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 LUIGI__ « Mole sua stat »

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« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Tant qu'il bat encore, il battra fort pour son italien, le seul.
Côté Lit: Un certain florentin le partage la plupart du temps. D'autres aussi, moins souvent ...
Discours royal:



    CASSE-COU
    1000 vies,
    un corps


Âge : 27 ans
Titre : Prince di Paliano (de la Palissade), membre de la famille Colonna
Missives : 602
Date d'inscription : 18/09/2011


MessageSujet: LUIGI__ « Mole sua stat »   18.09.11 12:28





LUIGI COLONNA


DI PALIANO


    (MATHIAS LAURIDSEN)




« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant »
    ► 27 années
    ► Principe di Paliano, soit en français Prince de la Palissade.
    Il est issu de la famille Colonna, de vieille noblesse italienne, très influente à Rome et en Italie, qui a donné quelques papes et beaucoup de cardinaux.
    ► Italien – Romain
    Il a passé une très grande partie de sa vie à Rome entre sa famille et le Vatican
    ► Célibataire
    Destiné initialement à l'Eglise, personne ne s'était donné la peine de lui présenter une fiancée. Aujourd'hui, l'enjeu est tout autre. Surtout qu'il est un excellent parti.
    ► Bisexuel
    Il a tendance à préférer les hommes mais le charme des femmes ne peut le laisser totalement indifférent. Disons qu'il ne s'encombre pas d'un sexe mais davantage d'une beauté, d'un charme.




♕ PROTOCOLE ♕
VERSAILLES : PARADIS OU ENFER ?

Un infernal paradis. Bien que Versailles soit un palais somptueux, Luigi a toujours connu les beaux palais et le luxe sur chaque pan de mur. Il est italien, le berceau de la Renaissance et de l'art en général après tout. Et le palais Colonna est un joyau romain, bien qu'en éternel travaux depuis des années. Puis le Vatican est aussi luxueux que l'Italie entière. Pourtant, il faut bien avouer que Versailles est somptueux, il y a de quoi perdre la tête ! Luigi apprécie particulièrement les immenses jardins, ce qui lui manquait dans sa Rome natale. A marcher à l'air pur, il se sent plus libre et donc peut passer des heures à se promener sans jamais se fatiguer. Tout comme il adore participer aux parties de chasse du Roi. Non pour courir après le gibier mais juste pour galoper en forêt ! Et n'est-ce pas à Versailles qu'il vit une belle histoire avec le compositeur de la Cour ? Alors de ce côté ci, c'était véritablement un paradis.

Seulement, chaque paradis a un enfer. Luigi le sait trop bien en qu'en espion du Roi. Le danger rôde partout, le moindre éventail peut y cacher un complot, chaque sourire un poignard et chaque nom, un traître. Lui-même se sait parfois en danger. Juste par son nom, par la confiance que le Roi lui donne, pour ses mots et le pire de tout, il est son propre danger. D'une santé fragile, il est atteint d'hémophilie de manière modérée, c'est à dire qu'il peut se mettre parfois à saigner sans raison aucune et a un risque de saignement plus accru en cas de blessure, mais surtout de spasmophilie. On peut traduire ça par de l'hyperventilation, des troubles de l'humeur, des migraines occasionnelles et des troubles du sommeil. Durant son enfance, il a souvent entendu qu'il ne vivrait jamais vieux alors il profite aujourd'hui sans savoir de quoi demain sera fait. Quitte à se mettre en danger, collectionner les ennemis autant que les médecins.

Je ne sais pas ce qui se passera demain, dans dix jours, dans un an. Je sais seulement que je mourrais en terre française, loin de cette Rome meurtrière. En attendant, je vis un enchantement de plaisirs, de fêtes et de luxe. Je vis à Versailles, près de ce grand monarque que je sers, Louis XIV. Ces lieux sont mon paradis, mon enfer, ma vie, mon tombeau.

COMPLOT : VÉRITÉ OU FANTASME PUR ?

Vérité, vérité … floue. En tant qu'italien, Luigi est plus que bien placé pour savoir les coups bas que la noblesse peut se donner entre elle, alors un Roi … Tous les puissants ont des ennemis, plus ou moins dangereux, mais la menace reste. Telle une épée de Damoclès, quelqu'un est toujours tapi dans l'ombre pour vous percer le cœur quand vous vous y attendez le moins. Le Roi est donc menacé certes, mais quant à savoir qui sont ceux qui veulent voir son cercueil à la Basilique Saint Denis, cela reste encore un grand mystère.
En tant qu'espion, il est aussi confronté aux dangers régulièrement. Là encore, les ennemis sont souvent masqués, des ombres infidèles mais si le jeune homme pouvait leur trouver une faille, Colonna s'y infiltrerait. Car si Louis XIV n'est pas son Roi, il ne mérite pas la mort …

Je n'aurais jamais cru être espion du roi Louis XIV. Il n'est pas mon Roi, je ne suis pas sous son autorité mais cet homme a quelque chose de fascinant, on devine un grand destin pour ce monarque. Le servir est un honneur et si je me bats pour l'instant dans le vide, je dois me tenir prêt pour un jour me retrouver face à un véritable ennemi. Et puis espionner le Vatican ou la Cour de France, quelle différence ?

COLOMBE OU VIPÈRE ?

Il a l'apparence d'une blanche colombe. Cela peut paraître risible pour un jeune homme de vingt-six années mais ses traits fins, son teint pâle qui contraste avec ses origines, sa blondeur, son doux sourire, tout était réuni pour faire de lui un jeune homme à qui on donnait le Bon Dieu sans confession. Mais, comme partout à Versailles, prenez garde aux apparences. Luigi écoute toutes les conversations, même quand il n'y participe pas, espionne à la perfection, retient les informations qu'il réécrit le soir dans un carnet bien caché. Quant à jouer à la vipère, il le fait souvent pour avoir les réactions des personnes, invente même parfois, prêchant le faux pour savoir le vrai. Il faut finalement prendre garde à cette fausse colombe …

Je ne sens pas véritablement de différence entre Versailles et le Vatican. A part les tenues plus colorées et une grande présence de femmes et moins de religieux, le fond reste le même. Il suffit de trouver les bons codes, d'avoir les bons alliés et trouver les bons ennemis. Rien de bien compliqué, juste avoir un bon sens de l'observation et un joli sourire. Voilà deux caractéristiques que je dois à ma mère qui, en me gardant enfermé au Palazzo, m'a appris à observer et à être poli avec un sourire.

DES LOISIRS, DES ENVIES A CONFIER ?

Ses loisirs sont divisés en deux catégories : ceux qu'il a le droit de faire et ceux que les médecins lui défendent d'exercer.

Les autorisés
- La musique ; Il avait appris le violon mais contre son gré à Rome, il n'en joue plus vraiment. Aujourd'hui, il apprend à jouer sur un clavecin avec son amant, Jean-Baptiste Lully
- L'écriture ; Depuis son enfance, Luigi écrit, que ce soit dans son journal, des nouvelles mais il ne les montre à personne, cela lui a toujours servi d'exutoire à son quotidien. Il a même écrit une pièce de théâtre mais elle reste cachée.
- La lecture ; Il a sûrement dévoré tous les livres de la bibliothèque Colonna, traitant de tous les sujets possibles. Il l'a fait pour passer le temps, tromper l'ennui puis par passion, pour se cultiver.
- Les promenades ; Luigi peut passer des heures à se promener dans les jardins de Versailles ou les rues de Paris. Il aime prendre le frais, ne pas être enfermé entre quatre murs.

