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 PORTAU ▬ L'enfer me tend les bras

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« s i . v e r s a i l l e s »
Côté Coeur: Il a servi il y a des années avant de complètement le ferme. Mais la revoir me fait redevenir ... humain ?
Côté Lit: Sans courir après les dames, il se porte à merveille !
Discours royal:



    B E L Z E B U T H
    l'associé du diable


Âge : 29 ans
Titre : Comte de Gan
Missives : 524
Date d'inscription : 11/05/2011


MessageSujet: PORTAU ▬ L'enfer me tend les bras   11.05.11 21:29

Cédric de Portau
_______ ft. Paul Walker


    28 ans
    Les années ont défilé à folle allure mais elles ont permis de dessiner son avenir, de choisir des chemins pas toujours droit. Il est au plus bel âge selon lui, n'est plus un petit minet gentilhomme mais pas encore de ces hommes d'âge mûrs où l'on s'extasie davantage par leur esprit (s'ils en ont) que par leur joli minois. Lui a les deux et en joue depuis longtemps.
    Comte de Gan
    Son père lui a légué ses terres à sa mort vu qu'il était le fils unique de la famille. Une misérable terre aux pieds des Pyrénées, non loin de Lourdes pour situer le lieu. Ils sont rentables grâce à la forêt, au commerce et finalement peu rentables. Il les délègue à des hommes compétents, il s'en moque, Cédric trouve que cela ne lui sied pas.
    Français
    Avec un père comme Isaac de Porteau et une mère Jeanne, baronne de Bracieux, il est plus que français.
    Situation Maritale
    Célibataire. Il fut fiancé mais celle-ci a mystérieusement disparue ...


    « Que diable, vous êtes à Versailles ! »

    Un paradis ou un enfer versaillais ?
    «
    Mon père, Versailles est le plus somptueux des palais. Débordant de luxe et de grandeur, il est plaisant de s'y rendre. D'y vivre je ne sais pas, mes rares nuits sont écourtées car Madame doit me laisser partir. Mais s'habiller pour plaire, être écouté dans les conversations, gagner à la hoca ou au billard font de moi le plus heureux des hommes ! Cette beauté est pourtant ternie par les mesquineries qui sont lot quotidien, entre moqueries et rumeurs, les gens passent leur temps à cancaner, parler des autres et se trahir. Vous me direz que cela me facilité le travail, il suffit juste de savoir à qui parler !

    Il est donc un enfer pour les autres mais un paradis pour moi. Et il me tarde d'y vivre comme un prince ...
    »

    Vérité ou fantasme du complot ?
    «
    Les gens fantasment sur un probable complot alors qu'il est bien en place. Ils se demandent tous qui pourraient, si complot il y avait, être l'investigateur de cette mise à mort de Louis XIV. Des noms circulent mais personne ne soupçonnent Hector, il a l'air si distant de tout cela. Et je m'amuse à tout écouter.
    Bien sûr qu'il y a complot, je suis au coeur de tout cela même ! Je sais qui y participe, comment et parfois même pourquoi ! Je gère tout, agis au nom d'Hector selon ses instructions et je rêve de voir les Bourbons tomber, les emmener moi-même à la Bastille et fermer la porte derrière eux avant de m'en retourner à Versailles prendre mes quartiers dans mes appartements. Tout cela arrivera très vite et les gens de la Cour n'auront pas le temps de comprendre !
    »

    Plutôt colombe ou vipère ?
    «
    Vipère ? Pas vraiment. J'écoute ce qui se dit, je note dans ma tête et mes carnets, la moindre rumeur m'intéresse car il y a toujours une part de vérité quelques part. Mais je ne suis pas du genre à envoyer des rumeurs. Ou alors il faut que tout cela fasse partie d'un plan. Mais je ne suis pas le plus doué à ce petit jeu, je laisse ça à nos espionnes de charme ou à Madame qui le fait si bien. Je récolte juste le fruit de ses rumeurs et ces histoires !
    »

    « Plus bas la révérence, plus bas. »

    ► =D
    ► 20
    ► 3/7
    OK (by Steph)(Hector 1e !)
    ► Comment avez vous connu le forum ?
    ► ...

______________________


« Tuer. Créer une vacance sans nommer un successeur. »

Spoiler:
 
 



Dernière édition par Cédric de Portau le 25.05.11 12:20, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: PORTAU ▬ L'enfer me tend les bras   11.05.11 21:40


    « Il était une fois ... »


«
Pardonnez moi mon père parce que j'ai pêché.
Dieu et moi même vous écoutons mon enfant.
Sachez, mon père, que ce que je vais vous racontez risque de compromettre les projets de grands de ce royaume. Et d'autres. Je veux être sûr que cela reste entre nous.
Parlez sans crainte mon enfant, tout ceci restera sous le sceau de la confession.
C'est ma première confession et j'ai matière à dire ...

