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 "Laissez-vous donc porter vers d'autres horizons plus délicieux, bel Adone..." {Francesco x Paris} [topic terminé]

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Francesco Contarini

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MessageSujet: "Laissez-vous donc porter vers d'autres horizons plus délicieux, bel Adone..." {Francesco x Paris} [topic terminé]   "Laissez-vous donc porter vers d'autres horizons plus délicieux, bel Adone..." {Francesco x Paris} [topic terminé] Icon_minitime10.07.11 19:54

    "Laissez-vous donc porter vers d'autres horizons plus délicieux, bel Adone..." {Francesco x Paris} [topic terminé] James_11 "Laissez-vous donc porter vers d'autres horizons plus délicieux, bel Adone..." {Francesco x Paris} [topic terminé] Is12_c10
    < < Ce qu'on appelle violence, ce n'est rien.
    La séduction est la véritable violence.> >

    Droit comme une statue, les mains jointent dans le dos, le port de tête haut et fier, vêtu d'un costume blanc comme neige, marchant lentement au son régulier des talons de ses souliers et du quatuor à cordes animant la piste de danse ; Francesco fendait la foule Versaillaise comme un requin nageant paisiblement au milieu d'un banc de poissons apeurés. Le regard bleu et acéré, un sourire moqueur aux coin des lèvres, Son Excellence l'Ambassadeur de Venise ne manquait pas de susciter la peur, la colère, le désir ou l'admiration parmi les courtisans. Connut comme le plus frivole et le plus égoïste des membres de la cour, les femmes ne manquait jamais de se passer le mot comme quoi il fallait toujours se méfier d'un tel animal (avec raison !)...Il en était de même pour ces messieurs ! Non vraiment, rien ni personne n'était à l'abri du Prince du vice...excepté le Roi peut être...

    L’italien accorda une danse à une des nombreuses demoiselles présentes, toutes aux allures de belles ingénues. Au son virevoltant des violons, les danseurs parcouraient la piste, légers comme des plumes, faisant tournoyer les robes somptueuses et vibrer le plancher sous leurs pas. La jeune fille aux boucles rousses dévorait Francesco de ses yeux verts comme on contemple une apparition et celui ci le lui rendait bien à la vue de sa sublime gorge, pâle comme de la porcelaine, ornée d'un collier de perles et serti de la dentelle du décolleté de sa robe de taffetas. A la fin du morceau, l'assemblée applaudit les danseurs et Francesco s’apprêtait à quitter la belle rousse.

    "Aurai-je l'occasion de vous revoir ce soir, Monsieur ? Demanda la jeune femme, conquise tandis que Francesco lui accordait un baise main.
    - Seul l'avenir nous le dira, Signora. Je l'espère" dit il avec un sourire mutin avant de s'éloigner de la belle qui continuait à le regarder, pensive et sous le charme.

    Francesco ne pouvait que se ravir de tant d'attentions portées sur son exceptionnelle personne. L'orgueil surdimensionné de l'italien n'était pour lui que sa plus belle couronne, rien que ça ! Après tout, n'était-il pas un Contarini : la plus plus importante et plus prestigieuse famille de la République de Venise ? Avoir été exilé de la Cité de la Lune par son Doge de père n'était pour lui que la plus merveilleuse des punitions ! Il était à présent libre comme le vent, pouvant accroitre sa puissance et sa richesse grâce à toute l'Europe si il le fallait ! Pour ce soir, il n'avait que faire des conseils de ce rabat joie de Signor de Gonzague ! Oui, rien n'était trop beau pour le Prince de la Sérénissime...Pas même le divin jeune homme que Franceso aperçut seul à l'autre bout de la Galerie des Glaces, sortant dans les jardins. Voilà qu'il avait trouvé la proie de ce soir ! Oubliant totalement sa belle cavalière, il se délectait d'avance des charmes du jeune éphèbe. Discrètement, pour changer, le jeune vénitien glissa vers la plus proche porte fenêtre qu'il trouva et sorti à son tour, à la poursuite de ce beau Hyacinthe. Dans l'art de la séduction, Francesco en aimait tout les chapitres. De la poursuite enivrante à l'exaltation suprême des sens, tout n'était que pur plaisir ! Devant l'excitation de la chasse, Francesco se mordit involontairement la lèvre inférieure. Il atteignait presque un état second.

    Alors qu'il vit depuis la terrasse, le jeune homme en question s'asseoir près du Bassin de Neptune, un air satisfait apparut sur son visage. Au moins, il n'aurai pas eut à le chercher très longtemps. Attrapant au passage une flûte de champagne sur un plateau que transportait un valet, il descendit avec souplesse les marches de pierre des escaliers avant de s'avancer avec détermination en direction le jeune homme qui semblait plongé dans ses pensées. S'approchant de plus en plus du beau garçon, soudain, son esprit le reconnut : Charles-Paris de Longueville ! Décidément, la famille avait bien du charme, pensa l'italien. Après avoir la sœur ainée pour maîtresse et amie le voilà à vouloir charmer le petit frère...N'en avait-il jamais assez ? Il semblerait que non, se dit Son Excellence.

    Il but une longue gorgée d'alcool avant de s'avancer tel un conquérant vers le jeune Prince de Neuchâtel. L'italien pût ainsi contempler à loisir et plus en détails le jeune homme avec un regard pleins d'envie. Son maintien empreint de fierté aristocratique, les courbes de son visage, la blancheur de sa peau, ses grands yeux bleus, le dessin de sa fine bouche...Francesco ne pouvait que le constater : le cadet était aussi magnifique que l'ainée !

