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 Attrape moi si tu peux/Fais moi chanter si tu veux [Cédric/Hortense]

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MessageSujet: Attrape moi si tu peux/Fais moi chanter si tu veux [Cédric/Hortense]   Attrape moi si tu peux/Fais moi chanter si tu veux [Cédric/Hortense] Icon_minitime17.09.11 0:15

Attrape moi si tu peux/Fais moi chanter si tu veux [Cédric/Hortense] Pwalker20 Attrape moi si tu peux/Fais moi chanter si tu veux [Cédric/Hortense] Th_joeyg8 Attrape moi si tu peux/Fais moi chanter si tu veux [Cédric/Hortense] 001ep90h
« Sois proche de tes amis,
et encore plus proche de tes ennemis. »

Guillaume soupirait tandis qu'il se préparait pour sortir. Cela l'exaspérait de sortir ce soir, il avait d'autres chats à fouetter ! Mais il s'était résigné à contre-cœur de demander au Roi la permission de se retirer. Louis XIV était au courant de ce que son espion allait faire. Il ne s'agissait pas de courir les filles et d'en ramener l'une d'elle dans son lit, non. Bien que tout le monde allait penser cela. Ce serait bien plus divertissant que courir Versailles pour jouer à l'espion. Et pour cela, il fallait les habits adéquats. Adieux pourpoints scintillants et beaux bijoux, bonjour habits sombres et trop simples, grandes bottes et long manteau à capuche pour passer inaperçu. Si cela était une bonne corvée, ce soir était presque un supplice. Et sa nervosité était évacuée sur Arthur, son vieux valet.

« Mais vous êtes lent ce soir ! Où il est, ce manteau ? »
« Il vient, il vient ! Mais que vous arrive t'il pour être si nerveux ? »
« Cette ombre insaisissable … Ne pas l'attraper m'horripile au plus haut point ! »

Depuis de nombreux mois, le voilà pourchassant une personne sans savoir qui cela pouvait bien être. Un espion sans aucun doute, mais pas du côté du Roi ! Mais impossible de savoir de qui il peut bien s'agir. Guillaume prenait différentes identités dans Paris et la ville de Versailles pour ne pas être reconnu. Plusieurs fois, il avait vu cette personne sans réelle visage mais toujours cette silhouette, cette attitude … Du Perche l'avait suivi, avait essayé d'en savoir plus sur cette personne. C'était sans savoir que c'était réciproque. Et voilà comment tous deux ont passé des nuits entière à jouer – si on peut appeler cela un jeu – à Attrape moi si tu peux. Sans jamais se retrouver face à face plus de quelques micro-secondes. Impossible, l'autre était un couard, et il était souvent armé, dangereux. Bref, il ne faisait pas bond de lui faire face. Mais il fallait que cela cesse, par ordre du Roi ! Le grand monarque voulait connaître l'identité de cet homme et savoir pour qui il travaillait. Guillaume aussi voulait le savoir, en avait marre d'enchaîner les échecs sur cette mission qui n'était pourtant pas compliqué, du moins sur le papier. En réalité, cela était beaucoup (trop ?) compliqué.

Une fois le manteau enfilé, Guillaume sortit discrètement par les jardins du Trianon après avoir écouté les recommandations d'usage de son valet qui le protégeait comme un fils. Et voilà, dans la nuit noire, l'espion sortir de l'enceinte royale, escalader les grillages et partir dans la ville de Versailles. Il y avait peu de chances que les deux se retrouvent là, leurs rencontres avaient davantage lieu à Paris mais sait-on jamais … Au pire, il pourrait glaner quelques informations. Il savait que son contact favori, Bonaventura, se trouvait dans les parages. Contre de l'argent et une partie de cartes, le bohémien lui racontait ce qu'il savait et pouvait guider l'espion dans sa course à l'ombre. Voilà, il se trouvait à la taverne, il était en pleine négociation avec un borgne, l'air peu aimable. Mais pas assez méchant pour faire reculer un Du Perche déterminé.

« Oh, Monseigneur vient dans mon palais versaillais me saluer, je suis enchanté » lança Arturo en exécutant une révérence exagérée.

Le borgne grogna et s'éloigna tandis que Guillaume s'assit face à son contact, l'air sérieux.

« Alors ton Altesse, tu fais la tronche ? Tu as la mise ? »

Guillaume lança une bourse pleine d'écus, celle-ci servait à acheter le bohémien, la seconde servait de mise pour jouer avec lui. Arturo sortit le jeu de cartes et se mit à distribuer.

« Je cherche un homme … »
« Tu vires de bord ? »
« Tais toi. Un type louche qui se promène dans les rues de Paris et Versailles déguisé, avec de multiples identités, un peu … »
« Un peu comme toi ? »
« Tu as fini de me couper ? … Un peu comme moi mais en plus menaçant. Je mise 20 écus. »

Il lança ses pièces sur la table et Bonaventura renchérit. Ils commencèrent à jouer en silence, Du Perche savait que l'autre n'en faisait qu'à sa tête.

« Tu sais ton Altesse, il y en a pleins de types louches dans Paris. Pas louche genre moi ou le Borgne. Des gens malsains, tu sens qu'ils cherchent quelque chose, qu'ils ont un secret. Mais je peux demander, tout le monde se connaît dans mon monde. »

Ils jouèrent en continuant de discuter, Guillaume ne démordait pas de son envie de retrouver cet homme sans savoir ni son nom ni son visage. Finissant une partie qu'il venait de perdre, l'espion jeta un coup d'œil par la fenêtre et une ombre longeant le mur d'en face l'interpella, il se leva à toute allure.

« Il est dehors! »

Guillaume se leva de sa chaise, abandonna son compagnon de jeu incrédule, et s'élança en dehors de la taverne pour poursuivre cette ombre mystérieuse qu'il traquait. Et là, quoi qu'il se passe, Guillaume ne le laisserait pas fuir. Lui aussi était armé et pouvait se montrer dangereux. Au dehors, il chercha sa cible et la vit tourner le coin d'une rue. D'un pas pressé, Guillaume fit son entrée dans la rue. L'homme était là, semblait attendre devant une porte. Il aurait bien voulu arriver discrètement mais l'homme tourna la tête vers l'espion. Il était repéré, il ne restait plus qu'à l'attraper. L'ombre se mit à fuir.

« Hé vous ! Arrêtez vous ! » Cria Guillaume en se lançant à sa poursuite !

