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 INTRIGUE : Un anniversaire à rebondissement

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MessageSujet: Re: INTRIGUE : Un anniversaire à rebondissement   10.03.12 16:29

Non seulement il venait de se faire éconduire par un mousquetaire comme un malpropre mais voilà maintenant que la belle Iole venait de prendre la défense de ce dernier ! Racine jeta un regard glacial à sa comédienne en songeant qu'elle ferait mieux de se taire si elle ne voulait pas que sa colère explose devant la cour entière, ce qui la fit reculer de quelques pas, et se détourna d'elle pour chercher du regard le reste de sa troupe. A l'annonce de l'interruption de la fête, ces imbéciles de comédiens s'étaient dispersés dans la foule, sans doute à la recherche d'informations, peut-être dans le but de dénicher leur maître pour lui demander ce qu'il convenait de faire. Une fois de plus, il ignorait où se trouvait Éris d'Orival et il la maudit d'avoir encore échappé à sa surveillance. Quel genre de protecteur était-il ? Remarquez, au point où il se trouvait, Racine n'était pas étonné d'être aussi un mauvais père en plus d'un mauvais chef de troupe, d'un mauvais courtisan et d'un mauvais poète. Il aurait voulu tous les rassembler pour qu'ils repartent ensemble pour Paris, laissant ces nobles affamés se dévorer entre eux mais la tâche lui semblait au-dessus de ses forces. Ce n'était que son orgueil qui le faisait tenir debout mais il sentait bien qu'il lui faudrait bien peu, juste que l'on détourne les yeux de lui, pour qu'il s'effondre. Bon, il attendrait peut-être de se trouver dans une taverne pour le faire, au moins il y aurait de l'alcool pour oublier.

Racine s'éloigna de quelques pas, un peu perdu, sans savoir trop que faire lorsque Ferdinand d'Anglerays se décida enfin à venir à son secours. Comme à son habitude, comme si rien ne s'était passé, il arbora un sourire amical et adressa une petite tape au dramaturge. C'était en quelque sorte un soulagement de voir que Ferdinand agissait de manière tout à fait normale avec lui, sans lui tenir rigueur de sa tête de déterré et de son irrévérence qui s'apparentait à une insulte pour la propre reine de France. En même temps, c'était à cause de lui qu'il avait fait confiance à Iole, c'était lui qui lui avait conseillé de lui faire passer une audition, il n'avait pas intérêt à souligner la manière dont sa protégée s'était comportée. Malgré tous les efforts du fou pour détendre l'atmosphère et souligner le comique de la situation, Jean n'ébaucha pas un sourire et pinça les lèvres. A son grand soulagement, Ferdinand l'entraîna à l'écart et redevint un peu sérieux :

- Allons Racine, qu’est-ce que c’était que cette farce que vous nous avez servie ? Si vous vouliez vous moquer de quelqu’un, il fallait me demander, c’était moins risqué…

Pour toute réponse, Racine haussa un sourcil et but cul sec le verre de vin que Ferdinand venait de lui tendre à l'indignation de deux vieilles bigotes plus loin qui crachaient avec animation sur le reste de l'assemblée en attendant d'être interrogées. Reposant le verre, il porta une main à son front blême et se força à réfléchir calmement :

- Il faut me croire, Ferdinand, je n'ai jamais écrit ces malheureux vers... Je n'ai même jamais pensé un instant écrire une chose aussi... Cela aurait été si stupide de ma part ! (Il leva des yeux suppliants sur son ami). Vous me croyez, n'est-ce pas ? Vous me croyez ?

Mort de honte, il se tassa sur lui-même et détourna son regard sur la grotte dans laquelle la foule était encore entourée de mousquetaires. Étrangement, ce fut à cet instant-là qu'il se rappela que Ferdinand lui avait déjà rendu service dans le passé quand le manuscrit de sa pièce avait disparu. Et ce qu'il en avait déduit sur les activités un peu louches de son ami. Ce n'était certes pas un hasard si le fou interrogeait les participants de cette funeste fête d'anniversaire. Reprenant brusquement du poil de la bête, il refit face à Ferdinand et d'une voix un peu plaintive malgré ses efforts, il renchérit :

- Mais peut-être pouvez-vous me venir en aide et découvrir ce qui s'est réellement passé et quel est le mauvais écrivain qui a rédigé ces alexandrins si peu harmonieux ?

