurs respects et leur allégeance au nouveau duc et à la duchesse douairière, Silvestre n’arrivait pas à se faire à l’idée. Il avait toujours l’impression que son père, à n’importe quel moment, allait revenir, arriver par la grande porte, que le son de ses bottes sur le carrelage immaculé se ferait entendre, et que sa voix calme et posée, même quand il était en colère, ce qui le rendait encore plus impressionnant, allait retentir dans le château. Tout ceci était bel et bien fini. Ne pas pleurer… Surtout pas… Même quand Catherine-Laure glissa sa petite main dans la sienne, ne comprenant pas bien ce qui se passait. Au point de lui demander, dans un souffle, de manière à ce que personne d’autre que Silvestre ne l’entende :

-Pourquoi Père dors-t-il dans cette boite ? Elle m’a l’air vraiment inconfortable…

Il est des phrases innocentes parfois, qui vous marquent à vie…

___________________________________________________________

1652 : De la théorie à la pratique


-Touché ! Ta garde est bien trop basse, petit frère, cela te perdra ! ricana Louis-Charles, alors que son cadet, emporté par son élan, finissait le nez par terre.

Silvestre, rageur, se releva, avant de s’épousseter, alors que Louis-Charles, dix-sept ans, et le physique avantageux, allié au prestigieux titre de Duc de Ventadour et de pair du royaume, haussa les épaules quand il refusa sa main tendue pour l’aider à se relever.

-Tes récits d’aventure ne te sauveront pas toujours, Silvestre, il est temps de t’en rendre compte…

Silvestre croisa les bras sur sa poitrine, refusant d’admettre la réalité de ce que son admiré grand frère avançait. Que n’aurait-il donné pour être embarqué comme aspirant, à l’image de son ancien compagnon de jeu Jehan de Marigny, d’un an son cadet de surcroit, sur une frégate portant le magnifique drapeau à fleur de lys ! Tout l’or du monde n’y aurait pas suffi. Et pourtant, à cette annonce, Silvestre avait été pris d’une jalousie maladive. Des cours de l’abbé Chillet, il ne retenait jamais grand-chose, sauf ça. Les récits de voyages, de découvertes, d’exploration… L’abbé le savait bien. Et par-dessus tout, la Nouvelle France ! Cet endroit lointain, mystérieux, où son ancêtre, Henri de Lévis, s’était illustré au nom du roi Louis, le Treizième, dit Le Juste, ce au point de voir une ville porter le nom de leur famille, à deux pas de celle de Québec. Son aïeul avait même été le vice-roi de l’endroit. Quel honneur ! Une terre pleine de promesse pour ceux portant son nom. Pourquoi ne pas s’y illustrer à son tour ? Mais la duchesse Marie avait été intransigeante. Hors de question. Pas pour le moment. Pourtant, Silvestre comme Louis-Charles et leurs sœurs savaient bien ce qui les attendait. Chacun dans la famille avait son rôle prédestiné, ou presque. Le fils aîné reprend le titre, le second est destiné aux armes, un troisième, fille ou garçon, est destiné aux ordres, et les autres aux alliances avec de prestigieuses familles pour assurer la pérennité de l’influence de la famille. Si les deux garçons connaissaient d’avance leur destin, qui, de Marguerite-Felice ou de Catherine-Laure prendra le voile et qui se marierait ? Les deux petites, âgées de dix et huit ans ne connaissaient pas encore totalement l’importance de la vie qu’elles allaient mener et s’en fichait bien. La preuve…

-Louis-Charles ! Silvestre ! Maman vous réclame ! Où êtes-vous ? Criait la voix de Marguerite-Felice.

-Ils ne peuvent pas être loin ! s’exclama Catherine-Laure.

Les deux garçons se fixèrent un instant. Silvestre savait ce qui animait son frère. Partout en France, on combattait. Il avait dix-sept ans et était avide de faire de même. Hélas, il ne pouvait pas, à l’instar de jeunes hommes de familles moins illustres, s’enfuir en pleine nuit et s’enrôler dans le premier corps venu, non… Bien vite, il serait fait mention à sa belle-mère de sa présence au sein de l’armée... Elle le considérait comme trop jeune, s’inquiétant pour lui comme sa mère l’aurait fait. Un jour ! Un jour il lui montrerait ! Comme son frère s’était vu refuser le départ en bateau, il se faisait refuser la gloire des armes. Cruelle injustice que celle qui les entoure.

-Ah les voilà ! s’exclama une petite frimousse de dix ans, vive et féline. Nous désespérions de vous trouver, seriez-vous devenus sourds, tous deux ?

