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 une mésentente cordiale ... |francesco|

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MessageSujet: une mésentente cordiale ... |francesco|   07.07.11 1:39

« Si la haine répond à la haine, comment la haine finira-t-elle? »

… Et pour vous accompagnez dans votre mission, vous serez avec notre cher vénitien, au rendez vous habituel de la capitale. Il se fera un plaisir de vous accompagner.
H.


Jetant en boule le morceau de papier sur le sol et réprima quelques insultes en serrant les dents. Cédric n'oserait pas insulter Hector, non, Cédric avait bien trop de respect pour son chef et ami. Mais s'il y a bien quelqu'un que Portau pouvait bien haïr …

Contarini …

Ou de son nom Francesco di Venezia, fils du Doge Contarini, membre du complot également mais un monstre d'orgueil insupportable. C'est simple, les deux hommes ne s'aiment pas et ils ne le cachent pas. Seulement voilà, parfois ils sont amenés à se voir et leur rencontre n'est jamais placé sous l'amabilité ni de grands sourires. Surtout que les rares fois où ils se voyaient, c'était toujours pour une question d'argent. En effet, Cédric ne roulait pas sur l'or et pour subventionner ses projets, Hector lui donnait grassement de quoi se fournir. Mais il ne pouvait pas tout payer, il fallait se tourner donc vers une autre grosse fortune. Et quel malheur de s'abaisser à Contarini pour quémander un peu d'argent, toujours au nom du complot. Pour ses dépenses personnelles, Cédric avait sa chance aux jeux et ses petites escroqueries pour ne pas être totalement sous la coupe d'Hector, il fallait savoir se montrer indépendant.

Mais travailler avec cet être abject le rebutait au plus haut point. Le plan était toujours le même, faire sortir le type pour qu'il se retrouve seul, le rendre vulnérable (donc sans arme), le tuer et cacher son corps. Il le faisait tout seul ou, pour trouver du renfort, faisait appel à Ulrich de Sola, son danois qui lui servait de subalterne pour ce genre de plans. Mais il n'était pas disponible, comme envolé dans la nature. Alors on lui imposait un coéquipier. Le pire de tous ! Un type qui ne voudrait pas se salir les mains, un véritable courtisan de la Cour. Il faut dire, outre leurs caractères différents, les deux hommes n'étaient pas nés dans les mêmes conditions et n'ont pas eu la même éducation, ni le même chemin de vie. Si Cédric n'avait pas eu ses rêves brisés, il ne serait pas aussi mal tourné, il le savait bien mais pourtant n'avait pu faire autrement. En tout cas, leurs vies s'opposaient en tout point et si Francesco n'était à l'aise qu'à la Cour en lumière, Cédric agissait mieux dans l'ombre et les sombres ruelles. N'empêche, imaginer l'italien crotter ses bottes dans le Paris nocturne était un spectacle réjouissant qui fit sourire le jeune homme blond à son bureau. C'est même ce qui décida de le faire lever pour préparer ses affaires.
Ses affaires se résumaient à pas grand chose : des habits sombres avec son long manteau noir, une épée mais aussi deux autres couteaux, un pour lui et l'autre pour le vénitien. Il l'imaginait mal une lame à la main, Francesco avait l'air au-dessus des armes, le genre d'homme à s'esquisser avec une pirouette pour éviter la bataille. Dans le langage de Portau, c'est un lâche. Et sur cette pensée qui le fit à nouveau sourire, Cédric quitta son manoir pour Paris, où il avait rendez vous.

Paris de nuit était un vrai coupe-gorge. Et si la police royale, La Reynie à sa tête, faisait tout pour lutter contre le crime, cela n'en restait pas moins dangereux. Tant mieux d'un côté, quand Cédric cachait des cadavres, on les comptait comme des victimes de plus de la pègre, des brigands et des centaines de vendettas. Il fallait bien trouver son compte même dans les pires situations. Et la place Royale où trônait une statue du feu roi Louis XIII, quel lieu de rendez vous ironique pour des comploteurs voulant le rétablissement des Valois, se profilait. Évidemment, Francesco n'était pas là. Cet homme voulait-il faire attendre son monde ? Ce ne serait pas étonnant et Cédric tombait dans le piège de l'impatience. Il avait autre chose à faire que de faire le pied de grue pour remplir sa mission. Il pesta, jura, soupira et maudit une vingtaine de fois cet équipier forcé avec qui il ne pourrait pas être aimable. D'ailleurs le voilà, comme si de rien n'était.

Ne comprenez vous pas le sens de la ponctualité, Contarini ?

Jamais, il ne l'appelait par ses titres ni par son prénom, juste par son nom de famille. Il ne voulait pas que Francesco se pavane avec ses titres ni qu'il soit une personne à part entière aux yeux de Cédric. Le nom suffisait amplement, même s'il avait en tête des noms bien plus créatifs pour le surnommer … Mais il préféra se retenir en cet instant et continua de l'enguirlander à voix basse.

Faites attendre qui vous voulez, mais là vous n'êtes pas celui qui décide. Laissez votre cheval ici, nous continuons à pied. Suivez moi et ne vous perdez pas.

Cédric connaissait Paris comme sa poche, davantage de nuit, il avait tous ses repères et s'engagea dans une rue tout en enfilant sa capuche sur la tête, il valait mieux éviter d'être reconnu. Davantage lui car, dans l'art du déguisement, il avait de multiples facettes dans les rues parisiennes. Il marchait d'un pas vif et se retourna pour voir s'il n'avait pas perdu Francesco. Cela ne l'aurait pas dérangé, il s'en serait fait une joie de l'abandonner de la sorte. Mais non, il était toujours derrière lui. D'ailleurs, il lui tendit un de ses couteaux.

J'espère que vous savez manier cela autrement que pour couper votre viande. Quoique quelqu'un doit aussi faire cela pour vous. Prenez et en cas de besoin, vous en ferez bon usage.

Il se tut un instant avant de reprendre.

Le bon usage étant de ne pas me viser, moi. Sait on jamais avec vous. Avec votre regard fourbe, ces yeux d'italiens qui ne m'inspirent pas confiance.

Vraiment, il ne pouvait pas le voir, même en peinture ! Ils reprirent leur marche, l'adresse ne devait plus être bien loin à présent …

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MessageSujet: Re: une mésentente cordiale ... |francesco|   17.07.11 1:34

    Minuit sonnait alors que Francesco croquait un énième macaron à la pistache tout en riant aux éclats à sa propre boutade en compagnie de quelques amis autour d'un somptueux repas.