Les défendus
- La chasse ; Monter à cheval et galoper en forêt après un gibier n'est pas du tout recommandé mais là encore, le romain cherche cette sensation de liberté qu'il adore. Qu'importe que cela l'épuise après.
- La danse ; En bon prince, il apprit à danser mais sa mère écourtait les séances. Aujourd'hui, il peut passer le bal entier à danser, exécuter de jolis mouvements gracieux au rythme de la musique.
- L'escrime ; Lui avec une épée ? Jamais personne n'eut cette idée en tête. Mais en tant qu'espion, il fallait bien savoir se battre. Après avoir trouvé quelqu'un pour lui apprendre, Paliano y a pris goût. Mais attention à ne pas être blessé, il peut un peu trop facilement saigner.








♕ HOP, RÉVÉRENCE ! ♕
► Romain / D'Arty ^^
► 22 ans
► Régulière disons 5/7
Ok (by Steph)
► Comment avez vous connu le forum ? Je m'en souviens pu XD
► Suggestions ? Je suis maso PTDR





______________________






« Vivre, c'est survivre. »


Spoiler:
 





Dernière édition par Luigi di Paliano le 21.09.11 12:35, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: LUIGI__ « Mole sua stat »   18.09.11 12:28


♕ BIOGRAPHIE VERSAILLAISE ♕
CAPITOLO UNO :
BAMBINI E MALATTIA



2 juin 1641

« Comment va t'il ? »
« Je ne vous cache pas, madame, que votre fils a une santé plus que fragile. Voyez comme il est pâle après juste s'être écorché un simple genou. Il va falloir faire très attention à ses faits et gestes car le moindre saignement peut lui être fatal. Sans compter cette éternelle contraction musculaire, cela n'est guère normal pour un enfant de deux ans. »
« Que faire alors, docteur ? »
« Prendre soin de lui et prier le Seigneur que cet enfant vive le plus longtemps possible. »


Il ne comprenait rien bien sûr mais l'enfant allongé entendait la conversation entre sa mère et le docteur. Cela pourrait arriver dans toutes les familles du monde, dans n'importe quelle demeure mais nous étions à Rome, dans le Palais Colonna. L'enfant n'était autre que Luigi Colonna, fils de Marcantiono V Colonna et de Gioeni Cardona, sa mère ici présente dans cette pièce, morte d'inquiétude et au bord des larmes. Son bébé, son cadet était souffrant et elle s'affolait au moindre mal. Elle était mère trois fois : Lorenzo se portait à merveille, petit garçon de cinq ans vaillant et italien dans toute sa splendeur ; Anna, quatre ans, demoiselle aux joues bien roses. Mais Luigi, né en 1639, ne ressemblait pas à ses aînés. Malingre, personne ne pensait qu'il allait survivre après sa naissance. Il eut du mal à grandir et restait toujours plus petit que la moyenne, plus mince et très pâle. Ses problèmes de santé s'accumulaient, en particulier des soucis sanguins. Aujourd'hui, on dirait qu'il était hémophile, que le moindre saignement pouvait être plus abondant que la normale, particulièrement des hémorragies internes.

A partir de ce jour de juin, l'épouse Colonna prit la décision de ne jamais laisser son fils sans surveillance, lui interdire l'accès aux jardins et tout faire pour qu'il n'ait pas à exercer trop d'efforts. Ce petit garçon ressemblait à un ange avec sa chevelure blonde, il était hors de question qu'il rejoigne Saint-Pierre de suite. Luigi, quant à lui, s'était endormi d'épuisement, sa mère restait à ses côtés en priant. Ainsi commençait la vie du futur prince de Paliano, ce ne serait qu'une longue série de catastrophes, d'étouffement maternel et de journées alité. C'était surtout l'histoire d'un garçon courageux qui a rarement baissé les bras.

21 avril 1645

Un enfant courait dans l'immense galerie du palais Colonna, poursuivi par une gouvernante haletante, incapable de suivre le rythme du jeune garçon. Luigi échappait une nouvelle fois à la surveillance du monde pour tenter de gagner les jardins. Ses cheveux blonds ébouriffés par le vent de sa course le faisait davantage rire. Il avait dévalé l'escalier pour se retrouver dans le grand hall tout de pierre et de sol en marbre. La porte-fenêtre donnant sur les jardins se trouvait devant lui, il n'avait plus que quelques pas à faire et une petite liberté lui était acquise. Il allait passer la porte quand il entendit un cri horrifié derrière lui. S'arrêtant net dans son élan fugueur, Luigi savait qui se trouvait non loin de lui. Toujours la même : sa mère.

« Luigi, ne sortez pas ! » hurla t'elle dans un élan désespéré, presque théâtrale.
« Mais voyons Gioeni, laissez sortir cet enfant, il peut bien prendre l'air. » lança Anna, la tante de Luigi.

Anna Colonna était mariée à Taddeo Barberini, une famille ennemie des Colonna depuis des générations. Pour faire la paix, le défunt Pape Urbain VII (qui était un Barberini) a célébré l'union des deux familles mais tout le monde n'appréciait pas cette union, particulièrement Gioeni qui trouvait que cette famille était remplie de traîtres.

« Oh vous la traîtresse, vous n'avez pas à donner d'ordre sur l'éducation de mon fils. Luigi, vous restez dans cette maison, il y a du vent dehors, vous allez encore tomber malade. Allez, venez. »
« Oui, mamma. »


L'enfant poussa un soupir à fendre l'âme mais dut se résoudre à ne pas fouler l'herbe de ses pieds ni de prendre un peu de soleil. Il était d'une peau d'albâtre, très pâle, faisant ressortir ses yeux bleus-gris. Il n'avait rien à voir avec Lorenzo, son frère aîné, l'un était aussi brun que l'autre, mate que pâle, l'aîné avait le droit de tout faire contrairement à son cadet. Retournant telle une âme en peine vers sa mère, elle l'entraîna jusqu'à l'escalier où sa gouvernante l'attendait en croisant les bras. Le voilà puni dans sa chambre, encore une fois. Était-ce trop demandé que de prendre le frais quelques minutes ? Il faisait un grand soleil dehors … Recroquevillé sur son lit, le petit Colonna s'ennuyait fermement quand on toqua à la porte. Levant ses grands yeux tristes, il vit sa tante Anna entrer et s'asseoir près de son lit.