Marguerite-Félice entreprit une danse de la victoire autour de ses frères, alors que Catherine-Laure les rejoignait. Elles s’opposaient au moins autant que les deux garçons, Catherine étant la douceur incarnée, à l’image de la duchesse Marie, alors que Marguerite et son tempérament de feu n’auraient de cesse de séduire bien des cœurs d’ici quelques années. Comme soudain tiré de sa torpeur, Louis-Charles tendit le bras vers la plus jeune de ses demi-sœurs et la souleva de terre pour la poser son épaule, comme un trophée de chasse. Silvestre se mit à rire en entendant la petite crier et se débattre.

-Eh bien, qu’attendons-nous, ne faisons pas attendre la duchesse.

Silvestre sourit devant ce grand frère qu’il admirait, alors qu’il s’éloignait avec sa proie gesticulante, suivit de près par Marguerite-Félice qui le suppliait de laisser la petite descendre tout en se retenant de rire. Un jour, se promit Silvestre, il aurait la même assurance que son ainé !

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1655 : l’effondrement d’un mythe.


-Et je vous dis, moi, madame, que je ferai comme il me semblera bon ! Vous n’êtes ni ma mère, ni mon épouse, et encore moins ma maîtresse ! Ce n’est que par bonté que vous restez en ces lieux, vous et vos enfants. Prenez garde à ce que vous dites et faites, il serait possible que ma patience parvienne à ses limites !

Silvestre se tenait derrière la porte du bureau de son père, devenu celui de son frère depuis la mort du duc. Il l’avait fait mander, et le battant légèrement entrebâiller laissait filtrer lumière et son en cette soirée de novembre particulièrement froide. Le jeune homme s’était arrêté devant la porte, pour écouter ce qu’il se passait. Un profond silence répondit à la diatribe de Louis-Charles, avant que Silvestre n’entende un léger sanglot. Très léger, mais il aurait reconnu le timbre entre tous. Sa mère… La duchesse Marie, qui vivait retirée du monde depuis la mort de son époux, se contentant de veiller à la bonne marche de la famille. Fidèle à sa promesse envers lui-même, Louis-Charles n’avait pas attendu très longtemps avant de signifier à sa belle-mère qui était désormais le maître à bord, et de quitter le domaine familial pour mettre son épée au service de Turenne, sous les bannières du roi, où il avait terminé la Fronde, avant de rester à Paris, dépensant presque sans compter. Ils ne l’avaient pas vus depuis plus de deux ans. Il était arrivé l’après-midi même, d’une humeur massacrante, et immédiatement, s’était disputé avec Marie, où il s’était enfermé dans son bureau. Silvestre avait été vexé d’être ainsi mit à l’écart. Eh quoi ! Il avait seize ans, que diable ! Pourtant, en entendant les paroles dures de Louis-Charles envers celle qui l’avait élevé comme son enfant, il fut soudain heureux que ses deux cadettes ne soient pas là. Marguerite était entrée au couvant peu de temps après le départ de Louis-Charles, et Catherine l’y avait rejointe il y a quelques semaines. Depuis, le château semblait bien vide au jeune homme qui s’ennuyait ferme.

Pourtant, malgré toutes ses précautions, le parquet craqua sous ses pieds, attirant l’attention de Louis-Charles, qui lui fit signe d’entrer.

-Venez, mon frère. Nous en avions finis avec madame votre mère. Du moins j’ose l’espérer…

Cette dernière phrase sonnait comme une sourde menace. Marie, sans regarder son fils, tourna les talons et sorti le plus dignement possible. Dire qu’on venait de lui enfoncer un poignard dans le cœur aurait été bien peu dire. A peine eut-elle passé la porte que Louis-Charles la claqua derrière elle, agacé.

-Bien, mon frère. Il me faut vous entretenir de quelque projet que j’ai pour vous.

Louis-Charles se réinstalla derrière le bureau, pendant que Silvestre se tenait en face de lui, sur le même tapis où, seize ans plus tôt, Louis-Charles jouait en attendant l’annonce de la naissance de son cadet.

-Vous connaissez tout comme moi l’importance aux yeux de notre père de notre union avec les Rohan par un mariage entre vous et l’une de leurs filles… ?

Silvestre se rembruni. Il entendait parler de ce projet depuis qu’il avait neuf ans. Et il ne lui tenait pas particulièrement à cœur, n’ayant jamais croisé celle qui pourrait être sa promise. Un mariage arrangé certes, mais au moins savoir à qui on allait l’enchainer à vie.

-Eh bien sachez que j’ai pour vous d’autres engagements.


Silvestre releva les yeux, surprit.

-L’école navale est en manque d’aspirants officiers. Je suis certain que d’ici quelques mois, vous ferez un lieutenant plus que correct. Vous partez demain.

Cette annonce, Silvestre l’avait attendue toute sa vie. Et pourtant, elle n’avait pas la saveur qu’il attendait. Bien loin de lui donner la satisfaction qu’il avait espérée, elle lui donnait un arrière-goût amer. Comme si son frère essayait de le chasser, pour éviter toute gêne dans ses jambes.

