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 tant que les secrets sont entre de bonnes mains [Sébastien]

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Côté Coeur: Il a été brisé, piétiné et maintenant celui qui était à mes côtés est devenu mon ennemi. Quelle cruelle destinée !
Côté Lit: Le lit de mon palais est si confortable et accueillant !
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Âge : 27 ans
Titre : Prince de France, Monsieur le frère du Roi, Duc d'Orléans, de Chartres, d'Anjou, seigneur de Montargis
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MessageSujet: tant que les secrets sont entre de bonnes mains [Sébastien]   28.12.10 1:09


Un secret n'existe que s'il est connu de quelqu'un


Ah les festivités versaillaises, toujours du faste, du grand, du beau ! Toujours plus, toujours plus luxueux et donc tout le monde dans ses plus habits pour paraître, encore et toujours ! En ces soirées d'appartement, même la galerie des glaces grouillait de monde. Toute la noblesse se réunissait entre ces lieux, parlait fort et agitait son éventail. Non loin d'une fenêtre avec vue sur le jardin en nocturne se trouvait le Prince de France et quelques amis. Si l'un d'entre eux s'agitait plus que les autres, c'était bien Monsieur ! Perché sur ses talons hauts de couleur turquoise à rubans bleus, il était tout de bleu et blanc, incrusté de belles pierres et de dentelles au bout des manches. Ces soirées organisées par son frère le roi, Philippe aimait s'y présenter dans ses beaux habits et se donner en spectacle. Quand toute la noblesse se réunit, le moment est idéal pour déblatérer sur autrui et critiquer tout le monde. Alors le plus grand Précieux de la Cour ne peut que s'y délecter !
De grands gestes, les mains baguées s'agitaient dans tous les sens, riait à gorge déployée et lorsque son sourire en coin naissait sur son visage, on pouvait deviner quelques manigances ou quelques mauvaises intentions. Ainsi était fait Versailles, non ? Alors que ce petit monde était en grande discussion, l'un d'entre eux porta sur son attention sur l'une des personnes dans l'assistance.
    Homme : Comment n'ai-je pu remarquer aussi beau jeune homme ?
    Femme : Voyons cher marquis, ne connaissez vous pas, Monsieur de Montfort ?
    Homme : Non mais cela ne me déplairait pas.

Le marquis poudré eut le droit à un coup d'éventail sur le bras, coup donné par Monsieur, sourire malveillant au coup de sa bouche colorée. Cela était rarement bon signe, davantage lorsqu'il fixait une personne en particulier. A cet instant, le Comte de Montfort. Il fallait avouer qu'il en avait appris des belles à son sujet …

Cela était du au hasard, malchance peut être pour le jeune comte, ou du moins à un enchaînement de situations. Le Prince de France avait ses espions un peu partout dans le château, pratique pour tout savoir sur tout le monde, mais aussi pour faire surveiller ce stupide Alfie, surtout lorsqu'il s'approche un peu trop de son amant, le magnifique Chevalier. Ces espions agissaient de jour mais aussi de nuit, là où les amants pensent ne pas être découverts, ils se montrent moins prudents et voilà comment Philippe se retrouve avec ces secrets entre les mains. Et un soir, l'un d'entre eux vit un jeune homme quitter les appartements de Sébastien de Montfort. Une fois, cela n'est pas vraiment à raconter. Mais lorsque le même homme le fait plusieurs soirs, dont la plupart du temps entrain de reboutonner la chemise et quitter discrètement Versailles. Là, ce fut rapporter aux oreilles du Prince. Ce dernier connaissait le Comte-héritier, il appréciait le jeune homme, sa discrétion et son bon goût. Mais tout le monde a ses petits secrets, plus ou moins connus de tout. Hé oui, à la Cour, tout se sait tôt ou tard ! Et les penchants du Comte était une grande surprise ! Ce genre d'information, il fallait l'user à bon escient et ne pas jeter cela à la face du monde. Certes, Philippe aurait pu raconter cela dés le lendemain mais il préféra continuer cette petit enquête, en savoir davantage. La discrétion et tout ce qui était mis en œuvre de la part de Sébastien pour cacher ses aventures masculines avaient touché Monsieur, sans savoir vraiment pourquoi. Sûrement car Sébastien était une personne bien, une bonne âme dans ce monde de vautours. Monsieur avait de grands projets à son égard, du moins il l'espérait. Enfin, certaines choses ne se refusent pas !