    "Monsieur de Longueville ! C'est un plaisir de faire votre connaissance, dit l'italien en s'asseyant aux côtés du jeune homme. J'avais beaucoup entendue parler de vous sans même vous croiser ! Ne me demandez point à qui j'ai demandé pour savoir qui vous étiez : je n'ai pu manquer la douce ressemblance que vous partagez avec votre sœur ainée...Oh pardonnez mon impolitesse ! S'exclama soudain le vénitien. Je manque à tous mes devoirs : Francesco Contarini, Ambassadeur de Venise, dit-il avec un accent charmant tout en le saluant d'un hochement de tête. N'est-ce pas là une merveilleuse soirée ? Demanda le libertin avec sourire enjôleur.

    Tout en prononçant ses douces paroles, Francesco ne pût s'empêcher de penser qu'il ferait tout pour avoir le beau français entres ses draps, ne serai-ce que pour une unique nuit...Qu'y avait-il de mal à cela ? Le plaisir avant tout ! Et il connaissait le jeune homme de réputation...

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La modestie des orgueilleux est odieuse, insupportable.

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Dernière édition par Francesco Di Venezia le 06.11.11 22:07, édité 1 fois
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Paris de Longueville

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MessageSujet: Re: "Laissez-vous donc porter vers d'autres horizons plus délicieux, bel Adone..." {Francesco x Paris} [topic terminé]   "Laissez-vous donc porter vers d'autres horizons plus délicieux, bel Adone..." {Francesco x Paris} [topic terminé] Icon_minitime11.07.11 22:54

Le jeune homme fourra une main dans la chevelure ondulée de la jeune femme, plongeant ses lèvres dans son cou alors que ses doigts glissaient sur le décolleté outrancier.
D’un petit rire, la jeune femme ôta cette main libertine et recula son visage pour embrasser le jeune homme.

-Monseigneur…il ne faut pas, dit-elle dans un nouveau gloussement ! Mon père, j’en suis sûre, me cherche déjà depuis de longues heures !
-Marguerite…ne vous inquiétez pas de cela, la nuit est trop douce, répondit Paris de Longueville en embrassant les doigts fins et délicats de la jeune fille. Venez, allons narguer la lune auprès des bassins. Il attira la jeune femme vers lui mais une ombre furtive passa non loin d’eux, obligeant le jeune homme à lâcher la main de Marguerite.
Inquiète, la jeune femme s’était plaquée contre un mur, ignorée du prince qui s’était éloigné de quelques pas, l’œil soucieux. Ne pouvait-on donc pas butiner en paix ? Fallait-il qu’un sot vienne déranger chaque fois que la partie devenait…palpitante ?

Il jeta un œil furtif à la jeune fille qui déjà songeait avoir vu son père émerger des bosquets. Lâchant un soupir discret, il se rendit à l’évidence. Trop innocente, trop douce et puritaine, trop….trop sotte, assurément, n’ayant aucun goût pour le danger. L’inverse de Gabrielle, en quelques mots.
-Marguerite, la rassura-t-il d’une voix doucereuse et totalement hypocrite, attendons que votre père ai cessé de s’inquiéter de votre sort. Allez le voir et parlez-lui comme si cette soirée était l’une des plus agréable que vous passez. Montrez-lui quelques connaissances avec qui vous auriez pu parler
-Je dois aller parler à des gens, demanda-t-elle naïvement ?
-Euh bien…par exemple, oui.
-Mais pourquoi ?
Paris se mordit la lèvre et se retint de soupirer devant la naïveté de la jeune femme. Ces idiotes n’avaient besoin que de mentors, non pas de précepteurs. A son âge, sa propre mère fréquentait déjà les salons et Gabrielle avait su illuminer Paris de son esprit !

Il emmena la jeune fille vers les salons les plus proches et empêcha celle-ci de couler sur lui des regards insistants. Il eut été presque humiliant pour le jeune homme d’avoir à accrocher ce portrait aux côtés de tous les autres, bien plus glorieux, qui ornait son mur de jeunes conquêtes.
Il en trouverait une autre, bien plus pétillante, avec qui cette soirée des plus ennuyeusement mortelles trouverait quelque éclat.

Il n’y avait rien de plus agaçant pour le jeune homme que cette frustration de ne pas arriver au but escompté. Laissant Marguerite aux bons soins d’un père empoudré, Paris, désoeuvré, ne sachant à quel sein se vouer, chemina lentement vers la Galerie des Glaces. Etait-ce Apollon l’Avisé qui guida son esprit vers l’exotique endroit ? Il le cru, car sitôt passé les dernières marches menant au salon de la Guerre, apparue à ses yeux l’une de ces jouvencelles qui ne semblait qu’attendre son arrivée.
Que Phoebus bénisse sa douce maîtresse qu’était la cour de Versailles ! Les cheveux d’or soigneusement remontés en un chignon délicat laissaient quelques boucles dorées telles deux cascades de fils d’or jaillissant d’un bosquet ensoleillé. Deux perles azurées, protégées par de longs cils clairs brillaient autant que les reflets de l’or sur les glaces de la galerie. Réhaussées d’une petite mouche délicieusement insolente, ses lèvres roses délicatement ourlées n’attendait qu’un charmant baiser d’un prince pour s’éveiller.

Elise de Saint-Amour. On ne pouvait porter un nom plus doux et plus prédestiné aux joies charnelles. Elise de Saint-Amour était l’incarnation d’Aphrodite sur terre ou du moins, si l’on excluait Gabrielle de cette galerie.
Paris avait silencieusement glissé vers elle, effleurant de ses doigts le fin poignet de la colombe et dos à elle, murmura doucement à son oreille
.

