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 SOFIA •• Correre fuori vorrei dalle abitudini seguendo logiche imprevedibili

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« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Je l'ai fermé par sa faute. Seul lui pourrait le rouvrir un jour ...
Côté Lit: Je ne suis pas de celles qui se couchent pour un sourire. A peine pour un diamant, mais souvent pour la passion.
Discours royal:



♈ LA BELLA FARNESE ♈
Più bella cosa non c'è

Âge : 24 ans
Titre : Princesse Farnèse, Princesse Chimay par mariage
Missives : 1401
Date d'inscription : 03/09/2011


MessageSujet: SOFIA •• Correre fuori vorrei dalle abitudini seguendo logiche imprevedibili   04.09.11 0:47





SOFIA DI PARMA


    LEIGHTON MEESTER




« Le coeur n'a jamais de rides. Il n'a que des cicatrices. »
    ► 24 années
    ► Princesse Farnèse (princesse de sang), Mademoiselle de San Ruffino
    ► Italienne, la demoiselle est issue de deux grandes familles de la Botte : Farnèse et Médicis
    ► Célibataire, elle ne veut plus de mariage depuis l'annulation du sien
    ► Hétérosexuelle




♕  PROTOCOLE ♕ 
VERSAILLES : PARADIS OU ENFER ?

Les deux à la fois, selon les jours. Davantage paradis, le luxe des lieux, toute cette vie si exaltante, ce tourbillon de personnalités, toute cette beauté, ce monde et ces mondanités font de Versailles un lieu à part, le centre de tout, l'endroit où il faut être sans aucun doute. Et, par chance, Sofia faisait parti de ce monde fabuleux et en profitait avec grand plaisir. Reçue en grande pompe, étant princesse de sang, la jeune femme s'est habituée à cette vie où les jours ne se ressemblaient pas vraiment, avec tous ces nouveaux visages, toutes ces histoires et rumeurs, tout ce qui pouvait découler de Versailles était une merveille.

Mais alors où peut se trouver l'enfer ?

Justement, par ces mêmes personnes. Pas toutes bien entendu, mais Sofia n'a jamais été aussi près d'un fantôme du passé qu'elle n'a jamais voulu revoir. La Farnèse use de tous les stratagèmes pour éviter cet homme dont elle a fait taire le nom dans son entourage depuis toutes ces années. Puis, sans le savoir, elle s'engage sur de dangereux chemins, ceux dont on ne sait pas l'issue, ou plutôt on ne veut pas savoir …

COMPLOT : VÉRITÉ OU FANTASME PUR ?

Depuis toujours, les personnes se déchirent, luttent pour le pouvoir, prendre un trône qui ne leur appartient pas vraiment ou alors pas avant longtemps. Venue d'un pays où les complots sont le loisir favori, Sofia sait très bien que les ennemis sont toujours dans l'ombre, bien cachés. Alors l'hypothèse d'un complot contre Louis XIV ne paraît pas si insensé que cela. Mais alors savoir qui pourrait vraiment en vouloir en souverain français, cela est une autre histoire ! Ils sont très nombreux, tous sûrement pour de différentes raisons, et ont leurs partisans. Ils savent se fondre dans la masse, ils sont les meilleurs courtisans, les plus grands hypocrites et aussi ceux qu'on soupçonne le moins parfois. Alors une réalité floue, juste une idée logique.
Et de toute manière, quand on complote, c'est toujours contre le Roi, non ? Regardez Jules César …

COLOMBE OU VIPÈRE ?

Ni totalement colombe, ni véritablement vipère, Sofia est pourtant une véritable fille de Cour. Les rumeurs et ragots sont toujours intéressants à écouter, peu importe leur véracité ou leur source. Cela permet d'en apprendre sur les gens, d'imaginer un peu leurs vies. Quant à les raconter à son tour, cela arrive aussi. Après tout, pourquoi priver d'autres personnes d'informations croustillantes ? Là encore, c'est l'occasion de s'amuser et partager avec les gens. Sofia ne rapporte pas toutes les rumeurs, elle tente même de les faire taire quand cela concerne un proche, mais seulement les plus intéressantes. Davantage quand cela concerne des ennemis.
Si elle invente elle-même des histoires ? Cela lui est arrivée quelques fois, là encore cela concernait forcément des personnes qu'elle n'appréciait pas. La Farnèse peut en profiter, il y a souvent du monde autour de sa personne pour l'écouter …

DES LOISIRS, DES ENVIES A CONFIER ?

► Jouer du clavecin
► Le dessin, elle aime particulièrement les portraits
► Les échanges épistolaires
► La chasse, passion qu'elle s'est découverte en France
► Les belles parures, les bijoux et toilettes
► La danse

 






♕  HOP, RÉVÉRENCE ! ♕
► Steph AKA Admin diabolique de ce cher forum What a Face
► 24 printemps
► Tout le temps What a Face
► Longue vie au Roi (et à Mister ♥)
► C'est Monsieur qui m'y a conduit What a Face
► Je joue une fiiiiiiiiille ! Je sais, ça vous fait un choc XD




______________________

PRINCESSE VENALE ✽
“Dans les contes pour enfants, les princesses donnent des baisers aux crapaud. Dans la vie réelle, les princesses embrassent les princes et ceux-ci se transforment en crapauds.”


Spoiler:
 



Dernière édition par Sofia di Parma le 05.09.11 16:51, édité 3 fois
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« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Je l'ai fermé par sa faute. Seul lui pourrait le rouvrir un jour ...
Côté Lit: Je ne suis pas de celles qui se couchent pour un sourire. A peine pour un diamant, mais souvent pour la passion.
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♈ LA BELLA FARNESE ♈
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MessageSujet: Re: SOFIA •• Correre fuori vorrei dalle abitudini seguendo logiche imprevedibili   04.09.11 0:51


♕  BIOGRAPHIE VERSAILLAISE ♕


« Quando sarò grande, sarò principessa »
PARMA, 1649


« Signorina ! Signorina ! Ne courez pas ainsi, attendez moi ! »
« Non, non ! Il est de retour ! Je veux le voir ! »


Certaines choses ne peuvent pas attendre. Même quand on vient d'une union entre deux grandes familles italiennes. La jeune enfant de six années courait dans les couloirs du palais parmesan, un des hommes de sa vie arrivait. Sofia oubliait les principes lorsqu'il s'agissait d'agir avec son coeur.

Parme, situé dans le nord de l'Italie, dans la région de Emilia-Romagna. Située entre la chaîne des Apennins et la plaine du Pô, la ville est divisée en deux par la rivière Parma, affluent du Pô. Nombreux palais sont occupés par de nobles familles mais il n'y a que dans le Palais Rangoni que les Farnèse logent. Cet immense palais était parfait pour accueillir cette puissante famille, davantage puissante depuis le mariage entre Edouard Farnèse et Marguerite de Médicis. Marguerite a toujours été une fille à marier, la famille Médicis, puissante et aux nombreuses tentacules, voulait s'implanter partout. Les fiançailles sont arrangées en 1620. À cette date, les deux enfants n'ont que 8 ans. Le mariage est célébré le 11 octobre 1628 à Florence. Une représentation de "Mercure et Mars" mis en musique par Monteverdi et avec des textes de Claudio Achillini est jouée pour accueillir les époux dans le théâtre Farnèse. Bien que Édouard n'était pas doté d'une beauté affolante, traînant depuis toujours un embonpoint plus que visible, il était charmant, jovial et avec une bonne conversation. Alors si l'amour n'était pas au rendez vous, les deux époux ont une tendresse mutuelle et un attachement profond ; chacun n'empiète pas sur la vie de l'autre et aiment se voir de temps à autre. Marguerite n'était pas une belle femme ce qu'elle compensait par d'autres charmes, car aimable, bonne et très bien élevée. À la différence de ses prédécesseurs, le duc lui fut fidèle, il n'existe pas de fils illégitime. Tout allait donc pour le mieux, meilleur encore si la peste n'avait pas frappé quelques années avant … Pourtant, la famille pouvait être fière d'avoir des enfants aussi robustes et nombreux. Pas moins de six enfants dans la famille, quatre garçons – Ranuce, Alessandro, Orazio, Piero – et deux filles, Catherine et Sofia, la cadette.

