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 Discrétion, passion, poison ... [Marie-Louise]

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Cédric de Portau

« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Il a servi il y a des années avant de complètement le ferme. Mais la revoir me fait redevenir ... humain ?
Côté Lit: Sans courir après les dames, il se porte à merveille !
Discours royal:



    B E L Z E B U T H
    l'associé du diable


Âge : 29 ans
Titre : Comte de Gan
Missives : 524
Date d'inscription : 11/05/2011


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MessageSujet: Discrétion, passion, poison ... [Marie-Louise]   Discrétion, passion, poison ... [Marie-Louise] Icon_minitime23.08.11 14:24

« Le poison est l'ami de l'homme, puisqu'il le tue... »

Il n'y a sûrement rien de plus beau que Paris la nuit. Du silence dans la plupart des rues, dans d'autres des tavernes avec des soulards qui hurlent des chansons paillardes à tue-tête. Un peu de vie, un peu de mort dans cette ville si mystérieuse, si dangereuse où finalement, les personnes les plus dangereuses sont celles qui paraissent les plus inoffensives. Souvent, le type au visage scarifié est un pauvre homme que l'on a dépouillé et défiguré parce qu'il a voulu se défendre. Mais cet homme là, ce grand blond qui marche l'air de rien dans les rues, le manteau ouvert et les yeux bleus regardant droit devant soi. Il n'avait pas vraiment l'air d'un noble ni d'un paysan, on ne pouvait pas vraiment lui donner d'âge ni de condition de vie, il passait discrètement sans qu'on le remarque vraiment, sauf peut être quelques prostituées qui l'interpellèrent pour lui donner un peu de bon temps. Il eut un petit sourire et refusa poliment de la main en continuant son chemin. Toujours à pied, le cheval faisait trop de bruit, trop imposant, toujours cette obsession de la discrétion.

Cédric détestait le tape à l'oeil. Parce qu'il n'en avait pas les moyens et ne voulait pas vivre sur les fortunes des autres. Mais surtout car le comte de Gan ne devait pas trop se montrer, surtout avec le travail qu'il exercait. Alors point de vêtements clinquants, pas de gros bijoux ni trop se montrer en public. Il laissait à ceux qui aimaient faire le beau, comme cet idiot de vénitien de Contarini ! Un jour bientôt, Cédric pourra aussi être de ces grands qui étalent leurs fortunes comme on pose ses cartes sur une table de jeux. Mais là n'était pas la question … La discrétion était obligatoire pour Cédric, il ne voulait non plus qu'on sache où il se rendait. Parce que la personne qu'il allait voir faisait partie du complot aussi, il fallait éviter qu'on les voit ensemble. Surtout qu'il se passait de drôle de chose lorsqu'ils se voyaient … Ah, l'hôtel de la Vieuville et la Duchesse de Chevreuse. Cédric ne pouvait pas oublié la première fois qu'il y avait mis les pieds.

*FLASHBACK*

Il se trouvait au même endroit, plusieurs temps auparavant. La Duchesse de Chevreuse était apparemment une professionnelle des poisons. Cédric savait en manipuler quelques uns mais avait beaucoup encore à apprendre. Et rien de mieux qu'une personne compétente. De plus Marie-Louise était une très belle jeune femme, il y avait des physiques plus ingrats et professeurs moins sensuels … Hector ne s'était pas trompé en les mettant tous les deux en contact une première fois. Alors quand elle lui donna rendez vous ce soir-là pour une première leçon.

Pour rester discret, il était entrer par la porte des domestiques où quelqu'un l'attendait et, sans un bruit, sans un mot, on l'emmena jusqu'aux appartements de Marie-Louise ...


*FIN FLASHBACK*

Il avait fait exactement la même chose ce soir. Cédric connaissait les lieux, cela faisait plusieurs fois qu'il venait, leurs leçons étaient devenus des discussions sur leurs vies, ils en étaient devenus amants. Un couple démoniaque, des amants terribles qui s'entendaient à merveille. Dans l'antichambre, il était seul, attendant que la Duchesse arrive.