    "Monsieur l'Ambassadeur, vous êtes divin ! S'exclama la Comtesse de Scanie, alors qu'elle reprenait son souffle entre deux fous rires en s'éventant avec un éventail en plume d'autruche

    -Vous me flattez, Signora, sourit le vénitien, plus ravie que jamais d'attirer l'attention sur son incroyable personne.

    - La cour ne serait plus la même en votre absence ! Renchérit Karl de Bavière. Un tel aplomb se fait rare à Versailles !

    -Seulement, soupira l'orgueilleux en se levant de table. Je vais devoir vous quitter i miei amici !

    Il saluait l'assistance bien bas alors que la tablé entière émit nombre de protestations devant ce départ si précipité tandis que Francesco se faisait un plaisir de calmer son public en délire d'un simple geste de la main.

    "Allons allons ! Du calme ! Dit-il avec un sourire étincelant. Il s'avère que j'ai quelques affaires importantes à régler dès demain très tôt, je ne peux donc poursuivre ses frivolités avec vous, s'expliqua Francesco. De plus : il est tard !

    -Quel affreux comédien vous faites ! Lança le Duc de Richmond. Avouez que vous aller retrouver une de ces délicieuses demoiselles que vous charmez comme personne !

    L'italien fit un sourire contrit en regardant ses pieds tout en haussant les épaules comme un enfant qu'on prends à mentir. Tout le monde ria fort de cette imposture tandis qu'un valet apportait les effets personnels de Monsieur Di Venezia.

    "Me voilà démasqué ! Navré de vous délaisser de la sorte mais il est vrai que la dame m'attends, fit poliment le jeune homme après avoir ajusté sa cape sur ses épaules et avant de faire un baise main à Lady of Suffolk avec un regard de braise.

    -J'espère que vous traiterez le bel ange comme il se doit ! plaisanta celle-ci en levant son verre de vin d'un œil taquin.

    - Bien évidemment, ma chère", répondit l'italien en lui faisant un clin d’œil.

    Francesco salua tous ses amis une dernière fois avec une révérence puis sorti comme un comédien ayant le premier rôle quitterai une scène...Si seulement il allait retrouver une de ses maitresses ou un de ses amants ! Car oui, le vénitien était un excellent comédien et il serai dommage de se faire démasquer quand on complote contre le Roi de France !
    Malheureusement, Francesco n'allait pas passer sa nuit à quelques voluptés charnelles...Lui qui aimait tellement cela ! Il soupira devant la déception de la perspective de sa soirée...Ce n'était pas une belle nymphe ou un bel éphèbe qu'il s'en allait retrouver dans son lit mais bel et bien ce qui se faisait de plus détestable au yeux de l'Ambassadeur : Cédric de Portau. Ce rat n'était que la pire des vermines aux yeux du jeune homme. En effet, les fois où il ne pouvait éviter de croiser ce misérable, celui-ci venait réclamer ses précieux louis d'ors, la bourse vide à la main ou lors de réunions présidées par le Duc de Valois ...Ce soi-disant "noble" dégoutait Francesco au plus haut point, ce qui était d'ailleurs réciproque...Comment Hector de Valois pouvait-il accepter que ce lourdaud, cet illettré puisse siéger à ses côtés comme bras droit ? Francesco se demanda encore la raison d'un choix si dégradant du point de vue de son Excellence.

    Montant en selle, il quitta la cour de l'hôtel particulier où se déroulait le dîner pour s'enfoncer dans les rues de Paris plongée dans une nuit sans lune. On n'entendait que les claquements secs des sabots de sa monture sur les pavés de la cité endormie. Peu habitué à sortir dans de telles circonstances, Francesco serra d'avantage près de son flan la poignée de sa rapière. Il pouvait bien être un courtisan mais cela ne l'empêchait pas d'être un bon escrimeur !
    Tout au long du chemin jusqu'au point de rendez-vous, Francesco maudissait ce Portau. Comment Hector avait-il pût l'associer à lui ! La mission était simple : tuer un homme gênant qui en savait beaucoup trop à leur propos. Et il avait besoin de lui ? Francesco avait été très étonné et fort contrarié de la missive qu'il reçut la veille. Il manquait tant de monde pour faire appel à ses services ? Sûrement. On ne déplaçait jamais l'Ambassadeur par hasard, sauf en cas d'urgence. Le jeune homme n'avait pas peur de se salir les mains, ce n'était pas la première fois qu'il tuait mais il avait simplement une grande paresse à exécuter ce genre de mission. A quoi bon l'appeler si Portau s'en sort, soi-disant, parfaitement bien ? Francesco sourit à cette pensée. Était-il aussi empoté ? Se dit-il , soudain ravi qu'on fasse appelle à ses talents. Malgré tout le vénitien se dit qu'il aurait dût envoyé son intendant Lazare simplement pour faire enrager l'imbécile et ainsi éviter ce détour nocturne si inutile dans Paris. Il se dit qu'il y veillerai la prochaine fois qu'on le dérangerai de cette façon quand il arriva enfin sur la petite place où l'attendait le principal désagrément de sa soirée.

    "Ne comprenez-vous pas le sens de la ponctualité, Contarini ? Demanda Portau, agacé.

    - Pardonnez moi ce retard, fit Francesco d'un ton mielleux en descendant de son cheval. Contrairement à vous, j'ai beaucoup d'affaires et de relations à assurer pour notre entreprise.

    - Faites attendre qui vous voulez, mais là vous n'êtes pas celui qui décide. Laissez votre cheval ici, nous continuons à pied. Suivez moi et ne vous perdez pas", dit l'homme toujours aussi agressif avec l'Ambassadeur en s'avançant dans une ruelle.

    "Un rustre ! Un paysan !" Pesta Francesco en laissant sa monture, sur les talons de Portau. Il lui manquait ouvertement de respect constamment ! Pour qui se prenait-il ? Il n'était RIEN comparé à la magnificence de ce qu'il était lui ! Que sous entendait-il par "se perdre " ? Il était peut être vénitien mais il connaissait Paris ! Ce qu'il pouvait être agaçant, vraiment ! Où était cet imbécile d'ailleurs ? Ah oui...à droite...bien sûr !

    "J'espère que vous savez manier cela autrement que pour couper votre viande. Quoique quelqu'un doit aussi faire cela pour vous. Prenez et en cas de besoin, vous en ferez bon usage", dit son "complice" se tournant vers lui en lui tendant un couteau.

    Il aurait voulu simplement lui cracher au visage mais cela serai à se rabaisser à la bassesse monumental de ce barbare. Le jeune italien accepta donc l'arme blanche en lui lançant un regard lui faisant comprendre tout le "bien" qu'il pensait de son interlocuteur.