Tout cela semblait parfait mais Edouard Farnèse n'avait pas eu le temps de profiter de sa famille au grand complet. Sofia n'avait que trois ans lorsqu'il ferma les yeux pour l'éternité. Voilà trois années que la jeune enfant était donc élevée par sa mère Régente du duché en attendant la majorité de l'aîné Ranuce. Sofia compensait l'absence paternelle par ses frères. Et celui pour qui elle vouait un véritable culte venait de passer la porte du palais. Duc à seize ans, Ranuce en avait à présent dix-neuf et passait son temps entre Parme et Florence pour parfaire son éducation avec ses oncles Médicis. Brun à la chevelue ondulée attachée à la nuque, les yeux noirs et le port de tête digne des plus grands, Ranuce pouvait prétendre à un trône par sa stature royale. Et sa sœur admirait son élégance, sa finesse de corps et d'esprit, même si elle ne comprenait pas la plupart de ses jeux de mots, encore trop jeune. Elle l'avait vu de la fenêtre et avait quitté la lecture de sa nourrice précipitamment. Pauvre Gioconda, elle n'arrivait pas à suivre l'enfant trop rapide, elle en perdait sa coiffe. Elle n'eut pas le temps de tourner que Sofia sautait déjà dans les bras de son frère qui l'accueillit avec un large sourire.

« Et voilà la plus belle du royaume ! Comme vous m'avez manqué ma Sofia ! »
« Vous ne repartirez plus, n'est ce pas ? Promettez le moi. »
« Je le promets, j'ai tant à faire ici. A commencer par voir notre mère. »

Le Duc reposa sa sœur et partit en direction des appartements de sa mère, Marguerite. Il fallait qu'elle lâche les rênes du pouvoir pour les donner à son fils, Ranuce était prêt. Sa mère avait gouverné avec leur cousin Francesco-Mario, cardinal mais celui-ci aussi avait rendu l'âme alors qu'il n'avait que vingt-six ans. Sofia ne lâcha pas son frère d'un pas et se dirigea avec lui chez Marguerite de Médicis.

« Mamma ! Ranuce est de retour. »
« Combien de fois vous ai-je dit, Sofia, de ne pas crier de la sorte. S'il vous plait, laissez nous, j'ai beaucoup à discuter avec votre frère. »


Déçue, l'enfant repartie en traînant les pieds, récupérer par sa nourrice qui l'emmenait voir son professeur de musique. Le clavecin était son instrument de prédilection et son professeur la trouvait fort douée pour un si jeune âge. Alors, elle pouvait s'abandonner un peu à la musique pendant que son aîné et sa mère parlerait politique.

« Ne soyez pas triste signora, votre mère n'a pas voulu vous gronder. »
« Croyez vous qu'elle m'emmènera malgré tout à Venise ? »
« Mais oui, bien sûr ! Signora de Medici vous emmène avec votre frère Alessandro. Elle sait que vous tenez à ce voyage, revoir le signore Francesco. »


Voilà comment, par quelques mots et un ton doux, Gioconda réussissait à faire retrouver le sourire à la petite. Le cœur un peu moins lourd, Sofia pouvait à présent s'installer devant le clavecin et jouer le mieux possible pour épater une fois encore son professeur.




« Io sono una Farnese e dei Medici ! »
PIACENZA, 1652



« Plus gracieusement le geste du bras … Plus gracieux ! Mademoiselle Farnèse, écoutez moi je vous en prie. »
« Mais je vous écoute, je ne peux pas faire plus gracieux !
« On peut toujours mieux faire, mademoiselle. »


Le ton sec de son professeur de danse lui fit mal. Sofia donnait tout ce qu'elle pouvait dans ses leçons de dans et s'en sortait très bien lors des tarentelles ou de danses rythmées. Mais elle ne voyait pas en quoi elle n'était pas gracieuse lors d'une bassedanse ? Cette enfant de dix ans ne comprenait pas et voulait chercher réconfort. Mais, au palais Farnèse de Piacenza, tout le monde semblait s'affairer à ses occupations. Ranuce tentait de remettre sur le duché sur pied et récupérer le Castro, sa mère avait toujours quelque chose à faire. Sa sœur Catherine daignait s'occuper de sa jeune cadette, tout comme Pietro qui n'était jamais à la maison. Orazio dormait beaucoup, il était si souvent fatigué. Et Alessandro passait son temps à s'entraîner et chasser. Qui pouvait aider la détresse – certes dérisoire pour certains – de la petite princesse ? Après avoir hésité, la voilà qui se rendit dans les appartements de sa mère. Marguerite de Médicis lisait sur une méridienne et ne vit pas sa plus jeune fille au premier abord. Elle leva les yeux seulement quand elle entendit un reniflement. Sa fille se tenait là depuis plusieurs minutes, le regard embué, se mordant la lèvre inférieure pour se retenir d'éclater en sanglots.

« Qu'avez vous Sofia ? »
« C'est monsieur Ebreo, il … »
« Il, quoi ? »
« Il m'a parlée méchamment et m'a dit que je n'étais pas gracieuse. »
« Oh ce n'est que cela ! Venez par là. »


A peine eut-elle ouvrit les bras que l'enfant se blottissait contre sa mère. Marguerite n'était pas une mauvaise mère, elle n'était pas froide mais voulait apprendre à ses enfants qu'il fallait se battre dans la vie, se forger un caractère. Davantage à ses filles, elle savait que ses deux progénitures féminines n'auront pas leur mot à dire le jour où on les mariera. Il fallait qu'elles aient les armes nécessaires quand elles feront leurs vies en dehors des palais de la famille. Mais Sofia était si jeune, ses dix années la rendaient encore fragiles, elle était marquée par la perte de son père et de son cousin et la famille était toujours occupée pour prendre le temps de jouer avec elle ou juste passer un peu de temps. Il n'y avait qu'au souper que tout le monde se réussissait. C'était l'occasion parfois de s'amuser, surtout quand chacun se mettait à citer du théâtre et qu'ils continuaient d'improviser, ou alors les concerts en famille : Sofia au clavecin, Alessandro au violon et Catherine à la harpe la plupart du temps. Cela devenait de plus en plus rare …
Alors un peu de tendresse ne faisait pas de mal pour une petite fille qui avait besoin de sa mère. Pourtant, le motif n'avait rien d'alarmant, la mère s'était montrée plus distante lors d'évènements plus graves. Mais comment résister à sa petite frimousse si triste ? Après une longue étreinte silencieuse, la mère se détacha de son enfant et caressa sa joue, essuyant au passage quelques larmes encore présentes sur ce doux visage.

« Séchez vos larmes, ma fille à présent …  »

Sa voix douce contrastait tellement avec cette autorité naturelle du quotidien. Reniflant une énième fois, l'enfant enleva toute trace de larmes et prit une grande inspiration.