*FLASHBACK*

Il se tenait debout, ne sachant pas vraiment s'il pouvait s'assoir dans des fauteuils aussi luxueux. Marie-Louise l'avait fait patienter des minutes interminables. Ah, les femmes aiment se faire désirer même s'il n'y avait aucune séduction en jeu. Cédric avait appris la patience, que tout venait à point quand il le fallait. Mais, à dire vrai, il n'avait pas envie d'attendre juste pour une démonstration de poisons. Ces dames du grand monde avait elles aussi une sorte de cérémonial complexe pour que leurs visiteurs soient tout à eux.


*FIN FLASHBACK*

Après tout ce temps, le rituel ne changeait pas ! Mais Cédric était un habitué, il connaissait la Chevreuse à force. Il la connaissait même mieux que beaucoup d'autres dans le complot. Bien que de nombreux aspects les différenciaient, au niveau de richesse et de nom, ils se ressemblaient dans le fond. Et savoir qu'il n'était pas le seul à avoir ce fond presque sans âme attirait inlassablement Portau vers la duchesse. Cette dernière apparut enfin dans l'encadrement de la porte. Politesse oblige, une révérence s'imposait. Cela était presque ridicule car ils étaient seuls et, avec ce qu'ils allaient faire juste après que Cédric passe la porte n'avait rien de révérencieux …

Madame, bonsoir. Il se releva avec un sourire malicieux sur les lèvres. N'est-il pas ridicule de vous amuser à me faire patienter de la sorte à force de nos rencontres ?

Le ton et le sourire poussaient à la moquerie, même si cette phrase, prise au premier degré, aurait pu en fâcher plus d'un. Mais les deux amants diaboliques ne pouvaient que se comprendre. Marie-Louise le connaissait bien et voulait en apprendre davantage sur le bras droit d'Hector, celui qui jouait sur cette fameuse discrétion, loin du clinquant versaillais et de ces lieux, de cette jeune femme. Lui, tout habillé de noir, savait qu'il paraîtrait toujours moins riche que la jeune femme. Quelque soit la tenue dans laquelle elle pouvait le recevoir, il y avait toujours mille richesses et mille beautés qui amusait toujours autant le Comte.

Comme toujours, vous êtes magnifique. Je devrais me mettre en tête que nos rendez-vous ont un côté galant, je devrais me mettre à votre niveau, même si j'en suis bien loin.

Flatteur ? Oh si peu … Tout était dans les mots et les sourires. Cédric savait flattée son égale comme il le fallait, et puis, quelques compliments étaient toujours bienvenus avant de jouer avec des poisons. Il fallait mettre un peu de légereté !

______________________

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MessageSujet: Re: Discrétion, passion, poison ... [Marie-Louise]   Discrétion, passion, poison ... [Marie-Louise] Icon_minitime26.08.11 1:04


Et l'armure Chevreuse commença à se désagréger...




Peu avant l'arrivée convenue du Comte Gan, Marie-Louise, bougie à la main, marcha en direction de l'escalier escarpé menant au sous-sol, spécialement aménagé pour ses activités supposées "d'herboristerie". Elle alluma au passage les torches fixées à l'enceinte exiguë de l'escalier de pierre.

Arrivés au pied de l'escalier, un espace vaste et ouvert s'offrait aux yeux des rares, sinon absents jusqu'à ce jour, invités y accédant. Elle alluma les quelques cierges jonchant le sol ici et là, puis fit de même pour les bougies se trouvant sur l'immense table de chêne massif trônant en plein milieu de la pièce, améliorant ainsi l'éclairage tamisé du lieu de travail à priori plutôt glauque. Tout au fond, les flammes endiablées de l'âtre permettait une meilleure vision et amenuisait du même coup, l'humidité ambiante que l'on retrouve habituellement dans les caves et sous-sol.

Profitant de sa présence en ce lieu, elle jeta un bref coup d'oeil aux racines et branches de feuilles séchées suspendues à une poutre de bois au plafond, traversant sur la largeur, la pièce entière, pour jauger de son inventaire. Sur l'imposante table y étaient déposés de nombreuses fioles, vide et pleines, chacune étiquettée selon son contenu et au milieu, le précieux grimoire de la duchesse.