-Votre nom évoque le désir incarné
Serais-je donc ce soir votre chevalier
?
-A vous seul, prince je saurais succomber
Il me tarde à nouveau d’être votre obligée

-Ce soir notre heure sera quand minuit sonnera
-Le bassin de Neptune le seul témoin sera.

Ah ! Comme elle comprenait, elle, ces mots soufflés que nul ne pu entendre ! Elle lisait entre ces quelques mots et même en l’absence de ces vers, Elise aurait compris ses moindres désirs.
Son nez frôla la nuque de la jeune femme et Paris respira le doux parfum de la marquise. Il n’y avait rien de plus charnel que ce désir partagé et malgré l’innocente apparence d’Elise de Saint-Amour, il y avait en elle un feu bien assez brûlant pour faire oublier au jeune prince sa déconvenue…qu’il avait déjà oublié.

-Minuit, souffla-t-il en faisant glisser sa main sur la hanche de la jeune fille, cela signifie qu’il ne nous reste que peu de temps avant…
-Avant le feu d’artifice que vous offrirez en mon honneur, le coupa-t-elle d’une voix aguicheuse.
La proposition, camouflée sous d’innocents vers, aurait pu en choquer plus d’un et Paris se retint d’embrasser la nuque délicate. Il respira une dernière fois l’entêtant parfum avant de s’éclipser dans les jardins, passant par les dernières portes-fenêtres ouvertes.

Le bassin de Neptune avait cette aura de mystère planant au-dessus de l’eau paisible. La fontaine avait cessé de jaillir et un calme avait entouré l’endroit isolé de la soirée qui battait son plein.
En venant, Paris avait extorqué à un valet en livrée deux coupes de champagne qu’il posa sur le rebord de pierre du bassin, songeant à la chevelure d’or d’Elise de Saint-Amour. Comme tant d’autres, elle n’avait jamais su résister à ses charmes et avait bien vite succombé à ses propres désirs. Elle était devenue de ces anges réguliers dont le jeune homme parlait peu et qu’il gardait éloignées des complots malfaisants de Gabrielle et de son – hélas ! – âme damnée Perrine. Non, personne ne pouvait résister aux charmes du jeune prince. Il se vantait, chaque jour, d’avoir en lui ce pouvoir inné de séduction, ce don naturel pour le plaisir. Sans rougir, il se satisfaisait de ses traits malgré l’envie qu’il avait longuement eu d’avoir l’envoûtante beauté de sa mère, dont avait hérité son aînée.
Pourtant, qu’il était doux de profiter de la jeune femme qui viendrait incessamment ! Il eu été trop sot d’abandonner cette innocente colombe à son triste sort.
Il sortit de sa poche sa petite montre et observa les aiguilles et observa au loin les ombres agrandies par les flammes vacillantes des chandeliers. Encore une demi-heure et la nuit serait sous le signe d’un…sein amour.


-Monsieur de Longueville ! C'est un plaisir de faire votre connaissance !

Paris sursauta, observant d’un œil rapide les traits du jeune homme qui venait d’interrompre ses pensées. Dans la pénombre, il distingua un visage qui ne lui étaient pas inconnu, sans toutefois lui être familier. Interloqué puis outré par l’impudence de l’importun, le jeune prince n’eut pas le temps de place un seul mot que l’autre déjà s’exclamait dans un français frôlant l’italien. Ah ! Ne pouvait-il pas le laisser attendre sa douce amie ? Elise arriverait bientôt ! Le sot ! Le fat ! Oser parler si familièrement à un prince…de sang, de surcroît ! L’orgueil de Paris était déjà écorché lorsqu’il lança une réplique peu amène que l’autre ignora.
-Nous n’avons pas eu le loisir d’être présen…
-J'avais beaucoup entendue parler de vous sans même vous croiser,continua l'autre! Ne me demandez point à qui j'ai demandé pour savoir qui vous étiez : je n'ai pu manquer la douce ressemblance que vous partagez avec votre sœur ainée...

Ah ! Le faquin connaissait Gabrielle ? Avait-elle été assez fourbe pour s’abandonner à un italien digne de Mazarin ou de ces Mancini, de ces Concini… ! Eh quoi ! Tous deux se ressemblaient ? La chose était impossible. Elle avait hérité des traits maternels, était, elle, une véritable Longueville dans toute sa beauté et sa terrible attirance. Lui portait sur son visage la marque des La Rochefoucauld et l’on ne pouvait nier son appartenance à l’éminente famille.
-Je crains que vous ne…
-Oh pardonnez mon impolitesse !
-Je verrais, marmonna-t-il, blasé…
-Je manque à tous mes devoirs : Francesco Contarini, Ambassadeur de Venise.
-J’en suis ravi, répondit-il brièvement sur le même ton. Il sortit sa montre dont les aiguilles avaient encore tourné.
-N'est-ce pas là une merveilleuse soirée, Insista l'importun?
-Si, certainement, dit-il d’un air dubitatif devant le visage ravi de l’italien.