Je suis issu d'une famille modeste mais connue. Comme quoi, il ne suffit pas d'être connu pour être riche. Je suis le fils de Porthos, grand mousquetaire légendaire, aujourd'hui disparu. Ma mère, quant à elle, est issue d'une petite noblesse, elle aussi au royaume du Seigneur. Je me demanderais toujours comment ma mère a-t'elle pu tomber amoureuse d'un tel homme. Massif, bourru, l'esprit pas bien fin ... Loin des idéaux d'une famille voulant marier leur fille à quelqu'un de, disons d'un autre horizon que les mousquetaires. Je suis né peu après leur mariage. Je suis certain d'avoir été conçu avant. Ouh, les mauvais parents découvrant les pêchés de la chair avant de passer devant l'autel. Je le sais même, le journal de ma mère est une preuve indéniable.
J'ai grandi à Paris, choyé et aimé. Régulièrement, mes parents se rendaient en campagne. Mon père parlait avec ses compagnons mousquetaires et ma mère avec la femme de d'Artagnan. Si elle savait qu'elle parlait à une traîtresse ... Mais j'y reviendrais. Pendant ce temps, je me retrouvais avec mes amis : Raoul, fils d'Athos, et Alexandre, fils de d'Artagnan. Il y avait aussi Philippe, l'autre fils de d'Artagnan mais toujours dans les jupes de sa mère, trop petit pour jouer avec nous. Que font trois fils de mousquetaires ? Ils imitent leurs aînés et se voient déjà sauver une reine, espionner un ennemi, se battre. Des épées de bois nous suffisaient, nous étions plutôt bon. Je n'étais pas très grand du haut de mes huit ans mais très agile, je me déplaçais rapidement et je désarmais souvent Raoul. Alexandre était plus fort physiquement, plus têtu et n'abandonnait pas. Disons que nous étions d'égal à égal. C'était une bonne époque.

»

Porthos, ton fils sera un des nôtres !
N'y compte même pas Athos ! Vous ferez de vos fils ce que vous voulez mais le mien n'ira pas dans ce camp et ne portera pas cet uniforme.
Tu n'as qu'à faire comme Marie-Béatrice pour Philippe et demander à Jeanne de lui donner une occasion religieuse.
Non plus Aramis. Cédric est amené à faire de grandes choses. Mes terres sont maigres mais il peut devenir quelqu'un de grand. Il est intelligent et je sais qu'il sera mieux dans un château dans les Pyrénées, ou au Louvre que s'entraîner sous la pluie. Il n'a pas le physique pour ça.

Pendant que les pères parlaient, les enfants jouaient gaiement. Porthos ne savait pas que son fils rêvait déjà d'être un grand mousquetaire. Sa mère lui avait souvent raconté les aventures de son père et ses amis. L'enfant était émerveillé et avait dit qu'il voulait faire pareil. C'était son plus grand rêve et il n'en démordrait pas. Et même si pour l'instant, il ne s'agissait que de jeux innocents entre enfants, il y avait dans leurs caboches, des rêves d'aventures et de gloire. Mais mettre des garçons ensemble signifiaient aussi bagarres. Combien de fois Raoul s'était-il moqué de Philippe, le frère cadet d'Alexandre ? Toujours Raoul, mais cette fois avec Cédric, de lui dire qu'il ne ressemblait pas à son père, qu'il devrait être un gros patapouf sur pattes ? Les bagarres sont monnaie courante chez les garçons mais il fallait les séparer. Lorsque les mères intervenaient en premier, il n'y avait qu'une réprimande, rien de bien méchant. Mais quand les pères se déplaçaient, il y en avait toujours un qui se prenaient une baffe monumentale et ils finissaient tous au piquet comme punition. Egaux même au coin, il ne fallait pas faire de préférence entre les trois petites terreurs.

«
La demeure des d'Artagnan était un petit havre de paix et de souvenirs. J'y ai passé une enfance merveilleuse, bien que j'ai commencé à nourrir une jalousie envers le fils d'Athos. Il était l'aîné d'entre nous et le plus sûr de réussir. Lorsque nous grandîmes, nous nourrissions davantage l'envie d'être mousquetaires, mais aussi celle d'être gradé. Etre Lieutenant-Capitaine et Sous-Lieutenant était un rêve à portée de main : un grand nom et une motivation sans faille. Mais deux places pour trois, ce n'était pas assez. Raoul voulait toujours me reléguer en sous-officier mais je voulais lui prouver que j'étais meilleur que lui. Et quand bien même j'aurais fini Sous-Lieutenant avec Alexandre comme chef, je n'aurais pas bronché. Mais l'autre … Notre amitié n'était basé que sur des souvenirs et parce que nous étions reliés au fils d'Artagnan. Nous n'allions pas lui demander de choisir entre ses deux amis d'enfance. Alors nous nous tenions bien, jusqu'à la prochaine bagarre. Mais il avait soulevé un point important, je ne ressemblais pas à mon père. Un homme ventru, ressemblant plus à un ogre qu'autre chose aux cheveux filasses et brun ; ma mère avait les cheveux plus clairs et tout aussi fins, avec des yeux verts. Alors pourquoi moi, étais-je blond aux yeux bleus ? Ma mère m'expliquait que je ressemblais à mon grand-père … Mais l'autre idiot aimait s'aventurer à me taquiner sur ce terrain. On m'a souvent pris pour le frère d'Alexandre, ce qui nous amusa fort longtemps. Je n'avais pas que ces deux là comme amis. Ma mère connaissait du monde et avec la noblesse, bien maigre certes, de mon père, nous pouvions entrer dans le grand monde. Je connus Hector à cette époque là. Un garçon déjà brillant et fort intelligent, pouvant mettre le monde à ses pieds. Il le peut davantage aujourd'hui mais pourtant à peine plus âgé que moi, il régnait déjà en roi sur son entourage. Je n'ai appris que plus tard ces agissements. Pour l'heure, nous étions des enfants et très bien ainsi.

Vous savez, mon père. Je pense que mon enfance, pourtant teintée de jalousie, a été la meilleure époque de ma vie. Sans soucis et sans poids sur la conscience. Alors pourquoi vous en parler pensez vous sûrement ? Car vous allez découvrir comment j'ai changé. Passer d'un petit garçon pleins de rêves à un être vengeur et amer peut aller très vite.
Quand cela s'est-il passé ?
Il y a une dizaine d'années.

