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 Anthéa de Prouville de Tracy <<Les faiblesses des hommes font la force des femmes.>> [terminé]

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MessageSujet: Anthéa de Prouville de Tracy <<Les faiblesses des hommes font la force des femmes.>> [terminé]   21.11.10 22:59

Anthéa de Prouville de Tracy
_______ ft. (Juno Temple)


    ► 18 ans, née le 21 Juin 1648.
    ► Marquise de Tracy
    ► Fille du Marquis Alexandre de Prouville de Tracy (conseiller du roi, commissaire général de l'armée française en Allemagne, commandant en chef des troupes et lieutenant général de la Nouvelle-France) et de Marie Louise de Belin.
    ► Célibataire


    « Il était une fois ... »

    Du Feu sacré...


    Citation :
    « Le 19 Novembre 1663, Château de Versailles.
    Par la présente commission, Monsieur le Marquis Alexandre de Prouville de Tracy, conseiller du Roi, est nommé au poste de lieutenant général dans toute l’étendue des terres de notre obéissance situées en l’Amérique Méridionale et Septentrionale, de terre ferme, et des isles, rivières […] Monsieur le Marquis a toutes les qualités propres pour s’acquitter dignement de cet emploi et [...] après les preuves qu’il a données de sa valeur dans les commandements qu’il a eus sur nos troupes en Allemagne et ailleurs, et de sa prudence dans, les négociations qui lui ont été commises, nous avons donc sujet de croire que nous ne pouvions faire un meilleur choix que de lui pour commander au dit pays.


    Au matin de ce même jour au Château de Saint-Eustache, la nouvelle faisait grand bruit. Les domestiques allaient dans tout les sens, préparant l'arrivée de Monsieur le Marquis rentrant spécialement de Paris pour l'occasion afin de préparer son départ pour les Amériques.
    Alors que Anthéa était toujours entre les bras de Morphée, Madame la Marquise entra dans la chambre de sa fille sans ménagement accompagnée de quatres domestiques. Elle ouvrit tout les rideaux de la chambre laissant entrer la lumière vive du matin d'automne. La jeune fille réveillée brusquement fit une exclamation de mécontentement avant de plonger sous ses draps chauds. La marquise leva les yeux au ciel, agacée avant de faire quelques signes impatient aux domestiques. Celles ci s'exécutèrent immédiatement et retirèrent les draps sous lesquels se réfugiait Anthéa. La jeune fille se retrouva grelottante de froid, recroquevillée au milieu du lit sans pouvoir se cacher.


    « Il va falloir vous lever ma fille. Votre père rentre tôt ce matin, c'est un grand jour pour lui et il n'acceptera certainement pas que vous fassiez des caprices par simple paresse ! » Dit fermement la Marquise à sa fille.

    La jeune fille aux boucles d'or se releva lentement, le regard encore endormi elle demanda :

    « De quel grand jour parlez vous, mère ?
    -Celui-ci ma chère. Votre père a été nommé Lieutenant-Général de la Nouvelle-France et il rentre tout spécialement de Paris pour l'occasion au château, répondit la Marquise en indiquant au domestiques de sortir la toilette du jour de Mademoiselle.
    -La Nouvelle-France ? Il s'en va en Amérique ?
    -Oui. Venez donc vous préparez au lieu de poser toutes ces questions, Anthéa. Votre père ne supportera pas un retard de votre part à son arrivée, s'impatienta la Marquise en prenant fermement sa fille par le poignet avant de l'asseoir devant sa coiffeuse pour qu'une domestique vienne lui peigner ses longs cheveux blonds.
    Anthéa n'aimait pas cette soumission qu'exigeait son statut de femme, de « sexe faible », ne pouvant décider de rien et toujours en référer à un homme, son père. Elle avait parfois effleurer le sujet auprès de sa mère. La femme, très autoritaire, lui avait ordonné de se taire en disant que c'était des choses qui ne se faisaient pas, que cela était ainsi et qu'il n'avait jamais été question d'en changer. Malgré tout, Anthéa trouvait consolation dans le rang aristocratique qui était le sien : la richesse d'une part mais aussi l'accès au savoir. En effet, la jeune fille se décida à devenir studieuse, au grand bonheur de ses parents certes, mais pour que rien ne lui échappe et qu'aucun homme quel qu'il soit ne puisse la tenir sous son joug. Les hommes penserait la contrôler mais cela s'arrêterait aux gestes, sa pensée resterait intacte tel un feu sacré.