Sans dire un mot, Monsieur quitta son groupe de discussion, ayant remarqué que Sébastien discutait avec une connaissance en commun. Pour ne pas lui faire peur d'emblée, autant commencer par une discussion sympathique, quelques banalités à échanger avant d'entrer dans le vif du sujet. Il ne faut pas le faire fuir. L'avantage d'être Prince était que tout le monde s'écartait sur son passage, difficile de ne pas le voir.
    Monsieur : Messieurs d'Anonay et de Montfort, il est bien un plaisir de vous voir ici.
    Anonay : Monseigneur. J'espère que son Altesse se porte bien.
    Monsieur : Fort bien, je vous remercie. Et vous, Monsieur de Montfort ? Versailles répond à vos bons plaisirs ?


Et son large sourire n'était pas seulement poli, il ne faisait qu'afficher tout ce qu'il savait. Pas tout de suite mais il ne pouvait pas garder ce secret bien longtemps, ce n'était pas son genre. Il n'est pas bon de voir le Prince faire un si large sourire, cela cache toujours quelque chose ...

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MessageSujet: Re: tant que les secrets sont entre de bonnes mains [Sébastien]   28.12.10 20:06


Il n'est point de secrets que le temps ne révèle. (Britannicus, Racine)

En cette soirée fastueuse, Versailles grouillait de monde et d'activités ! Le Roi donnait des festivités et comme à l'accoutumé : le Château revêtait encore d'avantage les allures d'un Olympe terrestre. Le Comte de Montfort appréciait cette vie de courtisan, si différente de sa vie d'antan au Château de ses aïeux. Pour l'occasion, il avait revêtu ses plus beaux habits à la mode dont il avait fait la récente acquisition : des souliers noir à nœuds, des haut de chausses, un pourpoint brodé ouvert sur le devant laissant entrevoir une chemise bouffante et les manches de la veste étaient couvertes de broderies d'or finement ouvragés, le tout dans des couleurs bleues foncées. L'ensemble était sobre comparé à la majorité des courtisans, mais c'était dans la nature de Sébatien de se faire discret. Cela ne l'empêchait pas d'être fier de sa tenue. Il avait, par éducation, l'habitude de se contenter de peu. Lorsque que son valet Bastien eut fini de l'aider, le Comte se contempla dans le miroir avant de poser son regard sur sa chevalière, celle de son père. Il avait reçut une récente missive de sa mère lui signalant que l'état de son père commençait à se dégrader depuis peu. Le jeune homme serait revenu à son domaine seulement son père avait insisté pour qu'il reste à la cour. Sébastien n'osa désobéir: la fierté de celui-ci envers son fils ainé atténuait son mal, lui avait-il écrit.

Le Comte n'affichait donc pas son mal auprès de la cour, continuant à paraitre fier et honorable, cherchant à oublier dans les jeux et autres aventures nocturnes avec son comédien d'amant. Jour après jour, l'hésitation de son retour à Montfort lui embrumait l'esprit. Mais c'était sans compter sur cette énième soirée offerte par le Roi Soleil. Alors qu'il discutait avec une connaissance, Monsieur d'Anonay, Monsieur en personne vint à leur rencontre. Les courtisans s'écartaient respectueusement sur son passage, tel un dieu vivant. Tout sourire, élégant et gracieux, le Prince les salua chaleureusement :

Monsieur : Messieurs d'Anonay et de Montfort, il est bien un plaisir de vous voir ici.
Anonay : Monseigneur. J'espère que son Altesse se porte bien.
Monsieur : Fort bien, je vous remercie. Et vous, Monsieur de Montfort ? Versailles répond à vos bons plaisirs ?