J'étais accepté chez les mousquetaires. Dans le dos de mon père, cela va sans dire. J'étais si fier de faire mes preuves par moi-même, pas bénéficier d'un quelconque appui du paternel. Bon, peut être que mon nom a aidé mais j'étais un fin limier, agile comme tout et pas bête, du moins je le pense. Je me retrouvais dans le même régiment que Raoul et Alexandre nous rejoignit quelques mois plus tard. Nous voici tous les trois au cœur de nos rêves d'enfants, à porter l'uniforme tant convoité. Sauf que je ne pouvais pas m'en réjouir en famille, j'étais parti à Paris officiellement pour étudier. Mon père voulait faire de moi une sorte d'homme de Cour, que je devienne important autrement que par les armes, il refusait que je suive son chemin. Heureusement que mes deux compagnons de toujours – malgré la tension toujours présente avec Raoul – me soutenaient et il n'était pas rare que je dîne chez les d'Artagnan, comme si je faisais partie de leur famille. A cette période, j'étais toujours un jeune homme heureux, je pouvais faire des plans d'avenir. Mes instructeurs appréciaient ma technique et mon sens de l'analyse, des qualités importantes pour un mousquetaire, et davantage pour les grades supérieurs ! Je m'imaginais déjà Sous-Lieutenant, héros d'une grande affaire, faire mon propre chemin et laisser la misérable terre nobiliaire loin de ma vie. Ce fut une année absolument parfaite. J'étais non seulement un bon élément mais un relativement bon ami et j'avais une sorte de famille de substitution. Je me délectais et croyais que tout m'était acquis. Jusqu'à ce jour …
»

Espèce de vaurien ! Tu m'as menti !
Papa ?!!

Quelle ne fut pas sa surprise en voyant débouler dans le camp des Mousquetaires son père, Porthos, rouge de colère et hurlant comme un diable. En un an, jamais le père n'avait pensé que son fils lui mentait. En effet, Cédric envoyait des lettres régulièrement pour raconter son instruction, inventait des rencontres avec des nobles, une autre vie sans jamais parler des mousquetaires. Tant que sa famille le croyait, il pouvait faire son trou tranquille et monter en grade, avant de mettre ses parents devant le fait accompli. Pas tout de suite, d'ici une année ou deux. Ses plans tombaient à l'eau, son père avait découvert le pot aux roses et se trouvait devant son fils unique qu'il gifla avec une force incroyable.

Je t'avais dit de ne pas te rendre chez les Mousquetaires ! As tu perdu la tête ?! Jamais je ne tolèrerais que tu portes cet uniforme ! Sais tu ce que cela représente comme sacrifice, comme vie ? Ta mère et moi refusons de trembler pendant que tu veux jouer les héros !
Je pense avoir le droit de vivre ma vie ! Pourquoi m'interdirais tu de mener cette vie ? Tu y étais toi aussi ici !
Justement ! Et tu ne réponds pas à ton père !

Une autre gifle vint retentir contre sa joue. Voilà Cédric humilié par son propre père devant le reste de ses camarades. Puis Porthos lui serra le bras et l'attira vers la sortie. Le jeune homme se retourna une dernière fois et croisa le regard désolé d'Alexandre puis le visage énigmatique de Raoul. Etait-ce lui qui l'avait dénoncé ? Après tout, leur rivalité n'avait fait que croître tout ce temps, à savoir qui serait le meilleur des deux, une querelle des égos.

«
Ce fut la dernière fois que je mis les pieds dans un camp de mousquetaires et que je revis Alexandre et Raoul.
Pensez vous, mon enfant, que ce Raoul vous a dénoncé ?
Cette idée ne m'a jamais quitté l'esprit, même si je n'ai jamais eu de preuve. Entre temps, il est mort, je n'ai jamais pu savoir le vrai du faux. Mais qui que ce soit, que ce chien crève en enfer. Il a brisé ma vie et a contribué à faire de moi ce que je suis.
Qu'avez vous fait après ?
e suis retourné dans la maison familiale, j'ai commencé par une grève de la faim, de nombreuses fugues puis j'ai mal tourné. Si les mousquetaires posaient des bases de discipline, Hector posait celle de la mort et de la décadence.

Hector est mon ami de longue date et je fus l'un des premiers à connaître son secret. Depuis tout jeunes, nous nous fréquentions puisque nos mères se connaissaient. Son père était bien étrange mais je n'étais qu'un gamin, je ne pensais pas tout ce que cette famille avait connu, ni le destin d'Hector. Je fus toujours à ses côtés et venais toujours quand il en avait besoin. Lorsque son père, Henri de Valois fut mort, Hector m'expliqua le lendemain ce trépas : officiellement une crise d'apoplexie mais en réalité un meurtre, perpétré par mon ami. Ce jour là, je sus tout sans savoir que cela serait mon destin à moi aussi.

Qu'a t'il de si particulier, votre ami Hector ?
Il est le véritable Roi de France.
Comment ?
Hector est le petit-fils de feu Roi Henri IV et Marguerite de Valois.
Mais elle a été répudié parce qu'elle n'avait pas pu lui donner un enfant !
Elle a découvert sa grossesse peu après que le Roi se soit remarié avec la Médicis. Louis XIII n'aurait théoriquement jamais du exister. Pas plus que notre monarque actuel.
Continuez, je vous prie mon enfant.
Hector a toujours été mon côté obscur mais il fut content, du moins il le montra ainsi, quand je partis chez les Mousquetaires. Mais une fois revenu, il m'a pris à nouveau sous son élève.