    Le Marquis arriva comme prévu en fin de matinée au Château Saint-Eustache. Sa femme l'accueilli avec respect et moult félicitations quant à sa mission confiée par le Roi, elle fût imitée ensuite par Anthéa. L'attention sembla déridé un peu l'homme de guerre impitoyable qu'était le marquis mais il ne fit pas plus de commentaires. Il leur demanda seulement de se réunir dans le salon des Pléiades. Les deux femmes s'exécutèrent sans discuter.
    Une fois tout le monde installer dans le Grand Salon, le Marquis fit son annonce :
    « Comme vous le savez, j'ai été nommé à un poste de premier ordre en Nouvelle France. Je vais donc m'en aller aux Amériques pour un temps. Mais j'ai pris une autre décision concernant ce voyage : dans le courant du mois d'Aout, vous me rejoindrez à Québec afin que nous nous y installions. »
    -Très cher, êtes-vous certain ? Demanda sa femme, intriguée et quelque peu inquiète.
    -Tout à fait. Le voyage est long, bien sûr mais la vie n'y sera pas plus différente ! Vous aurez vos domestiques et tout ce dont vous souhaitez, je vous le garantie, Marie Louise.
    -Mais n'y a-t-il pas des conflits avec les sauvages par delà l'océan ? Osa demander Anthéa.
    -Ma fille, cela n'est pas votre affaire, lança froidement le Marquis. Je compte bien enrayer les révoltes avant votre arrivée. Ne faites vous donc pas confiance à votre père ? Demanda-t-il, outré.
    -Allons Alexandre, ne vous formalisez point. Votre fille est naïve, elle voulait seulement que vous la rassuriez. C'est une enfant après tout, fit sa mère avec un sourire chaleureux comme pour balayer d'une main les propos « naïfs » de sa fille.
    Anthéa serra les dents. La peur, voilà ce qui rongeait sa mère face à son père. Le feu était plus vif que jamais sous la peau de la jeune fille..

    Citation :
    Extrait d'une lettre du 18 mars 1664, Colbert y exprime les intentions de Sa Majesté en Nouvelle-France.
    « il faut ruiner entièrement ces barbares lesquels sont déjà fort diminuez, suivant les premières relations que nous en avons eues et par les pertes qu'ils ont souffertes en guerre contre leurs Ennemis et par une espèce de maladie contagieuse qui en a enlevé une bonne partie. »

    ...A l'Océan...


    Le 18 Juin 1664. C'était la date de départ de Anthéa et sa mère pour la Nouvelle-France. Les domestiques recouvrèrent les meubles du Château de draps immaculés, les rideaux furent tirés, la voiture et les chevaux préparés et les bagages bouclés. Anthéa ne voulut même pas jeter un regard sur le château lorsque la calèche démarra, de peur d'exploser de rage contre son père. Elle savait ce qui les attendait elle l'avait lu dans un livre dans le cabinet de son père. Le voyage allait durer deux longs mois dans des conditions épouvantables, mélangé avec des passagers de tout horizons (pas des plus radieux d'ailleurs). De plus, la Nouvelle France ne semblait pas la terre la plus aisée d'accès par la voie marine. Une accumulation de critères qui n'enchantait pas la jeune Marquise. La décision de son père lui paraissait très étrange, pour ne pas dire folle !
    Madame de Prouville et sa fille arrivèrent dans le port de la Rochelle dans l'après midi sous un soleil de plomb. On fit monter leurs bagages et autres effets personnels avant que tout le monde embarque sur le navire et que celui ci ne lève l'ancre et mette les voiles vers l'Amérique.