    "On voit que vous ne connaissez que bien peu chose à la noblesse, Signor, dit Francesco avec un sourire mauvais. Mais je vous pardonne votre ignorance. Je suis connu pour être fine lame, ajouta-t-il en insistant bien sur ses dernières syllabes tout en examinant le tranchant du couteau.

    -Le bon usage étant de ne pas me viser, moi. Sait on jamais avec vous. Avec votre regard fourbe, ces yeux d'italiens qui ne m'inspirent pas confiance", dit Portau sans même jeter un regard à l'Ambassadeur.

    Le sourire du Vénitien s'élargit : en voilà une bonne idée ! Il en avait tellement envie ! Planter ce couteau dans la gorge de ce moins que rien, de le voir s'étouffer dans son propre sang, puis raide mort sur le pavé...Quelle douce pensée s'était là ! Dommage qu'il y avait ce complot... Alors qu'il fantasmait le meurtre parfait et irréalisable, les deux hommes arrivèrent dans une ruelle où un homme s'engageait en sens inverse. C'était leur homme ! Avant de partir à l'assaut Francesco se pencha vers le butor qu'il avait pour complice :

    "Je sais que vous avez l'habitude d'abattre du bétail, toutefois je souhaiterais débuter cet assassinat par un effet de style ! Vous permettez ? Dit-il avec enthousiasme en prenant les devants, se dirigeant vers le futur cadavre.

    L'homme en question était un commerçant assez connut de la population parisienne et versaillaise. Lors de quelques commérages entres deux étalages en journée ou saoul dans les tavernes, le misérable se targuait d'en savoir plus que quiconque sur le complot contre ce bon Roi Louis. Vantardise d'un imbécile ? Certes, mais peu discret pour un réseau qui agissait sous couverture ! La sentence du Duc de Valois fût sans appel...
    Le bonhomme arrivait à peine aux épaules des deux hommes. Très intrigué et surtout méfiant qu'on l'aborde à une heure pareille, il regarda successivement Portau et Francesco d'un regard interrogateur.

    "Bien le bonsoir mon bon Monsieur ! S'exclama l'italien avec un accent charmant en attrapant fermement le commerçant par le bras. C'est une bien belle soirée que nous avons là, n'est ce pas ?

    -J'peux savoir..qui...qui vous z'êtes m'ssieurs ? Demanda le malheureux, ne comprenant rien de ce qui lui arrivait.

    -Oooh vous savez...des amis, dit vaguement l'Ambassadeur avec un sourire songeur avant d'aperçevoir le regard noir que lui jetait Cédric de Portau. Quoi ? Qu'avez-vous à me regarder de la sorte ?" S'énerva-t-il.

    Il fallait toujours que celui-là gâche tout ! Francesco souhaitait transformer cette corvée en amusement et il allait laisser cet imbécile lui faire la leçon ? Que nenni ! Ignorant totalement leur victime, Francesco lança à son tour un regard perçant à son complice.

    "Allons Cédric ! Siffla le vénitien. Dites-moi donc ce que vous avez sur le cœur. Je ne fais pas les choses "à votre manière", c'est cela ? Allez-y ! Dites moi !

    Mais alors que ses deux futurs meurtriers se jaugeaient du regard, le pauvre homme qui ne comprenant absolument pas au milieu de quoi il se trouvait et surtout effrayé par les deux hommes, il se mit à paniquer. Trépignant sur place, leur jetant un regard plein de désespoir il osa demander :

    "Est-ce que j'peux partir s'il vous plait ?

    "Fermez-là vous, ordonna Francesco, beaucoup moins aimable qu'à leur rencontre avant de reporter son attention sur Portau. Que mes méthodes ne vous convienne pas, soit ! S'exclama le jeune homme en poussant violemment le bonhomme dans les bras de Cédric de Portau avant de pointer son doigt sur lui. Mais que vous sous-entendiez continuellement que je ne suis qu'un noble aussi précieux et fragile qu'une jouvencelle, non ! Et d'ailleurs: qui finance vos idioties, Monsieur ? Cela mérite un peu de respect de votre part car sans moi vous ne seriez pas grand chose !

    Non, décidément, Francesco et Cédric étaient incapables de travailler ensemble sans mettre leurs différents de côté...

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La modestie des orgueilleux est odieuse, insupportable.


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MessageSujet: Re: une mésentente cordiale ... |francesco|   28.07.11 1:49

Il le haïssait, ne pouvait le voir et ne le cachait même pas. En public, ils s'évitaient puisque, de toute façon, ils ne voguaient pas dans la même cour, Francesco préférait parler avec les autres Grands, les duchesses, les princes et autres ambassadeurs. Tant mieux d'un côté, Cédric n'avait pas à lui montrer le moindre signe de respect et lui faire une sorte de révérence. Au moins, en privé, ils pouvaient se traiter d'égal à égal et Portau ne se gênait pas pour lui dire clairement sa façon de penser, pour le traiter d'imbécile et être méprisant. Et inversement, Francesco lui répondait avec cette même acidité, ce dégoût de l'autre. Et tous les sujets étaient bons pour une dispute parce qu'ils n'étaient d'accord sur rien, seul le complot les réunissait. Voilà leur unique point commun et cela était bien assez à leurs yeux. Travailler ensemble était la pire des tortures, il y avait tant de main d'œuvre plus qualifiée pour aider Cédric dans sa tâche. Ulrich de Sola était le parfait compagnon de meurtre en plein Paris. Peu bavard, la main agile et le pas de course d'un athlète grec, on ne pouvait mieux faire. Et là, on lui donnait un ridicule précieux, vantard comme pas deux, se prenant pour le centre du monde et cherchant à tout prix à être mis en avant. Cédric paria intérieurement avec lui-même que l'italien allait encore chercher à bien se faire voir, quitte à compromette la mission. Déjà, la joute verbale avait commencé, chacun piquait l'autre par des mots acerbes, des insultes et des regards méprisants.

Un instant, Cédric pensa que c'était une mauvaise idée de lui donner un couteau. Si lui pensait à tuer le vénitien, sûr que le contraire était aussi de mise. Ils avaient beau se détester, ils se ressemblaient sur certains points, surtout sur les idées machiavéliques. Et le regard de Francesco à ce moment là trahissait toutes les idées de meurtres qu'il pourrait faire à l'encontre du bras droit d'Hector. Un jour viendra où le Valois montra sur le trône, où Cédric sera récompensé et une de ses premières mesure sera de faire enlever l'italien et puis de lui trancher lui-même la gorge. Ou un autre moyen de torture, il aurait le temps d'y réfléchir, Hector avait encore bien des choses à faire avant de monter sur le trône de France. En attendant, les deux hommes devront encore travailler ensemble.