La famille de Valois fut toujours proche de la mienne et puisque je ne pouvais pas sortir sans autorisation, j'accompagnais ma mère en divers endroits et parfois je la suppliais de me laisser voir Hector. Pour lui, j'ai appris à changer d'identité pour mieux m'approcher de certaines personnes, monter dans les hautes sphères ou, à l'inverse, descendre parmi les gueux. J'ai aussi appris à manier le poison, arme ô combien destructrice mais impossible à détecter si cela est bien fait. Interrogez moi sur n'importe quelle plante, je saurais vous expliquer où elle peut faire mal. Les armes ne suffisent pas toujours après tout, la subtilité du geste peut venir d'un breuvage ou de pages de livres que l'on tourne en léchant ses doigts. J'ai redoublé d'ingéniosité pour d'autres tâches ingrates. Il est plus difficile de commettre un crime que de le masquer en accident. En l'espace de quelques mois, j'ai appris, et me perfectionne encore. Hector avait besoin d'un ami, d'un bras droit pour l'aider dans sa vengeance et dans son accession au trône. Il me parut normal que ce soit moi, j'aspirais à sa cause et à sa destinée.
Et puis me travestir est un plaisir. Je ne vous parle pas de me parer en femme, attention ! Mais comme je vous disais avant, il fallait bien changer d'identité pour approcher ces cibles, alors je me suis créer de nombreuses vies, pas toujours glorieuses mais elles me permettent d'entrer partout où je veux. A Chambéry, j'étais un comte d'une obscure noblesse nordique et j'ai pu entrer dans la maison des Savoie. A Montpellier, je suis une sorte de simplet que les gens apprécient mais me pensent trop idiot pour comprendre ce qu'ils disent, alors ils parlent devant moi, me font une confiance aveugle. A Paris, je suis un pilier de comptoir dans une taverne où beaucoup de choses se disent, un mendiant que les gens prennent en pitié, un poète mal-aimé pour que les salons m'ouvrent leurs portes … Je fus même prêtre pour entendre quelques confessions avant de l'envoyer chez Saint-Pierre …


Vous êtes si pâle, mon père. Allez vous bien ?
Je … oui. A quel âge avez vous commis votre premier crime.
Oh tard … dix-sept ans. Mais il fut mauvais, la main mal assurée. Après tout, c'est en pratiquant qu'on se perfectionne
Combien en avez vous tué ?
J'ai cessé de compter une fois le chiffre vingt passé.
N'avez vous tué que des hommes ?
Non, des femmes aussi. Jamais d'enfant. Les femmes sont plus faciles à tuer.
En avez vous tué beaucoup ?
Quelques unes. Dont deux que je garde en mémoire …
»

Tout cela était bien clair, même. Il fallait être idiot pour ne pas comprendre cette conversation. Hector s'était marié il y a de cela six années à une demoiselle à l'opposé de lui : d'une douceur inné, une gentillesse sans faille et un cœur d'or. Bref, le genre d'épouse que tout homme rêverait. Sauf le futur Roi de France qui se destinait à d'autres plans. Et il savait que Cédric exécuterait cette tâche comme il l'avait fait avec les autres. Depuis toutes ces années, le jeune homme était au service de son Roi et ses parents avaient la bêtise de penser qu'il serait mieux chez le Valois qu'ailleurs. S'il savait qu'il se reconvertissait en assassin professionnel, ils verraient cela d'un autre œil ! Le plan était simple : emmener l'épouse aux serres de Caen et verser du poison sur les fleurs qu'elle aurait ramené, afin de l'empoisonner sans que personne ne se doute de quoi que ce soit.
A 22 ans, Cédric savait aussi bien manié les jolis mots que les armes et les plantes toxiques. Et rien ne se voyait sur son visage, il paraissait angélique à souhait, avec un sourire poli. Seul son regard lointain pouvait le trahir. Il se détachait de ce monde clairement. Il avait l'espérance qu'un jour, il tiendrait sa revanche sur sa vie, peu importe ce qu'il aura fait, combien de personnes il aura tué ou trompé. Pourtant, on ne peut devenir mauvais du jour au lendemain et il lui arrivait parfois de penser aux conséquences de ses actes. Il n'en parlait à personne, d'ailleurs qui ne le dénoncerait pas ? Et surtout ne pas en parler à Hector ! Puis Cédric se disait que lorsque son ami sera sur le trône, tout changera. Il se raccrochait à ce rêve, ce qui ne l'empêchait pas de laisser la mélancolie prendre le dessus de temps en temps.
Il eut ce regard durant le voyage avec la duchesse de Valois, du moins pendant quelques instants. Mais cela ne l'empêcha pas de verser le poison et la voir humer les fleurs tout en se disant qu'elle venait de signer son arrêt de mort. La dose l'empêcha de mourir sur le coup mais elle fut prise de vertiges et dut s'allonger, elle délira quelques heures avant de s'en aller pour l'au-delà. Cédric était resté impassible, fit semblant de réconforter son ami désormais veuf mais tous deux ne firent que de la comédie. Sans femme pour le gêner, Hector pourrait viser les plus hauts sommets.

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MessageSujet: Re: PORTAU ▬ L'enfer me tend les bras   14.05.11 11:38

«
Vous ne parlez plus, mon père.
Je vous écoutais …
Vous devez me prendre pour un monstre.
Et votre père dans tout cela ?
Il est mort à cette période.

