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 [Salon de Vénus] Jeux de mains, jeux de vilains ! [Alfie x Luigi]

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Côté Coeur: un Chevalier Lorrain l'a déserté, depuis je me suis marié...
Côté Lit: Vous n'y trouverez point d'amant(e)s ces temps-ci mais Madame ma Femme l'enflamme !
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Le Chevalier aux Fleurs
la douceur des épines


Âge : 25 ans
Titre : Baron Stafford, Chevalier de l'Ordre de la Jarretière, Secrétaire de Madame, Espion du Roi d'Angleterre & Ex-Mignon de Monsieur
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MessageSujet: [Salon de Vénus] Jeux de mains, jeux de vilains ! [Alfie x Luigi]    18.02.12 23:27


<< Oh damn! How awkward! >>


    Oooh comme tout cela était brillant ! Des étoiles par-ci, par-là. Un vrai feu d'artifice pour les yeux ! Toutes ces couleurs, ces formes ! Alfie en devenait nerveux. En effet dès qu'il était en la présence de beaux bijoux il avait bien du mal à garder la tête froide. Un chatouillement remontait le long de son dos et la température devenait bien trop chaude à son goût.
    Le jeune anglais appréciait énormément les festivités mais il lui arrivait de perdre le contrôle. Trop d'alcool entrainant trop d'allégresse, l'envie de décrocher quelques unes de ces belles étoiles qu'arboraient ces dames était la plus forte. Il essayait toutefois de ne pas trop y penser, il essayait d'éviter de trop discuter avec des femmes et de danser avec elles sinon il risquait de se faire pincer à ne plus savoir où donner de la tête entre toutes ces belles parures si brillantes !
    Mais il est bien difficile d'échapper à ses envies quand on transgresse les règles par pur plaisir ! Il s'autorisa quelques prises...du moins sa main le décida sans même demander un avis à sa tête. Son esprit aurait beau lutter son corps le trahissait toujours ! Il prit conscience qu'une bonne poignée de boucles d'oreilles et de bracelets garnissaient les poches extérieures et intérieures de sa veste. Immédiatement, Alfie sentit ses joues s'enflammer au constat de ses méfaits. Il ne pouvait décemment rester plus longtemps avec les poches remplies de son péché !
    Essayant de paraitre le plus détendu possible, il traversa le salon afin de filer "à l'anglaise" en bon sujet de sa majesté qu'il était. Fendant la foule, adressant quelques salutations amicales, il se dirigea tant bien que mal vers la porte lorsque son œil vit glisser une petite enveloppe sur le sol sans que personne n'y prenne garde. Le Comte de Surrey, s'arrêta alors dans sa fuite et essaya de prendre la posture la plus naturelle possible. Il jeta un œil à droite puis à gauche. Personne. L'enveloppe était tombée sous une console recouverte d'une nappe blanche, à l'abri de tous les regards (sauf celui de notre anglais bien évidemment).  Vif comme un serpent, le jeune homme se baissa pour récupérer la mystérieuse missive quand soudain une autre main vint saisir le papier égaré en même temps que lui. Déterminé à ne pas se laisser faire, Alfie lutta comme il pût pour garder le papier pour lui seul, n’apercevant que la main de son adversaire. Celui-ci devait être également baissé également, le reste de sa personne étant dissimulé derrière l'autre pan de la nappe.
    La lutte fût longue, acharnée, épique, chevaleresque. C'est du moins ce que l'esprit de Alfie of Surrey imaginait car d'un point de vue extérieur, la lutte ressemblait davantage au crêpage de chignon de deux courtisanes rondelettes luttant pour obtenir le dernier beignet présent sur un buffet. Les deux mains avaient beau tirer, s'acharner, tourner en tout sens, aucun des deux ne voulait abandonner la pauvre enveloppe qui commençait à se chiffonner de plus en plus. Excédé, le comte anglais se dit qu'il était peut être temps de passer aux négociations d'un éventuel traité de paix...et qu'il lui laisse cette enveloppe, goddamned !

    "Allez vous finir par lâcher ceci ? S'énerva Alfie à l'intention de la mystérieuse personne cachée derrière la nappe. Je l'ai vu glissé ici et je la tenais le premier ! Avez-vous été élevé parmi les chats de gouttières ? Je veux rendre ceci à son propriétaire !" Ajouta l'anglais d'un ton décidé.

    Bien évidemment, il n'avait aucunement l'intention de faire une bonne action mais sa naïveté le lui cachait encore, lui dictant de belles paroles assorties à son visage angélique. Toutefois il n'était pas  près d'être canonisé par le Pape car il décida de lancer un coup fatale et se mit à tirer de toutes ses forces. Au bout de quelques secondes, la mystérieuse main lâcha prise. Satisfait d'avoir gagné la bataille, Alfie se releva pour être alors nez à nez à l'adversaire inconnu qui lui jetait un regard noir et scandalisé. Le jeune anglais se sentit rougir sur place en se rendant compte devant qui il se trouvait.

    "Mister Di Paliano ! S'exclama-t-il, terriblement gêné. Vous...vous ne vous êtes pas fait mal...j'espère ?"

    Alors qu'il posait la question, il constata que la main de l'italien était enveloppé dans un mouchoir blanc qui commençait à se teinter d'un rouge sang. Il y avait quelque chose de louche dans cette blessure mais le Comte de Surrey ne réfléchit pas un instant de plus et regarda Luigi Di Paliano avec des yeux ronds.

    "OH MY GOD !!!"

______________________


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Dernière édition par Alfie of Surrey le 05.10.13 17:09, édité 1 fois
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Côté Lit: Un certain florentin le partage la plupart du temps. D'autres aussi, moins souvent ...
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Titre : Prince di Paliano (de la Palissade), membre de la famille Colonna
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MessageSujet: Re: [Salon de Vénus] Jeux de mains, jeux de vilains ! [Alfie x Luigi]    19.02.12 15:32

Courtisan et espion. Si cela paraissait un mélange insensé aux yeux de beaucoup, le romain savait que c'était la meilleure association possible, savoir se fondre dans la foule, paraître des leurs mais tout écouter, ne pas perdre une miette de l'assistance, sait on jamais s'il pouvait y avoir quelque chose d'intéressant à dénoter. La plupart du temps, il n'y avait rien de plus que des ragots et des complots au ras des pâquerettes parce que telle marquise a volé l'homme de telle comtesse. Cela était assez amusant, il y avait de quoi raconter à son collègue Ferdinand quand ils se rendaient en mission, cela permettait de détendre l'atmosphère, puis le Fou n'avait pas le monopole de l'humour ou des histoires, même s'il en occupait la plus grosse place à la Cour, avec Monsieur aussi ! Alors au milieu de toutes ces personnes se tenaient donc Luigi Colonna, une coupe à la main et le grand sourire aux lèvres. La même coupe depuis le début des festivités, il n'était pas question de boire lorsque l'on est en mission, surtout qu'il ne tenait pas l'alcool. Lui vous dira que si, qu'il tient très bien et boira beaucoup pour vous montrer … que ce n'es absolument pas le cas. Alors avec un verre plein, personne ne serait tenté par le lui remplir.

Et s'il faisait mine d'écouter les conversations, le jeune homme pensait davantage à la lettre dans sa poche. La lettre se trouvait derrière un énorme bouquet de fleurs, lieu de remise de lettres. Pas encore eu le temps de la lire, il espérait qu'on lui donnerait des indications sur une prochaine messe noire, il travaillait principalement dans ce domaine. Son informateur était aussi anonyme que lui. Qui irait se douter que Colonna était un espion ? Même si on l'avait vu prendre la lettre, on penserait qu'il n'était qu'un intermédiaire. La curiosité le démangeait trop, voyant que la situation avait l'air sous contrôle avec quelques collègues dans la salle, il pouvait se retirer, prétextant être fatigué par la chasse de ce matin. Si cela n'était pas totalement faux, c'était surtout le parfait prétexte pour quitter les lieux sans qu'on lui pose la moindre question. Et voilà le jeune homme s'en retourner à ses appartements l'air de rien. Seulement à mi-chemin, mettant les mains dans ses poches, il se rendit compte que la lettre avait disparu. Se maudissant intérieurement dans toutes les langues qu'il pouvait connaître, le voilà à faire demi-tour, les yeux rivés sur le sol pour retrouver ce satané bout de papier. Il ne faudrait pas que quelqu'un tombe dessus, encore moins s'il agissait d'une personne mal intentionnée ! Heureusement qu'il n'y avait personne dans le couloir, il cachait difficilement sa nervosité en cet instant.

Heureusement, la voilà ! Par terre, une petit bout était visible, le reste caché par une nappe, personne ne pouvait la voir, à moins d'avoir les yeux sur le sol comme Luigi. Il se baissa pour se saisir de son bien quand il sentit de la résistance de l'autre côté. Ah non, hein ! Qu'on lui laisse sa lettre ! Il y avait vraiment des gens sans-gêne dans ce château. Mais Colonna n'allait pas en rester là et tira sur le papier pour l'avoir en sa possession, mais l'autre semblait bien accrocher ! Et pire, l'autre l'insultait !

« "Allez vous finir par lâcher ceci ? Je l'ai vu glissé ici et je la tenais le premier ! Avez-vous été élevé parmi les chats de gouttière ? Je veux rendre ceci à son propriétaire ! »

Non mais quel toupet ! Luigi se serait bien relevé pour enguirlander l'impoli mais ce serait lâcher son document et il en était hors de question. Mais les deux seraient bien obligés de se relever et là il en profiterait pour jeter toute sa colère sur cet avorton. Non mais il était quand même un prince, on ne disait pas de lui qu'il avait été élevé parmi les chats de gouttière ! Mais l'autre tira trop fort, l'enveloppe échappa de la main de Luigi et, pire, lui ouvrit la paume de la main ! Il serra très fort les dents pour hurler. La main était un endroit sensible, pleine de nerfs alors se couper à cet endroit faisait mal, très mal. Et quand on s'appelle Luigi Colonna, on sait aussi ce qu'une banale coupure, même peu profonde, entraînait chez lui. Jetant un rapide coup d’œil sur sa main droite, il voyait déjà le sang sortir plus que d'ordinaire. Se relevant, il serra la nappe blanche qui se retrouva en un instant avec une magnifique tâche rouge. Il sortit rapidement un mouchoir de sa poche pour cacher la plaie et tenter d'endiguer la flot de sang, en vain.