« C'est bien. Sachez que tout le monde ne sera pas à vos pieds. Le monde est dur, cruel parfois et il faut savoir rester ferme, droit et surtout, digne. Ne laissez jamais quelqu'un vous marcher sur les pieds impunément mais acceptez la critique lorsque celle-ci s'avère vrai. Comprenez vous ? »
« Oui, mamma …  »
« Et surtout, et cela ne l'oubliez jamais, rappelez vous toujours de qui vous êtes : vous descendez des plus grands de ce pays. Vous avez du sang de la grande reine Catherine, du pape Paul III, de Laurent le Magnifique et de nombreux papes Médicis. Vous êtes une Farnèse et une Medicis. »
« Je suis une Farnèse et Médicis...  »
répéta doucement l'enfant.

Cela aurait pu être une conversation comme une autre avec sa mère mais ce petit discours a conditionné la vie de Sofia. Jamais elle n'oubliera d'où elle vient, qui elle est et ce qu'on lui a appris.



« Il lei sorriso è un vero rimedio per i miei mali »
FIRENZE, 1655


« Je vous dérange, Orazio ? »
« Mais jamais, ma princesse voyons ! »


Orazio était assis dans un confortable fauteuil, entrain de dessiner. Souffrant d'une insuffisance cardiaque, le troisième garçon de la famille Farnèse était contraint d'effectuer le moins d'effort possible. Interdit de chasse, de promenade, de courir, de pratiquer les armes, il lui arrivait aussi d'être transporté en chaise roulante pour qu'il limite son temps de marche. Le jeune homme ne se plaignait pas, acceptait son sort avec humilité, ne voulait pas qu'on le traite comme un infirme. Alors, au lieu de se replier sur lui-même, s'apitoyer sur son sort, Orazio avait développé une grande intelligence, un amour des arts immodéré. Compositeur à ses heures perdues, musicien et surtout, il dessinait merveilleusement bien. C'était lui qui donnait des leçons de dessin à la jeune Sofia qui s'en sortait bien, même si elle n'atteignait pas le niveau de son aîné. A cet instant, il dessinait la vue qu'il avait de Florence de sa chambre du palais Pitti. Ce sens des proportions et du détail frôlaient presque le génie. Posant son crayon, il invita sa sœur à s'asseoir dans le fauteuil face à lui.

« Vous vouliez me voir ? »
« J'avais envie de passer un peu de temps avec vous. »
« Je sais que vous vous inquiétez mais je vais bien. Le médecin est venu me voir ce matin, il m'a trouvé bonne mine. »
« Je le sais mais …  »
« Que vous ai-je déjà dit ? »
demanda-t'il avec douceur.
« De ne jamais vous traiter comme un infirme … Pardon.  » répondit la demoiselle, honteuse en baissant la tête.

Le jeune homme lui attrapa doucement le menton pour le relever. Les deux se ressemblaient terriblement, même visage fin, même yeux, même sourire. Orazio était un double pour Sofia qui l'adorait, peut être plus que Ranuce et Alessandro. Pietro n'étant que peu présent à Parme, était un peu un étranger pour la demoiselle.

« Vous n'avez pas à vous excuser pour cette charmante attention. Sofia. Vous prenez soin de moi, je suis touché. »
« N'êtes vous pas véxé ? »
« Mais pas du tout ! Je vous ai juste rappelé car je vous connais, vous me protéger et vous avez tendance à oublier que je suis le grand frère. »


Il avait raison mais Sofia avait un grand coeur, une personnalité entière et quand elle aimait, elle ne donnait rien à moitié. Cela était de même avec sa famille, l'adolescente s'inquiétait pour ce grand frère qui ne respirait pas la grande forme. N'avez t'elle pas entendu un jour le médecin de famille dire à leur mère qu'Orazio n'atteindra jamais ses vingt-cinq ans ? Elle avait peur à chaque instant, à chaque faiblesse. Alors ces quelques moments passés avec lui étaient précieux, car un jour, cela s'arrêtera.

« Puis-je vous donner un conseil, ma princesse ? »
« Bien sûr. »
« Vous avez un grand cœur, cela est une qualité chez vous que j'aime chez vous. Mais, malheureusement, les gens profitent de cette qualité admirable pour vous exploiter, vous faire du mal et vous manipuler. Aimez le monde mais faites attention à qui vous vous ouvrez, ayez le même sens de l'observation que lors de nos leçons de dessins, regardez leur attitudes, leurs gestes. Ma chère sœur, oubliez parfois la charité chrétienne et fermez votre cœur lorsque l'on risque de vous faire du mal. »


Elle l'écoutait sans rien dire, hochant de la tête en guise d'acquiescement tandis que son frère lui caressa les cheveux.

« Profitez d'aimer ceux qui vous le rendent bien mais pensez aussi à vous. Ne pensez pas au travers de ma maladie, au travers de l'autorité de Mamma ou à travers de Francesco. Pensez à vous. Vous êtes une jeune femme admirable, il serait dommage que l'on vous fasse du mal et qu'on abîme votre coeur. »
« Cela n'arrivera pas. »
« Malheureusement, si. Et j'en serais le premier responsable. J'espère être le dernier aussi. »


Son frère connaissait l'issue de sa maladie et cela rendait davantage triste la jeune femme, baissant à nouveau les yeux. Pourtant Orazio ne semblait pas triste et il se mit même à rire.

« Voilà que vous êtes une nouvelle fois triste à ma place. Allons Sofia, souriez ! Votre sourire est un véritable remède à mes maux. »

Pour lui faire plaisir, Sofia releva les yeux et lui fit un magnifique sourire.

« Cela vous va t'il ? »
« Je n'oublierais jamais cet instant, ce sourire. »




« Lei amo come un matto, amore mio »
VENEZIA, 1656


« Vous êtes aussi belle qu'un ange tombé du ciel. »
« Le compliment vous est retourné. »
répondit-elle du bout des lèvres.

Elle avait rougi lorsque son fiancé lui avait lancé ce compliment. Venise était son refuge de ces dernières semaines et rien n'était trop beau pour lui changer les idées. Francesco faisait tout pour que sa belle retrouve le sourire et il y arrivait non sans mal. Il faut dire que l'année 1656 fut une année très difficile, son frère Orazio était décédé, il avait une maladie cardiaque depuis la naissance, l'empêchant toute activité physique intensive et le moindre effort l'épuisait. Mourir à tout juste vingt ans, la vie était cruelle. Sa mère l'avait prévenue … La jeune femme n'aurait pas pu supporter la cérémonie seule, Francesco avait accourut pour la soutenir. Ils n'étaient plus vraiment des enfants, l'amour entre un petit garçon et une petite fille avait mûri en une vraie histoire d'amour. Ils étaient bien ensemble, se comprenaient d'un regard et s'aimaient vraiment. Il lui avait tenu la main pendant les funérailles et avait demandé l'autorisation de l'emmener à Venise pour que la jeune femme puisse s'aérer l'esprit. Personne n'y avait vu d'objection, Alessandro les accompagnerait aussi puisqu'il était à présent général de cavalerie auprès de la République de Venise, il avait quitté son poste pour les funérailles.