Il ne paraissait pas vouloir quitter le rebord de la fontaine et Paris observa avec quelques inquiétudes le visage de son interlocuteur. Celui-ci avait dans le regard cette même lueur qui brillait dans celui d’Elise auparavant. Celle d’une envie, d’un….d’un désir ?!
Soudain, ce fut la lumière ! Paris y était ! Francesco…Gabrielle…Ca ne pouvait être là qu’un nouveau piège tendu par son adorable sœur ! La diabolique lui avait envoyé un faquin de la comedia del arte, un séducteur, dans l’espoir de l’embarrasser ! Le prince fut flatté que Gabrielle fut allée si loin dans ses plans et se promit de la féliciter dès le lendemain pour ce génie malfaisant. Il se promit également de lui retourner le monte-charge de manière bien plus fourbe.
Mais elle se trompait et se fichait le doigt dans l’œil – qu’elle avait magnifique, par ailleurs. Francesco…n’était-ce pas ce libertin qui lui avait volé nombre de ses conquêtes ou qui piochait dans ses restes ? Il se muait, lui, en adorateur de l’autre sexe ? L’affaire était peu crédible et grossière mais pour prouver à Gabrielle ses tords, il se décida d’entrer dans ce jeu.
« Une demi-heure », songea-t-il en tendant l’une des deux coupes à l’italien.

-Pardonnez-moi, monseigneur, je suis d’une impolitesse frôlant l’insolence, s'exclama-t-il sur un ton de pardon! Prenez donc cette coupe et contez-moi les plaisirs italiens. L’on dit qu’ils sont bien plus délicieux à Venise que nulle part dans les cours européennes. Est-ce vrai ? Est-ce vrai que Venise est plus frivole que Versailles, lança-t-il avec le sourire éclatant qu’il avait offert à Marguerite ?


Spoiler:
 

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"Les inclinations naissantes, après tout, ont des charmes inexplicables,
et tout le plaisir de l'amour est dans le changement."


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MessageSujet: Re: "Laissez-vous donc porter vers d'autres horizons plus délicieux, bel Adone..." {Francesco x Paris} [topic terminé]   "Laissez-vous donc porter vers d'autres horizons plus délicieux, bel Adone..." {Francesco x Paris} [topic terminé] Icon_minitime08.08.11 18:42

    Francesco observait avec délectation chaque geste exécuté par le Prince comme on regarde sa proie avant de fondre sur elle. Imaginant le goût de ses lèvres, le parfum de sa peau, la douceur de ses cheveux, ses cris d'extase...Oui, l'Ambassadeur était un libertin sans scrupules et il connaissait plus d'un raccourci pour inviter...ou plutôt capturer quelqu'un dans les méandres brûlants de sa couche...Francesco se saisit de la coupe que lui offrait le français en caressant imperceptiblement la main de celui-ci, sa peau était glacée...Oh oui, il incendierai tout son être ! Il n'aurai point froid très longtemps, songeait le Prince de Venise en buvant une gorgée de champagne, faisant pétiller sa langue au contact de l'alcool. Le changement de comportement de Longueville ne manqua pas de soulever l'intérêt de l'italien pour le jeune homme. Peut être pensait-il se jouer de lui ? A moins qu'il était tout bonnement intéressé ? Quelques soit les réponses à ces questions le résultat pour Francesco serait le même, cela prendrai peut être plus ou moins de temps...Mais il y parviendrai tôt ou tard ! Charles-Paris de Longueville connaitrait le véritable vice ! Le pauvre ange...enfin si un jeune homme calculateur et séducteur invétéré pouvait être qualifié ainsi...Seul son visage pouvait être envié par les cieux...pour le reste le diable en avait fait son affaire ! Francesco voyait un peu de lui en Paris, de l'adolescent qu'il était il y a quelques années de cela...ce temps où il déambulait dans les palais vénitiens au bras de l'une des plus belles italiennes que la terre est portée, Sofia...Mais il chassa rapidement cette pensée revenant à la préoccupation de son délicieux projet assis juste à ses côtés, prêt à être cueillit !

    "Contez-moi les plaisirs italiens. L'on dit qu'ils sont bien plus délicieux à Venise que nulle part dans les cours européennes. Est-ce vrai que Venise est plus frivole que Versailles ? Lança le jeune homme avec un grand sourire.

    -Ah Signor ! Je ne peux vous cacher que la Cité des Doges est certainement une des plus belles cités des Royaumes d'Italie. Elle est sans égale. Telle une Reine, elle vous révèle et vous cache tour à tour ses charmes, nourrissant de sombres desseins..., dit Francesco sur un ton poétique décoré d'un sourire mystérieux. Le jour, vous êtes éblouit par son architecture, ses couleurs, sa musique et sa sagesse. Tandis que lorsque tombe le crépuscule, c'est un tout autre visage qui s'offre à vous ! Les énigmes, le danger et les plaisirs en tout genre sortent de leurs cachettes sous-marines et remontent les canaux, raconta le vénitien tout penchant son visage près du Prince de Neuchâtel. Venezia est noble et prédatrice, à l'image du lion de San Marco...sussura Francesco.

    L'italien savait qu'il n'y avait pas de détours dans sa manière de séduire, sa réputation à Versailles n'était plus à faire. Quitte à paraitre grossier par moment, il en était pas moins plus complexe qu'un simple baratin...Et rien ne semblait l'atteindre, il n'avait que faire de l'opinion des autres, le jeune homme était bien au dessus de tout ces commérages de courtisans. Lentement, très lentement, insensiblement l'Ambassadeur s'était rapproché du jeune français, refermant peu à peu son piège sur lui comme une plante vénéneuse et prêt à bondir comme un fauve ! Il écouta encore quelque instants son interlocuteur avant de saisir soudain son poignet et de l'attirer contre lui, l'embrassant avec fougue. Le Prince fût prit de court, tendu et crispé contre Francesco qui pût ainsi constater de la douceur des lèvres du jeune Prince tout en passant sa main dans ses cheveux. Le jeune homme commençait à réagir en cherchant à s'échapper de l'étreinte de l'Ambassadeur quand une voix dans le dos de Paris se fit entendre :

    "Prince ? S'exclama une jeune femme qui venait d'arriver près du bassin de Neptune, surprenant le baiser des deux hommes. Mais...je croyais devoir vous retrouver ici ?...Vous êtes vous joué de moi ?" Lança-t-elle avec un air dégouté.