___________________________________________________________

1659 : Dieu est mon droit


Cet endroit réserver à l’amour de Dieu lui paraissait tristement austère et triste, pour une personne aussi vivante que sa sœur Catherine-Laure. Elle avait beau avoir – paraissait-il – prit la décision toute seule, Silvestre n’arrivait pas à s’y faire. Comment une personne comme elle, si douce, si tendre, pouvait bien décider de s’enfermer à vie ici ? A quinze ans… C’était une honte. Une honte qui lui avait valu un bon moment de colère, en face de sa mère, qui n’avait pas sourcilier. A trente-huit ans, la duchesse n’avait pu que s’incliner devant la volonté de sa cadette, qui semblait pourtant bien dictée par l’influence de son frère ainé, le duc de Ventadour. Silvestre lui en voulait, profondément. Depuis qu’il était à l’école militaire, où il avait bien vite gagné ses galons d’officier, comme tous s’y attendaient, il avait appris bien des choses sur ce frère que jadis, il admirait au-delà de tout autre. Si ses fiançailles avaient été annulées, ce n’était pas de son initiative, mais de celle des Rohan qui n’avaient pas apprécié le comportement du jeune duc. Joueur, dépensier, débauché… Il n’avait plus rien en commun avec le jeune homme que jadis, il admirait. Bien au contraire, celui-ci semblait avoir totalement disparut. Un miracle que ses épousailles avec Charlotte de La Motte Houdancourt soient pour le moment maintenues. Mais elles étaient fragiles pour le moment. Charlotte était une adorable adolescente de quatorze ans, que Silvestre avait rencontré une fois, camarade de couvent de ses sœurs. Elle lui avait fait la meilleure impression du monde, mais il se doutait d’avance qu’elle serait malheureuse avec Louis-Charles, la pauvre…

Dans le dédale du couvent des Clarisses de Saint-Jean-Baptiste du Moncel, dans la partie autorisée aux visiteurs, le trajet lui semblait interminable. Demain, Catherine-Laure prendrait le voile, et il voulait lui parler une dernière fois, avant que cela ne soit irrévocable. Essayer de la faire changer d’avis, même s’il savait d’avance que cela serait inutile.

-Silvestre ! s’écria une voix alors qu’une silhouette tout de blanc vêtue courait dans sa direction.

Sans réfléchir, il prit sa sœur dans ses bras et la souleva de terre. L’habit des postulantes lui donnait encore plus la peau pâle, et il avait mal au cœur rien qu’à la regarder, pourtant, il essaya de n’en rien montrer. Etait-ce égoïste de vouloir qu’elle reste dans le siècle à tout prix ? Peut-être… A l’ombre d’un saule, il tenta ses derniers arguments. Mais comme il s’y attendait, il se heurta à un mur de résolution.

-Je ferai ce que notre frère attend de moi, pour le bien de notre famille, et pour l’amour de Dieu.

Que de résignation et d’assurance dans la voix de cette jeune fille de quinze ans. Silvestre lui prit la main, et la porta à ses lèvres, dissimulant ainsi sa peine, comme il l’avait fait, bien des années plus tôt, lors de l’enterrement de leur père.

-Alors, si c’est réellement ton choix, je ne peux que m’incliner…

Les derniers moments autorisés au tutoiement, en privé, ainsi, alors qu’à l’avenir, en plus de Dieu, les convenances les sépareraient, lui et sa sœur préférée. Il avait l’impression de perdre sa meilleure amie. Après avoir été confronté au changement de son frère, cela lui paraissait presque insurmontable. Il ne manquerait plus que Marguerite ne soit plus fidèle à elle-même, et cela en serait fini. Déjà, sa seconde sœur changeait elle aussi, influencée par leur ainé. Elle ne se rendait pas compte de ce qu’elle faisait, resplendissante de beauté à dix-sept ans, et fiancée à Jacques Henri de Durfort de Duras. Silvestre ne le connaissait pas, et le fait que le choix soit du fait de son frère n’était pas vraiment pour le rassurer.

-Changeons de sujet, murmura Catherine qui ne supportait pas de rendre son frère triste. Comment se passe l’école ? Quand embarques-tu ?

-La semaine prochaine, répondit-il, ne pouvant dissimuler une certaine excitation.

Des années à attendre, à étudier la théorie, et maintenant, la pratique serait de mise, enfin ! Il avait été formé à toutes les éventualités, mais savait déjà qu’il ne resterait pas à bord du bateau éternellement. A peine arrivé à Montréal, leur destination, il débarquerait pour explorer les environs, sur ordre de l’amiral. Catherine lui sourit, et lui fit promettre de tout lui raconter. Il promit, en songeant qu’il aurait préféré l’y emmener. L’après-midi se finie par moult anecdotes de l’école d’officiers, Catherine était bon public, et Silvestre put faire semblant que tout était comme avant.