Voilà deux semaines que la demoiselle résidait au Palais des Doges. Après quelques jours sans vouloir sortir. Puis Francesco avait multiplié les attentions et ce soir était organisé un bal. Tout était bon pour faire décrocher un sourire à la princesse. Pour faire plaisir à son fiancé, Sofia avait commencé à se préparer, la coiffure et le maquillage avant d'enfiler un magnifique robe rose pastel. Si elle avait commencé à s'habiller à contre-cœur, tout s'envola et l'idée du bal l'enchantait finalement. Et puis, comment résister à Francesco ? Son beau sourire et ses grands yeux azurs, on ne pouvait pas lui dire non. Encore moins après ce joli compliment. Tous deux se rendirent dans la grande salle de réception où bon nombre d'invités étaient déjà présents. Tous se tournèrent vers le couple faisant son entrée. Il était indéniable qu'ils formaient un joli couple, aussi bien physiquement qu'au niveau des intérêts. Allier une Farnèse-Médicis à un Contarini, cela permettait de renforcer les alliances et prendre du poids dans le nord de l'Italie. Puis ils s'aimaient vraiment, il n'y avait qu'à les regarder !

L'assistance n'avait d'yeux que pour eux lorsqu'ils se mirent à danser. Si tout le monde les regardait eux deux, Sofia ne voyait que son fiancé, son sourire et son regard tendre sur elle. Combien de filles pouvaient se vanter d'avoir trouvé l'homme idéal avec qui se marier ? Beaucoup faisaient des mariages d'intérêt. Elle avait beau aimé sa famille, son oncle Ferdinand n'était pas le meilleur parti du point de vue humain. Certes il était Grand Duc de Toscane mais peu aimable et peu attirant physiquement. Pourtant, il venait d'épouser une jolie jeune femme du nom de Clorinda de la famille d'Este. Elle l'avait rencontrée il y a quelques mois et les deux jeunes femmes ont rapidement sympathisé. Aussi adorable soit elle, Clorinda sera malheureuse avec son oncle. Sofia se félicitait donc d'être aussi heureuse. Et elle était sûre que Francesco ne lui briserait pas le cœur. Au contraire, il la rendait heureuse même en période de deuil.

Le temps d'un soir, oubliant son chagrin, Sofia s'était amusée et ressortait épuisée de cette fête. Francesco la reconduisit jusqu'à ses appartements. Il l'embrassa avait toute la passion d'un jeune amoureux, faisant battre à tout rompre le cœur de la demoiselle.

« Je vous aime comme une fou, mon amour. »



« Lo odio, ha ucciso il mio cuore »
VENEZIA, 1658


« Vous oublieriez-vous fiancé, Francesco ? »

Cette phrase sonnait le glas d'une belle relation, sa fin. Alors que tout avait si bien commencé …

Citation :
"Ma Bellisima,

Chacune des heures me rapprochant un peu plus de votre présence à mes côtés ce soir ne m'est que plus douce. En cette soirée de fête, vous serez comme toujours le plus beau des astres, guidant mes pas et mon cœur.
Ti abbraccio, la mia principessa.

Francesco.”

Ce grand bal était l'occasion de s'afficher au grand jour avec son futur époux. Oui, cela était vraiment sérieux : Francesco et elle allaient se marier. Il y avait de nombreux pourparlers pour les détails financiers mais tout le monde était d'accord qu'il serait stupide de séparer les jeunes gens alors qu'ils s'aimaient. Cela était vrai et il paraissait tellement évident qu'ils passent ensemble devant l'autel. Elle avait seize ans, lui dix-huit, il n'y avait plus besoin d'attendre à présent …

Ce bal commença en grande pompe. Comme d'habitude, tout le monde les regarda. Sofia était une magnifique jeune femme, ses longs cheveux bruns étaient relevés en chignon et ses yeux marrons étaient soulignés d'un trait noir. Son corps devenait celui d'une femme, un corps harmonieux dont le corset soulignait impeccablement sa taille et mettait en valeur sa poitrine. Un magnifique collier orné de diamant entourait son cou gracile. Elle était magnifique et sa beauté faisait autant d'envieuses que d'admirateurs. Mais elle n'était pas dupe, la princesse savait qu'il en était de même pour Francesco, toutes les femmes le dévoraient des yeux tandis que les hommes lui jetaient des regards pleins de haine. Rien ne changeait de d'habitude, la fête battait son plein et tout Venise, ainsi que ses environs, dansait et s'amusait au son des violons. L'alcool y coulait aussi à flot. Était-ce à cause de cela que Francesco délaissa sa belle pour d'autres ? Devant le spectacle de son fiancé avec une autre, tout son corps se raidit, la jolie la prit par les tripes et les larmes montèrent aux yeux. Pourtant, Francesco n'eut pas l'air de se sentir coupable.

« Voyons, Sofia ! Calmez-vous. »
« Me calmez ? Vous vous moquez ? Je vous trouve dans les bras d'une autre et tout ce que vous trouvez c'est "calmez-vous" ? »


Si elle pouvait se retenir de pleurer, Sofia fut incapable de maîtriser la portée de sa voix. Cette fois, on la regardait mais tout le monde semblait surpris de cette scène. Qui aurait cru qu'ils se disputeraient. Sans vraiment contrôler ses gestes, elle leva sa main pour gifler le jeune femme mais ce dernier la retint, saisissant son poignet avec force. Cette fois-ci, il ne riait plus non plus.

« Cessez ! Vous êtes ridicule Sofia ! »
« Ridicule ? Le mariage et toutes ces années ensembles ? Auriez-vous la mémoire paresseuse, Francesco ? »
« Si vous tenez tant à un mariage, ce sera sans moi ! »


Cette dernière phrase fut comme un coup de poignard en plein cœur. Ainsi, il la laissait là, l'abandonnait comme une malpropre, comme une pauvre gueuse ? Francesco détourna le regard, retourna à ses occupations, ces autres femmes qui avaient gagné.

« Très bien. Mais un jour, cette gifle atteindra votre joue comme votre cruauté a atteint mon cœur. »

A son tour, elle tourna les talons et sortit de la salle sans un mot, le dos droit, le regard fixe. Il était hors de question qu'elle reste une minute de plus dans ce palais, dans le même espace que cet individu. A peine eut-elle dévalé les marches du palais qu'elle se mit à courir. Alessandro vivait non loin de là, Pietro était venu lui rendre visite. La jeune femme sentait les larmes monter, sa gorge se serrer mais jusqu'au bout, elle ne voulait pas pleurer. Tambourinant devant la maison Farnèse, elle s'engouffra à peine le domestique eut-il ouvert la porte. Ses deux frères la vit passer en courant, se réfugier dans une chambre et s'enfermer à clé. Là seulement, elle se mit à pleurer, verser toutes les larmes de son corps, être secouée de spasmes et ressentir pleinement toute la douleur du monde. Alessandro tapa à la porte.

« Sofia, ouvrez moi ! Sofia ! »
« Laissez moi tranquille ! »


Le cri déchirant de la jeune femme fit mal à ses deux frères. Il fallait pourtant insister, aucun des deux ne comprenaient le comportement de leur sœur. La seule possibilité était Francesco mais … c'était impossible, ils semblaient si amoureux !

« Sofia, que vous arrive t'il ? Francesco vous a t'il fait du mal ? »
« Je le déteste ! Il a tué mon cœur ! »


La jeune femme ne sentit plus ses jambes et se laissa tomber sur le tapis de la chambre, continuant à pleurer. Elle ne comprenait pas pourquoi son fiancé l'avait lâchement quitté. L'homme qu'elle a vu au bal était un autre : arrogant, trop fier, imbu de lui même … Quelque chose avait changé mais elle ne l'avait pas vu. Incapable de bouger, elle resta prostrée sur le tapis, dans sa robe de bal, et finit par s'endormir d'épuisement. Le lendemain, une missive du Doge lui-même la demanda au palais, il voulait la voir. Alessandro lui avait lu la lettre de derrière la porte et elle fut bien obligée de sortir, demandant à ce qu'on lui apporte ses malles ici, pour s'habiller autrement que dans cette robe.