Il avait saisi les épaules de son ami et le fixait droit dans les yeux, plein d'espoir.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : Un anniversaire à rebondissement   23.03.12 17:58

En arrivant à la fête en ce radieux 5 du mois de Septembre, Ferdinand ne s’était absolument pas attendu à ce que les évènements prennent une telle tournure et encore moins à se retrouver lui-même projeté au cœur des évènements sur un ordre de son souverain. Et apparemment, personne ne s’en était douté : ni la Reynie ni d’Artagnan ne l’avaient informé d’un quelconque danger pour ce jour supposé de fête et qui venait de tourner au drame en quelques vers malheureux et une annonce coupable. La Reine insultée, la favorite volatilisée ! Si Louis avait voulu que son anniversaire soit riche en surprises, c’était ma foi réussi, mais les surprises n’étaient certainement pas celles auxquelles il s’était attendu. La mission des mousquetaires, de la police et des espions allait maintenant être de remuer ciel et terre pour dénicher l’auteur de ces surprises et le remercier en bonne et due forme… Si du moins ils le retrouvaient. En l’état des choses, rien n’était moins sûr.
Après avoir interrogé Sola sans rien en tirer d’intéressant, Ferdinand s’était tourné vers Racine avec en tête un tout autre problème que la disparition de la duchesse de Guyenne. Non seulement parce qu’un mousquetaire s’était déjà chargé de l’interroger sur le sujet, mais aussi parce qu’il doutait sérieusement que le dramaturge ait quoi que ce soit à voir avec cette histoire. En revanche, il avait de sérieux ennuis concernant l’autre problème de la journée, puisque c’était sa pièce qui avait si bien porté affront à la reine…
Les yeux attachés au visage de son ami, guettant ses réactions par habitude, il fut immédiatement convaincu qu’il n’avait effectivement rien à voir non plus avec cette affaire-ci. Il était dramaturge certes, comédien peut-être, mais on ne pouvait pas aussi bien imiter la plus profonde des angoisses à moins d’être un menteur compulsif et convaincu.

- Il faut me croire, Ferdinand, je n'ai jamais écrit ces malheureux vers... Je n'ai même jamais pensé un instant écrire une chose aussi... Cela aurait été si stupide de ma part ! Vous me croyez, n'est-ce pas ? Vous me croyez ?

Ferdinand ne répondit pas, mais eut un sourire qui répondit « oui » à sa place. C’est alors qu’une flamme brilla dans les yeux de l’écrivain alors qu’il l’attrapait par les épaules, le prenant par surprise.

- Mais peut-être pouvez-vous me venir en aide et découvrir ce qui s'est réellement passé et quel est le mauvais écrivain qui a rédigé ces alexandrins si peu harmonieux ?

Une lueur passa aussi très brièvement dans les yeux du Fou, mais c’était une lueur de satisfaction. Voilà les mots qu’il avait attendus de sa part ; une demande qui équivalait à une autorisation. Ferdinand avait bien l’intention de fourrer son nez dans cette histoire qui n’annonçait rien de bon, mais pour ça il lui fallait la bénédiction du dramaturge puisque lui et sa troupe étaient directement concernés par les évènements. Puisque c’était chose faite, il n’y avait plus qu’à en profiter. Posant à son tour une main sur l’épaule de son camarade, Ferdinand répondit pour une fois sans moquerie :

« Cessez de vous tourmenter, je me doute bien que vous n’avez rien à voir avec tout ça. En revanche, si vous voulez que je vous aide, il va falloir m’apporter un peu d’assistance… »

D’un geste leste, il attrapa à son tour un verre de vin et le vida en une fois à l’image de Racine quelques secondes plus tôt, puis leva le verre vide en direction de deux vieilles femmes qui ne les avaient pas quittés des yeux. Puis, se désintéressant d’elles, il retrouva son ton badin pour passer paradoxalement aux choses sérieuses.

« D’abord j’ai besoin de savoir quelques petites choses. Qui avait accès à la pièce quand vous ne travailliez pas dessus ? Où la rangiez-vous ? Qui le savait ? Avez-vous des soupçons sur quelqu’un en particulier ? Quelqu’un qui en voudrait à la Reine, ou à vous, qui aurait pu avoir besoin d’argent et aurait fait ça pour le compte de quelqu’un d’autre… ? »

A mesure qu’il énonçait ses questions, il levait les doigts comme s’il comptait. Enfin, il conclut :

« Ah, et bien sûr, j’aurais besoin de votre autorisation pour interroger votre troupe… Les comédiens comme les autres. Peut-être que quelqu’un aura vu ou entendu quelque chose. »

[H.J : Deux semaines pour répondre à une intrigue, pardon PTDR]
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : Un anniversaire à rebondissement   31.03.12 20:46