La confiance grandissante de celle-ci envers le Comte, elle avait décidé que le moment était venu de lui faire découvrir son antre ; qui l'eût cru! Les leçons jusqu'ici, avaient toujours pris place dans l'antichambre, tactique subtile pour elle, de tenir le bellâtre à distance, du moins pour un temps.

Petit à petit, au gré des rencontres, force lui avait été de reconnaître que le duc de Valois ne tenait point vainement Cédric de Portau en haute estime. Il y avait chez ce dernier, cette même discrétion et humilité qui lui avaient immédiatement plues chez le Duc; comme s'ils étaient fait de la même trempe.


FLASHBACK

Se dissimulant sous sa sombre capuche et son loup, la Duchesse était visiblement agacée par la demande, en témoignait le ton de sa voix beaucoup moins harmonieux et posé qu'à l'habitude.

-Cher Duc de Valois, ne vous méprenez point sur mes propos, vous êtes bien au fait de la confiance et de l'estime que je vous porte... aussi sauf votre respect, je doute que cette rencontre et cet enseignement que vous proposez ne soient une judicieuse idée!
Les gens chuchottent déjà amplement sur mon compte, et l'absence de témoin ne pouvant valider ces soupçons demeure le seul salut qui me soit favorable à ce jour. J'aurais volontier consenti à enseigner à votre protégé l'herboristerie, quelques concoctions bénignes ou autres... mais les poisons funestes!!! Je ne le puis, ce serait courir à ma perte...


Hector connaissait bien la blonde intriguante et savait quelle argumentation lui servir pour venir à bout de sa grande méfiance ; aussi se porta-t-il garant de Cédric. Que pouvait-elle bien prétexter pour justifier son refus à présent? Rien! Comme c'était presque toujours le cas avec Hector, Marie-Louise demeura pantois et ne put qu'acquiesser à sa demande.


Un fin sourire s'esquissa sur les lèvres de la Chevreuse à cette pensée. À aucun moment depuis, elle n'avait regretté cette rencontre, ni même leurs rapprochements grivois à Cédric et elle. Elle n'en était guère amoureuse bien sûr, mais quelque chose étranger à leur complicité des poisons et de la Main de l'Ombre les unissait. Elle ne savait pas ce que c'était et n'en avait cure en fait; elle savourait tout simplement cette mystérieuse chimie qui s'installait dès qu'ils se retrouvaient ensemble. Aucune promesse, aucun faux semblant, simplement l'effervescence du moment.

L'extirpant de ses pensées, on vint la prévenir de l'arrivée du Comte. Elle regagna calmement sa chambre et parfit sa présentation avant de le rejoindre à l'antichambre. Immobile dans l'embrasure de la porte, elle lui décocha ce léger sourire énigmatique qui avait son effet auprès de nombreux hommes. Parvenue à proximité du Comte, elle s'inclina avec grâce et le salua


-Comte de Gan, bien le bonsoir.

Aux propos qu'il lui tint, elle ne put que sourire plus franchement, d'un air fort amusé.Il était charmeur mais point fourbe puisqu'il ne tentait guère de dissimuler sa flatterie en fausse honnêteté, ce qui plaisait à la Chevreuse. Sur un ton moqueur, rapprochant son corps du sien, elle lui souffla tout près de l'oreille

-Vous? Impatient? Je ne l'aurais jamais cru! Néanmoins, il est inutile que je vous présente mes excuses pour cette SI BRÈVE attente puisque je saurai me faire pardonner de bien meilleure façon! ... et de ce pas! Suivez-moi... nous ferons différemment pour ce soir et je crois que cela vous plaira

Sans attendre une réaction quelconque de sa part, elle l'entraina à sa suite par la main, vers l'escalier menant au sous-sol et lui dit

-Prenez garde de ne point perdre pied, une chute ici vous serait assurément fatale...

Le toisant momentanément par-dessus son épaule, elle lui décocha un large sourire.