Elle y alla à reculons. Et si son ex-futur beau père tentait de les réconcilier. Et si Francesco était là ? Peut être se laisserait-elle convaincre … Non, l'homme était seul et bien peiné de voir la jeune femme avec un regard si triste.

« Me voilà bien peiné d'apprendre cette triste nouvelle. Je m'excuse du comportement de mon fils. Il perd un des plus précieux joyeux d'Italie et j'espère qu'il s'en rendra compte bien assez tôt. »
« Je suis davantage peinée de vous perdre comme beau-père. Vous avez été d'une tendresse infinie envers moi. Il est dommage que votre fils n'a pas retenu les valeurs inculquées par sa famille. Adieu, signore »


Sofia fit une dernière révérence et s'en allait pour quitter le Palais des Doges pour toujours. A chaque couloir, elle eut peur de croiser Francesco mais la seule personne qui l'interpella fut un visage ami.

« Dieu soit loué, vous êtes encore là ! Mon amie, venez là. »

Raphaëlla était la sœur aînée de Francesco. Elles se connaissaient depuis toutes ses années et partageaient de nombreux points communs mais avaient un gros point de divergence : Francesco. Raphaëlla n'eut de cesse de mettre en garde sa future belle-sœur mais celle-ci l'a toujours tempérée, essayant de la raisonner. La belle rousse prit dans les bras la jeune princesse qui prit sur elle-même pour ne pas pleurer dans ses bras. Non, il ne fallait pas.

« Mon frère paiera pour ce qu'il vous a fait, je vous le promets. »
« Vengez vous pour moi, je n'ai pas la force de le faire. »


Les deux jeunes femmes se quittèrent avec un sourire triste. Alors qu'elle sortait pour la dernière fois du palais, Sofia passa à côté de jeunes femmes parlant du bal de la veille et qui l'interpella.

« Excusez moi, mais est-ce vraie l'histoire que l'on raconte ? El signore di Venezia serait libre ? »
« Libre est un bien grand mot. Il n'a certes plus de fiancée mais a de nombreux amis qui démangent à des endroits bien placés. »


Les deux demoiselles furent horrifiées et Sofia poursuivit son chemin jusqu'au carrosse qui l'attendait. Ses affaires arriveront plus tard, elle ne voulait plus rester dans cette ville. Mais la petite sensation de revanche lorsqu'elle balança sur Francesco à ces demoiselles fut plaisante. Un jour, quand elle en trouvera l'occasion et la force, Sofia se vengera. En attendant, comme lui avait dit Orazio une année auparavant, elle ferma son cœur, il n'était plus question qu'on lui fasse du mal …





______________________

PRINCESSE VENALE ✽
“Dans les contes pour enfants, les princesses donnent des baisers aux crapaud. Dans la vie réelle, les princesses embrassent les princes et ceux-ci se transforment en crapauds.”


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« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Je l'ai fermé par sa faute. Seul lui pourrait le rouvrir un jour ...
Côté Lit: Je ne suis pas de celles qui se couchent pour un sourire. A peine pour un diamant, mais souvent pour la passion.
Discours royal:



♈ LA BELLA FARNESE ♈
Più bella cosa non c'è

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MessageSujet: Re: SOFIA •• Correre fuori vorrei dalle abitudini seguendo logiche imprevedibili   06.09.11 2:28


♕  BIOGRAPHIE VERSAILLAISE ♕


« Non voglio sentire quel nome. Mai. »
PARMA, 1660


« Quel beau mariage. Il ressemble au mien, sauf que le marié est bien plus beau que le mien. »
« Attention Clorinda, vous parlez de mon oncle et de mon frère ! »


Les deux amies eurent un sourire complice. Après de nombreuses négociations, Ranuce finissait enfin par épouser une femme. Les prétendantes ont pourtant été nombreuses. Même la France y a mis son grain de sel en proposant une nièce du Cardinal Mazarin. Mais Ranuce avait balayé cette offre : il fallait du sang princier dans les veines de son épouse, pas une parvenue. Comme si les Médicis ou les Farnèse ne venaient pas de nul part au tout début … Finalement, par choix stratégique et puis la jeune Marie-Yolande de Savoie, à défaut d'être belle, avait de la conversation. Une belle-sœur avec qui partager le palais Farnèse n'était pas de trop ! Alors en ce 29 avril 1660, tous les Farnèse et Médicis s'étaient réunis, en plus de la famille de Savoie et de grands de ce monde pour cette union. Sofia était venue au bras de son frère Alessandro, n'ayant aucun cavalier pour l'accompagner. Depuis l'épisode Francesco voilà deux ans, Sofia avait décidé de tirer un trait sur l'amour.

Une fois le mariage célébré, tout le cortège se rendait au palais Farnèse pour une grande fête. Clorinda ne voulait pas marcher aux côtés de son époux mais davantage avec celle qui était à présent sa nièce si l'on considère l'arbre généalogique Farnèse-Médicis. Elles n'avaient que quelques années d'écart, cela était vraiment idiot ! Sofia adorait cette tante-amie qui la comprenait, avec qui elle partageait l'amour des belles toilettes, des discussions, des ragots et des bijoux. Quand on vit dans le luxe de grandes familles, il faut profiter pour tout avoir, tout demander. Alors, elles ne manquaient aucune occasion de se voir : les bals à Florence, à Parme, à Modène, même juste des visites de courtoisie. Sofia avait passé de longues semaines auprès d'une Clorinda enceinte, terrifiée de donner la vie. Tournant la tête, la grande-duchesse de Toscane aperçut un homme qui la salua.

« Qui a invité les vénitiens à la cérémonie ? »
« Mamma. Question de politique. »
« Au moins, ils n'ont pas envoyé Francesco, devenu ambassadeur. On dit en ce moment qu'il est en Espagne et …  »
« Je ne veux plus entendre ce prénom. Jamais. »
« Pardon Sofia, je ne voulais pas vous faire le moindre mal. »
« Je ne vous en veux pas, je vous préviens seulement. »


Pour cacher sa tristesse, Sofia décocha un large sourire amical. Comment en vouloir à Clorinda ? Après tout, elles parlaient souvent sur les gens et Francesco faisait partie du paysage des grands de la Botte. A cause de lui, elle avait eu le cœur brisé et Alessandro avait demandé sa démission de son poste de général, pour l'honneur de sa famille et ce que le Doge a amèrement accepté. Tout était différent, Sofia voulait avancer mais sans homme dans sa vie. Elle savait qu'un jour, elle serait à la place de Ranuce, on ne lui laisserait pas le choix. Sa sœur Catherine était devenue une carmélite, on ne laisserait pas deux Farnèse s'enfermer dans des couvents. Mais si la jeune femme pouvait retarder au maximum l'échéance. En attendant, dans sa grande robe rose aux multiples nœuds, elle profitait de la fête avec le sourire et congratulait la mariée, lui souhaitant la bienvenue dans la famille. Toutes les deux auront tout le temps de se connaître autant partir sur de bonnes bases.