Et revoilà une nouvelle course-poursuite dans les rues de la ville. Cette fois-çi, il n'abandonnerait, il devait découvrir l'identité de cet homme. Son manteau volait sous le vent de sa course et ses yeux azurs ne perdaient pas des yeux ce fantôme sans nom. Il l'aurait ce soir, il l'aurait …

[justify]


Dernière édition par Guillaume du Perche le 27.11.11 13:25, édité 1 fois
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Cédric de Portau

« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Il a servi il y a des années avant de complètement le ferme. Mais la revoir me fait redevenir ... humain ?
Côté Lit: Sans courir après les dames, il se porte à merveille !
Discours royal:



    B E L Z E B U T H
    l'associé du diable


Âge : 29 ans
Titre : Comte de Gan
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MessageSujet: Re: Attrape moi si tu peux/Fais moi chanter si tu veux [Cédric/Hortense]   Attrape moi si tu peux/Fais moi chanter si tu veux [Cédric/Hortense] Icon_minitime25.09.11 16:28

Une soirée comme les autres. Bien loin de la Cour, des soirées appartements à Versailles, des grandes robes et des bons mots, il y avait dans la ville, un parfum de complots et d'ombres. De grandes ombres noires, des silhouettes capuchonnées, discrètes, presque invisibles, indétectables si on n'y faisait pas attention. Certains badauds penseraient à un mirage tant ces personnes se déplacent avec discrétion et dans l'ombre, au cœur des petites rues de la ville de Versailles, à quelques mètres du château. C'est dans cette atmosphère que se déplaçait Portau, dans son grand manteau noir, capuche cachant presque tout son visage. Il laissait à Longueville et l'imbécile de Contarini de parader à la Cour, lui préférait la ville de nuit, il s'y trouvait plus à son aise. Enfin, presque. Si seulement, il pouvait saisir cette autre ombre.
Voilà des semaines que Cédric se voyait suivi puis poursuivi par un autre homme dans les mêmes habits que les siens. Des fois, c'était l'homme de la Main de l'Ombre qui poursuivait l'autre, jamais il ne s'était attrapé, à peine s'était-il battu à lames égales. Savoir qu'il avait quelqu'un sur le dos l'horripilait, Cédric avait l'impression d'être traqué. Il avait tout d'abord pensé à Philippe d'Artagnan, ce scélérat qui le suivait pour savoir ce que son faux ami pouvait manigancer contre lui. Mais non, l'homme était plus grand et plus carré. Il était un inconnu, du moins Portau le pensait. Dans cette nuit versaillaise, il se rendait chez un bourgeois, un domestique avait entendu des choses à propos d'hommes du Roi. Cela était bien vague mais cela méritait toujours d'y jeter un œil, prêter une oreille. Il fallait avouer que les espions se cachaient bien, peu se trahissait. Cédric avait quelques noms en tête mais n'avait aucune preuve : Comborn, Vivonne, Du Perche … Quoiqu'il retira vite ce dernier de la liste. Il était un imbécile, ne pensant qu'à son propre plaisir, pas le profil d'un espion. Les deux hommes auraient pu s'entendre : de petite noblesse, dans la même tranche d'âge, ils avaient de nombreux points communs. Mais non, Guillaume n'arrivait pas à encaisser le visage de Portau qui le lui rendait bien. Ils s'évitaient au possible, bien que cela ne soit pas toujours évident dans Versailles car, parfois, les plus grands espaces étaient ceux où l'on rencontrait le plus ceux qu'on aimait le moins.

Mais il n'était pas question de traquer un ennemi, un espion du Roi ce soir, juste glaner quelques informations. Alors Portau longeait les murs, ne montrait guère son visage et ne regardait personne, juste le chemin devant soi. Il n'y avait rien de plus suspect que de regarder à droite et à gauche à tout bout de champ. Voilà la rue et la porte de la maison. Regardant l'heure, Cédric était à l'heure, le domestique n'allait pas tarder à sortir. Cela ne prendrait que quelques minutes, chacun oublierait l'autre, mais sans jamais oublier les informations. Et si le domestique ne voulait pas oublier Portau, lui se chargerait de lui ôter la vie. Ou envoyer Sola, histoire que l'homme ait une dernière frousse avant de partir dans l'autre monde … Alors il attendait, dans l'ombre, quand un bruit lui fit tourner la tête. Lui ! Cet homme en noir venait encore une fois troubler ses missions. Et il avait une épée à la hanche. En bon lâche, Cédric se mit à courir. Tant pis pour les informations, il fallait sauver sa peau.

Hé vous ! Arrêtez vous !

Comme s'il allait l'écouter ! Portau n'était pas stupide, se battre avec un inconnu pouvait relever du suicide. Il pouvait être excellent épéiste ou utiliser des techniques de traître comme lui le faisait régulièrement. Alors ne pas tenter le diable et fuir le plus vite possible. L'autre était bien sûr à ses trousses. Voilà une énième course-poursuite dans les ruelles sombres entre deux ombres. Cédric connaissait les lieux comme sa poche donc pourrait semer son poursuivant.
Et si … s'il l'attrapait ?
Cédric eut une sale idée en tête et tourna dans une sombre ruelle avant de se cacher dans une impasse. L'ombre courut, sans avoir vu Portau se cacher. Ce dernier se saisit d'une planche de bois et au moment où l'autre passait, lui asséna un violent coup dans dans le ventre. L'ombre fut déstabilisée et tomba sur le sol. Sans demander son reste, Cédric immobilisa son adversaire sur le sol et lui donna un coup de poing en plein visage avant de lui relever la capuche.

Vous ?! Moi qui vous croyait trop stupide !

Il ne s'attendait pas à voir le visage de Du Perche sous cette capuche. Ainsi donc, son ennemi de Cour était aussi celui des rues. Qui l'aurait cru ? Cédric pointa un poignard au niveau de la gorge de Guillaume. Il voulait savoir pour qui travaillait ce sale type.

Pourquoi me suivez vous ?

Lui était toujours un inconnu aux yeux de Du Perche, mais peut être pas pour longtemps …


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« Tuer. Créer une vacance sans nommer un successeur. »

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MessageSujet: Re: Attrape moi si tu peux/Fais moi chanter si tu veux [Cédric/Hortense]   Attrape moi si tu peux/Fais moi chanter si tu veux [Cédric/Hortense] Icon_minitime24.10.11 19:24

Bien sûr, l'autre s'enfuyait ! Guillaume se mit à poursuivre l'homme sans visage dans les rues de Versailles. Heureusement Du Perche connaissait bien la ville, à force de s'y rendre de nuit pour le compte du Roi. Oui, être espion se faisait rarement en plein jour, cela n'était pas des plus discret. Alors le voilà à courir, cape au vent et silhouette devant lui. Le bougre courait drôlement vite ! Et malgré son statut de courtisan, Guillaume était un sportif. Il se dépensait au jeu de Paume, à la chasse, à cheval … Bref, il bougeait assez régulièrement pour ne pas s'empâter comme certains. Alors il courait vite et avec aisance, sans s’essouffler trop vite. Guillaume allait à toute vitesse, visage fermé, yeux azurs rivés sur l'homme devant lui, comme une cible à abattre.