Il pouvait enfin voir à qui il avait à faire. Peu importe son nom et son rang, il aurait le droit à un regard sombre, presque qui lançait des éclairs tant le prince était en colère. Face à lui se tenait le comte de Waverley, Alfie de son nom, connu par toute la Cour pour être le souffre-douleur du Prince de France. Vu comment il agissait, Luigi pensa qu'il devait parfois mériter son sort.

« Mister Di Paliano ! Vous...vous ne vous êtes pas fait mal...j'espère ? »
« Oh si peu … »
lâcha t'il entre ses dents, contenant sa colère.
« OH MY GOD !!! »
« Laissez Dieu en dehors de votre bêtise ! »


De sa main valide, il lui arracha la lettre pour la fourrer dans sa poche. S'il restait droit et digne, ses yeux si clairs avaient viré couleur tempête et son visage crispé n'annonçait rien de bon, encore moins le ton de sa voix.

« JE suis le propriétaire de cette lettre. Croyez vous que je n'ai que cela à faire me battre comme un chiffonnier pour quelque chose qui ne m'appartient pas ? Je ne suis pas un imbécile. »

Il aurait voulu rajouter ''pas comme vous'' mais s'était retenu, il ne voulait pas s'abaisser à lancer des insultes gratuitement, cela n'apportait jamais rien de bon. Finalement Luigi tourna les talons pour retourner dans ses appartements, pour lire la lettre ET se soigner à présent. Mais il n'avait pas fait dix pas qu'il se retourna à nouveau, voyant Alfie sur ses talons. Mais que lui voulait-il ?

« Quoi encore ? Voulez vous voir si je vis avec des chats de gouttière ? puis il baissa les yeux vers son mouchoir devenu rouge. Il soupira et regarda à nouveau l'anglais. Je vais bien ! Ce n'est qu'une petite blessure, je n'ai pas besoin d'une suite pour m'accompagner. »

Mais il était évident que ce genre de blessure n'était pas bon pour Luigi et il sentait que la tête commençait à tourner. Puis il pâlissait à vue d'oeil. Il était plus qu'urgent de retourner dans ses appartements … s'il y arrivait.


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« Vivre, c'est survivre. »


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MessageSujet: Re: [Salon de Vénus] Jeux de mains, jeux de vilains ! [Alfie x Luigi]    24.06.12 15:11

    « Mister Di Paliano ! Vous...vous ne vous êtes pas fait mal...j'espère ? »

    « Oh si peu … » fit l'italien en serrant les dents.

    « OH MY GOD !!! »

    « Laissez Dieu en dehors de votre bêtise ! » s'exclama Luigi en arrachant la lettre des mains d'Alfie qui évita de lutter plus longtemps.

    Alfie perdit le rose de ses joues gagné lors de cette bataille sous la table, ne sachant vraiment plus où se mettre.

    "Mister di Paliano, sincèrement je...

    « JE suis le propriétaire de cette lettre, le coupa le jeune homme. Croyez vous que je n'ai que cela à faire me battre comme un chiffonnier pour quelque chose qui ne m'appartient pas ? Je ne suis pas un imbécile. »

    Alfie comprit sans peine que c'était à lui que l'insulte était adressée. Il avait affreusement honte. Jamais il n'avait été surpris de la sorte ! Ses mains s'agitaient nerveusement tandis qu'il essayait de trouver ses mots. C'était bien la première fois (mis à part avec le prince d'Orléans bien sûr) qu'il était aussi perturbé. Il ne pouvait pas s'en empêcher ! C'était plus fort que lui ! Comment faire comprendre à un parfait inconnu une malédiction (addiction ?) pareille ? Pour essayer de se recentrer il fixa le pot de fleurs juste à côté de lui, tout en balbutiant comme un enfant.

    "Je...je...euh..."

    Lorsqu'il releva enfin les yeux, près à se faire entendre, le torse bombé, il se dégonfla comme un ballon...Le prince n'était plus là ! Sans doute trop agacer, l'italien filait déjà vers une sortie. L'anglais s'empressa de le rattraper, trop coupable de ne pas fournir une seule explication. Il arriva à sa hauteur et lui toucha le bras pour voir si il ne saignait pas trop mais l'italien sursauta et le repoussa vivement.

    « Quoi encore ? Voulez vous voir si je vis avec des chats de gouttière ?

    -Non ! Non non non ! C'était les mots d'un imbécile aveugle, Mister di Paliano ! Pardonnez-moi ! Je voulais savoir si tout allait bien : vous êtes devenu tout blanc avec cette vilaine coupure.

    -Je vais bien ! Ce n'est qu'une petite blessure, je n'ai pas besoin d'une suite pour m'accompagner. 

    -Allons c'est la moindre des choses que je puisse faire ! Je ne veux pas me faire davantage d'ennemis dans ce château. S'il vous plait !

    A la vue du blessé, il comprit que le prince allait bientôt tourner de l’œil. Il ne pensait pas faire autant de dommages collatéraux avec un simple bout de papier ! Un scientifique du XXe siècle se serai gaussé en disant que c'était l'effet papillon mais pour l'heure : on était au XVIIe siècle et c'était pas le moment de plaisanter. Luigi semblait commencer à peiner pour tenir debout. Grand Dieu ! Il allait le tuer ! Pensa Alfie, horrifié.

    "Bon, pardonnez-moi Mister mais je ne vous laisse pas le choix !
    Dit il en attrapant l'italien pour le soutenir avec son épaule.

    Ni une, ni deux, il l'emmena dans ses appartements qui n'était pas loin et une fois rentré, aida Luigi a s'asseoir dans un fauteuil, devenu blanc comme un cadavre. Il prit des linges qu'il déchira pour nouer des bander autour de la main du blessé pour arrêter son hémorragie.

    "Je suis tellement navré de vous mettre dans un état pareil, Mister di Paliano ! S'exclama Alfie dans son ouvrage d'infirmier. Une si petite coupure et tellement de sang...Je dois être maudit !

    Alors qu'il nouait un dernier nœud pour faire tenir le bandage, un grand collier de diamants glissa avec élégance de sa manche pour tomber sur le tapis, aux pieds des deux hommes, suivit de près par deux bracelets, trois bagues et deux chevalières. Alfie se figea, comme frappé par la foudre. Oui il était surement maudit pour le restant de ses jours, se dit-il. Durant de longues minutes silencieuses, son regard alterna entre le collier et le regard de l'italien qui le fixait durement. Il soupira de désespoir.

    "Je devais vous en parler, je peux vous l'assurer Mister ! Mais...je ne pensais pas....que cela viendrai aussi tôt ! Voulut plaisanter l'anglais. Voyez-vous...je...Il m'arrive parfois...d'emprunter des choses par-ci...par-là...Rien d'affreux ! Je ne suis pas un criminel ! Personne n'a jamais remarqué l'absence de quoi que ce soit !...Oh God Damn' ! C'est la pire soirée de ma vie ! S'il vous plait, dites quelque chose...

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MessageSujet: Re: [Salon de Vénus] Jeux de mains, jeux de vilains ! [Alfie x Luigi]    12.07.12 14:25

« Je...je...euh... »

Luigi leva les yeux au ciel, que ce garçon pouvait être empoté. Il n'avait pas bien l'air méchant, l'anglais avait plus l'air d'une éternelle victime que d'un bourreau, sûrement qu'il était même très sympathique mais le coup de la lettre avait passablement énervé Luigi à qui on avait coupé la main avec une enveloppe ! Que cela était stupide ! Mais la moindre ouverture de la peau pouvait lui être fatal vu son étrange maladie. C'était pour cela qu'il avait passé son enfance enfermé chez lui, avec interdiction de courir, de danser et même d'aller dehors, le monde était dangereux selon sa mère. Cela ne l'empêchait pas d'être malade, même s'il ne saignait plus. Aujourd'hui, le romain menait une vie normale, ne se privant de pas grand chose et le voilà victime d'un idiot et d'un papier. Comme quoi, les accidents peuvent souvent survenir dans des situations les plus absurdes !

Et plutôt que d'attendre, Luigi avait tourné les talons après quelques paroles sèches, voulant être tranquille et se faire soigner en se rendant dans ses appartements. Mais à peine avait-il fait quelques pas qu'il se rendit compte qu'Alfie se trouvait sur ses talons. Ce garçon ne lâchait donc jamais rien ! Paliano n'aimait pas particulièrement montrer ses faiblesses physiques, ni parler de ses maladies alors il était hors de question que l'autre l'accompagne.

« Allons c'est la moindre des choses que je puisse faire ! Je ne veux pas me faire davantage d'ennemis dans ce château. S'il vous plait ! »
« No, laissez moi tranquille. Vous n'êtes pas un ennemi, juste un idiot. »


Mais peine perdue, Alfie continuait de rester à ses côtés, pendant que Luigi sentait ses forces le quitter. Le linge était rouge et quelques perles de sang gouttaient. Et il avait beau appuyer pour éviter ce débordement, il était incapable de l'arrêter, il fallait recoudre au plus vite avant de tomber dans les pommes. Mais il y avait un obstacle de taille : Versailles était immense et ses appartements semblaient être à des kilomètres et cela se rallongeait à chaque pas qu'il faisait. Sentant ses membres s'engourdir, Luigi peinait à marcher mais aussi à voir puisque sa vue se troublait petit à petit, ses yeux voyant des espèces de paillettes multicolores. Tout cela ne disait rien qui vaille et le romain pouvait s'écrouler à tout moment. Il n'entendit pas Alfie parler mais il se sentit légèrement porter, l'anglais le soutenant dans ses derniers pas. Finalement, ce n'était pas plus mal qu'il soit présent.

Les deux hommes passèrent les portes des appartements Colonna, l'heure de la délivrance avait sonné et Luigi se laissa tomber dans un fauteuil, pâle comme un fantôme. La tête lui tournait et il avait toujours cette impression que la vie s'écoulait par là où le sang s'écoulait, cette coupure pourtant pas bien profonde était suffisante pour provoquer les pires horreurs. Mais Alfie s'occupait de lui, l'air toujours désolé.

« Je suis tellement navré de vous mettre dans un état pareil, Mister di Paliano ! Une si petite coupure et tellement de sang...Je dois être maudit ! »
« Non, c'est moi qui le suis,
murmura Luigi en roulant des yeux. Il faut recoudre, ça ne … »

Il stoppa net sa phrase lorsqu'il entendit des bruits d'objets tombés sur le sol. Brumeux mais pas totalement dans les vapes, Luigi plissa des yeux pour observer ce qui était sur son parquet. Ses yeux s'ouvrirent en grand lorsqu'il constata que c'était bel et bien des bijoux qui se trouvaient là, comme un butin de voleurs. Regardant du mieux qu'il pouvait ces trésors tombés de la manche de l'anglais, Luigi releva les yeux vers son infirmier de fortune et, malgré la vue qui se brouillait un peu, le vit rouge comme une tomate et embarrassé. Il pourrait tout ramasser et fuir, ce n'était pas Colonna qui allait le poursuivre vu son état, mais non il restait là tel un enfant qui avait fait une bêtise. Il y eut un long silence, pesant et lourd avant qu'Alfie ne décide de tout avouer.