    Francesco ne connaissait point la malheureuse mais trouva tout à coup la situation fort cocasse. Avec un sourire hilare, il ne pût s'empêcher d'intervenir :

    "Vous savez, signora , à trois nous ne sommes jamais de trop pour nous amuser, dit il en se levant du banc de pierre. Voudriez-vous vous joindre à nous ? Demanda-t-il en levant son verre de champagne à son intention.

    La jeune femme était scandalisé par la proposition de l'italien, les poings serrés, au bord de la crise de nerfs et les yeux écarquillés.

    "Vous n'êtes que des porcs ! Siffla-t-elle avant de lever un doigt menaçant en direction de Paris qui voulut intervenir. Ne m'adressez plus jamais la parole ou vous aurez affaire à mon père ! Je ne vous souhaite point le bonsoir, messieurs" ajouta la jeune fille, acide, avant de reprendre la direction du château d'un pas vif.

    "Quel dommage, soupira Francesco en se tournant vers sa jolie proie prise dans son vile traquenard. Elle semblait si delizioso ! Navré d'avoir bouleversé vos plans, mon ami. La "demoiselle" ne sait pas ce qu'elle rate" dit-il de son accent chantant en arborant une mine satisfaite et perverse.

    Oui, Francesco ne regrettait point d'avoir jeter son dévolu sur le jeune homme qui semblait bien pâle et désorienté tout à coup. Le vénitien se félicitait même d'avoir ébranlé ainsi Longueville...Il but une nouvelle gorgée de champagne savourant davantage l'alcool hors de prix attendant que le jeune homme réagisse enfin...

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Paris de Longueville

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Ah…Gabrielle choisissait parfaitement ses gens pour ses petites manipulations. Le vénitien était absolument comblé, voire conquis de la fausseté de Paris. Il faut dire qu’il y mettait du sien ! On ne peut se jouer ainsi d’un Longueville et qui plus est, du fils de la plus grande courtisane de la cour ! Ah ! Gabrielle tomberait de haut, lorsqu’elle apprendrait que son cher petit frère qu’elle se forçait à tant aimer en public n’était pas dupe de cette farce !

Le vénitien se plaisait à lui raconter les délices de Venise et fut si convaincant que Paris se surprit à rêver à cette ville dont on lui comptait mille couleurs et mille danses. Son carnaval, disait-on, obstruait les sens, exacerbait le plaisir et surtout….surtout, toutes ces femmes si innocentes que l’on pouvait duper avec masque. Ces plaisirs vénitiens étaient un de ces rêves inassouvis, une chose qu’il se devait de connaître avant de se voir enchaîné à des obligations, à ses devoirs ou pis encore, à une femme.
Mais diable que cet homme jouait son rôle à cœur. Il s’approchait du jeune prince, lui jetait de ces regards appuyés, un peu trop certainement, et il cru déceler dans son sourire cette mimique que lui-même réservait aux proies les plus prudes. Diable ! Gabrielle état décidément retorse pour avoir lis sur son chemin un homme qui savait comment vouloir plaire aux hommes ! Un peu plus et Paris aurait ri de ce manège, mais Francesco di Venezzia semblait bien trop absorbé par ce qu’il disait ou par lui-même, que cela lui ôta toute envie de rire. Allons. Il fallait rester sérieux, jouer l’innocent, l’effarouché afin que le vénitien se délecte trop rapidement d’une victoire pas encore acquise !

-Ah Signor ! Je ne peux vous cacher que la Cité des Doges est certainement une des plus belles cités des Royaumes d'Italie, disait alors Francesco di Venezzia. Elle est sans égale. Telle une Reine, elle vous révèle et vous cache tour à tour ses charmes, nourrissant de sombres desseins...
Un peu de patience, songea le jeune prince en détaillant l’italien. On le disait aux femmes mais il semblait pourtant se connaître assez en matière de séduction pour plaire à son propre sexe. Etait-ce l’un des nouveaux mignons de Monsieur ? Cette pensée arracha un sourire à Paris qui hocha la tête en s’efforçant de paraître courtois. Inutile de le laisser imaginer quoi que ce soit, s’il s’adonnait à toutes sortes de plaisirs, ce drôle d’oiseau qu’avait déniché Gabie pourrait bien se retourner contre lui !
Le jour, vous êtes ébloui par son architecture, ses couleurs, sa musique et sa sagesse. Tandis que lorsque tombe le crépuscule, c'est un tout autre visage qui s'offre à vous ! Les énigmes, le danger et les plaisirs en tout genre sortent de leurs cachettes sous-marines et remontent les canaux, continuait-il !

Paris avait un instant détourné la tête pour observer quelques silhouettes féminines au loin. Parfait. Il laisserait parler un peu le bellâtre, prétexterait quelques attente urgente de la part de…eh bien de sa fiancée, par exemple, et partirait en quête d’Elise ou de nouveau visages…
Hé, se retint de s’exclamer le jeune homme lorsqu’il se retourna ! Le vénitien s’était ostensiblement rapproché de lui, il fallait être aveugle ou stupide pour ne pas le voir. Humpf ! Gabie allait trop loin dans sa quête de comédiens italiens ! Le Mazarini avait au moins raison sur un point ! Il se contenta d’afficher un large sourire plein de fausseté, mais l’autre ne lui laissa aucune possibilité.