L'espace d'un instant, la silhouette avait disparu, il avait du tourner dans cette rue alors Guillaume ne ralentit pas sa course, prêt à tourner. Ce qu'il ne vit pas arriver, c'était la planche de bois entrant en contact avec son ventre. Stoppé dans son élan par la violence du coup, Du Perche en eut le souffle coupé et tomba au sol. Mais à peine eut-il le temps de pousser un gémissement de douleur que l'inconnu se jeta sur lui, l'empêcha de se relever et lui décocha un coup de poing aussi violent que le coup de planche. Et voilà que l'autre lui enleva sa capuche, Guillaume était à présent démasqué.

Vous ?! Moi qui vous croyait trop stupide !
Je vous retourne le compliment, inconnu.

Mais son humour déchanta vite lorsque l'autre sortit un poignard pour le placer sous sa gorge. Le voilà condamné à être une victime, face à une personne dont il ne connaissait ni le nom ni le visage, si ce n'était que l'autre ne semblait pas l'aimer.

Pourquoi me suivez vous ?
Votre silhouette m'attire irrémédiablement.

Non, décidément, il ne pouvait pas s'empêcher de se moquer, il était un éternel effronté, il ne pouvait pas ne pas jouer avec l'inconnu, malgré le ton menaçant de celui-ci. Mais il ne comptait pas se laisser faire. Sa main rencontra enfin la planche de bois et frappa violemment à l'arrière de la tête de son ennemi qui lâcha son arme et se concentrait plus sur sa douleur que sur Guillaume. L'espion profita pour pousser l'ombre, se relever tout en saisissant le poignard et plaquer l'autre contre un mur de pierre. Il ouvrit ses yeux bleus, surpris de voir Portau face à lui après lui avoir arraché cette capuche.

Vous ! Je comprends mieux votre remarque sur ma soit disant stupidité ! Sale traître!

Et à son tour, il lui décocha un magnifique coup de poing bien placé qui donnerait à Cédric un sublime coquard à coup sûr ! Guillaume n'appréciait pas du tout le comte de Gan à la Cour et avait raison de se fier à son instinct. Il ne travaillait pas pour le Roi, il en était certain. Alors il était forcément du camp adverse. Lequel, il n'en savait rien mais au moins Du Perche avait le visage d'un ennemi face à lui.

Les deux hommes se battirent comme des forcenés dans cette ruelle. Guillaume avait lâché la petite lame dans la combat mais pouvait se battre à main nue, cela ne lui faisait pas peur. Et on ne peut pas dire qu'il se laissait faire ! Les coups pleuvaient sur Portau, sur sa mâchoire, son nez, ses pommettes, des coups dans l'estomac aussi. Sans oublier les bousculades, à l'envoyer contre le mur. Sauf que l'autre faisait de même et l'espion se mit à saigner du nez, s'essuyant juste machinalement du revers de la manche, esquiver un coup avant de le saisir par le col et le jeter contre une colonne.

Pour qui travaillez vous, espèce de chien galeux ? Vous n'êtes pas assez malin pour être chef, vous avez besoin d'un chef qui vous tend une carotte ! 

Les deux ne pouvaient pas se voir et leur relation serait davantage tendue maintenant que chacun savait que l'autre était un espion. Mais Guillaume ne s'arrêtait pas là, il avait bien l'intention de jeter ce scélérat en prison, il demanderait au Roi de le conduire lui-même à la Bastille, avec le sourire en prime ! Il était hors de question qu'un traître soit en liberté, qu'il puisse déambuler dans Versailles le plus naturellement du monde. Et il fallait qu'il agisse en premier, sa tête allait être mise à prix de l'autre côté.

Je vais vous dénoncer, j'assisterais à votre exécution et la dernière chose que vous verrez, ce sera mon sourire triomphant. Il en est fini de vous, Portau.


[HJ : désolé de l'attente, on va pouvoir avancer !]
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Cédric de Portau

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MessageSujet: Re: Attrape moi si tu peux/Fais moi chanter si tu veux [Cédric/Hortense]   Attrape moi si tu peux/Fais moi chanter si tu veux [Cédric/Hortense] Icon_minitime30.10.11 13:03

Votre silhouette m'attire irrémédiablement.
Vous êtes décidément un bien sombre crétin.

Il avait beau l'insulter, Portau perdait l'avantage. Guillaume avait récupéré la planche de bois et tapa avec sur l'arrière de sa tête. Le choc assez violent ne suffit pas à l'assommer mais lui fit bien mal par contre. Se redressant de douleur et tandis qu'il passait sa main sur la bosse qui n'allait pas tarder à se profiler, Cédric laissa son ennemi sortir de son emprise et finit par être plaqué contre un mur, Guillaume face à lui d'un air menaçant. A la Cour, on ne voit pas le vrai visage des gens, il n'y a que des sourires hypocrites, des regards, des sous-entendus menaçants mais rien de plus. Mais jamais il n'avait vu Du Perche avec le visage aussi sérieux, les sourcils froncés et ce ton de menace dans sa voix.

Vous ! Je comprends mieux votre remarque sur ma soit disant stupidité ! Sale traître!

Il n'eut pas le temps de répliquer qu'un poing entra dans sa face ! Ah, il voulait se battre alors Cédric allait lui donner ce qu'il voulait. Une bonne bagarre entre hommes, assez violente et sans économie de coups. Il fallait retrouver la domination face à son adversaire. Guillaume savait se battre et il n'hésitait pas à redoubler de coups sur le visage de Portau, qui lui laissa une courte avance mais se ressaisit. A lui aussi de lui mettre un poing en pleine face, dont un magnifique coup dans le nez, et Du Perche se mit même à saigner. Le comte de Gan avait lui, le coin de la bouche écorchée dont un fin filet de sang coulait le long de sa mâchoire pour finir sa course sur sa chemise.
Cédric n'avait jamais apprécié son ennemi et connaître sa vraie nature le rendait davantage méprisable. Guillaume était du côté du Roi, il était un danger potentiel pour le complot. Et maintenant Portau savait véritablement pourquoi l'autre était en Guyenne au même moment que lui … Mais il n'était pas l'heure de penser, principalement d'agir.
Coups dans le visage, dans le ventre, tentative de mettre son ennemi à terre. Mais Du Perche était plus fort, ou du moins plus agile car le méchant se retrouva contre une colonne face à un ennemi menaçant.

Pour qui travaillez vous, espèce de chien galeux ? Vous n'êtes pas assez malin pour être chef, vous avez besoin d'un chef qui vous tend une carotte !
Je travaille pour votre mère.

Impertinent, il était hors de question qu'il dénonce son chef de la sorte ! L'espion était bien stupide de lui poser une pareille question.

Je vais vous dénoncer, j'assisterais à votre exécution et la dernière chose que vous verrez, ce sera mon sourire triomphant. Il en est fini de vous, Portau.
Comme si vous me faisiez peur …

Il avait une autre arme cachée et planta la lame dans la cuisse de Guillaume qui s'écroula au sol. Cédric profita de cet avantage pour se placer au-dessus de lui, lui mit le couteau sous la gorge.