« Je devais vous en parler, je peux vous l'assurer Mister ! Mais...je ne pensais pas....que cela viendrai aussi tôt ! Voyez-vous...je...Il m'arrive parfois...d'emprunter des choses par-ci...par-là...Rien d'affreux ! Je ne suis pas un criminel ! Personne n'a jamais remarqué l'absence de quoi que ce soit !...Oh God Damn' ! C'est la pire soirée de ma vie ! S'il vous plaît, dites quelque chose... »

Avec effort, Luigi se pencha et saisit une chevalière de sa main valide qu'il approcha de son regard bleu gris pour l'examiner un peu plus près, toujours silencieux, observant les croissant de lune sur fond de rubis.

« Celle-ci appartient à Strozzi et lui remarquera l'absence de son bien. Je vous conseille de la restituer, si vous ne voulez pas vous enfoncer dans les ennuis. » souffla le romain assez bas.

C'est à ce moment là que le valet du romain, Leone, fit son apparition en panique. D'un geste habile du pied, il cacha les bijoux sous le fauteuil pour qu'ils ne soient pas vus. Le valet parut paniqué et s'exclama en italien qu'il fallait soigner la main dont les linges l'entourant dénotaient une petite tâche rouge. Et il repartit en courant prendre tout le nécessaire avant de revenir pour s'occuper de lui. Luigi paraissait impassible aux soins que lui prodiguaient son homme à tout faire, sursautant quand l'aiguille se planta dans sa paume pour le recoudre avant que ne s'aggrave les dégâts.

« Leone, ci porta a bere per favore. lança Luigi avant de se tourner vers Alfie et lui proposa un siège d'un geste de la main où se tenait encore la chevalière. Vous ''empruntez'' depuis combien de temps, Surrey ? »

Il avait entendu quelques personnes se plaindre de vol, cela n'était pas rare mais il ne pensait pas que c'était le fait d'un seul homme !

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MessageSujet: Re: [Salon de Vénus] Jeux de mains, jeux de vilains ! [Alfie x Luigi]    31.10.12 17:29

    « Celle-ci appartient à Strozzi et lui remarquera l'absence de son bien. Je vous conseille de la restituer, si vous ne voulez pas vous enfoncer dans les ennuis. » souffla le romain assez bas.

    -Oh…oui…cette chevalière, dit Alfie soudain songeur. Je ne me souviens même pas l’avoir subtilisé de sa main lorsque je l’ai salué…

    Un valet fit alors son entrée, paniqué et parlant en italien. Il ressortit quelques instants et revint avec un nécessaire pour les premiers soins. Il s’agenouilla près du fauteuil de son maitre et commença à le recoudre tandis que Luigi di Paliano l’invitait à s’asseoir.

    «Vous ''empruntez'' depuis combien de temps, Surrey ? demanda l’italien.

    -Depuis suffisamment longtemps pour que je ne m’en souvienne même pas ! fit l’anglais en prenant place dans un fauteuil en face du blessé. Je… C’est très embarassant croyez-moi. Je ne peux m’empêcher de le faire ! Je sais que cela doit vous paraitre totalement absurde et fou…Mais je suis dans un état tout à fait second lorsque cela m’arrive. La preuve ! dit-il en désignant la chevalière. Je ne me souviens même pas de cela. Je me rends à des réceptions, des soirées, des dinés… Je pars et me voilà avec mes poches parfois pleines à l’excès ! Cela me dépasse.

    C’était bien la première fois qu’il parlait de cela à quelqu’un… Alfie se demandait ce qu‘il allait advenir de lui après cet incident auprès de l’italien. Soit il le dénonçait, ce qui était surement ce qu’il y avait de plus censé à faire songea l’anglais, soit le prince n’en ferai rien et cela tiendrai du miracle ! Il jeta un oeil à l‘ouvrage du valet, voir si tout allait bien puis reporta son attention sur Luigi.

    -En tout cas, je vous présente de nouveau toutes mes plus sincères excuses, Mister. Je ne pensais pas faire de telles dégâts avec un simple bout de papier… dit-il, bien penaud. Quand j’ai vu cet enveloppe tomber à terre, je n’ai vraiment pas pu me retenir de la ramasser. Quel stupid boy je fais !

    Alfie ne savait plus quoi dire pour se faire pardonner ou même comprendre. Le gentilomme galant, éclairé et bien éduqué qu’il était de réputation s’était envolé. Il se sentait encore plus bête que cet idiot de mignon : Eglantine, euh non, Joséphine… C’est alors qu’une question lui vint à l’esprit occultant quelques instants son sentiment de honte et son embarras.

    -Mais, si je puis me permettre, Paliano: ce genre d’incident vous arrive-t-il souvent ? demanda Alfie, intrigué. Je ne pensais pas qu’une coupure, aussi petite soit-elle, fasse autant de dégâts.

    Il jeta alors un regard nouveau sur le prince italien. Comme si lui aussi venait d’être percé à jour. Peut être que l’anglais n’était pas le seul à cacher un secret gênant dans cette pièce… Alfie jetait alors un regard insistant sur la blessure de l’italien qui était à présent recousue de moitié. Il était très clair que Luigi cachait lui aussi quelque chose, et la preuve était sous son nez.

    -Seriez-vous…malade ? demanda l’anglais en osant mettre les pieds dans le plat.

    Ces deux hommes ne s'étaient jamais parlé auparavant et voilà qu'ils se confiaient leurs secrets par le hasard le plus pur... Quelle étrange soirée !


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MessageSujet: Re: [Salon de Vénus] Jeux de mains, jeux de vilains ! [Alfie x Luigi]    04.12.12 18:11

« Oh…oui…cette chevalière. Je ne me souviens même pas l’avoir subtilisé de sa main lorsque je l’ai salué… »

Il … ne s'était pas rendu compte ? Luigi avait beau scruté le visage de l'anglais face à lui pour voir quelconque trace de mensonge, il n'y voyait rien. Que de la sincérité et même de la peur ! Ou ce garçon était le meilleur menteur du monde (titre que le romain se revendiquait à force de les accumuler), soit il était un pauvre malheureux ne comprenant pas cette ''tare''. Voler sans s'en rendre compte était grave, pour lui comme pour l'entourage. Et pourtant Surrey n'avait pas l'air d'un mauvais garçon, Luigi avait entendu pas mal de chose à propos des mauvais traitements que lui infligeaient Monsieur et qu'il subissait en silence. Sans prendre l'anglais en pitié – Luigi avait une sincère horreur de ce sentiment – il lui portait une certaine sympathie et il serait bien dommage de lui faire tomber encore un malheur sur le coin du nez. Autant jouer carte sur table et lui demandait depuis combien temps il faisait cela, peut être que le romain pourrait l'aider et, soyons fous, le protéger si cela était possible.

« Depuis suffisamment longtemps pour que je ne m’en souvienne même pas !
Cela ne va pas en votre faveur.
Je… C’est très embarrassant croyez-moi. Je ne peux m’empêcher de le faire ! Je sais que cela doit vous paraître totalement absurde et fou…Mais je suis dans un état tout à fait second lorsque cela m’arrive. La preuve ! Je ne me souviens même pas de cela. Je me rends à des réceptions, des soirées, des dîners… Je pars et me voilà avec mes poches parfois pleines à l’excès ! Cela me dépasse.
A ce point ? »
s'étonna Luigi, les yeux écarquillés.

Son valet continuait de le soigner et de sa main valide, il observa la chevalière qu'il tenait encore entre ses doigts. Si cela faisait des mois, voire des années, qu'Alfie volait les gens pour tout mettre dans ses poches, il devait cacher une sacrée fortune et il devait y avoir bon nombre de mécontents en ce palais. Pas sûr que le monarque apprécie qu'il y ait un voleur au sein même de son palais. Pendant ce temps Leone recousait sa main qui n'avait pas eu gros dégâts mais suffisamment pour perdre trop de sang pour pas grand chose. Il voulut réagir pour continuer de parler de cette affaire qui pourrait se révéler intéressante mais voici un sujet que Paliano ne voulait pas aborder : sa santé.

« En tout cas, je vous présente de nouveau toutes mes plus sincères excuses, Mister. Je ne pensais pas faire de telles dégâts avec un simple bout de papier… Quand j’ai vu cet enveloppe tomber à terre, je n’ai vraiment pas pu me retenir de la ramasser. Quel stupid boy je fais !
Ce n'est rien, il n'y a pas mort d'homme. »
s'amusa Luigi avec un slarge sourire.
« Non ancora … » marmonna le valet qui plaçait le bandage, l'air de rien.

Il eut le droit à un regard noir de la part du prince. Ce n'était pas le genre de choses qu'un serviteur devait dire, encore moins devant invités ! Il suffisait qu'Alfie parle un peu italien …

« Mais, si je puis me permettre, Paliano: ce genre d’incident vous arrive-t-il souvent ? Je ne pensais pas qu’une coupure, aussi petite soit-elle, fasse autant de dégâts.
Pas …
Seriez-vous…malade ? »
osa l'anglais.

Cette question lui fit froid dans le dos. Bien sûr qu'il n'avait pas le physique d'un garçon en bonne santé, il ne faisait pas ses vingt-sept ans pour commencer et n'avait pas vraiment de musculature. Il n'y avait qu'à le comparer à des gens de son âge comme du Perche ou Racine, il faisait si gamin et frêle face à eux. Puis son teint pâle n'aidait pas vraiment, il n'avait pas du tout l'air de venir de Rome. Certes, il jouait sur les situations, parlant de pâleur noble, d'une mère l'ayant couvé donc un manque de soleil, d'une mise au monde trop tôt, d'une erreur pour la science … Luigi arrivait toujours à faire face aux petites remarques et moqueries des courtisans. Mais qu'on lui pose la question aussi franchement le déstabilisait. Il n'allait pas dire oui et déballer tous ses petits (ou gros) soucis de santé ! Mais son silence était peut être plus éloquent et il observa sa main bandée, tout ça à cause d'une coupure au papier !