-Venezia est noble et prédatrice, à l'image du lion de San Marco..., lui souffla-t-il doucement, faisant reculer sensiblement le jeune prince qui se tordit presque le dos.
-Je vois cela, en effet, dit-il simplement dans un sourire. Il se redressa, glissant discrètement sur la pierre afin de se décaler du jeune homme. Il lui afficha le même sourire et se força à imaginer le visage d’une jeune fille pour oublier son interlocuteur mais surtout, lui faire croire qu’il croyait qu’il songeait que…. Oui, Venise doit-être une ville pleine de charmes aussi masqués de ses ombres du carnaval, finit-il par lâcher d’une voix aimable.

Ah…allait-il finir de se rapprocher ? Ne pouvait-il rester à sa place ? Paris ne pourrait continuellement chercher à glisser sur le rebord de la fontaine !

-J’espère que j’aurais un jour cette joie de goûter à ces plaisirs véniti…hé !se coupa-t-il lui-même en sentant la poigne de Francesco sur son poignet, l'attirer vers lui d’un geste et plaquer sa bouche sur la sienne en quelques fugaces secondes. Ah ! Il l'attirait vers lui, le maintenait étouffé !! UN HOMME ! Un italien pervers et retors l’embrassait ! A lui ! … l’homme passa une main dans ses cheveux alors que Paris essayait de se dégager, crispé par la surprise, mais bientôt par une colère qu’il sentit monter en une poignée de secondes. L’italien semblait passer du bon temps à le….à le violer ainsi !
-Prince ?
Ce fut – pour le malheur du jeune Longueville – cette jeune voix féminine qu’il connaissait que trop qui le libéra du joug italien.
Pouah ! Un homme !

-Mais...je croyais devoir vous retrouver ici ?...Vous êtes vous joué de moi ?
Paris s’étouffa en se levant, buvant une grande lampée de champagne et sans aucune distinction pour la jeune femme, prit les verres qu’elle tenait en main sans même lui répondre, étouffant dans l’alcool les jurons qu’il proférait à l’adresse de l’italien. Jurons devant lesquels sa mère se serait signé autant de fois qu’il eu fallu pour sauver son fils des flammes de l’enfer.

Mais l’italien le surprit encore lorsqu’il s’adressa à la pauvre Elise qui observait d’un œil inquiet où brillait le scandale, le manège du prince qui recrachait le champagne qu’il avait à peine avalé.

-Vous savez, signora , à trois nous ne sommes jamais de trop pour nous amuser, lança l’autre d’un ton débonnaire, faisant étouffer Paris.
-Ah mais taisez-vous, par tous les diables, jura-t-il avant de boire une nouvelle coupe !
-Voudriez-vous vous joindre à nous, continua l’autre, hilare, en levant son verre vers la pauvre demoiselle ?
-Vous n'êtes que des porcs, s’écria Elise prête à fondre en larmes, les nerfs à vif ! Ne m'adressez plus jamais la parole ou vous aurez affaire à mon père ! Je ne vous souhaite point le bonsoir, messieurs.

Paris n’aperçu de la jeune fille qu’un index accusateur en sa direction, mais il du avouer qu’il était plus occupé à contenir une nausée qu’il s’efforçait d’avoir, espérant quelques verres une prochaine fois pour apaiser Elise et la faire revenir…elle était intelligente, elle ne croirait en rien que cet italien….ah ! L’italien !
-Quel dommage, soupira faussement Francesco di Venezzia, elle semblait si delizioso ! Navré d'avoir bouleversé vos plans, mon ami. La "demoiselle" ne sait pas ce qu'elle rate,ajouta-t-il d’un ton sournois et pervers.

Ah, il buvait à sa santé ? Parfait ! Paris bu d’un coup la dernière coupe de champagne qu’il restait. Non, Gabrielle n’était pas si sournoise pour lui avoir envoyé cet homme et puisqu’il n’appartenait pas à sa sœur, il était à présent de sa propriété. L’homme avait osé s’attaquer à lui ? Paris de Longueville ? Descendant du sang de France ?! Il allait en coûter au faquin italien !
Il lâcha la coupe et se redressa , réajustant son habit. Il cracha une dernière fois par terre en s’essuyant les lèvres sur lesquelles il sentait encore celles de l’italien. Dieu….quel cauchemar éveillé !
Mais la colère animait bien plus le jeune Longueville que le dégoût et d’un pas vif il s’approcha de l’italien des mains de qui il prit délicatement la coupe de champagne.


-Je ne voudrais gâcher un si délicieux vin, dit-il d’une voix sombre avant de lancer une gifle à l’italien, le regard noir. Il attendit que l’homme se reprenne et malgré sa taille moyenne, il le toisa de tout l’orgueil possible dont sa mère et ses oncles eux-mêmes n’avait su faire preuve en leurs jeunes années. Non, non et non ! L’on ne pouvait ainsi insulter un cousin du roi et s’en tirer impunément et malheur à lui, Francesco di Venezzia semblait être tombé sur l’un des plus tenaces des descendants des Condé.
-Monsieur, vous vous vautrez dans vos miasmes italiennes, lança-t-il d’un ton impétueux, mais sachez qu’il vous en coûtera de m’avoir ainsi abusé ! Riez, monsieur l’ambassadeur, la courtoisie ne vous étouffe pas, vous autres italiens !