Ce que je viens de vous faire n'est rien par rapport à ce qui peut vous attendre. Vous parlez rien qu'une fois de ce soir, je vous ferais souffrir. Et si votre foutue intégrité envers votre roi de pacotille vous fait culpabiliser, écoutez bien ceci : vous me dénoncez, c'est votre nièce qui en patira. Cette jeune innocente subira une mort lente et des plus douloureuses. Puis ce sera votre tour, maraud!

Puis après cette menace, Cédric se releva et repartit, laissant un Guillaume blessé dans une ruelle. L guerre entre ces deux là était commencée ...

[voilà ! Nous deux, c'est fini, je laisse la place à Hortense !]

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MessageSujet: Re: Attrape moi si tu peux/Fais moi chanter si tu veux [Cédric/Hortense]   Attrape moi si tu peux/Fais moi chanter si tu veux [Cédric/Hortense] Icon_minitime19.11.11 15:40

Hortense suivait Cédric depuis des semaines. Quoi qu'il fasse, elle était cachée non loin derrière un mur, ou assise la tête basse à observer le moindre des gestes du jeune homme... Ce qui l'ennuyait le plus, c'était qu'elle ne sache pas quoi faire pour que Cédric soit puni pour tout ce qu'il lui avait fait.

Un jour, alors qu'elle s'était assise sur le rebord d'une fontaine, Hortense entendit une conversation entre deux jeunes femmes... L'une d'entre elles parlait de sa famille, de son frère qui venait lui rendre visite dans la semaine et de ses animaux qui lui manquaient. Etrangement, cela eut sur Hortense un effet inattendu... Elles resta calme et sereine, ne pensait plus à celui qui l'avait séparé de sa famille. Elle imagina les champs qui entouraient sa demeure, ses parents dans le jardin en train d'arranger les fleurs avec le jardinier.

Hortense leva les yeux au ciel, le temps était clément et le fait de penser au passé, les larmes lui vinrent alors. Elle pourrait y retourner et annoncer à sa mère qu'elle était en vie, enlacer son père tendrement et sentir sa main dans ses cheveux comme lorsqu'elle était enfant. Elle pourrait courir vers son frère et lui sauter dans les bras, avant de faire la course pour rentrer dans leur cuisine et manger une tarte préparée par Louisa, la cuisinière... Mais tout ceci n'était pas encore possible, à cause d'un homme qui lui avait promis l'amour...

Comment avoir confiance en quelqu'un après tout ça...

La soirée tombait vite à cette période de l'année, et Hortense prit la direction de la maison où elle vivait. Elle pressa le pas, car la nuit tombante n'était pas des plus rassurantes, même pour elle. Les ruelles sombres étaient gorgées de fous et une jeune femme seule donnait souvent de très mauvaises idées à des hommes peu scrupuleux. Alors qu'elle s'apprêtait à passer un croisement de rue, elle entendit des bruits de pas cadencés, comme une course poursuite qui arrivait vers elle. Elle tourna la tête à gauche et vit arriver dans la pénombre deux hommes courant à vive allure, elle les perdit de vue et bien qu'intriguée par cette affaire, elle continua son chemin.

Tout était calme et à quelques rues de chez elle, dans une autre ruelle, elle entendit des bruits sourds. À pas de velours, elle se hâta vers le fameux bruit, qui s'amplifiait à chacun de ses pas... Au loin, elle reconnu les deux hommes qui se courraient après juste avant. Elle resta silencieuse, au coin de la rue, et observa la scène qui ne semblait pas être une simple bagarre d'hommes ayant trop bu. Elle tendit l'oreille pour mieux comprendre l'affaire, et tout se précipita...

" Il est est fini de vous, Portau..."

Hortense ouvrit de grands yeux, et savait qu'elle avait devant elle celui qu'elle voudrait tuer... De tout son être, elle savait qu'elle aurait voulu qu'il disparaisse et qu'il souffre... Et en moins de temps qu'elle ne puisse faire ou penser quelque chose, Portau s'enfuit, et laissa au sol l'homme qu'il avait agressé. La jeune femme accourue vers ce dernier, elle s'agenouilla et posa sa main sur la jambe ensanglantée de l'homme. Son visage montrait qu'il souffrait. Hortense pris un mouchoir qu'elle avait en poche et essuya le visage du pauvre malheureux que Portau avait encore agressé...

Elle l'aida à s'asseoir, et lui prit le bras...

"Monsieur, que vous a-t-il fait? Que vous voulez cet homme?"

Hortense ne le connaissait pas et voulait rester discrète avant de parler... Après tout, peut-être était-ce un piège et que Cédric ressortirait le bout de son nez pour attraper Hortense et la tuer pour de bon. La paranoïa avait envahit la demoiselle, mais cet homme au sol avait besoin d'elle, et c'était pour le moment, la seule chose a penser...
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MessageSujet: Re: Attrape moi si tu peux/Fais moi chanter si tu veux [Cédric/Hortense]   Attrape moi si tu peux/Fais moi chanter si tu veux [Cédric/Hortense] Icon_minitime27.11.11 13:01

Comme si vous me faisiez peur …
Pourtant, vous … AAAH !

Guillaume dut arrêter sa phrase, une violente douleur le saisit à sa cuisse. Cédric y avait planté une lame dans sa cuisse droite, comme tout traître qu'il était. Cela faisait si mal que l'espion lâcha son ennemi et se laissa tomber sur le sol, le visage grimaçant sous le mal physique qui le rongeait à ce moment précis. S'il avait pu, il aurait hurlé de toutes ses forces mais il ne fallait pas alerter l'entourage. Rester discret, une qualité essentielle pour un espion et donc se montrer dans cet état à la face du monde était totalement impossible. Sans force et moyen de se défendre, Portau pourrait l'achever sans sourciller mais non, il se mit au-dessus de lui et ne fit que le menacer. Et quelle menace !

Ce que je viens de vous faire n'est rien par rapport à ce qui peut vous attendre. Vous parlez rien qu'une fois de ce soir, je vous ferais souffrir. Et si votre foutue intégrité envers votre roi de pacotille vous fait culpabiliser, écoutez bien ceci : vous me dénoncez, c'est votre nièce qui en pâtira. Cette jeune innocente subira une mort lente et des plus douloureuses. Puis ce sera votre tour, maraud!
Vous n'êtes qu'un chien !

Il redressa légèrement le haut du corps pour cracher sur Cédric, seule signe de rébellion qu'il put faire avant de se rallonger, tenant sa cuisse meurtrie entre ses mains. Le traître partit sans un mot de plus, Guillaume tenta de le suivre du regard mais il tourna au coin et disparut dans la nuit. Après cette bagarre et cette menace, une guerre sous cape naissait véritablement. Et si Du Perche ne pouvait pas le dénoncer comme il devrait faire, il fallait juste trouver le moyen de le faire chanter à son tour, un point faible à cet homme qui devait cumuler les casseroles, les cadavres aussi. L'espion ne pouvait laisser une épée de Damoclès sur la tête de la jolie Eugénie, sa nièce adorée. Il avait juré de la protéger du danger de Versailles, elle était un peu comme sa fille, sa sœur, la prunelle de ses yeux et il était hors de question qu'elle paye les pots cassés de son oncle. Mais la douleur prit la possession de sa tête, de ses pensées, tout son corps souffrait en cet instant. Il essaya de s'asseoir mais ne le pouvait pas, il avait besoin d'aide.