« Cela est bien plus compliqué Surrey, dire que je suis malade ou non n'est pas vraiment concret. Disons que je suis … fragile. Je ne sais pas si le terme est plus approprié mais ne me collez pas le terme de malade sur le front. Il avait un air grave, détestant de parler de cet handicap qui lui pourrissait la vie, puis il reprit avec un petit sourire. Si vous le faites, je vous ferais avaler cette chevalière ! »

Il avait toujours fait des pirouettes pour s'en sortir, une sorte de menteur professionnel qui savait retourner les situations à son avantage. Cela ne marchait pas toujours et pour une fois qu'il était un peu à nu face à l'anglais, il serait difficile pour Alfie d'oublier cela. Autant un dernier acte de franchise.

« Faisons un marché, Surrey, si vous le voulez. Ne parlons à personne de nos … défauts respectifs, je pense que nous en gagnerons davantage. Je ne veux pas vous nuire, vous avez à faire avec un autre prince, ne vous mettez pas tout le monde à dos ! Quant à cela … il rangea la chevalière dans la poche de sa veste. Je la rendrais à son propriétaire, bien qu'il ne la mérite pas. »

Il était impensable qu'un espion de sa trempe laissait un criminel/voleur en liberté. Mais Luigi comprenait un peu Alfie dans sa maladie qu'il ne pouvait pas contrôler. Le romain pourrait l'aider à limiter les dégâts si cela pouvait apporter quelque chose.

« Combien avez vous de trésor ? Certains devraient retourner à leurs propriétaires ! »

A condition de se rappeler à qui étaient les bijoux. Ceux qu'il avait mis sous sa chaise à l'arrivée de son valet par exemple … Se penchant, il ramassa une bonne poignée, ainsi que quelques fugitifs encore au sol. Il y en avait pour cher, une vraie fortune !


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MessageSujet: Re: [Salon de Vénus] Jeux de mains, jeux de vilains ! [Alfie x Luigi]    09.03.13 16:25

    « Cela est bien plus compliqué Surrey, dire que je suis malade ou non n'est pas vraiment concret. Disons que je suis … fragile. Je ne sais pas si le terme est plus approprié mais ne me collez pas le terme de malade sur le front. Il avait un air grave, Alfie devait lui avoir poser une question fort déplaisante !

    -Rassurez-vous Monsieur, je me garderai bien de vous traiter comme quelqu’un d’infirme ! Cela serai une insulte

    -Si vous le faites, je vous ferais avaler cette chevalière ! » enchaina l’italien avec un sourire, en plaisantant.

    -Oh ! s’exclama l’anglais avec un petit sourire gêné. Cela ne sera point nécessaire, Monsieur, croyez-le bien !

    C’est alors que l’italien se pencha vers lui avec un air de négociateur.

    « Faisons un marché, Surrey, si vous le voulez. Ne parlons à personne de nos … défauts respectifs, je pense que nous en gagnerons davantage. Je ne veux pas vous nuire, vous avez à faire avec un autre prince, ne vous mettez pas tout le monde à dos !

    -J’essaye, soupira le mignon en haussant des épaules. En tout cas vous pouvez compter sur moi.

    -Quant à cela … enchaina Luigi en désignant la chevalière avant de la ranger dans sa veste. Je la rendrais à son propriétaire, bien qu'il ne la mérite pas.

    -Signor di Paliano, vous n’êtes que trop généreux avec moi, s’exclama l’anglais, soulagé. Je vous suis infiniment reconnaissant de votre bonté. Vos…défauts seront bien gardés ! »

    Puis se sentant l’esprit plus léger, le comte laissa échapper une petite plaisanterie :

    -C'est le jour où vous avez failli capturer Alfie of Surrey, Signor !

    Le comte de Surrey avait une chance insolente de s’en sortir ainsi ! Le chérubin avait laissé paraitre une face plus sombre mais le voilà qui était pourtant pardonné de ses pêchés.

    « Combien avez vous de trésor ? demanda le prince. Certains devraient retourner à leurs propriétaires !

    -Combien ? s’étonna l’anglais avant de réfléchir longuement. Hum… Trop pour parvenir à évoquer un chiffre, Monsieur… Il se trouve que je les dissimule sous une latte de mon parquet dans mes appartements… Je ne vais jamais compter ou faire un inventaire de ce „trésor“. En tout cas… Il y en a beaucoup. Surement de quoi remplir un grand coffre comme celui-là, avoua-t-il en désignant un coffre posé dans un coin de la pièce.

    En effet, Alfie n’était pas particulièrement intéressé par la fortune qui se trouvait sous son lit et il ne s’en était jamais servi pour s’enrichir. Voilà un drôle de voleur. Subtiliser les bijoux et autres parures, c’était ça son plaisir inavouable. Cette idée de secret, de ruse, de rapidité… Le fait de faire quelque chose de mal, de contraire à l’ordre… Finalement, Alfie était un petit comte sans histoire qui cherchait malgré lui à avoir un secret, comme les enfants. Sauf que le jeune homme n’avait plus 10 ans ! Même sa famille n’était pas au courant de se travers. S‘ils venaient à l’apprendre, Alfie n’osait pas imaginer leurs réactions, la déception… Lui qui donnait tant l’image d’un fils exemplaire ! En tout cas, aujourd’hui n’était pas le jour de sa déchéance car, heureusement pour lui,il était tombé sur l’âme généreuse et bienveillante de Luigi di Paliano. C’est alors qu’une question vint à l’esprit du jeune anglais.

    „Et…Savez-vous comment rendre ce que j’ai pu prendre, Signor ? Sans me dénoncer ?“

    Il trouvait le projet du prince fort périlleux ! Cela commençait à l’inquiéter. Jusqu’à présent il avait à peine songé à voler (puisque il le faisait sans même sans rendre compte) alors restituer ce qu’il avait subtilisé sans même se faire prendre… Vraiment, le comte ne voyait pas ce que projetait Luigi ! Alfie sentait que quelques aventures en compagnie de l‘italien l’attendaient dans un avenir affreusement proche… Il était certainement un courtisan et un gentilhomme confirmé ! Mais pour ce qui était d’être un aventurier : voilà qu’il était parfaitement novice.


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MessageSujet: Re: [Salon de Vénus] Jeux de mains, jeux de vilains ! [Alfie x Luigi]    13.04.13 14:37

Quelle drôle d'association se mettait en place entre l'italien et l'anglais. Ces deux là n'avaient que peu de choses en commun, mis à part sûrement de se fourrer dans de drôles de plans et d'attirer la malchance. Peut être que cela était suffisant pour bien s'entendre finalement ! C'était sans doute pour cela que Luigi ne pouvait en vouloir à Alfie pour son attitude et encore moins pour son larcin, ni à vouloir le dénoncer. Pourtant, il le devrait, c'était son devoir d'espion d'assurer la sécurité du roi mais aussi du palais ! Et aussi inoffensif pouvait être un vol par rapport à un crime ou une messe noire, cela restait illégal et passible de beaucoup de choses. Un garçon comme Surrey ne tiendrait pas longtemps dans une cellule à la Bastille et ce n'était pas comme si cela était un plaisir de voler ou un moyen de s'enrichir. C'était une maladie, une malédiction que Colonna ne comprenait que trop bien, portant lui-même son propre boulet depuis sa naissance et devant s'en cacher, ne pas le montrer et toujours rester sous son meilleur jour. Il voyait un peu de lui en l'anglais et ce n'était pas par pitié qu'il faisait cela mais bien pour le protéger, pour l'aider et faisait un peu comme un transfert. Alors plutôt que de se mettre à dos, autant s'associer. C'est d'ailleurs ce que proposa l'italien, trouvant l'accord tout à fait correct où les deux auraient beaucoup à gagner.

« Signor di Paliano, vous n’êtes que trop généreux avec moi ! Je vous suis infiniment reconnaissant de votre bonté. Vos…défauts seront bien gardés ! C'est le jour où vous avez failli capturer Alfie of Surrey, Signor ! »

Luigi se mit à rire à cette plaisanterie de bon cœur. Cela lui redonnait quelques couleurs à son visage de porcelaine, déjà bien pâle sans cette coupure aussi stupide que dangereuse pour son compte. Il avait bien besoin de se distraire après ce désagréable moment et trop de sérieux n'était jamais bon, il fallait aussi un peu se détendre. Surrey n'était pas un dangereux criminel, il était un jeune homme un peu paumé qui avait le malheur d'avoir des pulsions de voleurs, voilà tout. Tant que ce n'était pas des pulsions meurtrières et qu'il n'y avait pas mort d'homme, il ne fallait pas non plus s'alarmer. Par contre, Colonna surveillerait avec plus d'attention Alfie lors des événements publics, sait on jamais, s'il pouvait l'empêcher de commettre un larcin ou alors de rendre à leurs propriétaires les bijoux volés avant que ces derniers ne les remarquent. Ce serait un peu comme surveiller un enfant un peu touche à tout, Luigi ne se voyait en espèce de baby-sitter pour kleptomane mais il était trop tard pour reculer et puis, comme il venait de le dire, ce n'était pas le moment pour Alfie de ne mettre tout le monde à dos, le prince de France était largement suffisant et comptait pour plusieurs ! Alors il lui fallait continuer sur sa lancée …

« Combien ?
Oui, que je sache l'étendu des dégâts.
Hum… Trop pour parvenir à évoquer un chiffre, Monsieur … Il se trouve que je les dissimule sous une latte de mon parquet dans mes appartements… Je ne vais jamais compter ou faire un inventaire de ce ''trésor''. En tout cas… Il y en a beaucoup. Sûrement de quoi remplir un grand coffre comme celui-là. 
Ah quand même … »
lâcha l'italien en tournant la tête vers le coffre en question.

Finalement, la tâche était bien plus compliquée qu'il ne le pensait et il se gratta machinalement la nuque en pensant qu'il s'était encore mis là où il ne fallait pas. Et en parler à quelqu'un d'autre serait trop dangereux, même au chevalier de Langlay ou à Ferdinand. Non pas qu'il n'ait pas confiance en eux, mais les murs avaient des oreilles et à force de trop répéter un secret, cela n'en devenait plus un.

« Je ne m'attendais pas à ce que vous déteniez un véritable trésor, que vous concurrenciez les bijoux de la Couronne. Vous êtes sans doute plus riche que la famille royale si les bijoux sont aussi beaux que ceux que vous aviez dans vos poches … continua Paliano, un peu pensif. Sous votre parquet, dites vous ? On peut dire que vous marcher sur l'or. » conclut-il par un petit sourire, histoire de détendre un peu l'atmosphère.