Le lendemain au moment où les cheveux de sa sœur tombaient sous le ciseau pendant la cérémonie, il n’avait qu’une envie, se lever et mettre son poing dans la figure à un Louis-Charles satisfait sur le banc de l’autre côté de l’allée centrale, à côté de sa fiancé. La duchesse douairière et la jeune Marguerite se tenaient heureusement entre eux deux. Toutes deux semblaient elles aussi profondément attristées, Marguerite laissa même échapper une larme. La duchesse prit la main de son fils et la serra fortement dans la sienne.

-Contenez-vous, Silvestre ! Il nous faut respecter le choix de Catherine, même s’il nous déplait…

-Relevez-vous, sœur Marie-Félicitié, Catherine-Laure de Lévis n’existe plus,
coupa la voix du célébrant.

Silvestre eut l’impression qu’on lui arrachait le cœur. C’est avec un profond soulagement qu’il vit le jour de son départ arriver, et sa nouvelle vie commencer…




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Dernière édition par Silvestre de Lévis le 28.02.12 15:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « L’aventure est dans chaque souffle de vent. »   28.02.12 15:43


BIOGRAPHIE

VERSAILLAISE

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1662 : Mon nouveau monde…


« Mère, que de choses depuis la dernière fois où je vous ai écrit… »

Et c’était vrai… sans l’être. Pour différentes raisons, le jeune homme ne disait jamais toute la vérité dans ses lettres. Pour éviter que sa mère et ses sœurs à qui elle les faisait toujours lire ne s’inquiète, mais aussi pour que Louis-Charles ne soit pas au courant de tout. Cela aurait été un peu trop facile. Silvestre avait désormais apprit qu’il n’était pas bon de faire confiance à tout le monde. A vingt-quatre ans, il était désormais parfaitement capable de faire la part des choses en un réel intérêt et une opportunité de le piéger. De l’enfant, il ne restait pas grand-chose, si ce n’est ce corps fin et frêle en apparence, qu’il tenait de sa mère, et qui pourtant dissimulait une grande force. Et de la force, il en fallait pour rester en vie dans ce pays magnifiquement sauvage et très instable. Les rivalités entre anglais et français étaient constants sur les lignes plutôt floues séparant la Nouvelle France de la Nouvelle Angleterre. La tension était accrue par les différentes tribus autochtones qui parsemaient l’endroit, certaines s’étant alliées aux tuniques rouges quand d’autres leur avaient préféré les tuniques bleues. Le temps avait beau être à la paix, une guerre indienne était toujours possible.

Ces contrés sauvages et dangereuses, Silvestre avait appris à les aimer, comme il n’avait jamais aimé un endroit auparavant. Ces printemps semblant magiques de par les forêts immenses et impénétrables où, si vous aviez l’impression d’être seul au monde, pourtant, tout le monde savait où vous vous trouviez, aux hivers rigoureux vous enfermant sur vous-même pendant des semaines et des semaines, et où les histoires devenues légendes des premiers colons morts de froids après s’être entre dévorés, dès l’entrée du Saint-Laurent, refaisaient surface. Le jeune homme passait le plus clair de son temps entre Montréal et Québec, quand il était à la civilisation. Mais il avait appris à leur préféré largement les forêts et le contact des peuplades indiennes, telles les algonquins, cette grande peuplade qui se divisait d’elle-même en plusieurs nations : les Micmacs, les Abénaquis et les Malécites. Au premier abord, on se dit que toutes les tribus sont les mêmes et qu’il est impossible de faire la différence. Surtout, ne jamais les confondre. Ils sont tous aussi susceptibles. Silvestre avait eus droit à un cours sur les différentes peuplades indiennes par un trappeur proche du gouverneur, un homme charmant qui avait très bien reçut le jeune lieutenant ainsi que son ordre de mission. Si la bonne société Québécoise était la plupart du temps très agréable, Silvestre devait avouer prendre toujours le premier prétexte pour filer avec celui qui était devenu son frère de sang et lui avait appris sa langue, un Micmac du nom de Shawinigan, par une cérémonie indienne, autour d’un immense feu, avec des champs rituels, les deux hommes étant recouverts de peintures de guerre exprimant leur valeur, une entaille était pratiquée sur le poignet de chacun, et ils devaient se prendre le bras de manière à ce que leurs deux sangs rentrent en contact. Silvestre avait mis plusieurs jours à s’en remettre, tellement il avait perdu de son liquide vital. Comme beaucoup d’européens et de français, Silvestre était arrivé avec l’idée d’apprendre aux indiens la vie comme on l’entendait en Europe. Mais bien au contraire, et à son plus grand plaisir, une fois la surprise passée, c’est lui qui apprit de ces peuples. Le premier hiver, s’il l’avait passé à Québec, Shawinigan avait insisté pour qu’il passe le suivant parmi les siens, et apprenne ainsi des rituels, de la langue, de la chasse et de la pêche. Savoir parler un dialecte indien était une condition obligatoire pour survivre dans ce pays. Le temps qui passait ici semblait comme s’arrêter. Les indiens n’avaient pas d’idée de recommencement de l’année, mais célébraient la continuité de la vie. C’était tellement reposant, tellement différent de la France et de ce que le jeune homme y avait connu qu’il était incapable de savoir laquelle des deux vies était un rêve et laquelle était la réalité. Et il avait l’impression qu’il ne cesserait jamais d’apprendre, c’était ce qui, de loin, lui plaisait le plus. Les jeunes indiennes et leur peau totalement imberbe avaient elles aussi été une surprise. Sa romance éclaire avec la fille du chef de la tribu de Shawinigan lui avait enseigné que les femmes ne sont pas toutes aussi enfermées dans leurs habitudes qu’en Europe, et que la liberté qu’elles se donnent ici, dans les forêts indiennes, ne les rend parfois que plus désirable… Maniwaki lui avait laissé un souvenir presque indélébile.