De mort naturelle, je vous rassure ! Je ne l'ai pas accompagné dans son trépas, même si l'envie était présente. Son cœur l'a lâché un soir de 1660, sans réelle douleur. Si ma mère pleura à ses funérailles, je n'étais qu'un pantin debout sans expression. Beaucoup ont pensé que le chagrin se passait à l'intérieur.
Et ce n'était pas le cas !
BIEN SUR QUE NON ! C'était un poids en moins, je le haïssais depuis ce jour où il m'a retiré des Mousquetaires et davantage quand j'ai su qu'il avait fermé toutes les portes de mon avenir !
Alors, vous avez continué vos activités ? Et votre mère ?
J'ai supplié ma mère de s'installer à Paris vu que j'y passais mon temps mais elle restait dans notre demeure au fond de nul part. Elle en est morte d'ailleurs.
Est-ce elle que … ? Car vous avez parlé d'une autre femme.
Je n'ai tué ni mon père, ni ma mère. Juste ma fiancée.
Vous étiez fiancé ?
Ma mère avait contracté un mariage avec une demoiselle bourguignonne.

Elle s'appelait Hortense de Ragny, fille du comte du même nom. Une fortune correcte et son père avait des entrées à la Cour. Je ne sais comment ma mère les a connus mais toujours est-il qu'elle tenait à me marier. J'avais vingt-quatre ans quand je l'ai rencontrée la première fois, elle en avait dix-huit. Le portrait ne m'avait pas menti, elle était jolie. Mais je n'avais que faire d'une épouse, je savais d'avance qu'elle finirait comme celle d'Hector. Je ne pouvais plus vaquer à mes occupations si je lui passais la bague au doigt ! Et j'avais des priorités avec la Main de l'Ombre … Ma mère et moi étions venus quelques jours chez ma fiancée. Qu'elle était curieuse ! Toujours à me demander ce que je faisais à Paris, si je connaissais le Roi … Elle sentait d'avance les problèmes.
»

J'ai trouvé une solution pour ma fiancée.
Oui ?
Il faut qu'elle disparaisse
Et tu as mis autant de temps pour trouver cette solution, ma foi évidente ?
Non monseigneur, mais le plus dur fut de trouver comment.
A l'italienne, Cédric. Tu ne vas pas la transpercer de ta lame !

Hector n'y allait pas quatre chemins. Mais le désormais Comte de Gan – Cédric avait pu accéder au titre au décès de son père – ne voulait pas utiliser de poison. Enfin, pas que.

Là est la subtilité. Il ne faut pas qu'elle rejoigne un autre monde. Il ne faut pas qu'on retrouve son corps. Avec son caractère, elle aurait pu se laisser aller à suivre un quelconque de garçon. Aux yeux de tous, ce serait une fugue. Je serai tranquille pendant les longues recherches et puis ma mère me laissera tranquille après la perte de ma chère fiancée.

Cédric fit un regard de comédien : triste à souhait avec d'arborer un large sourire moqueur.

Je vois que tu t'améliores à mon contact.

Quelques jours plus tard, Cédric quitta Paris pour le comté de Ragny. Il savait le père à Paris donc la fille serait plus accessible. Son plan était simple : jouer l'amoureux transi pour mieux l'empoisonner et jeter son corps dans une rivière. Avec les pluies de ces derniers temps, l'eau coulerait plus vite et il sera difficile de retrouver la jeune femme ! Son plan se passa extrêmement bien : Hortense l'accueillit avec joie et lui proposa de passer la nuit dans sa demeure. Cédric sut se montrer subtil tout au long de la soirée avant de lui prendre les mains.

Mademoiselle, je m'excuse de mon comportement, je ne fus pas préparé à cette union future. Mais je sais à quel point j'ai la chance que la Providence vous choisisse pour faire de moi votre mari.
Monsieur de Portau, vos mots me touchent plus que cela ne le devrait. J'eus peur que vous ne m'aimiez point et qu'être à vos côtés durant le reste de nos jours soit une torture pour vous.
Soyez sans crainte, et buvons à notre future union.

Il les servit mais ne but pas, à peine trempa t'il ses lèvres. Hortense but une gorgée avant de sentir la tête lui tourner. Tout vacillait et la dernière chose qu'elle vit fut Cédric lui faire au revoir de la main avec un sourire. Le pouls de la jeune femme ne se sentant plus, le jeune homme eut l'idée de l'enrouler dans un tapis et de sortir discrètement pour repartir. Ce ne fut que de longs kilomètres plus tard que, arrivé sur le pont d'une rivière, que le Comte jeta le corps à l'eau avant de repartir dans la nuit pluvieuse pour Paris …

«
Son corps a t'il été retrouvé ?
Jamais. Heureusement, car dans la précipitation de mon départ, je me suis trompé de poison. Au lieu de la tuer définitivement, ce ne fut qu'une morte temporaire. Mais l'eau a du la noyer donc je n'ai rien perdu au change.
Et votre mère ne vous a point trouvé d'autre fiancée ?
Elle est morte quelques mois plus tard. Et en rangeant ses affaires, j'y ai découvert de drôles de choses qui ont posé les bases de mon plan diabolique.