Assez ironiquement, Racine n'aurait pas pu trouver meilleure personne que le Fou du roi pour répondre à ses inquiétudes. Il ne savait pas exactement quelle était la fonction de Ferdinand d'Anglerays auprès du souverain mais il se doutait bien que le personnage léger et futile qu'il était à la cour n'était qu'un rôle, un masque bien commode. Et il était sans doute le seul en qui Jean avait assez confiance pour lui demander de le sortir de ce mauvais pas. Le sourire compatissant que lui adressa Ferdinand lorsque le dramaturge se défendit d'avoir quelque chose à voir avec l'événement le soulagea d'un grand poids. Ce fut seulement alors qu'il se rendit compte de l'importance que l'opinion du Fou avait pour lui. Toute la pression qu'il avait accumulée durant ces quelques dizaines de minutes où il avait été dans l'incertitude la plus complète s'évapora et il se mit à respirer plus librement. Si d'Anglerays le croyait, rien n'était perdu ! Sans doute aurait-il beaucoup de mal à faire oublier ce malheureux vers mais il échapperait peut-être à la disgrâce, à l'exil ou pire à la prison !

- Cessez de vous tourmenter, je me doute bien que vous n’avez rien à voir avec tout ça. En revanche, si vous voulez que je vous aide, il va falloir m’apporter un peu d’assistance…

Il acceptait ! Racine sentit une bouffée de reconnaissance pour son ami l'envahir. Il relâcha Ferdinand et parvint presque à ébaucher un sourire lorsque le Fou leva son verre en direction des vieilles femmes qui se détournèrent d'eux, choquées. Sans répondre immédiatement, il se contenta de hocher la tête. Bien sûr, il ferait tout ce qu'il avait en son pouvoir pour découvrir la vérité et comprendre ce qui avait poussé la belle Iole à le désavouer publiquement. D'ailleurs, Ferdinand ne lui laissa pas le temps de réfléchir davantage à sa proposition et reprenant un ton badin qui lui attira un regard suspicieux de Racine, se mit à lui poser une foule de questions. Le dramaturge, malgré le brouillard qui continuait à lui obscurcir les pensées, comprit que le Fou n'avait attendu que cette proposition et qu'il était sans doute venu l'interroger uniquement pour cela. Mais qu'importait ses raisons, s'il le faisait pour Iole, pour le roi, l'honneur de la reine ou pour Racine lui-même ! L'important était de découvrir ce qui s'était réellement passé et punir le coupable. Jean passa une main sur son visage las dans l'espoir de s'éclaircir l'esprit pendant que Ferdinand patientait. Quelles étaient les questions, déjà ? D'une voix hésitante, le dramaturge se lança :

- Je range le manuscrit de mes pièces dans mon bureau particulier dans l'Hôtel de Bourgogne. C'est pourtant fermé à clé et bien surveillé depuis que mon ancien texte avait été perdu... Comme... Comme vous me l'aviez conseillé à l'époque. Nous ne sommes que peu à avoir la clé, moi évidemment et quelques serviteurs de mon hôtel évidemment pour qu'ils puissent y faire le ménage, par exemple. J'ignore totalement comment mon manuscrit aurait pu échapper à leur surveillance, cette histoire paraît vraiment incroyable...

Il s'interrompit quelques instants pour jeter un coup d’œil aux alentours : la grotte commençait sérieusement à se vider par petits groupes même si certains nobles tentaient de rester un peu plus dans l'espoir d'obtenir des informations tandis que d'autres, outrés d'avoir été interrogés, se hâtaient de fuir l'humiliation. Sa troupe se rassemblait petit à petit vers la sortie de service et jetait de temps à autres des regards inquiets vers le maître. Que craignaient-ils ? La seule envie de Racine en cet instant n'était pas de leur passer un savon mais de trouver un coin tranquille où il pourrait s'effondrer sans subir de regards inquisiteurs. Il se força à se concentrer à nouveau sur les demandes de Ferdinand.

- Vous savez qui sont mes ennemis, lâcha-t-il rapidement, ils ont sans doute été vexés de ne pas pouvoir présenter leur pièce à ma place ce soir... J'aurais préféré que ce soient eux, finalement, ajouta-t-il, plein d'amertume. Quant à la reine, j'ignore qui pourrait bien lui en vouloir, elle est si bonne et si douce, l'imbécile qui a écrit ce vers n'aurait pas du s'attaquer à elle s'il voulait être cru ! Quant à mes gens, j'aurais aimé pouvoir vous répondre que je les connais assez pour être certain de leur probité mais est-on jamais sûr de l'honnêteté des gens ? L'argent peut corrompre beaucoup de monde, vous le savez aussi bien que moi... J'aimerais toutefois penser que mes comédiens n'y sont pour rien. Ils ont tout à perdre à ce genre d'histoire...