« Sono in amore maledetto  »
MANTOVA, 1661


« Ma fille, nous avons à parlé sérieusement. »
« A quel sujet, mamma ? »
« Mariage. »


Voilà un mot qui lui déplaisait et la fit froncer les sourcils. Elle se souvint quand Ranuce lui avait demandée de venir à son cabinet de travail pour discuter. Sofia avait compris que quelque chose se tramait, l'idée de fiançailles lui avait traversé l'esprit mais elle l'avait oubliée, son frère n'aimait pas prendre de décision contre le gré de sa petite sœur. Seulement quand elle entra dans le bureau, sa mère s'y trouvait aussi. Ce n'était donc pas Ranuce mais Marguerite de Médicis qui s'était chargé de
trouver un prétendant à Sofia. Cela faisait quelques mois que certains noms revenaient, que des propositions arrivaient sur le bureau du Duc de Parme mais la demoiselle avait toujours obtenu gain de cause. Pourtant, un si beau parti ne pouvait qu'être convoité ! Elle avait l'Italie à ses pieds, le Saint Empire lui faisait de l'œil tout comme l'Espagne.

« Votre frère essuie vos caprices mais moi non. Il suffit Sofia de jouer les frondeuses, cela est bon pour les français. Vous devez prendre vos responsabilités. »
« Mais, mamma … »
« Non, je ne cèderais pas. Mon amie Anne de Gonzague a bien voulu m'aider dans mes démarches. Son neveu Gabriel est un excellent parti. »
« On le dit froid et distant. Quel mariage plaisant. »
« IL SUFFIT ! Vous partez pour Mantoue avec votre frère Alessandro et ce, dans trois jours. Ravalez vos larmes jeune fille, vous avez passé l'âge de pleurer pour si peu ! »


Le ton était donné et Sofia n'insistait pas. Sa mère pouvait être la plus aimable des femmes mais quand elle décidait quelque chose, il était impossible de lui refuser. Après une révérence, Sofia quitta le cabinet de son frère et lui jeta un regard noir. Pauvre Ranuce, il la regarda avec infinie tristesse, lui non plus n'avait pas son mot à dire.
Et c'est ainsi qu'elle prit le chemin pour Mantoue, sceptique à rencontrer de fameux Gonzague.

« Mademoiselle Farnèse, je vous présente mon neveu, Gabriel de Gonzague. »
« Enchantée monsieur. »


Le sourire qu'elle offrit à Gabriel en cet instant était ravissant et sincère. A dire vrai, cette rencontre ne l'enchantait guère mais il fallait avouer que l'homme était fort beau, même s'il se contentait du strict minimum en politesse. Les discussions n'étaient pas des plus passionnantes ni des plus profondes mais on ne peut pas juger sur une première rencontre. Gabriel avait une part sombre, cela se voyait dans son regard et cela avait quelque chose … d'attirant. Voilà comment un simple voyage de présentation se transforma en une aventure de quelques nuits. Sofia s'était laissée aller dans les bras du Gonzague, n'avait opposé que peu de résistance à ses avances. Elle aurait peut être du, mais il est bien difficile de résister à ces sourires, ces regards et ces gestes.

Pourtant, après quelques nuits, il n'était plus question de fiançailles. Comment ça ? Oser la rejeter après avoir obtenu ce qu'il voulait ? Finalement, il ne voulait plus ! C'était un comble cela ! Rancunière, Sofia garda cela en travers de la gorge ! Comme un homme pouvait être aussi rustre ! Autant dire qu'elle quittait Mantoue sans aucun regret mais avec l'amer déception de ne pas réussir sa vie amoureuse. Le chemin du retour vers Parme fut silencieux jusqu'à ce soupir de tristesse de la part de Sofia, regardant les paysages défiler.

« Je suis maudite en amour. »



« Versailles è un vero paradiso  »
LYON – VERSAILLES, 1664


« Puisque personne ne semble vous convenir en Italie, Sofia, il serait bon de voir ailleurs. La France vous conviendrait-il ? »
« La France ? On en dit beaucoup de bien autant que de mal. Mais voir Versailles m'enchante !
« Vous n'y allez pas pour prendre amant mais mari, n'oubliez pas cela. Il commence à avoir des rumeurs comme quoi vous porteriez malheur à vos fiancé. Le dernier en date est mort, cela commence à faire beaucoup. Ne croyez pas que je vous laisse une totale liberté. Vous aurez un chaperon. »
« Quel frère vient découvrir Versailles à mes côtés ? Alessandro ou Pietro ? »

« Ni l'un ni l'autre !  »

Sofia se retourna vers son frère Ranuce qui était accompagné d'un de ses conseillers, un ami aussi. Bartolomeo Alvisi, il avait quelques années de plus qu'elle mais aussi bien plus tempéré. Il faisait en quelque sorte parti de la famille, il n'y avait rien à craindre de sa part, il saurait garder Sofia dans les rangs, peut être un peu trop d'ailleurs …

« Bartolomeo connait Versailles, il saura vous guider et vous mettre sur le droit chemin. N'est ce pas mon ami ? »
« Je veillerais sur Sofia comme sur ma propre soeur. »

La semaine suivante, Sofia, Bartolomeo et quelques suivantes partirent en direction de la Cour de France. Il y avait de nombreuses malles pour leurs affaires mais aussi des cadeaux pour le roi de France. On n'arrive pas les mains vides dans le plus beau palais d'Europe ! Le voyage s'éternisait, les nombreux arrêts retardaient leur arrivée mais il fallait bien quelques escales pour se reposer. Comme à Lyon où des amis de la famille Farnèse accueillirent en grande pompe les voyageurs. A cette magnifique réception, un homme ne cessait de la regarder. Cherchant à savoir qui était cet inconnu, elle découvrit son nom : Geoffrey de Bar, duc du même nom.

« Voulez vous danser, mademoiselle ? »
« Avec plaisir, monsieur le Duc. »


Une danse n'invitait à rien d'autre après tout. Sofia n'attendait rien mais lui la dévorait du regard. Cela en devenait presque gênant, il ne cessait de la complimenter, lui faire les yeux doux. Et lorsqu'elle put s'échapper quelques instants de son admirateur, Bartolomeo vint la mettre en garde.

« Je ne veux guère me mêler de mes affaires mais monsieur de Bar est marié, et la femme serait du genre jalouse. »

Sofia devint toute rouge, honteuse d'être presque passée pour une voleuse de mari. Si elle acceptait des amants, elle veillait toujours que ceux-ci n'avaient pas d'attaches. Il était hors de question qu'elle reproduise ce qu'on lui avait fait des années auparavant. Si la première partie de la soirée fut un plaisir, le reste fut presque une torture. Il fallait rester aimable avec le Duc mais repousser ses avances sans être trop méchante. Tout un travail de diplomatie qui ne réussit qu'à moitié.

Puis le cortège se remit en route. Quand Versailles se dessina enfin au loin, Sofia se sentait euphorique. Enfin elle voyait ce château que Clorinda lui avait tant parlé. Son amie avait fui son mari pour se rendre ici même et encourageait Sofia à la rejoindre. Cela serait enfin chose faite. Elle aurait moins une amie dans cette Cour que l'on disait peuplée de vautours, de vermines et de serpents. Son arrivée ne passa pas inaperçue, elle était après tout cousine du Roi et princesse de sang ! Encore une fois, des festivités furent organisées en son honneur, que de bonheur !