Il épousseta son habit, passa une main dans ses cheveux pour se recoiffer, mais n’en n’avait pas terminé avec l’italien. En réalité, il avait bien plus envie de le voir en face de lui le lendemain matin, tenant une épée à la main.
-Et vous avez offensé une demoiselle, monsieur, continua-t-il d’une voix hautaine. J’ose espérer que la galanterie que l’on vous a apprise dans votre cité vous fera allez lui quémander votre pardon.

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et tout le plaisir de l'amour est dans le changement."


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Francesco Contarini

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MessageSujet: Re: "Laissez-vous donc porter vers d'autres horizons plus délicieux, bel Adone..." {Francesco x Paris} [topic terminé]   "Laissez-vous donc porter vers d'autres horizons plus délicieux, bel Adone..." {Francesco x Paris} [topic terminé] Icon_minitime02.10.11 17:36

    -Quel dommage, soupira faussement Francesco di Venezia, elle semblait si delizioso ! Navré d'avoir bouleversé vos plans, mon ami. La "demoiselle" ne sait pas ce qu'elle rate, ajouta-t-il d’un ton sournois.

    Alors que le Prince de Venise savourait son champagne, le jeune homme excédé en face de lui vida d'un trait sa dernière coupe. Non décidément, Son Excellence ne s'attendait pas à un aussi plaisant spectacle devant le bouleversement de Paris de Longueville ! Paris bu d’un coup la dernière coupe de champagne qu’il restait. Il semblait près à exploser, les yeux regardant en tout sens accompagné d'un souffle profond et haletant comme celui d'un taureau près à charger. Pendant ce temps, Francesco ne pouvait s'empêcher de sourire des malentendus qu'il avait causer. La vie de cour était son terrain de jeu favori : tout le monde perdait sauf lui alors forcément...! Soudain, d'un pas vif, Longueville s'approcha de lui alors qu'il était toujours assis au bords du bassin. Il lui prit des mains sa coupe de champagne et lui lança d'une voix sombre :

    -Je ne voudrais gâcher un si délicieux vin.

    Puis il lui it une gifle mémorable avec un regard noir. Se levant de son banc de pierre, le vénitien ne pût s'empêcher d'éclater de rire tout en se massant la joue devenu rouge (de plaisir ?). Il le dominait d'une tête et il posa sur lui un regard toujours plus malsain, toujours en s'amusant de la mine déconfite du Prince de Neuchâtel et de son expression outrée.

    -Hum, Monsieur ! Quelle poigne ! S'amusa Francesco avec une expression des plus perverses.

    -Monsieur, vous vous vautrez dans vos miasmes italiennes, lança-t-il d’un ton impétueux, mais sachez qu’il vous en coûtera de m’avoir ainsi abusé ! Riez, monsieur l’ambassadeur, la courtoisie ne vous étouffe pas, vous autres italiens !

    La remarque du jeune homme parut bien cocasse aux yeux de Francesco ! En effet, de l'autre côté des Alpes, ce sont les français qui avaient la réputation de manquer cruellement de courtoisie, ce retournement de principe était une boutade bien savoureuse dans l'esprit de l'italien. Il n'hésiterai pas à la mentionner dans quelques conversations agréables et mondaines, les cours étrangères allaient bien rire...

    -Et vous avez offensé une demoiselle, monsieur, continua-t-il d’une voix hautaine. J’ose espérer que la galanterie que l’on vous a apprise dans votre cité vous fera allez lui quémander votre pardon.

    L’Ambassadeur jeta alors des yeux surpris sur le Longueville.

    -Et en quoi devrai-je m'excuser, Monsieur ? Demanda-t-il. Est-ce moi qui ai courtiser cette délicieuse enfant ? Je ne crois pas. Je ne demanderai pardon pour quoi que se soit. Je n'ai absolument rien à me reprocher, ajouta Francesco, en rajustant sa veste. Et ce n'est pas un gamin comme vous qui allez me donner je ne sais quelle hypothétique leçon...

    Le Vénitien s'éloigna soudain laissant flotter un silence de quelques secondes avant de se retourner brusquement vers son interlocuteur.

    -Et puis c'est vous, après tout, qui ne vous laisser point aller ! S'exclama-t-il. Pour un bambin vous ne savez vraiment pas vous amuser, quelle tristesse ! Vous qui arborez je ne sais quel étendard de Don Juan voilà que vous frémissez comme la dernière des jouvencelles !

    Il soupira profondément.

    -Vous me décevez Monsieur de Longueville ! Avoua l'italien en haussant des épaules, agaçant au possible. Vous ne méritez pas la réputaiton qu'on vous prêtes !...Enfin presque : il faut avouer que vos lèvres sont tout à fait exquises ! Dit-il avec un sourire songeur.

    Durant tout ce temps, Paris continuait inlassablement de foudroyer Son Excellence l'Ambassadeur du regard ! Peine perdu pour le mettre dans son lit, se dit Francesco. Ma foi, tant pis...Le jeune homme ne semblait pas aussi amusant qu'il l'aurait cru...Quel sérieux !

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Paris de Longueville

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-Et en quoi devrais-je m'excuser, Monsieur, lâcha le fourbe? Est-ce moi qui ai courtisé cette délicieuse enfant ? Je ne crois pas. Je ne demanderai pardon pour quoi que se soit.
-Ben voyons, marmonna Paris pour lui-même, ne prenant même plus garde à la colère qui le faisait bouillir. Les dents serrés, il se retint d’en découdre à la minute avec l’italien.
-Je n'ai absolument rien à me reprocher, continua l’insolent. Et ce n'est pas un gamin comme vous qui allez me donner je ne sais quelle hypothétique leçon...