« As tu du chagrin, Luigi ? »
« Je voulais juste sortir dehors, est ce un crime ? »
« Bien sûr que non, mon ange. Mais votre mère vous l'a dit, vous êtes … »
« .. malade je sais. »


Anna le prit dans ses bras et l'enlaça longuement. L'enfant appréciait cet amour sans étouffement, sans culpabilité. Il ferma les yeux, profitant de cet instant trop court pour lui. Il lui était interdit de quitter la maison, ne pouvait pas sortir dans le jardin et encore moins dans les rues de Rome. Outre sa santé, sa mère tentait de le protéger de cette ville de traître qui est Rome, où tout le monde tente de s'entretuer, où les spadassins règnent en maître, où toute vie est bonne à prendre en échange d'un peu d'argent ou d'un service. Alors la famille Colonna avait de quoi craindre pour leur vie.

7 juillet 1650

« OH MON DIEU ! Mais que faites vous dehors avec mon fils, avez vous perdu la tête ? » Hurla Gioeni.
« Mais qu'avez vu à hurler comme une égorgée ? Nous sommes en leçon. »
« Et leçon de quoi, je vous prie, pour être à genoux dans l'herbe ? »
« Sciences naturelles, Gioeni. Reprenons, Luigi. »


L'homme aux traits vieillis et aux cheveux poivre et sel n'était autre que l'oncle de Luigi, Girolamo Colonna. Il était cardinal au Saint-Siège mais avant tout un homme instruit. Il était le seul qui tenait tête à la mère de Luigi et osait le sortir dans le jardin. Quand l'oncle arrivait à la maison, le garçon de dix ans jubilait et savait ce qui l'attendait. Peu importe l'époque de l'année, l'oncle donnait toujours ses leçons dans le jardin, sauf les jours de pluie et de grands vents bien sûr. Autant dire que c'était du pain béni pour un enfant qui n'avait pas le droit de mettre les pieds dans son propre jardin. Il profitait de chaque instant, écoutait chaque cours avec un plaisir inégalé, tout en sentant le vent s'engouffrer dans ses cheveux, le soleil romain lui caresser la peau et le ciel bleu être sa chapelle bénie. Cela changeait des cours de latin avec son vieux précepteur, des cours de violon enfermé dans le salon ou tout autre cours où il passait une partie de son temps à regarder dehors. Pourtant, il ne fallait pas penser que l'enfant était bête comme ses pieds. Luigi s'instruisait au contact de son oncle mais surtout par lui-même. En effet, quand on passe le plus clair de sa vie enfermé dans une maison, il faut trouver de quoi s'occuper. Voilà comment Luigi avait décidé de se mettre à l'écriture et à la lecture. Si cela trompait son ennui au départ, il y prenait goût et l'immense bibliothèque Colonna devenait une sorte de refuge.

Pendant ce temps, Gioeni poussa un long soupir, serra les poings mais s'en retourna à l'intérieur pour laisser oncle et neveu ensemble. Girolamo avait un sourire malicieux et lança un clin d'œil au garçon.

« Vois tu mon garçon, un jour tu auras l'âge où, comme moi, tu tiendras tête à ta mère. »
« Mais pourquoi ? »
« Hé bien pour sortir dans le jardin par exemple ! Puis sortir dans Rome, vivre ta vie ! Tu ne vas pas passer ta vie entière dans ce palais. Il est certes immense, mais tu n'es point un prisonnier ! Mais j'ai une idée pour te sortir de là … »
« Puis-je savoir laquelle, mon oncle ? »
« Tu le sauras en temps voulu, tu es encore trop jeune. »


Le regarde malicieux du cardinal croisa celui interrogateur du garçon. Girolamo avait un plan pour son neveu. Il faudra que celui-ci grandisse, qu'il patiente dans sa cage dorée mais bientôt, ce garçon lui serait utile. C'était aussi dans cet optique là qu'il le formait …

12 janvier 1650

Il s'agissait d'un jour de fête, un jour de réception. Les Colonna invitait les grandes familles romaines pour un grand dîner comme cela se faisait régulièrement. Luigi, qui n'était jamais convié à l'extérieur pour des raisons maternelles, ne tenait plus en place lorsque tout le beau monde se déplaçait jusqu'à sa demeure. Il pouvait voir ou revoir des amis de son âge, des cousins et se comporter comme un enfant normal. Il arborait un large sourire heureux, ses yeux gris-bleus ne cessaient d'observer toutes les personnes environnantes, posait des questions et les adultes, amusés par ce garçon, lui répondaient avec grand plaisir.
Dans l'euphorie du moment, sa mère l'autorisa même à quitter la table à condition qu'il ne fasse pas trop d'efforts. Luigi acquiesça et s'empressa de rejoindre toute la bande d'enfants. Parmi eux, il y avait toute la future élite romaine : des Chigi, Borghese, Borgia, Orsini, Barberini et bien sûr, Colonna. S'ils savaient qu'en jouant ensemble aujourd'hui, certains se marieraient ensemble plus tard pendant que d'autres se feront la guerre … De par son éducation, Luigi n'aimait pas les Barberini, tolérait ses cousins directs mais point les autres. Et son cœur de petit garçon battait en secret pour la jolie Angela Borromée. Si tout se passait à merveille au départ, il fallut que Michele Barberini veuille jouer le chef. Luigi refusait d'être sous ses ordres et voilà comment une bagarre éclata. De deux ans son aîné, Michele fut plus fort et poussa l'enfant contre une colonne, où la violence le fit perdre connaissance.
Gioeni accourut en courant, prenant son fils inconscient dans les bras et hurla de désespoir. Luigi était de constitution fragile, son corps ne supporta pas une telle violence, pourtant bien moindre à ce qu'il pourra vivre plus tard. Son nez se mit à saigner abondamment, tâchant la robe de la mère. Bien vite, des hommes portèrent Luigi dans sa chambre tandis qu'on s'en allait quérir un médecin. L'enfant perdait du sang et devenait pâle de minute en minute. On tentait de stopper l'hémorragie nasale, faire du feu dans la chambre pour le réchauffer puis le médecin mit une baffe au garçon, ce qui horrifia la mère.

« Mais … Vous allez le tuer ! »
« Non, madame. J'essaye de le réveiller ! »


Mais le garçon ne daigna ouvrir les yeux que plus tard dans la soirée. Tous les invités avaient déserté le palais, il ne restait que la famille Colonna entre les murs. Girolamo et Gioeni étaient restés dans la chambre. Quand Luigi reprit conscience, la mère se mit à genoux face au lit de son fils.

« C'est la faute … à Barberini … »
« Peu importe, vous êtes vivant, voilà ce qui compte. »


Elle embrassait encore les mains de son fils, épuisé. En plus de sa maladie sanguine, le voilà qu'il traînait parfois une langueur à l'âme, des vertiges et des migraines. C'était d'ailleurs le cas en cet instant et il préféra se rendormir, tournant le dos à sa mère. Malgré leur haine mutuelle, Girolamo aida sa belle-sœur à se relever.