Le large sourire du Prince n'avait pas échappé au jeune Comte, il eut rapidement la sensation que celui-ci lui était directement adressé. Philippe d'Orléans était au courant de quelque chose et il manigançait de mystérieux projets sinon il ne se serai pas déplacé sans sa horde de mignons. Sébastien, comme à son habitude lorsqu'il n'était pas à l'aise, prit le partie d'une attitude des plus courtoises en lançant son plus beau sourire.

Montfort : Versailles m'enchante en tout points, votre Altesse, je vous remercie.
Anonay: Monsieur le Comte me comptait son dernier succès aux cartes contre Karl de Bavière, l'autre soir au salon des jeux. Monsieur de Montfort semble être un joueur fort habile !
Montfort : Voyons Monsieur d'Anonay, ne me louez pas autant ! Nous ne voulons pas ennuyer son Altesse !


Sébastien souhaitait surtout ne pas trop attirer l'attention de Monsieur, dont le sourire inquiétant ne s'effaçait pas. Et Monsieur d'Anonay ne l'aidait guère en ce sens ! C'est alors que des connaissances de celui-ci vinrent miraculeusement arracher l'ami du Comte à cette situation gênante. Il salua ces deux interlocuteurs puis disparu. Le jeune homme était à présent seul en compagnie du Prince et le Comte commençait à avoir des sueurs froides.
Délicatement, la main princière vint se poser sur l'épaule de Sébastien et l'attira doucement à l'écart du reste de la foule versaillaise. Des étincelles malicieuses brillaient dans les yeux de Monsieur. Sébastien attendit poliment ce que le Prince avait à lui dire comme on attends la chute du couperet sur la nuque d'un condamné. Il espérait que ce satané Karl de Bavière ne s'était pas trop vanté de son exploit de l'autre soir pour que cela vienne aux oreilles de Philippe d'Orléans, ou même du Roi ! A cette pensée, Sébastien eut un frisson d'effroi...

Montfort : Auriez-vous quelques confidences à me faire, votre Altesse ? osa demander le Comte.
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MessageSujet: Re: tant que les secrets sont entre de bonnes mains [Sébastien]   30.12.10 23:33

Il n'est jamais bon d'avoir un secret à Versailles. Car il suffit d'une malchance, qu'une personne soit au mauvais moment, au mauvais endroit, un petit curieux fouillant dans votre passé … Ou alors avoir des espions pour savoir tout sur tout le monde. Quelqu'un comme … Philippe d'Orléans tiens. On ne peut pas être la plus grande commère de la Cour et ne pas savoir tout ! Puisqu'il n'a pas le don d'ubiquité, il faut bien avoir du monde pour tout lui raconter, pour que le Prince puisse à son tour divertir son entourage par des informations croustillantes ! Après tout, Versailles est le monde du paraître, où l'on n'existe qu'au travers de ses habits, de son titre aussi mais beaucoup pour sa conversation ! Certains brillent par leurs belles théories scientifiques, leurs idéaux, d'autres par les romans à la mode, la philosophie mais beaucoup préfèrent parler des autres, source intarissable de conversations puisque cela est une source perpétuellement renouvelable d'informations, toujours plus intéressantes et à raconter !

Et là, si Monsieur, détenteur d'une précieuse révélation, restait silencieux à ce sujet, c'est qu'il y voyait d'autres intérêts que de rendre public la vie privée du comte de Montfort. Pourtant le Prince de France avait fait beaucoup de victimes avec ses ragots, peu furent épargnés, alors il pouvait être étonnant que Sébastien échappe des griffes de Monsieur, l'annuaire versaillais et ancêtre du journal à scandales à lui tout seul, sans demander quoi que ce soit. Il fallait avouer que Philippe avait un caractère fluctuant – pour ne pas dire lunatique – et il ne fallait pas trouver une quelconque logique dans ses décisions ! Peut être par sympathie pour ce jeune Comte, sa discrétion et cette petite fraîcheur … Enfin peu importe les raisons, Sébastien a bien de la chance de ne pas passer par la langue de pute du duc d'Orléans.