La Providence, clémente envers ce sacré pêcheur, fit venir à lui une demoiselle brune qu'il ne connaissait absolument pas. Il ne la regarda pas vraiment au départ, puis sentit sa main sur la blessure. Rien que l'effleurement le fit grimacer davantage. En bonne âme, elle essuya le visage suant de Guillaume et l'aida se redresser, du moins à s'asseoir. Du Perche appuya son dos contre le mur de la maison derrière lui et put dévisager la jeune femme. Elle avait un visage doux, le temps pâle et semblait réellement s'enquérir de la santé de l'espion.

Monsieur, que vous a-t-il fait? Que vous voulait cet homme?

Il l'observa quelques longues secondes avant jeter un œil sur son pantalon où la blessure avait laissé couler du sang, créant une auréole rougeâtre sur son vêtement.

Ce gueux va me le payer … Je vais être boiteux à présent et je ne pourrais pas le poursuivre pour le tuer de mes propres mains !

Il était partagé entre la douleur et la colère. Il s'en voulait de s'être fait avoir comme un bleu, lui-même cachait plusieurs armes sur lui pour toujours avoir un recours au cas ou. Un type comme Portau en faisait autant, il savait se prémunir et avait bien usé de sa technique de traître pour avoir un instant de supériorité sur son ennemi. Guillaume savait qu'il allait devoir être convalescent quelques jours, cela lui permettrait de ressasser sa haine.
Devait-il expliquer ce qu'il s'était passé à la jeune femme ? Elle aussi semblait avoir peur, il ne savait pas de quoi. Puis, si elle pouvait le soigner, ou au moins le ramener à ses appartements, lui confier les grandes lignes ne serait pas de la trahison. Elle ne devait pas savoir qui il était !

Cet homme … veut ma mort. Il doit vouloir la mort de la terre entière avec ses méthodes d'assassin vénitien. Il a du vendre son âme au diable … Je dois le faire tomber avant qu'il s'en prenne à une pauvre innocente.

Penser qu'il pourrait utiliser Eugénie le dégoûtait, le révoltait intérieurement. Il avait vu le vrai visage de son ennemi, Portau pourrait être capable de différentes méthodes, plus viles les unes que les autres. Et savoir qu'il pourrait la torturer, aussi bien physiquement que moralement, lui donnait des envies de vomir et tout casser en même temps. Ne pas pouvoir agir le frustrait encore plus ! Lui qui détestait les médecins et leur incompétence, devrait bien se résoudre à se faire soigner sa jambe. Il savait les dangers de laisser traîner, il avait vu son oncle perdre sa jambe sous la gangrène et se balader avec une sorte de jambe de bois …

Il se tourna vers la jeune inconnue et lui prit la main. Dans ses yeux bleus, on pouvait y lire une sorte de supplication au milieu de la douleur et les milieux d'émotions diverses émanant de son esprit.

Aidez moi à panser ma plaie et me reconduire chez moi, je vous prie.

S'il savait qu'il avait en face de lui un véritable ange apportée par la providence, qu'ils avaient une personne détestée en commun, qu'Hortense allait être le moteur de sa vengeance … Quand il saura ça, l'envie d'aller brûler un cierge sera instinctive, lui qui n'allait à la messe que pour plaire au Roi …

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MessageSujet: Re: Attrape moi si tu peux/Fais moi chanter si tu veux [Cédric/Hortense]   Attrape moi si tu peux/Fais moi chanter si tu veux [Cédric/Hortense] Icon_minitime19.12.11 10:34

Le visage grimaçant du jeune homme à terre, en disait long sur son état de santé. A peine Hortense avait-elle effleuré la blessure, qu’il plissa les yeux et une moue bien significative vint trahir la douleur. A vrai dire, l’entaille était assez grande, peu profonde, heureusement, mais la blessure saignait abondamment.

Elle se souvint de ce que faisait sa mère lorsque son grand frère revenait du bois voisin, avec une blessure assez profonde. Malheureusement, pas d’alcool dans les alentours, elle devait panser la plaie, pour éviter que le sang ne coule de trop. Elle réfléchissait à ce qu’elle pouvait faire, pourtant, son esprit fut déranger lorsque des morts durs furent prononcés par l’inconnu…

« Ce gueux va me le payer … Je vais être boiteux à présent et je ne pourrais pas le poursuivre pour le tuer de mes propres mains ! »

Au moins, il n’était pas un de ses alliés ! Elle savait qu’elle pourrait lui faire confiance. Du moins, être charitable envers ce pauvre jeune homme qui avait subit les foudres de ce fou de Portau. Qui l’avait mis au Monde, pour qu’il soit si peu aimable et sans scrupules ? Il devait avoir une bien piètre image de lui-même, ou alors était-il tant stupide pour toujours en faire plus ? A vrai dire, il avait voulu la tuer, Hortense pensa que mettre un coup de lame dans la jambe de quelqu’un devait être une sorte de passe-temps, là ou d’autres cousent ou chantent…

Hortense sortie de ses pensées, pour se remettre à l’œuvre, elle tenta de calmer l’inconnu pour qu’il puisse mieux respirer. En effet, son cœur s’était emballé, et sa respiration devenait courte. Surement la colère au fond de lui, mêlée à la douleur. Comment ne pas être ainsi, après avoir subit si horrible sort ? Mais ce qui tracassait Hortense par-dessus tout, c’était pourquoi ils s’étaient battus…

Certes, Cédric n’avait visiblement pas besoin d’une grande raison pour attaquer les gens, mais le combat auquel la jeune femme avait assisté semblait avoir une raison, qui tenait à cœur au blessé qui se tenait devant elle. Cédric avait certainement dû faire beaucoup de mal, encore une fois… Avait-il détruit une famille, encore ? Elle regardait le jeune homme mal en point, il la regardait dans un silence assez pesant. Alors qu’Hortense ne cessait d’essuyer le sang qui coulait, la voix du jeune homme retentie dans la ruelle vide et sombre…

Cet homme … veut ma mort. Il doit vouloir la mort de la terre entière avec ses méthodes d'assassin vénitien. Il a du vendre son âme au diable … Je dois le faire tomber avant qu'il s'en prenne à une pauvre innocente.