« Il est si fragile, c'est la troisième fois depuis la Noël. A ce rythme là, je vais le perdre avant le printemps »
« Priez, madame. Priez. »


████████████████████████████

[ … ] Mon enfance ne fut pas heureuse. J'avais certes tout ce que je voulais : une grande demeure, un nom prestigieux, une famille aimante. Mais je n'avais le droit de rien faire. Si ce n'était pas ma mère qui m'en empêchait, c'était mon corps. Ces deux là m'étouffaient, je mourrais à petit feu Je ne dois ma vie qu'à mon oncle. Girolamo est celui qui m'a fait tel que je suis, je ne le remercierais jamais assez. Il m'a fait découvrir ce qui se passait derrière les portes du palazzo, m'a instruit, m'a formé, m'a appris ce que je sais aujourd'hui. Il m'a aussi inculqué la vengeance … Il est à la fois mon sauveur et celui qui me fera perdre mon âme mais jamais je ne l'en blâmerais.




______________________






« Vivre, c'est survivre. »


Spoiler:
 





Dernière édition par Luigi di Paliano le 20.09.11 16:06, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: LUIGI__ « Mole sua stat »   21.09.11 12:24


♕ BIOGRAPHIE VERSAILLAISE ♕
CAPITOLO DUE :
ADOLESCENZA E LIBERTA '



20 février 1655

Des années s'étaient écoulées, Luigi n'avait pas encore quinze ans, il avait grandi certes mais sont corps restait maigre et son visage était creusé comme s'il mourrait de faim. Il gardait dans ses yeux une grande mélancolie et laissait pousser ses cheveux qu'il attachait en queue de cheval. Il avait l'air d'un enfant qui avait grandi trop vite. Cela faisait bientôt quinze ans qu'il vivait au palazzo Colonna et se laissait presque mourir à petit feu. Seuls quelques amis et la jolie Angela arrivaient à le dérider. Il avait l'espoir d'un jour l'épouser mais il connaissait bien le caractère du père Borromée, si Angela épousait un Colonna, ce serait Lorenzo … De toute façon, elle ne l'aimait pas. Enfin si, comme un ami voilà tout.
Mais en ce jour de février 1656, Luigi écoutait à la porte du cabinet de son père où se scellait son destin. A l'intérieur se trouvait son père Marcantonio, sa mère Gioeni et son oncle le Cardinal Girolamo.

« Non ! Il est hors de question qu'il quitte la maison ! » vociféra la mère. « Il est trop jeune et trop malade pour aller dehors. Puis Rome est tellement dangereux ! »
« Cela tombe bien, je l'emmène loin de Rome ! »
Répondit le Cardinal, moqueur.
« Quoi ? Mais où voulez vous emmener mon bébé ?
« Votre bébé !? Luigi a quatorze ans ! Voir la mer lui ferait le plus grand bien. Je dois me rendre à Ancône, je veux l'emmener, cela lui donnera des couleurs. Personne ne peut passer sa vie enfermé ! Alors Marcantonio, mon frère, sois d'accord avec moi ! »


Il y eut un long silence. Le père Colonna semblait réfléchir. Luigi ne fut jamais proche de ce père toujours croulant sous le travail, rentrant peu à la maison et s'occupant de l'éducation de Lorenzo pour en faire un futur Connétable, comme lui. Il était une figure imposante mais pas un méchant homme, juste qu'il n'avait peut être pas cette fibre paternelle. Mais là, toute la vie de Luigi reposait sur sa décision.

« Mon frère, vous avez raison. Luigi doit sortir d'ici et s'éloigner de Rome. Je comprends votre inquiétude, ma chère femme, au sujet de Rome. Cette ville est trop dangereux pour un garçon si chétif mais loin des corrompus et spadassins, à la lumière du jour et à respirer l'iode, peut être nous reviendra t'il en meilleure santé. »
« Mais, mon époux, vous avez toujours soutenu ma … »
« Je vous ai soutenu car je ne voyais pas d'autres solutions. Là, il en existe une autre. Et puis, il arrêtera de soupirer comme une âme en peine, un captif. Cela ne peut plus durer ! Quand pars tu Girolamo ? »
« Dans trois jours. »
« Parfait, dans trois jours, mon fils te suivra. »


Sortir ! Liberté ! Luigi voulut sauter et danser mais il n'eut qu'un large sourire et repartit en exécutant quelques pas jusqu'à sa chambre. Enfin quitter cette demeure où il ne savait plus quoi pour s'occuper. Ses lectures devenaient toujours les mêmes, il avait consumé des cahiers entiers à force d'écrire sa vie et des nouvelles. Il allait mettre un pied dehors, dans ce monde dont il n'avait vu juste que ce que les fenêtres veulent bien montrer. Il tenta de cacher sa joie mais entendit des pas dans le couloir. A cette allure, il savait que cela ne pouvait être que son oncle. Mais il y avait deux séries de pas rapides et très vite, son père ouvrit la porte avec un large sourire.

« Luigi, vous partez à Ancône avec votre oncle dans trois jours ! »
« Oh merci père de me laisser enfin sortir, je vous en serais éternellement reconnaissant »


Et le jeune adolescent se jeta à genoux au pied de son père, les larmes aux yeux et ne se remettant toujours pas de cette nouvelle si incroyable.

« C'est le début d'une grande aventure, mon garçon. Ce n'est que le début … »

Girolamo avait vraiment de grands projets pour ce neveu qu'il adorait. Mais pour l'instant, il fallait se préparer pour le voyage.

13 juin 1655

La mer Adriatique était bleu si pur qu'elle se confondait avec l'azur du ciel. Ce spectacle continuait d'émerveiller le jeune garçon assit non loin de la falaise. Cette maison d'Ancône appartenait au Saint-Siège. La magnifique demeure n'était rien comparée à la ville en contrebas, ses rues, magasins et la vie qui y régnait, ou à la plage. Luigi voyait la mer pour la première fois, avait pu entrer dans l'eau pour la première fois. On lui avait appris à nager tout en ménageant ses efforts. Il vivait comme une garçon de son âge, enfin ! Il avait quinze ans et, à un âge où l'on trouvait normal de sortir de chez soi, l'adolescent vivait cette ouverture de porte à chaque fois comme si cela était un moment de pur bonheur. Et depuis tous ces mois, il ne s'était jamais porté aussi bien. Un saignement de nez impromptu en quatre mois, une petite écorchure et quelques migraines éparpillées, rien de bien méchant comparé à son quotidien romain. Girolamo était resté avec lui jusqu'à l'été, faisait des allers-retours voir comment se portait son cher neveu, comme aujourd'hui.

« Te voilà ! J'étais sûr de te trouver dehors. Tu changes à chaque fois que je reviens, c'est fabuleux ! »

L'homme à la robe rouge n'avait pas tort. Luigi avait gagné un peu en musculature, prit quelques couleurs et semblait tellement plus serein. Là encore, il ressemblait à quelqu'un de son âge et en était fier. Sa mélancolie ne se trahissait plus dans ses yeux, le voilà véritablement vivant. Girolamo, quant à lui, vieillissait. Il n'avait que cinquante deux ans mais les traits de son visage traînait une fatigue latente. Voilà pourquoi le cardinal avait besoin de son neveu, une aide bienfaitrice. Mais avant il devait mettre d'aplomb son protégé, d'où ce long séjour à Ancône. Les deux se parlèrent longuement, Luigi lui racontait les longues lettres de sa mère l'implorant de revenir et tous deux s'en amusaient. Les jours suivirent sur le même ton quand un jour Girolamo vint chercher le jeune Colonna.