Commencer par une conversation tout ce qu'il y a de plus banal, prendre des nouvelles des connaissances. Mais Philippe avait toujours du mal à tenir sa langue. Et s'il ne pouvait pas parler, sa gestuelle le trahissait : un regard en coin ou brillant, un visage fermé ou un large sourire, presque machiavélique quand on le regardait plus de quelques secondes. Sébastien l'avait sans doute remarqué, cela n'était pas difficile à deviner que Monsieur d'Anonay n'était qu'une diversion, un paravent, un prétexte pour venir parler au jeune Comte qui ne semblait pas des plus rassurés. Avait-il compris quelque chose ? Oh le Comte n'était pas un idiot et il était aisé de deviner ce que le Prince avait derrière la tête, on pouvait lire en lui comme dans un livre ouvert ! Et son sourire ne fit que s'accentuer lorsqu'Anonay portait aux nues le jeune Montfort, ce dernier presque gêné. Monsieur, son sourire carnassier sur les lèvres colorées, se voyait ravi de la scène. Sadique ? Oh, si peu ! Là encore, il vous dira que c'est la dure loi de Versailles : toujours voir un coup d'avance sur le reste du monde pour ne pas se laisser marcher dessus.
    Monsieur : Mais rien ne peut m'ennuyer venant de vous, voyons !
Toujours se méfier des compliments venant d'un Prince de France. Philippe n'est pas un traître comme son illustre oncle Gaston, le plus grand traître de son époque, mais disons qu'il n'est pas bon d'être dans sa ligne de mire ou l'objet des plus grandes flatteries. Voire de se retrouver seul en sa compagnie. Lorsque Monsieur d'Anonay fit une révérence d'adieu avant de se faire accaparer par d'autres connaissances, il était l'heure pour Philippe pour dévoiler la véritable ambition de ce sourire à faire trembler des montagnes. Et puisque Versailles a des oreilles, il fallait s'éloigner un petit peu de la foule afin de ne pas éventer ce qu'il savait. Sinon cela ne serait plus un secret ! Alors sa main se posa sur l'épaule de Montfort et l'invita à le suivre, là où personne ne pouvait les entendre, à moins vraiment de tendre l'oreille.

Ah ces petits papillons dans le ventre de révéler une information le prenait au coeur, cela était si grisant qu'il en eut un petit frisson. Les meilleurs plaisirs sont souvent les plus simples. A l'inverse de Sébastien, raide comme un piquet, attendant son sort.
    Sébastien : Auriez-vous quelques confidences à me faire, votre Altesse ?
    Monsieur : Quelle perspicacité, mon cher ! Je n'en attendais pas moins de vous ! Enfin, confidences, voilà un bien grand monde. Ce n'est pas moi qui vais vous en faire une, disons que c'est plutôt l'inverse …
Là, on pouvait parler de sadisme ! Jouer un peu sur les cordes sensibles, sur le suspense alors que l'autre ne fait pas le fier. Le sourire de Monsieur se calma, se fit plus doux mais cette fois, ses yeux le trahissaient davantage.
    Monsieur : Ne faites pas l'air étonné, personne n'est un saint en ses lieux. Même ma bigote de cousine doit avoir comme secret d'avoir avalé une douceur de trop aujourd'hui … Mais je vais vous aider.
Il s'éventa un instant et se mit à marcher, Sébastien à ses côtés.
    Monsieur : Un de mes pêchés mignons, c'est le théâtre. Et il est toujours une joie de financer Monsieur Molière dans son art afin de voir sa troupe fait rire une salle comble, remplie de toute la noblesse friande de nouveautés. Et pour cela, il faut un auteur de talent certes, mais des acteurs parfaits. Parfait, en tout point j'entends. N'êtes vous pas de mon avis ? Surtout que semblez assez … sensible à cette perfection. N'est ce pas ?
Monsieur ou l'art de subtilité. Avec le sourire trop mielleux en prime. Pauvre Sébastien ...