    Les deux mois qui suivirent furent pire que ce que Anthéa pensait. Entre les intempéries, la proximité avec les petites gens, la saleté ou le mal des mers, la jeune fille et sa mère ne voyait pas venir la fin du voyage. Le paysage linéaire à perte de vue n'aidait pas à échapper à la mélancolie. Anthéa avait la sensation que le navire n'avançait pas d'un pied, elle n'hésitait pas d'ailleurs à se plaindre auprès du capitaine du navire quand elle en avait l'occasion. Mais le vieux loup de mer semblait à peine affecté par les plaintes de la jeune fille. Les jours, les semaines, les mois passèrent jusqu'à ce qu'une nuit un vacarme assourdissant secoua le navire réveillant en sursaut les passagers endormies. La Marquise et sa fille se précipitèrent sur le pont avec les autres occupants. Le capitaine arriva en trombe devant l'assemblée, la mine défaite.
    « Nous avons heurtez un récif ! Il faut quitter le navire sans plus attendre ! » S'exclama le capitaine avant d'indiquer à tous d'aller aux chaloupes.
    A peine avait-il prononcé ces paroles que la panique s'amplifia et tout le monde se rua sur les bords du navire afin de pouvoir embarquer dans une des chaloupes, pas assez nombreuses pour le nombre de passagers. Les gens se bousculait avec une sauvagerie totale, s'agrippant aux personnes se trouvant devant elles, se piétinant. Anthéa en vit même quelques uns se mordre dans ce chaos. Elle avait perdue sa mère des yeux, elle se tournait en tout sens, ne parvenant pas à la trouver. Elle essaya de se frayer un chemin vers les chaloupes, peut être était-elle devant ? Mais alors qu'elle parvenait près des chaloupes, le capitaine attrapa la jeune fille par la taille et l'emmena avec lui dans une chaloupe remplit de d'autres passagers. Elle tenta de crier par dessus le vacarme afin de lui dire de ne pas partir tout de suite pour que sa mère puisse la rejoindre, en vain. Deux homme firent descendre la chaloupe à l'aide de cordes. Plusieurs chaloupes suivirent sans que Anthéa puisse voir si sa mère s'y trouvait bien. Paniquée, elle exigea qu'on fasse demi-tour pour vérifier la présence de sa mère dans les chaloupes ou dans l'eau cherchant du secours. Le capitaine avait à nouveau une indifférence totale envers la jeune fille. Elle le traita de tout les noms d'oiseaux qu'elle pouvait connaître, lui disant qu'elle ferait en sorte que sa vie soit le pire des enfers. Au bout d'une dizaine de minutes, elle déclara forfait face au mutisme du capitaine, tandis que le navire disparaissait dans les eaux noires de l'océan.

    Après plusieurs heures où les chaloupes tentaient d'atteindre la terre ferme, le soleil vint à poindre enfin à l'horizon. La brume les enveloppait dans une blancheur étrange, presque irréelle. La jeune fille pensait qu'elle allait mourir de froid, elle maudissait son père de l'avoir fait venir dans ces contrées tellement éloignées. Alors qu'elle perdait tout espoir, Anthéa leva les yeux et distingua...elle n'en croyait pas ses yeux...de la terre ! Une fine bande de terre se dessinait dans la blancheur de matin, s'agrandissait à mesure qu'ils approchaient. L'embouchure d'un fleuve apparut : c'était le Saint-Laurent ! Ranimé par un espoir nouveau les rameurs des différentes chaloupes retrouvèrent plus de vigueur faisant avancer les petites embarcations avec une énergie nouvelle.