« Luigi, pourrais tu me rendre un service ? »
« Qu'il y a t'il mon oncle ? »
« Ma plume n'est plus aussi bonne qu'avant, je tremble. Il me faudrait quelqu'un écrivant bien, une jolie plume. J'ai une lettre à envoyer en France, voudrais tu jouer mon secrétaire ? »
« Avec plaisir ! »


Le garçon suivit son oncle dans son bureau, s'assit sur le secrétaire et après avoir pris du papier et trempé sa plume dans l'encre, il regarda son oncle qui commença à dicter.

« Cher Cardinal Mazarin … »


8 juillet 1655

Le cardinal avait prolongé son séjour. Luigi lui servait de temps en temps de secrétaire particulier, puis il le laissait vaquer à ses occupations, le sachant raisonnable, même quand il apprenait à monter à cheval, jusqu'à ce jour où Une scène cocasse se passa. Girolamo vit une demoiselle courir jusqu'à lui dans le jardin l'air paniqué.

« Mon père ! Mon père ! Luigi ne va pas bien ! »
« Que se passe t'il ? »
« Son coeur s'est trop emballé et il a du mal à respirer ! »


La jeune femme l'emmena plus loin, dans l'une des dépendances de la demeure. Luigi se trouvait dans le lit, cherchant un moyen de respirer, les yeux exorbités.

« Il faut le sortir d'ici, qu'il prenne l'air ! »
« Mais … Mon père, il est … nu sous les draps. »


Le cardinal n'avait pas pris le temps de réfléchir au pourquoi de la situation mais observant la chevelure décoiffée de la demoiselle, ses joues rouges et sa robe mal enfilée, il ne mit pas longtemps à comprendre ce qui venait de se passer et répondit.

« Hé bien, aidez le à enfiler un pantalon, vous avez bien réussi à le lui ôter. »

Plus de peur que de mal au final, Luigi réussit tant bien que mal à retrouver son souffle mais s'en trouva bien fatigué de tant d'efforts. Alors que Girolamo le raccompagnait à sa chambre, il ne put s'empêcher un bon mot.

« Je pense que peu de personnes ont pu dire cette phrase mais, mon neveu, soyez moins endurant la prochaine fois ! »

████████████████████████████

Mon année d'insouciance, de liberté délicieuse. J'ai toujours en mémoire ces souvenirs où je n'avais pas encore de responsabilités et j'étais au meilleur de ma forme. Loin de mon étouffante mère, j'ai appris à vivre. Jamais je n'aurais pensé pouvoir un jour plonger dans la mer, monter sur un cheval, connaître le bonheur d'une fille dans mes bras. Bon, cette toute première expérience me laissa un goût amer et mon oncle n'a jamais manqué une occasion de plaisanter dessus !




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MessageSujet: Re: LUIGI__ « Mole sua stat »   21.09.11 12:29


♕ BIOGRAPHIE VERSAILLAISE ♕
CAPITOLO TRE :
GIOVANI E RELIGIONE



16 avril1656

Seize ans est un bel âge. Même à Rome. Luigi avait réussi à repousser le plus possible son retour mais lorsque son père lui demanda expressément son retour car sa mère se mourrait sans lui, le jeune homme n'avait pas pu refuser. Tout le monde fut ébloui par sa métamorphose. Bien sûr, il restait toujours de peau blanche, il n'avait pas réussi à brunir au soleil mais n'avait plus ce teint morbide, prêt à mourir à tout instant. Il avait davantage le sourire et commençait à prendre ses propres décisions. Ainsi, sa mère le laissait sortir mais seulement sous haute surveillance et pour aller à un endroit rapproché. La notion de liberté pour sa mère était assez particulière mais Luigi ne pouvait pas trop lui en demander. De toute façon, s'il voulait sortir, il faisait le mur. Colonna avait trouvé un système pour sortir sans se faire repérer ni se faire mal. Et ce soir, il en avait bien l'intention. Un mot était arrivé chez lui tout à l'heure, assez urgent.

« Mon cher Luigi,
Viens chez moi ce soir, il est urgent que nous parlions.

Angela »


Cela était assez bref mais suffisant pour le jeune homme de savoir que quelque chose n'allait pas. Il avait entendu des histoires sur un jeune homme trop entreprenant envers la Borromée, des menaces de retourner sur les îles, terre familiales, mais il voulait voir de lui-même. Le voilà donc ce soir même sortir en douce et se balader imprudemment dans les rues de Rome à la nuit tombée. Heureusement, la demeure familiale se tenait non loin. Face au Colonna il y avait le palais des ambassadeurs de Venise et deux rues plus loin, celle des Borromée. Il monta un muret et escalada pour se rendre chez son amie. S'il n'y avait plus cet amour aussi fort dans son coeur, Luigi ne restait pas insensible à la beauté de la jeune femme. Elle était là, les yeux noyés de larmes. Elle se jeta à son cou et pleura à chaudes larmes.

« … Je pars au couvent … demain. »

Luigi resta interdit. Ne serait-ce pas aller trop loin ? Certes, la jeune femme était belle et on lui tournait autour mais la beauté n'est pas un crime ! Il la serra dans ses bras, silencieux.

« Ils ont décidé de me garder enfermer jusqu'à mon mariage. »
« Et si moi, je te demandais en mariage ? »


Sa phrase était sortie toute seule de sa bouche, il n'avait pas eu le temps de réfléchir. Angela releva la tête. Ses grands yeux innocents traduisirent sa surprise.

« Es tu fou ? Mon père ne voudra jamais, il l'a répété maintes fois. Si j'épouse un Colonna, ce serait …  »
« Lorenzo, je le sais. »
« Qui sait à qui on me mariera, quand je sortirais. Luigi, t'ai-je déjà demandé quoi que ce soit ? »
« Jamais. »
« Alors ce soir, je te demande le plus grand des services. »


Et elle l'embrassa. Il était hors de question que sa première fois serait avec un mari inconnu, peut être un vieux ou un être malsain. Luigi était tout désigné. Alors qu'il passa ses bras autour de sa taille, une partie de la nuit les retiendra ensemble …

30 mai 1656

« Mais tu sais, ta sainte Angela au couvent, elle a goûté au fruit défendu dans mes draps, Colonna. »
« C'est faux ! Présente tes excuses Barberini, infâme chien ! »
« Des tes rêves, finocchio. »


Michele Barberini ne vit pas le poing de Luigi s'écraser contre sa figure d'une rare violence. Luigi Colonna et Michele Barberini se détestaient plus que quiconque et si le deuxième avait souvent dominé le premier, Luigi avait décidé de répliquer. Fini l'enfant sage, son sang romain bouillonnait dans ses veines et, peu importe le danger pour sa santé, il avait la ferme intention de mettre une raclée à son ennemi. Enchaînant les coups, il ne put éviter celui qui cogna sa mâchoire et il se jeta contre Michele pour le faire tomber sur le sol. A ce moment là, son père et son oncle vinrent les séparer.