Quel dessein intéressant ! Comment ne pas vouloir la mort de ce vil personnage quand on le connaissait aussi bien que tous les deux, visiblement. Hortense se redressa, posa ses deux mains sur ses genoux, et poussa un soupir qui en disait long. Il fallait faire quelque chose. Le suivre et lui faire peur n’étaient pas suffisant, c’était digne d’une farce, et concernant Portau, la plaisanterie n’était plus suffisante.

Il fallait agir, méthodiquement, et avec sagesse. Il était tellement malin et rusé, qu’on ne pouvait se jouer de lui aussi facilement… Mais Hortense n’avait pas les cartes en main, elle était une jeune femme, pas assez forte pour se battre, et qui avait déjà subit les foudres de ce fou furieux. Mais maintenant qu’elle avait à ses côtés quelqu’un qui visiblement portait autant de haine qu’elle envers Cédric, elle pouvait se permettre de voir plus loin dans sa vengeance…

« Si vous saviez à quel point je peux vous comprendre, Monsieur…»

Dans un timbre de voix en demi-teinte, Hortense ne savait pas s’il était bon de continuer sa phrase. Elle préféra s’arrêter là, s’apercevant que le jeune homme assis au sol n’avait pas vraiment relevé… Du moins, il semblait vouloir qu’on s’occupe de lui, pour reprendre plus rapidement ses projets contre Portau. Lorsqu’il prit les mains d’Hortense, elle fut parcourue par un frisson, qui lui fit presque peur… Il souffrait le martyr, elle était la seule à pouvoir l’aider. Et au delà de tout cela, il était aussi le seul à pouvoir l’aider. Elle ne demandait rien en retour, mais lorsqu’elle plongea son regard dans celui meurtri du jeune homme, elle comprit alors qu’elle pourrait trouver en lui un allié, un vrai !

« Mettez votre bras autour de mon cou, nous allons nous relever ensemble. Il va falloir que vous m’aidiez un peu, je ne saurai être assez forte pour vous redresser seule. Cependant, prenez donc appui sur le mur de la maison, et nous nous redresserons ensemble. »

Il voulait retourner chez lui, ce qui était surement la meilleure chose à faire… Bien qu’Hortense vive à deux rues d’ici, elle ne le connaissait pas et elle souhaitait conserver son lieu de vie secret… C’était tout de même bien plus prudent. Elle lui serra fort la main, et l’aida à passer son bras autour de son cou…

« Vous êtes prêt ? »

Elle prit appui, et se redressa délicatement, le jeune homme s’aida du mur, et poussa un cri de douleur lorsqu’il déplia sa jambe. Le sang coulait encore, et visiblement, il souffrait bien plus… Il devenait bien pâle, certainement la douleur qui le rendait malade. Hortense le serra fort avec son autre bras, et le tenait du mieux qu’elle puisse le faire… Il était très grand et très fort, elle assez petite et de plus en plus frêle. Mais le mental avait toujours été son point fort, et elle pourrait l’aider jusqu’à ce qu’elle n’en puisse plus…

« Où va-t-on ? Il faut éviter de trainer trop longtemps dans ces ruelles mal famées… Si Portau nous retrouve, il pourra faire d’une pierre, deux coups, et je vous promets que je préfère que nous nous liguions contre lui, pour le faire tomber, plutôt que de lui donner ce plaisir de nous abattre tous les deux en même temps ! Parole de Ragny, il ne s’en sortira pas aussi facilement… »

Elle avait tout dit. Dans un accès de rage, elle avait fait la confidence qu’elle connaissait Portau, qu’elle souhaitait s’en venger, et que son nom était Ragny… Chose qu’elle n’avait pas fait à Versailles depuis bien longtemps. Son vrai nom, peu de gens le connaissait. Sa couverture avait jusqu’ici parfaitement marché, mais dans ce cas de force majeur, elle se devait d’être tout à fait transparente envers le jeune homme qu’elle aidait. Elle leva le regard vers ce dernier…

« Allons-y. Je vous soignerai et nous avons, je pense, beaucoup de choses à nous confier, Monsieur ! »

Ils commencèrent à avancer, doucement, et la nuit allait surement être longue…
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MessageSujet: Re: Attrape moi si tu peux/Fais moi chanter si tu veux [Cédric/Hortense]   Attrape moi si tu peux/Fais moi chanter si tu veux [Cédric/Hortense] Icon_minitime04.01.12 18:46


« Si vous saviez à quel point je peux vous comprendre, Monsieur…»

S'il ne relevait pas cette phrase en cet instant, Guillaume en comprendrait tout le sens dans les prochaines minutes. Il ne savait pas encore que cette inconnue allait lui être d'une aide précieuse dans l'avenir, dans sa lutte contre Portau. Pour l'instant, Guillaume voulait juste arrêter de souffir, voulait être soigné, s'allonger et prendre un peu de repos. Deux échecs de mission à si peu d'intervalles, cela commençait à faire beaucoup. Mais dans celle-ci, il avait une piste qu'il exploiterait et reviendrait avec la tête de Portau comme trophée, tel Persée avec Méduse. Avant de repenser à tout cela, la jeune femme lui accorda son aide pour l'aider le relever, expliquant les étapes pour éviter qu'il ne souffre davantage.

« Vous êtes prêt ? »
« Pas vraiment mais ai-je le choix ? » lâcha t'il en grimaçant.

Se relever fut difficile mais la douleur déchirante se sentit lorsqu'il dut déplier sa jambe. Pourtant résistant d'habitude, du Perche ne put s'empêcher de pousser un cri tant il avait mal. Il avait l'impression qu'il y avait un braiser à la blessure et que cela descendait dans toute sa jambe. Insupportable, et la nullité des médecins pour donner des calmants n'allait rien arranger. Pourtant, par manque de choix, il devait bien marcher, rester au sol ne lui apporterait rien que de mourir par un brigand ou par le retour de Cédric. Poser le pied le rendait presque fou de douleur mais, légèrement appuyé sur la frêle constitution d'Hortense et le mur, il essayait de moduler.

« Où va-t-on ? Il faut éviter de traîner trop longtemps dans ces ruelles mal famées… Si Portau nous retrouve, il pourra faire d’une pierre, deux coups, et je vous promets que je préfère que nous nous liguions contre lui, pour le faire tomber, plutôt que de lui donner ce plaisir de nous abattre tous les deux en même temps ! Parole de Ragny, il ne s’en sortira pas aussi facilement… »
« Vous connaissez … Portau ? » Commença t'il par sortir « Mais … comment ? »

Peut être n'était il pas le bon moment pour discuter de cet assassin en pleine rue. Elle avait raison, il pourrait revenir pour achever son travail et il y aurait deux cadavres pour le prix d'un dans les rues de Versailles. Puis il se ressaisit, il devait lui indiquer son logement.

« Je vis à … Versailles. Au Trianon. »

La demoiselle semblait bien motivée malgré son mince physique comparée à la musculature de du Perche, il était bien imposant par rapport à elle. Mais il fallait bien qu'un des deux motive l'autre.