Regardant sa montre avant de la ranger dans sa poche, Cédric connaissait l'emploi du temps de son homme presque à la minute près, ce type était réglé, hé bien comme une horloge ! D'ailleurs, le voilà dans la rue, en sens inverse des deux hommes. Le plan était simple : au moment où ils se rencontreraient, l'un le saisissait et l'autre le poignardait. Il n'y avait personne dans cette rue presque sombre, ils ne seraient pas repérés. Resterait à s'en débarrasser mais à deux, cela est beaucoup plus simple et la Seine n'est pas si loin. Simple et enfantin, n'est ce pas ? Seulement voilà …

Je sais que vous avez l'habitude d'abattre du bétail, toutefois je souhaiterais débuter cet assassinat par un effet de style ! Vous permettez ?
Quoi ? Non, je …

Trop tard, le vénitien ne l'écoutait déjà plus et s'approchait de l'homme pour lui parler. Cédric resta bouche bée de la bêtise de Francesco. Un effet de style ? Depuis quand l'assassinat devait s'embarrasser d'esthétique ? Cela n'était pas possible, on lui avait refilé un empoté de bas étage, l'idiot du village, il méritait le supplice de la roue face à une confédération d'assassins. Cédric lui en donnerait des leçons de style, tiens.

Bien le bonsoir mon bon Monsieur ! C'est une bien belle soirée que nous avons là, n'est ce pas ?

Cédric n'écoutait même pas la réponse du commerçant, leur cible qui ne comprenait pas pourquoi deux hommes venaient lui adresser la parole. Depuis quand adresse t'on un ''bien le bonsoir'' à un type qui allait mourir dans peu de temps ? Cédric avait déjà parlé à ses futures victimes mais le contexte était différent, il fallait attirer la personne à l'extérieur ou qu'elle lui donne sa confiance. Mais là, tout était réglé comme une partition de Lully, pas besoin d'en rajouter. Cela en était effarant et par tant d'idiotie, Cédric lança un regard noir à son acolyte, incapable de prendre sur lui ni de se préoccuper du commerçant. Alors que Francesco allait se lancer dans une longue tirarde, leurs regards se croisèrent et eut don d'énerver l'italien qui lui répliqua sèchement :

Quoi ? Qu'avez-vous à me regarder de la sorte ?
Allons Cédric ! Dites-moi donc ce que vous avez sur le cœur. Je ne fais pas les choses "à votre manière", c'est cela ? Allez-y ! Dites moi !


Cédric croisa les bras et les deux hommes se lançaient des regards qui pourraient presque lancer des éclairs si cela était possible. Et cet abruti avait dit son prénom ! Décidément, l'italien était un idiot fini !

Ce n'est pas une question de ma manière ou non, mais vous agissez comme un imbécile. Et je vous regarde comme je veux, je ne vais pas vous couver d'amour, rien que vous voir devant moi me donne la nausée. Cracha t'il enfin Et donner mon prénom de la sorte, il faut vraiment rien avoir dans la cervelle !

Le pauvre homme entre les deux ennemis ne comprenait strictement rien, semblait terrorisé mais eut quand même l'audace de demander :

Est-ce que j'peux partir s'il vous plait ?

Fermez-là vous
Ne bougez pas !!

Les deux hommes lui répondirent à l'unisson deux ordres différents mais bien caractéristiques : ne pas bouger et attendre que la querelle des égos soit finie pour se faire tuer. Mais aucun des deux hommes ne voulaient lâcher le morceau et si le vénitien attaquait le premier, Portau ne serait pas en reste. Leur haine respective était à un tel niveau qu'ils se risquaient à compromettre une mission juste parce qu'ils ne se supportaient pas.

Que mes méthodes ne vous convienne pas, soit ! Mais que vous sous-entendiez continuellement que je ne suis qu'un noble aussi précieux et fragile qu'une jouvencelle, non ! Et d'ailleurs: qui finance vos idioties, Monsieur ? Cela mérite un peu de respect de votre part car sans moi vous ne seriez pas grand chose !

Le pauvre homme avait atterrit dans les bras de Cédric qui l'avait finalement laissé tomber sur le sol. Il resta donc assit sur les pavés, l'air interdit et regarda les deux hommes se toiser et se lancer des horreurs au visage. Cédric s'offusqua de voir que l'autre pensa qu'il était quelque chose à sa ''réussite''. Là, cela allait vraiment mal aller et si Portau s'interdit de trop élever la voix, le ton était agressif et hargneux.

Pardon !? Mais vous croyez vous le centre du monde, imbécile ? Vous n'êtes pour rien dans la place que j'occupe aujourd'hui, je l'ai eu grâce à la fidélité et l'amitié que je porte à qui vous savez ! Il faisait référence à Hector mais avait toujours pris soin de ne jamais le nommer, sait on jamais. Moi je ne suis pas un simple banquier qui ne sait rien faire de ses dix doigts et surtout, je n'ai pas couché pour être là où je suis. Vous avez des manières d'arrivistes, comme certaines maîtresses de hauts dirigeants à minauder et agir sans vous mouiller !

Ils n'avaient même pas vu que l'homme s'était levé et partait en courant !

Au secours ! A moi !
Par votre faute et vos soit-disant effets de style, il s'enfuit ! Maintenant vous m'écoutez et vous le poursuivez ! Je vous retrouverais de l'autre côté emmanché !

Et Cédric partit dans le sens inverse pour que l'homme soit pris au piège entre les deux hommes. Mais cela ne voulait pas dire que leur dispute était finie. Au contraire, elle était à peine commencée. Et tandis qu'il faisait le tour, Cédric se retrouva dans une rue un peu plus éclairée mais pas de quoi les reconnaître. Il arriva et s'avança vers l'homme d'un air menaçant, voulant en finir. Mais l'homme fit demi-tour pour rebrousser chemin. C'est pile à ce moment que Francesco apparut pour lui barrer la route. Là encore, au lieu de tenir sa langue, Cédric ne put se retenir.

Au lieu de vous engraisser dans vos dîners, vous devriez faire de l'exercice car vous manquez de rapidité en course. Si je devais vous poursuivre pour vous tuer, je ne donnerais pas cher de votre peau.
Vous allez m'tuer ?
Vous, taisez vous, c'est à l'autre triste sire que je cause.

Non vraiment, ils ne pouvaient pas travailler ensemble ...