Bonheur total, pas vraiment. Geoffrey de Bar était lui aussi à la Cour et reprenait à courir après la demoiselle. Il ne s'agissait plus de danses et compliments, il y avait à présent des mots doux et des cadeaux. Le plus important fut un magnifique collier incrusté de pierres précieuses. Une merveille de joaillerie mais elle ne pouvait accepter ce cadeau et le renvoya sans hésiter. Il fallait avouer que si l'homme était beau et charmant, Sofia eut aussi l'occasion de rencontrer son épouse Flore. Et Bartolomeo avait raison : elle était d'une jalousie sans faille …



« Spero che un giorno un marito come il tuo »
SAINT CLOUD, 1665


« La Cour de France vous plait-elle, Sofia ? »
« Je ne pensais pas que, dans vos lettres, vous décriviez aussi bien les festivités de la Cour. Tout ceci m'enchante !  »


Chacune à Versailles pour des raisons différentes, Clorinda et Sofia trouvaient plaisir commun dans les grandes fêtes à la française organisées pour plaire à la Cour. Ce soir, c'était Monsieur, lointain cousin, qui avait organisé des réjouissances au châtau de Saint Cloud. Loin de son Italie natale, Sofia s'en sortait parfaitement bien. Ici, tout le monde ne connaissait toute son histoire, personne ne la plaignait comme faisait certains ''amis'' là-bas. Elle renaissait véritablement ces deux dernières années et n'avait pas hésiter à profiter d'avoir quelques amants. Elle ne couchait pas non plus avec n'importe qui, elle avait sa fierté et n'était pas une bête de foire ! Et depuis son arrivée, il y en avait un qui insistait désespérément de l'avoir. Le duc de Bar ne lâchait rien malgré les refus de cadeaux et l'art de s'esquiver. Elle n'arrivait pas à le rejeter froidement, il est si bon de se faire courtiser. Mais son alliance, le fait qu'il soit marié la rappelle à l'ordre. Il était hors de question qu'elle soit une briseuse de ménage ! Des femmes avaient brisé le sien, elle ne voulait pas être de ces femmes qui couchent avec des hommes mariés alors qu'il y a tant de beaux hommes seuls.

« Attention, femme jalouse à l'horizon. » murmura Clorinda à l'oreille de son amie.

Quelle ne fut pas sa surprise de voir arriver Flore de Bar, l'épouse de son admirateur, venir jusqu'aux deux italiennes. Son sourire était crispé, tout comme la situation à cet instant.

« Mademoiselle Farnèse, je vous rencontre enfin. »
« Duchesse, je suis ravie de vous rencontrer à mon tour. »


Que cette situation pouvait être gênante. Pourtant, Sofia n'avait rien à se reprocher. Était-ce sa faute si son mari lui courait après ? Regardant un peu plus attentivement, le collier attira son attention. C'était le même que lui avait offert le Duc de Bar qu'elle avait renvoyé. Quel mufle tout de même ! Cela n'échappa pas à la Duchesse qui se montra fière de ce bijou somptueux.

« Mon collier vous plait-il ? Mon mari me l'a offert. »
« Il est magnifique, votre mari vous gâte. »
« Sachez Princesse, qu'un mari est toujours prévenant avec son épouse. »
« J'espère un jour avoir un mari de la même tremps … tout en vous laissant le votre. »


Cette subtile façon de glisser à l'épouse que Sofia ne voulait pas de son mari suffit à détendre un peu plus l'atmosphère. Pendant que Flore se mit à parler, une personne attira son attention parmi la foule. L'homme était de trois-quart dos mais il ne faisait aucun doute sur son identité. Et lorsqu'il tourna la tête, son profil se dessinait et permit au cœur de Sofia de battre plus fort. Francesco … Voilà sept années qu'elle ne l'avait pas revu. Il était toujours aussi beau, voir même davantage. Ses traits n'étaient plus celui d'un adolescent mais celui d'un jeune homme. Il parlait avec des femmes évidemment, celles-ci semblaient rivaliser pour avoir les faveurs de celui qui était à présent ambassadeur. Durant de longs instants, elle fut incapable de détacher son regard de cet homme qu'elle avait tant aimé.

« Princesse, m'écoutez vous ? »
« Oh, je m'excuse, mon esprit était ailleurs …  »
« Je vous disais que j'appréciais votre compagnie, qu'il serait dommage qu'une liaison avec mon mari nous fâche et …  »
« Nous parlerons de cela une autre fois, je vous prie. Je … Je dois sortir prendre l'air. Mon corset doit être trop serré. »


Elle eut tout juste le temps de s'esquiver avant que Francesco ne se rende sur la piste de danse. Savait-il qu'elle était à Versailles ? Sans doute mais il valait mieux éviter qu'ils se voient. Sofia sortit dans les jardins de Saint-Cloud prendre l'air et tenter de remettre ses idées en place. Jetant un coup d'œil à l'intérieur vers les danseurs, ce pincement au cœur lui fit davantage mal. S'ils étaient réunis en un même lieu devait forcément être un signe. Pas d'être à nouveau ensemble mais qu'il était que vengeance s'accomplisse. Les sourcils froncés, Sofia ne se laisserait pas abattre. Jamais elle n'avait oublié les paroles de sa mère et de son défunt frère. Fermer son cœur et rester digne. Alors elle se vengerait … mais dignement !



« Una discesa agli inferi »
VERSAILLES, 1666


« Avez vous ce que je vous ai demandé ? »
« Tenez, mais n'en versez que quelques gouttes. »


Versailles n'était pas que paillettes et grands bals. Cela était aussi vengeance et … poison. C'est exactement ce que contenait la petite fiole que Frances passa discrètement à Sofia. La comtesse de Longford fabriquait ses poisons et en faisait un discret commerce au sein de Versailles. L'italienne avait cherché une empoisonneuse mais tous les chemins l'avaient conduit chez La Voisin. Cette femme lui faisait peur, puis se rendre dans Paris, se promener dans des rues sinueuses et sombres, très peu pour elle ! Il fallait quelqu'un de plus proche, moins suspect, moins connu aussi ! Frances semblait plus avenante. Et puis qui se demanderait pourquoi deux femmes discutaient à la Cour ? Elles pouvaient très bien être amies ! Mais là, l'amitié était toute relative … Depuis que Sofia avait cette idée de vengeance à l'encontre de Francesco, il lui avait fallu ruser. L'atteindre sans l'éviter. Pour l'instant, il s'agissait de petites vengeances pas bien méchantes, presque puériles à dire vrai : faire fuir les conquêtes de Francesco, quelques mauvaises rumeurs à son encontre et, le plus important, avoir soudoyé un des commis de cuisine pour verser quelques mixtures dans les plats ou boissons. Elle devait trouver quelque chose de plus fort mais seule, et avec un chaperon sur le dos, il n'était pas évident d'être libre de ses mouvements.

Les deux jeunes femmes se quittèrent, chacune partant dans une direction. C'est dans la Galerie des Glaces qu'elle tomba sur l'homme qui allait pouvoir l'aider. Mais ça, elle ne le savait pas encore. Le prince-héritier de Saxe, Derek de son prénom, était aussi un homme acharné dans la séduction. Mais lui était libre, du moins c'est ce que Sofia croyait. Mais Sofia avait décrété pou l'instant qu'elle ne voulait pas d'amants, cela n'était pas du tout sa priorité ! Même si Derek était un homme très séduisant, un physique agréable et un aura particulier autour de sa personne, la Farnèse refusait de n'être qu'une conquête de plus dans son tableau de chasse.

« Vous êtes toujours en beauté, princesse. Vous en éclipseriez le soleil lui-même ! »
« Vous êtes un vil flatteur, monsieur. »
« Vil parfois, flatteur jamais. Je ne fais que vous relater la vérité. »
« Et beau parleur, Monsieur de Saxe ! Mais je ne veux pas faire d'ombre au soleil, il est maître en ces lieux. »


Elle ne semblait pas voir la lueur dans son regard lorsqu'il la vit. Pas un instant, elle n'imaginait les sentiments du germanique à son égard. Entre eux, il s'agissait davantage d'un jeu du chat et de la souris, elle n'était pas prête de céder. Enfin, c'est ce qu'elle pensait à cet instant précis. Qui sait ce qui se passera dans l'avenir.
Ah, une princesse à Versailles n'avait pas la vie facile tous les jours. Mais que Sofia se rassure : ce n'est que le début …

FIN (enfin, à suivre ...)