    Les heures défilèrent encore, pendant que les hommes luttaient pour remonter le courant du fleuve. Peu à peu la brume matinale se levait et Anthéa pût admirer le paysage qui se trouvait sous ses yeux : quelque soit l'endroit où elle posait son regard la verdure était présente, d'un vert profond, intense, envoutant presque. Le silence frappa également la jeune fille, on entendait à peine les chaloupes fendant l'eau. Durant cet instant, elle ne l'avouerai jamais mais, elle oublia tout : le naufrage, son père, sa mère...tout. Sans qu'elle ne s'en rende compte , ils arrivaient enfin dans le port de la colonie de Québec.
    ...A la Terre

    La Marquise de Tracy n'avait pas disparut comme d'autres au fond de l'océan, elle avait été repêché par une des dernières chaloupes du bateau. Dans la cohue, elle avait été précipitée dans l'eau. Ne sachant nager, elle dût lutter pour garder sa tête hors de l'eau et au bout d'un quart d'heure, ne trouvant personne pour la secourir malgré ses cris, la fatigue se faisant sentir, elle commença à couler, par chance un matelot plus attentif que les autres eut le courage de se jeter à l'eau pour récupérer la femme. Avec l'eau glacé, le froid n'arrangeant rien, elle soufra d'une forte fièvre dès le lendemain.
    Anthéa passa la majorité de son temps au chevet de sa mère, évitant le plus souvent possible son père qu'elle trouvait à présent infâme. Malgré tout les reproches qu'elle faisait de lui, Louise-marie, de sa voix faible, ne cessait de dire qu'elle devait faire confiance au marquis, en vain...
    La Marquise s'est éteinte un jeudi.
    Lors de l'enterrement, le Marquis ne prononça pas un mot à sa fille, ils restèrent côte à côte sans même se jeter un regard. Anthéa serrait son chapelet avec une telle force que les jointures de sa main blanchirent. La dépouille de la marquise fût mit en terre en grande pompe puis la jeune fille retourna à ses appartements au château Saint Louis sans un mot pour qui que se soit. A peine le soir venu, le marquis fit mander sa fille dans son cabinet.
    Anthéa hésita un long moment avant d'accorder sa présence à son père. Un valet frappa à la porte du cabinet puis la fit entrer. La jeune fille trouva son père plongé dans de la paperasse, des cartes et autres plans de batailles afin de repousser la révolte Iroquoise.
    « Vous vouliez me voir ? Fit froidement Anthéa à son père, qu'elle fit sursauté.
    -Oh ! Anthéa ! Vous voilà. Je...J'ai une importante nouvelle à vous apprendre, dit-il en rangeant les différents parchemins sur son secrétaire.
    -Quelle est-elle ?
    -J'ai décidé qu'il serai temps de vous trouver un bon époux, ma fille. Je n'ai encore décidé de rien mais je vous fais part de ma réflexion afin que vous vous y teniez. J'espère m'être bien fait comprendre ?
    -Oh mais oui...père. Tout cela est d'une grande clarté, je vous en remercie, fit elle avec une pointe d'ironie non dissimulée dans sa voix.
    -Serai-ce de l'insolence que je vois là, ma fille ? » S'exclama le Marquis, peu habitué à ce que sa fille soit aussi audacieuse.
    La jeune fille ne répondit pas, regardant son père avec tout le mépris qu'elle ressentait pour lui. Monsieur de Prouville se leva de son secrétaire, furieux :
    « Je vous ordonne immédiatement de cesser cette comédie, Anthéa ! J'ai bien d'autres soucis, inutile de m'en causer d'avantage avec votre comportement ! Sortez d'ici à présent ! Disparaissez dans vos appartements jusqu'à nouvel ordre ! » S'écria-t-il en indiquant la porte d'une main tremblante de colère.
    Sans la moindre révérence, sans un mot, Anthéa tourna le dos à son père et sortit en claquant fermement la porte du cabinet. Son cœur battait à tout rompre... mais Dieu ! Qu'il était bon de se révolter, au moins un peu !