Je m'étais rendu à Gan pour les funérailles de ma mère et faire le vide dans cette maison peuplée de mauvais souvenirs. Je ne voulais pas m'en occuper, il y avait des gens compétents pour cela ! Je mettais les affaires de ma mère dans une malle, je ne voulais plus avoir à y faire. Sauf que je tombai sur son journal. Ma mère fut toujours un mystère pour moi, je pus découvrir les derniers moments de son existence et je me suis dit qu'il devait y en avoir d'autres. J'ai retourné le manoir dans tous les sens pour retrouver ces maudits carnets. Trois jours furent nécessaires pour enfin mettre la main dessus. Une vie entière sur des milliers lignes. Ma mère, que je croyais folle amoureuse de mon père et une femme exemplaire, avait des doutes et des rêves brisés. Et une infidélité !
Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir, consigné au milieu de tout cela, que ma mère a eu une aventure ! Avec Charles d'Artagnan ! Me regardant dans un miroir, je compris pourquoi je ressemblais tellement à cette famille qui fut un peu la mienne durant mon année de Mousquetaires. A moi donc la Gascogne puisque je serai l'aîné ! Malheureusement, mon rêve fut de courte durée : ma mère était déjà enceinte à ce moment là, elle l'écrivit quelques pages plus tard. Mais mon esprit s'activa à la vitesse de l'éclair : je devais utiliser cette histoire pour en faire quelque chose. Glaner des terres, un nom et une certaine vengeance envers celui qui était mon père. Ce carnet serait ma preuve, je le gardai précieusement avec moi pour le sortir en temps voulu …


Comment a réagi d'Artagnan à cette fausse nouvelle ?
Je ne lui en ai pas parlé tout de suite, j'eus d'autres choses à faire entre temps. Hector passait en priorité. Je dus m'occuper de la Main de l'Ombre.
Qu'est ce ?
Une société secrète à la gloire d'Hector pour le mettre sur le trône. Et vous y seriez étonné d'en savoir quelques noms. Les voulez vous ?
Si cela peut soulager votre conscience, mon fils.
Entre autre Longueville, Venezia, Sicilia, Joigny, Chevreuse, Orléans …
Orléans ? Le Prince serait …
Non, je ne parle pas de Monsieur, mais de Madame. Ma plus belle rencontre.
»

Cela se passait en 1663. La société secrète se mettait en route lentement mais sûrement. De grands noms espéraient voir tomber Louis XIV et se voyaient déjà dans les hautes sphères du pouvoir. Que nenni ! La plupart n'étaient que des pantins dans le jeu machiavélique du Valois. Juste un groupuscule bénéficierait de réels avantage. Et pendant que Longueville ou Chevreuse s'implantaient à Versailles, Cédric continuait à parcourir l'Europe, voir les nombreux potentiels ennemis du Bourbon et les opportunistes d'un nouveau roi sur le trône. Lui ne vivait pas parmi la Cour, il se baladait dans Paris sous de multiples identités. Pourtant, il pouvait se montrer bon courtisan et le faisait parfaitement bien dans d'autres Cours européennes. Mais il laissait Versailles à d'autres. Jusqu'à ce soir là.

Monsieur, un pli pour vous.

« Ce soir, mon ami, vous irez à Versailles, dans le salon des Jeux. Soyez mes yeux et mes oreilles, mais ne dépensez pas trop ma fortune.
H. »


Hector lui avait fait parvenir de l'or mais aussi de quoi se vêtir. Jamais, il n'avait mis les pieds dans ce château dont on lui parlait tant et il devrait prendre l'air naturel de celui qui connaissait parfaitement les lieux, ne pas s'émerveiller de la beauté de l'endroit vanté par tous. Que devait-il y faire ? Juste espionner ? Si le Valois voulait cela …
En effet, l'endroit fut encore plus incroyable que les descriptions qu'on lui avait faites ! Que de beauté et de luxe, cela en était presque indécent. Et pourtant, Cédric se voyait bien vivre en ses lieux, même s'il adorait Paris et ses trublions. Il y avait foule au Salon des Jeux et quoi de mieux pour se fondre dans la masse que de s'asseoir à une table et jouer ! La chance voulut que le couple princier, les Orléans, s'installèrent aussi à la table. Il savait beaucoup de choses de ce couple mais ne pensait pas que Madame serait aussi belle ni éblouissante. Là encore, l'espion eut de nombreux échos mais avait toujours choisi de minimiser ces éloges. Il n'aurait pas du … Cédric ne comprenait pas vraiment sa présence ici, la Duchesse de Chevreuse – espionne pour le compte d'Hector – se trouvait aussi à la table. Elle avait su se rendre indispensable aux yeux de la princesse. Lorsque les deux se virent, il y eut une courte discussion silencieuse par les yeux. Il était clair que Cédric devait partir mais pourtant, il ignora la consigne et prit ses cartes en main. La soirée se passa de façon délicieuse et plutôt que de dépenser l'argent de son ami et maître, Portau en gagnait !

Je dois dire Monsieur que la chance était avec vous ce soir!

La princesse en personne lui adressait la parole à la fin de la partie où Cédric fut plus que chanceux.

Sachez, Madame, que la chance est avec moi tous les soirs...
Voyez vous ça? Vous me semblez bien sûr de vous! Et... Pouvons nous au moins savoir à quoi nous avons affaire? Il serait dommage de ne pas connaitre votre identité, surtout si nous nous amenons à vous revoir à une de ces soirées!
Quelle malpoli je fais. Cédric de Portau, comte de Gan, entièrement disponible au service de votre Altesse.
Et bien Monsieur, si vous n'êtes point fatigué, je vous propose de venir faire quelques pas en ma compagnie.
Cela est si bien demandé, je ne peux me permettre de refuser!