« On ne peut pas vous laisser seuls deux minutes. » Lança le père Colonna
« Il a commencé ! Cet homme est un traître doublé de menteur ! »
« Suffit, Luigi ! Girolamo a fait une proposition que je peux pas refuser. Va préparer tes malles, tu pars ce soir pour le Saint-Siège avec ton oncle ! »


Girolamo, tenant le bras de Barberini avait un petit sourire sur les lèvres. Enfin, il arrivait à ses fins avec son neveu et l'emmenait au Palais du Vatican. Officiellement, il sera son secrétaire particulier. Officieusement …

9 novembre 1657

Le Saint-Siège, qui n'avait de saint que son nom. Ici, les coups bas étaient monnaie courante autant que les menaces ou les coups de couteau. Un monde sans pitié où l'on prenait Dieu en guise d'excuse. Depuis qu'il se trouvait en ces lieux. Luigi avait bien changé. L'innocence insouciante avait fait place à un esprit aiguisé, un goût pour les recoins cachés pour espionner et il avait appris à crocheter des serrures pour subtiliser des lettres. Voilà pourquoi Girolamo Colonna, cardinal, avait demandé à son frère de l'emmener ici. S'il était son secrétaire particulier, Luigi était avant tout un espion. Le garçon savait se montrer effacé, discret si les gens pensaient être seuls, ils ne l'étaient jamais vraiment. Tous les secrétaires, ou presque, espionnent pour leur supérieur. Il fallait donc aussi savoir se les mettre en poche, lier des amitiés, qu'elles soient vraies ou non, et rester toujours sur ses gardes. Et Vatican, palais aussi du vice sous le regard de Saint Pierre. Les hommes d'église sont les plus friands de demoiselles, les plus salaces, et même sadiques parfois. Luigi, quant à lui, avait mis le grappin sur Flavio Chigi, évêque et surtout un garçon des plus charmants. Mais il fallait savoir ruser pour ne pas se montrer. Derrière une colonne de marbre, ce n'était pas l'endroit idéal et même en murmurant, on pouvait entendre et les surprendre.

« As tu perdu la raison ? On pourrait nous voir ici. »
« Tu ne prends jamais de risques Colonna … Viens, suis moi. »


Et voilà la découverte d'une porte secrète derrière une statue. Luigi suivit son amant depuis plusieurs mois déjà. Et dans une des nombreuses chambres secrètes, ils pouvaient s'adonner à leur passion. Moment trop court à son goût, tous deux avaient des obligations et chacun prit des chemins différents pour retrouver leur quotidien comme si de rien n'était. Ou presque. Le cardinal Colonna n'était pas dupe, il avait déjà surpris son neveu dans les bras du Chigi et s'il n'avait rien dit auparavant, il se devait de lui faire une remontrance.

« Où étais tu ? Encore avec Chigi ?
« Quoi ? Mais je … »
« Ne me mens pas, Luigi ! Tu sais bien que je te laisse entière liberté … Mais avoir pour amant le neveu de notre Pape ! Tu cours droit à la catastrophe! »
« Même si je disais que les Chigi enquêtent aussi sur les Barberini ? »
« Quoi ? »


Luigi sortit une lettre cachetée de sa veste, faisant un signe de croix en espérant que Flavio ne devine pas que son amant lui a volé la lettre. Voler l'exacte mission de Luigi : faire tomber les ennemis de la famille, les Barberini. La rumeur voulait qu'un complot voulant la mort de certains cardinaux, voire du Pape lui-même se tramerait. Les Barberini n'ayant pas digéré qu'un Chigi soit sur le trône papale, que le premier chancelier du Pape ne soit pas de leur famille, voudrait éliminer quelques ennemis pour des partisans. Cette lettre, issue d'un homme d'église italien, allait dans ce sens. Si le nom des traîtres n'était pas mentionné, la description ne faisait aucun doute. Si le Cardinal réprima un sourire, Luigi, lui, en fit un large qui ne laissait pas de doute sur sa fierté.

14 mars 1659

Il n'était pas bon de chercher des poux à Luigi ces derniers jours et une personne allait en faire les frais. Quelques semaines auparavant, son oncle lui avait donné un poignard pour ''au cas ou''. Tout d'abord réticent, le jeune homme avait finalement cédé à son oncle pour le prendre avec lui, en le cachant. Puis il y eu cette nouvelle la semaine dernière. Orphelin d'un père, Luigi avait délaissé sa mission au Vatican pour assister aux funérailles de ce paternel qu'il n'avait que peu connu. Pourtant, il n'avait pas pu s'empêcher de se sentir mal. Le voilà sans père, sans tante, il avait perdu quelques cousins et amis. Lui qui était destiné à mourir jeune, le voilà qu'il les enterrait tous. Ses crises avaient repris, tous ces morts autour de lui l'angoissait, le voilà à nouveau fatigué, enclin à d'atroces migraines et de troubles du sommeil. Pourtant, il continua ses missions, mais dans Rome même, même si sa mère l'avait obligé à rester au palazzo Colonna. Mais sa santé s'empirait et sa mauvaise humeur ne faisait que s'accroitre au fil de ses sorties. Lorsqu'il voulut s'enfuir, il retomba mal et se foula un poignet, qui mit des mois à guérir. Suite à cet incident, las de sa maladie, en colère contre lui-même, Colonna avait décidé d'employer d'autres méthodes. Comme en ce 14 mars …

Dans la bibliothèque pontificale, de drôles de bruits s'y entendaient. Un homme frappait tandis qu'un autre suppliait d'arrêter. Soudain, l'un des deux hommes se retrouva contre une étagère, le couteau sous la gorge. De l'autre côté de la lame, Luigi menaçait l'un des bibliothécaire pontifical.

« Qu'as tu entendu exactement ? Réponds !! »
« Me faites pas de mal … J'ai … j'ai entendu deux hommes. Ils se sont donnés rendez vous derrière la village Borghese. Mais je n'ai pas vu leur visage, je le jure ! »


Luigi montrait parfois son côté sanguin et cela pouvait s'avérer assez violent. Caché sous une capuche, le bibliothécaire ne pouvait voir son visage mais vit une goutte de sang tomber au sol. Et revoilà Luigi à saigner du nez …

28 octobre 1659

Rome était un vrai coupe-gorge. Un soir, il dut courir pour échapper à un homme le poursuivant dans les ruelles romaines. Il ne savait pas vraiment pourquoi – bien qu'il devinait les commanditaires – et tentait de lui échapper. Le spadassin venait de le blesser au flanc, ses vêtements se tâchèrent de sang trop vite, Luigi devait puiser dans ses réserves, tellement dans la lutte pour sa survie qu'il en perdit une lettre importante sans le voir. Sentant ses forces faiblir, il était entré dans une taverne et prononça avec beaucoup de mal « Prévenir … évêque … Chigi. » et il s'était effondré sur le sol.
Lorsqu'il reprit connaissance, il entendait deux voix au-dessus de lui, familières.