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MessageSujet: Re: une mésentente cordiale ... |francesco|   04.08.11 1:40

    "Pardon !? Mais vous croyez vous le centre du monde, imbécile ? Vous n'êtes pour rien dans la place que j'occupe aujourd'hui, je l'ai eu grâce à la fidélité et l'amitié que je porte à qui vous savez ! Il faisait référence à Hector mais avait toujours pris soin de ne jamais le nommer, sait on jamais. Moi je ne suis pas un simple banquier qui ne sait rien faire de ses dix doigts et surtout, je n'ai pas couché pour être là où je suis. Vous avez des manières d'arrivistes, comme certaines maîtresses de hauts dirigeants à minauder et agir sans vous mouiller ! cracha Portau à la face de l'Ambassadeur.

    -Au moins Monsieur : j'ai la dignité de ne point me comporter comme un vulgaire animal ! De plus, je ne vois absolument pas où est le mal dans le fait de s'adonner aux plaisirs que nous offre ce monde. Vous me semblez tendu...Peut être que vous manquez d'argent, ne pouvant vous offrir une simple catin ? Mon pauvre ami ! Siffla Francesco avec un sourire mauvais. Vous êtes un bien triste personnage !"

    Ils n'avaient même pas vu que l'homme s'était levé et partait en courant !

    "Au secours ! A moi ! Hurlait la victime potentielle au bout de la rue endormie.

    -Accidenti ! Il figlio di una cagna ! Jura l'italien en tapant du pied sur le pavé. Vous n'auriez pas pu le surveiller au lieu de le lâcher ? Crétin ! S'emporta-t-il sur son “complice”.

    -Par votre faute et vos soit-disant effets de style, il s'enfuit ! Maintenant vous m'écoutez et vous le poursuivez ! Je vous retrouverais de l'autre côté emmanché !

    - Ma faute ? Vous avez vu la vierge, Portau ! S'exclama Francesco en partant à la poursuite du commerçant en faisant voler sa cape derrière lui dans un claquement sec.

    Quel impudence, quel face de rat ! Il le détestait plus que tout au monde et il fallait qu'ils travaillent "ensemble". Rien que de penser à ce mot lui donnait la nausée ! Ce gueux se croyait supérieur à...Lui ? Non, vraiment, Francesco n'avait jamais rencontré un imbécile pareil ! Derek de Saxe était un rival, lui, pas ce comte barbare ! Au début de sa poursuite, l'italien courrait à toute allure mais voyant qu'il rattrapait aisément le commerçant ventripotent il ralentit le pas en s'amusant de la démarche porcine du cadavre à venir. Lorsqu'il arriva à l'angle, rejoignant Cédric et prenant le commerçant en tenaille, Portau lui jeta avec un ton acide et moqueur :

    -Au lieu de vous engraisser dans vos dîners, vous devriez faire de l'exercice car vous manquez de rapidité en course. Si je devais vous poursuivre pour vous tuer, je ne donnerais pas cher de votre peau.

    -Allons mon ami ! Gloussa l'Ambassadeur. Il y a bien longtemps que moi je n'ai plus besoin de faire mes preuves sur le terrain comme un vulgaire caniche ! Nul besoin de courir, il faut savoir arriver à point comme disait l'autre...

    -Vous allez m'tuer ? Demanda l'imbécile bientôt mort à ces assassins.

    -Vous, taisez vous, c'est à l'autre triste sire que je cause, susurra Cédric plus froid que la glace.

    - Oh ! Vous me tenez enfin à ma juste place ! S'exclama l'italien en surjouant la surprise et l'émotion en posant ses deux mains sur l'endroit où devrait se situer le cœur chez un être normal. Je suis donc un "sire" ! Redites le donc pour voir, vous me faites tellement plaisir ! Ajouta-t-il avec un sourire narquois.

    Alors que Son Excellence crachait son venin, le commerçant tenta de nouveau sa chance en contournant l'italien en rasant les murs mais c'était prendre ses assassins pour des imbéciles ! Francesco s'empressa de l'attraper par le col et d'approcher son visage du sien.

    "Allons monsieur ! Un peu de tenue ! S'offusqua-t-il. Monsieur et moi n'avions point fini.

    -Laissez moi ! Se mit à geindre le goret en pleurant comme un enfant. Vous êtes deux fous !

    -Oh ! Voyez vous, Portau comme ce monsieur est mal poli ? Demanda le vénitien en interpelant l'espion avant de se tourner de nouveau vers le commerçant.

    L'expression de Francesco devint alors tout autre, sans comédie, sans le moindre sourire. Il sorti son poignard de la poche de son manteau et l'enfonça violemment dans la gorge du malheureux qui suffoqua de douleur, les yeux exorbités. Laissant la victime retomber lourdement sur le sol, couvrant le pavé de son sang épais et presque noir, Francesco releva les yeux vers son complice, retrouvant une mine réjouie.

    "Je vous laisse le soin de porter le cadavre, dit-il à Portau qui lui jeta un regard noir, complètement excédé par l'italien.

    Francesco soupira en levant les yeux au ciel :

    "Oh Madre mia ! Je plaisantais voyons ! S'exclama-t-il plus sérieux. Souriez donc : vous ne savez vraiment pas vous amuser, c'est triste !"

    C'est alors que la victime couina étrangement, luttant contre la mort qui s'abattait sur elle. Francesco lui donna un coup de botte en pleine face ce qui fit taire la nuisance sonore. Le silence régna quelques secondes sur la rue avant que le vénitien ne se penche pour soulever les épaules du cadavre. Il resta quelques instants à attendre une quelconque aide qui ne vint pas et regarda Portau avec lassitude.

    "Allons, attrapez ses jambes qu'on en finisse !"

    A vrai dire, il était surtout pressé de pouvoir lâcher ce corps qui risquait de tacher ses vêtements ! Le sang était ce qu'il y a de pire pour ruiner une tenue !

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MessageSujet: Re: une mésentente cordiale ... |francesco|   16.08.11 15:40

Au moins Monsieur : j'ai la dignité de ne point me comporter comme un vulgaire animal ! De plus, je ne vois absolument pas où est le mal dans le fait de s'adonner aux plaisirs que nous offre ce monde. Vous me semblez tendu...Peut être que vous manquez d'argent, ne pouvant vous offrir une simple catin ? Mon pauvre ami ! Vous êtes un bien triste personnage !
Une chose est sûre, c'est que je ne suis pas votre ami. Trancha Cédric.