De nouveau, il posa la paume sur l'épaule de son ami et poursuivit en le fixant droit dans les yeux :

- Évidemment, vous aurez tout loisir d'interroger qui vous voulez et d'entrer où vous voulez. Je donnerai des ordres en ce sens. Vous serez le maître dans l'Hôtel de Bourgogne. Puis-je maintenant quitter cet endroit maudit et rejoindre Paris ?

Après la réponse de Ferdinand, il murmura un remerciement, le salua puis tourna les talons pour rejoindre ses comédiens. Il avait hâte de se plonger dans un verre d'alcool pour tout oublier.

[Fin pour Racine]
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : Un anniversaire à rebondissement   02.04.12 14:02

Malgré les piques dont il mitraillait tout un chacun à longueur de journée, y compris ses plus proches amis, Ferdinand n'était pas le genre d’homme cruel se complaire en regardant un homme à terre et attendant patiemment de voir comment on allait l’achever. Surtout pas lorsqu’il s’agissait d’un homme qu’il appréciait et pour qui il avait de l’estime, sans en être excessivement proche non plus. Jean Racine était au nombre de ces gens-là, de ceux qui pouvaient compter sur le Fou lorsqu’ils étaient dans le besoin, et qui la plupart du temps ne s’en doutaient même pas. Racine aurait-il seulement pensé à lui demander son aide s’il n’était pas venu se présenter de lui-même ? Difficile de prendre au sérieux ce personnage railleur et rieur, mais n’avait-il pas déjà rendu service au dramaturge par le passé ? Nul doute qu’il s’en souviendrait le moment venu… Et il s’en était souvenu. Voilà qui arrangeait bien le Fou : il aurait été bien fâché de devoir interroger la troupe et fouiller les locaux sans son autorisation et probablement sous déguisement… Et il était bien plus facile de rendre service quand on vous le demandait spontanément, n’est-ce pas ?

Patient –pour une fois- il attendit que Racine ait repris ses esprits et puisse lui faire un récit plus ou moins détaillé de ce qu’il lui avait demandé. L’abreuver ainsi de questions n’était peut-être pas la meilleure technique pour le mettre à l’aise, mais quand il s’agissait de l’honneur de la Reine, il doutait fort que Louis s’arrêterait à ce genre de considération. Toute atteinte à la royauté devait être punie, et il se doutait que le Roi lui demanderait de se pencher là-dessus. Autant devancer ses ordres et avoir quelque chose à lui dire lorsqu’il lui donnerait ses ordres, ne serait-ce que parce qu’il était toujours drôle de l’étonner.

Attentif, il nota dans son esprit chaque information que son ami voulait bien lui donner, ou plutôt dont son esprit perturbé voulait bien se souvenir. Effort admirable et surtout nécessaire s’ils espéraient mettre la main sur le responsable de ce désastre. Bien entendu, Racine n’avait pas d’idée précise sur qi avait pu lui jouer ce mauvais tour ni qui aurait pu être visé… Et comment lui en vouloir ? La Reine et lui-même avaient assez d’ennemis pour qu’on puisse imaginer un complot groupé contre eux deux. Mais cela n’avait guère d’importance : que Racine lui donne les informations, retrouver le coupable, ce serait son travail à lui. Et ça lui convenait très bien comme ça.

- Évidemment, vous aurez tout loisir d'interroger qui vous voulez et d'entrer où vous voulez. Je donnerai des ordres en ce sens. Vous serez le maître dans l'Hôtel de Bourgogne. Puis-je maintenant quitter cet endroit maudit et rejoindre Paris ?

Affichant un sourire parfaitement décontracté, Ferdinand donna une tape amicale sur l’épaule de Racine et répliqua avec bonne humeur :

« Filez, et si j’étais vous je ne m’inquièterais pas trop… J’aime les histoires qui finissent bien, et je n’aime pas les mystères. Le vôtre sera résolu, je vous le promets. »

Amusé, il regarda le dramaturge s’éloigner, certain qu’il allait finir dans une taverne à cuver son vin pour oublier le malheur qui venait de lui tomber sur la tête. Baste, qu’il y aille s’il voulait : c’était maintenant à lui d’entrer en scène. Une lueur réjouie dans les yeux, il se frotta les mains et fit volte-face, s’éloignant à grands pas du théâtre des évènements, donnant au passage une tape amicale à Colbert qui se débattait avec deux témoins, et gagna les écuries du palais d’où il détacha son cheval avant de l’enfourcher.