« Je vous répète, cardinal, que je ne sais pas pourquoi il a donné mon nom plutôt que le votre. »
« Oh si, vous le savez, Chigi. Vous et mon neveu entretenez une relation immorale depuis trop longtemps. »
« Comme si nous étions les seuls en ces murs ! Je sais beaucoup de choses, trop peut être aux yeux de certains. Je sais vos manigances pour faire tomber Barberini et comment vous utiliser votre cher Luigi. »
« Je ne l'utilise pas ! Et vous aussi vous voulez vous débarrasser de cette famille. »
« Pour une raison différente de la votre, pas seulement pour une vendetta familiale mais pour protéger mon oncle, notre Saint-Père. Il … Oh Luigi ! »


Luigi avait ouvert les yeux doucement. L'évêque eut des gestes trop tendres devant Girolamo qui soupirait de soulagement.

« Je l'ai perdue … »
« Mais vous êtes en vie. Je vous avais dit que vous faire sortir dans Rome la nuit était une mauvaise idée mais vous ne voulez JAMAIS me croire. »
« Peut être que vous devriez vous éloigner d'ici, Luigi. Ce n'est pas la première fois que vous manquez de mourir et vous êtes si fatigué. »
« Laissez nous, Chigi. J'ai à parler à Luigi. »


L'évêque acquiesça, embrassa son amant sur le front et sortir. Le cardinal avait un visage grave.

« Il a raison. Tu dois quitter Rome. J'ai réuni beaucoup de preuves grâce à toi mais je ne veux pas que tu perdes la vie avec cette mission. Je sais où tu pourras me servir avec cet inconnu visage. En France. Mais avant, tu retourneras à Ancône prendre des forces. »
« La France ? Qu'y ferais-je ? »


Le cardinal ne fit que sourire et sortit de la chambre. Son neveu lui serait utile ailleurs, sans savoir qu'il lui donnait un nouveau destin …

████████████████████████████

J'avais besoin de partir. Je n'ai jamais connu pire lieu de traîtrise qu'au sein de la maison papale. J'ai manqué tellement de fois de mourir que j'ai cessé de compter. J'y ai laissé ma santé mais je ne regrette pas. Ces traîtres de Barberini montaient des cabales et autres complots contre le terre entière, dont le Pape lui-même ! Et ce Michele … je le tuerais de mes mains ! Mais en quittant Rome, je m'offrais à cette nouvelle vie que je ne pensais pas si … riche en rebondissements !




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MessageSujet: Re: LUIGI__ « Mole sua stat »   21.09.11 12:37


♕ BIOGRAPHIE VERSAILLAISE ♕
CAPITOLO QUATTRO :
AMORE E PERICOLO

12 octobre 1661

Paris. Paris, cette capitale tumultueuse aux mille vies, une Rome sans danger, enfin beaucoup moins. Ici, il n'était pas Luigi Colonna mais Louis Doces, un simple jeune homme des rues. Loin des palais luxueux, le garçon vivait dans Paris comme n'importe qui. Il devait suivre le réseau des Barberini qui allait jusque là, ces gens trempaient véritablement dans tous les complots possibles et imaginables ! Il resta longtemps sous cette couverture. Son visage innocent avait attiré l'œil d'un homme qui lui faisait porter des lettres dans Paris. Mais quand l'une d'elle ne fut pas bien cachetée, la curiosité du romain le poussa à ouvrir et lire quelques lignes. Il en fut horrifié, s'il comprenait bien, la vie du Roi était en danger ! Il ne lut pas tout mais il fallait prévenir le Roi ! Seulement, pour approcher Louis XIV, il fallait laisser tomber sa couverture. Mais il ne le fit que quelques mois plus tard, il avait vu le sbire des Barberini au coin de la rue …

19 janvier 1663

En pleine nuit, Luigi n'arrivait pas à dormir. Ses troubles du sommeil le reprenait. Il menait deux missions en parallèle : pour le roi et pour son oncle. Louis XIV s'était amusé du Colonna face à la lettre qu'il lui portait. Ce n'était pas une lettre contre le Roi mais de la part d'un espion du Roi, quelle nuance ! Ce même espion qui était mort prématurément et dont le cadavre avait été retrouvé dans la Seine. Le monarque avait mis quelques semaines avant de proposer à Colonna la place d'espion, il avait pris soin de se renseigner sur le jeune homme avant. Voilà comment Luigi était entré dans le grand monde de Versailles. Mais il continuait toujours la mission pour son oncle, avec plus de difficultés puisqu'il ne pouvait aller dans Paris pour ses deux missions, il fallait choisir … Et il avait une vie à gérer ! Et quelle vie ! On ne s'ennuyait jamais ici. Luigi s'épuisait en bals, en chasses et promenades mais il était si bien dans cet endroit.
Il fut tiré de ses pensées quand quelqu'un bougea à ses côtés, un homme dont une fine lumière lunaire venait éclairer son visage. Luigi avait rencontré quelqu'un mais pas n'importe qui : Jean-Baptiste Lully en personne. S'ils restaient discrets sur leur relation, ils n'en étaient pas moins heureux. Un doux sourire vint sur les lèvres de l'espion tout en observant son amant, puis il se décida à quitter le lit, s'habiller un petit peu et passer dans le cabinet à côté pour écrire quelques missives. Tout d'abord à sa mère, qui lui envoyait des pages et des pages de lamentations pour qu'il revienne à Rome, de son oncle qui attendait des nouvelles, de quelques amis et aussi une pour un rendez vous. D'espionnage, pas galant bien sûr. Et puisqu'il n'arrivait plus à dormir, autant s'occuper.

« Mais que faites vous à écrire si tard ? »

Jean-Baptiste se tenait dans l'encadrement de la porte, Luigi ne l'avait pas entendu. Entre eux, ils parlaient italien la plupart du temps, c'était un peu leur langage à eux quand ils se retrouvaient. Le jeune Colonna leva les yeux et lui fit un large sourire.

« Allez vous coucher, je vous rejoins dans quelques minutes. »

Avec le tumulte de sa vie, Luigi avait besoin de faire quelques pauses, ne serait-ce pour ménager ce corps éternellement fatigué, qui avait du mal à tenir ce que le jeune homme le faisait endurer. Là, il était temps de se reposer. Son amant s'était déjà rendormi …

Jusqu'à 1666 …

Quelle vie ! Outre ses migraines et ses vertiges qui revenaient régulièrement le clouer au lit, Luigi ne passait pas beaucoup de temps chez lui. Il passait son temps chez son amant, dans les salons et les fêtes, puis dans Paris. Il profitait des comédies de Molière pour passer des mots à Joséphine la Grange, sa coursière. Cette jolie comédienne était une petite bulle de fraîcheur et pourtant, quelque chose de si grave au fond de ses yeux. Comme lui, elle avait un secret caché mais le jeune homme ne savait pas lequel. Peut être un jour se penchera t'il davantage sur la demoiselle. Mais avant, il devait apprendre à se battre !
S'il savait se servir d'un poignard quand il dominait la situation, Luigi perdait tout contrôle lorsqu'il était la victime, épée sous la gorge. C'est dans cette situation que le Baron de Roberval est intervenu, lui a sauvé la vie. L'homme a même accepté de lui donner quelques leçons d'escrime car, comme il l'a dit lui même « Je ne serais pas derrière votre maigre carrure pour vous sauver à chaque coin de rue. ». Ils se retrouvent régulièrement sur le terrain pour des leçons. Si Arthur a, au début levé les yeux au ciel, l'italien commence à faire de sérieux progrès et met en pratique ses leçons dans les rues de Paris, quand il faut bien se défendre.
Il avait revu son amour d'enfance. Angela Borromée était devenue Angela d'Este, duchesse de Modène. Luigi n'avait jamais mis en exécution sa demande en mariage et elle ne lui en a pas voulu. Son mari n'était ni laid, ni vieux et tous les deux formaient un charmant couple. Mais le duc ne semblait pas apprécier le Colonna. Le voyait-il comme un amant potentiel pour sa femme ? Luigi avait eu sa nuit avec Angela et, avec les années, l'amour avait laissé place à une très tendre amitié. Inséparables lorsqu'ils se voient, il n'y aura jamais rien de plus.