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MessageSujet: Re: tant que les secrets sont entre de bonnes mains [Sébastien]   09.01.11 16:08

Le jeune comte vit immédiatement où le Prince voulait en venir : il savait tout. Un frisson des plus désagréables glissa sur sa peau blanche. Il se surprit à trouver soudainement très irritant le ton mielleux de Philippe d'Orléans et ne put s'empêcher de jeter un regard sur la grande galerie des glaces comme pour chercher à fuir. L'image d'une mante religieuse le tenant entre ses tenailles lui traversa l'esprit. Qu'allait-t-il donc faire de lui ? La panique ne devait surtout ne pas transparaitre ! Sébastien était heureusement bon comédien. Il respira avec calme, puis se tourna à nouveau vers le Prince avec le plus amical des sourires qui soit.

Sébastien : En effet, Votre Altesse ! Je ne saurai me passer de ces soirées magiques au théâtre. La plume de ce cher Molière est tout à fait subtile et retranscrit avec beaucoup d'humour notre époque, n'est ce pas ?

Durant un long moment, le sujet du théâtre resta leur principal sujet de conversation : Molière et sa troupe, Lully, les répliques les plus fameuses restées sur toutes les bouches de la cour et ils rièrent de bons cœur de ces situations cocasses dont le dramaturge avait le secret. Sébastien savait qu'ils tournaient autour du véritable sujet sans même l'évoquer. Il savait que le rapace volait de plus en plus près de sa proie, avide d'un but dont le jeune conte ignorait encore tout, il fondrait sur lui à tout moment. Mais Sébastien se tiendrai près.
Le jeune comte se sentait à l'état d'objet : ne pouvant à peine agir et manipulable par presque tous. Cela le révoltait, mais que pouvait-il y faire ? Son rang ne lui permettait que très peu de fantaisie, il lui faudra être patient, la gloire et la fortune passée de sa famille seraient surement longues à retrouver. Un jour, peut être, tout cela changera, Sébastien ne perdait pas espoir. C'est ce que son père attendait de lui à Versailles. Quelques alliances futures l'y aideraient peut être. Mais face à la menace qui planait sur lui, en la personne de Monsieur, tout pouvait être compromit ! L'idée d'un exil, du retour honteux à Montfort, la déception de son père...Sébastien ne pouvait s'y résoudre ! Supportant de moins en moins cette passivité forcée, le jeune Comte se permit d'être plus direct avec le Prince, il en avait déjà assez de jouer !

Sébastien : Je me doute aisément que vous n'êtes pas venu me voir pour simplement parler de théâtre, Votre Altesse. Je sais que vous aimez les belles conversations mais cessons de tourner en rond. Qu'attendez vous de moi, Monsieur ? Je sais que les secrets sont des piments sur le bout de la langue. Tôt ou tard ils mettent la bouche en feu, vous ne croyiez pas ?
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MessageSujet: Re: tant que les secrets sont entre de bonnes mains [Sébastien]   07.03.11 22:05

Cela était à la fois horrible et délicieux. Monsieur jouait avec Sébastien comme un chat avec une souris : plutôt que de croquer directement, il lui donnait quelques coups de pattes, malmenait un peu sa proie pour finalement l'achever en toute fin de parcours. Plus qu'un jeu, il s'agissait d'un véritable passe-temps, une passion même pour le Prince de France qui avait appris les jeux d'intrigues et de Cour. Il les maniait mieux que personne et il était bien difficile de s'échapper de ses griffes baguées. Pauvre Montfort, lui n'avait rien demandé que de vivre ses amours cachés de tous, laissant le soin aux autres de s'afficher avec leurs amants au grand jour ! C'était sans compter sur un Philippe bien décidé à faire quelque chose de ce jeune comte …

Et il était bien amusant pour le Prince de voir le jeune homme entrer dans le conversation sur le théâtre comme si de rien n'était. Pourtant, ses yeux trahissaient la peur, il était facile de son regard clair qu'il se savait démasqué. Philippe continuait de sourire, fier de sa prestation et bien décidé à ne pas céder le premier à mettre un terme à la conversation. Pour l'instant, parler de Molière et des comédies-ballets en compagnie de Lully lui plaisait aisément. Il fallait avouer qu'il était fier de financer la troupe d'un si grand artiste, de payer ce génie et voir tout ce beau monde rire de ses farces, voire de les critiquer. Mais il n'est jamais amusant de faire l'unanimité, avoir des ennemis faisait partie de la célébrité et surtout du talent ! Le scandale de « l'école des femmes » était un délice, tout comme celui de « Dom Juan », même s'il est vrai que l'interdiction de « Tartuffe » peina le dramaturge et son protecteur, Monsieur était bon public et bien que chrétien par la même occasion, se moquer des dévots ne faisait pas de mal, bien au contraire ! Si l'on ne pouvait plus rire de tout au XVIIe siècle quand le pourra-ton ? A force d'en parler, Monsieur en oubliait presque l'objet premier de sa visite : il fallait avouer qu'il était intarissable sur Molière et attendait avec impatience sa nouvelle œuvre pour la montrer aux yeux de tous au théâtre du Palais Royal !