Et tous deux partirent en direction des jardins côte à côte, parlant de choses et d'autres et lui ne la quittant pas des yeux un seul instant. Lorsqu'il la laissa enfin à ses appartements, Cédric sortit rapidement du château comme si de rien n'était mais, une fois dans le carrosse, il poussa un énorme soupir. Était-ce pour séduire Madame qu'on l'avait fait venir ? En tout cas, l'anglaise savait, l'air de rien, séduire le cœur des hommes. Cédric s'en retournait charmé …

«
Pourtant, malgré mes efforts, j'eus du mal à être plus qu'un compagnon de balade.
Êtes vous devenu son amant ?
Oui ! Après de longs mois et une cour insistante, j'ai pu goûter aux lèvres de la Princesse, à son corps et enfin me laisser aller à ces pulsions que je réfrénais. Une vive passion me prit au corps et lorsqu'elle me fit passer la porte de sa chambre la première fois, je sus qu'elle était mienne.
Cela dure t'il encore ?
Avec grand plaisir même. Seulement, Madame découvrit ma réelle identité, cette facette noire et cette vie d'espion. Beaucoup de femmes aspirent à un amant tranquille, qui ne fait des folies que pour elle. Mais tomber du côté sombre, juste pour le plaisir de l'intrigue lui plut. Bien sûr, elle ne sait pas que son amie la Chevreuse fait partie du complot, il ne faut pas l'effrayer. Elle est une mine d'information sûre et me fait des comptes rendus sur l'oreiller lorsque je reviens à la Cour.
Partez vous pour … ?
Trouver de nouvelles recrues ? Oui. Et aussi mettre mon plan d'Artagnan en place.

Pour avoir un aperçu de mon héritage potentiel, je me suis rendu en Gascogne. Je fis le tour des principales villes, je demandai à des badauds ce qu'ils pensaient de leur Duc et tout le monde semblait trouver le d'Artagnan aimable. Je n'avais jamais imaginé Alexandre en noble vivant dans un château. En tant qu'espion, j'étais passé à côté d'informations essentielles pour mon plan diabolique : Alexandre s'était marié à une fille du peuple et avait laissé les titres à son frère, Philippe. Je sais que le premier m'aurait accueillir à bras ouverts, m'aurait fait visiter et si je lui aurais appris la nouvelle, une fois le choc passé, il m'aurait souhaité la bienvenue dans sa famille. Mais le cadet était plus spécial : autodidacte, épris de grands rêves et trop spirituel pour cette famille. Il n'était qu'une connaissance d'enfance mais je décidais de tenter ma chance. Je trouvai un Philippe maigre, au regard las et peu aimable. Malgré toute ma fausse gentillesse, il ne me fit rien visiter et parut même agacé de ma visite. J'ai tenté plusieurs fois en vain, il ne voulait pas être un bon hôte le bougre. Il me fallait un autre plan …

Et qu'avez vous fait ?
Je suis allé voir « mon père » pour lui annoncer la vérité.
Comment l'a t'il pris ?
Comme un d'Artagnan imbu de son honneur ! Il me hurla dessus, me traita de menteur et lorsque je lui montrai le journal de ma mère, il devint tout rouge et partit en m'ordonnant de ne plus jamais approcher ni lui ni sa famille. Je suis têtu, après tout je suis censé être un des leurs, et je l'ai harcelé pour qu'il accepte cette vérité, qu'il devait au moins le dire à Alexandre, lui comprendrait puisque Philippe s'enfermait en Gascogne. Autant dire que ces paroles manquèrent de me coûter la vie puisqu'il voulait se battre !
Si vous êtes toujours en vie, je suppose que le combat n'eut pas lieu …
En effet, je lui ai dit que tuer son fils ne serait pas une bonne idée. Il a pris la mouche et est parti.
»


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MessageSujet: Re: PORTAU ▬ L'enfer me tend les bras   25.05.11 12:21

«
Vous ne m'avez peu parlé de votre société secrète …
Je vois qu'elle vous intéresse ! La hiérarchie est simple : Hector est au sommet, je suis son bras droit avec la belle Longueville, il y a un petit cercle de « proches » et puis il y a les espions de base, les subalternes, les financiers et enfin ceux qui sont nos yeux et nos oreilles, souvent dans le peuple. J'en connais la plupart, je joue souvent les intermédiaires pour informer des rendez vous, être le porte-parole de notre Roi quand celui-ci ne peut se déplacer … Enfin, il y en a chez qui il est plus intéressant de se rendre que d'autre …
Les jolies femmes ?
Certes mais pas que. Certaines hommes ont davantage d'intérêt … Non mon père, je n'ai pas de penchant pour les hommes, je pense déjà avoir assez de vices pour cela. Je parle d'intérêt de conversation ou de richesse. A la vue de ma maigre richesse, je ne peux puiser toujours dans la fortune d'Hector ou me faire entretenir par la Duchesse d'Orléans. Alors, je me démène par moi-même et grâce à mes multiples identités, je peux rendre quelques services contre services et argent.
Et comment vivez vous cela ?
Globalement ? Bien …

Pourtant, il m'arrive d'être submergé par la mélancolie. Après tout, ma vie ne repose que sur la mort et la désolation. Je préviens Hector que je pars pour une quelconque mission et je garde toujours un jour pour m'éloigner et tenter de faire un point sur ma vie. J'avoue que cette vie me plait tout autant qu'elle me pèse. Je ne le montre pas, je n'aime pas la faiblesse, Hector non plus. J'ai travaillé trop dur pour arrivé où je suis, Hector est mon ami et promis à un brillant avenir quand nous renverserons le Bourbon sur le trône. Malgré tout, je suis humain et il m'arrive d'arriver à point de saturation. Mais quelle vie pourrais-je bien avoir à présent ? Retourner sur ma minable terre et me cacher des yeux du monde pour demander pénitence ? Je ne supporterais pas cet exil, je me connais trop bien. Et puis, malgré mes crimes, je ne suis pas un pourri, je ne tue pas pour le plaisir mais pour dégager le chemin du futur Roi de France. Toute ma vie n'a pour but que de rétablir la dynastie Valois …