« Et bien le Fou, il est temps de reprendre du service. » se murmura-t-il à lui-même. « Allez, à Paris ! »

Et il s’élança vers la capitale, bien décidé à lever le voile sur ce mystère…

FIN pour Ferdinand.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE : Un anniversaire à rebondissement   18.04.12 0:59

Alors que Sofia quittait enfin le mousquetaire, Francesco sût que c’était son tour de passer à l’interrogatoire. Finissant d’un trait sa coupe et s’en servant aussitôt une autre près de lui. Il se tourna vers le jeune homme en lançant un sourire éclatant.

« A nous deux, signor Contarini, je vous prie, fit le mousquetaire avec un petit sourire.

-Ohohohoh ! gloussa le vénitien. Comme vous y allez ! dit-il avant de boire une gorgée de champagne.

Le mousquetaire ne semblait pas trop savoir où se mettre face à un tel comportement mais l’ambassadeur n’en avait cure !

"Pouvez-vous me donner votre emploi du temps de ces trois derniers jours ? " demanda ensuite le jeune homme en reprenant un peu de contenance d’un air sérieux.

-Aaaah mon emploi du temps !!! s’exclama Francesco avec un air songeur . C’est tout à fait intéressant que vous me posiez cette question aujourd’hui car justement ces trois derniers jours….Comment dire ? Ceux-ci ont été particulièrement…Hum…, il reprit une gorgée de champagne, particulièrement riches en émotions, voyez-vous ?

Il jeta un regard interrogateur à son interlocuteur comme si celui-ci était passionné par sa verve ce qui, en réalité, se résumait davantage à une attitude proche de celui d’une porte de prison.

"Raaah oui je sais vous n’avez pas trop de temps ! Tout ça tout ça ! dit le vénitien en agitant en vaguement les mains. Où en étais-je ? Ah oui au début ! Alors comme je le disais ces trois jours ont été particulièrement périlleux ! Même pour moi ! Ahahah ! Oui ! La baronne et la comtesse ! Quelles gourgandines si vous saviez ! Je n’ai pas quitté le lit durant deux jours et une nuit ! Héhéhé ! Quelle endurance me direz-vous ! C’est incroyable la chance que le Seigneur m’a offert. Toutes ces femmes ! Ces créatures toutes plus exquises les unes que les autres ! Oh oui je vous vois venir, dit il en pointant son doigt vers le mousquetaire. Je sais ! Je sais que je suis un damné apollon ! Toute ma vie j’ai porté le fardeau de la beauté ! Condamné à une charme à fleur de peau je parcours les routes exhibant une sensualité virile. Ô Combien de nuits ai-je pleuré devant mon miroir en criant : „Sois laid ! Sois laid ! Sois laid !“ il but une autre gorgée d’alcool. Aaaaah ma beauté est un blasphème ! Seigneur ! Pourquoi avoir fais de moi un indomptable bourreau des coeurs ?“

Francesco, ivre d’alcool, soupira longuement. Son discours était si philosophique ! Puis il reporta son attention sur le mousquetaire toujours muet devant les propos du vénitien, médusé.

"Enfin ! Je raconte tout ça mais…Je suis certain que vous me comprennez, dit alors l’ambassadeur d’une voix plus suave en frôlant la manche du jeune homme du bout des doigts.
Et sinon…à part mousquetaire, les charges, tout ça…Vous avez le temps pour…vous amusez ? Vous n’êtes pas trop seul ? Oooh suis-je sot ! Vous avez vos collègues ! Les douches, les serviettes, la savonnette…Enfin je ne voudrais pas vous ennuyer avec le travail ! C’était quoi la question déjà ? Ah oui mon emploi du temps ! Et bien, et bien à part culbuter la ribaude, j’ai posé pour un artiste….Hihi, à demi-nu ! Et puis de fil en aiguille…ce n’était plus vraiment du „demi-nu“ voyez-vous ?...Et…ça vous intéresse ce genre d’art ? J’en suis très friand ! Et puis un gaillard tel que vous !...Hummm quel délice, Bel éphèbe ! Que faites-vous ce soir ?...Ah mais non suis-je bête ! Hihihi ! Il se penche difficilement vers le mousquetaire et lui chuchotte à l’oreille. Je reçois ce soir…Je trouverai le temps de vous culbuter plus tard ! Aller ! Bonsoiiiir ! termina-t-il en faisant un petit signe de la main avec un regard vitreux.

Francesco vida sa dernière coupe de champagne avant de tituber difficilement jusqu’à son carosse…

[Fin mémorable de topic pour Francesco XD]

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La modestie des orgueilleux est odieuse, insupportable.


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