Mais revenons à nos moutons, Sébastien décida de briser cette glace de politesse, cette mascarade qui ne l'amusait pas du tout, contrairement au Prince qui s'en délectait.

    Sébastien : Je me doute aisément que vous n'êtes pas venu me voir pour simplement parler de théâtre, Votre Altesse. Je sais que vous aimez les belles conversations mais cessons de tourner en rond. Qu'attendez vous de moi, Monsieur ? Je sais que les secrets sont des piments sur le bout de la langue. Tôt ou tard ils mettent la bouche en feu, vous ne croyiez pas ?
    Monsieur : J'aime parler théâtre, cela aurait pu suffire. Je pense que dans le futur, nous devrions poursuivre cette conversation mon cher Comte, vous êtes un fin connaisseur.
Il continuait, le bougre, à le faire mariner ! Mais Sébastien avait raison, il fallait bien enfin cracher ce secret qu'il avait eu du mal à ne pas révéler lors de ses différentes conversations avec les autres vipères. Là, il n'aurait pas donné cher de la peau du jeune comte !

    Monsieur : On dit de moi que je ne sais garder un secret. Ce si célèbre « on » n'a pas tort et pourtant, je lui tords le cou en cet instant. Car sinon, nous n'aurions pas parlé théâtre il y a encore quelques minutes. Je me doute que vous seriez reparti sitôt la rumeur de votre relation avec un comédien de la troupe que je protège se serait répandu.
Et voilà, il avait encore lâché le morceau, Monsieur avait décidé de la jouer sournois jusqu'au dernier moment. Et il conservait toujours ce charmant sourire comme si de rien n'était. Avec ce même minois, Monsieur pouvait débiter les pires horreurs du monde sans que l'on se doute de quoi que ce soit à l'autre bout de la pièce. Pour bien du monde, à regarder la scène, les deux hommes faisaient simplement la conversation. Sauf que Sébastien semblait pâle et désorienté.

    Monsieur : Voyons monsieur, à vous voir, on croirait que vous avez vu un fantôme. Ce dont je vous parle est tout ce qu'il y a plus vivant. Que diable, souriez ou vous paraîtrez plus coupable que vous ne l'êtes !
Imperturbable sourire, même pour secouer le jeune homme, Philippe d'Orléans semblait à cet instant le plus cruel des hommes. Mais il n'en était rien et s'apprêtait à dévoiler ce qu'il voulait de Sébastien. Mais avant le voilà saluer par un groupe de courtisans qui restaient plus longtemps que le temps d'une révérence et quelques banalités. Mais fini de jouer et les courtisans le comprirent rapidement pour poursuivre leur route dans la Galerie des Glaces tandis que les yeux émeraudes pétillants de Philippe replongèrent dans ceux de Sébastien.

    Monsieur : Contrairement à ce que vous avez pu penser tout le temps de notre conversation, je n'attends pas grand chose de vous. Du moins pas pour l'instant et ce sera bien peu signifiant par rapport à ce que je peux faire pour vous. En effet, si mes espions ont découvert votre secret, d'autres finiront par le savoir et je doute que les autres seront aussi indulgents que moi à votre égard. Alors je viens vous proposez mon aide. Une sorte de … protection dirons nous. Il est bon parfois de ne pas s'exposer, de vivre certaines choses dans l'ombre mais à Versailles, tout y est plus difficile, à moins d'avoir de bons appuis pour vous couvrir. Une sorte de paravent voyez vous. Qu'en pensez vous ?
Il n'y avait pas une pointe d'ironie dans sa proposition assez peu conventionnelle, surtout venant de Philippe. Mais sans savoir pourquoi, l'histoire de Sébastien le touchait et l'aider était normal à ses yeux. Il ne restait plus qu'à savoir la réponse.