« Mais si je prends la plume aujourd’hui, c’est pour vous apprendre mon retour en France, et ce pour quelques semaines… »

En effet, à l’initiative du gouverneur, qui avait suggéré l’idée au roi dans un précédent courrier, une nouvelle organisation allait être mise en place, et ce, dès l’année prochaine. Les Filles du Roy. Des jeunes femmes pauvres, bien portantes, à qui la vie ne souriait pas tant que cela en métropole. Dotées d’une cinquantaine de livre par le roi lui-même, elles seraient amenées ici – et le jeune homme connaissait plusieurs marins qui n’aimeraient pas cela, il était de notoriété publique qu’une femme porte malheur sur un bateau – pour être fiancées à des colons déjà sur place. Il avait été désigné par le gouverneur pour faire partie de l’escorte lors du premier convoi, qui devait partir courant 1663. Si tout devait bien se passer, il fallait qu’il quitte le Canada avant que le Saint-Laurent ne soit recouvert de glace, pour pouvoir partir au premier redoux de l’année suivante. Ce qui lui assurait quelques mois en France, et quelques semaines avec sa famille. Il n’y avait qu’à espérer que s’il croisait Louis-Charles, cela ne dégénère pas. Il ne lui avait pas pardonné ce qu’il considérait comme la mise au bagne de Catherine-Laure.

___________________________________________________________

1663 : Les petits bateaux qui vont sur l’eau


-Vicomte… ? Lieutenant… ? Je ne sais même pas comment je dois vous appeler… murmura la jeune fille.

Elle semblait bien jeune, et d’après ce qu’il avait compris, elle n’avait pas plus de quatorze ans. Sur le pont du voilier qui voguait droit vers la Nouvelle France, et que Silvestre trépignait d’atteindre, la petite s’était approché de lui sans bruit. Elle semblait bien pâle, et il n’aurait su dire si c’était d’inquiétude de ce qui l’attendait, ou de malaise à cause du tangage du bateau. Silvestre lui sourit, compatissant. S’il lui pressait de voir les côtes du Canada, ce n’était pas vraiment le cas de tout le monde.

-Et si vous essayiez Silvestre ? répondit-il simplement.

Elle lui sourit, reconnaissante. Mais semblait toujours bien inquiète.

-Comment c’est, là-bas ?

C’était l’une des questions les plus courantes parmi toutes celles que les jeunes femmes lui posaient. Ce « là-bas » en question effrayait. On y racontait bien des choses. Des tribus sanguinaires qui attaquaient les colons pour les dévorer, des êtres possédés, des forêts hantées… Entre autre choses tout aussi inquiétantes. Silvestre s’empressait de les rassurer du mieux qu’il pouvait, mais ce n’était pas toujours facile. Il compatissait à leur sort, car si en France, elles n’avaient pas beaucoup de chance, le Canada et ses mystères n’en recelaient pas toujours plus. Heureusement, les sœurs Ursulines et les dames chargées de les accueillir étaient, elles, très à leur écoute. Il en connaissait plusieurs.

-Bien plus merveilleux que tout ce qu’on a pu vous raconter.