Mais il en était pas moins préoccupé. Garder autant de vols au sein même du château était dangereux, même si les bijoux étaient bien cachés, c'était toujours une source de stress supplémentaire. Luigi délocalisait ses problèmes, même s'il mettait d'autres personnes dans le danger, comme il avait fait avec Lully en lui donnant sa cassette vaticane, sans lui dire ce qu'elle contenait, le compositeur ne savait pas grand chose sur les activités de son amant. Et comme personne n'était au courant de leur liaison, personne ne pouvait se douter de cette cachette. Il fallait jouer sur cela aussi pour Alfie, trouver une cachette provisoire pour les bijoux, les deux hommes n'étaient pas amis, personne n'irait se douter de l'espèce de trafic qu'ils feraient.

« Et…Savez-vous comment rendre ce que j’ai pu prendre, Signor ? Sans me dénoncer ?
Je ne pourrais pas tout rendre, je ne suis pas un spécialiste des bijoux de toute la Cour. Ceux que je connais sera chose plus facile : j'ai accès à leurs appartements et je peux me faufiler pour remettre le bijou dans sa boîte ou, à défaut, dans un coin insensé où personne n'aurait cherché et que l'on trouvera miraculeusement un jour.
Il sourit en pensant à toutes ces heureuses retrouvailles de bijoux. Après, j'aurais parfois besoin de vous, mon cher, pour remettre certains d'entre eux. Je suis comme vous, je ne suis pas aimé de tous et je n'ai donc pas accès officiellement dans tous les appartements. Chez Orsini par exemple, il tapa sur sa poche où se trouvait la bague, pour lui rendre son bien, il me faudra entrer … sans autorisation si vous voyez ce que je veux dire. Mais au lieu de voler, je rends ! J'aurais peut être besoin de vous pour cela ! »

Quel projet fou, insensé ! S'infiltrer dans des appartements avec des domestiques ou parfois des animaux sans se faire prendre, juste pour remettre des bijoux à leur place ! C'était un coup à se faire prendre mais Colonna tirait l'avantage de son physique : il était tellement fin qu'il ne faisait jamais grincer les parquets et trouvait toujours une cachette où se glisser. Et au pire, son côté casse-cou le ferait descendre par le lierre ou en sautant dans l'arbre le plus proche. C'était du pur suicide mais c'était aussi le goût de l'aventure ! Luigi n'avait pas peur de grand chose et tout en parlant à l'anglais, une petit lueur s'était éclairée dans ses yeux avec aussi un petit sourire sur les lèvres. On ne pouvait pas dire que le danger lui faisait peur à ce romain là !

« Quant à nos bijoux inconnus, c'est là où je sèche un peu. Il faut les retirer de vos appartements, cela est clair, pour les mettre à l'abri, loin de vous. Une banque ou chez quelqu'un de confiance … il tourna la tête vers Alfie et voyant son air, secoua négativement la tête. Non, pas chez moi ! Je ne peux pas les garder ici ! Vous n'avez pas des amis, de la famille, quelqu'un en qui vous avez confiance ? Ou alors une banque. Ce serait provisoire, le temps que je m'en débarrasse. »

Dis comme cela, on peut s'amuser à imaginer Luigi Colonna en receleur, à tenter de refourguer des bijoux sous le manteau. Ce n'était pas le cas du tout !

« Il faudrait en fait que les bijoux tombe dans les mains de la police, à long terme … »

Pauvre La Reynie qui va encore devoir à faire à Luigi et ses méthodes pas toujours catholiques … Mais pour l'heure, Luigi se leva d'un bond, prêt à reprendre du service, enfin presque. Il eut la tête qui tourne et dut s'appuyer au dossier du fauteuil de sa main valide quelques instants. C'était ça aussi l'aventure chez Colonna : vivre avec sa santé pourrie.

« Vous me montrez votre trésor ? Que l'on commence à faire le tri ! »


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MessageSujet: Re: [Salon de Vénus] Jeux de mains, jeux de vilains ! [Alfie x Luigi]    04.05.13 18:03

    « Et…Savez-vous comment rendre ce que j’ai pu prendre, Signor ? Sans me dénoncer ?

    -Je ne pourrais pas tout rendre, je ne suis pas un spécialiste des bijoux de toute la Cour.

    Alfie s’attendait à une telle réponse. Il y a des paroles qui ressemblent à des confitures salées. Il ne ferait pas disparaitre ses problèmes en un coup de baguette magique ! pensait l’anglais avec une moue de déception. Surtout que le mage italien n’était pas dans une forme olympique !...

    -Ceux que je connais sera chose plus facile : j'ai accès à leurs appartements et je peux me faufiler pour remettre le bijou dans sa boîte ou, à défaut, dans un coin insensé où personne n'aurait cherché et que l'on trouvera miraculeusement un jour.

    -Oh oui ! It’s a wonderfull idea ! s’exclama le mignon, heureux que ses méfaits soient détournés en petits miracles du quotidien.

    Ils sourièrent tout deux à l’idée des découvertes de bijoux. Le risque en vallait la peine.

    -Après, j'aurais parfois besoin de vous, mon cher, pour remettre certains d'entre eux.

    -Mais j’y comptais bien, Mister, affirmait le jeune homme, heureux d’égayer son quotidien d’un peu de piment.

    -Je suis comme vous, je ne suis pas aimé de tous et je n'ai donc pas accès officiellement dans tous les appartements. Chez Orsini par exemple expliqua l’italien en montrant sa poche où se trouvait la bague.

    Alfie fit des yeux ronds à la confession du prince. C’était bien la première fois à Versailles que quelqu’un lui disait être comme lui. Comme quoi certaines gaffes avaient du bon…

    -Donc que devont-nous faire si ce Orsini ne vous apprécie pas ? demanda Alfie qui souhaitait plus de précisions sur la suite des événements.

    Pour lui rendre son bien, il me faudra entrer … sans autorisation si vous voyez ce que je veux dire.

    A l’allusion d’entrer par effraction, Alfie eut un sourire amusé. Il se souciait à peine du danger que cela entrainait.

    -Mais au lieu de voler, je rends ! J'aurais peut être besoin de vous pour cela !

    -Haha ! Utiliser les méthodes d’un voleur pour faire une bonne action : voilà qui est cocasse ! s’amusa l’anglais en riant.

    Quelle idée folle ! Ils retournaient la situation de la façon la plus incensée et cela les amusaient déjà. Voilà des jeunes gens prudents… Mais Alfie était captivé par le plan de son nouvel ami. Aussi chétif et pâle qu’était Luigi, Alfie le trouvait si charismatique que cela en gommait ses faiblesses. Le jeune anglais avait toute confiance en l’italien qui semblait savoir très bien ce qu’il faisait. Pas de raison de s’inquiéter alors ! Pour une fois que le Comte de Waverley arrivait à se détendre, depuis le temps ! Mais revenons en à nos deux compères qui préparaient leur anti-cambriolage.

    « Quant à nos bijoux inconnus, c'est là où je sèche un peu. Il faut les retirer de vos appartements, cela est clair, pour les mettre à l'abri, loin de vous. Une banque ou chez quelqu'un de confiance …

    Alfie lui lança un grand sourire innocent mais...en vain. Luigi agita négativement la tête :

    -Non, pas chez moi ! s’exclama-t-il. Je ne peux pas les garder ici !

    -C’est bien dommage…, soupira Alfie, dépité.

    -Vous n'avez pas des amis ?...

    Alfie lui jeta un petit regard noir.

    -Mon ami, vous parlez au souffre douleur d’un Prince de France, dit-il en haussant les épaules de désarroi. Certains courtisans ont tendance à éviter mes amitiés… Peste soit d‘Orléans, pesta l’anglais contre son prince à plumes.

    -De la famille ?...Quelqu'un en qui vous avez confiance ? rectifia l’italien. Ou alors une banque. Ce serait provisoire, le temps que je m'en débarrasse.

    Le jeune comte resta pensif quelques instants. Mancini jouait trop les escrocs pour qu’Alfie puisse lui confier un trésor aussi maudit… Mais en y réfléchissant il y avait peut être quelqu’un... Ses yeux s’illuminèrent et il leva son visage vers celui de Luigi.

    -Mon cousin, Thomas de Norfolk, voudra bien m’aider, dit-il sûr de lui. Je ne vois que lui à proximité… Et il est suffisamment bien vu à la cour pour ne pas être soupçonné. Qu’en dites-vous ?

    L’entreprise dans laquelle les deux gentilhommes se lançaient était périlleuse. Alfie supposait que son cousin l’aiderait sans trop de difficultés… Mais rien qu’à la simple idée de lui avouer ses penchants de kleptomane, il en rougissait de honte. Jusqu’à présent, personne dans son entourage n’avait soupçonné quoi que ce soit ! Son cousin allait surement tomber de haut. Et Surrey espérait surtout qu’il tiendrait sa langue lors des réunions de famille… Un secret trop ébruité n’en est plus un…

    “Il faudrait en fait que les bijoux tombe dans les mains de la police, à long terme, fit Luigi, songeur.

    -Vraiment ? demanda Alfie, peu convaincu. Sans le moindre risque pour que cela remonte jusqu’à nous… ou moi ? ajouta-t-il, un peu stressé avant d’avoir un rire nerveux. Haha…Peut être que toute cette fortune est plus tranquille sous mon parquet, vous ne croyez pas ?

    Mais malgré ses plaintes Luigi ne l’écoutait pas et se leva d'un bond, prêt à reprendre du service... avant de tanguer légèrement en se tenant au dossier de son fauteuil. Alfie était de moins en moins rassuré finalement.

    « Vous me montrez votre trésor ? Que l'on commence à faire le tri ! » fit l’italien de nouveau en forme.

    Aaaah misère ! Alfie était fichu. Plus aucunes possibilités de replis ! C’est donc la mort dans l’âme que le jeune anglais s’extirpa à son tour de son fauteuil et guida son nouvel ami vers ses appartements.

    Dans les couloirs de Versailles, les questions se bousculaient dans l’esprit d’Alfie. Tant et si bien qu’il finit par avouer ses inquiétudes sur ses histoires de police.

    “Mais… Êtes-vous certain que restituer le tout à la police est ce qu’il y a de plus prudent ? Je dois avouer que…

    Mais il n’eut pas le temps de poursuivre ses réflexions qu’un perroquet surgit de nulle part et fonds droit sur le visage de Alfie. Le jeune homme, surpris, eut juste le temps de protégé tant bien que mal son visage avec un bras pendant que le deuxième chassait à l’aveugle le volatile. Pour la discrétion c’était raté car l’oiseau de malheur ne faisait que répéter en hurlant à la mort :

    „A moooooort ! Pendu ! Penduuuu ! A mooooort !“

    Et le furieux volatile se faisait un malin plaisir à pincer Alfie
    qui sautillait comme un désespéré dans le couloir.