Arrivés au pied de l'escalier, elle se dirigea d'emblée vers la table en lui disant

-Voici donc mon repaire!

Elle décrocha une branche de la poutre puis, pivotant sur elle-même pour lui faire face, sourire mielleux aux lèvres, elle brandit ladite branche en douceur juste sous son nez, sans toutefois toucher sa peau

-Seriez-vous au fait des propriétés de l'euphorbe par hasard?

Grimoire - Euphorbe


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Cédric de Portau

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MessageSujet: Re: Discrétion, passion, poison ... [Marie-Louise]   Discrétion, passion, poison ... [Marie-Louise] Icon_minitime08.09.11 15:29

Comte de Gan, bien le bonsoir.

La voilà enfin. Cédric sourit à son apparition, la jeune femme savait faire ses entrées sans besoin de trop en faire. Était-ce de famille ? La famille de Rohan gardait cette réputation et leur descendante ne faisait pas exception, personne ne pouvait en douter. Et si Cédric n'avait pas connu personnellement cette famille, il en savait assez pour bien placer Marie-Louise dans cette dynastie de choc. Et elle avait cette façon de se comporter avec lui, elle était à la fois sensuelle, diabolique sous un visage d'ange et moqueuse. Un cocktail qui ne laissait pas de glace un Cédric ravi de voir un double dans le corps de la Chevreuse, cette jeune femme trop près pour la bienséance. Mais qui pouvait les juger en cet instant, ils étaient seuls mais Marie-Louise préférait la discrétion en parlant à l'oreille d'un Portau plus qu'attentif !

Vous? Impatient? Je ne l'aurais jamais cru! Néanmoins, il est inutile que je vous présente mes excuses pour cette SI BRÈVE attente puisque je saurai me faire pardonner de bien meilleure façon! ... et de ce pas! Suivez-moi... nous ferons différemment pour ce soir et je crois que cela vous plaira.

Comment résister, comment ne pas lui pardonner, même s'il n'y avait rien véritablement à pardonner ? Ces deux là venaient de milieux radicalement opposés et n'auraient jamais du se rencontrer, ou si ça aurait été le cas, jamais ils n'auraient du se parler. Alors venir se rendre visite en pleine nuit, cela paraissait impensable ! Deux choses les rapprochaient au-delà de tout. Tout d'abord le complot, ils étaient tous les deux réunis sous la coupe d'Hector de Valois, celui qu'ils considéraient comme leur futur Roi de France et cela était véritablement un rapprochement de taille, comme peu de gens sont au courant de ce complot qui se trame … Le second est leur personnalité et leurs ''passions'' : sous leurs visages à qui on donnerait le bon dieu sans confession se cachaient des âmes sombres, des desseins machiavéliques et surtout, un amour pour les poisons. D'ailleurs, c'était grâce à ces derniers qu'ils se sont véritablement connus et qu'ils sont devenus aussi complices. Voilà pourquoi ils étaient réunis ce soir, leurs rendez vous nocturnes étaient l'occasion pour Portau d'en apprendre davantage sur ces mixtures parfois mortelles, avant de passer parfois à des choses plus plaisantes.

Mais alors qu'il allait répondre à la jeune femme, la voilà qui lui prit la main et commença à marcher. Confiant, Cédric ne pouvait que la suivre, se demandant ce que cette soirée allait une nouvelle fois lui réserver. Et quel était cet escalier, où menait-il ?

Prenez garde de ne point perdre pied, une chute ici vous serait assurément fatale...
Il serait idiot que de simples escaliers m'achèvent. Mais où m'emmenez vous donc ?

Elle lui fit son plus beau sourire et tous deux descendirent les marches menant au sous-sol. Cédric pensait bien sûr à une sorte de laboratoire secret, lui qui avait appris à manipuler les poisons dans les étages. Il fallait faire sacrément confiance à quelqu'un pour l'emmener dans pareil endroit. Portau avait lui aussi aménager son sous-sol, loin des regards curieux de ses domestiques, sait-on jamais. Les traîtres sont souvent les hommes les plus proches de vous, ceux qui vous servent et dont on pense qu'ils ne parleront jamais car ils n'ont rien à y gagner. Mais il y a toujours à gagner dans les trahisons …
En bas de marche se tenait une immense pièce, des ingrédients à foison, un véritable vivier à poison, le paradis des empoisonneurs en somme. Cédric observa les lieux, les yeux émerveillés. Oui, il n'y avait qu'un homme comme Cédric pour trouver un lieu comme celui-ci merveilleux.