______________________

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Côté Coeur: Il baigne dans la colère et la frustration maternelle mais puisqu'il ne s'est pas laissé abattre, il continue de battre.
Côté Lit: Le Soleil s'y couche à ses côtés.
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Here comes the Royal Mistress

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MessageSujet: Re: SOFIA •• Correre fuori vorrei dalle abitudini seguendo logiche imprevedibili   06.09.11 13:36

TU (N')ES (PAS) VALIDÉE !
LES RITALS SONT PAS LES BIENVENUS
BIENVENUE A VERSAILLES


PTDR Écoute avec ton histoire d'ambassadeur - notable qui t'accompagne, et ayant peur que tu le remplaces quand il sera malade, je ne peux que te dire ... PTDR

Bon allez dans ma grande bonté et après une telle fiche (combien de pages par curiosité ?) et sachant que tu as hâte de retrouver les deux amours de ta vie (au passage bonne chance avec eux, à peine arrivée que t'es déjà maso Razz ) je te valide !!! cheers Hey ! ça fait drôle de valider la grande manitou du forum quand même ! Le privilège ! La classe ! Cool Allez tu connais le chemin depuis le temps ! What a Face Amuses toi bien à nouveau parmi les fous que nous sommes ! Mais à mon avis tu seras pas déçue ! Razz
PENSE PAS BÊTE ; Qui est qui ? Petit topo des personnages sur le forum.Fiches de liensFiche de rpsDemandes de rangs et de logementsProposer un scénario.


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La duchesse de Fer
" Je vois en toi quelque chose qui offense le vulgaire. L'envie et la calomnie te poursuivront. Alors dans ce désert égoïste qu'est la vie, ne pense plus qu'à toi. "

Le rouge et le noir
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Côté Coeur: Je l'ai fermé par sa faute. Seul lui pourrait le rouvrir un jour ...
Côté Lit: Je ne suis pas de celles qui se couchent pour un sourire. A peine pour un diamant, mais souvent pour la passion.
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MessageSujet: Re: SOFIA •• Correre fuori vorrei dalle abitudini seguendo logiche imprevedibili   06.09.11 13:51

Mince comment as-tu deviné que je voulais me la jouer M. Ab. ? PTDR J'avais pensé faire naître Sofia dans les champs et la faire reconnaître publiquement par le Pape en personne mais je trouvais ça trop simple et banal PTDR Puis j'ai pensé qu'elle pourrait faire une révolution, prendre les pleins pouvoirs pour unir les duchés d'Italie PTDR

17 pages What a Face Et encore, j'ai arrêté de trop écrire car j'en avais marre, je voulais poster cette foutue fiche Razz

Ouais heureusement que je connais le chemin, depuis 5 ans moins 1 jour What a Face

Merciiiiiii cheers

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Côté Coeur: Après avoir souffert ces dernières années, ma belle Elodie le remet en marche ♥
Côté Lit: Je suis fidèle à l'amour et à un seul être. Et je l'attendrais.
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    Je te promets la clé des secrets de mon âme


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MessageSujet: Re: SOFIA •• Correre fuori vorrei dalle abitudini seguendo logiche imprevedibili   06.09.11 13:58

Moi d'aboooooooooooord What a Face

Tu en pouvais pu hier avec ta fiche, j'ai même pas pu terminer de la lire hier.
Je ne sais pas pourquoi mais je sens que tu vas bien faire chier ton monde avec ta Sofia Siffle

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Donner du style à son caractère- voilà un art grand et rare ! Celui-là l'exerce qui embrasse tout ce que sa nature offre de forces et de faiblesses, et qui sait ensuite si bien l'intégrer à un plan artistique que chaque élément apparaisse comme un morceau d'art et de raison et que même la faiblesse ait la vertu de charmer le regard.

Prince Philippe:
 


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Côté Lit: Un homme aussi froid que le glace pourvoit à le réchauffer en ce moment
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    Du Royaume des ombres.


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MessageSujet: Re: SOFIA •• Correre fuori vorrei dalle abitudini seguendo logiche imprevedibili   06.09.11 14:23

Si les ritals sont pas les bienvenus, Gab va faire ses valises What a Face


R'bienvenue la vieille What a Face j'espère que vous pardonnerez à Gab, mais il ne pouvait vraiment pas laisser tomber sa chance avec Milena Razz

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"Dans la nuit j'ai cherché celui que mon coeur aime; dans mon jardin aride il a fait son domaine."




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MessageSujet: Re: SOFIA •• Correre fuori vorrei dalle abitudini seguendo logiche imprevedibili   06.09.11 14:32

Emmanuelle de Vaunoy a écrit:
Si les ritals sont pas les bienvenus, Gab va faire ses valises What a Face

Ca c'est d'la menace What a Face

La vieille, non mais oh Razz Gab' il a de la chance que je sois pote avec Milena Siffle Sinon ça aurait chier des bulles What a Face

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Côté Coeur: Il a servi il y a des années avant de complètement le ferme. Mais la revoir me fait redevenir ... humain ?
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MessageSujet: Re: SOFIA •• Correre fuori vorrei dalle abitudini seguendo logiche imprevedibili   06.09.11 16:25

Oh, rebienvenue chez admin What a Face

L'ennemie de mon ennemi sera t'elle mon amie ? What a Face

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« Tuer. Créer une vacance sans nommer un successeur. »

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MessageSujet: Re: SOFIA •• Correre fuori vorrei dalle abitudini seguendo logiche imprevedibili   06.09.11 16:36

Aaaaah cette chère Sofia Rolling Eyes

Comment allez vous ma fleur d'Italie ? Razz

Cédric : Raaaah vous le gueux ne commencez pas hein !!!! Evil or Very Mad

PTDR

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La modestie des orgueilleux est odieuse, insupportable.


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MessageSujet: Re: SOFIA •• Correre fuori vorrei dalle abitudini seguendo logiche imprevedibili   06.09.11 16:40

Oh, une jolie italienne Very Happy . J'ai adoré l'allusion à MA PTDR

Amuse-toi bien avec ce charmant personnage ! (si je pensais un jour te souhaiter la bienvenue Razz )
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Côté Coeur: Je l'ai fermé par sa faute. Seul lui pourrait le rouvrir un jour ...
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MessageSujet: Re: SOFIA •• Correre fuori vorrei dalle abitudini seguendo logiche imprevedibili   06.09.11 16:56

3 bienvenues ... 3 Main de l'Ombre Help

Aaaah, m'associer avec Cédric j'ai peuuuur PTDR Tu vas vouloir me tuer après PTDR Faut pas me tuer moi mais Francesco Twisted Evil D'ailleurs, je vais m'occuper de vous monsieur Contarini What a Face

Quant à Gabie, ravie que l'allusion à MA te plaise PTDR Elle va nous poursuivre partout celle-là Razz

______________________

PRINCESSE VENALE ✽
“Dans les contes pour enfants, les princesses donnent des baisers aux crapaud. Dans la vie réelle, les princesses embrassent les princes et ceux-ci se transforment en crapauds.”


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MessageSujet: Re: SOFIA •• Correre fuori vorrei dalle abitudini seguendo logiche imprevedibili   Aujourd'hui à 1:09

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SOFIA •• Correre fuori vorrei dalle abitudini seguendo logiche imprevedibili
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