Une main invisible saisi les entrailles de Paris qui fit un effort sur lui même pour ne pas tirer son épée - même une simple lame d'apparat - et de demander une réparation immédiate à l’italien. Comment avait-il osé l’appeler? Lui! Descendant des Condé et des ducs de Marcillac! Le mot était pis que si Contarini lui avait craché au visage; personne n’avait encore eu l’affront de lui parler ainsi, encore moins un bourgeois italien, tout fils de Doge qu’il pu être.
Francesco di Venezzia bafouait toute les règles de l’étiquette et du respect que Paris attendait de son rang.
Il se savait peu honnête envers quelques créatures de la cour et il savait, non sans difficulté, admettre que son attitude n’était des plus sincères de Versailles, mais l’on ne pouvait lui reprocher un manque d’honneur dans ses actions dénuées de toute intrigue de cour et les mots du faquin cinglaient comme une insulte. Paris reprochait bien souvent à sa cousine d’Alençon d’étaler ses ascendants, mais lui même avait cette faiblesse de la fierté de son sang, qui que fut son père. L’impertinence aurait pu le faire exploser s’il n’était parvenu à se contenir. Etait-ce le sang paternel qui apaisait sa colère sourde? Le jeune prince serra les mâchoires, la main posée sur la garde de son épée. Les récriminations maternelles qu’il avait tant entendues dans son enfance remontèrent d’une seule vague et à ses yeux, cet italien rejoignait “l’illustrissimo faccino” tant incriminé. Cette race de fourbes semblaient décidés à ne jamais tenir compte des rangs de leurs ennemis et Paris comptait bien faire comprendre à ce fils de doge qu’il ne pouvait souffrir ces propos impertinents.

-Ces leçons sont celles d’un gentilhomme, monsieur et la valeur n’attend pas l’âge. Comprenez que je ne pourrais laisser aller cela, lança-t-il d’une voix sourde, laissant sa phrase en suspend.

Mais Contarini semblait préférer jouer avec lui qu’assumer ses torts et demander quelque pardon que Paris ne lui aurait certainement pas accordé. Il se détourna du prince, ce que celui-ci pris à nouveau comme un manque cruel de respect mais avant qu’il ne pu lancer une cinglante réplique, l’autre, débonnaire, plongea un peu plus encore sa dague dans la fierté du jeune homme. Il pivota sur lui-même avant de lui jeter un regard que Paris jugea fourbe.


-Et puis c'est vous, après tout, qui ne vous laisser point aller, s'exclama-t-il! Pour un bambin vous ne savez vraiment pas vous amuser, quelle tristesse ! Vous qui arborez je ne sais quel étendard de Don Juan voilà que vous frémissez comme la dernière des jouvencelles !
-Don Juan ne séduit que les femmes, c’est un modèle de stabilité, ironisa Paris en levant les yeux au ciel. Mais à nouveau, chaque mot que crachait Contarini sonnait comme une insulte. Pour un homme, même jeune, qui avait élevé dans l’honneur et la justice, la réparation était inévitable, quels que puissent être les édits.
Contarini lâcha un profond soupir qui acheva d’agacer pleinement le jeune prince qui serra un peu plus les doigts autour de la garde de son épée.


-Vous me décevez Monsieur de Longueville, lâcha l’italien! Vous ne méritez pas la réputation qu'on vous prête....
-La cour n’est qu’illusion, trancha-t-il les dents serrées.
-...enfin presque, continua l‘autre : il faut avouer que vos lèvres sont tout à fait exquises !
-Je ne peux pas en dire autant des vôtres, monsieur, siffla Paris d’une voix froide. Et il me plairait de ne plus les goûter.

Il s’avança de quelques pas vers Contarini, ôtant soigneusement ses gants, plantant un regard glacial dans celui de l’italien.
-Il serait temps que vous autres italiens cessiez de vous considérer comme des Brutus de notre siècle, monsieur. Soyez heureux que je ne demande réparation qu’à vous seul et ne remonte pas vos insultes comme un impair diplomatique. Vous êtes un piètre ambassadeur, monsieur, Tarquin le Splendide se mue en Baudouin de Jérusalem à vos côtés.

Paris contourna l’italien avant de se retourner vers lui, assénant ces derniers mots comme une sentence pour laquelle il n’attendait aucune réponse.
-Le gamin qui vous donne des leçons est cousin du roi de France, monsieur, asséna-t-il d’un ton sec. ;Si vous ne connaissez les simples règles de bienséances qu’un ambassadeur se doit de savoir, je me ferai un plaisir de vous les faire connaître demain au petit jour sur le terrain des Carmes Déchaussées.

Il remis ses gants sans attendre une réponse de l’italien dont il ne pouvait plus supporter la voix et lâcha d’une voix brève:
-Un seul témoin, monsieur. Passez une nuit agréable, je vais tâcher de calmer cette pauvre enfant que vous avez cru bon de choquer par vos propos gomorrhéens.
Sans attendre une quelconque réponse du vénitien, Paris marcha d’un pas vif jusqu’au premier perron qu’il rencontra et s’engouffra dans le château. A présent, quelques verres de vins sauraient lui faire passer sa colère jusqu’au lendemain. Il réalisa seulement quelques minutes après ce dans quoi il s’engageait. Les édits interdisaient théoriquement ces duels et il ne pouvait que trop bien savoir ce qu’il en avait coûté à ses oncles Montmorency, mais le visage goguenard de l’italien le conforta dans sa décision. Le lendemain, il serait prêt à laver cet affront.

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