« Allons-y. Je vous soignerai et nous avons, je pense, beaucoup de choses à nous confier, Monsieur ! »
« J'en ai bien l'impression … » dit-il dans un souffle.

Il ne savait rien de cette fille, juste qu'elle semblait bien remonter contre Cédric de Portau ! Elle semblait déterminée à en découdre avec lui, la raison devait être bien grave. Avait-il tué sa famille ? Détruit sa vie ? D'où venait-elle avec Ragny comme nom ? Autant de question dans la tête de Du Perche dont il n'avait pas encore eu de réponse. Si elle le sauvait, c'était par charité chrétienne mais aussi parce qu'elle savait que Guillaume pourrait l'aider. A deux, on est toujours plus fort, cela est bien connu. Il était loin, très loin d'imaginer qui elle était, ce que Portau lui avait fait …

Les deux commencèrent à tenter l'impossible : aller jusqu'au château. Une fois aux grilles, Guillaume savait que les gardes suisse ou les mousquetaires pourraient l'emmener jusqu'à chez lui. Ils étaient plus robustes que la demoiselles et ils pourraient le porter. Mais chaque pas semblait être la pire torture du monde, toute sa jambe tremblait et la douleur lancinante lui arrachait des grimaces qui déformaient son visage, si radieux d'habitude. Ils n'avaient même pas fait un pâté de maison que déjà Guillaume s'arrêta, haletant, tout de sueur par l'effort effectué. L'arrière de la tête vint à la rencontre du mur, il ferma les yeux pour tenter de calmer la tempête causée par sa blessure, c'était un déchirement, un crève-cœur que rien ne semblait pouvoir arrêter.

« Nous n'y arriverons jamais … »

Sa respiration était irrégulière, il avait mal, la plaie était un véritable gouffre pour la souffrance et toute motivation ou envie s'était évaporée …

« N'y a t'il pas un endroit ? Une auberge ? Cela me fait un mal de chien … aaaaah. » Le gémissement fut causé quand il plia légèrement la jambe. Intolérable malheur !

Mais au-delà de tout cela, de tout ce mal qu'il traînait, son esprit ne cessait de tourner. Portau était au cœur de ses pensées. N'allez pas imaginer quoi que ce soit de malsain ! Au contraire, toutes les morts possibles et imaginables que pourrait infliger Guillaume à Portau étaient passées dans son esprit. Il repensait à la menace faite contre sa nièce et à la demoiselle de Ragny à ses côtés. Portau semait le malheur sur son passage, tel le diable ou un des quatre cavaliers de l'Apocalypse, il n'apportait rien de bon. Ses yeux azurs se rouvrirent enfin et il les posa sur la demoiselle. Il ne l'avait jamais vu auparavant …

« Mais qui êtes vous ? »

Sa voix était bien blanche, il se sentait flancher et d'ailleurs ses jambes le lâchèrent un instant et il se rattrapa à une poutre en relief par rapport au mur. A cette allure, il allait faire un malaise dans la rue. Le sang continuait de coulait, tâchant à présent le pantalon jusqu'à mi-mollet. Vite des soins …

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MessageSujet: Re: Attrape moi si tu peux/Fais moi chanter si tu veux [Cédric/Hortense]   Attrape moi si tu peux/Fais moi chanter si tu veux [Cédric/Hortense] Icon_minitime17.02.12 14:21

Hortense sentait que le jeune homme ne pouvait plus rien faire. Sa jambe saignait de plus belle, et son visage devenait bien pâle. Cela ne présageait rien de bon, et Hortense n’avait pas envie qu’un pauvre innocent ne passe pas la nuit à cause de Cédric.

Combien de personnes avait-il tué ? Pendant un moment, Hortense songea à toutes ces personnes qui côtoyaient Cédric au cours des journées à Versailles, et qu’ils ne se doutaient probablement pas de ce qu’il pouvait avoir à l’esprit. C’était un homme perverti par on ne savait quoi. Il se pensait supérieur et devait croire que personne ne pourrait le vaincre. Et pourtant, à cet instant, la jeune femme aurait probablement pu lui enfoncer un poignard dans le corps sans rien regretter.

Son visage devenait de plus en plus sérieux, son esprit tourmenté n’arrêtait pas de ressasser des choses à l’encontre de ce vilain. Et puis, le poids mort du jeune homme commençait en plus à affaiblir Hortense qui sentait ses jambes se dérober sous elle. Il vivait au Trianon, mais allez au château devenait une chose improbable, surtout dans l’état de ce jeune homme. Jusqu’ici, ils n’avaient pas parlé, comme si ce qui venait de se passer avait tout bousculé dans leurs esprits…

Lui avait parlé de Portau, mais elle ne pouvait, elle ne voulait plus en fait. Il lui avait fait vivre un calvaire incroyable depuis tout ce temps, alors pourquoi lui donner autant d’importance ?

Soudain, il s’arrêta. Il se crispa et s’agrippa au bras de la jeune femme. Son visage était encore plus pâle qu’il y a quelques instants, et visiblement, il ne pouvait plus faire un pas de plus. Son pantalon était détrempé de sang et la plaie avait du s’ouvrir un peu plus. Il tenta de plier la jambe, mais il poussa un cri tellement horrible, qu’Hortense plissa les yeux de douleur pour lui. Il ne pouvait pas aller jusqu’au château, et il demanda s’il y avait une auberge aux alentours.

Au départ, elle ne voulait pas vraiment l’emmener chez elle. Elle voulait garder son anonymat, et maintenant qu’elle avait malencontreusement dit son vrai nom, elle s’en moquait. Et de toute façon, qu’est ce qu’il lui ferait ? Cet homme s’était fait agresser par ce fou de Portau, et elle pouvait lui rendre la pareille. Alors, elle s’arrêta un instant, souffla un grand coup, et le releva un peu sur elle…

« Je vous emmène dans ma chambre. Je vis dans une auberge, je vous y raconterai pourquoi quand nous y serons… Pour le moment, il faut se hâter, vous perdez beaucoup de sang, et vous me semblez bien faible. Je dois vous soigner ! J’ai ce qu’il faut chez moi, et vous y mangerez un peu, vous reprendrez des forces ! »

Elle lui lança un sourire discret, mais si au moins une si petite chose pouvait lui apporter du réconfort, le temps d’aller à l’aube. Cette dernière était juste à côté d’où il se trouvait. Elle indiqua au jeune homme qu’ils devaient prendre la petite ruelle à droite, et qu’ils tomberaient sur l’endroit où elle vivait. Heureusement, le château était dans le même sens, et ils ne devaient pas faire demi-tour, ou se rallonger. Le chemin se ferait facilement, Hortense reprit courage et souleva un peu le jeune homme en sang.