    Ouch! Fucking bird! Will die! Jurait l’anglais.

    Quand tout à coup… BAM !
    Le perroquet s’écroula par terre, inanimé. Alfie releva la tête et découvrit que son ami avait frappé l’oiseau avec ce qu’il avait trouvé sous la main : un balai ? Perplexe et tout aussi surpris, le regard d’Alfie fit des allers-retours entre Luigi et le perroquet étallé par terre.

    -Il…Il est mort ? demanda le jeune anglais.

    Mais il trouva rapidement la réponse quand l’oiseau sembla reprendre peu à peu ses esprits en agitant nerveusement ses ailes.

    -Euh… Ne restons pas là, suggéra Surrey en entrainant son ami à sa suite dans un autre couloir.

    Voilà qu’ils n’étaient plus très loin des appartements de Alfie… mais aussi de ceux de Monsieur ! Il fallait redoubler de discrétion. Les jeunes hommes marchaient sur la pointe des pieds avec la souplesse de jeunes ballerines. Ils s’échangeaient quelques regards pour qu’Alfie lui indique la direction en silence quand ils tombèrent nez à nez avec…

    Monsieur Colbert ? s’exclama Alfie, en stoppant net son avancée, surpris.

    Il n’avait pas même prit soin de ne pas hausser la voix. Il aurait fait un piètre espion ou voleur ! Mais il y avait de quoi perdre son sang froid quand on se retrouvait face au spectacle auquel assistaient les deux jeunes gens…

    « Qu’est ce que….Vous faites dans cette tenue ? demanda Alfie d’un air à la fois horrifié et perplexe.

    En effet, le célèbre Colbert était vêtu d’un grand jupon de femme, agenouillé par terre, en train de frotter énergiquement le parquet avec… ses vêtements habituels. Alfie jeta un regard alarmé vers son complice en haussant les épaules. Mais qu’est ce qui se passait au juste ? Le château devenait fou ! Reposant un regard plein de pitié sur le français, Alfie retenta sa chance auprès de Colbert en posant sa main sur son épaule.

    - Monsieur ?

    Pour toute réponse, Colbert dégagea vivement sa main de son épaule et continua son activité (stupide) comme si de rien était avant de lever un regard ahuri sur les deux jeunes hommes.

    - Chuuuuut !!! s’exclama Colbert. Pas de questions ! Mission classée secret défense ! Je ne peux rien diiire !!!

    Non. Il n’allait pas bien.

    Cette nuit était particulièrement grotesque ! Alfie ne se rappelait pourtant pas avoir absorbé quelques substances hallucinogènes… Sans hésiter, l’anglais reporta son attention sur l’italien et ils décidèrent d’un comme un accord que si Colbert leur disait qu’il ne fallait rien faire… Ils ne feraient rien !

    Alfie et Luigi contournèrent prudemment Colbert qui poursuivait de frotter le bois vernis avec énergie et ils s’engouffrèrent bien vite par la porte qui menait dans les appartements du jeune anglais.

    Lorsqu’il ferma la porte, le comte ferma à double tour de peur que le perroquet et le Colbert fou ne remontrent le bout de leur nez (ou bec). Enfin arrivés, Alfie soupira longuement.

    « God damn ![/b] S’exclama-t-il. Ces français sont fous ! »[/b]

    Puis sans attendre les deux nouveaux amis poussèrent le grand lit à baldaquin pour dégager la fameuse latte de parquet. Alfie s’agenouilla près de sa cachette et enleva la latte pour révéler son butin à l’italien. Cela brillait de mille feux ! Cela brillait tant que cela faisait soudain mal au cœur à Alfie de tout rendre… Il leva des yeux innocents vers son ami :

    « Je dois vraiment tout rendre ? »

    Pauvre Alfie. Il allait devoir apprendre à devenir raisonnable s’il voulait se sortir de ce mauvais pas ! Mais face au regard froid de l'italien, l'anglais ne put résister bien longtemps.

    « Alright ! Je capitule ! s'exclama-t-il en levant les mains avant de plonger sa main dans la cachette pour en ressortir une grosse poignée de bijoux hors de prix. Commençons... »


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MessageSujet: Re: [Salon de Vénus] Jeux de mains, jeux de vilains ! [Alfie x Luigi]    29.05.13 18:37

Malgré son physique atypique, maigre et fatigué, Luigi Colonna était un garçon plein de ressources, ne manquant jamais d'idées quelle que soit la situation. Garde-toi, tant que tu vivras,de juger des gens sur la mine. Face à un Alfie un peu empoté, avec des ennuis jusqu'au cou, il n'y avait personne de plus improbable pour venir à sa rescousse. Et le plan, un peu farfelu, était un petit plaisir du romain qui avait appris à crocheter les lourdes serrures, connaissait quelques passages secrets et avait un don pour grimper dans les lierres, et pourrait se servir de tout cela, bien que ce ne soit pas sans danger. En général, il n'ouvrait pas les serrures de Versailles mais lors de missions dans Paris ; les passages secrets ne devaient servir qu'à se déplacer discrètement pour partir ou rentrer de missions, pour voir le roi ou Colbert ; quant aux lierres, laissez Ferdinand en parler, il a déjà vu le garçon à l’œuvre … Mais ses méthodes peu catholiques d'espion, devaient elles être connues de la part de Surrey ? Normalement non, mais Luigi ne pourrait pas tout faire seul, un complice servait toujours, et il était hors de question de faire appel aux espions. Puis, cette fois-ci en bon catholique, il pensait que cela permettrait la rédemption du jeune anglais, pour ces larcins commis. Drôle de rédemption puisqu'Alfie s'en amusait.

« Haha ! Utiliser les méthodes d’un voleur pour faire une bonne action : voilà qui est cocasse !
Aux grands maux les grands remèdes, mon cher ! »
s'amusa Luigi.

La perspective d'aventures amusantes réveillait le corps épuisé du jeune espion, qui avait trop longtemps été bridé en restant enfermé. Et voir que son nouvel ami Surrey trouvait la perspective toute aussi drôle, il y avait de quoi planifier. Mais avant cela, il fallait penser à déménager les bijoux de chez Alfie, cela était trop dangereux. Mais le pauvre anglais n'avait pas un entourage foisonnant, il était bien difficile de trouver quelqu'un de confiance.

« Mon cousin, Thomas de Norfolk, voudra bien m’aider. Je ne vois que lui à proximité… Et il est suffisamment bien vu à la cour pour ne pas être soupçonné. Qu’en dites-vous ?
Hum, cela suffira je pense. Ce n'est que provisoire, juste le temps de notre petite affaire. Je ne garderais que ceux dont je connais les propriétaires ... et qui ne prient pas ma mort prochaine. »
conclut t'il avec un petit sourire.

On ne pensait pas comme cela, mais derrière sa gueule d'ange, Luigi di Paliano ne se faisait pas que des amis, cumulait même un peu trop les ennemis et se demandait comment il pouvait être encore en vie à l'heure actuelle. Et cette affaire n'allait pas contribuer à relever sa cote de popularité ! Et il n'allait pas vraiment avoir toujours cordiaux avec la police, vu que les bijoux inconnus doivent retomber dans leurs mains.

« Vraiment ? Sans le moindre risque pour que cela remonte jusqu’à nous… ou moi.
Bien sûr. C'est la police, pas l'Inquisition, ils ne sont pas si intelligents.
se moqua le romain mais cela ne détendait pas son nouvel ami.
Haha…Peut être que toute cette fortune est plus tranquille sous mon parquet, vous ne croyez pas ?
Ne soyez pas stupide, Surrey. Et puis des voleurs à Versailles, il y en a d'autres, Paris est un nid de trafics en tout genre, personne ne remontera si loin. Détendez vous, je ne vous proposerais pas un tel plan si cela n'était pas fiable. »


Pas sûr que ce soit vrai. Comment un prince de son envergure pouvait connaître la police ou les trafics parisiens ? L'espionnage vous emmène toujours dans de drôles de chemins, il ne valait mieux pas que l'anglais demande davantage de détails. D'ailleurs c'est aussi pour cela qu'il se leva d'un bond, presque requinqué. A vingt sept ans, Paliano restait malgré tout un grand gamin, l'esprit qui allait avec, et chaque aventure était promesse d'un peu de risque, de danger et donc d'adrénaline, voilà à quoi fonctionnait notre cher romain qui ne se souciait plus vraiment de la plaie à la main, il avait autre chose en tête, prêt à faire de cela un amusement, du moins pour lui.

Luigi avançait d'un pas rapide, ses longues jambes le lui permettaient, et il voulait voir ce plancher aux merveilles de ses propres yeux. Mais alors qu'Alfie posa la question qui fâchait, un perroquet sorti de nulle part eut le bonheur de venir les troubler en hurlant des insultes et attaquer le pauvre anglais. Mais l'animal s'égosillait trop, il fallait le faire taire. Le romain avisa un balai derrière la statue et, avec l'habileté d'un chasseur, il frappa l'animal qui tomba au sol. Bien heureusement il n'était pas mort, mais il ne valait mieux pas traîner. Et leur périple continuait en croisant un Colbert complètement improbable, ce qui perturba le romain qui resta à observer l'homme habituellement austère alors que Surrey continuait son avancée, Luigi s'accroupit à côté du ministre.

« Allons monsieur, vous n'êtes pas fils de producteurs d'artichauts, ayez un peu de pudeur.
Il ne faut pas que nous soyons vus ensemble.
Répondit seulement Colbert, continuant ses affaires.
Je parle par rapport au roi. Sa Majesté vous demande. » souffla t'il comme une confidence.

C'était tout ce qu'il avait trouvé pour faire lever la tête à Colbert qui prit les jambes à son cou dans un autre couloir. Quel étrange homme ! Colonna secoua la tête et fit quelques enjambées rapides pour rattraper Alfie l'air de rien. Seulement Versailles était pire qu'un chemin de croix ou qu'un champ de mines, il y avait des pièges à tout bout de chemin. Alors que trois jeunes gens arrivèrent, ils rirent à gorge déployé tout en regardant fixement les deux jeunes.