Il se fendit d’un sourire, et essaya d’effacer le souvenir de Catherine-Laure qui s’imposait à son esprit. Il ne l’avait pas vue. N’avait pas pu… L’imaginer dans cette robe noire, ses cheveux magnifiques sous cette coiffe morbide, alors que tout en elle appelait à la vie… Sa mère lui avait proposé, il avait toujours remit à plus tard, usant de mille et un prétextes, pour finalement, esquiver l’épreuve. Elle lui en voudrait. Lui, déjà, s’en voulait. Mais il ne pouvait pas faire autrement. C’était trop difficile. Marguerite-Félice, elle, exultait la joie de vivre. Elle lui avait posé un bon million de question sur sa vie là-bas et tout ce que ses lettres ne disaient pas. Quelle était cette cicatrice qu’il portait au poignet ? Et les indiens ? En avait-il tué ? Comment décrire les paysages qu’il avait parcourus ? Elle ne semblait jamais pouvoir s’arrêter, et cela avait fait une joie immense à Silvestre. Heureusement, Louis-Charles et lui n’avaient fait que se croiser, trop rapidement pour entamer une véritable conversation qui n’aurait fait que dégénérer. Silvestre s’était mis des œillères. Il avait parfaitement vu que sa mère allait mal, plus psychologiquement que physiquement, que sa sœur devenait de plus en plus à l’image de leur ainé, et que ce dernier ne se calmait pas, bien au contraire. Mais il restait persuadé que sa vie était au Canada, loin de tout cela, même si c’était laisser Louis-Charles gagner. Lui appartenait à la Nouvelle France, du moins c’était ce dont il essayait de se persuader…

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1665 : On dirait le sud


-Vicomte, gardez-vous !

Silvestre se baissa juste à temps pour éviter le coup de sabre meurtrier que le pirate avait essayé de lui administrer, et qui aurait mis une fin prématurée à sa jeune vie. Le jeune homme remercia le soldat qui venait de lui sauver la vie d’un signe de tête, avant de repartir à l’assaut. Il avait su dès le début que convoyer toute cette fourrure jusqu’en Louisiane – comment pouvaient-ils en avoir besoin ? Il faisait une chaleur monstrueuse sous ces latitudes ! – pour l’y échanger contre du rhum et autres choses n’était pas une bonne idée. Pourtant, le gouverneur avait donné les ordres, et ils se devaient d’être respectés. C’était comme ça qu’on se faisait alpaguer par un bateau de pirate avide des richesses contenues dans le ventre du navire. Shawinigan avait insisté pour l’accompagner, et le jeune homme n’avait pas pu l’en empêcher. En regardant son frère Algonquin, il se demanda si celui-ci regrettait sa décision. Il était toujours impossible de lire ce qu’il ressentait sur ses traits. Il se battait au tomahawk, ce qui surprenait un peu les assaillants.

-Sus les gars ! hurla Silvestre en direction du premier pont où se trouvaient les canons, envoyez les par le fond !

Avec son poignard, il entreprit de couper un à un les grappins qui les retenaient au navire pirate. Les soldats du roi de France et l’équipage de la Compagnie de Rouen avait largement l’avantage. Silvestre ne sentit pas immédiatement la douleur au flanc gauche. Il lui fallut attendre quelques instants, une fois le dernier grappin coupé, pour se sentir perdre pied peu à peu. Il lui fallut se retenir à la rambarde du pont, avant de tomber à genou, et de sombrer dans le néant.

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Début juillet 1666 : La boucle est bouclée


-Comment vous sentez-vous, Lévis ? Vous n’êtes vraiment pas raisonnable ! s’exclama le gouverneur.

Dans son bureau donnant sur la baie, à Québec, Silvestre, en grand uniforme, attendait les ordres. Suite à sa blessure, plutôt que de rester sagement à la Nouvelle Orléans, comme il l’aurait dut, il avait exigé de repartir pour le Canada. Folie, bien évidemment, les fièvres l’avaient gagné. Il l’avait amèrement regretté. Mais maintenant qu’il se tenait sur ses deux jambes face au gouverneur, il était parfaitement satisfait.

-Je vous remercie de vous inquiéter pour moi, monseigneur, mais ce n’est vraiment pas nécessaire. Je me porte bien.

Le gouverneur lui décrocha un regard moyennement convaincu, avant de soupirer. Ah ! Imprudente jeunesse… Il lui en coutait de perdre un tel élément qui avait su comprendre toute la politique indienne là où les autres auraient préféré passer en force. Mais le gouverneur préférait laisser les massacres des populations locales aux anglais.

-C’est parfait alors, car j’ai besoin de vous pour une mission importante.

-Je suis à vos ordres, Monsieur.

-Je doute qu’ils vous plaisent. Voici un pli que vous remettrez au roi de France, quand vous le verrez, d’ici octobre, si je ne m’abuse.


Silvestre eut l’impression qu’une bombe explosait à côté de lui. Avait-il bien comprit ?

-Mais enfin, Monseigneur… Vous me renvoyez ?