Il détestait cet homme qui le traitait comme un moins que rien. Certes, Portau n'était pas le plus riche en effet, ni le plus titré mais cela ne devrait plus tarder selon ses projets. Et puis, si dans la hiérarchie nobiliaire, Francesco se retrouvait dans le haut du panier, Cédric l'était mais dans la hiérarchie de la Main de l'Ombre, il avait toujours été le bras droit d'Hector, les deux hommes se connaissant depuis leurs jeunes années et, jamais ô grand jamais, il n'avait trahi sont patron/ami. Si Portau n'éprouvait aucun remord à tuer ou à menacer des gens, il ne se retournerait jamais contre Hector, il avait une sorte de fidélité de rang qui en faisait un homme pas totalement détestable. Peut être était-ce une des rares qualités que son père lui avait transmis. Mais pas le temps de faire des comparaison entre ces deux ennemis, l'homme s'enfuyait et chacun rejetait la faute sur l'autre. A dire vrai, les deux étaient en tort mais leurs égos ne le supportaient pas, il fallait forcément un coupable, alors c'était l'autre. Les voilà à courir pour encercler l'homme pour enfin l'achever. Pauvre homme, il n'avait rien demandé et aurait du être tué rapidement, pas être pris en chasse par deux fous incapables de travailler en équipe. Il ne s'agissait plus d'un simple meurtre, cela devenait une véritable chasse à l'homme.
Cédric maudissait le vénitien de son incapacité à exécuter un travail simple. En temps normal, il aurait du juste être là pour transporter le cadavre dans la Seine, pour s'en débarrasser, voilà tout. Pas faire d'effet de style, pas de guerre des égos, rien de véritablement tordu, sauf le meurtre en lui-même. Dans l'autre rue, le pauvre homme était à nouveau entouré des deux hommes. Sauf que Cédric ne put se retenir de lancer encore des piques. C'était plus fort que lui, il ne pouvait pas se tenir correctement face à ce pantin de cour, ce coureur qui n'aime que lui-même et se croit au-dessus de tout grâce à sa haute naissance et sa fortune. Comme si seulement cela comptait … Bon d'accord, cela comptait et Portaut devait bien l'avouer puisque lui-même tentait une main mise sur des terres qui ne lui appartenaient pas. Mais lui les gagnerait après un combat acharné, des plans tordus et la fierté d'avoir gagné, pas de l'avoir eu dés la naissance, être né avec une cuillère en argent dans la bouche et ne pas savoir quoi faire de ses dix doigts.

Je suis donc un "sire" ! Redites le donc pour voir, vous me faites tellement plaisir !
Mais vous n'écoutez jamais ce qu'on vous dit, seulement ce que vous voulez comprendre ! Imb …

Pas le temps de finir sa phrase que l'homme avait une nouvelle fois tenté de s'enfuir. Il avait bien raison d'essayer, les deux ne lui prêtaient pas vraiment attention, peut être que la deuxième fois seraient la bonne et qu'il pourrait s'enfuir pour de bon. Le vénitien fut plus rapide et ne le laissa pas filer alors que Cédric s'était déjà élancé pour le poursuivre à nouveau. Leur cible était coincée contre le mur, un Francesco avec un air menaçant … Enfin autant qu'une marionnette de Cour pouvait l'être selon Cédric. A ses yeux, l'italien ne faisait pas peur, il prêtait presque à rire. Trop de fastes, trop de blingbling comme on dirait au XXIe siècle, il n'avait pas du tout le profil d'un espion, encore moins d'un tueur. Peut être d'une sorte de gigolo, à passer de lits en lits.

Laissez moi ! Vous êtes deux fous !

Cédric se mit à rire, une sorte de rire sadique. Il se moquait ouvertement de ce pauvre homme dont les minutes étaient comptés. Autant profiter, après, quand il sera cadavre, il ne pourra plus dire de telles choses, il ne pourra plus parler tout court.

Oh ! Voyez vous, Portau comme ce monsieur est mal poli ?
Je lui donne en ce qui vous concerne. Vous êtes un fou doublé d'un imbécile.

Oh, ils pouvaient se lancer des piques, l'homme ne leur échapperait pas. Surtout quand Fancesco sortit sa lame qui vint s'enfoncer dans la gorge de leur type. Quelle mort atroce mais cela ne faisait plus rien à Cédric, il regarda l'homme s'étouffer avec son propre sang, agiter ses mains avant de glisser le long du mur pour atteindre le sol. Sans quitter une miette de la scène, Portau resta impassible, sans aucune expression, comme si cela était normal. En quelque sorte, ça l'était, il avait l'habitude de côtoyer la mort alors un de plus ou de moins. Puis là, il ne s'était pas sali les mains, il n'avait pas tué, juste jouer au complice, les bras croisés. Pourtant, il n'était pas satisfait du travail accompli et le regard noir lancé au vénitien le prouvait bien.

Je vous laisse le soin de porter le cadavre.

Ah, qu'il détestait que Francesco le traite comme un laquais ! Comme s'il n'était bon qu'à cela ! Il allait répliquer mais il lui coupait la parole. Ce garçon était vraiment incapable de se taire !

Oh Madre mia ! Je plaisantais voyons ! Souriez donc : vous ne savez vraiment pas vous amuser, c'est triste !"
Je m'amuserai lorsqu'un jour je pourrais vous écorcher vif.

La phrase était claire, sans intonation menaçante ni rien mais Cédric avait tout dit sans trop en faire. Lui n'avait pas besoin d'effets de style, il fallait faire les choses sobrement. Pourtant quand leur homme ne semblait pas encore mort, le regard azur de Cédric se posa sur cette victime sans rien faire. Francesco l'acheva d'un bon coup de botte au visage qui eut effet de faire taire définitivement ce boulet. Portau, face à cette scène, eut un petit rire, malsain et bref. Puis il leva les yeux vers l'italien avec un sourire en coin.

Vous voyez, je sais m'amuser.

Le plus compliqué était de maintenant se débarrasser du cadavre. La Seine était le plus simple car, souvent, les cadavres n'étaient pas retrouvés ou des jours après, il ne restait plus vraiment de traces. L'abandonner dans une ruelle était la crainte qu'on le voit aux fenêtres ou que l'odeur de décomposition empeste le quartier. En campagne, cela était beaucoup plus facile : jeter le cadavre dans les bois, les animaux faisaient le reste. En ville, il fallait davantage ruser, surtout quand la police ou les mousquetaires menaient leur ronde. Il fallait connaître la ville et bien jouer la comédie. Mais là, avec un cadavre à la gorge à moitié ouverte, difficile de passer inaperçu.
Cédric pensait à tout cela quand l'italien l'interpella.

Allons, attrapez ses jambes qu'on en finisse !
Mais vous êtes vraiment idiot ou vous le faites exprès ? répliqua Portau, tentant de ne pas hurler Vous nous voyez nous rendre jusqu'à la Seine en le portant ainsi ? C'est le pire comportement suspect qu'il puisse exister !

Il s'accroupit pour s'approcher du cadavre et examina la blessure puis eut un soupir d'exaspération :

Quelle idée aussi de le poignarder à la gorge, quelle discrétion. Non seulement il va se vider de son sang sur notre chemin mais aussi il leva les yeux vers le vénitien et pris une voix très maniérée … Cela va tâcher vos beaux vêtements.