« Courage, on y est dans quelques minutes ! Tenez-bon, s’il vous plait ! »

Il fallait qu’il pense à autre chose… Qu’il ne soit plus en colère, et surtout qu’il pense de moins en moins à sa blessure. S’il n’y faisait plus attention, et qu’il était distrait par autre chose, le chemin semblerait moins long, et il souffrirait un peu moins. Elle prit un air enjoué, et prit la parole…

« Je suis Hortense de Ragny. Je viens de Bourgogne. Je passerai sur les détails de ma famille et de mon enfance. Je suis ici depuis peu, pour des raisons qui ne vous sont qu’à moitié étrangères à présent. Mais pour le moment, je voudrais que vous me disiez qui vous êtes, ainsi, nous seront à armes égales, et nous pourrons parler plus librement, si vous savons qui nous sommes mutuellement. Du moins, je le pense… »

Elle souriait toujours, et son plan marchait visiblement, puisque la porte de l’auberge se dessinait au bout de la rue, et qu’il aurait à peine répondu, qu’ils poseraient le pied sur le pas de la porte d’entrée. Elle se tourna vers lui, et l’observa. Elle ne voyait pas du tout qui il pouvait être… Un frère de Cédric, un cousin, un ancien ami… C’était un vrai mystère, mais elle savait mettre tout ça de côté, surtout qu’il souffrait de plus en plus, et qu’il devait s’allonger …

« Nous arrivons, vous voyez la porte au bout de la ruelle, c’est ici. Dépêchons-nous, plus vite nous serons à la porte, plus vite vous pourrez vous allonger et je vous soignerai la jambe… »

Le jeune homme reprit quelques forces, en se redressant sur la jeune femme, et tous les deux hâtèrent le pas… La porte approchait, et le sourire venait sur les lèvres du jeune homme. Ce qui rassura tout de même Hortense. Ils allaient enfin pouvoir faire connaissance, et discuter de tout ce qui s’était passé ce soir…
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MessageSujet: Re: Attrape moi si tu peux/Fais moi chanter si tu veux [Cédric/Hortense]   Attrape moi si tu peux/Fais moi chanter si tu veux [Cédric/Hortense] Icon_minitime22.02.12 23:51

Cette inconnue était incroyable. Elle l'aidait à marcher pour qu'il puisse avancer, semblait bienveillante et voilà qu'elle proposait à Guillaume de l'héberger pour le soigner. Et malgré toute la douleur et la colère qu'il avait en lui à ce moment là, l'espion lui rendit son sourire. Enfin, son sourire était bien crispé mais l'intention y était, n'était-ce pas le plus important après tout ? Il était rare d'avoir des jeunes femmes avec autant de courage, aider un homme inconnu, l'emmener chez soi pour le soigner. Guillaume aurait pu être un dangereux criminel, un fou, un assassin … un double de Portau en somme. Elle avait de la chance de ne pas tomber sur ce genre d'individu avec du Perche. De toute façon, il n'était pas en état de quoi que ce soit donc cela avait de quoi la rassurer. Mais la question de savoir qui elle était et comment elle pouvait connaître Portau lui trottait encore dans la tête. Peut être lisait-elle dans les pensées car c'est à cet instant qu'elle se dévoila un peu plu.

« Je suis Hortense de Ragny. Je viens de Bourgogne. Je passerai sur les détails de ma famille et de mon enfance. Je suis ici depuis peu, pour des raisons qui ne vous sont qu’à moitié étrangères à présent. Mais pour le moment, je voudrais que vous me disiez qui vous êtes, ainsi, nous seront à armes égales, et nous pourrons parler plus librement, si vous savons qui nous sommes mutuellement. Du moins, je le pense… »
« Guillaume du Perche, venant du comté du même nom. J'aimerais pouvoir vous dire que je suis ravi de vous rencontrer, mais dans ces circonstance … Même si vous êtes comme la providence ! »


Il ne croyait pas si bien dire, surtout quand Hortense – car tel était son nom – lui dévoilerait son histoire avec Cédric de Portau. De grandes choses allaient en découler, pas toujours des bonnes bien sûr mais il fallait savoir faire la part des choses … Il avançait de plus en plus lentement, commençait à sentir ses forces l'abandonner mais quand la jeune femme lui montra qu'ils étaient dans la dernière ligne droite, Guillaume puisa dans des ressources inconnues, même pour lui-même ! Il essayait de ne pas trop s'appuyer sur Hortense et davantage contre le mur mais ce n'était pas une chose évidente de pouvoir équilibrer, surtout avec une douleur cuisante qui lui donnait envie de hurler à chaque pas supplémentaire.

Il eut envie de crier au miracle lorsqu'ils atteignirent enfin l'auberge. Baissant son regard bleu sur son pantalon, il vit une grande tâche de sang. Ce chien galeux ne l'avait pas raté, il savait bien viser et diminuer ses ennemis. Mais Guillaume n'avait pas dit son dernier mot, si l'autre voulait la guerre, il l'aura ! Guillaume du Perche n'était pas un garçon querelleur, il savait se battre à l'épée comme tout gentilhomme, avait aussi appris à se battre à mains nues au fil des années. Mais il utilisait rarement l'une des deux techniques dans son quotidien, la Cour de Versailles n'était pas un lieu de réunion des chiffonniers du coin. Il était davantage amené lors de ses missions, Paris et Versailles sont des lieux dangereux et il en était la preuve même, ce soir.

Le bonheur fut grand lorsque, une fois dans la chambre, il put enfin se reposer et ne plus garder la posture debout. De tous ces efforts, Guillaume se retrouvait en sueur et essoufflé comme s'il avait couru durant des heures alors qu'il n'avait fait que quelques mètres en boitant. Comme quoi, tout effort était relatif. La douleur était toujours atroce, il avait passé le pire. Quoique, les soins ne seraient pas de tout repos non plus … Tout en conservant un visage crispé, il tourna le regard vers Hortense et lui fit un petit sourire.

« Mademoiselle de Ragny … merci. Je ne sais si vos motivations sont purement charitables mais, quelles qu'elles soient, elles valent mieux que de me laisser comme un chien dans la ruelle. »

Il tenta de s'installer un peu mieux sans trop forcer sur sa jambe mais c'était peine perdue. Guillaume ne pouvait s'empêcher de souffrir mais il pouvait s'occuper l'esprit. Quand Hortense s'était présentée à lui, il l'avait écoutée attentivement, se concentrant sur elle et cela avait globalement marché. Il fallait recommencer, lui parler. Mais pas de la pluie et du beau temps, c'était idiot, autant se concentrer sur des sujets qui pouvaient les intéresser tous les deux. Après avoir passé la manche de chemise sur son visage pour s'éponger un peu, puis remettre ses cheveux en arrière, Guillaume fixa la jeune homme d'un air sérieux.

« Je peux paraître insistant, mais … Comment connaissez vous Portau ? A t'il fait du mal à votre famille ? Il eut un instant de pause. A vous ? »

La seconde question fut posée avec plus de douceur. Si tel était le cas, il valait mieux aborder cela en prenant des gants. Cédric avait l'air d'un garçon dangereux, qui sait jusqu'où il avait pu aller …
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