« Oh monsieur de Surrey, vous délaissez un prince français pour un prince romain ! Vous avez des goûts de luxe. lança l'un d'eux avant de regarder Luigi qui avait croisé les bras. Où alliez vous ainsi ?
Et où avez vous mis votre politesse ? Ne connaissez vous pas le protocole envers un prince ? Vous devez bien être stupide à vivre avec un prince et ne pas savoir comment le traiter. Il paraissait sérieux d'un coup, ce qui perturba le mignon qui devint pâle sans doute sous son fard.
Mais je plaisantais, monsieur !
Je ne plaisante ni avec la politesse, ni avec les affaires de moeurs. Il eut un petit sourire au coin des lèvres. Je doute que Monsieur déteste autant les écarts de protocole que de savoir que des gens proches de sa personne pataugent dans la fange dans des lieux bien sales avec hommes et femmes à l'hygiène douteuse. Le prince hurlerait s'il savait que vos mains avaient touché la saleté de la plèbe. »


L'un piqua un fard, l'impertinent baissa les yeux et tous trois partirent sans demander son reste. Luigi les observa quelques secondes, décroisa les bras et se mit à rire, tentant de l'étouffer en mettant sa main devant sa bouche.

« Qu'ils sont faciles à moucher, cela m'amuse toujours ! »

L'affaire de moeurs ? Oh, c'était aussi ça de travailler dans Paris incognito, l'italien pouvait remercier Ferdinand de lui avoir enseigné tous les déguisements possibles. Voir sans être vu, c'était parfait pour le jeune homme qui voyait sans doute trop de choses ! Mais pas le temps de traîner qu'Alfie avait déjà ouvert la porte de ses appartements. Qu'ils s'en passaient des choses étranges lorsque la nuit tombait sur Versailles ! Mais ils étaient enfin arrivés au bout de leur périple, il était temps de découvrir la caverne aux merveilles. Après avoir poussé un peu le lit à baldaquins en bois, Luigi s'assit en tailleur, attendant de découvrir jusqu'où il s'était fourré dans les ennuis. Et l'éclat des joyaux lui éblouirent les yeux.

« Sainte Mère de Dieu ! On croirait voir un trésor du Saint Siège ! » S'exclama t'il

Il y avait de quoi nourrir tout Paris à coup sûr ! Cela était impressionnant ! Si un jour, il n'avait plus un sou, il songerait à fouiller les parquets versaillais. Il leva ses yeux clairs vers Alfie qui lui fit un petit sourire :

« Je dois vraiment tout rendre ?
Je crains que la loi vous y oblige. Et moi aussi.
Alright ! Je capitule ! Commençons... »


Dans sa poignée, il y avait à première vue de magnifiques choses : bagues, bracelets, broches ... Luigi en fit de même, plongeant ses deux mains pour en ressortir de quoi mener une vie de milord et ils laissèrent tout tomber sur le lit. Il n'y a plus qu'à faire le tri.

« Comment certains peuvent porter ce genre de chose ? Il montra une bague avec un énorme rubis dessus et des petits diamants tout autour de la monture en or. Elle pèse une tonne en plus, on ne peut pas ne pas remarquer son absence. Qui peut porter cela ? Il l'observa mais l'identité du volé était simple à deviner.. Surrey, volez vous chez le prince ? Il y eut un silence gêné. Je ne suis pas détective mais vous le détestez, il rêve de vous voir mort, vous volez de bijoux et il y a des choses que seul un Prince peut porter. Vous avez intérêt à les restituer au plus vite. »

C'était dit sur le ton du conseil, Luigi ne jugeait même pas. Il avait promis d'aider Alfie, il s'y engageait jusqu'au bout mais pas question de se frotter à Philippe d'Orléans ! Des tas se formaient : Luigi mettait à côté de lui ceux qu'ils reconnaissaient, ceux de Monsieur étaient aussi mis de côté. Colonna avait toujours le bon mot pour certains bijoux :

« Connaissez vous la signora Brignole ? Je ne vous la conseille pas, elle est affreuse ... Vous viendrez avec moi lui rendre visite pour lui rendre cette broche immonde. Vous pourriez avoir le bon goût de ne pas toucher ce genre de choses ... et de personne ! Rit Luigi de bon cœur avant de décrire la dame. Vous l'avez forcément rencontrée : elle est énorme, je pense qu'il faudrait une journée pour faire le tour d'elle ! Elle passe sa vie à manger, cela se voit car le maquillage de sa bouche est toujours parti et remplacé par de la graisse. Elle voulait que j'épouse sa fille, pour que, je cite ''nous nous rapprochions'' ... Elle me briserait tous mes os si elle me plaquait contre un mur avec sa graisse. »

Luigi était infâme quand il le voulait mais riait de devoir rendre visite à cette femme qu'il fuyait depuis qu'elle lui faisait des avances alors qu'elle avait l'âge d'être sa mère ! Telle broche appartenait à un germanique que Luigi n'appréciait pas, ce collier à une espagnole hystérique ... Lorsqu'il tomba sur une broche, il la fixa longuement et leva les yeux vers Alfie.

« Savez vous qui porte en armoiries une colonne d'argent couronnée de même en champ de gueules ? Il sourit avec amusement avant de la mettre à son pourpoint. Là où vous êtes fort, c'est que non seulement vous m'avez volé mais que je n'ai pas remarqué sa disparition. Je vous tire mon chapeau ! »

Et le tri continuait petit à petit, cela s'affinait : il y avait les bijoux faciles à rendre puisque Luigi avait ses entrées, les bijoux reconnus mais où il faudrait entrer par effraction, les bijoux de Monsieur et les inconnus. Ce n'était pas totalement terminé mais ils avançaient bien. Finalement, ils formaient une bonne équipe.



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MessageSujet: Re: [Salon de Vénus] Jeux de mains, jeux de vilains ! [Alfie x Luigi]    31.07.13 21:06

    « Je dois vraiment tout rendre ?

    -Je crains que la loi vous y oblige. Et moi aussi.

    -Alright ! Je capitule ! Commençons... »

    C’est alors que patiemment les deux jeunes gens extirpèrent l’immense butin de l’anglais. Il est vrai qu’à voir ses « richesses » s’étaler peu à peu sur le lit, Alfie prenait conscience à quel point il avait un sérieux problème… Heureusement qu’il ne tombait pas toujours sur des personnes malveillantes comme le prince d’Orléans. La présence de l’italien lui mettait du baume au cœur. Pour une fois quelqu’un lui tendait la main. Sans parler du fait que ce quelqu’un n’était pas vilain garçon et que son bel accent italien lui rappelait son enfance passée chez les Visconti…

    « Comment certains peuvent porter ce genre de chose ? demanda le prince italien en se saisissant d’une bague en or ornée d’un énorme rubis … appartenant à l’autruche princière justement !

    -On se le demande…, ricana Alfie, soudain d’un air mauvais..

    -Elle pèse une tonne en plus, on ne peut pas ne pas remarquer son absence. Qui peut porter cela ? demanda alors l’italien.

    Un silence pesant vint s’installer entre les deux gentilshommes. Le nom de la victime était évidente…

    -Surrey, volez vous chez le prince ?

    -What ?... Me ?... No ! s’exclama Alfie, gêné.

    -Je ne suis pas détective mais vous le détestez, il rêve de vous voir mort…

    Pas autant que moi, pensa l’anglais.

    -… vous volez des bijoux et il y a des choses que seul un Prince peut porter. Vous avez intérêt à les restituer au plus vite. »

    Alfie ne se vexa point. Il n’y avait pas de reproche ou même de réprimande dans les mots de l’italien. L’anglais savait bien ques on nouvel acolyte avait raison… Alors qu’il songeait à ce qu’il pourrait bien lui arriver de sanglant si le prince découvrait ses méfaits, Luigi se mit à plaisanter sur les quelques bijoux dont il connaissait les propriétaires :

    « Connaissez vous la signora Brignole ?

    -Cela me dit vaguement quelque chose, en effet.

    -Je ne vous la conseille pas, elle est affreuse ... Vous viendrez avec moi lui rendre visite pour lui rendre cette broche immonde. Vous pourriez avoir le bon goût de ne pas toucher ce genre de choses ... et de personne ! Rit Luigi de bon cœur ce qui fit sourire l’anglais.

    -Vous l'avez forcément rencontrée, ajouta-t-il avant de la décrire. Elle est énorme, je pense qu'il faudrait une journée pour faire le tour d'elle ! Elle passe sa vie à manger, cela se voit car le maquillage de sa bouche est toujours parti et remplacé par de la graisse. Elle voulait que j'épouse sa fille, pour que, je cite ''nous nous rapprochions'' ...

    -Oh… Yes ! I know this Madame ! s’exclama l’anglais en réalisant de qui parlait son ami, avant de jouer au mime à son tour en pensant à l’intéressée. Big Moustache ! dit-il avant d’éclater de rire.

    -Elle me briserait tous mes os si elle me plaquait contre un mur avec sa graisse. »

    -Certaines gens, Signor, sont des heartbreakers tandis que d’autres sont des bonebreakers, plaisanta à son tour l’anglais. This is so sad, my friend ! Vous avez trop de succès, votre beauté vous perdra !

    Pendant qu’ils partageaient quelques autres anecdotes de cour croustillantes, les deux jeunes gens poursuivaient le fastidieux triage des bijoux volés de la Cour de France. Des bagues comme s’il en pleuvait, des rivières de dimants et quelques boucles d’oreilles plus tard, Luigi tomba sur une broche qu‘ il fixa longuement avant de lever les yeux vers Alfie. Celui-ci comprit immédiatement ce que cela voulait dire… Il l’avait volé, lui aussi.

    « Savez vous qui porte en armoiries une colonne d'argent couronnée de même en champ de gueules ?


    -Vous… fit Alfie d’une voix blanche. Je vous assure, Signor que je ne me rappelais même pas vous l’avoir subtilisé !

    C’est alors que le prince italien sourit avec amusement avant de la mettre à son pourpoint. Alfie respira plus calmement.

    -Là où vous êtes fort, c'est que non seulement vous m'avez volé mais que je n'ai pas remarqué sa disparition. Je vous tire mon chapeau !

    -Thank you senior, fit Alfie qui trouvait ce compliment bien étrange.