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MessageSujet: Re: tant que les secrets sont entre de bonnes mains [Sébastien]   29.05.11 12:52

    Si Sébastien n'était pas quelqu'un de noble et bien élevé, il aurait trépigné sur place comme un gamin réclamant une douceur. La tension que laissait peser Monsieur devenait insoutenable pour le jeune homme qui s'efforçait à garder bon gré malgré une façade calme, souriante et amicale. Mais derrière le beau visage du Comte, son esprit bouillonnait ! Pourtant peu croyant, il suppliait le Ciel d'en finir avec ce supplice !

    Monsieur : On dit de moi que je ne sais garder un secret. Ce si célèbre « on » n'a pas tort et pourtant, je lui tords le cou en cet instant. Car sinon, nous n'aurions pas parlé théâtre il y a encore quelques minutes. Je me doute que vous seriez reparti sitôt la rumeur de votre relation avec un comédien de la troupe que je protège se serait répandu.

    Et voilà, le Prince lâchait à peine quelques mots sur son comédien d'amant que la tête lui tournait presque ! Monsieur était bien cruel, se dit le jeune homme en cet instant. Pâle et désorienté, il détacha son regard quelques instant de celui de Monsieur qui conservait son sourire calme et habituel. Décidément, Sébastien avait beaucoup à apprendre en matière de relation mondaine ! Il regrettait presque que sa mère ne l'est que peu informé de cette forêt où sous des apparences de rossignol peuvent se cacher les pires loups !

    Monsieur : Voyons monsieur, à vous voir, on croirait que vous avez vu un fantôme. Ce dont je vous parle est tout ce qu'il y a plus vivant. Que diable, souriez ou vous paraîtrez plus coupable que vous ne l'êtes !

    Sébastien se sentait devenir de plus en plus minuscule devant Monsieur, ne parvenant pas à ouvrir la bouche pour trouver une explication à donner. Lui qui voulait tant faire bonne impression devant le Roi ! "Tout était perdu" pensa le jeune homme toujours aussi sonné. Le feu lui montait aux joues et tant bien que mal il parvint à sourire avec naturel. Le Prince faisait quelque peu flancher les talents de comédien du jeune Comte.

    Monsieur : Contrairement à ce que vous avez pu penser tout le temps de notre conversation, je n'attends pas grand chose de vous. Du moins pas pour l'instant et ce sera bien peu signifiant par rapport à ce que je peux faire pour vous. En effet, si mes espions ont découvert votre secret, d'autres finiront par le savoir et je doute que les autres seront aussi indulgents que moi à votre égard. Alors je viens vous proposez mon aide. Une sorte de … protection dirons nous. Il est bon parfois de ne pas s'exposer, de vivre certaines choses dans l'ombre mais à Versailles, tout y est plus difficile, à moins d'avoir de bons appuis pour vous couvrir. Une sorte de paravent voyez vous. Qu'en pensez vous ?

    Soudain, le ton de Monsieur était tout autre. Le Comte le regarda avec des yeux ronds avant de se ressaisir, se tenant droit comme un i. Il n'arrivait pas à réaliser ce qui se passait ! Monsieur ne voulait donc point ce jouer de lui ! Le jeune homme ne pût s'empêcher de sourire.

    Sébastien : Et bien, Majesté...Je...Je suis profondément touché par votre geste. Vous vous doutez évidemment que je ne m'y attendais absolument pas ! Je vous remercie mille fois de votre bonté ! Merci !

    A ces mots hésitants, la panique s'envolant doucement, Sébastien se courba avec gratitude et sincérité devant le Prince de France. Pour une fois, il ne serai pas le jouet de quelqu'un et avoir Monsieur comme protecteur était surement la plus belle et la plus précieuse des armures à la Cour de France.
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