Voici donc mon repaire!
Vous m'aviez caché cela depuis tout ce temps. Je suis … abasourdi, je ne sais pas quoi dire face à ces lieux ! Décidément, vous êtes toujours pleine de surprises.[/color]

Cédric continuait d'inspecter les lieux du regards tout en suivant Marie-Louise. Ici les leçons auraient davantage de cachet, la pièce se prêtait pleinement à son apprentissage et aux préparations qu'ils auraient à faire. D'ailleurs, il était l'heure pour lui d'apprendre et il était toute ouïe avec son charmant professeur, magnifique sourire sur les lèvres et une plante à la main que Cédric ne reconnut pas de suite.

Seriez-vous au fait des propriétés de l'euphorbe par hasard?

Là, Portau eut un léger mouvement de recul. S'il ne pouvait reconnaître les plantes visuellement, il connaissait leurs propriétés. Un long apprentissage où il fallait retenir les noms et les services rendues, à l'aide d'une sorte de grimoire à ne jamais laisser traîner, sait on jamais. Il réfléchit un instant, tentant de se rappeler avant de répondre.

Ce que je sais, c'est qu'approcher trop près de ma peau, j'aurais passé le reste de la nuit à me démanger violemment. Quant à mes yeux, mal soignés après être entré en contact avec, je pourrais le perdre et ne plus voir votre visage. Un large sourire amusé se dessina sur ses lèvres avant de reprendre, d'un ton plus sérieux. Donc brûlures, démangeaisons, vomissements si elle est ingurgitée et …

Et il eut un trou. Tant de poisons de plantes aux apparences innocentes mais finalement violentes et parfois mortelles. Il fallait des années pour en apprendre toutes les ficelles et si Cédric savait globalement s'en sortir, il n'était finalement qu'un novice face à Marie-Louise.

Est-elle mortelle ?


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MessageSujet: Re: Discrétion, passion, poison ... [Marie-Louise]   Discrétion, passion, poison ... [Marie-Louise] Icon_minitime11.09.11 2:48

Le terme "énigmatique" aurait pu, bien résumer cette relation surprenante que celle qu'entretenaient la duchesse de Chevreuse et le Conte de Gan. Marie-Louise se plaisait à jouer avec Cédric, non point de manière manipulatrice, bien qu'elle en aurait été fort capable, mais plutôt de manière coquine et espiègle. Elle aimait le séduire en-dehors du contexte de la couchette ; maintenir cette attirance, cette tension en permanence entre eux pour ensuite savourer d'autant plus l'assouvissement. Elle aimait également le surprendre, aiguiser sa curiosité, maintenir son intérêt bien éveillé, et s'il fallait pour cela le rendre un brin méfiant, momentanément, elle ne s'en privait guère! Il fallait avouer qu'il était fort bon joueur avec elle, ce qui rendait le tout encore plus délicieux aux yeux de la blonde Chevreuse. Elle s'amusait de le voir par moments, captivé, émerveillé et intrigué par ce qu'elle lui présentait ou lui réservait.

Arrivés au sous-sol, il lui dit

Vous m'aviez caché cela depuis tout ce temps.

-Naturellement que j’ai volontairement omis d’évoquer avec vous ce lieu! Pour qui me prenez-vous?! Il vous fallait bien mériter cette visite de mon antre ; d’ailleurs vous êtes le seul et unique visiteur accueilli à ce jour! Je tiens d’ailleurs à préciser que ce n’est guère notre proximité charnelle qui fait que vous vous trouvez actuellement ici! Malgré tous les charmes et talents que vous possédez en la matière cher Conte de Gan, ceux-ci y sont complètement étrangers !