Portau retira son écharpe et entoura le cou du cadavre en serrant pour ne pas que cela s'écoule mais il fallait que cela paraisse naturel, que personne ne se rende compte que l'homme était mort. Puis il releva le mort et passa le bras de ce dernier sur son épaule.

Faites pareil de l'autre côté. Il vaut mieux faire croire qu'il est vire que mort.

A peine tournèrent-ils la rue qu'un groupe de mousquetaires passa non loin d'eux. Il s'en était fallu de peu pour que les soldats du roi voient leur petite affaire. Cédric avait rarement peur durant ses missions mais il fallait avouer que là, ils l'avaient échappé belle ! Et évidemment, s'ils s'était fait prendre, Portau aurait tout rejeté la faute sur Francesco. A ses yeux, le vénitien était responsable de la mauvaise tournure du plan, il était un idiot, une âne bâté, une cruche bien vide au niveau du cerveau.
Alors qu'il allait s'engager vers la droite pour se rendre la Seine, il sentit son ennemi partait de l'autre côté. Se penchant pour lui jeter un regard plein d'éclairs, Portau ne pouvait pas s'en empêcher.

Mais où allez vous, parasite ? Le fleuve est par là ! A moins que vous vouliez ramener votre nouvel ami du soir chez vous festoyer.

Cédric prit la main du mort pour faire coucou à Francesco avant de lever les yeux en l'air et insister pour aller sur la droite. Même pas d'accord sur la route à prendre, ces deux là étaient vraiment un duo insolite …

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MessageSujet: Re: une mésentente cordiale ... |francesco|   16.09.11 23:19


    -Allons, attrapez ses jambes qu'on en finisse !
    -Mais vous êtes vraiment idiot ou vous le faites exprès ?
    répliqua Portau, tentant de ne pas hurler. Vous nous voyez nous rendre jusqu'à la Seine en le portant ainsi ? C'est le pire comportement suspect qu'il puisse exister !

    Il s'accroupit pour s'approcher du cadavre et examina la blessure puis eut un soupir d'exaspération :

    -Quelle idée aussi de le poignarder à la gorge, quelle discrétion. Non seulement il va se vider de son sang sur notre chemin mais aussi il leva les yeux vers le vénitien et pris une voix très maniérée ... Cela va tâcher vos beaux vêtements.

    -Mes beaux vêtements vous emmerde ! Lâcha sans détours le prince italien. Ça va ! On n'a comprit votre numéro ! "Je suis capable de tuer tout ce qui bouge dans les environs et j'en ai dans le pantalon !", dit il en prenant une voix faussement fluette. Merveilleux ! Vous voudriez peut-être un "su-sucre" pour vous récompenser d'une telle performance ? Siffla le vénitien, excédé de devoir partager sa soirée avec ce rustre imbécile. Moi non plus je n'avais pas envie de venir, mais je dois supporter votre bêtise paysanne sans fonds alors faites un effort !

    Pour le coup Francesco trouvait qu'il fallait jouer la carte de la "diplomatie" (enfin la conception de la diplomatie selon le vénitien : être le moins exécrable possible. Il faisait vraiment beaucoup d'efforts !). Il voulait rentrer chez lui pour pouvoir enfin se plonger dans un bon bain chaud et ne plus avoir à penser à ce butor ! Portau retira son écharpe et entoura le cou du cadavre en serrant fort puis il releva le mort et passa le bras de ce dernier sur son épaule.

    Faites pareil de l'autre côté. Il vaut mieux faire croire qu'il est ivre que mort.
    C'est cela, oui ! Railla l'italien. Faites donc comme si je n'avais rien dit !

    Pestant toutes les insultes qui pouvaient exister dans sa langue maternelle (et croyez-moi : il y en a beaucoup !) il imita Portau en passant l'autre bras du cadavre sur son épaule. Ce qu'il pouvait le détester !

    "C'est la dernière fois que je vous rends service ! Menaça Francesco. Finit les missions ! Et ne comptez plus sur moi pour vous verser un louis d'or ! Je ne ferais affaire qu'avec "vous savez qui" ! Voyez ! Je fais dans la discrétion moi aussi", continua de geindre le jeune homme.

    Pour un Ambassadeur il manquait cruellement de talent pour la politique. Mais lui en faire la critique en revenait à parler à un mur ou à un amoureux transit qui passe son temps à congratuler son propre reflet chaque matin ! "Se remettre en question" était surement une des nombreuses expression de la langue française qui lui avait échappé (tout comme les mots "modestie", "générosité" ou encore "religion" !)

    Alors qu'ils tournaient au coin d'une rue, un régiment de mousquetaires passa non loin d'eux. Soudain, l'once de diplomatie qu'il avait envers Cédric semblait s'envoler dans la nature aussi vite qu'elle était arrivée. Il caressait soudain une idée tout à fait séduisante. S'ils se faisaient prendre, rejeter la faute sur Portau était des plus aisés ! Lui, un ambassadeur respecté de la cour contre la parole d'un noble plus proche du gueux que des hauts sommets...Il sentait l'étreinte plus forte de son "complice" sur le cadavre à al vue des hommes armés du roi. Il avait peur...le pauvre petit agneau, ria intérieurement Francesco. Tandis que Cédric voulait se diriger vers la Seine, l'italien semblait encore hésiter, le regard encore poser sur l’endroit où était passer les mousquetaires. Le blond lui jeta un regard impatient :

    Mais où allez vous, parasite ? Le fleuve est par là ! A moins que vous vouliez ramener votre nouvel ami du soir chez vous festoyer.

    Cédric prit la main du mort pour faire coucou à Francesco avant de lever les yeux en l'air et insister pour aller sur la droite. Pour toute réponse Francesco attrapa à son tour la main cadavérique qui était à sa portée et montra un doigt qui aurait fait pâlir quelques dévotes...

    On peut jouer à ce jeu là longtemps vous savez ! Fit remarquer Francesco, acide.

    Il réfléchit encore quelques instants et soupira d'aise. Il lâcha sans prévenir le cadavre qui retomba d'un côté entrainant Cédric dans sa chute. Jetant un regard hautain à son ennemi les quatre fers en l'air sur le pavé, il sourit, plus satisfait que jamais.

    "Si je suis un tel boulet dans votre entreprise, dit-il. Vous devriez très bien vous débrouiller sans moi ! J'ai fais ma part ! C'est vous l'expert en disparition de corps après tout !"

    Il tourna les talons s'avançant dans une ruelle d'un pas charmant avant de s'arrêter puis de se tourner une dernière fois sur un Portau excédé. A cette vue, le vénitien ne pût s'empêcher de rire.