Quant à sa mission initiale, elle reste en suspens, son oncle vieillissait et faiblissait, lui demandait moins de missions mais Luigi continuait parfois de jeter un oeil sur les sbires Barberini. Et pour cela, il a à moitié engagé un autre comédien : Jules Morin. Sous le nom de Mariano, Luigi finançait sa débauche en échange d'informations en tout genre, particulièrement sur sa mission vaticane. Mais le comédien déborde et parle de tout ce qui se passe, qui dit quoi, qui se dispute … Bref, il est l'homme à avoir dans Paris et Luigi s'en satisfait. C'est ainsi qu'il entendit parler d'une étrange femme (Frances Cromwell mais son nom lui était inconnu). C'est ainsi qu'une nouvelle mission s'offrit à lui. Voilà que cette irlandaise, très futée, lui fait du charme et tente de le détourner de sa mission. Mieux, elle engage des sosies à travers Paris, voilà Paliano incapable de trouver une solution à cette mission. Et au milieu de tout cela, Versailles avec ses chasses, ses bals, son nid de vipères …

4 septembre 1666

« Je demande à votre Majesté de m'accorder le droit de me rendre à Rome. Mon oncle est mourrant, je ne veux point le laisser seul, il a été un second père. »
« Allez y Paliano. »


Il était parti fin juin en direction de Rome. Girolamo Colonna vivait ses dernières semaines et avait prié son neveu de venir l'assister dans ses dernières démarches. Le long voyage rendait malade Luigi mais il pouvait bien faire cela pour l'homme qui lui avait sauvé la vie.
Il passa l'été à ranger les papiers, brûler certaines lettres, toutes les preuves contre les Barberini …

« On ne peut brûler cela ! Nous avons mis tant de temps à tout rassembler ! »
« Brûle TOUT, Luigi. C'est un ordre. C'est pour ton bien. »


Ordre qu'il ne respecta pas totalement, cachant certains documents dans son pourpoint. Il ne savait pas que les Barberini avait menacé Girolamo de torturer et tuer Luigi si tout ne disparaissait pas.

Le 4 septembre 1666, Girolamo vivait ses derniers instants, son neveu à son chevet.

« Mon neveu, je sais ce qui se passe à Paris. Ta vie, tes activités, ton histoire amoureuse. Comme toujours, tu choisis les personnes qui t'attireront des ennuis. Prends garde à toi, je t'en prie. Repars à Versailles mais fais attention à toi, toujours sur tes gardes, on ne sait jamais qui l'on croise en chemin. Et surtout … ménage toi. »

Le cardinal rendit son dernier souffle. La crise de larmes et d'angoisse que fit Luigi fut terrible, il perdait un nouveau membre de sa famille. Affaibli, il devait rentrer à Versailles. Après les funérailles …

████████████████████████████

Je n'ai plus rien à Rome à mes yeux. Ma vie est à Versailles, où j'y retourne le cœur lourd. J'ai un roi à protéger, un amant à aimer et des gens à surveiller. Qui sait combien de temps cela durera. Qui sait si je ne suis pas le prochain sur la liste …



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MessageSujet: Re: LUIGI__ « Mole sua stat »   21.09.11 13:52

Je pense avoir fini Very Happy

J'ai un peu bâclé la fin, si vous voulez que je modifie y a aucun soucis mais j'avais tellement d'idées que j'arrivais pu à canaliser tout ça Razz

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MessageSujet: Re: LUIGI__ « Mole sua stat »   21.09.11 19:48

TU ES VALIDE !
BIENVENUE A VERSAILLES

Je comprends ton "bâclage", on a galéré tous les deux avec cette foutue fiche. Mais l'histoire est vraiment chouette, tu as mis tous tes liens, je peux pas t'interdire le passage. Quelle idée de le foutre aussi malade, n'empêche PTDR Il va manquer de mourir à chaque RP Razz
Oh et la scène de sa première fois, je croyais pas que tu l'aurais mise, c'est trop drôle PTDR Même là, il manque de crever ... Super, après des espions débauchés, fous, qui matent les mousquetaires, voilà l'espion malade PTDR Enfin, tu connais le chemin mais tu peux aller maintenant demander un logement, un rang, des liens ... Et jouer cheers
PENSE PAS BÊTE ; Qui est qui ? Petit topo des personnages sur le forum.Fiches de liensFiche de rpsDemandes de rangs et de logementsProposer un scénario.


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Joyeux Anniversaire mon Prince <3


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MessageSujet: Re: LUIGI__ « Mole sua stat »   21.09.11 20:18

*arrive timidement* et maintenant je peux souhaiter la bienvenue à mon Luigi...? Et je peux récupérer mon archet? Razz

Et Monsieur est passé avant DONC je PEUX dire bienvenue à mon romain, nah!

Donc... Bienvenue =D tu connais le chemin, hein... ** Heuuu
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MessageSujet: Re: LUIGI__ « Mole sua stat »   21.09.11 20:26

Love, love, love. Groupie #1, présente! Après un Chace torturé, tu nous offres un sublime Lauridsen malade. Je ne peux que t'adorer <3

Et je suis d'accord avec Steph, avec chaque nouvelle addition, les espions ne font qu'être plus bras cassé XD mais quelle belle addition cette fois. J'ai réellement adoré ta fiche!

Et je réserve un lien avec mon futur DC =) Bienvenuuuuue!
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MessageSujet: Re: LUIGI__ « Mole sua stat »   21.09.11 21:59

Jean Baptiste Lully a écrit:
*arrive timidement* et maintenant je peux souhaiter la bienvenue à mon Luigi...? Et je peux récupérer mon archet? Razz

Tiens ton archet Razz
Voilà, tu l'as ton Luigi, prends en soin, il est fragile ... fais gaffe que des gens le mutilent pas PTDR

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MessageSujet: Re: LUIGI__ « Mole sua stat »   21.09.11 22:22

Merci Steph cheers De me valider et pour ton aide, j'ai jamais autant galéré pour une fiche, mais ça a l'air de valoir le coup Very Happy

Mon Lulli ** J'espère que tu vas me protéger de Francesco, j'ai encore en souvenir les idées horribles ...
(dire que c'est ces idées qui m'ont donné envie de ce perso XD)

Mais mon pauvre Luigi, c'est pas un bras cassé, c'est pas de sa faute s'il est malade Triste

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