-Non, Lévis, je vous confie la plus importante de toutes les missions. Faire un compte rendu exact à sa majesté de ce qui se passe ici, les enjeux, les périls. Je ne connais que vous et n’ai confiance qu’en vous. Vous partirez par le prochain bateau, dans trois semaines. Cela vous laisse le temps de mettre vos affaires en ordre. Il vous faudra attendre la permission de sa Majesté pour revenir. Mais je doute que ce soit de sitôt. Le bruit de la guerre cours jusqu’à nous. Peut-être a-t-elle déjà éclaté en Europe. Ce qui veut dire que le roi aura besoin de troupes fraiches.


Silvestre accusa le coup, et prit le pli, avant de saluer. Les ordres étaient clairs, et malgré son envie, il ne pouvait pas aller contre…

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Fin juillet 1666 : au revoir à jamais…


Pour la dernière fois, Silvestre donna l’accolade à Shawinigan. Celui-ci lui tendit un collier de perle de bois et de plumes, symbole de son appartenance au peuple Algonquin. C’était la mort dans l’âme que Silvestre regardait ses malles monter à bord de la frégate qui le ramènerait jusqu’à Rouen, avant qu’il n’aille jusqu’à Versailles présenter ses respects au roi.

-Le vent te ramènera, mon frère, quoi qu’il advienne. Ait confiance, murmura Shawinigan de sa voix calme et posée, dans sa langue natale.

-Puisses-tu avoir raison, mon frère, répondit Silvestre, qui avait du mal à espérer.

La liberté de la Nouvelle France allait lui manquer, et avec elle, tout ce qu’il laissait définitivement ici.







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Côté Coeur: Volé par une jolie pirate
Côté Lit: Ca dépend de vous
Discours royal:



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    Mais oui! Mais oui!
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MessageSujet: Re: « L’aventure est dans chaque souffle de vent. »   28.02.12 17:23

Et voilà c'est fini, après des heures dessus mdr, au moins j'aurais eus le tempsd de le murir, ce perso *.*

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Côté Coeur: Il a été brisé, piétiné et maintenant celui qui était à mes côtés est devenu mon ennemi. Quelle cruelle destinée !
Côté Lit: Le lit de mon palais est si confortable et accueillant !
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ADMIN TRAVESTIE
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MessageSujet: Re: « L’aventure est dans chaque souffle de vent. »   28.02.12 18:17

TU ES VALIDÉE !
BIENVENUE A VERSAILLES

Et voilà le premier aventurier validé ! Tes 3 camarades ne devraient plus trop tarder je pense Razz En tout cas, très jolie fiche, j'aime beaucoup comment tu l'as écrit, ça m'a fait voyager alors que j'étais toujours assise à mon bureau Very Happy

J'ai hâte de voir comment Silvestre (et il est où Titi ? PTDR ) va évoluer dans Versailles car il n'est pas le plus conventionnel ! Puis ton avatar, je suis fan ** Tu me l'avais montrée y a quelques temps mais le revoir est toujours un plaisir !

Bon, à force, tu connais la maison, à toi de faire des liens, un logement et tout grâce aux liens ci-dessous et surtout amuse toi bien cheers
PENSE PAS BÊTE ; Qui est qui ? Petit topo des personnages sur le forum.Fiches de liensFiche de rpsDemandes de rangs et de logementsProposer un scénario.


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Joyeux Anniversaire mon Prince <3


OH YEAH:
 


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Côté Coeur: Il baigne dans la colère et la frustration maternelle mais puisqu'il ne s'est pas laissé abattre, il continue de battre.
Côté Lit: Le Soleil s'y couche à ses côtés.
Discours royal:



♠ ADMIRÉE ADMIN ♠
Here comes the Royal Mistress

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MessageSujet: Re: « L’aventure est dans chaque souffle de vent. »   28.02.12 18:20

TU ES VALIDE !
BIENVENUE A VERSAILLES

Encore une fiche comme on les aime !!! cheers Et ça se voit que tu as passé des heures sur notre ami wiki, car la Nouvelle France n'est vraiment pas facile à capter ! Oui j'ai eu ce genre de sujet à traiter en exposé, entre ça et le Saint Empire, je ne peux que compatir pour tes neurones ! Razz Breeeeeeeeeeeeef What a Face Puisque tout est parfait, je ne vais pas te faire attendre plus longtemps pour que tu puisses te lancer à fond dans le jeu. Smile (On a vu ta lutte acharnée pour les obtenir tes 150 messages avec Isa Razz ) SOIS DONC LA BIENVENUE PARMI NOUS ! cheers Amuse toi bien, trouve ton Titi, bouffe le si tu veux mais ne laisse pas le côté obscur trop te bouffer toi ! What a Face Marre des vilains ! Razz Tu connais le chemin pour t'intégrer au mieux. Au plaisir de te croiser à Versailles. Smile
PENSE PAS BÊTE ; Qui est qui ? Petit topo des personnages sur le forum.Fiches de liensFiche de rpsDemandes de rangs et de logementsProposer un scénario.