    Mais n'ayant pas apprécié les manières de sa fille, le marquis la suivie dans le couloir alors qu'elle allait passer l'angle. Il avait le teint rouge cramoisi par la fureur. Celui ci se mettant à courir après sa fille, Anthéa l'imita pour le fuir à tout prix. La poursuite continua dans les escaliers, les corridors, les antichambres, les salons, les cuisines pour qu'enfin la jeune fille atteigne l'extérieur après avoir poussée quelques valets ou autres caméristes lui barrant la route. Elle tenait les pans de sa robe noir de deuil à deux mains, ignorant les douleurs que provoquaient ses chaussures à talons sur ses pieds fragiles. Elle courrait, courrait encore, entendant à peine la voix de son père qui s'éloignait. Les domestiques, les paysans , les colons l'a regardaient, médusés, courir de toute ses forces. Elle croisa quelques militaires, qui ne réagirent même pas, tellement la chose les surprenaient. La jeune fille fini par sortir de la colonie de Québec, avançant dans la toundra, droit sur la forêt de feuillus.
    Au cœur de la forêt, loin de la colonie, Anthéa s'arrêta épuisée contre un arbre couvert de mousse. La jeune fille, pourtant coquette et précieuse, n'hésita pas un instant à se laisser glisser jusqu'à terre, les yeux fermés, le souffle haletant. Durant de longues minutes, elle écouta les bruits de la forêt : les oiseaux, le vent...Puis quelques bruissements qui se firent de plus en plus proches ! La jeune fille beaucoup moins rassurée, se releva prestement et regarda en tout sens. Elle ne voyait rien et pourtant les bruissements des feuilles et craquements de branches se faisaient de plus en plus fort. Elle se plaqua contre un arbre, redoutant de ce qui approchait. C'est alors que dans la verdure environnante, apparut un vieil homme à moitié nu. Il était petit, courbé, la peau sombre, des rubans de différentes couleurs étaient noués autour de ses bras et de lourds bijoux en bois ornaient son cou. Il avait une longue crête de cheveux gris décorée de plumes et un regard d'un noir perçant. Les minutes s'écoulèrent et les deux individus se regardaient toujours sans réagir. Le vieil homme se mit alors à prononcer des paroles étranges en s'approchant d'Anthéa. La jeune fille effrayée en imaginant ce que ce sauvage pouvait lui, faire ferma les yeux, toujours plaquée contre l'arbre. Elle sentit alors la main du vieil homme prendre la sienne et y mettre quelque chose au creux de sa paume. Anthéa ouvrit alors les yeux et regarda ce que lui avait donné l'homme : c'était un petit personnage en or aux formes étranges. La jeune fille regarda l'homme avec un regard d'incompréhension. Le vieil homme sembla insisté en prononçant :
    « Yancy anaba aquene ! »
    Il prononça ces paroles plusieurs fois avant de disparaître dans la forêt. Anthéa resta un longuement à regardez l'endroit où avait disparut l'homme. Le soleil commençait à tomber et la lumière du sous bois se faisait de plus en plus faible, la jeune fille fit alors demi-tour en contemplant, intriguée, l'étrange figurine.
    ...Aux maléfices.
    Durant les semaines qui suivirent, Anthéa devint une véritable peste : giflant sans vergogne la domestique qui avait le malheur de tirer un peu trop sur ses cheveux lorsqu'elle l'a coiffait par exemple ou en traitant d'incapables et de quelques autres noms d'oiseaux tout ceux qui trouvait (involontairement) le moyen de ne pas satisfaire ses nouveaux caprices. Son comportement fût tel que rapidement la rumeur que les Iroquois en avaient fait une sorcière se mit à circuler à Québec. Cette nouvelle eut le don de ravir la jeune fille qui se fit un plaisir de donner de la crédibilité à son personnage en faisant peur aux jeunes pages en marmonnant des paroles inventées. Anthéa mit tant de cœur à la tâche que son père décida de la renvoyer en France, à la cour du Roi pour qu'elle y retrouve une certaine éducation...et surtout un époux. A l'annonce de cette décision, Anthéa eut un sourire en coin :
    « Oh oui, très cher père ! Vous ne serez pas déçu ! » Pensa-t-elle avec ironie.