    "Encore une dernière chose, mon ami, dit il avec un sourire mauvais. A MOIIIIII !!!! A L'ASSASSIIIIIIN !!!!!!! hurla-t-il soudain à pleins poumons. Arrivederci ! chantonna-t-il avant de disparaitre dans l'obscurité en abandonnant le gueux à son triste sort.

    Il entendait au loin les voix des mousquetaires qui accouraient dans la ruelle où il se trouvait quelques secondes plus tôt...Le pauvre chéri, se dit ironiquement Francesco en montant en selle pour reprendre la route vers sa demeure si loin de la misère de ces quartiers.

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MessageSujet: Re: une mésentente cordiale ... |francesco|   20.10.11 11:49

Mes beaux vêtements vous emmerde ! …

Cédric emmerdait Francesco tout court, ne prenait pas vraiment la peine de l'écouter débiter ses insultes, juste retint que la voix fluette ne lui allait pas si mal, allait de pair avec le personnage de Contarini, du moins celui qu'il s'imaginait dans sa tête : fourbes certes, mais incapable de faire autre chose. Ces deux là ne pourraient jamais s'entendre, aucun terrain d'entente – en dehors qu'ils fassent partie d'un même complot – n'existera pour les rallier tous deux dans le même camp. Par principe stupide mais légitime à leurs yeux, ils seraient toujours ennemis. Cette animosité pourrait mettre en péril parfois leurs missions, le futur nous le prouvera allègrement !

Portau ne décida, pour une fois, de ne pas faire attention aux paroles du vénitien. Il ne l'avait pas écouté pour ne pas s'énerver davantage. A force, ils en viendraient aux mains et même aux armes car le bras droit du Valois n'avait qu'une envie : tuer de ses propres mains son ennemi intime et avoir sa tête au bout d'une pique qui décorerait son jardin de façon sympathique, particulièrement pour jouer aux fléchettes dessus ! Un jour, il aurait ce droit et ne se privera pas pour déployer toutes ses techniques de torture pour les exercer sur le vénitien. Mais pour l'heure, ils avaient un cadavre sur les bras, littéralement parlant et il fallait le faire disparaître.

C'est cela, oui ! Faites donc comme si je n'avais rien dit !
Je ne vous ai pas écouté, vous n'êtes pas assez intéressant.
Fini les missions ! Et ne comptez plus sur moi pour vous verser un louis d'or ! Je ne ferais affaire qu'avec "vous savez qui" ! Voyez ! Je fais dans la discrétion moi aussi
Quelle discrétion en effet! ironisa Cédric. Comme s'il n'avait que cela à faire de jouer les intermédiaires entre nous deux. Sachez, espèce de minable, que nous allons devoir travailler longtemps ensemble. Pour notre plus grand malheur!

Aucun des deux hommes n'en avaient envie mais Portau avait pourtant raison, ils n'avaient pas d'autres choix que de parfois partager une mission et se retrouver dans la même galère, ainsi que la même haine ! Mais leur soirée commune n'allait plus tarder à se finir, il suffirait simplement de jeter le pauvre cadavre dans la Seine et ils pourraient rentrer chacun de leur côté, sans même s'échanger une politesse d'au revoir. Mais pour cela, il faudrait enfin se rendre jusqu'au point d'eau et cela paraissait une tâche ardue. Francesco Contarini, en plus d'être un idiot, un incapable fini, ne semblait pas avoir le moindre sens de l'orientation. Cet homme devenait désespérant et renforçait Cédric dans sa pensée que son ''collègue'' ne savait pas faire grand chose de ses dix doigts, qu'il n'était qu'un portefeuille pour le complot, rien de plus ! Et lorsque le vénitien joua à son tour avec la main du cadavre, Portau lui lança un regard noir avant de lever les yeux au ciel.
C'est dans cet instant d'inattention que Cédric sentit un lourd poids lui tomber dessus. En moins de temps qu'il n'en fallait, il se retrouvait à terre, avec le cadavre pesant de tout son poids sur lui.

Mais qu'est ce que …
Si je suis un tel boulet dans votre entreprise, vous devriez très bien vous débrouiller sans moi ! J'ai fais ma part ! C'est vous l'expert en disparition de corps après tout !
Quoi ? Mais nous n'avez vraiment rien dans la cervelle, aidez moi tout de suite !

Mais l'ambassadeur avait l'air de s'en aller et Cédric, ne pouvant pas hurler en pleine rue, se contenait et décida pour commencer de se défaire du cadavre pour retrouver l'usage de ses jambes. Alors que son pied droit se trouvait encore coincé, il vit Francesco se retourner avec ce sourire qui ne lui présageait rien de bon.

Encore une dernière chose, mon ami … A MOIIIIII !!!! A L'ASSASSIIIIIIN !!!!!!!

Il l'avouait, Cédric ne s'était pas attendu à ce genre de poignard dans le dos !

Arrivederci !
Vous me le paierais, Contarini!!

Mais à peine l'italien disparaissait dans la ruelle qu'un bruit se fit attendre non loin de là. Évidemment, une brigade de mousquetaires allait accourir, l'autre avait tout prévu, le salaud. Et Portau détestait agir dans l'urgence, il fallait trouver une solution. Il ne pouvait pas abandonner le cadavre au milieu de la rue, il dut user de toutes ses forces pour soulever le bonhomme et tenter de courir dans une rue plus loin avant de continuer à le traîner pour se cacher. Tournant la tête dans la rue, il aperçut les mousquetaires se concerter pour savoir où aller et finalement continuer tout droit, donc pas du tout dans la direction du tueur et son mort. Essuyant la sueur de son front du revers de sa manche, Cédric maudit Contarini tout bas.

S'il cherchait vraiment la guerre, il l'aura vraiment cherché, cette charogne puante.

Il soupira et se tourna vers le cadavre.

Qu'est ce que je vais faire de toi ? Tu n'es pas la cible la plus légère que j'ai eu. Puis il avisa une brouette face à lui. Comme on dit, aux grands maux, les grands remèdes.

Cédric installa le cadavre dans le véhicule de fortune et se dirigea vers la Seine où il jeta l'homme et la brouette dans l'eau. Au moins c'était fait ! Il n'y avait personne alentours et c'était tant mieux, Portau n'avait pas envie de poursuivre une autre personne juste parce qu'il était un témoin gênant. Alors qu'il remettait son manteau bien en place tout en retournant vers la place Royale prendre sa monture, il chercha quelque chose à sa ceinture avant de lever à nouveau les yeux en l'air.

Le scélérat, il m'a volé mon arme. Ces italiens, tous les mêmes …

    FIN DU TOPIC

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