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La duchesse de Fer
" Je vois en toi quelque chose qui offense le vulgaire. L'envie et la calomnie te poursuivront. Alors dans ce désert égoïste qu'est la vie, ne pense plus qu'à toi. "

Le rouge et le noir


Dernière édition par Amy of Leeds le 28.02.12 19:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « L’aventure est dans chaque souffle de vent. »   28.02.12 18:58

Deux validations pour le prix d'une ouaaah je suis gâtée *-* merci les adminettes <3

Je suis contente que la fiche vous plaise, j'ai miséré mdr, et encore j'aurais pas été malade, j'aurais encore plus détaillé =D

Et vous en faites pas quand j'aurais trouvé mon Titi, je vais le bouffer *OUT*

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MessageSujet: Re: « L’aventure est dans chaque souffle de vent. »   28.02.12 19:30

Silveeeeeeeeeestre ! EPOUSE MOI ! (ah non c'est vrai, je suis déjà mariée, damn Boude )

Excellente fiche, je l'ai dévorée de bout en bout, c'est que tu vas en avoir des histoires à raconter à ton amie Helle What a Face J'ai hâte qu'on commence à rp, et surtout de voir le petit Silvestre évoluer à Versailles, ça promet de beaux délires ce petit bonhomme de Nouvelle-France PTDR Amuse-toi bieeeeeeeeeeen avec lui I love you I love you I love you
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MessageSujet: Re: « L’aventure est dans chaque souffle de vent. »   28.02.12 19:32

QUAND TU VEUX! TON MARI EST UN DETAIL!!! *va se faire tuer à peine arrivé*

Merciii, ne t'en fais pas, tu auras des histoires rien que pour toi, on va refaire les milles et une nuit!! *-*

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MessageSujet: Re: « L’aventure est dans chaque souffle de vent. »   28.02.12 20:04

Re-bienvenue à toi ! Je n'ai pas lu ta fiche, mais je ne vais pas tarder, la bouille de Franco m'y attire **
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MessageSujet: Re: « L’aventure est dans chaque souffle de vent. »   28.02.12 20:35

Merci Maryse =D Si une idée de lien te vient en lisant ma fiche, mon topic de relation t'es grand ouvert =)

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MessageSujet: Re: « L’aventure est dans chaque souffle de vent. »   28.02.12 21:39

Un homme qui a vu et vécu autant de chose, c'est ... exotique !!!

Welcom Silvestre alors ! (je ne peux pas m'empêcher de penser au chat de titi et gros minet !!)

Ta fiche en tout cas est vraiment agréable à lire.
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MessageSujet: Re: « L’aventure est dans chaque souffle de vent. »   28.02.12 22:13

Merci Alaina *-* oui tout le monde me fait cette réflexion sur le prénom, au moins ça change de Charles/Philippe/Louis XD

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Côté Coeur: Pas de coeur, cela ne cause des troubles de l'humeur et c'est trop fragile. Car quand on le brise, ça fait si mal, un coeur.
Côté Lit: Je ne compte plus les hommes, seulement les pièces qu'il laisse une fois qu'ils ont fait leur affaire.
Discours royal:



    Ô la belle ÉPINE
    pleine de rose


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Titre : Prostituée ; Princesse de Schwarzenberg (faux titre)
Missives : 350
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MessageSujet: Re: « L’aventure est dans chaque souffle de vent. »   28.02.12 22:23

** Tu sais ce que je pense de ta fiche !
Une autre personne en pense beaucoup Razz

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Vous les femmes, vous le charme,
vos sourires nous attirent nous désarment.


Spoiler:
 

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« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Après mon pays et un souverain, vient le visage d'un français un peu trop maniaque.
Côté Lit: Après le passage d'un souverain, je suis devenue bien difficile. N'espérez rien de ce côté!
Discours royal:



    Caledonia you're calling me
    And now I'm going home


Âge : 25 ans
Titre : Baronne de Campbelltown et espionne très personnelle de Charles II
Missives : 334
Date d'inscription : 26/02/2012


MessageSujet: Re: « L’aventure est dans chaque souffle de vent. »   28.02.12 22:48

Les admin ont fumé, heureusement qu'elles te valident toutes deux PTDR


Enfin bienvenue officiellement parmi nous cheers On rediscute très vite de notre lien, cher marin Siffle

______________________


«


scottish girl:
 
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MessageSujet: Re: « L’aventure est dans chaque souffle de vent. »   28.02.12 23:08

Merci les filles *-*

Rose> je suis ravieee que ça te plaise *.* j'ai hâââte de mettre ça en action


Megan> ouaiiis *-* des liens des liens des lieeens (heureusement qu'elles me valident toutes les deux, imagine elles m'auraient toutes les deux dis "non" O.O XD)

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