Et vous, dans tout cela ?
Comment cela ?
N'envisagez vous ni mariage ni descendance ?
Mon père, j'ai jeté ma fiancée par dessus un pont après l'avoir empoisonnée, je pense que cela est assez clair pour ne pas vouloir d'un mariage maintenant. Je verrais cela plus tard …
Quand ?
Une fois que je serais un d'Artagnan, je pourrais y réfléchir mais lorsqu'Hector sera Roi, je serais appelé à de hautes fonctions et des titres de noblesse à foison, on se bousculera pour m'épouser. Qu'importe ma naissance puisque j'aurais tout à ce moment là !
Puis-je vous poser une question, mon fils ?
Laquelle ?
Pourquoi cette envie de se confesser ce soir ?
Les voies du Seigneur sont impénétrables, mon père. Et je compte sur vous pour garder tout cela secret.
»

Une fois la confession finie, Cédric sortit du bâtiment religieux et attendit quelques minutes. Il savait que le curé ne tiendrait pas sa langue. S'il dénonçait un complot avec les noms et le mobile, Louis XIV saura le remercier par un évêché par exemple. D'un coup, il entendit un bruit sourd, de quelque chose jetée au sol, de l'autre côté de l'église. Il y marcha tranquillement et vit le curé à terre, menacé d'une lame par un grand blond à l'air haineux. Cédric rit de la situation et s'accroupit vers l'homme de Dieu.

Pêché de vanité, l'homme pieux allant briser le sceau de la confession pour un grade supplémentaire. Ah, mon père, vous me décevez …
Mon fils, laissez moi la vie sauve et je me tairais.
Moi je vous laisse en vie. Mon ami Sola se chargera de vous.

Ulrich de Sola, espion d'Hector et homme de main de Cédric, trancha la gorge du pauvre curé avant de le porter dans un coin sombre pour y cacher le corps. Pendant ce temps là, Portau remettait son chapeau et avançait dans Paris l'air de rien. Son acolyte vint le rejoindre, l'air furieux.

Vous avez mis un temps fou !
Je me suis confessé avant de l'achever.
Quelle idée qu'une confession sur un homme que l'on devait tuer !
Tuer, quel vilain mot. Dites plutôt que nous l'avons envoyé au plus près de Dieu.
Vous êtes comme Hector, à jouer sur les mots !
Cessez, Sola ! Il fallait bien qu'il sorte de l'église, je n'allais pas planter ma lame dans le confessionnal. Il aurait été trop difficile de passer inaperçu en sortant. Et comment aurait-on sorti le cadavre alors que quelques badauds dorment sur les bancs de l'église ? Il fallait qu'il sorte, je me suis amusé un peu.
Certes mais un contrat n'est pas un jouet. Mais je serais curieux de savoir ce que vous avez pu dire.
A votre sujet ? Rien, je voulais vous présenter en temps voulu. Allez venez, fêtons cette victoire et annonçons à Hector la mort de ce gêneur. C'est ma tournée !

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Je pense avoir fini ...




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Côté Coeur: Il a été brisé, piétiné et maintenant celui qui était à mes côtés est devenu mon ennemi. Quelle cruelle destinée !
Côté Lit: Le lit de mon palais est si confortable et accueillant !
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MessageSujet: Re: PORTAU ▬ L'enfer me tend les bras   25.05.11 18:57

Moi j'aime beaucoup ta fiche.
Un espion un peu mélancolique-dépressif, ça le rend plus humaine Razz

Mais vu que tu as un lien important avec les d'Artagnan, je laisse Alexandre te valider Clin d'Oeil

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Joyeux Anniversaire mon Prince <3


OH YEAH:
 


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Côté Coeur: Joséphine La Grange
Côté Lit: Ca va merci... et vous, confortable ?
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MessageSujet: Re: PORTAU ▬ L'enfer me tend les bras   26.05.11 23:48

J'ai lu la fiche de A à Z.

Je ne crois pas me tromper en disant que c'est certainement le Cédric que j'imaginais et que j'attendais avec impatience.

Tous les éléments y sont, tu respectes totalement la personnalité du personnage et son histoire.

C'est donc avec très grand plaisir que je te valide (et non sans frisson). Je te souhaite un excellent jeu sur le forum, sache que tu comptes un fan dans le staff ! I love you Razz

N'oublie pas de faire tes demandes diverses de logement, etc... Bienvenue sur Au Temps de Versailles ! cheers

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MessageSujet: Re: PORTAU ▬ L'enfer me tend les bras   27.05.11 13:54

C'est génial que cela te plaise Very Happy ET encore plus d'avoir un fan Very Happy

Je vais de ce pas me faire un petit logement et tout !

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MessageSujet: Re: PORTAU ▬ L'enfer me tend les bras   08.06.11 11:41

Oh ! ma marionnette mon bras droit chéri tant attendu !

Je ne résiste pas à l'envie (quitte à essuyer les foudres des admins Razz) de vous souhaiter la bienvenue au sein de ma future Cour ! Roi N'oubliez pas que pour services rendus avoir entre autre buté ma femme je vous réserve un poste de premier ordre une fois sacré ! Hectorien

A mort le Bourbon ...

Ok je sors
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MessageSujet: Re: PORTAU ▬ L'enfer me tend les bras   Aujourd'hui à 7:16

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