    « Que diable, vous êtes à Versailles ! »

    Un paradis ou un enfer versaillais ?

    L'enfer des autres sera sont paradis, elle compte bien jouer de sa réputation de « sorcière » venue de l'autre côté de l'océan. Après tout, elle n'a pas été « enlevée » par les Iroquois pour rien ! Peut importe si elle doit séduire ou terroriser certains, elle le fera avec la plus grande des délectations ! Elle est à Versailles pour trouver un prétendant comme le souhaite son père et elle se fera un malin plaisir à tourmenter le "sexe fort" pour déplaire à son père...comme le "sexe faible" d'ailleurs, Anthéa considère les femmes comme des plantes : vénéneuses pour certaines ou fragiles roseaux pour d'autres. Mais la Fleur des Amériques devra se méfier car elle risque d'être prise à son propre piège et les autres faiblesses de l'être humain...


    Vérité ou fantasme du complot ?

    « Complot vous dites ? Voyons cher ami ! Je ne suis pas la fille d'un conseiller du Roi pour rien : bien sûr que je le sais ! Mais...tout cela est une affaire de trône, de couronne : une affaire d'homme en somme. Je ne m'abaisserai pas à leur niveau en y prêtant attention, je préfère de loin cultiver mon génie. Et sincèrement : qui donc pourrais renverser Louis XIV ? Qu'ils essayent ! Cela ne serai qu'une perte de temps, croyez-moi ! Allons allons, je n'ai pas envie d'en parler : il y a tant d'autres choses à dire ! Avez vous vu la dernière pièce de Molière ? [...] »

    Anthéa aime détourner les conversations un peu délicates. Son personnage doit être à tout prix parfait : la femme « riche et simple » comme elle le dit. Une précieuse en surface mais sous le vernis la jeune fille aime à connaître les manigances autour de ce complot et ainsi tourner la situation à son avantage auprès de ce bon Roi Louis.


    Plutôt colombe ou vipère ?

    N'ayant pas mit les pieds à Versailles depuis quelques temps en raison de son voyage aux Amériques, la jeune fille n'en connait que très peu. Elle se fait une joie d'en apprendre dans un futur proche...Et même d'en colporter, pourquoi pas ? De toute manière : son statut de « sorcière » viendra sûrement aux oreilles de la cour. Qui sait ce qui pourra bien se passer ? La jeune fille est impatiente de faire partie de ce « grand jeu » qu'est la cour.


    « Plus bas la révérence, plus bas. »

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    ► 20ans
    ► en fonction de mes études, le weekend essentiellement.
    Code bon by Lisa
    ► Comment avez vous connu le forum ? Par moi-même, en voguant sur le net.
    ► Suggestion : aucune ! Smile


Dernière édition par Anthéa de Prouville le 02.12.10 20:55, édité 1 fois
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Côté Lit: Le Soleil s'y couche à ses côtés.
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Titre : Favorite royale, comtesse of Leeds et duchesse de Guyenne
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MessageSujet: Re: Anthéa de Prouville de Tracy <<Les faiblesses des hommes font la force des femmes.>> [terminé]   24.11.10 18:36

Bonjour à toi !

Si tu es qui je crois que tu es, désolée pour ne pas t'avoir répondu au mp Embarassed Nous sommes en plein remaniement du fofo, du coup ça nous prend pas mal de temps et on a le cerveau en vrac ! Razz

Toujours est-il que ton histoire est bien, j'attends donc que tu aies complété les trois dernières catégories plus ton humeur versaillaise pour te valider. Smile

Fais le nous savoir Wink

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MessageSujet: Re: Anthéa de Prouville de Tracy <<Les faiblesses des hommes font la force des femmes.>> [terminé]   27.11.10 11:21

Oui oui c'est bien moi Wink ne t'inquiète pas pour le mp c'est pas grave ^^

Je fini ma fiche dès que possible Very Happy
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MessageSujet: Re: Anthéa de Prouville de Tracy <<Les faiblesses des hommes font la force des femmes.>> [terminé]   06.12.10 17:15

Rebonjour et bienvenue à toi Smile

Je n'ai rien à redire sur ta fiche qui est très bien, tu es donc validée.

Très bon jeu parmi nous ! Very Happy

Je te laisse prendre le chemin des rangs, logements et fiche de liens Smile

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MessageSujet: Re: Anthéa de Prouville de Tracy <<Les faiblesses des hommes font la force des femmes.>> [terminé]   

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