    C’est donc dans une ambiance plutôt bonne enfant que continuait le tri incessant de „son“ trésor. Plus cela avançait, plus les bijoux disparaissaient dans divers sacs et autres coffres pour être rapportés à leurs propriéataire plus tard. Le coeur du jeune anglais battait de plus en plus nerveusement à mesure que sa précieuse cachette se vidait… Ses yeux brillaient d’une lueur de plus en plus étrange en contemplant chacune de ces belles richesses… Alfie avait de plus en plus un mal fou a garder son calme devant tant d’étoiles entre les mains… Il espérait que cela ne se voyait pas… Cela le rongeait de l’intérieur. C’est alors qu’il leva les yeux vers son bel ami italien avec un petit sourire amusé avant de surjouer la douleur :

    „Ah ! c'est moi. Mon esprit est troublé, et j'ignore où je suis, qui je suis, et ce que je fais. Hélas ! mon pauvre argent, mon pauvre argent, mon cher ami ! on m'a privé de toi ; et puisque tu m'es enlevé, j'ai perdu mon support, ma consolation, ma joie ; tout est fini pour moi, et je n'ai plus que faire au monde : sans toi, il m'est impossible de vivre. C'en est fait, je n'en puis plus; je me meurs, je suis mort, je suis enterré. N'y a-t-il personne qui veuille me ressusciter, en me rendant mon cher argent, ou en m'apprenant qui l'a pris ?“

    Citer Molière était une façon de plaisanter. Mais dans le fond le „Chérubin“ avait bien du mal à laisser partir ses secrets chéris…


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MessageSujet: Re: [Salon de Vénus] Jeux de mains, jeux de vilains ! [Alfie x Luigi]    24.08.13 17:16

Qui aurait cru que leur rencontre pourrait si bien tourner ? Cela avait si mal commencé, Luigi et sa coupure à la main s'en souviendrait longtemps ! Mais finalement, le prince romain avait pris l'anglais en amitié, il était juste un peu maladroit et beaucoup malchanceux, il ne pouvait que le comprendre. La preuve, s'il l'avait voulut, Luigi aurait pu le dénoncer sans le prévenir, le faire jeter en prison sans moindre compassion mais. Mais non, Colonna préférait l'aider à faire le tri dans le bijou pour pouvoir les rendre ni vu ni connu à la barbe des volés. Alfie avait eu de la chance sur ce coup là, son nouvel ami ne le jugeait pas et lui tendait la main. Il faut dire qu'il y avait aussi une part de statu quo, où chacun avait une maladie qu'il ne préférait pas dévoiler à la face du monde. Non, vraiment, ils s'étaient bien trouvés. Autour des lattes du parquet où se trouvaient le larcin de Surrey, ils discutaient l'air de rien, à la recherche de qui était le propriétaire du bijou. Il y avait quatre tas : les bijoux de Monsieur, ceux d'amis/connaissances de Luigi qu'il pourrait rendre facilement, ceux identifiés mais dont il faudrait user de ruse pour y entrer, et les non-identifiés, à remettre à la police. C'était une bonne organisation, Luigi avait le sens du détail et savait en reconnaître pas mal, donnant aussi son avis sur la personne, surtout si elle était détestable.

« Oh… Yes ! I know this Madame ! Big Moustache ! »

Les deux jeunes hommes se mirent à rire sur la signora Brignole et sur le succès qu'avait Luigi auprès d'elle. Ils se ressemblaient sur plusieurs plus ces deux, aussi par le fait qu'ils étaient de bons courtisans maniant bien les mots. Ils étaient fait pour être amis, ils ne l'avaient découvert que ce soir. Comme quoi, les situations les plus improbables sont souvent là où on fait les meilleures rencontres. Luigi retrouva sa propre broche au milieu de tout ce trésor, il s'en amusa plus qu'autre chose, à croire que plus rien ne l'étonnait. Pour peu qu'Alfie ait volé le roi ou Colbert, tout était possible ! Même s'il n’espérait pas que le Roi soit touché par ses vols, Luigi ne saurait comment rapporter ceci, n'étant peu demandé par le roi en personne.

Le tri vidait peu à peu la cachette et Colonna vit bien que Surrey se concentrait pour ne pas se montrer perturbé. On lui ôtait un peu de lui-même, cela devait être difficile mais il fallait le faire, Luigi ne pouvait fermer les yeux sur autant de choses, il y avait trop de vols, surtout qu'il volait Monsieur. Le diadème qu'il tenait entre ses mains ne pouvait que lui appartenir d'ailleurs. Alors qu'il le posa sur le tas prévu à cet effet, Alfie se la joua grand tragédien :

« Ah ! C'est moi. Mon esprit est troublé, et j'ignore où je suis, qui je suis, et ce que je fais. Hélas ! mon pauvre argent, mon pauvre argent, mon cher ami ! on m'a privé de toi ; et puisque tu m'es enlevé, j'ai perdu mon support, ma consolation, ma joie ; tout est fini pour moi, et je n'ai plus que faire au monde : sans toi, il m'est impossible de vivre. C'en est fait, je n'en puis plus; je me meurs, je suis mort, je suis enterré. N'y a-t-il personne qui veuille me ressusciter, en me rendant mon cher argent, ou en m'apprenant qui l'a pris ? »

Luigi leva les yeux vers lui et sourit. Il aurait été un peu plus immoral, il aurait dit à Alfie de garder la moitié. D'ailleurs, dans son esprit, le fait de lui en laisser quelques uns faisait son bonhomme de chemin. A ses conditions bien sûr … Mais il n'en était pas encore là.

« Belle performance ! Mais vous n'êtes pas mort, je suis certain que si je revenais dans une semaine, votre cachette se remplira de nouveau. Et puis … »

Il se tut, ce n'était pas encore le moment de lui proposer, ils n'avaient pas fini. Luigi examina une pierre magnifique montée sur une bague en or blanc. Il ricana bêtement.

« Pardon mais voici une pièce dont je dois vous conter l'histoire. Cette bague appartient à une demoiselle nommée Hildegarde, les parents n'ont aucun goût, qui l'avait reçu de son fiancé, dont j'ai oublié le nom. Ah si, le marquis de Dinteville. On dit qu'elle fut si heureuse qu'en cadeau à son tour, elle s'est donnée à son promis. Le problème est que le marquis avait contracté quelque maladie chez les prostituées qu'il a refilé à sa belle avant de partir lâchement en mer vers la Nouvelle-France. Il leva les yeux vers Alfie en hochant des épaules. Vous venez de gagner un bijou mon cher ami, je ne pense pas que mademoiselle ait besoin de ce bijou ! »

Il le lui tendit. Il devait y avoir des propriétaires morts aussi ou des gens qui ne sont plus à Versailles, la police n'en aurait pas besoin, ceux-ci pouvaient rester à Alfie. Ils étaient toujours mieux là qu'entre les mains de la police qui ne sauraient pas quoi en faire. D'ailleurs, dans le fond du trésor, qui devait daté à présent, on pouvait retrouver justement des propriétaires n'étant plus de ce monde ou alors qui étaient partis.

« Oh, vous avez la montre de monsieur de Vardes ! Je ne me propose pas pour aller la lui remettre à Vincennes, et je pense qu'il n'en a pas besoin en prison. Vous gagnez une magnifique montre. »

Ah, les joies des gens enfermés en prison par le roi, on ne savait quand ils allaient en sortir, s'ils allaient en sortir, et si oui, ce qu'il adviendrait d'eux. Autant garder leurs effets personnels plutôt qu'ils croupissent avec leur propriétaire. Enfin, la cachette était vide, les quatre tas bien remplis et Alfie remit en place les quelques bijoux qu'il avait le droit de garder.

« Nous avons bien travaillé ! Cela va en faire du travail, je vais en visiter des amis, constata t'il en regarder le tas qu'il devait remettre. Mais aussi des gens qui ne méritent pas d'avoir de si belles pièces … »

Instinctivement, dans le troisième tas, il avait scindé ses ennemis et les inconnus dont il avait identifié les bijoux mais où il n'avait pas ses entrées. C'était ces bijoux là qu'il faudrait remettre en s'infiltrant chez les gens par les fenêtres comme des voleurs. Il y eut un silence, Luigi regarda les bijoux, le trou puis Alfie un peu dépité. Le romain allait s'en vouloir de dire cela à voix haute mais tant pis, il se lança après un soupir :

« Il y en a vraiment trop à rendre, gardez en quelques un. »

Il était sérieux, Alfie ne sembla pas comprendre mais Luigi insista. Mais quand l'anglais se tourna vers le tas des bijoux de Monsieur, Luigi éclata de rire et fit semblant de le réprimander.

« Ah non, pas le prince ! Ni mes amis ! Je parlais de ses tas-ci. Il montra le troisième tas scindé en deux, pointant son doigt particulièrement sur le premier. J'avoue ne pas avoir envie de grimper les murs pour des gens qui veulent ma mort. Mieux, prenez tout. Je veux bien faire justice pour des inconnus ou des amis, mais pas pour ceux qui doivent souhaiter ma mort dans leurs prières du soir. »

Alfie put faire un peu son marché dans les deux derniers tas et les remettre à leur place, c'est à dire, sous le parquet. Quant à Luigi, il demanda de quoi emballer, tout cela. Il mit ensemble les bijoux amis et des personnalités de la Cour, donc ceux qui étaient à rendre, et mit à part les bijoux à remettre à La Reynie. Cela faisait tout de même un sacré poids. Heureusement que Luigi ne vivait pas bien loin et qu'il n'y avait plus grand monde dans les couloirs à cette heure-là. Il se releva, ses paquets à la main, prêt à partir.

« Bien, je ne pensais pas passer ma soirée à trier des bijoux de courtisans mais je me suis bien amusé. Lança t'il sur un ton amical avant d'être un peu plus sérieux. Faites attention à vous Surrey, vous jouez à un jeu dangereux. N'oubliez pas de ramener les bijoux du prince et promettez moi de ne plus y toucher. Puis prenez un peu confiance en vous, cela vous aidera à vous contrôler. Je sais de quoi je parle … Si je devais utiliser une expression de chez vous :No time for losers. Passez une bonne soirée Alfie, je vous tiendrais au courant pour rendre tout cela. »

Il lui adressa un large sourire amical et quitta les petits appartements du jeune comte pour retourner chez lui. Quittant le château pour les dépendances, Luigi se pétrifia un instant lorsqu'il entendit le hurlement d'un loup. Que faisait un tel animal si près du château ? Se tournant pour voir d'où venait le bruit, il reconnut sans peine le jeune duc d'Enghein, assis en position animal sur un muret, à hurler comme un loup. Luigi ouvrit de grands yeux et continua son chemin. Si sa mère pensait que son fils était malade, elle lui présenterait le fils de Condé, cela la rassurerait. Une fois chez lui, il rangea les bijoux dans une lourde armoire, il s'en occuperait plus tard. Le plus amusant était à venir : rendre les bijoux ni vu ni connu !

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