Marie-Louise lui décocha un petit sourire mutin qui dissimulait toutefois à peine le sérieux de son propos. Les femmes Chevreuse avaient toujours eu le talent de bien séparer les histoires de cœur, d’affaires et celles du corps, ce qui s’était toujours avéré un atout précieux pour ces femmes dont la chaleur et la sensibilité de leurs instincts étaient passablement notoires. Surtout celles de l’aïeule qui eût à son époque, bon nombre d’amants avérés en plus d’avoir convolé en juste noce à trois reprises!

Le mouvement de recul qu’eût Cédric lorsqu’elle brandit sous son nez la branche d’euphorbe amusa Marie-Louise, qui ne put réprimer son envie de le taquiner

-Allons, allons sieur de Portau! Nourririez-vous encore quelques craintes à mon égard?!

(…) j'aurais passé le reste de la nuit à me démanger violemment (…)

Sourire mielleux aux lèvres, offrant au Conte un minois volontairement angélique à outrance, elle lui répondit

-Il ne serait nullement à mon avantage de vous contraindre à une nuit de démangeaison ! En comparaison à la nuit que je souhaite que nous partagions tous les deux … quelle perte ce serait!

Retrouvant un air plus sérieux, elle valida ses connaissances de l’euphorbe en précisant toutefois

-Eh bien, en théorie, cette plante ne sert qu’à l’amusement, s'avérant en fait des plus précieuse pour éloigner les personnes gênantes, et ce, pour un bon moment! Mais j’imagine qu’à forte dose et utilisée de manière abusive et persistante, elle pourrait s’avérer mortelle puisqu’elle entraîne de lourdes conséquences notamment sur la digestion et la respiration. J’avoue n’avoir jamais abusé de cette plante … ses effets primaires me suffisaient généralement amplement. Pour un acte que je voudrais plus radical ou fatal, d’autres plantes ont une efficacité mieux reconnue… Pesant bien ses mots elle ajouta : Dans de telles circonstances, il vaut mieux se référer à des plantes ayant déjà fait leur preuve … afin d’éviter tout désagréments fâcheux ! Si vous voyez ce que je veux dire…

Reposant la branche sur son crochet à même la poutre au plafond, elle s’empara d’une fiole sur la table remplie d’un liquide à l’aspect légèrement visqueux et la lui tendit.

-Vous ai-je déjà mentionné avoir un contact, un homme très particulier possédant officiellement une officine ici même, à Paris ? De manière officieuse, il se montre plus que volontaire à me fournir quelques produits de son invention, basés sur les limites que je rencontre au niveau des plantes ou de leurs disponibilités. Son champ de connaissance en fait, dépasse tout ce que j’ai pu voir et entendre jusqu’à présent … je ne suis qu’une pâle débutante en comparaison! Il connaît une multitude de procédés offrant un éventail beaucoup plus vaste de possibilités. Il appelle ce procédé-ci « teinture » et c’est du laudanum… préparation médicamenteuse fort utile pour amoindrir sinon faire disparaître complètement les convulsions chez une personne, permettant ainsi de dissimuler habilement l’inexorable empoisonnement dont elle est victime…à l’insu de tous quoi!

Marie-Louise contemplait avec émerveillement ladite fiole comme si elle eût été une pierre précieuse rarissime, le regard pétillant. Reportant ses mirettes sur Cédric, elle sembla soudainement hébétée. Elle cligna des yeux comme si une évidence lui était sponatanément venue à l’esprit

-Oh! Mais pardonnez mon impolitesse! Je ne vous ai rien offert à boire ! Quelle indigne façon de vous recevoir!

Elle s’approcha avec grâce de l’âtre aux flammes endiablées où bouillonnait déjà de l'eau dans un gros chaudron qui s’y trouvait suspendu.

-Puis-je vous offrir une décoction d’herbes banales ?

Regardant à la dérobée une bouteille de vin déjà ouverte qui reposait sur la table massive, tout près de Cédric, elle ajouta

- À moins que vous ne préfèriez du vin pour apaiser votre gosier sans doute déjà desséché par ma faute ?
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